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Sujet : « The Secrets Of The Worlds 2 »

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Les 10 derniers messages sur ce sujet :

  • Liquid59 Voir le profil de Liquid59
  • Posté le 1er novembre 2009 à 23:40:41 Avertir un administrateur
  • Petit up pour informer que la suite sera postée demain, avec un chapitre de transition avant celui qui lancera le morceau final de l'histoire :o))
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  • Liquid59 Voir le profil de Liquid59
  • Posté le 3 novembre 2009 à 00:32:10 Avertir un administrateur
  • Chapitre 60 : L’insupportable contrecoup



    De nombreuses heures s’étaient écoulées depuis la destruction de l’Atlantide par Rafael. Tous les blessés ont été transportés, soit à l’hôpital de la cité de Ranaya, soit à celui de la cité d’Alcabia. C’était dans celui-ci que les ennemis de celui qui était désormais le Soldat Ultime avaient été transportés. Il était presque minuit, lorsque Colleen se réveilla dans un lit d’hôpital, entourée par deux infirmières.

    « Ou suis-je ? demanda-t-elle.
    - A l’hôpital d’Alcabia, répondit une infirmière. Vous étiez dans un état plutôt critique lorsque vous avez été transportée jusqu’ici avec vos compagnons. »

    La jeune femme se souvint très vite de tout : après avoir vu Neyu se suicider en se jetant dans les flammes, Rafael avait appris de la bouche d’Angelo que sa mort était proche. Ce qui provoqué une rage immense chez le frère adoptif de Jack, qui à alors déchaîné sa colère sur l’Atlantide, faisant disparaître dans les flammes le symbole de son rêve brisé.

    « Comment vous sentez-vous ?
    - Bien… Comme si… je n’avais pas été blessée…
    - C’est normal. Vous avez perdu beaucoup de sang, alors nous avons du vous en transfuser. Ensuite, nous avons pu faire appel à un mage blanc pour guérir votre plaie. Comme vous étiez épuisée mentalement, vous ne vous êtes pas réveillée avant cet instant.
    - Comment vont… mes compagnons ?
    - Vos compagnons étaient tous dans un état relativement critique. Si les secours étaient arrivés quelques minutes plus tard, je ne sais pas si nous aurions pu faire quelque chose pour vous sauver.
    - Comment… vont-ils ? demanda-t-elle inquiète.
    - Nous avons pu soigner leurs blessures. Ils se reposent.
    - Je peux sortir de ma chambre pour aller les voir ?
    - Vous y êtes autorisée, vous êtes même autorisée à quitter l’hôpital sur le champ si tel est votre souhait. Vous êtes complètement rétablie, mais je vous conseillerai de vous reposer.
    - Entendu. Merci de m’avoir soignée.
    - Des vêtements vous appartenant se trouvent dans la salle de bain. Le vaisseau de vos compagnons étant sur notre toit, l’une de vos alliées a pu vous apporter des habits de rechange. Ceux que vous portiez sont couverts de sang.
    - Très bien… Merci à vous. »

    Colleen quitta son lit, recouverte d’une blouse, et alla dans la salle de bain pour se changer. Une minute après, elle en ressortit vêtue d’un haut bleu marine et d’un jean de même couleur, serré autour de la taille par une ceinture. Elle quitta ensuite sa chambre, et marcha lentement dans le couloir de l’hôpital, ou elle finit par retrouver Peter. La jeune femme se précipita vers lui, soulagée de le revoir en vie.

    « Hé… Vous avez l’air d’aller bien…
    - Oui… Encore une fois, je survis…
    - Vous êtes allé voir Jack ? »

    Peter hésita un court moment, avant de lui répondre :

    « Je le souhaitais… Mais il est actuellement interrogé par les forces armées.
    - Non… A propos de…
    - Oui… Ils veulent en savoir plus a propos de sa modification. Et personne n’a le droit d’assister à l’interrogatoire. »

    Furieuse de savoir Jack actuellement aux mains des forces armées, Colleen frappa du poing contre le mur situé auprès d’elle, en poussant un terrible hurlement de rage, qui pouvait s’entendre dans tout le service.

    « Colleen… Calme-toi, ça va s’arranger.
    - Rien ne va s’arranger, Peter… »

    Colleen craqua soudain, et se mit à pleurer à chaudes larmes. Surpris de la réaction de l’élève de sa défunte épouse, Peter s’approcha d’elle, et lui demanda pourquoi elle éprouvait soudain un tel chagrin. Tout en pleurant, la jeune femme lui raconta tout ce qui s’est passé alors qu’il était inconscient :

    « Rafael a poussé Neyu à mourir… Mais Angelo… lui a révélé qu’il était atteint d’un virus mortel…
    - Un virus ?
    - Rafael est condamné à mort… Cette sale catin l’a condamné… à mourir…, murmura-t-elle tremblante de colère. Elle lui a transmis un virus… qui se déclenchera à n’importe quel instant après sa mort. »

    Sous le choc, Peter resta silencieux quelques secondes, avant de répliquer presque cyniquement :

    « Elle s’était assurée une sécurité…
    - Mais, en apprenant la nouvelle… Rafael s’est déchaîné… Et a mis le feu à toute l’Atlantide…
    - Quoi ? » s’exclama une voix à proximité.

    C’était la voix de Ridley, qui était avec Peter avant d’aller prendre des nouvelles de Malcolm. Devant l’état d’émotion intense de sa camarade, elle se précipita auprès d’elle pour la prendre dans ses bras. Colleen se sentait complètement perdue : elle, qui a toujours considéré Rafael comme un monstre qui a massacré des milliers de gens et un assassin sans scrupules qui a tué son frère et sa sœur de cœur, se mit soudain à éprouver de la peine et de la compassion pour lui. Peter, lui, ne trouva pas de mots pour exprimer le choc qu’il ressentait, en apprenant au sujet du virus qui tuera un jour Rafael, et la nouvelle tuerie dont il était l’auteur.

    « Tout ce qu’il voulait, c’était se libérer de ses propres maux… Il ne voulait plus être une arme bonne à jeter… Il ne voulait plus subir la lâcheté des hommes…
    - Colleen…
    - Et maintenant, Jack qui doit subir un interrogatoire sans nous… Ce n’est pas juste… ce n’est pas juste tout ce qui arrive… toutes ces morts causées par Rafael… ce qui est arrivé à Jack…
    - Rafael est responsable de ses actes, Colleen, poursuivit Peter. Il est devenu l’incarnation de la guerre, la guerre et le sang personnifiés, ceci bien avant qu’il ne se métamorphose et qu’il ne décide de se dresser contre Neyu. Mais tu as raison : sans elle, sans Cid, et sans la lâcheté et la faiblesse de ceux qui ont brisé ses rêves en tuant sa famille et ses amis lorsqu’il était enfant, ainsi que ses rêves de soldat en le faisant disparaitre, jamais il ne serait devenu cet être sans pitié qu’il est devenu aujourd’hui. Et ce monde ne serait pas en morceaux…
    - Ce n’est pas juste… Ce n’est pas juste…
    - Allez… Pleure si ça te fait du bien… » conclut Ridley.

    Colleen laissa éclater toute sa peine et toute son émotion dans les bras de sa camarade. Devant la tristesse de la jeune princesse, Peter se tourna vers la fenêtre de l’hôpital, et s’avança vers elle. Songeur, il scrutait la cité Alcabienne. Il pensa que tout était lié dans ce qui a entraîné la folie meurtrière de Rafael : la naissance de la religion Némésis, le massacre du village des Atlantes, les manipulations du doyen Sparks et du Président Wedge, la mort de sa mère adoptive, ainsi que la mainmise qu’avaient exercée Neyu et Angelo sur lui.

    « D’une certaine façon, moi aussi j’ai une part de responsabilité dans tout ce qui est arrivé… » pensa tristement Peter.


    Au même instant, dans une chambre située à l’autre bout de l’hôpital, se réveillait Angelo. En rouvrant les yeux, le prince des Atlantes eut la surprise de se retrouver dans une chambre d’hôpital, et distingua à ses côtés une infirmière qui lui prodiguait des soins. Il lui demanda donc ou il se trouvait, ce à quoi la jeune femme lui répondit :

    « A l’hôpital… Vous l’avez échappé belle, monsieur Helmsley. Les secours sont arrivés à temps pour vous soigner. Vous avez perdu pas mal de sang, mais moins que l’une de vos camarades.
    - Je suis… en vie ? l’interrogea-t-il surpris.
    - Nous vous avons transfusé du sang, puis un magicien blanc a guéri votre plaie.
    - Je vois…, murmura Angelo, comprenant la méprise des secours Ranayens et Alcabiens.
    - Un membre des forces armées se tient devant la porte de votre chambre… Il souhaite vous interroger.
    - Très bien… faites-le entrer. Et mettez-moi la télévision, sinon je vais m’ennuyer.
    - Il n y a pas grand-chose ce soir… Mais enfin, si ça peut vous distraire. Ca parle surtout de ce qui s’est passé…
    - Je regarderai moi-même durant mon interrogatoire, la coupa-t-il. Merci.
    - Dans ce cas… je vous laisse. A plus tard. Au fait… Nous avons voulu contacter vos alliés pour vous trouver des habits de rechange, mais…
    - Mais ? la coupa Angelo inquiet.
    - Le militaire qui va venir vous voir nous a dit que c’était inutile, car vous n’en aviez apporté aucun sur le vaisseau. Vous n’en avez pas eu le temps, d’après lui. Alors, on vous en a mis dans la salle de bain. Nous n’en avons donc pas parlé avec vos équipiers.
    - Merci de votre gentillesse…, lui dit Angelo avec soulagement.
    - A plus tard… »

    L’infirmière alluma la télévision. Toutes les chaînes d’Alcabia diffusaient un flash d’informations continu. Lorsqu’elle quitta la pièce, un membre des forces armées rentra, vêtu d’un uniforme et d’une casquette militaires. Au vu de l’expression de son visage, il réalisa très vite qu’il n’était pas au courant de sa véritable identité. Alors que cet homme le salua, des images de l’Atlantide encore en flammes passèrent à la télévision. Angelo reconnut, avec effroi, la contrée sur laquelle il a toujours voulu régner se faire dévorer par les flammes.

    « Pourquoi…
    - Eh… Vous n’étiez pas au courant, Helmsley ? Vous avez pourtant du combattre Rafael Torres sur l’Atlantide ?
    - Euh… Oui…, mentit Angelo.
    - Pour une raison ou une autre, il a pété un plomb, et a foutu le feu à cette île… D’ailleurs, elle est apparue comme ça d’un seul coup. Vous en savez plus à ce sujet ? »

    Angelo réalisa avec horreur que c’était lui qui avait déclenché la fureur de Rafael, en lui révélant tout au sujet du virus qui lui avait été transmis par sa mère. La présentatrice du journal d’informations confirma les propos du soldat, présentant Rafael avec une photo de lui comme étant le responsable d’une tuerie qu’il avait provoquée en incendiant à lui tout seul une île gigantesque, après la réapparition subite de cette même île sur les Océans de Thera. Elle affirma également que toutes les forces armées de la planète étaient à la poursuite de Rafael, et l’abattraient des qu’il sera repéré.

    « Combien de victimes ? murmura-t-il tremblant d’effroi.
    - Des centaines… Il y a tellement de blessés qu’on a du les répartir entre les hôpitaux de Ranaya et d’Alcabia… Vous êtes à l’hôpital d’Alcabia.
    - Excusez-moi… Je ne me sens pas bien. »

    Angelo se précipita aux toilettes de sa chambre, et, sous le choc de la vision d’horreur qu’il venait de voir, se mit à vomir. Il ne supportait pas qu’un autre que lui ait pu acquérir le même pouvoir que son défunt père, mais il acceptait encore moins le fait d’avoir provoqué la fureur de Rafael, qui a causé la mort d’une grande partie du peuple dont il souhaitait devenir le souverain.

    « T’avais pas le droit… T’avais pas le droit de faire ça, tu entends ? » murmura-t-il.

    Après s’être lavé la figure et rincé la bouche, il sortit des toilettes, rejoignant dans sa chambre le soldat souhaitant l’interroger.

    « Ca va ? Vous êtes tout pâle… »

    Angelo constatait que ce soldat portait une épée. Sans que celui-ci ne s’en rende compte, il se déplaça rapidement derrière lui, plaça son bras droit autour de son cou, puis l’étrangla sans sourciller. Le Prince des Atlantes décida, en plus de se procurer son épée, de s’emparer des habits de ce militaire pour pouvoir s’échapper incognito de l’hôpital, avant que sa véritable identité ne soit découverte.


    Pendant ce temps la, Colleen avait retrouvé son calme, après avoir laissé éclater toute sa tristesse. Malcolm venait juste de les rejoindre. Le prince Snakayas peinait à contenir sa colère en apprenant ce que Rafael avait fait aux habitants de l‘Atlantide.

    « Il ne mérite pas que l’on puisse avoir de la peine pour lui… Ce type n’est rien d’autre qu’un malade… »

    Soudain, un membre des forces armées en uniforme vint se présenter devant l’équipe de Peter, affirmant que l’interrogatoire de Jack était terminé. Il leur demanda de confirmer la version des faits par le jeune guerrier. Après leur avoir expliqué ce que Jack avait raconté à ses collègues, tous confirmèrent les moindres détails qui leur avaient été donnés.

    « Jack ne vous a pas menti…, répliqua sèchement Colleen. Tout s’est passé exactement comme il vous l’a expliqué.
    - Merde… Dans ce cas, on a fait une énorme connerie.
    - Laquelle ? Celle d’être allé emmerder un innocent ? s’énerva Colleen.
    - Colleen…, grommela Peter.
    - Irvine, enfin Angelo… a été secouru et se trouve dans cet hôpital. Il doit être guéri, lui aussi.
    - Quoi ? s’exclama Ridley
    - On ignorait qui il était… Alors, on l’a tiré de là.
    - Dans quelle chambre il se trouve ? s’énerva Peter.
    - Chambre cent cinquante, au bout de l’hôpital.
    - Colleen, tu vas voir Jack, nous on s’occupe d’Angelo une bonne fois pour toutes ! lui ordonna Peter.
    - D’accord.
    - Ridley, Malcolm, faites le tour de l’hôpital pour voir s’il n’essaye pas de filer. Moi, je file dans sa chambre.
    - Je préviens le soldat qui est allé l’interroger. »

    Peter fonça dans la chambre du Prince Atlante, mais il n’y trouva que le cadavre du soldat qui devait l’interroger. Après avoir constaté le décès de ce militaire, il quitta précipitamment la chambre. Tout comme Ridley et Malcolm, il se mit à traquer Angelo dans l’hôpital, alors que Colleen partit rendre visite à son compagnon. Mais sans qu’elle ne s’en rende compte, son ennemi, déguisé en militaire, passa tranquillement derrière elle, et emprunta l’ascenseur lui permettant de quitter l’hôpital sans avoir le moindre souci.


    La jeune femme entra dans sa chambre. Elle y trouva Jack assis sur son lit, l’air complètement prostré. Il regarda Colleen quelques instants avant de se détourner d’elle. Cette dernière put lire une grande détresse dans le regard de celui qu’elle aimait, ce qui la peinait profondément. Elle essaya de lui prendre la main, mais Jack refusa.

    « Comment te sens-tu ?
    - Ca y’est… On me traite comme un criminel… comme un monstre. » murmura-t-il.

    Colleen se sentait complètement démunie devant la tristesse de son compagnon. Elle, qui avait craqué quelques minutes auparavant, ne sut trouver les mots pour le réconforter.

    « Rafael et moi sommes pareils. Cette fois, c’est évident…
    - Non Jack.
    - Je suis peut être resté le même mentalement… Mais maintenant, à leurs yeux, je ne suis plus le même. Je suis devenu une bête, un cas à étudier… Ils voulaient savoir pour quelles raisons je me suis… transformé.
    - Jack…
    - Tu aurais du entendre le ton sur lequel ils m’interrogeaient… Comme si j’avais été complice de ce que mon frère a fait, chuchota-t-il avec dépit.
    - Jack… Je voulais te dire… Angelo est vivant. Ils l’ont amené ici pour se faire soigner, sans savoir qui il était. Malcolm, Ridley et ton père…
    - Je n’ai pas de père…
    - Qu’est ce que tu racontes ? Peter est ton père…
    - Tais-toi… »
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  • Liquid59 Voir le profil de Liquid59
  • Posté le 3 novembre 2009 à 00:36:20 Avertir un administrateur
  • Colleen se montra peinée par le ton presque méprisant qu’employait Jack.

    « Jack… Je veux t’aider. Ne me rejette pas…
    - Va-t-en… C’est un problème que je dois régler seul.
    - Que veux-tu dire ?
    - C’est entre moi et mon frère… Je dois régler ça… seul. Tire-toi… »

    Jack se releva de son lit, marcha en boitillant légèrement, puis perdit l’équilibre, mais Colleen le rattrapa.

    « Laisse-moi… Je t’en prie.
    - Tu ne peux pas te battre tout seul…
    - Mon frère va mourir… Moi, je suis devenu officiellement une arme de guerre… Ce que j’ai toujours été… Un être inhumain… Une marionnette bonne à jeter aux ordures. Tout comme Rafael…
    - Non Jack… Ce n’est pas vrai… Rafael… Plus aucune lumière ne brillera sur lui…, murmura Colleen très attristée. Il va mourir seul, sans personne avec lui. Ses rêves disparaîtront avec lui… Sa vie est finie… Alors que la tienne…
    - Moi…
    - Tu as des amis… tu as retrouvé une famille… et moi…
    - Je n’ai personne !!! » s’écria Jack.

    Le jeune guerrier agrippa violemment les épaules de sa compagne, avant de tomber à genoux sur le sol, et de déclarer d’une expression pleine de désespoir et de souffrance :

    « Je n’ai plus rien…
    - Non…
    - J’ai toujours été seul… toujours… »

    Ne pouvant retenir ses larmes devant la détresse immense de son petit-ami, Colleen le serra très fort contre elle. Jack ne supportait pas les conséquences de sa modification, et n’acceptait pas le fait d’être traité comme un monstre à cause d’une chose qu’il n’a jamais désirée. Sa modification lui avait fait réaliser les raisons de la haine de son frère envers l’humanité, et même s’il ne pardonnera jamais ses actions, lui aussi était attristé par le traitement qu’a subi Rafael, qui avait été traité toute sa vie comme une marionnette. Jack, pour la première fois depuis des années, laissa parler sa peine et sa colère en s’effondrant en larmes dans les bras de celle qu’il aimait.

    « Tu n’es pas seul… Je suis là… Je suis amoureuse de toi, Jack. Je t’aime, tu comprends ce que ça veut dire ?
    - Je m’en veux de t’entraîner là dedans… Tu as encore… failli mourir.
    - Ca, c’est moi qui décide. »

    Colleen sécha les larmes de Jack, et le releva. Tous deux décidèrent de quitter immédiatement l’hôpital et de retourner au vaisseau. La jeune femme continuait à réconforter son compagnon toujours en proie à un profond mal être. Mais avant de partir, elle pensa devoir informer Peter de l’état de détresse dans lequel se trouvait son fils.


    Après avoir cherché Angelo durant plusieurs minutes, sans succès, Peter, Ridley et Malcolm se retrouvèrent. Ils furent très vite rejoints par Colleen, qui leur demanda s’ils avaient réussi à mettre la main sur le Prince des Atlantes.

    « Non…, répondit Peter.
    - Il va donc falloir que l’on soit encore plus sur nos gardes avec Angelo et Rafael dans la nature…, répliqua Colleen.
    - J’espère pouvoir attraper ce fumier une bonne fois pour toutes et lui faire payer le mal qu’il a fait…, grommela le lieutenant Elitist. Et toi, tu as vu Jack ? Comment va-t-il ?
    - Mal…, répondit Colleen tristement.
    - Il ne supporte pas d’avoir été modifié…, comprit aussitôt Malcolm.
    - Il n’y a pas que ça. Ce que Neyu a fait à Rafael l’a affecté aussi. Il était complètement perdu… Il allait très mal il y a quelques instants, mais j’ai réussi à le consoler. Je dois lui montrer que sa modification ne change rien pour nous… En tous cas, pour moi. Le vaisseau se trouve sur le toit de l’hôpital, c’est ça ?
    - Oui, Luna l’a posé sur le toit de l’hôpital. Une chance qu’il soit assez grand pour lui, et qu’il puisse en même temps permettre aux hélicoptères d’atterrir.
    - Vous feriez bien de fouiller encore un peu les alentours de l’hôpital pour voir si Angelo n’est pas dans le coin. Même s’il doit déjà être loin… En tous cas, Jack et moi, on rentre au vaisseau. »

    Jack fit alors son apparition devant ses camarades. Il s’avança vers Colleen, sans adresser le moindre mot ni à ses compagnons, ni à son père. Plusieurs membres du personnel médical, infirmiers, médecins et aides soignants, fixaient le jeune guerrier d’un air craintif et surpris dés qu’ils le virent. Bien décidé à rentrer tout de suite au vaisseau, Jack marcha directement vers l’ascenseur, sans porter attention à ses camarades. Colleen se précipita vers lui. Son compagnon sentait le regard des autres sur lui, c’était la raison pour laquelle il souhaitait partir aussi vite. Mais très rapidement, il craqua, ne supportant pas que tout le personnel médical le regarde comme un phénomène de foire. Son regard s’emplit soudain de haine et de rage.

    « Vous n’avez rien de mieux à faire que me regarder ? »

    Jack se détourna de l‘ascenseur, lançant un regard noir au personnel soignant.

    « Vous croyez que c’est ce que j’ai voulu ? On ne m’a pas laissé le choix ! De toutes manières, c’est toujours comme ça… Les guerriers tels que moi et mon frère sommes obligés d’encaisser et nous faire manipuler, pendant qu’on crève à nous battre sur le terrain… Pendant qu’on subit le mépris et l’indifférence de ceux pour qui nous risquons nos vies…
    - Jack…, murmura tristement Malcolm.
    - Regardez-vous… Vous faites pitié avec vos regards. Je n’aurais pas subi cette transformation, vous auriez continué votre boulot sans sourciller. Vous me dégoûtez…
    - Arrête Jack… Rentrons au vaisseau tous les deux, d’accord ?
    - Désormais, je vais vivre ma vie selon mes propres volontés… Je n’écouterai plus les consignes de tel ou tel Président, ou autre gratte-papier qui organise des tueries causant des centaines de victimes… Ou qui envoie ses soldats se faire tuer pour de l’argent…
    - Jack, ça suffit…, grogna Peter.
    - Tiens, Papa qui la ramène maintenant…, se moqua presque Jack. Ne me parle surtout pas… En ce moment, je n’ai surtout pas envie de t’entendre me dire de me calmer ou me donner des ordres… Tout ce que je veux, c’est rentrer au vaisseau, loin de toute cette bande de tocards qui détourne l’œil dés qu’ils voient quelqu’un de différent…
    - Allez viens, Jack. Rentrons. » conclut Colleen.

    Les deux empruntèrent l’ascenseur afin de se rendre sur le toit, pour pouvoir enfin retourner au vaisseau. Tandis que l’équipe médicale reprit son travail, les trois équipiers de Jack s’assirent sur une chaise, touchés par la détresse de leur ami.

    « Il fallait s’y attendre…, dit Peter. Le contrecoup de la modification a été terrible.
    - Pourritures de Neyu et de Rafael…, grogna Malcolm. Si c’est cette folle qui l’a envoyé dans la machine, ce fils de pute a fait en sorte que Jack garde toute sa personnalité. Même si lui est condamné à mort, lui à condamné son frère à vivre toute sa vie avec ce changement…
    - Il va falloir qu’on aide ton fils à vivre avec ça…, déclara Ridley à Peter.
    - Je sais que Colleen et Jack sont très amoureux l’un de l’autre… Et il est loin de me faire totalement confiance… S’il y a bien une personne qui peut aider Jack à mieux supporter sa modification en ce moment, c’est bien elle.
    - Elle va y arriver…, continua Malcolm certain de ce qu’il avançait.
    - Il va bien falloir… Parce que Jack devra être au maximum de ses capacités des le lever du jour. Car nous allons devoir nous mettre à la recherche de Rafael.
    - Il ne s’est pas montré depuis plusieurs heures : aucune nouvelle aux informations…, répliqua Ridley.
    - C’est justement ça qui m’inquiète… J’ai bien peur que Rafael ait une idée bien précise en tête. Je ne le vois pas s’arrêter à la destruction de l’Atlantide, pas avec la colère qui le ronge.
    - Qu’est ce que tu veux dire ? lui demanda Malcolm.
    - Qu’a mon avis, Rafael prépare quelque chose de bien précis… Et j’ai bien peur que cela ne présage rien de bon… Mais pour l’instant, nous sommes condamnés à attendre d’avoir des informations via la télévision. Je vais demander à Luna de suivre ça de près, nous on va essayer de trouver Angelo, il n’a pas du aller bien loin. Si d’ici une heure, on ne l’a pas trouvé, on rentre au vaisseau nous reposer jusqu’à l’aube.
    - D’accord… » conclurent ensemble Ridley et Malcolm.


    Pendant ce temps là, dans ce qui sembla être une contrée déserte de Thera, Rafael errait seul dans la nuit noire. Le Guerrier Ultime marchait sans cesse depuis déjà de nombreuses minutes. Il semblait pensif. En fait, il ne cessait de ruminer l’instant où Angelo lui avait appris la vérité au sujet du virus qu’il portait en lui. A chaque minute, à chaque seconde, Rafael entendait le Prince des Atlantes lui dire qu’il était condamné à s’éteindre. A chaque minute, il revit l’instant où il pensait avoir enfin accompli son ultime objectif : se substituer à ses « recréateurs » et à l’humanité entière pour créer son propre monde. Il continua à avancer, puis, ne supportant plus d’entendre les voix d’Angelo et de Neyu, s’agenouilla au sol en tremblant de rage.

    « J’y étais arrivé… J’avais tout fait pour créer ce paradis dont nous rêvions, Mère…, murmura-t-il. Quel idéaliste naïf j’ai été… »

    Rafael marqua une courte pause, commençant à trembler d’angoisse en pensant à la simple idée de mourir. Puis, il continua :

    « Je n’ai toujours été qu’une arme que l’on prend et que l’on jette… Une ombre à peau humaine… Cela à toujours été comme ça… et maintenant, je vais m’éteindre. Alors que j’ai failli libérer ce monde de la lâcheté et de la faiblesse de l’humanité… »

    Rafael finit par se relever, et observa l’horizon quelques instants. Puis, il esquissa un sourire diabolique, empli à la fois de haine et de jouissance.

    « Heureusement, il me reste encore un moyen d’accomplir mon destin… Même si je dois en mourir… Ce monde mourra avec moi… Je saurais survivre jusqu’à ce que j’y parvienne… Mais si je dois m’éteindre, alors Thera s’éteindra aussi… »

    Tout à coup, des flashs d’hélicoptères furent braqués sur lui. Six aérodynes armés se trouvaient dans les cieux, aveuglant Rafael à l’aide de leurs projecteurs. Le Guerrier Ultime ferma les yeux, puis se mit à ricaner. Les véhicules armés ouvrirent le feu sur lui, mais il se téléporta dans le ciel, et les abattit l’un après l’autre en leur envoyant à chacun un petit rayon lumineux d’or. Alors que les hélicoptères commencèrent à s’écraser sur le sol, Rafael murmura :

    « Mourrez tranquillement… Bientôt, le reste de cette sale planète vous rejoindra. »


    Alors que leurs trois équipiers essayaient une dernière fois de retrouver le Prince des Atlantes, Jack et Colleen franchirent main dans la main la porte du vaisseau, et se dirigèrent droit vers les dortoirs. Ensemble, ils entrèrent dans la chambre du jeune guerrier. Ils s’assirent ensemble sur le lit, la jeune femme prenant tendrement la main de son petit ami. En présence de la jeune femme, Jack, touché par l’amour qu’elle lui démontrait, se sentait mieux, et n’avait pas cette insupportable impression d’être devenu un mutant.

    « Tu veux parler ?
    - Non, merci… J’ai déjà lâché ce que j’avais sur le cœur…, répondit Jack
    - Si tu as besoin de parler, n’hésite surtout pas. Je resterai avec toi durant tout le reste de la nuit.
    - Merci de ta présence. Ecoute, je vais prendre une douche, j’en ai besoin… J’en ai pour quelques minutes.
    - Aucun souci, je t’attends… »

    Jack enleva sa veste brune et son pull. Torse nu, il entra dans la douche, et ferma la porte.

    Le jeune guerrier sortit de la pièce une dizaine de minutes plus tard, vêtu de son seul pantalon. Colleen l’attendait patiemment, assise sur le lit. Il alla s’asseoir à côté d’elle. Les deux se regardèrent quelques instants, avant que la jeune femme ne commence à tendrement caresser la joue droite de son compagnon.

    « Je refuse que tu te considères comme un monstre… Jamais je ne te considèrerai ainsi… Ni moi, ni tes amis, ni Peter… Nous t’aimons, Jack. »

    Jack ne sut quoi dire devant la déclaration de Colleen.

    « Pour moi, tu resteras toujours Jack Reynolds, celui dont je suis tombé amoureuse : un guerrier fier, brave et courageux, doublé d’un type bourré de qualités qui pensait se protéger en jouant les mecs détestables…
    - Colleen…, murmura Jack visiblement touché par ce qu’il venait d’entendre.
    - Jack… Jamais je ne te laisserai te considérer comme un monstre… Je sais que ça ne sera pas facile, mais nous y arriverons. Je ferai tout pour t’aider à surmonter ça. Sache qu’en ce qui me concerne, jamais ta modification ne changera mes sentiments pour toi. Et c’est la même chose pour ton père et tes amis… Je te promets de ne jamais te laisser tomber, Jack Reynolds. Jamais…
    - Colleen…
    - Chut…, murmura la jeune femme émue, déposant son index et son majeur sur sa bouche pour le faire taire. Ne dis plus un mot… »

    Colleen se mit à embrasser son petit-ami avec passion. Tout en embrassant la jeune femme, Jack, bien qu’il ne l’exprimait pas, était profondément touché par sa déclaration. Les paroles pleines d’amour et de sincérité de la jeune princesse lui firent énormément de bien. Alors que leur baiser dura déjà depuis une bonne minute, Colleen coucha Jack sur le lit, tout en continuant à l’embrasser fougueusement. Elle s’arrêta quelques instants, échangeant avec le jeune guerrier un regard empli de tendresse et de complicité. Ce dernier l’embrassa à son tour. Tous deux mirent ensuite à profit les quelques heures d’intimité qui leur étaient accordées pour laisser s’exprimer librement tout l’amour qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre.



    A suivre…




    Sans surprise, Jack n'a pas supporté le contrecooup des évènements qu'il vient de vivre. :o))

    Reste a savoir s'il va finir par mettre sa colère de côté pour livrer les derniers combats :o))
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  • Liquid59 Voir le profil de Liquid59
  • Posté le 22 novembre 2009 à 15:28:35 Avertir un administrateur
  • Je me permets de upper mon topic pour informer que le prochain chapitre devrait être posté la semaine prochaine :p)

    ceux qui n'ont pas encore commenté celui-ci se retrouveront donc avec deux chapitres a commenter :noel:
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  • Liquid59 Voir le profil de Liquid59
  • Posté le 29 novembre 2009 à 22:43:33 Avertir un administrateur
  • Voilà le chapitre que Misha commentera dans deux semaines avec le précédent :noel: XD

    Bonne lecture :o))



    Chapitre 61 : Le mystère de l’Etoile Mère



    Alors que le soleil éclairait de ses premières rougeurs le ciel de Thera, Colleen se réveilla après s’être assoupie durant quelques heures. La jeune femme était entièrement nue sous ses couvertures, les vêtements qu’elle portait la veille traînant au pied du lit. Mais elle était seule : il n y avait plus aucune trace de son petit-ami dans sa propre chambre. Aucune affaire, aucun vêtement. Soucieuse, elle enfila les habits qu’elle portait la veille, et sortit du lit. En allant regarder à travers la fenêtre, Colleen constata que le vaisseau ne se trouvait plus sur le toit de l’hôpital d’Alcabia, mais dans la cour principale de la faculté Elitist de Ranaya. Elle aperçut Peter à l’extérieur du vaisseau, assis tranquillement sur un banc. La jeune princesse sortit de sa chambre, et partit retrouver Luna dans le cockpit.

    « Bonjour…
    - Salut Colleen… Comment tu vas ? lui demanda Luna
    - Un peu fatiguée, mais ça va. Est-ce que tu sais ou est Jack ?
    - Jack ? J’ai entendu la porte du vaisseau s’ouvrir il y a une heure, cela devait probablement être lui qui est sorti.
    - D’accord… Et les autres ?
    - Malcolm et Ridley se reposent… Avec Peter, ils ont cherché Irvine, enfin Angelo, pendant une demi-heure, avant de revenir... Peter m’a demandé ensuite de ramener le vaisseau ici, pour qu’il puisse aller rendre des comptes au Président d’Alcabia qui est revenu à Ranaya pour aller chercher quelques dossiers de Wedge, et superviser l’armée Ranayenne qui cherche Rafael.
    - En l’absence d’un chef d’Etat nommé par intérim, c’est lui qui commande les armées de Ranaya et d’Alcabia. C’est tellement le foutoir depuis que Rafael a attaqué le pays, que le gouvernement se rabat sur George Biggs…
    - Rafael n’a toujours pas été repéré… La seule chose que l’on sait, c’est que Biggs a perdu le contact avec trois de ses hélicoptères…, l’informa Luna. Mais personne ne sait ou ils se trouvaient.
    - Je vois… Ecoute, je vais voir Peter. Je te retrouve plus tard.
    - Pas de problème Colleen… A plus… » finit Luna.

    Colleen quitta le cockpit, sortit du vaisseau en passant la porte déjà ouverte, et alla rejoindre Peter fumant tranquillement un cigare sur son banc. La jeune invocatrice s’assit à ses côtés.

    « Bien dormi ? lui demanda-t-il.
    - Pas beaucoup, mais c’est suffisant…, répliqua Colleen.
    - Comment va Jack ? »

    Elle hésita un court instant, puis finit par lui répondre que Jack a quitté le vaisseau.

    « Lui et moi avons passé la nuit ensemble… Et à mon réveil, il n’était plus là.
    - Comment était-il cette nuit ?
    - Il était apaisé…, affirma Colleen. Il n’était plus aussi angoissé.
    - Ta présence l’a rassuré, puisqu’apparemment vous avez passé le reste de la nuit en toute intimité avant de vous endormir.
    - En effet..., répondit-elle presque gênée.
    - Tu n’as pas à te sentir embarrassée devant moi… Tu sais, je pense que l’une des meilleures choses qui ai pu arriver a Jack ces derniers jours, c’est la relation amoureuse que vous avez débutée.
    - Vous le pensez sincèrement ?
    - Dans la situation d’hier, je n’aurai rien pu faire pour le calmer. Jack était tellement en colère, tellement angoissé… Je sais qu’il m’en veut encore, il ne m’aurait pas écouté. Mais tu étais là, et tu as su le rassurer par le simple fait de ta présence et de ton amour. Je t’en remercie…
    - J’espère qu’il ne s’est pas battu contre quelqu’un qui l’aurait mal regardé à cause de sa modification.., s’inquiéta Colleen.
    - S’il a trouvé la force de sortir, c’est qu’il commence à se rendre compte qu’il ne doit pas tant prêter attention au regard des autres… Ne t’inquiète pas. J’ai une idée de l’endroit ou il est allé, affirma Peter presque sur de lui. Je vais le retrouver…, la rassura-t-il. »

    Peter jeta son cigare au sol, puis se leva. Il commença à faire quelques pas en avant, puis s’arrêta afin de s’adresser à la femme dont son fils était amoureux.

    « Tu sais… Jack est mon fils. J’aimerais qu’il ne ressente plus ce besoin de se battre… Pourtant, tant qu’il n’aura pas tué Rafael, je pense que jamais il n’arrivera à trouver totalement la paix.
    - Je le sais… Et moi non plus… Bien que je compatisse beaucoup à sa souffrance, Rafael m’a fait beaucoup trop de mal pour que je le laisse continuer ses agissements sans réagir, répondit Colleen avec détermination.
    - C’est aussi mon devoir de l’arrêter…
    - Et Angelo ? lui demanda Colleen.
    - Qu’il aille au diable… Pour l’instant, notre priorité est de retrouver Rafael, et l’arrêter coûte que coûte.
    - Peter… Je voudrais que vous sachiez une chose : vous dire que je ne vous fais aucun reproche par rapport à votre passé, par rapport à la mère de Jack… Tout ce que vous avez fait, vous l’avez fait pour une bonne raison. Si vous avez tué ces flics, c’est parce que vous sentiez votre vie menacée.
    - Cela reste un meurtre, Colleen… Et si jamais on découvre qui je suis en réalité, je risque d’être arrêté pour assassinats et usurpation d’identité.
    - Je sais… Mais je ne vous en veux pas, et je suis certaine que Jack vous pardonnera.
    - Colleen… Je ne sais pas si j’aurai d’autres occasions de le faire… Alors j’aimerai te demander une faveur.
    - Laquelle ? l’interrogea-t-elle curieuse.
    - Tu sais, tu n’as jamais été mon élève, et les seules fois ou j’entendais parler de toi, c’était en voyant ton nom dans les dossiers de Taylor. Je n’ai appris à te connaître qu’en t’observant ces derniers jours. Tu es une combattante de talent, et tu étais là pour redonner du courage et de l’espoir à Jack et aux autres. Donc, j’aimerai te remercier à ma manière. »

    Peter se retourna, s’approcha de Colleen assise sur le banc, et lui demanda de se lever. La jeune femme s’exécuta, intriguée par son attitude. Le lieutenant Elitist lui tendit ensuite sa main droite. En voulant lui serrer la main, il souhaitait démontrer à la compagne de son fils tout le respect qu’il avait envers elle, et sa fierté d’avoir combattu à ses côtés, ce même s’il leur restait encore une bataille à livrer. Surprise, mais touchée, Colleen accepta la main tendue par Peter, et la lui serra chaleureusement en lui adressant un léger sourire. Le père de Jack se détourna ensuite d’elle, et partit à la recherche de son fils.


    Pendant ce temps là, ce dernier se trouvait dans l’un des deux cimetières de la ville. Le jeune guerrier se recueillait depuis déjà presque une heure sur la tombe de ses parents, Héléna et Kyle Reynolds. Jack n’avait cessé de scruter la pierre tombale des yeux depuis son arrivée. Tout en la regardant, il n’arrêta pas de repenser au combat que lui et ses compagnons avaient disputé face à son frère, et aux évènements tragiques qui avaient suivi cette lutte. Le paysage de l’Atlantide ravagée par les flammes était encore présent dans sa mémoire.

    « Rafael pensait que ton rêve était de créer le monde qu’il désirait créer… Il pense que c’était ta vision de ce que devait être Thera… Mais je sais que ce n’est pas le cas. Tu souhaitais juste que ni lui, ni moi ne plongions dans l’horreur de la guerre… Tu voulais que l’on devienne des soldats qui se battent pour une cause juste… Comme toi et papa. Mais toi aussi, tu as commis des erreurs. »

    Jack entendit soudain des bruits de pas derrière lui. Il ne se retourna même pas, certain de l’identité de la personne qui s’approchait de lui. Son père biologique, Peter, le rejoignit devant la tombe des Reynolds. Il déposa une rose devant la sépulture. Jack ne prononça pas le moindre mot durant de nombreuses secondes, les deux soldats se contentant de fixer la tombe. Mais finalement, Jack brisa le silence :

    « Je t’attendais.
    - Tu savais que j’allais venir ? lui demanda Peter.
    - Il fallait bien que toi et moi ayons une explication. Pour ma modification, inutile de me le demander : j’ai encore du mal à m’habituer au regard des autres… Mais rassure-toi : ça va bien finir par arriver. » répondit il l’air déterminé.

    Jack détourna son regard de la tombe, pour fixer Peter.

    « Ca fait une heure que je suis ici… Que j’ai réfléchi…
    - Et quelles ont été tes conclusions ?
    - Tu es un criminel en fuite. Tu as tué des flics, fait des casses pour survivre, et tu as profité d’un concours de circonstances tragique pour usurper l’identité de quelqu’un d’autre.
    - Je sais… Je ne suis pas fier de ce que j’ai fait. Mais je ne regrette pas d’avoir protégé ma vie, assuré ma survie et m’être construit une nouvelle vie. Même si…
    - Même si ?
    - Même si la guerre et mes erreurs m’ont rattrapés et ont causé la mort de ceux que j’aimais.
    - Exact… Lorsque j’ai appris la vérité, je dois admettre que je me suis mis à te haïr… Avant que je n’apprenne ta version. Comment crois-tu que j’ai pu tromper Neyu aussi facilement ?
    - Et tu me détestes toujours autant ?
    - Je ne te vois plus comme avant…, répondit Jack d’un ton triste et grave.
    - C’est normal. Je ne te blâme pas.
    - Tu sais… Malgré l’amour et le respect que maman m’inspire… J’estime qu’elle a commis une erreur en nous privant de notre parenté. En n’assumant pas le fait d’avoir eu une liaison avec toi, elle nous a privés d’une vraie relation entre père et fils. De ce point de vue la, je sais que tu n’es pas responsable.
    - Jack, ne blâme pas ta mère. Comme nous l’avons vu dernièrement, l’amour peut nous pousser à faire de drôles de choses parfois. Et elle aimait ton père plus que tout, affirma Peter sur de lui.
    - L’ironie du destin est que tu t’es occupé de moi comme de ton propre fils lorsque je croyais avoir perdu toute ma famille. » répliqua Jack d’un ton sarcastique.

    Jack sortit lentement sa longue épée bleue ciel. Il la tendit à son père, d’une expression triste et nostalgique à la fois.

    « Cette épée que tu m’as offerte en témoigne.
    - En cadeau d’anniversaire…
    - Tu auras toujours mon respect en tant qu’homme, et en tant que soldat. Car c’est toi qui m’a appris à me battre pour les causes qui me semblaient justes. »

    Jack se détourna ensuite de son père, et s’accroupit devant la tombe de sa mère et de l’homme qui l’a élevé en croyant à tort qu’il était son fils.

    « Pardonnez-moi… Mais je vais devoir le tuer, murmura-t-il.
    - Tu es certain de vouloir te battre ? lui demanda Peter pourtant certain de la réponse qu’il allait obtenir.
    - Je ne peux pas le laisser continuer à exprimer sa haine sans rien faire. Combattre Rafael n’est plus seulement mon devoir : c’est aussi quelque chose que je dois faire, afin de pouvoir trouver la paix.
    - Parce que tu partages sa haine, n’est ce pas ?
    - Je ne vais pas te le cacher… Je comprends pourquoi il a sombré dans la folie. Mais il nous a fait du mal à tous… Il a entraîné des innocents pour assouvir ses ambitions. Je dois le faire payer…, murmura Jack avec une envie de vaincre comme jamais il n’en avait eue. Je dois le tuer.
    - Tu as encore ta jeunesse, Jack. Ne la gâche pas…
    - Il est temps pour moi d’en finir avec mon frère… Je ne veux plus d’un monde en morceaux comme l’est Thera aujourd’hui… Même si tout ceci est la faute de ces guerres qui l’ont ravagée depuis mille ans. Ce qui est arrivé a Rafael, ce qui t’es arrivé… Tout est parti de ces guerres antiques, et tout s’est poursuivi après la mort de Zakarian. Je ne veux plus vivre dans la haine. Plus maintenant…
    - Les guerres et Rafael ont mis ce monde en morceaux. Elles ont fait de la vie de milliers de personnes un enfer. Dont la tienne, Jack… Par ses actions, ton frère est devenu la personnification même de la guerre. C’est aussi de ma responsabilité de mettre, coûte que coûte, un terme à sa folie. »

    Jack se releva, et, après quelques secondes de silence, s’adressa à nouveau à son père :

    « Je te respecte pour tout ce que tu m’as appris. Mais je ne peux pas encore t’appeler Papa.
    - Tu as toute la vie pour ça, Jack… » le rassura Peter.

    Père et fils restèrent debout devant la pierre tombale de la famille Reynolds, ne la quittant pas du regard.


    A de nombreux kilomètres plus loin, sur le continent de Gambreth, un calme profond régnait près du grand arbre de la vie, l’Arya. De loin, les quelques oiseaux se trouvant près du grand lac scintillant, ce lac qui portait le même nom que l’arbre au pied duquel il se trouvait, purent apercevoir une silhouette qui s’approchait. Des qu’ils l’aperçurent, ils prirent peur et s’enfuirent. Cette silhouette était celle de l’Ultime Soldat, Rafael. Celui-ci avait traversé les ruines de la cité de Gambreth, dont il avait lui-même ordonné l’anéantissement quelques jours auparavant, pour arriver à la destination qu’il souhaitait : l’Arya. Il contourna la vaste étendue d’eau brillante d’un pas décidé, et arriva devant son ancien repaire. D’un air déterminé, il progressa à travers les gigantesques racines de l’arbre, pour se retrouver devant une sorte de passage. Rafael décida de l’emprunter.

    « Il est temps de démontrer au monde ma nouvelle puissance… afin de le punir pour ses pêchés… » pensa-t-il.

    Rafael s’engouffra à l’intérieur de l’Arya, et arriva devant une plate forme, sur laquelle il grimpa. Cette plate forme descendit alors jusqu’au tréfonds de l’arbre. Après l’avoir quittée, le demi-Atlante fit quelques pas, et arriva devant une espèce de salle ornée d’inscriptions, avec une sorte de sceau lumineux violet au centre de cette mystérieuse pièce. Pour Rafael, cela ne fit aucun doute que ces inscriptions étaient liées à Zakarian, dont il connaissait le lien particulier avec l’Arya.

    « Cet endroit n’était pas que ton repaire, Zakarian…, murmura-t-il. C’est également le lien de connexion entre cette planète et le monde qui t’a crée. Cette gigantesque Etoile qui se nourrit de la noirceur et de la faiblesse des êtres humains pour envoyer sa propre création conquérir ces mondes infectés… »

    Rafael esquissa un léger sourire narquois, puis continua :

    « Quelle ironie de savoir que cette Etoile condamnera Thera par ma simple volonté… »

    Rafael s’approcha lentement du sceau lumineux, puis dégaina son épée. Il la brandit lentement, s’apprêtant à briser cet étrange sceau. Le Soldat Ultime savait que seul un être à la puissance égalant ou dépassant le défunt Maître de l’Arya aurait la capacité de détruire l’accès au monde de Zakarian, afin de pouvoir y accéder. Car telles étaient les intentions de Rafael. Il se concentra, plaçant toute sa force dans son épée. Repensant à l’instant où Neyu s’est suicidée sous ses yeux, et au moment où Angelo lui apprit sa condamnation à mort, il frappa, en poussant un terrible hurlement de rage, le sceau d’un coup vif. En un seul coup, ce sceau se brisa. Une colonne de lumière verdâtre se matérialisa sous ses yeux, créant ainsi un souffle venteux d’une assez grande intensité. Une gigantesque sphère lumineuse verte se dessina au sommet de l’Arya, sous les yeux d’un Rafael esquissant un sourire à la fois diabolique et empli de satisfaction.

    « Thera et l’humanité vont payer pour les crimes qu’ils ont commis à notre encontre… A l’encontre de mes semblables guerriers… A ton encontre, Mère… Même si ma mort est proche, je ne disparaîtrais pas sans avoir nettoyé cette planète de la moindre petite parcelle de lâcheté et de faiblesse que représente la race humaine ! »

    Rafael se détourna du sceau, quitta cette étrange endroit, et remonta la d’où il venait à l’aide de la plate forme élévatrice. En revenant à l’extérieur de l’Arya, il distingua l’œil rouge, symbole de l’Atalanta, dans le ciel.

    « Tu vas m’aider une dernière fois… » pensa-t-il en le regardant.
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  • Posté le 29 novembre 2009 à 22:44:38 Avertir un administrateur
  • Tous les peuples de Thera, que ce soient les quelques Snakayas restants sur Opala, ou les habitants des cités de Ranaya et d’Alcabia City, remarquèrent la présence de la sphère lumineuse verte dans le ciel. Répartis dans une salle gigantesque du palais Présidentiel, les enfants de l’orphelinat détruit par Rafael, parmi lesquels se trouvaient le petit Adyes, paniquèrent en la voyant. Seul l’ancien détenteur de Sérapher parvenait à garder quelque peu son calme, plus inquiet quant à la vie de la femme qui avait sauvé la sienne.

    Dans le bar du vaisseau, Colleen, Luna, Ridley et Malcolm distinguèrent également cette étrange sphère lumineuse. Mais immédiatement, tous quatre comprirent que Rafael se cachait derrière son apparition. Ils se demandaient néanmoins quelle était son origine, et surtout dans quel but leur ennemi juré l’avait faite apparaître. A cet instant, Jack et Peter franchirent ensemble la porte du bar.

    « Je crois qu’on a tous vu ce truc brillant… » dit Peter.

    Colleen et Jack se regardèrent quelques secondes, avant que la jeune femme n’aille donner un baiser sur les lèvres de son compagnon, lui demandant comment il se sentait. Jack lui adressa un léger sourire et un geste affirmatif de la tête en guise de réponse. Colleen lui sourit également.

    « Rafael s’est enfin montré…, murmura Ridley.
    - Reste à savoir quelles sont ses nouvelles intentions…, poursuivit Malcolm. L’apparition de cette boule de lumière ne présage rien de bon… »

    Soudain, une sonnerie d’un téléphone cellulaire retentit dans la pièce. Il s’agissait de celui de Colleen, qu’elle avait laissé la veille dans le véhicule volant avant de franchir le passage conduisant à l’Atlantide, lorsqu’elle n’était plus qu’une dimension perdue. La jeune princesse partit chercher son appareil, puis décrocha.

    « Allo ?
    - Bonjour mademoiselle Alexander…, la salua une voix féminine. C’est l’hôpital de Ranaya.
    - C’est au sujet de Bruce ? demanda-t-elle.
    - Oui. Monsieur Merona est réveillé depuis quelques heures. Son état est stable. Il vient de demander à vous voir, vous ainsi qu’un dénommé Jack Reynolds.
    - D’accord…, répliqua-t-elle en regardant Jack. Est-ce qu’il vous a expliqué pourquoi ?
    - C’est certainement au sujet de la boule lumineuse qui vient d’apparaître dans le ciel. Il a été pris de sueurs dés qu’il l’a vue.
    - Je vois… Dites lui que Jack et moi partons tout de suite à l’hôpital.
    - Entendu. Merci mademoiselle. Au revoir.
    - Au revoir… » conclut Colleen.

    La jeune femme raccrocha, et s’avança vers ses compagnons.

    « Bruce a demandé à nous voir, Jack et moi.
    - Pourquoi ? l’interrogea Malcolm intrigué.
    - J’ai le sentiment qu’il connaît l’origine de cette chose, répondit Colleen. Si ca peut nous permettre d’arrêter Rafael en sachant dans quoi on s’embarque, alors ses informations nous serons très utiles.
    - Entendu…. Vas-y, nous allons t’attendre.
    - Jack, tu viens avec moi ?
    - Ce pourrait être un bon test pour voir si je pourrai me retenir de me battre avec ceux qui me regarderont de travers…, ironisa le jeune guerrier. De plus, je n’ai pas pour habitude d’envoyer un homme malade sur les roses. Entendu, je t’accompagne.
    - Bien… Je suis contente. » finit Colleen un léger sourire aux lèvres.

    Ainsi, elle et Jack quittèrent le vaisseau, et se dirigèrent vers le grand hôpital de Ranaya afin de rendre visite au souverain du peuple Summoner.

    Alors qu’ils étaient partis, leurs quatre compagnons restaient au bar en attendant leur retour. Tous s’étaient assis sur l’un des fauteuils de la pièce. Songeuse, Ridley finit par se lever, et s’approcha lentement de Peter.

    « Peter… J’aimerai me rendre quelque part, en attendant que Jack et Colleen ne reviennent.
    - Je crois deviner ou tu souhaites aller…, répondit-il.
    - Tu veux bien m’accompagner ?
    - Bien sûr…
    - Moi aussi, j’ai besoin d’aller quelque part…, poursuivit Malcolm en se levant. Cela va m’aider à bien préparer notre dernier combat.
    - Entendu…, répliqua Peter. Retrouvons nous ici dans environ une demi-heure.
    - Tu veux que je t’accompagne ? demanda Luna à son ancien beau frère.
    - Je n’y vois aucun inconvénient… » rétorqua Malcolm.

    Tous quittèrent ensuite la pièce, et, une fois à l’extérieur du vaisseau, les deux duos se séparèrent, chacun se rendant à l’endroit où ils souhaitaient aller.


    Quelques minutes après leur départ, Colleen et Jack étaient arrivés devant le grand hôpital de la cité de Ranaya. Tous deux entrèrent. Mais dés que la personne en charge des renseignements aperçut le jeune soldat, elle empoigna le téléphone, et signala aux policiers présents sur les lieux la présence d’un criminel Némésis. Tous les membres du personnel de l’hôpital étaient inquiets, mais le policier appelé, débarquant dans la salle arme en main, les rassura lorsqu’il reconnut Jack.

    « Il n’y a pas de danger… Ce jeune homme a été modifié contre sa volonté, et possède toute ses facultés mentales.
    - Ca y est… Pour une fois que les forces armées et la police font du bon travail…, déclara Jack cyniquement.
    - Les forces armées ont informé la police et le reste de l’armée de l’interrogatoire que tu as subi. Les autorités de chaque pays savent que ta modification a été faite contre ta volonté.
    - Tout le monde va avoir du mal à s’y habituer… »

    Tous deux se dirigeaient vers la jeune femme chargée de l’accueil et des renseignements.

    « Nous venons voir Bruce…, déclara Jack.
    - Vous êtes Colleen et Jack ?
    - C’est nous, répliqua la jeune princesse.
    - Le patient vous attend. »

    Colleen et Jack s’avancèrent vers la chambre du souverain de Gambreth. La première frappa à la porte, puis entra, suivie par son petit ami. Eveillé dans son lit, Bruce esquissa un léger sourire en apercevant sa jeune compatriote. Celle-ci, le regard brillant d’émotion en voyant l’homme qu’elle considérait comme un deuxième père rétabli, s’avança lentement vers lui et le prit tendrement dans ses bras.

    « Vous m’avez fait une de ces peurs…
    - J’en suis désolé… » répondit-il.

    Bruce tourna son regard vers Jack, et constata son changement d’apparence. Mais contrairement aux autres personnes auxquelles le jeune guerrier a été confronté, lui ne ressentait pas la moindre peur. Il lui demanda ce qui lui était arrivé.

    « C’est une longue histoire. Vous êtes bien le premier qui ne crie pas au loup des que j’arrive.
    - Ce n’était pas voulu…, poursuivit Colleen. Pour faire court, Jack a été capturé, assommé et enfermé dans une machine. Les circonstances ont fait qu’il n’a pas perdu sa personnalité.
    - J’espère pouvoir connaître toute l’histoire…, répliqua Bruce. Mais le temps presse, hélas. J’ai des informations très importantes à vous communiquer.
    - Au sujet de la boule verte qui est apparue dans le ciel.., dit Colleen
    - Oui… Je connais son origine…, déclara Bruce sûr de lui.
    - Comment pouvez-vous le savoir ? l’interrogea Jack.
    - Parce qu’elle a un rapport avec une légende Summoner concernant Zakarian et l’Arya… Une légende qui, avec l’apparition de cette étoile lumineuse, s’avère malheureusement être réalité. Je vais tout vous expliquer. »

    Bruce révéla à ses amis la vérité au sujet des origines du Grand Arbre de la Vie. Une météorite de la taille d’une lune, très longtemps avant le développement de l’humanité sur Thera, avait anéanti les espèces vivantes sur la planète, a l’exception de quelques unes, parmi lesquelles les trois dragons protecteurs de ce monde. Ces créatures avaient ensuite refaçonné le monde, mais, au moment du développement de l’humanité sur Thera, ces créatures voyaient leur existence s’achever. Pour ne pas s’éteindre et servir les intérêts de l’humanité, elles ont accepté de voir leurs esprits enfermés dans des statues de pierre, devenant ainsi des chimères protectrices du peuple Summoner, seul apte à faire appel à leurs pouvoirs ancestraux dans le but de combattre les dangers menaçant Thera.

    « Je connais cette légende…, l’interrompit Colleen. C’est ainsi que notre peuple est né.
    - Un autre peuple de guerriers redoutables, bien plus avancé technologiquement et scientifiquement, se développait en même temps…
    - Les Atlantes… » pensa Jack.
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  • Posté le 29 novembre 2009 à 22:45:07 Avertir un administrateur
  • Bruce leur expliqua que l’Arya s’était développé durant la reconstruction de la planète par les créatures qui avaient précédé l’humanité. En réalité, cet arbre était directement lié à la chute de la météore, car il s’était développé à partir de fragments de matière de celle-ci. Jack et sa compagne s’en montraient très surpris, mais cette surprise n’était rien comparée à celle qui les attendait : Bruce leur révéla que dans l’arbre se cachait un passage scellé liant une étoile lointaine a Thera, et que c’était ce même passage que Zakarian avait emprunté pour se rendre sur la planète. Ce passage, c’était Zakarian qui l’avait crée.

    « Impossible…, murmura Colleen. Comment…
    - La météore qui a chuté sur Thera n’était qu’un morceau de cette étoile. Et c’est à cause de la guerre entre les Atlantes et les Summoners, que Zakarian a été crée. »

    Bruce leur expliqua que Zakarian n’était en fait que l’incarnation de la noirceur de l’humanité. Il représentait tout ce qu’il y avait de mal dans la guerre opposant les Atlantes et les Summoners : le pouvoir, la tyrannie, la puissance et l’oppression du règne de la famille royale Atlante dont Neyu était issue. Toute cette noirceur a été absorbée par l’Etoile Mère, connectée à Thera via l’Arya, qui a donné naissance à un être pouvant conquérir l’Univers entier et symboliser à lui seul toute sa puissance, et soumettre toutes les formes de vie. Et cet être était Zakarian. Mais Thera n’était pas la seule planète connectée à l’Etoile Mère : de nombreux mondes dans l’univers étaient très probablement également dans ce cas.

    « Et seul un être égalant ou dépassant la puissance de Zakarian peut briser le sceau, afin de pouvoir ouvrir le passage reliant Thera à l’Etoile Mère…, continua Bruce.
    - C’est ce que souhaite Rafael…, comprit Colleen.
    - Ce que je ne comprends pas, c’est la raison pour laquelle il souhaite y aller…
    - Lorsqu’elle a donné naissance à Zakarian, un cristal s’est forgé dans une région de l’Etoile Mère. Un cristal que seul un être surpassant la puissance et la volonté de Zakarian peut parvenir à briser.
    - C’est quoi exactement, ce cristal ? l’interrogea Jack.
    - Ce cristal est l’essence même de l’Etoile Mère, le symbole du lien entre sa création et elle, le symbole de leur volonté commune d’assouvir leur pouvoir sur l’Univers. Mais si un être parvient à le détruire, alors l’étoile reniera la volonté de Zakarian et obéira à la volonté de l’être qui a brisé la connexion entre l’Etoile et son fils. »

    Jack et Colleen, repensant chacun à l’anéantissement de la métropole d’Atlantis par un Rafael dans un état de rage immense, finirent par réaliser avec effroi les intentions de ce dernier : conquérir l’Etoile Mère, briser le cristal symbolisant la volonté commune de celle-ci et de sa création, pour qu’elle n’obéisse plus qu’à ses propres souhaits. Etonné devant leurs affirmations, Bruce leur demanda :

    « Pourquoi souhaiterait-il conquérir l’Etoile Mère ? Cela n’a pourtant rien à voir avec ses objectifs…
    - Rafael à découvert qu’il allait mourir, alors qu’il venait de devenir le nouveau Soldat Divin…, l’éclaira Colleen. Sous les ordres de ses créateurs, le savant qui l’a modifié lui a injecté un virus mortel, qui ne se déclencherait qu’une fois que celle pour qui il travaillait ne meure.
    - Je vois… Donc, il travaillait pour quelqu’un d’autre…
    - Et tout ce qu’il voulait, c’était tuer cette personne et créer un monde selon sa volonté, continua Jack. Mais jamais il ne le pourra… La haine de mon frère contre l’humanité est désormais trop forte pour être contrôlée. C’est pour cela que son nouvel objectif… est très certainement d’entraîner Thera avec lui dans la mort.
    - Non…, murmura Bruce
    - Rafael veut devenir le nouveau maître de cette Etoile Mère, pour pouvoir provoquer une collision entre elle et Thera..., affirma Jack. Ce qui aura pour effet d’anéantir les deux mondes ainsi que tous leurs habitants.
    - Mon dieu…, murmura Bruce avec terreur.
    - Pourquoi ne pas avoir partagé cette légende avec les autres peuples ? lui demanda Colleen.
    - Parce que ce n’était qu’une légende parmi tant d’autres, basée par de nombreuses affabulations. C’est vrai que des chercheurs Summoners avaient trouvé une sorte de sceau en explorant l’Arya en profondeur, mais ne pouvaient déterminer avec précision ce à quoi c’était lié. Nous connaissions cette légende car le peuple Atlante nous l’avait transmise avant de nous allier ensemble contre Zakarian. Bien sûr, cette légende nous a été transmise parmi tant d’autres par ce peuple, d’où l’impossibilité de connaître la vérité.
    - Les Atlantes devaient savoir que cette légende était en fait une réalité… Si Rafael a brisé le sceau, c’est qu’il est certain de ce qu’il fait, affirma Jack.
    - Si Zakarian a voulu faire disparaître les Atlantes, ce n’était pas que pour se venger de Mathias, mais pour protéger ses propres mystères… Mais comment certains Atlantes ont pu connaître cette vérité ? s’interrogea Colleen.
    - D’autres Atlantes se sont battus contre Zakarian avant l’armée de Mathias. Il est probable qu’il ait révélé ces secrets pour les effrayer et les décourager de s’opposer à sa puissance.
    - Neyu devait le savoir, en déduit Jack, mais n’avait rien dit à Mathias… Ca lui ressemblait bien. Mais elle a transmis ses connaissances à Rafael, c’est ça qui est étrange.
    - Aujourd’hui, nous connaissons la vérité sur Zakarian, sur ses origines ainsi que celles de la religion Némésis. » conclut Bruce.


    Pendant ce temps là, Angelo, qui avait troqué ses vêtements de militaires contre un uniforme de policier, errait seul dans les rues de la cité d’Alcabia. Le Prince Atlante avait entre temps assassiné un policier qu’il avait repéré dans la rue, échangé ses vêtements avec les siens de manière à ne pas être repéré et circuler librement dans les rues. Comme tout le monde, il avait aperçu la sphère lumineuse brillant dans le ciel de Thera. Angelo aperçut un homme se préparant à prendre le guidon de sa moto. Il se précipita vers lui, et l’en éjecta. Il grimpa ensuite sur la moto du malheureux, et fit route vers une destination que lui seul connaissait. Arrivant très vite sur l’autoroute reliant les états d’Ereya et d’Alcabia, il fixa la boule de lumière, en esquissant un léger sourire.

    « Je sais ce que tu as en tête, Rafael… Mais ça ne se passera pas comme ça… »

    Rapidement, son sourire s’effaça, laissant place à une expression pleine de rage et de colère.

    « C’est moi qui aurait du hériter de ce pouvoir… Moi, et moi seul !!! Et certainement pas un rébus de ton espèce !!! Jamais je ne te laisserai conquérir l’Etoile ! Ce monde est à moi… A moi, tu entends ??? hurla-t-il. Je ne te laisserai pas le détruire comme tu as détruit l’Atlantide ! »

    Fou de rage envers Rafael, Angelo continua à rouler, bien décidé à se rendre lui aussi sur l’Etoile Mère afin de l’empêcher de parvenir à ses fins, dans le but de pouvoir ensuite entamer la conquête de Thera.


    A l’hôpital, Colleen et Jack étaient toujours avec le souverain de Gambreth. Celui-ci demanda à la jeune femme de s’asseoir à ses côtés, ce qu’elle fit sans hésiter. Bruce commença ensuite à lui parler, d’un ton presque solennel :

    « Ne doute pas de toi… Je sais que tu peux arrêter Rafael. Même si tu dois le tuer pour cela…
    - Je ne serai pas seule pour le faire… Mais oui, je l’arrêterai…, répondit-elle déterminée. Je vais le poursuivre sur l’Etoile Mère, et je le combattrais. Cet homme m’a fait beaucoup trop de mal pour que je renonce maintenant. Il a tué mon frère… Il a tué celle que je considérais comme une sœur, provoqué la mort de votre fils, et a massacré notre peuple. Et il a failli vous tuer… Jamais je ne lui pardonnerai, murmura-t-elle ensuite tristement.
    - Ce sera probablement le combat le plus difficile que nous aurons à livrer. Mais nous poursuivrons Rafael, et nous l’abattrons une bonne fois pour toutes…, continua Jack tout aussi déterminé que sa compagne.
    - J’ai perdu un fils il y a quelques jours… La dernière chose que je souhaite, c’est en plus de perdre une fille… Tu y arriveras… mais promets moi d’être prudente. » ordonna presque Bruce à Colleen.

    Les mots prononcés par ce dernier la touchèrent en plein cœur : elle, qui a toujours considéré cet homme comme le père qu’elle n’a jamais eu, comprit que Bruce la considérait sincèrement comme sa propre fille. La jeune femme le serra dans ses bras, en retenant les larmes d’émotion qui embuaient ses yeux. Profondément heureuse d’avoir entendu ces mots, elle se sentit néanmoins mal de les avoir laissés, lui et Mark, derrière elle il y a cinq ans. Elle lui donna un petit baiser sur sa joue droite, puis se leva, et se prépara à quitter sa chambre en compagnie de Jack. Bruce et la jeune femme, posant son poing gauche serré contre sa poitrine, se dirent tristement au revoir, alors qu’elle referma la porte, se préparant à partir disputer, aux côtés de celui qu’elle aimait, leur dernier combat face à leur ennemi juré…



    A suivre…



    Triple post, encore une fois :(
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  • Maitre-Misha Voir le profil de Maitre-Misha
  • Posté le 6 décembre 2009 à 00:29:48 Avertir un administrateur
  • ''Tous les blessés ont été transportés, soit à l’hôpital de la cité de Ranaya, soit à celui de la cité d’Alcabia. ''
    ''avaient été''.

    ''« Ou suis-je ? Demanda-t-elle. ''
    ''Où'', évidemment, lieu.

    ''Ce qui provoqué une rage immense chez le frère adoptif de Jack, qui à alors déchaîné sa colère sur l’Atlantide, ''
    Hé ! Ho ! Mais c'est n'importe quoi, là ! ''avait provoqué'', ''avait alors déchaîné''.

    ''alors nous avons du vous en transfuser.''
    Moi aussi, j'en ai, dans mon frigo. ''dû''.

    ''- Comment vont… mes compagnons ?
    - Vos compagnons étaient tous dans un état relativement critique. Si les secours étaient arrivés quelques minutes plus tard, je ne sais pas si nous aurions pu faire quelque chose pour vous sauver.
    - Comment… vont-ils ? demanda-t-elle inquiète. ''
    J'aurais mis ''répéta-t-elle'', à la fin.

    ''Vous êtes complètement rétablie, mais je vous conseillerai de vous reposer. ''
    ''conseillerais'', plutôt du conditionnel ici à mon avis.

    ''l’une de vos alliées a pu vous apporter des habits de rechange.''
    Je pense qu'on peut dire ''l'une de vos alliés''. Grammaticalement, ça doit être faisable.

    ''Colleen frappa du poing contre le mur situé auprès d’elle,''
    ''frappa du poing le mur situé auprès d'elle''. Il ne faut pas faire des phrases compliquées par plaisir, mais par nécessité.

    ''- Rafael est condamné à mort… Cette sale catin l’a condamné… à mourir…, murmura-t-elle tremblante de colère.''
    Oui, enfin, elle a condamné à mort un mec qui n'était pas non plus très très gentil. C'est pas si catin, ça.

    ''elle, qui a toujours considéré Rafael comme un monstre qui a massacré des milliers de gens et un assassin sans scrupules qui a tué son frère et sa sœur de cœur,''
    ''avait toujours considéré'', ''ayant'' et ''ayant''.

    Les hésitations marquées par des points de suspension n'empêchent pas les majuscules par la suite.

    ''Il pensa que tout était lié dans ce qui a entraîné la folie meurtrière de Rafael ''
    ''avait entraîné.''

    ''Angelo reconnut, avec effroi, la contrée sur laquelle il a toujours voulu régner se faire dévorer par les flammes.''
    ''avait toujours voulu'', ou ''voulait toujours''.

    ''et, sous le choc de la vision d’horreur qu’il venait de voir,''
    ''d'avoir''. On ''a'' une vision, on ''voit'' une horreur.

    ''mais il acceptait encore moins le fait d’avoir provoqué la fureur de Rafael, qui a causé la mort d’une grande partie du peuple dont il souhaitait devenir le souverain. ''
    '' qui avait causé ''

    ''Pendant ce temps la,''
    ce temps-là.

    ''Il leur demanda de confirmer la version des faits par le jeune guerrier. ''
    ''du jeune guerrier'', où ''exprimée par le jeune guerrier''.

    ''- Dans quelle chambre il se trouve ? s’énerva Peter. ''
    Même énervé, c'est moche. ''Dans quelle chambre est-ce qu'il se trouve?''

    ''faites le tour de l’hôpital pour voir s’il n’essaye pas de filer. Moi, je file dans sa chambre. ''
    Répétition. Sauve si une des deux fois, tu parlais de filer la laine. Mais ça m'étonne.

    ''- Ca y’est… On me traite comme un criminel… ''
    Jamais d'apostrophe entre le « y » et le verbe suivant.

    '' Je suis peut être resté le même mentalement… Mais maintenant, à leurs yeux, je ne suis plus le même. ''
    Désolé de ne pouvoir être plus précis, mais ça me paraît un peu laid, je ne sais pourquoi.

    ''Malcolm, Ridley et ton père…
    - Je n’ai pas de père…
    - Qu’est ce que tu racontes ? Peter est ton père…
    - Tais-toi… » ''
    On jurerait que ça a été fait exprès. Si il y a quelqu'un que j'ai côtoyé de près, jamais je ne dirais ''ton père'', mais je dirais son prénom. M'enfin.

    ''Sa modification lui avait fait réaliser les raisons de la haine de son frère envers l’humanité, et même s’il ne pardonnera jamais ses actions,''
    Raaah, rah, raaaaaah :fou:
    ''pardonnerait''

    ''fixaient le jeune guerrier d’un air craintif et surpris dés qu’ils le virent.''
    ''dès''. Ne confonds pas avec les dés à jouer, s'il te plaît, sinon je comprend plus rien.

    ''Tandis que l’équipe médicale reprit son travail, les trois équipiers de Jack s’assirent sur une chaise, touchés par la détresse de leur ami. ''
    ''reprenait''. ''Tandis'' exprime la durée alors que la proposition d'après exprime un fait précis dans le temps.

    ''S’il y a bien une personne qui peut aider Jack à mieux supporter sa modification en ce moment, c’est bien elle. ''
    Bien bien bien...

    ''Pendant ce temps là, dans ce qui sembla être une contrée déserte de Thera, Rafael errait seul dans la nuit noire.''
    ''semblait être''. Là, comme action dans la durée, on fait pas mieux, je crois.

    '' A chaque minute, à chaque seconde, Rafael entendait le Prince des Atlantes lui dire qu’il était condamné à s’éteindre. A chaque minute, il revit l’instant où il pensait avoir enfin accompli son ultime objectif'''
    Non non, le ''à chaque minute'', c'est soit une répétition non voulue, soit un effet de style ; pour un effet de style, tu dois répéter aussi ''à chaque seconde'', mais ça fait lourd. Bref, ''il revoyait''.





    Bon, bref, tu as relu plus attentivement la dernière partie me semble-t-il à peu près, donc rien à dire.

    Sur le chapitre tout entier, et bien, c'est de la transition. Pas grand chose à dire non plus.


    Sur le prochain chapitre, et ben... Pffiou, je sais pas quand je finirais son commentaire, désolé.
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  • Liquid59 Voir le profil de Liquid59
  • Posté le 8 décembre 2009 à 22:49:51 Avertir un administrateur

  • ''Ce qui provoqué une rage immense chez le frère adoptif de Jack, qui à alors déchaîné sa colère sur l’Atlantide, ''
    Hé ! Ho ! Mais c'est n'importe quoi, là ! ''avait provoqué'', ''avait alors déchaîné''.

    :d) effectivement, cette faute de frappe et d'inattention est à mettre dans mes meilleures :noel: XD


    Rafael est condamné à mort… Cette sale catin l’a condamné… à mourir…, murmura-t-elle tremblante de colère.''
    Oui, enfin, elle a condamné à mort un mec qui n'était pas non plus très très gentil. C'est pas si catin, ça.

    :d) oui mais Colleen insulte surtout Neyu pour l'ensemble de son oeuvre :noel: XD


    ''S’il y a bien une personne qui peut aider Jack à mieux supporter sa modification en ce moment, c’est bien elle. ''
    Bien bien bien...

    :d) ?


    Merci pour le commentaire :-) j'atends avec impatience le prochain :o))

    le prochain chapitre, lui, devrait paraître d'ici deux semaines ou trois :o))
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  • Maitre-Misha Voir le profil de Maitre-Misha
  • Posté le 9 décembre 2009 à 06:28:52 Avertir un administrateur
  • "Bien" + "Bien".
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Sujet : « The Secrets Of The Worlds 2 »

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