Allez, je me suis déchiré et j´ai écrit la fin en moins de temps qu´il n´en faut pour le dire. Il me reste l´épilogue cependant.
Cela reste encore à améliorer ultérieurement mais bon, pour l´instant cela ira bien.
Merci Az´, la suite et fin pour ce soir ou demain.
Enjoy !
31ème chapitre...suivi du 32ème chapitre.
Lundi 27 Juin
00h32
Agence de la National Homeland Security
St. Louis, Missouri
Requiem
Sa tête lui faisait un mal de chien, alors qu’elle savait que c’était sa jambe qui avait été touchée. Lucy Shane tenta de se relever mais cela s’avérait difficile avec les sangles à chaque bras qui la retenaient dans le lit. Le bip discret de l’appareil qui surveillait son rythme cardiaque commençait à lui taper sur les nerfs, mais tant qu’elle l’entendrait, cela signifierait qu’elle serait en vie.
Et être en vie était suffisant. Si elle restait en vie, elle pourrait se défendre. Elle ignorait où se trouvait Will, mais il devait faire le maximum pour la sauver, comme toujours. Personne n’avait voulu lui dire ce qu’il se passait depuis qu’elle était réveillée, ni ce qu’il était devenu. Elle ne doutait pas qu’elle serait bientôt interrogée, sûrement par Zahn. Du moment que Valley se trouverait loin d’elle, elle ne craindrait rien.
Une infirmière entra et subrepticement, Lucy entendit les échos d’une conversation qui se déroulait en dehors de sa chambre.
- ...très fragile, ne restez pas longtemps.
- Bien docteur.
La porte se referma quelques secondes avant que John Zahn n’entre à son tour. Il eut un sourire triste en la voyant sanglée dans son lit puis s’assit près d’elle en rapprochant une chaise.
- Salut Lucy.
Sa voix était douce, posée, bien loin de ce qu’elle avait imaginé.
- Cela me fait plaisir de te revoir. J’aurai préféré que ce soit en d’autres circonstances.
- Oui, moi aussi, répondit-elle.
- Amy m’a tout raconté, ajouta-t-il, comme s’il se sentait obligé de mentionner cela.
Lucy ne répondit pas, se contentant de le fixer pour qu’il continue.
- L’histoire de la taupe que vous pensez être Terrence, la course aux preuves, le train...
- Et tu nous crois ? demanda-t-elle, le ton plein d’espoir.
- Il me faut des preuves, j’en ai bien peur. En attendant, je n’ai pas d’autres choix que de t’inculper pour les deux attentats.
- Je comprends, mais essaye de retarder la procédure. Will est sur le terrain en train de chercher les preuves contre Valley. Il faut lui laisser un peu de temps.
- Je ne te promets rien. Tu sais où est Will ? glissa-t-il.
- Il devait aller chez Tom Raver, un trafiquant d’armes qui ravitaillait le Sang des Patriotes. On le suspectait d’avoir exécuté l’attentat du Busch Stadium et d’être à l’origine de celui du train.
- Mais vous n’avez pas de preuves de cela.
- Pas encore, je te l’ai dit. Le plus important est que tu fasses tout ce que tu peux pour lui donner du temps. Et que tu nous croies aussi.
- J’attends de voir les preuves, Lucy. Je... Je te fais confiance.
Il les croyait ! Enfin un qui croyait à leur histoire. C’était un bon début. Dès qu’ils auraient les preuves contre Valley, tout rentrera dans l’ordre. C’est ce que Will lui avait dit. Et Will avait presque toujours raison. Il avait eu raison quand il lui avait dit peu de temps avant leur mariage que travailler ensemble serait une erreur. Il avait voulu démissionner pour lui laisser la possibilité de faire le métier qu’elle aime, mais elle avait répondu qu’elle n’avait confiance qu’en lui pour la couvrir sur le terrain.
Et pourtant, elle avait choisi de s’éloigner de lui pour infiltrer le Sang des Patriotes. Sur le moment, cela lui avait semblé être le meilleur choix à faire, mais elle n’avait jamais cessé de le regretter. Quelle conne elle avait été pour foutre en l’air sa vie confortable pour mettre un peu de piment ! Au départ, la mission ne devait durer que quelques semaines mais devant l’ampleur de la tâche, elle avait été prolongée jusqu’au point de non-retour.
Will ne se remettait pas de sa disparition, il avait sombré dans l’alcoolisme et elle avait eu des échos de son licenciement avec pertes et fracas. Quand Terrence Valley lui avait parlé de cette mission, elle n’avait pas réfléchi aux conséquences de ses actes et de ce que cela impliquait pour ses proches. Elle croyait juste faire ce qui était de mieux pour son pays et l’ironie dans tout cela était que maintenant, elle allait être accusée des deux attentats.
Elle se sentait fatiguée, tellement fatiguée. Peut-être même trop fatiguée, pensa-t-elle. Elle ouvrit les yeux à nouveau et vit John Zahn, toujours à côté d’elle, une petite seringue dans la main qu’il cacha vite dans sa manche.
- Mais...Qu’est-ce que...
Elle avait maintenant du mal à respirer, plus à cause de l’incompréhension qui la saisissait que du poison qui courait le long de ses veines.
- Je suis désolé, Lucy. Vraiment.
Elle suffoqua et des larmes coulèrent sur ses joues. Encore une fois, elle avait été trahie. Elle avait eu au moins raison sur une chose. Will ne l’avait jamais trahie, lui. Pardonne-moi, pensa-t-elle alors que sa vision devint trouble. Elle vit des silhouettes s’activer auprès d’elle, en vain. Puis ce fut le noir.
32ème chapitre
Lundi 27 Juin
00h45
Agence de la National Homeland Security
St. Louis, Missouri
Le vent tourne
Les pensées défilaient à cent à l’heure dans le cerveau d’Amy Cornell. Elle était complètement perdue, sonnée par les révélations de John qui lui semblaient plus probables que ce que les Shane lui avaient raconté. Et s’il n’y avait jamais eu de taupes à la NHS ? Et s’ils s’étaient servis d’elle pour faciliter leur projet ? Et Matt... Si seulement il lui avait parlé. Tout ceci aurait pu être évité, ou pas. Elle prit à nouveau sa tête entre ses mains. Où se trouvait la vérité ?
C’était une histoire de fous et elle était coincée au milieu. Elle avait été stupide, elle avait laissé ses sentiments personnels inférer dans son jugement professionnel. Leçon numéro une de la NHS : Quand vous entrer à l’Agence, vos sentiments restent à la porte. Elle avait désobéi à cette règle et cela s’était retourné contre elle.
Un bruit de porte qui s’ouvre la fit bondir et elle vit Nick Dale, le visage grave entrer avec un ordinateur portable sous le bras. Il allait probablement lui faire la liste de sa longue liste d’infractions au règlement. Ce connard arrogant l’avait surveillé pour le compte de Zahn. Sur le principe, elle n’avait rien contre, il faisait son boulot. Mais il aurait dû lui faire confiance. Et pour ce manque, elle n’allait pas lui faciliter la partie.
- Tu en fais une tête, mon petit Nick, le railla-t-elle.
- Arrête Amy. Ne me la joue pas comme ça. Pas à moi.
- Eh bien si, justement ! Tu m’as espionnée, Nick. Tu disais être mon ami, mais en fait, tu n’attendais qu’une chose pour ensuite aller me dénoncer à John. Tu m’en aurais parlé avant, je t’aurai expliqué.
- C’est maintenant que j’ai besoin que tu m’expliques.
Amy s’étonna qu’il ne semble pas apprécier la situation plus que cela. Il aurait dû jubiler de la voir dans cette position. Il avait quand même réussi à attraper Mata Hari ! C’était bon pour sa promotion.
- Que veux-tu savoir, mon bon Nick ?
Il prit une grande inspiration en posant l’ordinateur sur la table devant elle.
- Je veux savoir qui t’a donné ce disque de données, dit-il en ouvrant l’ordinateur.
L’écran sortit de sa veille prolongée et afficha à l’écran les données sur lesquelles elle travaillait avant de se faire arrêter. Nick avait trouvé le disque de données que lui avait transmis Matt.
- Je l’ai trouvé dans un dossier quand nous avons fouillé ton bureau. Je t’avais vu avec dans la soirée et j’ai voulu savoir ce qu’il y avait dessus. J’ai tout de suite compris que cela avait un lien avec les événements de la journée. Je voulais savoir ce qu’il y avait de si important pour mettre en péril ta carrière, parce que je te fais confiance.
- Tu as fini d’analyser les données ? demanda-t-elle d’une voix tremblante, encore consciente de ce que lui avait dit John Zahn.
Il hocha la tête.
- Tu as découvert qui se cache derrière 192.168.32.87 ?
- Oui, et c’est là que j’ai besoin de tes lumières. D’après le logiciel qui s’occupe du réseau informatique, il s’agit de l’adresse réseau du poste de John Zahn.
La salle plongea dans le silence et tout devint clair dans l’esprit d’Amy.
- Il m’a menti...
Elle en riait presque tellement c’était énorme qu’elle n’est pas compris plus tôt.
- Ce n’est pas Terrence Valley, la taupe, c’est John Zahn, dit-elle doucement.
- Selon ces données, oui. Où les as-tu obtenues ?
- C’est Matt Hendricks qui me l’a transmises. Il craignait pour sa vie et avait fait en sorte que ce disque me parvienne en cas de problèmes au Busch Stadium.
- Tu dois m’expliquer toute l’histoire, Amy. Si Zahn est bien impliqué, on doit l’arrêter.
Il semblait sincère.
- Je ne connais pas toute l’histoire, mais Lucy Shane devrait pouvoir tout te raconter en détails.
Il baissa les yeux, comme s’il fuyait un quelconque contact visuel. Amy sut que quelque chose de terrible s’était produit.
- Ecoute, Amy. Lucy est décédée il y a dix minutes. Crise cardiaque. Les médecins de la clinique savaient qu’elle était fragile depuis son accident, mais Zahn a voulu l’interroger quand même.
- Il l’a tuée. Ce salaud l’a tuée ! cria Amy en se levant avec rage.
- Rien ne l’indique pour le moment, mais si les données du disque sont vraies alors on tient un mobile.
- Elles sont fiables, je peux te le garantir.
Amy faisait les cents pas à présent, comme une lionne en cage. Elle voulait sortir, trouver Zahn et le faire payer à sa manière.
- C’est ce que m’ont dit les gars du Service Informatique.
- Zahn a préparé les attentats d’aujourd’hui. Il a renseigné le Sang des Patriotes au cours des derniers mois et avec Tom Raver, son homme de main, il leur a fait porter le chapeau. Il n’avait pas compté sur le fait que Lucy Shane était infiltrée au sein du SdP. Mais depuis qu’il le savait, il avait tenté par tous les moyens de la faire disparaître. Il semble qu’il y soit parvenu en fin de compte.
- Qu’est-ce que l’on fait maintenant ? demanda Nick Dale.
- On doit mettre Zahn aux arrêts. Tout de suite.
- Mais la procédure ? On ne peut pas mettre le dirigeant de la NHS aux arrêts comme cela ! Il nous faut l’autorisation d’un supérieur.
- Eh bien appelle le Gouverneur Holden ! Fais-moi sortir d’ici, je sais où je peux joindre Terrence Valley. Il nous donnera l’autorisation. Mais on doit l’arrêter maintenant avant qu’il ne fasse d’autres victimes ou nous file entre les doigts.
Nick Dale hésita à nouveau.
- Allez Nick ! Bon sang, prends un risque dans ta vie !
Il la regarda avec ce regard qu’elle commençait à connaître plutôt bien. Celui qui disait « Attention, ne franchis pas la limite, ma chère Amy.»
Il sortit un téléphone portable de sa poche et le lança à Amy.
- Appelle Valley. Je m’occupe d’Holden et de Zahn.
Elle le regarda sortir puis pianota un numéro sur le portable. Au bout de quelques sonneries, la voix de Will répondit.
- Allô ?
- Will, c’est Amy. Ecoute, je ne sais pas ce que tu fais à Terrence, mais ce n’est pas la taupe. J’en ai la preuve.
- Nous savons, c’est John. Nous avons déjà averti le Gouverneur Holden mais il demande à voir la preuve avant.
- Elle est ici, avec moi. Je peux vous l’apporter.
- Inutile, nous sommes en chemin avec Terrence. Nous devrions arriver dans un quart d’heure.
- Parfait. Je vous attends. Nick est en chemin pour arrêter Zahn bientôt.
- Dis-lui de ne faire rien d’imprudent et de le surveiller avec précautions. Nous ne savons pas de quoi il est capable.
- Je lui dirai.
- Amy, des nouvelles de Lucy ?
Le cœur de la jeune femme se serra dans sa poitrine. Elle avait déjà été témoin de la souffrance de Will quand il avait cru à la mort de Lucy il y a deux ans. Elle ne voulait pas lui infliger cela maintenant. Très égoïstement, elle voulait surtout ne pas être celle qui lui annoncerait.
- Non, répondit-elle tristement.
- Nous serons bientôt là. Fais attention à toi.
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FFrules3
Posté le
23 septembre 2006 à 00:56:17
33ème chapitre...
Enjoy !
Lundi 27 Juin
01h01
Agence de la National Homeland Security
St. Louis, Missouri
Showtime
Son téléphone portable sonnait depuis déjà quelques temps maintenant et John Zahn le regardait avec insistance. Il savait qui serait au bout du fil et ce qu’il devrait faire. Au bout de la vingtième sonnerie, il se résolut enfin à décrocher.
- Allô ?
- Vous en avez mis du temps, John. Encore une sonnerie et j’aurais abandonné, dit la voix forte du Gouverneur Holden.
- Qu’est-ce que vous voulez, Gouverneur ?
- J’ai reçu un appel très intéressant de Terrence Valley il y a quelques minutes.
Il avait donc vu juste.
- Que voulait-il ? demanda Zahn même s’il connaissait déjà la réponse.
- Il m’a fait part de sa certitude quant à l’existence d’une taupe au sein de la NHS. Vous, en l’occurrence.
- A-t-il au moins des preuves de ce qu’il avance ?
- Il s’est engagé à me les fournir dans l’heure, en précisant qu’elles étaient accablantes. J’ai ensuite reçu un appel de Nick Dale, un de vos agents qui disait avoir les mêmes preuves de votre culpabilité. Il va sans dire que je n’avais pas d’autres choix que d’autoriser votre arrestation.
- Vous avez bien fait, Gouverneur. Ce cas de figure avait été évoqué durant la phase de préparation de l’opération et je sais très bien ce qu’il me reste à faire. Notre cause passe avant tout.
- Vous m’en voyez ravi et triste à la fois, John. Vous servez votre pays avec beaucoup de discernement.
- Je vous remercie, Gouverneur. Ce fut un honneur de travailler à vos côtés.
- L’honneur est réciproque, croyez-le bien. Je vais donc raccrocher maintenant. Au revoir et bonne chance John.
John Zahn éteignit le téléphone portable et soupira. Il fouilla l’un de ses tiroirs à la recherche d’une arme qu’il finit par trouver. Il la prit en main et la regarda un instant avant de visser un silencieux. Il visa le portable posé sur le bureau et appuya sur la gâchette. L’appareil se transforma en un amas électronique de fils et de plastique.
C’était une bonne chose de faite. Tout ce qui le reliait au Gouverneur Holden venait de disparaître et il ne lui restait plus qu’à faire une dernière chose. Devant sa porte, des ombres se déplacèrent et quelqu’un frappa à la porte, Dale, sans doute. Il aurait un public pour sa fin, ce qui n’était pas plus mal. Il mit sa main armée sous le bureau et dit à ses hommes d’entrer. Showtime, pensa-t-il.
Nick avait effectivement la tête des mauvais jours mais John savait qu’une partie de lui devait aimer cela. Il allait coffrer un supérieur, un ennemi qui avait manipulé tout le monde depuis le début et qui avait sur les mains le sang de centaines de personnes, dont des collègues et amis.
- Que voulez-vous, Nick ? Et que font ces hommes dans mon bureau ? dit-il en montrant du doigts les trois agents de sécurité que Nick avait amené avec lui.
Quitte à partir en beauté, autant jouer la comédie jusqu’au bout.
- Monsieur Zahn, vous êtes en état d’arrestation pour le meurtre de Lucy Shane et pour les attentats du Busch Stadium et du train 815.
John prit un air étonné avant de se mettre à rire.
- Il vous en aura fallu du temps pour me retrouver, je ne vous félicite pas, agent Dale. Peut-être que si vous aviez été plus efficace, Lucy Shane serait encore en vie.
- Je pense pouvoir vivre avec cela, monsieur. Je suis plus inquiet pour vous.
- Ne prenez pas ce ton condescendant avec moi, Nick. Vous n’avez aucune idée de ce que j’ai accompli. Absolument aucune idée. Mes actes auront un jour une signification.
- Vous aurez tout le temps de faire passer votre message durant votre procès, j’en suis certain. Mettez vos mains bien en évidence, monsieur.
- Hors de question. Vous me parlez de procès, je vous parle d’avenir. Encore une fois, Nick, vous ne comprenez absolument rien. Je n’en suis pas étonné.
- Nous pouvons continuer ce petit jeu encore longtemps, monsieur, mais en fin de compte, le résultat sera le même. Alors ne rendez pas les choses plus compliquées.
- Je ne veux rien compliquer. Au contraire, je vais vous simplifier la tâche.
D’un geste vif, il porta l’arme à sa tempe et appuya sur la gâchette. Du sang jaillit de son crâne meurtri pour aller s’écraser sur les murs gris de l’autre côté de la pièce. Il s’affala sur le bureau, sous les yeux ébahis de Nick Dale et des trois agents de sécurité.
- Appelez la clinique, dites-leur que l’on a une urgence ! Vite ! cria Nick en se précipitant vers le bureau.
Il ne comptait pas le laisser s’échapper si facilement.
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FFrules3
Posté le
23 septembre 2006 à 00:58:54
Et les deux derniers chapitres pour finir.
34ème chapitre
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Lundi 27 Juin
01h44
Bureau du Gouverneur Holden
St. Louis, Missouri
Sauver la face
Alors que Terrence Valley montait les marches qui le menaient au bureau du Gouverneur Georges Holden, il tentait de ne pas repenser à ce qu’il venait de voir durant la dernière heure. La douleur de Will Shane l’avait submergé alors qu’il se rendait au chevet de sa femme, tué vraisemblablement par John Zahn qui gisait toujours, le crâne en compote, dans le bureau qui avait autrefois été le sien.
Tant de gens étaient morts aujourd’hui pour des raisons qui demeuraient obscures. Nick Dale lui avait rapporté le discours que leur avait débité Zahn et la logique aurait voulu que le nationalisme fut encore en cause. Mais, au-delà des preuves accumulées, Terrence ne voyait vraiment pas ce qui avait pu le pousser à de tels actes extrémistes.
Une enquête complète serait menée pour faire la lumière sur toute l’affaire, notamment avec les témoignages de Will Shane et d’Amy Cornell. Alors qu’il était retenu prisonnier, Will lui avait expliqué tout ce qu’il avait vécu depuis ce midi et en recoupant avec les informations d’Amy et du disque trouvé chez Matt Hendricks, on devrait pouvoir trouver une explication satisfaisante à tout ceci.
Dans sa poche intérieure de costume, Terrence Valley sentait le poids du disque de données qui accompagnait chacun de ses mouvements. Un objet si petit mais si important, renfermant les preuves que l’on avait besoin pour le procès. Un tel procès serait dommageable pour l’image de la NHS mais le peuple avait le droit de savoir ce qu’il s’était passé.
Il frappa trois coups à la porte puis attendit que le Gouverneur Holden le fasse entrer. Il se trouvait à sa place favorite, devant la fenêtre à regarder St. Louis plongée dans la nuit et dans le silence, malgré la foule de gens réunis en divers lieux de la ville pour honorer la mémoire des disparus. C’est toujours dans les moments les plus tragiques que les êtres humains se rassemblent et partagent leur peine et quelque part c’était dommage. La crise était finie, mais le peuple ne le savait pas.
- Regardez-les, Terrence, fit-il en montrant de la main les gens assis sur la pelouse sous ses fenêtres. Si paisibles, si recueillis.
- J’ai vu, monsieur le Gouverneur. C’est très beau.
- En effet. Vous avez raison, Terrence. C’est très beau. Il aura juste fallu que des centaines de personnes meurent pour ce résultat alors que demain, ils redeviendront ces concitoyens qui n’hésitent pas à s’insulter parce que la voiture de devant n’avance pas assez vite, qui battent leurs femmes et leurs enfants, ou vendent de la drogue.
- Il y a aussi des citoyens honnêtes, monsieur le Gouverneur, nota Valley.
- Certes, mais dans des moments comme celui-ci, on se rend compte que rien de tout ceci n’est vraiment important. Il y a et il y aura toujours pire. C’est la triste loi de la vie et des Hommes.
- Monsieur, je vous ai apporté le disque contenant les preuves de l’implication de John Zahn dans les attentats d’aujourd’hui... d’hier, rectifia-t-il en regardant sa montre.
- Ah oui, les fameuses preuves... dit distraitement le Gouverneur Holden. Ecoutez, Terrence, j’ai un terrible dilemme.
- De quoi voulez-vous parler, monsieur ? demanda Valley, intrigué.
- Vous connaissez la défiance du peuple pour les institutions fédérales. Il ne croit pas ce que le Président dit, il tente de chercher une vérité là où elle n’est peut-être pas. Alors que nous, nous profitons de la confiance du peuple du Missouri, parce que nous sommes ici. Nous nous occupons de nos affaires, sans demander de comptes à personne.
- Où voulez-vous en venir, monsieur ?
Terrence Valley ne voyait pas vraiment dans quelle direction allait la conversation.
- Je dis que si le rôle de la NHS, à travers les actes de son dirigeant, est rendu publique, alors nous perdrons cette confiance et le peuple n’aura plus aucun respect pour les gouvernants ou tous ceux qui représentent l’autorité. Voyez-vous où cela peut nous entraîner ?
- Je crois que vous sous-estimez la capacité du peuple à pardonner. Si nous jouons franc jeu avec lui, il pardonnera et continuera de croire en vous.
- J’aimerai avoir votre confiance, Terrence, mais regardons les choses en face. Toutes les personnes impliquées, John Zahn, Tom Raver - oui, j’ai lu le premier briefing - Victor Carlton, toutes ces personnes qui reliaient le Sang des Patriotes à la NHS sont mortes. Il est inutile de leur intenter un procès posthume qui ne fera que déchirer le peuple et lui rappeler de mauvais souvenirs.
- Alors que préconisez-vous, monsieur ?
- Je pense qu’il serait de l’intérêt du Missouri que ces institutions ne soient pas souillées d’une tâche indélébile. Je pense que nous devrions garder ces preuves sous silence, asséna-t-il en faisant tourner le disque entre ses doigts.
- Mais les gens voudront un coupable.
- Ils en ont déjà un. Les membres du Sang des Patriotes vont être jugés pour l’attentat du train 815 et ils vont être condamnés pour cela parce que les preuves sont là. Les preuves qu’ils ont fomenté l’attentat du Busch Stadium sont là également, quoique fausses. Je préconise donc que l’on passe sous silence le fait qu’elles le sont. Laissons les juges livrer le SdP en pâture au peuple. Il veut des coupables, nous en avons, alors donnons-les lui.
- Monsieur, vous nous demandez de mentir à une enquête fédérale, de détruire des preuves. C’est un délit très grave.
- Je ne vous demande pas de les détruire, Terrence. Je vous demande de les passer sous silence, d’appliquer le Secret Défense pour des questions de Sécurité Nationale.
- Je ne sais pas si nous pourrons contingenter l’information, monsieur. De nombreuses personnes sont au courant...
- Et ces personnes ont eu ce qu’elles voulaient. Zahn et les autres sont morts. Ils connaissent la vérité et je pense qu’un procès public n’y changera rien. Ce n’est pas pour eux que vous ferez cela, mais pour le peuple, pour celui-là même qui s’est réuni sous mes fenêtres pour être ensemble et partager leur peine. Pouvez-vous faire cela, Terrence, ou dois-je vous l’ordonner ?
- Je peux le faire, monsieur le Gouverneur, concéda-t-il. Vous avez raison. Le peuple doit être préservé. L’enquête restera interne à la NHS pour établir les responsabilités de chacun. Nous ne pouvons écarter le fait que John Zahn n’ait pas agi seul. J’aurai une requête, par ailleurs.
L’éclat des yeux de Georges Holden devint plus intense.
- Allez-y.
- J’aimerai être nommé dirigeant de la NHS. Ne vous méprenez pas, monsieur, j’ai aimé mon travail auprès de vous, mais j’ai le sentiment que je serai plus utile à la tête de la NHS qu’ici, surtout avec l’enquête en cours.
Holden réfléchit quelques instants puis hocha de la tête avec un sourire.
- Accordé. J’attendrai vos recommandations pour la personne qui vous succèdera ici.
- Bien monsieur. Et merci.
- De rien, Terrence. Vous l’avez bien mérité. Allez retrouver votre Agence.
Alors que Terrence Valley sortait de la pièce, il avait un sentiment étrange au creux de l’estomac, comme si quelque chose ne tournait pas rond. Tu te fais des idées, mec, pensa-t-il. Il avait besoin de repos après cette journée et il doutait de pouvoir trouver le sommeil après tant d’émotions. Il se rendit compte qu’il avait oublié le disque dans le bureau d’Holden. Il hésita à aller le rechercher, mais après tout, le Gouverneur savait comment utiliser au mieux cette preuve. Il saurait la mettre en lieu sûr.
Toute cette histoire de Secret Défense le chiffonnait un peu, mais Holden avait raison. Si l’implication de la NHS, aussi minime soit-elle et seulement cloisonnée au rôle de John Zahn, venait à être découverte, les répercussions iraient au-delà des frontières de l’Etat. Non, c’était la meilleure solution, même s’il devrait faire face aux protestations d’Amy, de Nick ou pire encore, de Will, quand ils auraient fait leurs deuils respectifs de Matt Hendricks et de Lucy. Une autre période de leur vie commençait à présent.
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FFrules3
Posté le
23 septembre 2006 à 01:00:56
Et enfin l´épilogue... Le message précédent étant trop long.
Enjoy !
Mercredi 21 Janvier
15h32
Capitole
Washington D.C.
Epilogue
Les flashs des photographes crépitaient sous la pluie glaciale du mois de janvier mais qui n’avait pourtant pas effrayé les reporters et les curieux se pressant en masse sur les marches du Capitole pour ce qui était un jour historique à bien des égards. Une cohorte de députés et de sénateurs sortit au fur et à mesure, certains étant arrêtés par les journalistes pour des déclarations que l’on voulait symbolique.
Mais le véritable héros du jour n’avait pas tardé et s’était offert un bain de foule au son de slogans aussi contradictoires que « Holden Président » ou « Holden au pouvoir ». Le pouvoir, il n’en avait plus besoin. Pas après son coup d’éclat du jour.
Une tribune avait été aménagée sur les marches pour lui permettre de délivrer un discours qui allait s’inscrire dans l’histoire des Etats-Unis. Le Gouverneur Holden fit un grand sourire aux caméras réunies et les flashs crépitèrent de plus belle. Il s’éclaircit la voix et commença à parler.
« Mesdames et messieurs, chers concitoyens américains, aujourd’hui est un jour qui fera date dans notre histoire. C’est le jour où les Etats d’Amérique ont dit « Non » à l’Etat fédéral en ce qui concerne la gestion de sa sécurité nationale et territoriale, grâce à la souveraineté du peuple, représenté par le Sénat et la Chambre des Représentants.
Il y a un peu plus de six mois, St. Louis et l’Etat du Missouri ont été frappés durement. Lâchement. Mais ils ont survécu et les auteurs des attentats ont été arrêtés et seront jugés dans un futur proche. Ce que nous avons accompli aujourd’hui est le meilleur hommage que nous puissions faire à toutes ces victimes.
Aujourd’hui, nous avons pris en main notre sécurité sans la mainmise de Washington et ses bureaucrates sur nos affaires de sûreté nationale. Le FBI, la CIA et toutes les organisations fédérales n’ont plus droit de cité dans le Missouri. C’est à nous, habitants du Missouri d’assurer notre défense et c’est pourquoi la National Homeland Security devient dès aujourd’hui notre première ligne de défense contre les ennemis qui voudraient nous anéantir. D’autres organismes d’Etat seront bientôt créés pour permettre aux habitants du Missouri de nous défendre nous-mêmes.
Ce n’est pas un refus du Gouvernement fédéral dans son ensemble, mais la tragédie du Busch Stadium et du train 815 ont mis en lumière la nécessité pour nous, de nous occuper de la criminalité et du terrorisme sans les interférences d’organismes tels que le FBI ou la CIA. Nous ne sommes plus les faire-valoir de Washington, nous existons dorénavant en tant qu’entité nationale qui ne remet en rien notre engagement au sein des Etats-Unis d’Amérique.
Nous avons conscience d’ouvrir la voie à une dévolution sécuritaire et nous ne pouvons qu’encourager les autres Etats à en faire de même, dans le respect des lois et des coutumes de chacun. L’avantage de cet Amendement est qu’il ne concerne que les Etats ayant à cœur la sécurité de leurs habitants. Ce n’est pas une obligation pour tous, mais une nécessité pour nous.
Notre Etat est sorti traumatisé, en état de choc et se découvre petit à petit d’extraordinaires ressources. Mais le spectre mortel du terrorisme, qu’il soit international ou nationaliste, est toujours présent sur notre seuil. C’est pourquoi je m’engage avec fermeté et sur la durée dans la lutte contre l’insécurité en acceptant avec humilité le poste de dirigeant des différentes organisations nationales de sécurité et je profite également de la tribune d’aujourd’hui pour annoncer officiellement que je me représente pour un nouveau mandat au poste de Gouverneur. Je veux croire en un monde meilleur pour tous et je me donnerai les moyens de mes ambitions. Merci à tous. »
Il quitta la scène avec rapidité et s’engouffra dans la limousine qui l’attendait au bas des marches. Une nuée de photographes se pressèrent contre les vitres du véhicule pour tenter d’obtenir la photographie parfaite. Confortablement assis dans les sièges en cuir, Holden eut un sourire satisfait en voyant les multiples panneaux proclamant de très gentilles choses sur lui. Sa réélection ne faisait aucun doute, les sondages le donnaient gagnant à plus de 75% en début de semaine alors que les sondés ignoraient s’ils allaient se représenter ou non.
- A l’aéroport, James. J’ai un avion à prendre pour St. Louis.
Le chauffeur fit un signe de tête qui montra qu’il avait compris et la limousine démarra doucement. L’Amendement avait donc été adopté par le Sénat et la Chambre des Représentants. Le plan avait donc fonctionné de bout en bout, malgré quelques sueurs froides certes, mais dans l’ensemble, cela avait été un succès. Il pensait à cet Amendement depuis de nombreuses années et il avait dû faire de bien vilaines choses pour qu’il soit voté. Maintenant, il tenait entre ses mains la destinée de son Etat, il contrôlerait tout, empêcherait d’autres attentats d’avoir lieu. Il ferait ce qu’il avait toujours su qu’il ferait mieux que tout le monde, c’est-à-dire protéger les gens dont il avait la responsabilité.
D’après ce qu’il avait entendu dans les couloirs du Capitole, le New Jersey allait bientôt adopter l’Amendement à son tour. Le Missouri avait ouvert la voie, les Etats ayant souffert du terrorisme au cours des dernières années en ferait de même. L’effet boule de neige ne s’arrêterait pas de sitôt, pas avec la situation au Moyen-Orient toujours aussi précaire et le regain des nationalismes de tout poil.
La limousine s’arrêta sur le bord de la route et les portes se verrouillèrent.
- James ? Que se passe-t-il ?
Le conducteur qu’il avait pris pour James se retourna et Holden eut un cri d’effroi. Will Shane se tenait à l’avant du véhicule, une arme entre les mains qui menaçait le Gouverneur.
- Votre téléphone portable, dit-il d’une voix froide comme l’hiver.
Ses yeux étaient vides et il semblait agir comme un robot.
- Will, que faites-vous ?
- J’ai dit, votre téléphone portable, monsieur, fit-il avec plus d’insistance.
Holden se rendit compte que jouer les braves ne lui servirait à rien, surtout avec cet homme qui avait disparu de la circulation presque cinq mois plus tôt sans que personne ne puisse le localiser. Il lui donna donc son téléphone et attendit. Will ouvrit sa fenêtre et jeta l’appareil dehors, avant de refermer la vitre qui le séparait du Gouverneur.
- Que voulez-vous de moi, Will ? Répondez-moi ! ajouta-t-il devant le silence persistant de l’homme au volant.
Will Shane ne pipa mot et se contenta de conduire vers un endroit qui n’était pas l’aéroport, pour sûr. Georges Holden commença à paniquer. Pour des questions d’image, il n’avait pas voulu d’escorte mais aussi parce qu’il ne voyait personne qui pourrait lui en vouloir après sa gestion exemplaire de la crise des attentats. Il était allé à la rencontre des familles de victimes, les avait dédommagé, avait érigé des stèles commémoratives. Il avait été irréprochable, l’image que devait donner un bon Gouverneur.
Il lui vint rapidement à l’esprit que si Will se trouvait dans cette voiture, c’était parce qu’il avait découvert son rôle dans les attentats et in extenso dans la mort de sa femme. Il décida donc de jouer cette carte.
- Je n’ai jamais voulu que votre femme meure, vous devez me croire. Si seulement j’avais su qu’elle était infiltrée au sein du SdP, jamais je n’aurai pris contact avec eux. Valley était tenu à la confidentialité, jamais je n’aurai pu savoir qu’un Protocole Delta était en cours. Mais quand son témoignage est devenu trop gênant, elle a dû être sacrifiée. Nous n’avions pas d’autres choix avec John que de faire cela pour s’assurer que notre plan continuerait à suivre son déroulement comme prévu. Regardez la victoire que nous avons obtenue aujourd’hui ! Les sacrifices de votre femme et des autres serviront à protéger les générations futures et c’est ce qu’elle aurait voulu, vous ne croyez pas ?
La limousine s’arrêta enfin et les portes se déverrouillèrent. Georges Holden fut saisi de l’envie de s’enfuir à toutes jambes, mais il se faisait vieux. Jamais il n’aurait pu distancer un homme tel que Will Shane.
- Dehors, fit-il.
Holden obtempéra et ils se retrouvèrent face à face au beau milieu de ce qui semblait être un complexe industriel désaffecté. Le Gouverneur pouvait lire dans les yeux de Will toute la douleur, mais aussi toute la rage qui l’habitait. Il ne s’en sortirait pas vivant à moins qu’il supplie pour sa survie.
- Je peux vous donner ce que vous désirez. De l’argent, une nouvelle identité, une nouvelle vie. Vous n’avez qu’un seul mot à dire et je vous l’obtiendrai.
- Pouvez-vous rendre la vie aux personnes mortes, monsieur Holden ?
Il avait oublié avec à-propos de l’appeler par son titre, ce qui glaça le sang du Gouverneur Holden avec plus d’efficacité que tout ce qu’il avait connu.
- Pouvez-vous faire revivre Lucy ou Matt ? Ou tous les autres ? C’est bien ce qu’il me semblait. Je ne souhaite qu’une chose et assez ironiquement, vous allez me la donner. Je veux la justice. A genoux, maintenant.
Il chargea son arme et attendit qu’Holden obéisse. Il était désemparé, attendant un sauvetage qui ne viendrait sûrement pas. Finalement, il cessa la lutte des esprits et se laissa tomber à genoux, sous la pluie de ce froid mois de janvier.
- Si vous me tuez, vous ferez de moi un martyr. Ce que j’ai aidé à mettre en place me survivra et deviendra incontournable. Rien n’empêchera plus mon œuvre d’être reprise dans un autre Etat.
Will s’approcha de lui par l’arrière et pointa son arme sur l’arrière du crâne du Gouverneur Holden.
- Je pensais que vous auriez au moins compris une chose, Holden. Je me fous pas mal de ce pays ou de ce qui pourrait m’arriver après. Ce que je fais n’est pas un acte institutionnel, c’est personnel. Pour Lucy.
Un coup de feu retentit entre les murs des bâtiments délabrés, faisant décoller des corbeaux qui s’envolèrent dans le ciel gris en croassant. Will Shane regarda le corps étendu à ses pieds et baissa son arme. Il avait enfin eu sa vengeance. Il retira le lecteur-enregistreur de cassettes qui était placé dans sa poche intérieure et la déposa sur le cadavre encore chaud du Gouverneur Holden. En faisant cela, il signait son arrêt de mort, mais au moins, le monde saurait pourquoi et comment sa femme était morte. Et c’était tout ce qui lui importait maintenant.
FIN
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FFrules3
Posté le
23 septembre 2006 à 01:09:54
Alors, ceci était donc mon cinquième roman après Scoop, Scoop 2 : Doppelganger, Scoop : Meridian et le Système.
Il fait près de 200.000 caractères pour 160 pages, format livre normal. C´est ma plus longue fic à ce jour.
J´espère que vous avez passé un agréable moment de lecture et j´en profite pour remercier les forumeurs qui ont eu l´aimabilité de laisser des commentaires tout au long de ses cinq mois.
Et un merci à tous ceux qui ont lu sans commenter et ceux qui liront par la suite.
Je vais pouvoir en profiter pour me reposer de l´écriture quelques temps.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
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_Azerty777
Posté le
23 septembre 2006 à 13:34:25
200.000? Petit roman dis-moi^^ Néanmoins il est de très bonne qualité (quelques passages à revoir, comme la mort de Lucy ou autres qui est p´têt un peu trop rapide, mais ç´a l´air voulu), et à mon avis tu devrais le faire publier...chez une vraie maison d´édition. (pas le manuscrit, donc)
Euh sinon pas grand-chose à dire, donc je me contenterai de dire que c´est très bien et que la fin est vraiment très bien menée. Faudra j´aille terminer le Système un d´ces quatre^^
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Yohan-Kiefa
Posté le
24 septembre 2006 à 04:21:03
Je rattrappe ma ledture plus tard, mais je uppe pour le moment car ce texte le mérite.
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Yohan-Kiefa
Posté le
24 septembre 2006 à 05:00:13
lecture*
Et l´art de faire un commentaire quand notre attention est détournée par autre chose. ^^
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FFrules3
Posté le
1er octobre 2006 à 21:12:03
en attendant une nouvelle histoire...
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bababouboubaba
Posté le
1er octobre 2006 à 23:02:52
ohlala, j´ai carrément pris du retard...
va falloir que je m´y remette sérieusement
mais j´avoue que j´étais un peu perdue avec tous les persos et que j´avais un peu lâché prise sur la fic... mais en lisant les comms qui disent que tu nous mènes en bateau depuis le début, je pense que je vais m´y replonger vite fait...
donc un prochain commentaire plus constructif plus tard !