Metal Gear Solid V : The Phantom Pain
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Topic SPOIL - Le jeu, sa fin, ses références, expliquée, contextualisée et décortiquée

Sujet : SPOIL - Le jeu, sa fin, ses références, expliquée, contextualisée et décortiquée

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--Thorongil--
--Thorongil--
MP
26 septembre 2015 à 18:39:00

Bonjour à tous,
Suite au post de Imtoolazy90, et au vu des proportions que prends la fin et lesréactions suscitées en l'état, je vous propose un condensé de divers posts glanés ici et là, expliquant et contrebalançant la fin du jeu, telle qu'elle est pour le moment et telle qu'elle risque de rester SANS annonce de Konami/Kojima.
Les analyses que vous allez lire ici ont été faites à partir de la version actuelle, donc, et ne sont donc pas forcément contradictoire avec une annonce éventuelle d'une nouvelle sortie complémentaire/terminant le jeu actuel.

Cependant, le but de ce topic est de vous aider à bien comprendre le jeu tel qu'il est là, actuellement, et vous offrir des pistes de réflexions factuelles à partir du jeu pour le moment définitif, sans partir dans les fantasmes et la sur-interprétation.

Je vous souhaite une bonne lecture.

En ouverture, le post de Hitokiri_Manji, suivit d'une déconstruction que j'essaye d'être exhaustive du scénario du jeu, de son processus, via d'abord les personnage puis les themes. S'ensuivra une explication de la philosophie de Nieztche par Marcielado expliquant la fameuse citation...Quelques posts revenant sur le jeu et les divers références philosophiques et littéraire et la démarche de Kojima. La réaction de Yolonche, que beaucoup d'entre vous partage légitimement au vu de ce qu'est le jeu actuellement, et une conclusion à tout ça.

hitokiri_manji
12 septembre 2015 à 20:37:49
http://www.jeuxvideo.com/hitokiri_manji/forums/message/741171719

Depuis que j'ai terminé ce grand jeu qu'est Metal Gear Solid V: The Phantom Pain (la "vraie" fin, j'entends), j'ai pu traîner sur quelques forum pour partager mes impressions sur le jeu et ses éléments narratifs. Quelle ne fut pas ma surprise de voir autant de messages de colère et de mépris pour cette fin pourtant aussi audacieuse qu'ingénieuse doublée d'un véritable message d'amour pour les joueurs.
Je vais revenir sur cette fin donc, pour exprimer les tenants et aboutissants de cette épisode. En gros ça va spoiler comme jamais. Ceci n'est pas une critique / test du jeu mais un commentaire sur sa fin et les thèmes du jeu.
Le "twist" du jeu a ébranlé beaucoup de joueur qui ont été "dégoûté" par la fin de Phantom Pain. On apprends en effet que Punished "Venom" Snake n'est pas le "vrai" Big Boss mais une sorte de Kagemusha (foncez voir le film de Kurosawa avec le formidable Tatsuya Nakadai), de double de Big Boss qui en profite pour disparaître et aller fonder sa nation-soldat: Zanzibar Land.
Bon déjà soyons clair, il faut vraiment être inattentif au jeu ou être d'une crédulité incroyable pour ne pas déceler ce twist dès les 15 premières minutes du jeu. Un personnage nous invite à rentrer notre vrai nom et notre date de naissance puis a entreprendre la création de notre avatar vidéo-ludique. Attention, je ne parle pas d'un menu quelconque hors jeu, non. Tout ceci se passe une fois que le personnage se réveille après 9 ans de coma. S'ensuit une scène qui nous laisse croire que l'on incarne Big Boss. Pendant tout le jeu, et vraiment je n'exagère pas, les faits vont nous crier que l'on incarne pas Big Boss (IA de The Boss qui ne nous reconnaît pas, Huey qui a du mal avec notre visage, test de paternité négatif, thématique du "négatif" avec XOF, etc...). En gros je suis vraiment surpris de voir que des gens aient pu être bluffé là dessus. Mais le plus intéressant, ce n'est pas le twist en question mis sa mise en scène et comment il s'insère dans la saga.
Anyway, trois positions font leur apparition sur le net.
1/ La première, la plus primaire, se traduit par un rejet. Le joueur refuse la vérité car celle-ci ne lui convient pas, et Kojima ou le jeu devient l'ennemi. Ça se traduit par "C'est de la merde!", "C'est un bon jeu mais pas un MGS!" ou encore "Nul ce twist en plus on s'y attend pas!" (ce dernier cas est le plus candide, prévoyez l'euthanasie, cette personne ne survivra pas au monde réel). Qu'ils se rassurent ce MGS est le dernier de Kojima, ils ne seront donc plus jamais surpris ou amener à réfléchir sur un média. Mais pourtant... Cette réaction (épidermique pour certains) est exactement le résultat attendu et la position du personnage de Miller à la fin du générique. Cette trahison trouve un écho chez le joueur, le pari est réussi. Parfois, on a pas ce qu'on veut dans la vie. Bien sûr que j'aurais aimer incarner le véritable Big Boss mais le message de Kojima prime sur mes attentes. Hideo Kojima n'est pas votre pute pourrait arguer Neil Gaiman. Parfois la haine se transpose sur Big Boss en lui-même: "Quel salaud, quel lâche, quel bouffon!". Ces mêmes artistes de la langue de Morandini vous lâcheront sans en démordre qu'ils voulaient voir comment Big Boss devient un démon. Et bien? Cela ne vous suffit pas? Ah non, c'est vrai. Ils ont mordu à la démarche publicitaire ambiguë et manipulatrice de Kojima, exercice auquel il se livre depuis quoi... 15 ans? Mais bon passons, il me semble que le prochain Call of Duty sort en novembre.
Allons ne soyons pas mauvaise langue, il est vrai que pour certaines intrigues le joueur devra s'improviser "jack" dans Blow Out et faire le liens entre les cassettes audio qui ne tomberont pas forcément dans l'ordre de lecture idéale, un travail de reconstruction s'imposera.
2/ La deuxième position, et celle que je rejoins, se contente d'analyser sommairement les faits pour les replacer 1/ dans une démarche et 2/ dans un contexte narratif. Au delà de la frustration de cette mascarade, Kojima fait un beau cadeau aux joueurs auxquels il s'adresse presque directement via l'usage de la voix de Big Boss enregistrée sur une cassette. En substance, il nous dit que Big Boss n'est qu'une fiction, un personnage, et que celui responsable de sa légende, c'est le joueur en lui-même. Un petit clin d’œil gentillet diront certains (avec notre nom au dos d'une photo et notre avatar posant avec Big Boss) mais si on prends le temps d'écouter le Mr, on comprends qu'au-delà de ça (et par le biais de l'éditeur du personnage), il nous insère directement dans la saga en tant qu'acteur plus ou moins important. Oui vous Garth Halgar, Ice Lee, Manji ou Rocé vous avez fait partie de l'univers MGS, vous êtes une pièce de la mythologie MGS et c'est clairement ce pourquoi Venom Snake sourit dans le miroir. "This is good isn't it?" disait Big Boss à la fin d'un certain MGS. N'ayons plus peur des mots, vous êtes "canon" contrairement à Metal Gear rising: Revengeance. A un autre niveau de lecture, le niveau narratif, la scène de fin boucle bien la saga même si certains vous soutiennent mordicus (le comte) que c'est faux. Dès le début du jeu, le joueur est au courant que la scène de la cassette et du miroir se passe à Outer Heaven (en 1995 donc par opposition à l'année 1984 pendant laquelle se passe The Phantom Pain). Venom Snake retourne la cassette du message de Big Boss (le "Vous êtes Big Boss") ce qui symbolise ici une ellipse de 11 ans. La cassette est insérée dans un MSX et porte le nom de "Intrude". Quand on sait que le premier Metal Gear est sorti sur MSX et que l'opération de Solid Snake se nomme "Intrude N312", on est fixé sur la situation actuelle. Le Big Boss d'Outer Heaven, celui qui va être "tué" par Solid Snake est en réalité Venom Snake. Celui-ci ne sourit plus du tout, il est sur le point de se faire éliminer par l'un des clones de Big Boss. Mais si on creuse et qu'on analyse un peu, on remarque que Venom (oui je raccourcis) affiche sa corne de démon et son visage ensanglanté. Pour ceux qui l'ignorent, il existe un compteur secret (donc invisible ingame) qui détermine si vous avez le statut démoniaque ou non. Le Venom de la fin est clairement un "démon", il a transformé Diamond Dogs en Outer Heaven mais à quel prix? Et lorsqu'il se regarde et qu'il brise le miroir et donc ce reflet de Big Boss qu'il sait ne pas être le sien, est-ce qu'il brise cette image de démon que Big Boss l'a poussé à devenir ou est-ce simplement que l'héritage de Big Boss est devenu trop lourd à porter? Une autre piste de lecture se trouve au delà de ce miroir. Quand ce dernier vole en éclat on peut voir en guise de reflet le véritable Big Boss (via son bras) qui tient tête à Venom. Ocelot interviendra clairement en disant que le chemin des 2 Big Boss vont se séparer. Il est probable qu'ici se soit Big Boss (alors à la tête de Fox Hound) qui est envoyé Solid Snake (qu'il respecte et dont il connaît les talents) pour neutraliser ce double "maléfique". Kojima rejoue l'un des "twist" de MGS2 mais l le fait de façon plus "personnelle" pour les joueurs et avec un regards bien plus sombre sur le statut particulier d'avatar vidéo-ludique... Et je ne vous parle même pas de la logique de la démarche du double avec le récit sur Skullface ou encore la continuité avec le discours sur la génétique et la mémétique que tient Kojima depuis des années.
3/ Enfin la dernière communauté à partager son avis sur le jeu est celle de ceux qui soulèvent des questions et cherchent des réponses en de longues analyses tantôt vaines tantôt salvatrices. Mais comment leur en vouloir? La séquence de fin ne s'ouvre-t-elle pas sur une citation de Nietzsche, ce célèbre crêpier allemand: "Il n'y a pas de faits mais que des interprétations." ? La piste la plus explorée est bien sûr celle de Venom et de ses hallucinations. Si le personnage est si sujet aux "délire", la fin elle-même n'est-elle pas une hallucination? Venom ne serait-il tout simplement pas le véritable Big Boss qui a besoin de s'imaginer un double pour pouvoir supporter ses actes? On parle ici de dissonance cognitive et si elle marche dans un sens (l'accident de Paz), elle peut marcher dans un autre sens... Perso, je ne le pense pas car les cassettes me semblent être "réelles" mais certains arguments peuvent aussi aller dans ce sens (l'ombre du personnage qui change d'une scène à l'autre, les propos déformés/inversés de 1984 de Orwell, tenue de pilote de Big Boss dans l'inventaire...). De plus beaucoup s'interrogent sur les vidéos de promotions où on voit Big Boss sous différents aspects (Naked Snake, Venom, Skull Snake?) ou sur la corne présente sur le vrai big boss. Pour moi il s'agit de "Kojimades" pour manipuler les joueurs avant la sortie du jeu mais certains sont persuadés du contraire...
Quoiqu'il en soit, il s'agit d'un jeu riche qui n'hésite pas à afficher des partis pris audacieux de gameplay pour servir son propos comme la mission 43 ou la mission 45 qui poussent toutes les deux a ressentir la sensation de perte, la douleur fantôme, The Phantom Pain...

--Thorongil--
--Thorongil--
MP
26 septembre 2015 à 18:42:57

(.../Cont)

NAKED SNAKE: Son désir de vengeance viens directement de la mort de The Boss, et du fait qu'il fut utilisé pour la tuer. C'est de là que viens sa Phantom Pain. Comme il le dira a David dans MGS 4, c'est au moment où il presse la détente, via le joueur, dans MGS 3 qu'il se perd lui même et que sa déchéance commence.
Déjà entamée donc dans MGS3 par la réalisation et la conviction que la liberté ne peut souffrir du contrôle d'aucune instance supérieure (gouvernementale mais pas que) sur son propre esprit et son propre libre arbitre, il fonde Cipher avec Zero afin d'unifier le monde et que chacun puisse s'établir selon ses propres choix et décisions, selon l'exemple ultime donné par The Boss.
Mais là ou Zero se fourvoie en voulant faire de cette vision une vision unilatérale ayant pour conséquence de supprimer la notion même de choix et de libre arbitre chez les individus, Big Boss lui va l'extrême opposé, ce qui entraînera le schisme entre lui et Zero, car ce que Big Boss souhaite (et là où lui se trompe dans l'interprétation des actes désintéressé et du sacrifice de The Boss) c'est un monde définit par libre arbitre de chaque individus, fondés par les décisions individuel, et SANS contrôle ou supervision aucune de gouvernements et autres instances supérieures.
Big Boss se sépare de la démarche de The Boss en décidant d'aller jusqu'au bout sans effectuer le même sacrifice à la fin de PW, en rejetant le bandana, et en décidant de vivre par lui même, pour lui même.
Or, et c'est là que le bat finira par blesser, comme le fait remarquer Code Talker, les individus le suivant dans la MSF, la Mother Base, Outher Heaven, et Zanzibar Land, le suivent LUI et mettent ainsi de côté leurs libre arbitre pour suivre SA volonté...
A noter à ce sujet le double message des posters que le joueur trouve partout indiquant que BIG BOSS IS WATCHING YOU...Car oui, malgré son indépendance, le joueur et Venom Snake sont observés par Big Boss, en retrait...et aucunement indépendant de la volonté de celui-ci. Et c'est en cela que MGS V rejoins MGS 2, précisément. Car Big Boss EST le contexte qu'était la Big Shell pour le joueur Raiden dans MGS2, dans MGS V.

Ce qui nous amène à :

VENOM SNAKE : Sa Phantom Pain est multiple. La perte de ses membres, de ses hommes, de Quiet, de sa Vengeance avec Skull Face, de la MSF, mais aussi et surtout de son identité.
Il n'est plus que le fantôme de Big Boss, ce qu'il finit par accepter totalement lorsqu'il lance le Briefing de L'OPERATION INTRUDE, et donc accepte le rôle qu'il va devoir jouer a Outer Heaven. Il deviens véritablement l'ombre de Big Boss...Une extension de celui-ci. Mais aussi sa version la plus sombre, la plus noire, forgés par le feu et par l'expérience traumatisante vécue suite à son réveil et la mort de Skull Face. Le départ de Quiet, l’exécution de ses soldats acceptant leurs sorts, la révélation sur son identité perdue...etc,etc
Il accepte totalement son rôle, et son existence en tant que Big Boss.
Il deviens la légende.
Légende déjà en place quand les événements commence, c'est précisé à de nombreux points. Mais il l'incarne, tout comme Skull Face incarnait volontairement le visage de la vengeance et de la haine.
Venom deviens l'incarnation de la volonté libertaire jusqu'au boutiste, sans compromis.
Ce qui, comme souligné plus haut, est assez paradoxal car il deviens ainsi une sorte de dictateur militaire s révoltant contre le monde.

Mais surtout, il devient aussi l'avatar du joueur.
Ce n'est pas le joueur. il DEVIENT le joueur. Lors de la fameuse mission 46 il cesse de devenir Big Boss pour devenir ET l'ombre de Big Boss ET l'ombre du joueur.

Et c'est là aussi que tout le concept d'existentialisme et de Phantom Pain prennent tous leurs sens.
L'existentialisme, qui veut qu'un individu soit et se définisse selon ses propres actes et son libre arbitre, et soit libre de ses choix QUOIQU'IL arrive tant qu'il maintient sa capacité à penser librement et par lui même (et c'est là ou la fin de Zero est très ironique, même si totalement dans l'idée même de la volonté de Zero pour le monde), est LE concept fondateur de Big Boss. C'est le héros existentialiste par excellence, dont la révolte est l'aboutissement ultime de l'affirmation de sa liberté.
Or le joueur définit tout au long de la série par ses actes (limité par le contexte que représente le jeu, sa structure scénaristique et son game design) l'existence même de Big Boss.

Ce procédé est ainsi poussé à son paroxysme dans MGS V, puisque Venom Snake, par les actions du joueurs, devient non seulement Big Boss, mais AUSSI LE JOUEUR LUI MÊME.

Et comble de l'ironie...c'est le joueur lui même, par procuration de David/Solid Snake (qui, on le rappelle, est lui aussi formé par Miller, tout comme Venom/le joueur), qui mettra fin a son existence...

Un autre concept essentiel est celui de la Double Pensée. Quelques chose est, et n'est pas. Une chose et son contraire cohabitent et se définissent ensemble.
Tous ceux qui n'ont pas lu 1984 sont là invité à aller se le procurer au plus vite.
Et ce concept est présent tout au long du jeu.
Alors oui, en soit, il peut permettre de justifier tout et n'importe quoi, mais le procédé en lui même est bien plus insidieux.
L'un des éléments du jeu l'expriment le mieux étant justement le triptyque Joueur=Venom Snake=Big Boss.
Ou Ocelot étant ce qu'il n'est pas, et n'étant pas ce qu'il est, ce qui fait qu'il est Ocelot.
Ou toutes les actions et réactions d'Huey.

Quand au concept de Phantom Pain, il ne faut pas oublier que le jeu suis une structure épisodique, "à la" série TV. Et là ou le Chapitre 1 est une saison entière. Le chapitre 2 est une somme d'épisode indépendant mais tout aussi fondateurs...Tandis que le chapitre 3, essentiel, fut coupé au montage.
Le joueur RESSENT, de par la structure du jeu, la PHANTOM PAIN, car le jeu n'est volontairement PAS conforme a ses attentes.
Mais il ne l'est également pas sur le plan scénaristique...Quid du combat contre Skull Face, des Boss, du combat contre le boss de fin, inexistant, etc,etc...
Le jeu est volontairement cryptique et seul un joueur ayant la VOLONTE de faire l'EFFORT de s'investir pourra en débloquer tous les principaux aspects, via les cassettes, les missions, les dialogues optionnels etc,etc...La plupart des joueurs passerons ainsi totalement à côté, ce qui fut le cas entre autre des testeurs de JVC, et a entraîne un addendum de leurs part quelques temps après la publication originelle mais du coup partielle, de leurs test.

Maintenant, ce procédé est à la fois complètement inédit, brillant et génial autant sur la forme et sur le fond...

Mais il est aussi totalement décevant pour le joueur. Car, en effet, nos attentes ne sont JAMAIS pleinement satisfaites au regard de ce que promettait d'être le jeu, de ce qu'il devait être...

Se sentir floué est donc non seulement totalement légitime, logique, et fait partie intégrante de l'expérience.

C'est là ou il serait curieux de savoir jusqu'à quels degrés le merdier chez Konami à justement influencer le développement du jeu, l'amputant réellement et indiscutablement pour nous fournir le jeu tel qu'il est aujourd'hui. Car, en tant que tel, le jeu est A LA FOIS terminé. Et A LA FOIS clairement et indiscutablement non finis. Au hasard la mission 51...mais pas que.

Et donc en tant que tel, le jeu ne peut QUE décevoir.
Mais c'est aussi par l'expérience de cette déception que passe une partie essentielle de l'expérience du jeu en lui même.

Ce qui sommes toutes est très paradoxal. Et aussi intéressant intellectuellement que commercialement déplorable.

Et c'est, volontairement ou non, là, que MGS V devient une œuvre majeure du jeu vidéo.
Tels que le fut MGS 2 en son temps.

Par la force des choses, et probablement involontairement, Kojima aurra réussit un exploit.

Un exploit qu'on peut légitimement penser douteux. Mais il est indéniable que la forme sert le fond, qui sert la forme, etc ainsi de suite...

Et, pour finir, si je dois conclure par mon ressentit personnel...
J'ai d'abord adoré le jeu.
Si j'ai toujours adoré MGS pour son scénario et sa mise en scène, j'ai été un peu déçu par le manque de cinématique...mais l'un des gros points négatifs selon moi de MGS4 était l'absence de gameplay assez conséquente, qui nous offrait énormément de possibilité...mais sans nous offrir le carcan pour réellement en profiter.
Avec MGS V, le carcan, nous l'avons, et même je dirais plus que ce à quoi nous aurions pu rêver à l'époque.

Le format épisodique ne ma pas non plus dérangé, et à première vue, bien que très cryptique et malgré une exposition lente, le scénario semblait bel et bien là.

Puis...après 150h de jeu, et avoir finis la mission 31, le chapitre 2 m'a profondément déçu et semblé inachevé. Ce qu'il est, réellement, et objectivement.

Vint bien plus tard la mission 46 et sa révélation. Le moins que je puis dire fut que j'étais perplexe. Et m'ayant a dessein tenu LOIN de toutes les théories (l'une excepté :p) concernant le jeu et ses trailers, j’admets avoir pensé qu'Ishmael était une hallu parmi d'autre et que ce serait expliqué (ou pas) plus tard. Je n'ai pas réellement relevé le fait que l'ADN d'Eli ne corresponde pas car on nous dit très clairement que son ADN ne correspond pas avec celui de Solid ou de Naked dans MGS 4 (ACT II, avant le combat contre Laughing Octopus). La seule chose m'ayant fait tiqué étant Ocelot, torturant Eli, qui lui dit que "Son père n'est pas là", alors que Big Boss est derrière la vitre...
Bref, je fus perplexe, et j'ai a première vue trouvé le twist facile. Et aussi inintéressant en soit que j'ai trouvé que l'était celui de fin de Bioshock Infinite, en l'état (Je ne spoilerais pas ceux ne l'ayant pas fait), dans son exécution, je veux dire.
Mais voilà, nous sommes deux jours plus tard, j'ai eu le temps de digérer, de réfléchir et d'analyser petit à petit tout les éléments du jeu cité plus haut et de les mètres en corrélation avec la série, Kojima, le développement chaotique, etc,etc....

Et j'en suis arrivé à ces conclusions.
Et la plupart de ce que je dis plus haut sur les personnages ne sont pas des interprétations mais des faits explicités dans le jeu lui même.
Mais au final, le jeu tel qu'il est ne peut s'avérer PLEINEMENT satisfaisant.
Lui même est amputé.

Seulement...indépendant ou non de la volonté initiale de Kojima.
Cela fait désormais ENTIEREMENT parti de l'expérience.

Bref, merci de m'avoir lu jusque là si c'est le cas..."

--Thorongil--
--Thorongil--
MP
26 septembre 2015 à 18:43:39

--Thorongil--
23 septembre 2015 à 18:23:10
http://www.jeuxvideo.com/thorongil/forums/message/772306269

A mon avis, la"théorie" comme quoi Big Boss est Venom ne sont qu'une seule et même personne...Je vais pas dire que c'est de la merde. Mais c'est du déni.
Ce n'est juste pas le cas. C'est une extrapolation de deux ou trois détails quasi insignifiant, alors que TOUT le jeu, du début au TEXTES FINAUX dit clairement que ce sont deux personnages différents, et que le doc deviens l'ombre de Big Boss qui deviens le joueur.
Se triturer dans tout les sens pour trouver un sens caché d'initié que seul quelques uns auront compris réservé à une élite qui se masturbent devant trois détails...C'est un peu comme ton/ta prof de littérature qui te dis ce que l'auteur veut dire, dans son roman de 1500 pages, car le sens caché est basé sur son "Merci à ma mère, à ma femme, et à mes enfants, pour leurs soutient" à la troisième page, après le titre, avant le prologue.
Alors qu'AUCUNE déclaration de l'auteur ne va dans ce sens et que t'as tout un tas d'éléments dans la même œuvre qui démonte tout ça.
Les interprétations, c'est cool. Mais comme disait l'autre, "les avis c'est comme les trous du cul, tout le monde en a un".
Et un interprétation, si elle est fondamentalement personnelle, ne peut pas aller ni à l'encontre de la volonté de l'auteur, ni à l'encontre de ce qu'écrit l’œuvre elle même.
En d'autre mot...
Faites attentions a ne pas faire de la réécriture et a ne pas refaire l’œuvre originale telle que vous voudriez qu'elle soit...Et non pas telle qu'elle est.
Venom Snake est Big Boss, l'icône, la légende, le MYTHE.
Mais N'EST PAS Naked Snake.
En gros, le VRAI message clair du jeu, c'est Kojima qui dis au joueur ayant fait le jeu et suivit la série, que ce qui fait la légende de Big Boss, c'est bel et bien le joueur, et ceux qui veulent suivre cette légende.
Le MYTHE n'existe que parce qu'on VEUT y croire.
Comme soulevé par d'autre. Big Boss, Naked Snake, n'a jamais été une légende en soit.
La légende s'est créer à partir de lui comme base, mais toutes la série nous dit, et ce MGS V le dit TRES BIEN dans une cassette en particulier, que la légende, le mythe, va au-delà de la réalité et DEVIENT la réalité pour les gens qui décident d'y prêter foi.
Et c'est là aussi un autre parallèle à 1984.
Une réalité se base sur un fait. Mais ce fait n'existe qu'a partir du moment ou quelqu'un croit qu'il existe...
En somme Big Boss 'est qu'un titre, un mythe, une légende...Et le joueur est son prophète.

--Thorongil--
--Thorongil--
MP
26 septembre 2015 à 18:44:24

Murcielado
24 septembre 2015 à 01:14:31
http://www.jeuxvideo.com/murcielado/forums/message/772387317

Un truc important avec la citation de Nietzsche, c’est qu’il faut la replacer dans le contexte de son œuvre. Sinon on loupe 50 % de ce que c’est censé exprimer.
En gros – ATTENTRION JE VAIS VULGARISER – à l’époque de Nietzsche, il y a, entre autres, un abandon des valeurs chrétiennes, ce qui le conduit d’ailleurs à sa « petite phrase » : 'Dieu est mort . Bon lui il aime pas les chrétiens, donc on pourrait se dire OSEF. Mais non, parce qu’il y a des implications d’importance. Ça le conduit à exprimer l’idée qu’il y a un problème : le système de valeurs hérité de la chrétienté va disparaître, mais s’il n’est pas remplacé par un autre suffisamment fort et cohérent, alors le monde sombrera dans un nihilisme que l’on nomme parfois nihilisme « négatif ». C’est le cauchemar de Nietzsche, la chose à combattre avant tout, car rien n’empêche plus d’atteindre le surhomme que le « nihilisme négatif » – je vais pas expliquer ça, je vais perdre du temps et faire une digression inutile pour un post qui s’annonce déjà PAVAY.
Donc, le cœur de la pensée nietzschéenne sera de questionner les valeurs de façon à en sélectionner certaines pour composer le système de valeurs qu’on jugera le plus adéquat (ça commence pas à vous rappeler un certain discours de Solid Snake à la fin de MGS 2 ? ). Et comme le système chrétien commence à se casser la gueule, il convient d’accorder une attention toute particulière aux valeurs qui le compose. Une des plus importante, héritée de Platon : la vérité. Nietzsche pose la question de savoir en quoi un système prônant la recherche de la vérité serait « supérieur » à un système qui ne le prône pas, et partant, il pose la question de savoir si la vérité doit être recherchée.
Ça conduit évidemment à se questionner sur la nature de la vérité. De manière perverse, on a tendance à confondre cette notion avec celle de réalité, en particulier à cause d’expressions courantes comme « la vérité des faits ». Le problème, c’est que toute observation ou tout discours sur le monde de notre part est de facto fabriqué, corrompu par notre subjectivité. Exemple tout bête, comment donner des propriétés intrinsèques à un objet ? Le simple fait de distinguer un objet du tout qui fait le monde, c’est déjà lui donner une propriété, mais celle-ci n’est pas intrinsèque à l’objet mentionné, car elle est liée à notre perception ^^
En déroulant la pensée, la vérité est juste une valeur qu’on attribue à un énoncé, rien de plus. Elle est qualification d’un discours sur le monde, mais elle n’est pas ou ne permet pas d’atteindre une description « complète » ou « adéquate » du monde ou de sa nature. Elle est de plus toujours partie d’un système de valeurs, en aucun cas elle n’est indépendante de nous. C’est un peu déprimant non ? Oui un peu, j'avoue
On en vient à ce qui nous intéresse ici : « Il n’y a pas de faits, que des interprétations ». Ben oui, si la vérité n’est jamais qu’une valeur associée à certains énoncés, composante d’un système de valeurs, alors parler de faits pour décrire des événements est un peu vain : chaque culture, avec son système de valeurs, donne un regard différent sur les événements en fonction des références symboliques, de la perception de certains détails liés à ces références, etc (et on aborde du coup subtilement le thème « RACE »). Aucun de ces regards n’est plus « vrai » qu’un autre puisque de toute façon la vérité est une valeur attribuée différemment aux énoncés selon les personnes et les cultures !
Cette phrase permet aussi de faire une référence directe à une autre sentence de notre cher Solid Snake dans MGS 2 : There is no thing such as absolute reality [...] Most of what people call reality is actually fiction.
Mais finalement, ce questionnement sur la vérité et la façon d’aborder la réalité avec « objectivité », ce n’est jamais qu’une partie du questionnement que l’on doit se poser sur nos valeurs. Parce qu’avec toutes ces confusions tentantes liées à la vérité et la réalité, on a peu de chances de parvenir à quelque chose à par tourner en rond. C’est au fond ce que reprochent certains au jeu, en disant qu’avec cette citation, tout devient trop facile, que n’importe quelle théorie peut faire office de canon. C’est, je pense, simpliste et passe à côté du sens de la phrase, qui ne peut être sortie du contexte de la réflexion de Nietzsche, comme annoncé dans le début de mon beau PAVAY.
Cette citation, « trop bien » placée d’une certaine façon, piégeuse comme Kojima en a l’habitude, est surtout là pour inciter à aller au-delà du simplisme reposant pour l'esprit, au-delà de la citation même du coup (et pourquoi pas une invitation à lire Nietzsche, car les thèmes et messages de la saga MGS ont de nombreux points communs avec la pensée de cet auteur malheureusement trop peu lu, souvent incompris, déformé et caricaturé). Si les faits n’existent pas, et qu’il n’y a que des interprétations, est-ce que cela signifie alors qu’on peut dire ce qu’on veut que ça n’a pas d’importance ? Ben non, ça c'est justement tomber dans le nihilisme "négatif", vous vous rappelez, le truc qu'il faut éviter, combattre même ! Parce que sinon, ça sert à rien de vivre (il est comme ça Nietzsche, allez, bouffe tes épinard ) ! L’important (et je vais encore citer Solid Snake lors du final de MGS 2) c’est là qu’il se trouve : Don’t worry so much about words. Find the meaning behind the words.

Autrement dit, et c’est une partie de MGS 2 que les gens ont toujours eu du mal à accepter, c’est que la cohérence scénaristique d’une histoire peu ne pas être importante, tout dépend de la grille de lecture qu’on se donne, et avec quel système de valeurs on la lit. Comme dans MGS 2, Kojima fait le choix de faire passer le message avant tout, au diable la vraisemblance. Vous pouvez conserver votre système de valeurs où une œuvre, pour être une « bonne » œuvre, doit avoir un scénario maîtrisé, vous faites ce que vous voulez après tout. Mais ça ne sera jamais que votre regard depuis un système de valeurs particulier, et vous passerez à côté du jeu (ou vous n’en profiterez pas) si vous ne vous adaptez pas à son système de valeurs – par extension, celui que Kojima a choisi pour la réalisation du jeu.
La placer au début de la « dernière » mission du jeu, la mission de la VÉRITÉ, c’est donc aussi une autre façon de boucler la boucle de la saga, en évoquant le cœur de la pensée de Kojima, ses obsessions qu’il nous rabâche depuis le tout début pourrait-on dire : l’importance de se questionner, se trouver une raison de vivre (et plus largement un système de valeurs, mais je crois que vous avez compris maintenant, promis c'est la dernière ) et se battre pour le passer aux prochaines générations.
Voilou voilou, je vous remercie d’avoir lu, je vous avoue que j’étais un peu agacé de voir les gens se contenter de la surface de la citation, ça m’a convaincu qu’il fallait que j’écrive quelque chose dessus. Et encore, je suis convaincu d’avoir seulement fait un débroussaillage à peine à la mesure du machin. La pensée de Nietzsche est tellement riche, et ne peut tellement pas s'appréhender par citations, que Kojima est définitivement le roi des trolls en l’ayant choisi comme introduction à cette mission 46 – d'où mon sentiment que c'est aussi une invitation à lecture.
J’espère aussi, du coup, que vous voyez la fin, et l’ensemble du jeu, avec un autre œil

--Thorongil--
--Thorongil--
MP
26 septembre 2015 à 18:44:56

Murcielado
24 septembre 2015 à 10:06:03
http://www.jeuxvideo.com/murcielado/forums/message/772406837
Le 24 septembre 2015 à 02:51:41 Ryman a écrit :
D'abord, merci murcielado, c'est très intéressant.
Mais dès lors, il se donne la peine d'avoir des jeux lisibles avec au moins deux grilles de lecture (celle qui invite au questionnement et celle qui permet de simplement apprécier l'histoire, 1er niveau de lecture, le truc de base quoi) et pour la conclusion, l'épisode que les gens attendent depuis 5 ans au minimum, il retire l'aspect "scénario de base", comme ça pouf, parce que le message suffit?
Fin je sais pas, mais j'ai la sensation que du coup, il manque quelque chose là.
Ben en fait je trouve que le scénario de base n'a pas été retiré. C'est aussi simple que ça ^^ On a une évocation de la douleur fantôme, de la haine qui mène à la vengeance, de cette vengeance qui nous laisse toujours insatisfait et qui perpétue cette douleur fantôme, de la dualité entre celui que je suis et les autres, celui que j'étais avant et celui que je suis maintenant, etc. C'est le scénario de base. Il est là, mais amené de manière différente. L'impression qui manque quelque chose, c'est un ressenti qui est volontairement amené (comme l'ont précisé certains, Kojima l'indique dans le guide. Plus précisément, il en parle à propos de la disparition de Skullface, et du vide que c'est censé amener pour le reste du jeu). Sinon Thorongil (désolé si j'écorche le pseudo ) a très bien détaillé le scénario de base je trouve.
C'est juste que comme dans MGS 2, et contrairement aux autres, les absences de cohérence (dont certaines n'en sont pas vraiment) sont volontairement mises en avant pour t'interpeller, parce qu'évidemment tu vas te dire, "mais bordel, what ?!". Et du coup comme tu t'interroge, y a une forte possibilité que tu retombes sur les réflexions d'ensemble qui intéressent Kojima depuis toujours. La vérité, la réalité, le sens de tout ça...
Il est comme n'importe qui, plein de contradictions. Il était déçu du joueur de MGS1 incapable de comprendre ce qui faisait selon lui l'intérêt du truc, du coup il balance MGS 2 comme une espèce de "vengeance", qui lui permet entre autres d'évoquer des thèmes importants pour lui. Mais et après ? D'où je pense sa constante envie de passer à autre chose, sans en être capable (lui aussi a sa phantom pain le pauvre ).
En même temps, il a une "fanbase" qui elle même est pleine de gens contraires, certains qui l'adulent, d'autres qui le déteste. Du coup il a une affection certaine pour les joueurs, au-delà de la frustration de ne pas se sentir compris. Donc MGS 3 et 4, c'est comme une pénitence, il donne progressivement aux fans ce qu'ils veulent. Mais ça amène aussi des problèmes : sur les raccords à coup de ficelles, sur l'histoire qui prend le pas sur le message dans l'esprit de certains, soit l'exact contraire de ce qu'il voulait exprimer dans MGS 2, etc.
C''est pas étonnant que son dernier opus soit une synthèse de ces contradictions. Il ne pouvait pas s'empêcher de reparler de ce qui constitue son dada philosophique, mais en même temps il y a l'envie de dire merci à ceux qui lui ont permis d'aller jusque là, aux joueurs qui l'ont "forcé" à faire de MGS ce qu'elle est aujourd'hui, cad une saga importante dans le paysage vidéo-ludique, et notre série de jeux vidéo préférée pour beaucoup ici.
Du coup ben moi je le trouve très satisfaisant ^^ Et c'est tout à fait un MGS. C'est bien qu'il y ait des interrogations, des débats. Un MGS qui fait consensus c'est triste pour la réflexion, l'élévation d'esprit. Ça veut dire qu'il serait lisse dans ce cas, ce qui n'est évidemment pas le cas.

--Thorongil--
--Thorongil--
MP
26 septembre 2015 à 18:45:57

--Thorongil--
24 septembre 2015 à 12:08:34

http://www.jeuxvideo.com/thorongil/forums/message/772415621

C'est là, sur ces points là, où il est nécessaire d'avoir lu 1984, de connaître la démarche de Nietzsche, et d'avoir fait MGS 2 (et toutes la Saga) pour bien comprendre la démarche de Kojima.
IngloriousOmen -> Je comprend, très sincèrement, ce que tu ressent, et comprends ta recherche d'une autre vérité via ta théorie. C'est un mécanisme de défense très humain, et au final très intéressant car :
Car que faire lorsque le MYTHE, lorsque la LEGENDE, celle sur quoi TOUT repose, s'effondre, et ne se révèle qu'une imposture?
Et là, on retrouve tout le questionnement de Nietzsche, de Kojima MGS2, de 1984, et de tout les religieux déboussolé par l'effondrement de leurs icônes et de leurs idoles, face aux sociétés modernes et à la science.
Certains vont se servir de la science, de sa démarche, pour essayer d'adapter leurs mythe, d'en accepter la part d'allégorie, sans pour autant rejeter le mythe ou le remettre réellement en question (allez discuter avec un scientifique pratiquant US, vous verrez de quoi je parle, c'est intriguant, intellectuellement).
D'autre, vont s'en remettre à la radicalisation, pure, et ne pouvant accepter l'univers SANS la stabilité apporté à LEURS univers par la véracité (véracité subjective, dépendant uniquement de leurs point de vue) du mythe, ils vont se montrer violent dans leurs rejets.
Allant parfois jusqu'à souhaiter faire disparaître TOUS ceux qui remettent en question leurs système de valeurs, et interrogent celui-ci. Et donc c'est la porte ouverte au fachismes, aux intégrismes, aux autodafés, etc,etc...
Le fait est que dès lors que les gens se doivent de trouver LEURS réponse, par eux-même, ceux là sont souvent perdus, déboussolés, déconcertés aussi. Mais c'est LA, que se pose tous les principes fondamentaux de la pensée Nietzschéenne, Orwellienne, et de Sartre (L'Existentialisme, je le rappelle, TRES important pour Kojima, Cf: Toutes la série et explicité directement via PW et aussi les références à Guevarra).
Car l'affermissement de soi passe par le Libre Arbitre et le rejet, temporaire ou définitif, des idoles, icônes, symboles, afin de s'accepter soi même d'abord. Quitte à ce que l'acceptation de soit passe par les icônes, les idoles, et autre, mais sans que celles-ci prennent le pas sur l'individu.
Et si vous observez bien attentivement la série...
Que se passes-t-il quand The Boss meurt?
(question rhétorique)

--Thorongil--
--Thorongil--
MP
26 septembre 2015 à 18:47:43

Parce que Yolonche nous a offert l'un des comptes rendus les plus argumentés concernant sa réaction, son affect vis a vis du jeu et de la série, je lui ai demandé de m'en faire une synthèse à part entière, qui n'interviendrait pas en réponse à d'autre posts divisés ici et là, car sa réaction, je pense, illustre à merveille celle du fan de la série qui se retrouvera là, d'un coup, face à la fin de cette mission 46 :

Yolonche
26 septembre 2015 à 18:10:42
"

Concernant mon avis, je serai menteur si je ne précisais pas qu'il y a quand même beaucoup de raisons "personnelles" à ma déception.

D'une première part, l'attente et toute la communication autour du jeu. Je fais partie de ceux qui ont minutieusement suivi cette fameuse communication, qui promettait vraiment un jeu d'une excellence inégalée, des thèmes qui faisaient rêvé, un jeu coup de poing qui irait jusqu'au bout de ses idées, à savoir traiter de sujet tabous vraiment violents histoire de pointer du doigt les horreurs de la guerre, un jeu complètement immoral et complètement déstabilisant mais où le message dirait "Et oui, on ne vous le dit pas assez, mais c'est ça la guerre." Quitte à faire polémique, je pensais réellement que Kojima aurait eu les c**illes d'aller jusque là. Ensuite, la fameuse chute de Big Boss, du vrai, ce qui l'aurait amené à jouer le double jeu chez Fox Hound, le sauvetage de Gray Fox etc etc, je pensais voir les ramifications du système des Patriots tel qu'on le voit dans MGS 2, les intelligences artificielles poussées jusqu'à arriver à ce que l'on connaît dans MGS 2, les balbutiements du monde de MGS 4, la mise en place de toute cette manigance que l'on connaît depuis MGS 1, c'est en ce sens que je m'attendais à un jeu qui aurait pu surpasser MGS 2, le cadre spatio-temporel et les thèmes qui auraient dû être traités, les références bibliographiques, ce jeu avait réellement toutes les cartes, tout le potentiel pour devenir le jeu ultime, le jeu qui aurait pu emmener le jeu-vidéo à son apogée, au-delà de MGS 2.

Mais ça, c'est pour la partie personnelle, ce que j'aurais aimé que le jeu traite. Après comme je l'ai déjà répété, Kojima aurait pu mettre n'importe quelle histoire du moment que celle-ci était cohérente, très bien ficelée, concrète avec une narration en béton. Et c'est là qu'en mon sens, le jeu pêche, et c'est une valeur malheureusement objective :d) La structure du jeu est très, très mauvaise et assez bancale. Le premier chapitre fait son boulot de premier chapitre à vrai, si l'on avait considéré que plus d'un autre chapitre le suivait. Mais c'est pas le cas, il n'y a que ce fameux chapitre 2 pour conclure le jeu. Ce chapitre alimenté par des missions recyclage dans de différentes difficultés et qui comporte à tout casser 5 vrais missions et pas toutes intéressantes...

Cette narration éclatée, ce manque d'approfondissement dans les thèmes, les sujets traités, ce scénario malheureusement trop flottant pose plus de questions plutôt qu'il n'y répond, et on sent réellement le jeu non terminé, parfois même bâclé sur certains aspects. Parlons de la mission 46, celle-ci, censé conclure le jeu, arrive sans conducteur logique et se contente de nous rejouer simplement le prologue en rendant compte que le personnage que l'on contrôle n'est pas Big Boss, mais le médecin de Ground Zeroes, ou plus précisément, le joueur, nous. Ce manque de subtilité, cette facilité scénaristique me font dire que je ne suis pas face à un MGS, que je suis face à l'antithèse de ce qu'est la saga voire même de MGS 2. L'absence d'éléments très concrets ne permet pas de justifier certaines prises de direction, les trous scénaristiques laissent trop de place à l'interprétation et l'emploi de la citation de Nietzsche relève encore une fois pour moi d'une facilité scénaristique. L'invasion de théories sur Internet en témoigne, et pourtant la fin est claire :d) Venom n'est pas Naked, seulement voilà, la structure globale du jeu n'est tellement pas maîtrisée que certains se permettent des débordements.

J'ai affaire à un bon jeu, mais un mauvais Metal Gear, certains argumenteront que l'effet voulu est de justement laissé cette sensation de douleur fantôme au joueur, mais au final, qui a tord? Qui a raison? Comment le vérifier? Pourquoi 5 ans de développement? Pourquoi 80 millions pour un jeu destiné à ne pas être fini?

Selon moi, MGS V est dans une situation délicate qui ne lui permet pas de faire ce qu'il a fait :d) Il appartient à une saga prestigieuse, réputée pour les messages qu'elle véhicule et son storytelling très preneur et très bien construit. Kojima a cette fois-ci fait primé le gameplay et le message sur son histoire, balayant d'un revers toute subtilité, tout génie de l'oeuvre.

En conclusion, on se retrouve avec un jeu au gameplay quasi irréprochable, mais à la répétitivité barbante (le pléonasme est voulu), à la narration non maîtrisée, à un scénario bien trop flottant et à un twist final plutôt mal amené qui rend à l'arrivée toute l'épopée que l'on vient de vivre inutile, l'arc DD étant totalement passé à la trappe. En bref, c'est un jeu non fini, est-ce voulu? Quoi qu'il en soit, selon moi ça ne justifie pas la pauvreté globale de ce jeu."

--Thorongil--
--Thorongil--
MP
26 septembre 2015 à 18:49:42

Pour conclure, je vous mets ce message, à mettre en lien de TOUTES les déclarations ambiguë de David hayter, qui font jasé le net depuis trois ans, et le topic épinglé de Iamtoolasy90: Le topic en question : http://www.jeuxvideo.com/forums/42-18557-41199113-1-0-1-0-spoil-not-yet-it-s-not-over-yet.htm
Et ces deux posts-ci en complément du message à suivre :
http://www.jeuxvideo.com/thorongil/forums/message/761891873
http://www.jeuxvideo.com/thorongil/forums/message/761894433

--Thorongil--
25 septembre 2015 à 01:15:31
http://www.jeuxvideo.com/thorongil/forums/message/772530077
Je vous mets l'extrait d'une conversation avec un de mes amis IRL sur la fin du jeu :
LUI ->" on réfléchissais avec un pote, on est quasi sur que le chapitre 3 et la fin du jeu se finissais avec l’opération intrude ou solid snake débarque sur la MB, imagine ce que ça aurait pu être que de finir le jeu avec une attaque de Solid Snake joué par toi même contre ton propre toi alors que tu sais ce que tu sais, ça aurait été le counter lulz ultime ^^"
MOI : -> "De toutes façon, le début et la fin, devant le miroir, se passent à outer Heaven, et Naked Snake brief Venom Snake.
Après, le chapitre 3, je ne sais pas. C'est possible honnêtement, surtout si tu ne mets en scène QUE le dernier combat, Solid versus Venom, avec une approche a la manière du dernier combat de MGS4...tu contrôlerais déjà Venom et a mi combat tu switch.
Et tu entame/finis la série."

--Thorongil--
--Thorongil--
MP
26 septembre 2015 à 18:50:47
[[sticker:p/1kki]]

Vitriol -> Cette fois j'ai finis. Et tout ça ne tiens que sur UNE page. C'est magnifique. :noel:

Message édité le 26 septembre 2015 à 18:51:07 par --Thorongil--
VITRl0L
VITRl0L
MP
26 septembre 2015 à 18:51:12

BON.
J'espère que c'est la bonne.

J'AI RIS DU PAVE ! :noel:

Ce qui aurait été vraiment bien ça aurait été d'mettre 2/3 trucs en gras, sous ligné etc parce que ça aurait ajouté de la clarté mais bon tant pis :hap:

EDIT - Yes, une page de dingue quoi :rire2:

Message édité le 26 septembre 2015 à 18:51:55 par VITRl0L
jules27160
jules27160
MP
26 septembre 2015 à 18:53:18

J'ai lu que la conclusion [[sticker:p/1kki]] mais quand même un grand :bravo:
+ 1 milliard

--Thorongil--
--Thorongil--
MP
26 septembre 2015 à 18:56:42

Vitriol -> En fait j'ai toujours un peu de mal avec Respawn...
Et je pensais pouvoir édit les post pour ce genre de retouche. :noel:

Et au fait...
:spoiler:
:pave:

VITRl0L
VITRl0L
MP
26 septembre 2015 à 19:00:01

Le 26 septembre 2015 à 18:56:42 --Thorongil-- a écrit :
Vitriol -> En fait j'ai toujours un peu de mal avec Respawn...
Et je pensais pouvoir édit les post pour ce genre de retouche. :noel:

Et au fait...
:spoiler:
:pave:

Arf c'est pas bien grave et oui malheureusement tu peux éditer que 5min après post (d'ailleurs va savoir pourquoi :()

zenbeaucoup2
zenbeaucoup2
MP
26 septembre 2015 à 19:19:51

Pas d'accord sur un fait.
Je ne penses pas que Big Boss envoi Solid tuer Venom dans MG1. C'est simple a l'époque BB est commandant de FoxHound, il envoi bien Solid en mission apres Grey Fox mais fait tout pour faire echouer SS.

C'est un petit détail mais qui a son importance.

Sinon très bien pour tout le reste.

Powerlife
Powerlife
MP
26 septembre 2015 à 19:29:08

Super. Impatient de voir de nouvelles discussions, avec ces nouvelles bases

--Thorongil--
--Thorongil--
MP
26 septembre 2015 à 19:29:43

Sur ce point là je suis totalement d'accord, et c'est le fait tel qu'il est présenté dans le jeu.
D'ailleurs, Miller entraine explicitement Solid a cet effet à l'insu de Big Boss (et de Solid, du coup).

touriste-321
touriste-321
MP
26 septembre 2015 à 19:29:58

Le 26 septembre 2015 à 18:44:24 --Thorongil-- a écrit :
Murcielado
24 septembre 2015 à 01:14:31
http://www.jeuxvideo.com/murcielado/forums/message/772387317

Un truc important avec la citation de Nietzsche, c’est qu’il faut la replacer dans le contexte de son œuvre. Sinon on loupe 50 % de ce que c’est censé exprimer.
En gros – ATTENTRION JE VAIS VULGARISER – à l’époque de Nietzsche, il y a, entre autres, un abandon des valeurs chrétiennes, ce qui le conduit d’ailleurs à sa « petite phrase » : 'Dieu est mort . Bon lui il aime pas les chrétiens, donc on pourrait se dire OSEF. Mais non, parce qu’il y a des implications d’importance. Ça le conduit à exprimer l’idée qu’il y a un problème : le système de valeurs hérité de la chrétienté va disparaître, mais s’il n’est pas remplacé par un autre suffisamment fort et cohérent, alors le monde sombrera dans un nihilisme que l’on nomme parfois nihilisme « négatif ». C’est le cauchemar de Nietzsche, la chose à combattre avant tout, car rien n’empêche plus d’atteindre le surhomme que le « nihilisme négatif » – je vais pas expliquer ça, je vais perdre du temps et faire une digression inutile pour un post qui s’annonce déjà PAVAY.
Donc, le cœur de la pensée nietzschéenne sera de questionner les valeurs de façon à en sélectionner certaines pour composer le système de valeurs qu’on jugera le plus adéquat (ça commence pas à vous rappeler un certain discours de Solid Snake à la fin de MGS 2 ? ). Et comme le système chrétien commence à se casser la gueule, il convient d’accorder une attention toute particulière aux valeurs qui le compose. Une des plus importante, héritée de Platon : la vérité. Nietzsche pose la question de savoir en quoi un système prônant la recherche de la vérité serait « supérieur » à un système qui ne le prône pas, et partant, il pose la question de savoir si la vérité doit être recherchée.
Ça conduit évidemment à se questionner sur la nature de la vérité. De manière perverse, on a tendance à confondre cette notion avec celle de réalité, en particulier à cause d’expressions courantes comme « la vérité des faits ». Le problème, c’est que toute observation ou tout discours sur le monde de notre part est de facto fabriqué, corrompu par notre subjectivité. Exemple tout bête, comment donner des propriétés intrinsèques à un objet ? Le simple fait de distinguer un objet du tout qui fait le monde, c’est déjà lui donner une propriété, mais celle-ci n’est pas intrinsèque à l’objet mentionné, car elle est liée à notre perception ^^
En déroulant la pensée, la vérité est juste une valeur qu’on attribue à un énoncé, rien de plus. Elle est qualification d’un discours sur le monde, mais elle n’est pas ou ne permet pas d’atteindre une description « complète » ou « adéquate » du monde ou de sa nature. Elle est de plus toujours partie d’un système de valeurs, en aucun cas elle n’est indépendante de nous. C’est un peu déprimant non ? Oui un peu, j'avoue
On en vient à ce qui nous intéresse ici : « Il n’y a pas de faits, que des interprétations ». Ben oui, si la vérité n’est jamais qu’une valeur associée à certains énoncés, composante d’un système de valeurs, alors parler de faits pour décrire des événements est un peu vain : chaque culture, avec son système de valeurs, donne un regard différent sur les événements en fonction des références symboliques, de la perception de certains détails liés à ces références, etc (et on aborde du coup subtilement le thème « RACE »). Aucun de ces regards n’est plus « vrai » qu’un autre puisque de toute façon la vérité est une valeur attribuée différemment aux énoncés selon les personnes et les cultures !
Cette phrase permet aussi de faire une référence directe à une autre sentence de notre cher Solid Snake dans MGS 2 : There is no thing such as absolute reality [...] Most of what people call reality is actually fiction.
Mais finalement, ce questionnement sur la vérité et la façon d’aborder la réalité avec « objectivité », ce n’est jamais qu’une partie du questionnement que l’on doit se poser sur nos valeurs. Parce qu’avec toutes ces confusions tentantes liées à la vérité et la réalité, on a peu de chances de parvenir à quelque chose à par tourner en rond. C’est au fond ce que reprochent certains au jeu, en disant qu’avec cette citation, tout devient trop facile, que n’importe quelle théorie peut faire office de canon. C’est, je pense, simpliste et passe à côté du sens de la phrase, qui ne peut être sortie du contexte de la réflexion de Nietzsche, comme annoncé dans le début de mon beau PAVAY.
Cette citation, « trop bien » placée d’une certaine façon, piégeuse comme Kojima en a l’habitude, est surtout là pour inciter à aller au-delà du simplisme reposant pour l'esprit, au-delà de la citation même du coup (et pourquoi pas une invitation à lire Nietzsche, car les thèmes et messages de la saga MGS ont de nombreux points communs avec la pensée de cet auteur malheureusement trop peu lu, souvent incompris, déformé et caricaturé). Si les faits n’existent pas, et qu’il n’y a que des interprétations, est-ce que cela signifie alors qu’on peut dire ce qu’on veut que ça n’a pas d’importance ? Ben non, ça c'est justement tomber dans le nihilisme "négatif", vous vous rappelez, le truc qu'il faut éviter, combattre même ! Parce que sinon, ça sert à rien de vivre (il est comme ça Nietzsche, allez, bouffe tes épinard ) ! L’important (et je vais encore citer Solid Snake lors du final de MGS 2) c’est là qu’il se trouve : Don’t worry so much about words. Find the meaning behind the words.

Autrement dit, et c’est une partie de MGS 2 que les gens ont toujours eu du mal à accepter, c’est que la cohérence scénaristique d’une histoire peu ne pas être importante, tout dépend de la grille de lecture qu’on se donne, et avec quel système de valeurs on la lit. Comme dans MGS 2, Kojima fait le choix de faire passer le message avant tout, au diable la vraisemblance. Vous pouvez conserver votre système de valeurs où une œuvre, pour être une « bonne » œuvre, doit avoir un scénario maîtrisé, vous faites ce que vous voulez après tout. Mais ça ne sera jamais que votre regard depuis un système de valeurs particulier, et vous passerez à côté du jeu (ou vous n’en profiterez pas) si vous ne vous adaptez pas à son système de valeurs – par extension, celui que Kojima a choisi pour la réalisation du jeu.
La placer au début de la « dernière » mission du jeu, la mission de la VÉRITÉ, c’est donc aussi une autre façon de boucler la boucle de la saga, en évoquant le cœur de la pensée de Kojima, ses obsessions qu’il nous rabâche depuis le tout début pourrait-on dire : l’importance de se questionner, se trouver une raison de vivre (et plus largement un système de valeurs, mais je crois que vous avez compris maintenant, promis c'est la dernière ) et se battre pour le passer aux prochaines générations.
Voilou voilou, je vous remercie d’avoir lu, je vous avoue que j’étais un peu agacé de voir les gens se contenter de la surface de la citation, ça m’a convaincu qu’il fallait que j’écrive quelque chose dessus. Et encore, je suis convaincu d’avoir seulement fait un débroussaillage à peine à la mesure du machin. La pensée de Nietzsche est tellement riche, et ne peut tellement pas s'appréhender par citations, que Kojima est définitivement le roi des trolls en l’ayant choisi comme introduction à cette mission 46 – d'où mon sentiment que c'est aussi une invitation à lecture.
J’espère aussi, du coup, que vous voyez la fin, et l’ensemble du jeu, avec un autre œil

Tu m'as donné envie de lire Nietzsche :noel:

Djordan117
Djordan117
MP
26 septembre 2015 à 19:43:39

La mission vérité n'est clairement pas une façon de boucler la boucle de la saga !

Tuer Venom aurait été une façon de boucler la boucle de la saga mais Kojima n'a jamais voulu boucler la boucle, c'était une fausse piste.

ben-reilly
ben-reilly
MP
26 septembre 2015 à 19:48:32

Pavé césar, ceux qui n’ont pas lus te salut :hap: :noel:

Sonic93270
Sonic93270
MP
26 septembre 2015 à 19:48:58

putain j'ai tout lu et et c'est vraiment super interessant et je suis d'accord avec tout ce que tu a écris meme si y a certains truc auquel j'aurais jamais pensé

vraiment super analyse rien a dire :)

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