Sujet : « Fanfic : Chroniques d'une (dé)génération »
Les 10 derniers messages sur ce sujet :
Tettelle_Kratos
Posté le
19 octobre 2010 à 21:35:00
Chouette !
Oh mais on te faisait un interlude pour les lecteurs !
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Maitre-Misha
Posté le
24 octobre 2010 à 18:57:20
Je m'en fous, je referais un index en début de page ><
Bon, allez, je m'y remets =)
a bientôt.
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Maitre-Misha
Posté le
4 février 2011 à 22:03:13
Chapitre 23 : Nibelungen
« Vraiment, Chef, je ne sais plus où me mettre. Je veux dire, il y a tellement de nouveautés... Et surtout tellement de nouveaux ! Vous êtes sûr de connaître leur place et leur utilité? A tous? »
Kyle était assez facilement dérouté par la rapidité d'action de son général. Doté de nombreuses qualités martiales, il lui arrivait cependant de ne pas du tout savoir que faire quand tout s'enchaînait autour de lui à grande vitesse, ce qui arrivait parfois lors de missions de sauvetage ou d'infiltration. Ici, les évènements en cours lui étaient encore plus contraignants, puisqu'ils se déroulaient en ses propres locaux ; les égouts lui apparaissaient depuis longtemps comme sa maison, et il n'était pas habitué à y recevoir autant d'invités.
« Ecoute... Je comprends que tu puisses être dépassé par tous les enjeux qu'engendrent ce conflit. Moi-même, je trouve que tout cela s'enchaîne parfois un peu vite. Mais réponds-moi franchement : t'ai-je déjà donné des raisons de te défier? Je sais ce que je fais. Sois confiant. »
Seigen pouvait sans crainte faire appel aux sentiments de son lieutenant. Il savait pertinemment qu'on ne pouvait souffrir aucune contestation devant lui. Ces dernières années parlaient de toute façon trop en sa faveur ; l'organisation mise en place était magnifiquement huilée, et tous ses rouages semblaient toujours complémentaires sans pour autant dépendre totalement les uns des autres. Les aléas connus fréquemment étaient soit prévus et digérés par un des pans du système, soit réglés en personne par le maître des lieux. La machine résistante marchait de cette façon depuis assez longtemps pour prouver que les résultats connus par tout El'Tassar n'étaient plus dus au hasard ou à la chance.
« Enfin, vous savez à quel point j'ai foi en vous... Mais tout de même, là, ça fait beaucoup. Votre robot, le Larantyn, la Pontesse...
- A-Rès, Jon et Chloé. S'il te plaît.
- Ne vous moquez pas de moi, là, à faire dans le sentimental. Ca fait bien trop de nouveaux, je trouve...
- Je me rappelle, Nastasha disait la même chose de toi. Et mieux, tu disais la même chose des Gradés il y a quelques mois encore. Le résultat est plutôt probant.
- Ce n'est pas la même chose. Ces arrivées s'étaient faites en plusieurs années. On a eu le temps de s'adapter, de faire confiance, de mettre valeur et loyauté en péril. Là, depuis quelques jours, on a de nouvelles têtes que l'on n'a jamais vu à l'oeuvre qui participent à des réunions secrètes ou à des missions prioritaires.
- C'est la guerre, mon pauvre vieux.
- Et oui, justement ! Voyez chez qui vous recrutez ! Un presque-Roi dans un autre pays, déjà, je ne trouvais pas ça extraordinairement judicieux. Mais alors, un parent proche d'un de nos plus grands ennemis... Ca fait un peu beaucoup.
- Tout cela n'était qu'un concours de circonstances. Ne crois pas que j'ai fait exprès de choisir ces gens précisément. Je n'ai fait que sauter sur quelques opportunités. Et elles vont s'avérer judicieuses. Tu verras. »
Dans les couloirs qu'ils arpentaient passèrent à ce moment précis deux êtres humanoïdes, mais d'une taille ridiculement petite. Mesurant à peine un mètre, ils se déplaçaient pourtant à une vitesse plutôt importante, et sans s'adresser la parole, comme deux personnes pressées par le temps et ayant un but précis à atteindre au plus vite. A peine les avaient-ils aperçus qu'ils avaient déjà disparu, empruntant un couloir perpendiculaire menant vers les dépôts d'armes.
« Oh, et ces Nains ! Je crois que c'est le bouquet ! »
Le petit groupe, toujours dirigé par la même tête de proue, se dirigeait ostensiblement vers la sortie de la ville sans le moindre bruit. La foule aux réactions ahuries et apeurées présente lors de leur premier passage n'était alors plus aussi dense ; les commerçants avaient fini leur journée de travail, et les passants étaient pour la plupart rentrés chez eux. Seuls restaient quelques gardes ne semblant pas réellement se soucier de ces trois piétons à une époque de conflit généralise, et quelques couples flâneurs, bien trop occupés par leur partenaire pour remarquer la plaie toujours visible de l'elfe ou l'irritation de l'apparent leader.
L'épéiste n'arrivait pas à encore à intégrer dans son esprit la proximité d'un homme qu'il avait tant haï. Chacune de ses pensées à propos du tueur à la lance s'accompagnait d'un sentiment de dégoût et d'une volonté d'annihilation totale. Malgré tout homme de raison, il avait bien compris combien les circonstances étaient atténuantes pour son compagnon. Ainsi, au lieu d'exprimer à nouveau sa rage ou de s'emporter vers des actes qu'il savait infiniment regrettables, il décida plutôt sagement de laisser agir le temps pour calmer le jeu. Les journées passées ensemble allaient probablement être encore nombreuses, et son expérience de recteur de troupe lui permit d'opter pour la voie la plus réfléchie.
Il ne put néanmoins pas s'exprimer librement sur sa conduite ou sur la voie à suivre tant son esprit avait du mal à se mettre au clair. Les deux autres aventuriers le suivaient en fait par simple habitude, ne pouvant pas non plus décemment prendre la tête des opérations. Shaïna n'en était pas apte, simplement par son inexpérience ; elle n'avait jamais dirigé personne et se voyait mal donner des ordres à deux vieux briscards ayant déjà participé activement à la fin d'une guerre enseignée dans les livres. Yuan, lui, avait peut-être l'envergure pour cela, mais en aucun cas la volonté. Son désir était, en accord tacite avec son tourmenté confrère, de se faire oublier pour quelques temps.
Sans espérer particulièrement de réponse, l'Elfe fit son devoir de fille curieuse en allant chercher quelques indices sur la destination à suivre. Contre toute attente, le potentiel interrogé la devança en lui fournissant diverses informations, ce sans maugréer d'une quelconque façon à la vue de sa petite protégée qui s'avançait vers lui - ce qui l'étonna d'ailleurs au plus au point.
« Nous avons tous besoin de repos. Visiblement, nous ne pouvons pas tellement dormir aux frais de la princesse. J'ai donc décidé d'aller chez ton frère. »
Sans aller jusqu'à sauter de joie, l'intéressée éprouva un véritable apaisement dans l'idée de revoir enfin le dernier membre de sa famille. Elle qui suivait tous ses conseils à la lettre s'était retrouvée assez perdue quand la fameuse mission de l'Arbre lui avait été confiée. Si les deux camarades qu'elle avait trouvé en route s'étaient avérés plutôt sympathiques et avenants envers elle, le désir de retrouver la quiétude de son indigent foyer était toujours resté bien ancré dans ses pensées.
« Oh, merci ! Mais tu n'avais pas dit que tu ne voulais en aucun cas le revoir, ou quelque chose comme ça?
- C'est possible. Bon, en même temps, je n'ai pas à tenir compte d'hypothétiques désirs personnels. Il faut que je pense au groupe, avant tout, et j'ai l'impression que tes égouts forment la retraite la plus sûre que nous ayons. »
La joie de Shaïna eut une répercussion positive sur le moral de Yosh. Si l'exposé des faits et possibilités du groupe à ce moment de l'aventure apparaissait clair et méthodique, il est vrai que le choix effectué ici dépendait beaucoup de la réaction de l'elfe. Son bonheur rejaillissait suffisamment pour aplanir un minimum les terribles tensions toujours perceptibles.
« Oh oui, ne t'inquiète pas, nous serons forcément bien reçus ! Et puis, je connais tout le monde, tout le monde m'aime bien, ça va être sympa ! Je vous présenterai !
- Calme-toi un peu. N'oublie pas que ce dont nous avons besoin en ce moment, c'est du repos. Pas de machins de courtoisie ou quoi que ce soit dans le style. Notre mission n'est pas complète. Et malgré l'absence de nos référents, je compte bien la mener à son terme.
- Ah mais moi aussi. Si j'ai accepté, c'est quand même en majeure partie pour savoir ce qu'il se passe derrière cette gigantesque barrière. Très probablement, un grand arbre ; je ne vais pas contredire cette pauvre méduse. Tout de même, j'aimerais bien le voir de mes propres yeux. Ca doit être impressionnant. »
L'entrain proposé ici faisait plaisir à voir. Il est vrai que le côté extraordinaire de la quête vécue jusqu'à maintenant avait été parfois bien occulté par des préoccupations plutôt terre-à-terre. Les grands yeux émerveillés de la jeune fille ramenaient tout le groupe dans une atmosphère magique, de celles que l'on ne retrouve que dans les contes pour enfants, voire parfois dans les livres d'histoire. En effet, les dernières mentions de l'Arbre dataient d'il y a si longtemps qu'elles provenaient en fait des Héros, témoins de sa naissance et de sa disparition.
De fait, les Héros ne semblaient plus si éloignés et n'appartenir qu'aux livres d'histoire. Leur vie, leur action ou leur descendance avaient eu une influence directe sur le groupe des trois aventuriers, les faisant entrer de plain-pied dans un monde de féérie et d'imaginaire. La banalité du quotidien leur semblait alors bien loin, et les vicissitudes de la vie active ne pouvaient plus les atteindre. C'est ce que se disait réellement Shaïna en s'imaginant les yeux écarquillés devant le frêne porteur de vie.
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Maitre-Misha
Posté le
4 février 2011 à 22:03:31
« Oh, je t'en prie ! En plus de faire dans la peur de la nouveauté, tu ne vas pas rentrer dans le rejet de base... Ce n'est pas vraiment l'état d'esprit devant régner ici. »
Il est vrai qu'un certain cosmopolitisme semblait parfois tenir lieu de règle chez les Résistants. Chaque race et chaque peuple se côtoyait sans que cela ne gêna qui que ce soit. Elfes, Humains et Demi-Elfes travaillaient main dans la main avec une cohésion sans égal ; la plupart des villes d'El Tassar étaient également représentées dans les rangs de cette organisation, sans même que la question soit posée qu'une quelconque façon, les origines de certains n'étant même pas connues.
« Enfin, je trouve tout de même ça formidable que les seuls et uniques représentants d'une race entière de notre monde se retrouvent dans nos locaux ! »
Le phénomène du nanisme avait été étudié depuis de nombreux siècles, sans que des réponses claires ne puissent être formulées. Vivant bien plus vieux que n'importe quel Humain, mais moins que les Elfes les plus chanceux, ils étaient toujours au nombre de deux, quelque soit leur sort, funeste ou non. Quand l'un mourrait, un autre apparaissait, déjà adulte, formé dans tous les domaines dans lesquels il pouvait l'autre, mais sans aucun souvenir. Il menait alors une toute nouvelle vie, bien que ses aptitudes naturelles le poussaient le plus logiquement du monde vers l'artisanat.
La recherche du Nain remplaçant son défunt prédécesseur donnait d'ailleurs lieu à une bien curieuse tradition. La rareté de l'évènement était telle qu'une trêve était immédiatement prononcée si un conflit se déroulait alors. On fouillait ainsi les forêts, lieu où la plupart des nouveaux Nains étaient apparus jusqu'alors, puis toutes les habitations où l'un de ces êtres vécut et où parfois le nouveau vivait depuis plusieurs jours déjà sans s'apercevoir d'un quelconque bouleversement.
Ces folkloriques recherches ainsi que ces inexplicables évènements ne pouvaient expliquer à eux seuls l'intérêt énorme autour de l'existence des Nains. Leur talent inné et incroyable dans le domaine de la fabrication où de l'amélioration de l'armement suscita bien vite des velléités chez les militaires de tout bord. Dès lors, suivant sa personnalité, ils vendaient leur talent au plus offrant, ou à la cause qui leur semblait la plus juste. Parfois même ne souhaitaient-ils pas se prononcer en faveur d'un camp ou de l'autre, formant une force indépendante, ce que n'acceptaient que difficilement les dirigeants obtus et bornés.
C'est ce qu'il se passa lors des guerres entre Larantys et El'Tassar. Quand l'argent n'était plus suffisant pour convaincre ces extraordinaires artisans, la force était utilisée. Dans ce domaine, les gardes pontificales successives d'El Tassar étaient redoutablement efficaces. Se jouant de toutes les défenses magiques ou explosives mises en place, ils arrivaient très souvent à capturer leur cible afin qu'elle travaille pour leur pays. L'un de ceux-ci, particulièrement athlétique, fut même envoyé en personne au front pour sa capacité naturelle à encaisser n'importe quel choc. Il fut bien évidemment tué, comme l'on pouvait s'en douter. Les recherches de son successeur furent bien sûr on ne peut plus rapides et âpres entre les deux camps.
Les deux Nains vivant lors de la Résistance étaient des rescapés. Ils avaient le même âge, leurs prédécesseurs étant morts en même temps, l'un lors d'une expérience larantyne, l'autre lors de manœuvres tassariennes. Leur découverte fut faite dans la forêt de Gaoracchia, vestige survivant d'un passé parfois oublié. C'était d'ailleurs l'une des dernières forêts du monde, tant le besoin de terres avait accru les besoins de déforestation ; l'immense prestige historique du lieu ainsi que la présence de monstres peu commodes expliquait aisément pourquoi le lieu ne fut jamais réellement anthropisé. Néanmoins, il restait sous contrôle, en l'occurrence tassarien. Bien que les agents larantyns reçurent les informations le plus vite possible et prirent les dispositions nécessaires, les Pontes furent à nouveau les plus rapides. Les ordres qu'ils avaient reçus étaient encore plus stricts que pour les précédentes expéditions : au lieu de leur faire de simples propositions, même indécentes, il leur fallait cette fois-ci simplement enlever leur cible pour la ramener en lieu sûr, dans une annexe du château meltokiote.
Ayant pris connaissance de ces faits, et augurant de grands desseins pour ces petites personnes, Seigen décida, dès qu'il eût assez de pouvoir en ses locaux pour le faire, de les capturer à son tour. Arrivé en compagnie de Nastasha et de feue Reginleif, grande guérisseuse des Résistants, exécutée quelques mois plus tard par la répression tassarienne. Quelle ne fut pas la surprise de l'aîné Aegis quand il arriva, sans plus de plan de combat qu'à son habitude de jeunesse, devant les geôles recherchées ! Les deux Nains avaient décidé de leur propre chef et avec l'ingéniosité caractérisant leur race de s'évader d'eux-même en fabriquant un explosif de fortune. N'ayant pas d'habitation propre et devant à tout prix se montrer discrets, ils ne montrèrent pas d'objection à suivre ces trois curieux personnages soi-disant venus les récupérer.
L'un était brun et l'autre roux. L'un paraissait musclé et apte à l'effort, impression renforcée par les tatouages de prisonnier qu'il exhibait sans fausse honte. L'autre était plus trapu, un peu plus bedonnant ; ses lunettes accentuaient un côté plus casanier que pour son compère. Mais ils avaient une caractéristique physique commune, et quelle caractéristique : une barbe formidable, longue, foisonnante, majestueuse. Le brun, le plus costaud, la laissait pousser sans recherche, en une immense touffe dans laquelle on aurait probablement pu se perdre. L'autre, le roux, en avait fait une sorte de tresse qu'il liait grâce à un magnifique anneau d'or qui luisait, comme toujours poli.
Phénomène extrêmement rare chez des êtres aussi asociaux, et très probablement explicable par leur incarcération commune, ils avaient réussi à se lier d'amitié. Amitié solide et sincère, certes ; amitié naine, toutefois. Ils ne s'adressaient que peu la parole, ne s'amusaient pas souvent ensemble, se côtoyaient prioritairement pour leur travail. Ce qui faisait tout de même une bonne dizaine d'heures par jour, tant le domaine de l'armement était pour eux plus qu'une spécialité, mais une véritable passion. Ils travaillaient ainsi main dans la main, mais dans l'ombre, deux pièces leur étant spécialement allouées : un atelier plein d'outils et de mécanismes artisanaux mais ô combien efficaces, et une réserve-débarras où s'entassaient des objets merveilleux autant que de la ferraille inutile pour le commun des mortels.
Comme pour la plupart de leurs collègues, les premières années passées dans les égouts furent consacrées à la survie. Ainsi, les machines inventées, réparées ou fabriquées à la chaîne étaient aux débuts surtout défensives. Les tourelles aux entrées, les pièges en place ou les dispositifs de sécurité étaient pour la plupart de leur fait, et aucun Résistant n'avait à s'en plaindre. Néanmoins, depuis quelques semaines, voire quelques mois, le grand chef des lieux leur exposa des requêtes plus spéciales, plus inventives, ce qui ne déplut d'ailleurs à aucun des deux confrères. C'est dans cette optique que fut créé l'impressionnant A-Rès, grâce aux plans récupérés de la fabrication d'Haldon plusieurs années auparavant. Bien d'autres machines furent soumises à l'oeil tantôt intéressé, tantôt distrait de leur général. Les dégâts parfois occasionnés par leur irrémédiable mais relative maladresse dans le domaine des explosifs étaient donc parfaitement compensés par l'aide qu'ils pouvaient fournir.
« Tu ferais nettement mieux de montrer un peu de respect, mon gros. Sans eux, tu serais très probablement déjà mort. Je ne te parle même pas de toutes les défenses, en grande partie obsolètes avant qu'ils n'y ajoutent leur grain de sel. Je te parle d'un péril plus concret encore. Vois-tu, à leur arrivée, des charpentes entières étaient détériorées, sans même que l'on puisse y faire attention. Quant aux autres, en meilleur état, rien ne nous disait qu'elles n'auraient pas pu elles aussi nous tomber dessus. C'est leur extraordinaire vision des choses mécaniques qui nous a permis d'éviter le pire.
- Ah, mais c'est pour ça qu'il y a eu autant de travaux après leur arrivée !
- Hé oui. Rends-toi bien compte que si je n'étais pas allé les récupérer, tu serais peut-être en ce moment même en train d'agoniser sous une poutrelle. Et ça ne gênerait personne, gros boulet, tiens-le toi pour dit. »
Tandis qu'ils venaient de finir d'en parler, l'un des deux Nains - le brun - vint à la rencontre de son chef. Comme pour montrer son amour des longues conversations, et selon une habitude prise dès leur arrivée, il lui remit une missive sans un mot et repartit presqu'en courant de ses petites jambes, n'éprouvant pas le besoin et encore moins l'envie d'expliquer les causes et raisons de sa venue. Voulant montrer qu'il ne se défiait en aucun cas de son plus proche lieutenant, Seigen lut à voix haute et intelligible les quelques mots composant la lettre qui lui était adressée.
« Travail terminé. Pouvez prendre livraison à l'atelier.
- Et bien. Toujours aussi laconiques, ceux-là. De quoi parlent-ils? »
Un sourire éclaira tout le visage du chef des Résistants. Plus encore que la joie d'une bonne nouvelle, on pouvait sentir en lui un intense soulagement. Pour sûr, il attendait un message de ce genre depuis un long moment, et il l'avait lu comme on déguste un plat d'exception : sans comprendre réellement tout d'abord, puis en savourant copieusement le bonheur procuré.
« Ca, mon grand, c'est une surprise ! »
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Tettelle_Kratos
Posté le
9 février 2011 à 12:19:57
Mais dis donc, il est p'tetre temps que je le lâche mon commentaire. --" à c'te mémoire de poisson rouge j'vous jure...
Alors, que dire... Un chapitre à nouveau très intéressant, ton style est toujours travaillé et le lexique riche. ^^
Je n'ai pas relevé d'autres fautes d'orthographe... (Depuis ma petite relecture de l'autre coup, m'enfin bref, là n'est pas la question. xD)
Alors, en ce qui concerne les Nains... Chapeau !
Cette histoire d'apparition d'un nouveau à la mort de son prédécesseur et tout le toutim... Wouaouw ! C'est le cas de le dire, j'ai adoré !
Tout bonnement énorme ! ^^
Sur le moment j'étais un peu comme les poissons hors de l'eau, la bouche bée et les yeux écarquillés.
Sérieusement, c'est super comme façon de présenter le truc ! X)
Je me demande ce qu'est la surprise que Seigen réserve à ce cher Kyle...
Peut-être de nouveaux A-Rès ?
Du côté de Shaïna, Yosh et Yuan, ça suit son cours... Tout le monde se remet lentement mais sûrement de ses émotions. ^^
Courage Yosh, tu finiras par accepter ! x)
J'espère qu'on en saura bientôt plus sur le jeune Wilder. (*ne démordra pas de sa curiosité*)
Ma foi, mon titi, bonne continuation à toi !
à ta disposition si tu veux que je précise un bout de mon commentaire. ^^
Encore bravo et merci pour ce chapitre !
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Maitre-Misha
Posté le
11 février 2011 à 21:37:22
Je suis bien content. Parce que finalement, à part les éléments déjà présents dans le jeu, je n'avais pas introduit de réel élément fantastique (à part peut-être la méduse, et encore). Donc là, avec ces Nains qui apparaissent comme par magie, je me demandais comment ça allait être pris. Visiblement, pas trop mal =)
Alors, petit indice, déjà. Nous aurons des robots supplémentaires, après l'A-Rès (mais malheureusement, je pense que les jeux de mots ne seront plus de mise). Et concernant Harkus, par contre, on n'en saura pas plus avant un petit moment, désolé ^^
Et au final, deux références se sont cachées dans les nouveaux noms propres de ce chapitre. Saurez-vous les trouver? Rien de compliqué, pour une fois, elles sont cachées mais explicites =D
Merci mon Estelle adorée
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Tettelle_Kratos
Posté le
11 février 2011 à 22:11:05
Déjà il y a A-rès.
Pour Arès, ou Mars, dieu de la guerre chez les Grecs. ^^
Après... L'autre je trouve pas pour l'instant.
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Maitre-Misha
Posté le
11 février 2011 à 22:21:04
Celui-là, on le connaît depuis un moment =)
Il y a celui du titre, déjà. Et la guérisseuse résistante. Un simple tour sur Wikipedia suffira amplement.