Fan fic: La relève Tome 1 "Thérèsa" - Star Wars : Knights of the Old Republic II : The Sith Lords - Page 11 sur JeuxVideo.com

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Forum : Star Wars : Knights of the Old Republic II : The Sith Lords

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Sujet : « Fan fic: La relève Tome 1 "Thérèsa" »

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  • necromancien57 Voir le profil de necromancien57
  • Posté le 11 septembre 2008 à 13:39:59 Avertir un administrateur
  • -Ton esprit est résistant. Je sens qu’une personne possédant une grande force mentale t’a entraîné. Il m’est difficile de savoir qui. Une femme, une des plus belles femmes de l’univers républicain… montre moi qui !
    -Non… non… sortez de ma tête ! Rugit Yuan.

    Le Padawan donna un violent coup de sabre que la créature évita facilement. Jerk sortit de son rêve et se remit en garde.

    -Impressionnant ! Je te veux ! Recommença à dire la maîtresse.
    -Jamais je ne rejoindrais le côté Obscur !
    -Bien parlé Yuan ! Acquiesçât Jerk. Nous allons te faire retourner en enfer !
    -Réfléchis bien, je pourrais bien aller voire cette femme à qui tu tiens tant et qui sait… je pourrais tout aussi bien te ramener sa tête ou faire des expériences sur son corps.
    -Je ne vous laisserais jamais toucher à un cheveu de Thérèsa !
    -Thérèsa ? Quel beau prénom.

    La créature vit deux autres maîtres venir prêter main forte. Heureusement, son vaisseau arriva au même moment. La passerelle était ouverte. Elle usa du pouvoir de poussé pour éjecter les Jedi et sauta.

    -Je reviendrai te voir mon mignon. D’ici j’espère que ta réponse aura changé.

    Le vaisseau se précipita de sortir de l’atmosphère et d’entrer en hyper espace. La mission était un succès total.


    Yuan sentit la colère monter en lui, la main apaisante de Jerk le calme.

    -Je suis fière de toi Yuan ! Tu n’as pas cédé à la tentation de côté Obscur et tu m’as sauvé la vie en combattant le pouvoir mental de cette chose !
    -Mais elle s’est sauvée ! Répondit amèrement Yuan.
    -Nous sommes en vie pour raconter notre rencontre. D’autres n’ont pas cette chance.

    Les deux autres maîtres, venus prêter assistance, arrivèrent mais il était trop tard. La menace étant loin, ils décidèrent de retourner à l’académie. Une fois sur place ils constatèrent à quel point le combat avait tourné à un véritable carnage. Les cadavres étaient partout. Yuya et les autres attendaient dehors. La maître Echanie pleurait.

    -Nous n’avons pas pu les empêcher de fuir, dit tristement Jerk. Et ici ?
    -Morts ! Tous, sans exception… Les corps partout dehors et à l’intérieur. Nous avons arrêté de chercher. Personne n’a pu fouiller tout le bâtiment tellement le carnage est horrible. Pourquoi ont-ils fait ça ? Comment une telle atrocité ait pu se produire ?
    -Je l’ignore Yuya. Maintenant il va falloir les traquer et…
    -Pour qu’il y ait plus de mort ? Après les mandaloriens, la guerre civile et l’empire Sith, voilà qu’un nouvel ennemi surgit de nulle part ! Je suis las, tellement las de me battre.

    ***

    Les croiseurs républicains approchaient de leur destination. Den étudiait toujours les plans avec les officiers et Lisa quand il se sentit pris par un malaise. Il vacilla puis s’écroula.

    -Den ! Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Demanda vivement Lisa.
    -La force ! Je l’entends hurler à mes oreilles. Elle souffre, elle a mal. Je n’avais pas ressentit ça depuis… plus depuis Malachor V !
    -Exactement comme…
    -Non, c’était beaucoup plus faible.

    -Sortit de l’hyper espace d’ici 1 heures Amiral.

    Une heure plus tard, les croiseurs arrivèrent à destination, en dessous d’eux se trouvait Belsavis. Den se leva et courut vers les transporteurs. Les portes des hangars s’ouvrirent et laissèrent des centaines d’appareils sortir. Celui de Den et Lisa fonça droit vers l’académie. A travers les vitres du cockpit, ils virent l’enclave mais aussi le transporteur provenant de Dantooïne.

    Lisa les fit atterrir à bonne distance et descendit la passerelle. Les Jedi et les soldats sortirent et ne purent que constater la catastrophe. L’ancien assassin rejoignit son mari peu après. Des larmes leur montèrent aux yeux. Elle s’empressa d’aller à l’intérieur bien que plusieurs Jedi lui dirent que personne n’était en vie.

    Den marcha d’u pas déterminé vers Yuya et Jerk. Aucun des deux n’osa regarder le grand maître dans les yeux. Ils n’avaient rien pu faire et se le reprochaient.

    -Nous… si seulement on n’avait pas perdu de temps en parole inutile, se blâma Yuya.
    -Ca n’aurait rien changé ! Répondit Den.
    -Justement si ! Contredit Jerk. Ils se sont enfuis à l’instant où on arrivait ! On aurait pu au moins les stopper.
    -Ou mourir ! Asséna le grand maître. Rapatriez les corps sur Coruscant. Veuillez à ce qu’ils soient autopsiés !
    -Pourquoi ? Demanda Jerk.
    -Il se peut que nos ennemis utilisent une nouvelle façon combattre. En examinant les corps on pourra peut être à déceler quelques anomalies !

    Ione arriva avec Bao-Dur. Elle s’empressa d’aller près des corps à la recherche d’un éventuel survivant. Elle marchait pieds nu dans les flaques de sang sans s’en soucier. Tout ce qui lui importait, était de pouvoir aider. Bao-Dur la laissa à ses illusions et s’en alla auprès de Den. Le grand maître tourna la tête à l’arrivé du Zabrac qui cru voir un éclat doré dans l’un des ses yeux.
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  • necromancien57 Voir le profil de necromancien57
  • Posté le 11 septembre 2008 à 13:41:09 Avertir un administrateur
  • Pfiouuuuuu.... Une bonne chose de fait!

    J'espère que la qualité du récit compensera son attente!

    Je vous souhaite bon week end et à bientôt!

    Prochain chapitre: Le savoir caché!
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  • Leader_Revan Voir le profil de Leader_Revan
  • Posté le 11 septembre 2008 à 17:08:17 Avertir un administrateur
  • je suis content de voir que des topic -trés- correct supsiste encore sur ce forum :content:
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  • Leader_Revan Voir le profil de Leader_Revan
  • Posté le 11 septembre 2008 à 17:08:53 Avertir un administrateur
  • oups *subsiste*
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  • harry_8 Voir le profil de harry_8
  • Posté le 11 septembre 2008 à 19:01:17 Avertir un administrateur
  • Enorme des combats splendide une suite super longue mais c'est quand même super triste pour tous les jedi. Vivement la suite.
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  • Jolee Voir le profil de Jolee
  • Posté le 11 septembre 2008 à 19:46:28 Avertir un administrateur
  • ça m'a pris un sacré bout de temps pour tout lire, mais je ne suis pas déçu, c'était très bien écrit.
    Continue comme ça.

    *pas le temps de faire quelque chose de constructif désolé*
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  • tamene Voir le profil de tamene
  • Posté le 13 septembre 2008 à 11:37:16 Avertir un administrateur
  • mieux vaut tard que jamais, mais espérons que tu ne nous feras plus ce coup douleureux, trois mois d'attente est un vrai enfer. Bonne suite mon pote
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  • Bouletor56 Voir le profil de Bouletor56
  • Posté le 16 septembre 2008 à 14:46:32 Avertir un administrateur
  • Une bien belle suite avec ce qu'il faut de combat!
    Courage! Mets-nous la suite
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  • 74cambrone Voir le profil de 74cambrone
  • Posté le 16 septembre 2008 à 17:17:07 Avertir un administrateur
  • Très bonne suite! C'est vraiment très agréable de pouvoir lire autant de "pages" à la fois. Je trouve que ça rajoute quelque chose à ton récit et permet de tenir complètement le lecteur pour un certain temps.
    Pour ce qui est de combats, ils sont bien menés, pas trop exagérés et cohérents avec l'univers de Lucas. En revanche, je reste un peu déçu qu'aucun des " méchants" n'aient été tués. Le prestige des jedis auraient été rehaussé bien qu'ils se soient battus comme des lions, et, en cela, je te félicite car tu n'es pas tombé dans le schéma des méchants immortels et des opposants faibles et démunis. En outre, tu reçu à inclure des dialogues, des réflexions et des valeurs en plein milieux des tueries, ce qui est un sacré exploit, à mon humble avis! Mais fais juste attention à ne pas créer une coupure pour qui casse ton rythme.
    Ceci étant dit, je vais partir en te félicitant encore et en espérant avoir bientôt une nouvelle suite.

    Cambrone
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  • Arkantos Voir le profil de Arkantos
  • Posté le 19 septembre 2008 à 14:20:36 Avertir un administrateur
  • Ils n'ont peut-être pas été tué, mais ils ont sacrément souffert : Kittan était à deux doigts de mourir, le spécialiste des illusions est en pitoyable état aussi, son compagnon est bléssé de partout après son attaque suicide. Seule Lenka et la Maîtresse s'en sont sortit sans problème. Et il y a un des "méchants" qui a précisé "qu'ils avaient bien fait d'attaquer cette enclave, sinon, ils auraient péris". Donc ils ne sont pas si puissant que ça et ont choisi cette enclave pour la bonne raison qu'elle devait contenir des jedis plus faibles qu'ailleur (à part les maîtres)

    En tout cas, c'est un très bon châpitre que tu nous a pondu là, Necro. Très vivant, avec un bon suspence et une fin malheureuse, mais qui donne de futurs choix différents en perspectives.
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  • florentino57 Voir le profil de florentino57
  • Posté le 29 septembre 2008 à 19:41:32 Avertir un administrateur
  • UP
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  • necromancien57 Voir le profil de necromancien57
  • Posté le 5 octobre 2008 à 00:33:56 Avertir un administrateur
  • Bonjour à vous!

    Il est très tôt certes, mais voici la suite!
    Pas trop de blabla d'avant lecture... Donc au rendez-vous, on va retrouver notre belle Thérèsa dans sa quête (depuis le temps qu'on ne l'avait pas vu...), les conséquences de l'attaques, retrouvailles avec des anciens... Bref que du bon!

    Allez, bonne lecture à tous!



    Chapitre V : Le savoir caché



    La créature retira sa cape. La synchronisation avait été parfaite. Quoiqu’elle trouva que les Jedi étaient arrivés un tout petit peu trop tôt. Ils avaient dû abréger leurs éternels discours et avaient laissé place à l’action. Une information qui lui serait fort utile. Finalement leur arrivé impromptu lui rendit service, elle avait trouvé une personne forte intéressante. Le jeune Padawan pourrait s’avérer utile pour la suite du plan. Elle s’engagea dans l’un des couloirs du vaisseau. Une porte s’ouvrit à son approche, Lenka sortait de l’infirmerie.

    -Maîtresse, dit-elle en s’agenouillant.
    -Relève-toi Lenka. Comment se porte Kitan ?
    -Ses blessures sont assez grave et…
    -Je vais le soigner ! Coupa la maîtresse.
    -Ne vous donnez pas cette peine, je peux…
    -Vas te reposer ! Tu as utilisé ton attaque. Tu ferais mieux de te reposer jusqu’à notre arrivé.
    -Bien maîtresse, je ferais selon votre bon vouloir.

    Lenka s’éloigna. La créature entra dans l’infirmerie et alla s’assoir au chevet de Kitan. Elle passa en revu le corps de son serviteur. Il présentait de nombreuses blessures et certaines étaient profondes. Le serviteur ressentit sa présence et essaya de se relever.

    -Reste calme, dit-elle avec une voix maternelle. Ton état est grave.
    -Toutes mes excuses, j’ai…
    -Tes adversaires étaient forts ! Coupa-t-elle. Tu n’as aucune excuse à faire. Raconte-moi plutôt comment c’était.
    -J’ai rencontré un adversaire qui en valait la peine ! Il était fort, intelligent, malin… Son maniement du sabre rivalisait avec le mien et le pire est qu’il arrivait à anticiper mes actions.
    -Comment s’appelait-il ?
    -Xares !
    -Je suis heureuse que tu ais trouvé un adversaire à ta mesure. A présent repose-toi. Lorsque nous serons arrivés, on te placera dans une cuve de Kolto.
    -Vous êtes trop bonne pour moi. Je ne mérite pas…
    -Essais-tu d’aller à l’encontre de ma volonté ?
    -Je n’oserai jamais votre magnificence.
    -Je préfère.

    La créature passa la main au dessus du corps de Kitan et sa combinaison s’ouvrit. Le corps de l’homme présentait un nombre impressionnant de cicatrice et blessure en tout genre. La main de la maîtresse s’arrêtait à chaque plaie ouverte et déversa un peu de Force pour accélérer le processus de guérison. Une douce chaleur se rependait dans le corps du serviteur.

    ***

    A chaque couloir, Lisa croisait des cadavres. Certains ne portant aucune trace visible. Lorsqu’elle arriva dans la salle de réunion, elle s’arrêta net sur le pas de la porte. L’ancien assassin contempla le résultat d’un carnage sans précédent. Il y avait une marre de sang au sol, des morceaux de chair, d’os. Elle approcha et s’abaissa près de ce qui ressemblait à un rubis. La pierre était d’une couleur rouge mais ne brillait pas. Elle la prit en main puis la relâcha aussitôt. La pierre avait commencé à fondre au contact de sa main.

    -Ce… c’est du sang ! S’exclama-t-elle. Comment ce sang a-t-il put se glacer ? Ca n’a aucun sens ! Il aurait fallu qu’un liquide à très basse température se soit répandu.

    Son estomac se mit à faire de drôle de chose et elle s’empressa de sortir. Elle jeta un dernier coup d’œil après avoir récupéré puis reprit sa recherche. Un peu plus loin, elle croisa un escalier qui s’enfonçait dans les profondeurs de l’académie. N’écoutant que son envie de trouver des survivants, elle l’emprunta.

    Den avait pénétrer dans l’enceinte de l’académie avec Bao-Dur et Yuya. Les trois maîtres se dirigeaient vers la salle de sécurité. De là, ils pourraient visionner les enregistrements et peut-être identifier les responsables.

    ***

    Une petite navette sortit de l’hyper espace. Plusieurs années auparavant, il y avait à cet endroit une station spatiale capable de fabriquer des vaisseaux de combats par milliers et des droïdes. C’était la forge stellaire, l’emblème d’une civilisation aujourd’hui au bord de l’extinction. Il ne restait plus qu’une poignée de ses représentants et tous vivaient sur Leon. Le monoplace amorça sa descente sur la planète. L’atmosphère traversée, la pilote put admirer une étendue océanique aussi magnifique et gigantesque que celle présente sur Manaan. Plus loin, à l’horizon, elle vit une île perdu au milieu de cet océan. La plage était parsemée de palmiers et de sable fin. Un peu au-delà, il y avait des collines recouvertes d’arbres et une seule montagne. Mais plus l’appareil s’approchait et plus la pilote se rendit compte que la montagne n’en était pas une, à moins qu’une montagne puisse posséder des tours et un dôme en son centre. Le fait était que cette construction était d’une taille impressionnante, seul le sénat présent sur la planète capitale de la république pouvait se vanter d’être plus grand. La jeune femme survola l’île à la recherche d’une zone dégagée pour se poser. Par chance, la place jouxtant le temple était suffisamment grande pour qu’elle puisse atterrir. Le vaisseau dépassa l’autre extrémité de l’île et fit demi-tour. Elle posa l’engin sans problème puis ouvrit le toit pour mettre pied à terre.

    -Je ne voyais pas ce temple aussi gigantesque ! Avoua Thérèsa en admirant la bâtisse. Ca ne va pas être facile de trouver l’holocron. J’espère…

    Un bruit de feuillage l’alerta. Aussi vite qu’elle put elle fit volte-face et sortit le sabre de son père. Des buissons bougeaient faiblement pourtant il n’y avait aucune brise de perceptible.

    -Montrez-vous ! Ordonna Thérèsa. Je ne vous veux aucun mal ! Je suis ici pour trouver un objet qui m’appartient.

    Un autochtone sortit d’un buisson suivit par des dizaines d’autres. Tous étaient armés de long bâton de bois avec une pointe métallique en son extrémité. Thérèsa ne reconnut pas à quel race ils appartenaient. C’étaient bien la première fois qu’elle croisait ce genre de créature. Ils avaient des yeux exorbités sur les côtés du visage, une peau couleur brune. Ils portaient tous des peaux d’animaux sauf un qui était vêtu avec une étoffe blanc crème et des bracelets aux poignés. Thérèsa baissa son arme en voyant qu’aucun ne se montrait agressif sans toutefois relâcher sa garde.

    -Je ne vous veux aucun mal, redit-elle.
    -Ster Val Nisa Con Der ? Balu Pal Knir ?
    -Ouah… J’ai rien compris… murmura-t-elle. Désolé, je ne comprends rien à ce que vous dites ! Vous ne parlerez pas le galactique ?
    -Octo ! Octo ! Dit un autochtone en s’approchant. Qui êtes-vous ?
    -Merci, au moins un qui me comprend. Mon nom est Thérèsa Reg…
    -Veuillez quitter ce lieu, étrangère ! Vous n’êtes pas la bienvenue !
    -Je suis venue pour…
    -Il n’y a rien ici. Ce temple a été bâti par mes ancêtres.
    -Acta ! Cria un autre autochtone. Ilse Var Terum Deï !
    -Van Chasse Cas ! Reprit le leader.
    -Une minute, comment ce fait-il que vous soyez le seul à parler le galactique ?
    -Un étranger est venu il y a bien longtemps et a gravé votre langue dans ma tête.
    -Comment s’appelait-il ? Demanda vivement Thérèsa.
    -Revan.
    -C’est mon père !
    -Je vois. Cela change bien des choses. Nous vous autorisons à visiter le temple. Mais prenez garde, ce lieu est maudit. S’il venait à vous arriver malheur, ce qui est fort probable, vous serez seule ! Aucun d’entre nous ne viendra à votre secours.
    -Merci pour la mise en garde, répondit poliment Thérèsa.
    -Nous allons vous laisser et retourner auprès de nos familles. Une fois que vous sortirez, du moins si vous survivez, repartez aussitôt !
    -Soyez sans crainte, je ne compte pas m’éterniser.
    -Sacht Mor Tan ! Cria le leader en se retournant.
    Thérèsa les regarda s’éloigner puis se dirigea vers l’entrée du temple.

    Les Rakata rentrèrent dans leur village, cependant le chef envoya une troupe d’élite surveiller le temple. La venue d’un autre étranger ne le rassurait pas. Les précédents n’avaient par contre, pas montré autant de sympathie et avaient massacré tous les gardes du temple puis partirent quelques jours après. Il n’oublierait jamais le visage de l’un d’eux. Son corps entier c’était mis à trembler, il était certain d’avoir rencontré un dieu ancien, redouté par son espèce.

    La fille de l’homme le plus mystérieux de la galaxie pénétra dans l’enceinte du temple. Une drôle de sensation l’envahit au moment même où elle franchit l’encadrement de la porte, comme si quelqu’un l’observait, l’étudiait, la surveillait. A l’intérieur il y avait un seul et unique couloir. Les murs étaient en excellent état, aucune fissure ni érosion. Pourtant cet endroit datait de plusieurs millénaires. La jeune femme effleura l’un des murs avec sa main droite et crut l’ombre d’un instant que sa force était aspirée. Elle comprit pourquoi tout était en parfait état. Les pierres qui constituaient ce lieu absorbaient la Force et créaient un bouclier protecteur tout autour. Le temps et les conditions climatiques ne pouvaient avoir aucune emprise.

    Thérèsa prit son arme, l’avertissement écrit dans le testament de son père résonnait dans sa tête. Elle s’avança prudemment, guettant le moindre mouvement suspect. Elle avait bien voulu utiliser ses dons dans la Force pour détecter un intrus ou d’éventuels pièges mais ici elle était comme déconnectée.

    Une pierre sur laquelle elle venait de marcher s’enfonça dans le sol. Un grondement sourd se fit entendre suivi d’un tremblement de terre. Thérèsa fut déstabilisée et perdit l’équilibre. Dans le même temps elle crut que le couloir était plus étroit… L’évidence lui sauta aux yeux, les murs se rapprochaient et si elle ne faisait rien elle finirait en bouillie. D’un bond elle se releva et courut à toute jambe vers la lumière, droits devant. Les parois se rapprochaient de plus en plus vite, trop vite pour la vitesse de la jeune femme. Elle crut qu’elle n’y arriverait jamais. Jouant le tout pour le tout elle plongea en avant. Les murs entrèrent en contact. Thérèsa poussa un profond soupir de soulagement, si elle avait attendu une seconde de plus cela aurait été la fin.

    -Je vais devoir faire attention ! Se dit-elle. Au moindre faux pas, je rejoins la Force. Bon t’arrêtes d’être défaitiste et bouge avant qu’un autre pépin te tombe dessus !

    Elle se releva, dépoussiéra ses habits et étudia la pièce dans laquelle elle avait atterrie. Il n’y avait rien, les murs étaient à nus et deux passages. L’un était sur sa droite, l’autre sur la gauche. Elle s’approcha d’un, jeta un coup d’œil, puis se rendit à l’autre.

    -Merci papa ! Maugréa Thérèsa. Tu aurais pu laisser quelques indices !

    A chaque passage, il n’y avait qu’un interminable couloir. La jeune femme sortit l’holocron de Revan, celui laissé sur Déralia, et essaya de l’activer, en vain. Au bout de quelques minutes, elle décida de prendre le couloir de droite.

    ***

    Les corps étaient emmenés avec précaution dans les vaisseaux. Les soldats de la république avaient dressé un périmètre de sécurité autour de l’enclave. Les habitants des villes voisines avaient accouru en apercevant les croiseurs dans le ciel de Belsavis. Les rumeurs les plus folles circulaient déjà parmi la foule qui ne pouvait voir ce qui se passait au-delà des limites. Les reporters locaux ainsi que quelques reporters intergalactique filmaient, commentaient, tentaient d’obtenir des informations en exclusivité. Par chance, les soldats restèrent muets. Moins d’une heure plus tard, la république toute entière était au courant qu’il se passait quelque chose d’anormal sur Belsavis. La loi martiale fut instaurée le temps d’évacuer les corps et la fin de l’enquête. Aucun vaisseau n’était autorisé à décoller ni à approcher de Belsavis.

    Boa-Dur venait de finir de se connecter à la base d’enregistrement de l’académie et débuta la lecture. Den et Yuya regardait attentivement. Au début tout était normal, les Jedi vaquaient à leurs occupations. Le grand maître fit signe à Bao-Dur d’accélérer la vitesse de lecture en ce concentrant sur les vidéo donnant sur le couloir donnant accès à la salle des communications, ainsi que son intérieur. Sans qu’ils ne comprennent pourquoi, la vidéo devint illisible puis l’image réapparut. Tous les Jedi de la fameuse salle étaient morts et dans le couloir ils purent voir un groupe de Padawan discuter entre eux.

    -Qu’est-ce qu’ils regardent ? Demanda Yuya.
    -Je vais essayer de trouver un autre angle, dit Bao-Dur.

    Une autre image holographique apparut, elle montrait une personne dont le visage était masqué sous une capuche. Sur l’autre holovidéo, Den vit que le groupe se précipitait sur l’inconnue sauf une, une twilek qu’il reconnut. Une Padawan se prénommant Savnia et qui devait être prochainement promue au rang de chevalier.

    -Stop ! Cria-t-il. Fais un zoom sur le visage de cette twilek !
    -Bien général ! Opina le Zabrac.
    -Son visage… commença Yuya.
    -Oui, elle est terrifiée ! Remet en lecture en suivant le groupe.

    La vidéo se poursuivit. Bao-Dur cligna des yeux après avoir vu l’inconnue disparaître puis réapparaître. Il mit sur pause, revint en arrière et lança la vidéo en lecture lente.

    -La vidéo est altérée ici aussi ! Soupira le Zabrac.
    -Non, répondit Den. Cette inconnue a utilisé le pouvoir de téléportation.
    -Mais pourquoi les Padawan se sont arrêtés ? Demanda Bao-Dur.
    -Poursuit la lecture, dit Den d’une voix sombre.
    Les trois maîtres étudièrent attentivement ce qu’il se passa ensuite. Les Padawan s’écroulèrent. Den observait l’inconnue passer devant la seule survivante sans rien lui faire.
    -Comment… commença Yuya.
    -Inimaginable ! Poursuivit Den. Il ou plutôt elle a utilisé la Force pour bloquer le système nerveux central. Cela a provoqué la paralysie des muscles et évidemment ils ont suffoqué.
    -Elle ? Demanda Yuya.
    -Regarde sa main, les traits sont trop fin pour un homme.
    -Tu as raison ! Acquiesçât Yuya en regardant bien. Mais… bloquer le système nerveux avec la Force… seul un maître peut réaliser un tel exploit !
    -Il est d’autant plus dur à utiliser quand il y a plusieurs adversaires. D’après cette vidéo non seulement cela lui a semblé simple mais en plus elle s’est téléportée. Bao-Dur, continu la lecture en restant sur elle.
    -Aucun problème général !
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  • necromancien57 Voir le profil de necromancien57
  • Posté le 5 octobre 2008 à 00:36:15 Avertir un administrateur
  • Les trois maîtres allèrent de surprise en surprise avec cette inconnue. Elle se débarrassait de ses opposants avec une facilité déconcertante et ce quel que soit sa méthode, sabre, pouvoir de la Force. Le pire dans tous ce carnage était qu’à aucun moment ils ne la virent en mauvaise posture. Den voulait voir la couleur de son sabre mais à chaque fois qu’elle l’utilisait elle l’activait contre le corps d’un Jedi puis le désactivait avant que la lame ne traverse. Mais après tout, était-ce si important ? Den voulait avoir cette information. La vidéo suivante la montra qui arrivait dans la salle de réunion. L’inconnue entrait dans la fontaine et caressait la statue à l’effigie du grand maître. D’autres Padawan entrèrent.

    -Monte le son ! Ordonna Den. Je veux savoir ce qu’elle dit !
    -A vos ordres !

    Le Zabrac augmenta le volume et ne put croire ce qu’il entendait.

    -Elle est folle ou quoi ? Il est impossible de…

    La vidéo vint le contredire. Yuya regarda Den, il était… étrange. Lorsque la vidéo montra l’inconnue glacer l’eau de la fontaine, le grand maître afficha un visage proche de la peur. Lui, l’un des élus de la Force éprouvait de la peur. Yuya se souvenait que ce grand Jedi l’avait délivrée des Sith et n’avait pourtant à aucun instant affiché une telle expression.

    -Ca suffit Bao-Dur ! Ordonna Yuya. On en a assez vu pour l’instant.
    -L’eau… elle… arrive… elle y arrive ! Hacha Den. Qui est-elle ? Une déesse ?
    -Den ? Ca n’existe pas ! Assura Yuya. C’est un être de chair et de sang, on…
    -Tu ne comprends pas ! Coupa Den. Elle n’a pas utilisé ce pouvoir pour les vaincre mais pour qu’on sache qu’elle peut le faire ! Ses connaissances sur la Force dépassent de loin les nôtres !

    Den sortit précipitamment de la pièce, laissant Yuya et Bao-Dur bouche bé. Le grand maître sentait la colère l’infecter comme une maladie. Dehors, il se tourna vers le bâtiment. Il ne vit pas Lisa en sortir précipitamment.


    ***

    Thérèsa déambulait dans le couloir du temple depuis une bonne heure. Elle marchait, marchait et marchait sans rencontrer la moindre intersection. Au bout d’un moment elle crut être déjà passée ici, comme les murs étaient strictement identiques c’était assez dur de pouvoir le déterminer. Pour s’en assurer, elle activa son sabre et fit une croix dans le mur. Ceci fait, elle reprit son chemin. Une demi-heure plus tard elle se retrouva devant la croix.
    -Génial ! Dit-elle énervée. Je tourne en rond !
    Elle ferma les yeux et essaya de faire appel à la force pour guider ses pas. Hélas elle ne ressentit absolument rien. Elle était prise au piège et ne savait pas comment sortir.

    -Tout piège a une faille ! Dit-elle. Je dois juste la trouver !

    Elle commença à marcher et laissa sa main glisser contre le mur du couloir. Peut-être trouverait-elle une anomalie grâce à son sens du toucher. Pour se focaliser uniquement dessus, elle décida de se priver de la vue en fermant les yeux. Une petite variation de température l’interpella. Elle s’arrêta et ouvrit les yeux. Thérèsa parcourut ensuite toute la zone avec ses mains. La variation s’étendait sur une surface ressemblant étrangement à une porte. La jeune femme activa de nouveau son sabre et le planta. Les rochets explosèrent libérant un nouveau passage. Au bout de ce dernier elle aperçut une lumière. Elle s’y précipita et parvint à une nouvelle pièce différente de la première. Celle-ci ne comportait aucune sortie visible et au milieu se trouvait une console informatique. Thérèsa appuya sur une touche et l’écran s’alluma.

    « Félicitation ! Toi qui recherche mon savoir tu as réussi le premier test, à savoir déterminer ta rapidité, tes réflexes et ton sens du toucher. A présent ta réflexion ainsi que ta logique vont être mises à l’épreuve.

    Il y a 5 maisons de différentes couleurs.
    Dans chacune des maisons vit une personne de différente origine.
    Les 5 propriétaires boivent une boisson déterminée, mangent un plat déterminée et ont un animal de compagnie.
    Aucunes des 5 personnes n’a le même animal de compagnie, ne mange le même plat ni ne boit la même boisson.

    La question est : Qui a le poisson ?

    Indices :

    1- Le Zabrac vit dans la maison rouge.
    2- Le Rodien a un chien.
    3- L’humain boit du thé.
    4- La maison verte est située a gauche de la blanche.
    5- Le propriétaire de la maison verte boit du café.
    6- La personne qui ne mange que des plats préparés par sa femme a un oiseau.
    7- Le propriétaire de la maison jaune ne mange que des plats à base d’orge.
    8- Celui qui vit dans la maison du centre boit du lait.
    9- Le Twilek vit dans la première maison.
    10- La personne qui ne mange que du blé vit a coté de celle qui a un chat.
    11- La personne qui a un cheval vit a coté de celle qui ne mange que des plats à base d’orge.
    12- Celui qui mange des soupes boit de la bière.
    13- Le Mandalorien mange uniquement des rations de survie.
    14- Le Twilek vit a coté de la maison bleue.
    15- Celui qui ne mange que du blé a un voisin qui boit de l’eau. »

    -C’est quoi cette question ? Je n’ai pas assez d’indices pour répondre !

    Thérèsa lut et relut le texte. Elle commença par poser des hypothèses, à les faire coïncider entres elles, puis elle trouva la réponse.

    -C’est le mandalorien !

    La console émit un bip puis s’éteignit. Le sol trembla suivie d’un pan de mur qui s’enfonça. Après s’être approchée, elle vit un escalier qui montait. Elle hésita un instant à monter. Finalement, elle se dit que c’était là le seul passage possible pour accéder au savoir de son père, par conséquent elle n’avait pas le choix. La jeune femme s’enfonça dans les ténèbres et gravit les marches. En haut, elle dégaina rapidement son sabre et para des tirs de blaster.

    -Chaleureux accueil ! Ricana-t-elle.

    Les salves se mirent à pleuvoir, Thérèsa avança en déviant chacune d’elles. A cause de l’obscurité omniprésente, elle ne put voir qui lui tirait dessus mais grâce aux faibles rayons émit par les tirs elle savait d’où ils venaient. Elle courut droit devant elle, frappa et perçut une explosion. Sans perdre une seconde elle fonça vers la seconde source puis une troisième avant de s’attaquer à la dernière. Le calme revenu, la lumière revint immédiatement. Par terre gisait des carcasses de droïdes.

    Une seule et unique sortie se présentait à elle. La jeune femme s’y engouffra. Une fois de plus elle donnait sur un long couloir mais son extrémité était visible. Prudemment, elle marcha vers la nouvelle pièce. L’endroit était beaucoup trop tranquille, pas un bruit, aucun piège visible… Cela ne la rassurait pas. A sa grande surprise elle arriva sans encombre mais elle comprit pourquoi il n’y avait eu aucun piège. La nouvelle salle où elle se trouvait était immense, une sortie droit devant elle… sauf que pour y accéder elle devait passer au-dessus d’un gouffre. Sauter par-dessus était impossible sans l’aide de la Force et comme elle avait fait l’expérience précédemment, la Force ne l’aiderait pas. Elle vérifia les murs bordant le gouffre. Ils étaient trop humides pour qu’elle puisse traverser en s’agrippant à eux. Thérèsa jeta un œil par terre et trouva étrange la présence de sable uniquement ici. Elle s’abaissa, en prit une poignée et la jeta dans le trou sans fond. Le sable tomba sans que rien d’autre ne se produise. La jeune femme refit de même en lançant une poignée dans une autre direction puis encore et encore. Arriva ce qu’elle attendait. Le sable, au lieu de tomber se trouva projeter vers le plafond.

    -C’est là ! Dit-elle triomphante.

    Elle prit son élan et sauta. Alors qu’elle allait tomber, elle sentit une masse d’air l’englober et la repousser fortement. Avec l’angle par lequel elle avait « atterri », elle fut propulsée de l’autre côté du gouffre et arriva sans encombre sur une corniche. Elle longea le mur et passa par la sortie.

    -Heureusement que j’ai entendu un petit sifflement, dit-elle fièrement. Bon, j’espère que j’approche !

    La jeune femme arriva à une énième salle et tomba sur une autre console informatique. L’écran s’alluma.

    « Félicitation ! Tu as réussi la seconde série d’épreuve. Voici l’ultime énigme.

    Un condamné peut choisir sa mort. Ses bourreaux lui demandent de faire une AFFIRMATION. Si cette dernière est vraie, il sera pendu. Si elle est fausse, il sera décapité. Si elle est incertaine (du style « Je suis né sur Dantooïne » ou « Il va pleuvoir dans 10 jours »), la phrase est considérée comme fausse, donc le condamné sera décapité.
    Quelle est l’affirmation qui permet au condamné de sauver sa peau ?

    Toi, celui que tente de trouver les secrets interdits, sache que la mort t’attend si par malheur tu te trompes ! »

    -Une affirmation qui lui laisserait la vie sauve… Trop facile ! La réponse est : Je vais être décapité !

    La console s’éteignit, le plafond s’ouvrit en deux dans un vacarme assourdissant. Au centre de la salle, plusieurs dalles s’arrachèrent du sol. Thérèsa sauta dessus et s’envola. Les plaques de pierre ralentirent puis stoppèrent devant une ouverture. La jeune femme se glissa à l’intérieur. Elle se trouvait dans une salle circulaire totalement différente. Les murs étaient recouvert de fresques, de statuts ressemblants aux autochtones encerclaient un autel. Dessus, était posé une pyramide noire, un holocron. Thérèsa sentit son cœur s’accélérer, elle avait enfin trouvé l’objet de sa recherche. Il n’était plus qu’à une dizaine de mètre d’elle. Elle s’avança lentement pour savourer chaque instant…

    ***

    -Den ! DEN ! Cria Lisa pour tirer le grand maître de sa réflexion.
    -Hein ? Quoi ? Qu’y a-t-il ? Demanda-t-il.
    -Les enfants…
    -N’en dits pas plus ! Coupa Den. C’est déjà assez dur de voir ça.
    -Mais non ! Ils sont tous sains et sauf !
    -QUOI ? Tu veux dire qu’ils ne les ont pas trouvés ?
    -C’est ça le plus étrange. L’un d’eux m’a dit qu’une inconnue est venue.
    -Et elle ne leur a rien fait ? Demanda Den surpris.
    -A première vue, non ! Mais je pense que nous devrions les mettre en isolement et que des spécialistes les examinent.
    -T’ont-ils dit à quoi elle ressemblait ?
    -Oui, ils l’ont décrite comme une créature féérique, sortant des contes que leurs parents leur racontaient, qu’elle était douce et gentille comme un ange. Une des enfants m’a dit qu’elle s’était approchée et qu’elle avait pu voir des larmes couler de ses yeux, des larmes couleurs mauve.
    -Du sang !
    -Je le pense aussi. Mais pourquoi…
    -Je pense en avoir une idée. J’ai visionné les vidéos de surveillance et elle a utilisé un pouvoir qui dépasse ma compréhension. Peut-être qu’il a un effet secondaire violent. Rien d’autre ?
    -Si… elle m’a parlée aussi des yeux de cet être. Ils étaient…
    -Comment étaient-ils ?
    -Ils étaient comme la nuit, noirs.
    -Mes pires craintes sont fondées alors. Elle ne serait pas une simple servante obscure.
    -Comment était ce pouvoir ? Questionna Lisa.
    -Elle… elle est capable de geler l’eau avec la Force. A l’heure actuelle, aucun d’entre nous n’est capable de la vaincre.

    Yuan passa près d’eux, son visage était sombre. Den lui demanda de venir.

    -Qu’y a-t-il maître Orion ?
    -Tu m’as l’air préoccupé jeune Padawan, pourquoi ?
    -Nous sommes arrivés trop tard pour les arrêter. Ils étaient entrain de fuir. Nous avons pu quand même en rattraper une avec mon maître mais…
    -Et vous avez survécu ? S’étonna Lisa.
    -Oui… mais je ne sais pas pourquoi. Elle nous avait à sa Mercie.

    Yuan hésitait à raconter en détail ce qu’il s’était passé, notamment la proposition et la menace de tuer Thérèsa s’il n’acceptait pas.

    -Tu as eu de la chance ! Dit finalement Lisa. Alors, comment était-elle ?

    Yuan décrivit la créature dans les moindres détails. Den et Lisa n’en revinrent pas. Selon toute vraisemblance ils avaient croisé le fer avec Serdraleme ou une de ses descendantes. Qui d’autre aurait été capable d’un tel carnage ?

    -Qu’est ce qui vous arrive ? Demanda Yuan, perplexe.
    -T’as-t-elle dit quelque chose ? Demanda Den.
    -Ou… non ! Répondit-il finalement.

    Den attrapa Yuan par la gorge et le tira vers lui. Tout le monde s’arrêta et regardèrent le grand maître.

    -Ne me mens pas ! Dit-il sur un ton dur. Je sens que tu me caches quelque chose !
    Yuan ne parvenait pas à articuler la moindre de ses pensés. Lisa regardait Den avec une certaine peur.
    -Tu as intérêt à parler Yuan ! Avertit Den. Je te laisse une dernière chance de tout me raconter !
    -Lâchez-moi, supplia le Padawan qui commençait à suffoquer. Peux plus…
    Den relâcha un peu sa prise.
    -(Respire fort)… Voilà, elle m’a proposé de la rejoindre et si je ne le faisais pas… Je suis désolé, j’ignore comment elle a pu lire dans mon esprit !
    -Qu’a-t-elle ajoutée ? Rugit Den hors de lui.
    -Elle tuerait Thérèsa si je…

    Den jeta Yuan au sol, tourna les talons et couru vers le vaisseau le plus proche. Lisa jeta un regard peiné au pauvre Padawan mais préféra rejoindre son mari. Le grand maître pianotait frénétiquement sur une console, tentant d’accéder au système de repérage du vaisseau de sa nièce. Il jura lorsque l’ordinateur lui indiqua que la balise en question n’émettait aucun signal.

    -Qu’est-ce qui t’a pris ? Demanda Lisa sur un ton empli de reproche. Il n’y est pour rien.
    -Il m’a menti ouvertement !
    -A raison ! Assena Lisa. Regarde comment tu réagis !
    -Prépare le décollage, on part !
    -Non ! Contredit sa femme.
    -Alors j’irais seul ! Maintenant descend !
    -Hors de question !
    -Je t’aime Lisa mais tu n’as pas intérêt à te mettre sur mon chemin !
    -Et que feras-tu si je le fais ? Tu me feras la même chose qu’à Yuan ? Où est passé l’homme sage, réfléchi, bienveillant que j’aime ? Regarde-toi ! Tu agis sans réfléchir, tu t’énerves et par-dessus tout tu as failli blesser un membre de l’ordre.
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  • Posté le 5 octobre 2008 à 00:38:18 Avertir un administrateur
  • -C’est ma nièce dont il est question ! Cria Den de toute sa voix grave et puissante. L’unique fille de mon frère.
    -Tu serais donc prêt à mettre toute la galaxie à feu et à sang pour la retrouver ? Tourne-toi vers l’écran et regarde ton reflet.

    Den se tourna vers un moniteur éteint et vit dans ses yeux un éclat qui ne devait plus y être. Ses iris étaient l’une jaune comme de l’or et l’autre avait perdu son éclat bleu ciel pour un bleu nuit.

    -Tu deviens ce que tu t’es juré de combattre, dit doucement Lisa. A chaque fois que tu entre dans cet état les cadavres s’entassent. Tu… tu me fais peur.

    Den tomba à genoux. Lisa vint à ses côtés et le prit dans ses bras.

    -Je comprends tes sentiments mon amour, mais ne les laissent pas te guider aveuglément. Moi aussi j’ai envi de retrouver Thérèsa mais elle est introuvable.
    -Comment le sais-tu ?
    -Pendant que j’étais restée dans le vaisseau à notre arrivé, je l’ai cherchée.
    -Pourquoi ne m’as-tu rien dit ?
    -Tu avais autre chose à faire, quelque chose de plus important.
    -Il n’y a rien de plus…
    -Tu es le grand maître de l’ordre ! Coupa sèchement Lisa. Tu as des responsabilités envers ceux qui sont morts et ceux qui s’acharnent à trouver ces assassins ! Je demanderai à un vieil ami de la chercher pour nous.
    -Tu… tu as raison, concéda Den qui avait restauré son calme. Je vais demander l’aide de l’armée républicaine pour protéger les autres enclaves.

    Les deux amants se levèrent, Lisa sortit apporter son aide auprès des enfants en état de choc. Den pour sa part prit contact avec le chancelier suprême.

    -Bonjour maître Orion, dit le chancelier Ceders Zarell. J’espère avoir enfin des informations sur ce qu’il se passe. La galaxie toute entière est au courant qu’un drame vient de se produire.
    -Plus tard chancelier ! Cette communication peut être interceptée et je ne veux qu’aucune information ne filtre.
    -Alors que voulez-vous ?
    -J’ai à nouveau besoin de votre aide. Il faut que vous mobilisiez le 127ème, le 101ème, le 87ème et le 42ème escadron.
    -Vous rendez vous compte que cela représente presque un quart de nos effectifs ?
    -Oui, chaque escadron devra établir un blocus filtrant autour de Dantooïne, Naboo, Ossus et Coruscant. Personne ne devra atterrir ou décoller sans autorisation préalable, ni une fouille complète.
    -Cela équivaut à décréter la loi martial sur ces mondes, répondit gravement le chancelier.
    -J’en ai conscience mais je vous demande de me faire confiance. Des Jedi assisteront vos hommes pour veiller à leur protection.
    -Ne me dites pas que… Non pas encore !
    -Nous n’en sommes pas sûr. Alors votre excellence, quelle est votre réponse ?
    -Ma position est délicate, commença lentement le chancelier. Les sénateurs sont querelleurs et cherchent le moindre prétexte pour m’évincer. Si j’accède à votre demande je leur sers ma tête sur un plateau.
    -Vous restez seul juge. Pour l’instant vous êtes le chef des armées et vous seul pouvez décider d’agir ou non.
    -Même si ça me coute ma place, je vais vous aider ! Vous aurez tout ce que vous voudrez !
    -Merci votre excellence !
    -Ce n’est rien, on vous doit tant après ce que vous et votre défunt frère avaient fait pour nous sauver. Le temps de donner mes instructions et les escadrons iront se mettre en position.
    La communication cessa.
    Den espérait avoir pris les bonnes décisions…

    ***

    Le chancelier suprême s’adossa à son fauteuil, la tête levé vers le plafond. Ses deux conseillers avaient assisté à toute la conversation en restant silencieux.

    -Votre excellence, dit l’un des deux, un Zabrac au visage grave. Vous auriez dû refuser ! Les populations vont se révolter d’une telle décision, ne serait-ce qu’ici ! Les sénateurs voudront votre peau !
    -Beke, mon ami de longue date, entama le chancelier, nous ne devons pas reproduire nos erreurs passées. Si la situation est aussi grave que maître Orion le prétend alors j’ai fait le bon choix !
    -Mais s’il a tort ?
    -Je serais obligé d’abandonner mes fonctions dans le meilleur des cas.
    -Dans le pire vous serez jugé pour atteinte à la sureté de la république et non respect des libertés. Vous savez ce que cela signifierait !
    -Oui, la mort. Je reste confiant, les Jedi nous ont toujours aidés par le passé et nous devons les aider quand ils ont besoin de nous.
    -Bien, dit le Zabrac. Sachez que je resterais à vos côtés quoiqu’il arrive !
    -Merci mon ami.
    -Ne comptez pas sur moi ! Intervint Skymi Dryless, l’autre conseiller, un twilek à la peau bleue. Je préfère démissionner que de risquer ma peau.
    -Fort bien, je ne retiens pas. En revanche si un mot de ce qui a été dit ici sort de cette pièce, je te trainerais devant les tribunaux pour haute trahison.
    -N’ayez crainte, je resterai muet. Préparez vous juste à récolter la tempête.
    -Merci pour ta mise en garde.

    Le twilek se retira du bureau du chancelier. Ceders fit convoquer deux amiraux dans son bureau, deux anciens héro.

    ***

    Dans une des chambres de l’académie militaire de Coruscant, un homme venait de prendre une douche. L’amirale avait passé deux jours sans dormir à cause d’un exercice dans le secteur de la bordure médiane. Sa flotte ainsi qu’un autre escadron devait simuler une prise d’otage à bord d’un croiseur de plaisance. L’officier avait endossé le rôle du chef des terroristes Cela pouvait paraître étrange de prime abord mais il savait que la majorité des terroristes à l’heure actuelle étaient des anciens de l’armée ou de section aujourd’hui dissoute. Le résultat de l’exercice était sans équivoque, une victoire pure et simple des terroristes. L’amirale devait se rendre à l’évidence, les troupes standards de la république ne pouvaient faire face à ce genre de situation. A de nombreuses reprises il l’avait signalé mais le précédent chancelier, un twilek se prénommant Juv-El-Naz, mais il ne voulait pas entendre raison. Heureusement, il fut changé aux dernières élections. L’actuel chancelier avait une vision différente et en quelques années avait fait augmenter le budget de l’armée et à présent voulait savoir leurs points forts et faiblesses. Pour cela il avait demandé de mettre sur pied cet exercice. En fonction des résultats, il envisagerait de créer une section destinée spécialement à combattre ce type de menace.

    Un nuage de vapeur flottait dans la salle de bain, le miroir était recouvert d’une fine pellicule d’eau. L’homme passa un coup de serviette dessus et put voir son reflet. Il massa sa barbe de trois jours. Habituellement il était interdit de porter la barbe mais l’officier voulait entrer dans la peau d’un terroriste et c’était donc laissé pousser la barbe pour changer d’apparence. Il n’y avait qu’une petite anomalie, sa barbe n’avait pas poussé là où passait une cicatrice. Cette dernière commençait du haut du visage, au dessus de l’œil droit et descendait jusqu’au menton. Il avait obtenu ce trophée de guerre en combattant un apprenti Sith. Par chance, la lame du serviteur obscur n’avait pas touché l’œil. Si l’entaille avait été plus profonde, il serait devenu aveugle. Avec la technologie moderne il aurait pu la masquer mais contre toute attente il refusa. Cette trace était pour lui la marque de son combat, son courage et trouvait que cela le rendait plus virile. Il s’en alla dans sa chambre où l’attendait son uniforme. L’homme retira la serviette qui était noué autour de sa taille puis s’apprêta à mettre ses sous-vêtements quand il entendit frapper à la porte. L’amirale remit sa serviette et alla répondre. Sur le perron se trouvait une femme portant le grade de capitaine. Il esquissa un léger sourire en voyant la jeune femme rougir et bégayer.

    -Heu… amirale… heu… je…
    -Qu’y a-t-il, officier Nairi ? Demanda-t-il toujours souriant, à croire que cette situation l’amusait.
    -J’ai… J’ai un message pour vous, parvint-elle à dire en détournant le regard. Le chancelier suprême souhaite vous voir immédiatement !
    -Maintenant ?
    -Oui, c’est une d’une urgence capitale !
    -Je veux bien le croire capitaine mais je doute qu’il apprécie de me voir arriver en serviette !
    -Euh… Vous avez raison ! Acquiesçât Nairi.
    -Je ne serais pas long !

    Il referma la porte et quitta son air joyeux. Il n’avait pas voulu alarmé le capitaine encore plus. Elle avait suffisamment eu son lot d’émotion en le surprenant dans cette tenue pour le moins non protocolaire. L’homme s’empressa d’enfiler ses habits posés délicatement sur sa couche, mit une paire de botte et prit son couvre-chef en sortant.

    -Voilà qui est mieux ! Avoua-t-il au capitaine.

    Les deux officiers s’empressèrent de gagner le hangar pour monter à bord d’un speeder. Le véhicule se souleva d’un demi-mètre au-dessus du sol et fonça en plein dans la circulation dense de la planète-ville. L’amirale attacha sa ceinture après un virage négocié à grande vitesse qui faillit le faire passer par-dessus bord.


    Dans la salle de musculation réservée aux troupes républicaines, s’exerçait une femme bien particulière. Aucun homme n’osait s’approcher pour tenter de la courtiser ou même d’engager la conversation. Son corps n’avait à priori rien de repoussant, des bras légèrement musclé, des jambes athlétiques, une poitrine bien développée avec des seins ronds et fermes. Ses cheveux blond platine s’arrêtaient au niveau de ses épaules. Elle portait un body moulant ouvert sur les épaules et un pantalon a même le corps qui absorbait la transpiration. Tout homme normalement constitué s’empresserait d’aller lui adresser la parole… Le problème était que cette femme portait le grade d’amirale et par conséquent aucun soldat ne se serait permis de courtiser un officier supérieur. Cette femme aurait pu aussi porter une alliance mais ce n’était pas le cas. Elle était seule, aucun homme ne voulait d’elle.

    L’amirale faisait travailler ses pectoraux avec une rage inouïe. Elle rentrait de mission et avait subit l’un des plus gros revers de sa carrière. Son escadron venait de participer à une simulation grandeur nature dans la bordure médiane et avait lamentablement échoué contre le 101ème. Pourtant, elle dirigeait l’élite de l’élite, le très célèbre 127ème escadron. Sauvagement elle fit décoller les poids à l’arrière de l’appareil de musculation.

    Un jeune lieutenant arriva en sueur dans la salle presque vide et l’aperçut. Il se dépêcha d’aller auprès d’elle et la salua. Il resta un moment en admiration devant le visage magnifique de l’officier. Il ne comprenait pas par contre, pourquoi elle laissait ses cheveux cacher la moitié gauche de son visage. L’amirale relâcha violement la pression qu’elle exerçait sur les poids. La chute des poids déplaça une masse d’air qui souleva un petit peu la mèche présente sur le visage de l’amirale. Le jeune homme sentit immédiatement son estomac se contracter violement, lui donnant l’envi de vomir. Avec le peu qu’il avait vu il comprenait que personne ne s’approche trop près de l’officier supérieur.

    -Qu’est-ce que vous voulez ? Demanda sèchement l’amirale.
    -Le chancelier vous demande ! Répondit-il simplement.
    -Le temps de me doucher et je vous suis, lieutenant, termina-t-elle sur le même ton.

    L’amirale se leva et partit vers les vestiaires sans se retourner. Elle avait l’habitude de ce genre de regard quand on voyait la partie masquée de son visage. Elle retira ses vêtements une fois dans la cabine de douche et ouvrit l’eau. Ici, elle pouvait repousser ses cheveux en arrière sans que quiconque ne la dévisage. Elle passa ses mains sur son visage pour le savonner et sentit cette drôle de texture. Elle se rinça sitôt terminée. La femme sortit de la cabine et aperçut son reflet dans un miroir surplombant un lavabo. Elle détourna son regard. Elle ne supportait pas de voir ce petit souvenir de la dernière guerre.

    A l’époque elle n’était que capitaine d’escadrille. Pour sauver un camarade, elle s’interposa entre lui et un appareil ennemi, très mauvais choix. Son aile droite fut sévèrement touchée mais elle put quand même regagner le hangar d’un croiseur. Elle eut tout juste le temps de sortir du monoplace avant qu’il n’explose. Manque de chance, le souffle tua bon nombre de soldat républicain et elle eut tout le côté gauche du visage brûlé. Les médecins ne purent rien faire pour faire disparaître la brûlure. Par la suite, elle reçut la médaille du courage et fut promue au rang de commandant de croiseur. Pendant le reste de la guerre cette cicatrice ne la gêna point, elle lui avait donnée le courage de se battre avec encore plus de détermination. Ce fut après qu’elle regretta de ne pas être morte au champ d’honneur. Son fiancé la quitta dès qu’il vit à quel point elle était défigurée et personne n’osait poser son regard sur elle. La femme trouva refuge dans son travail et monta en grade jusqu’à obtenir le commandement du 127ème escadron. Le seul escadron où elle avait connu la joie, l’amitié, notamment avec son amie Lisa Hesse.

    L’amiral chassa ses douloureux souvenirs et s’habilla. Elle remit sa mèche de cheveux devant la partie défigurée de son visage et rejoignit le lieutenant. Ensembles, ils se rendirent au sénat.


    Le speeder stoppa dans le hangar sénatorial. L’amirale souffla, par trois fois ils avaient faillis y rester. La jeune pilote avait évité de justesse un speeder venant de la droite. Une centaine de mètre plus loin elle fit plonger le véhicule pour contourner un embouteillage mais faillit emboutir un speeder en-dessous. La dernière survint juste avant d’entrer dans le hangar. L’engin de mort arrivait trop bas par rapport au sol du garage. A un mètre de l’accès, elle tira violement sur le volant. L’arrière du speeder racla la piste, créant une gerbe d’étincelle à l’arrière. L’homme s’empressa de sortir une fois le véhicule immobile.

    -Vous auriez pu aller moins vite ! Dit-il.
    -Veuillez me pardonner mais les ordres étaient…
    -Il y a différentes façons de les suivre !
    -Pas de temps à perdre amirale. Le chancelier vous attend. Je resterai ici au cas où vous auriez besoin de moi.
    -Très bien, à plus tars capitaine.

    L’amirale traversa le hangar et entra au cœur des instances républicaines, le sénat galactique. Quelque soit l’heure du jour ou de la nuit, il y avait toujours du monde qui circulait dans les boyaux de cette fourmilière. Les créatures de toutes race et de tout horizon se côtoyaient, discutaient, échangeaient… Parfois le ton montait entre des personnes en désaccord. Les débordements restaient cependant très rares grâce à un service de sécurité omniprésent et qui intervenaient rapidement.

    L’officier supérieur s’approcha de l’ascenseur privé du chancelier. Le réceptionniste le reconnut et lui ouvrit les portes. L’amiral entra à l’intérieur. Les portes allaient se refermer quand il entendit une voix.

    -Attendez ! Cria une femme. Je dois monter !
    -Linda, quel plaisir de te voir, dit malicieusement l’homme.
    -Carth ! Alors comme ça toi aussi tu es convoqué !
    -Comme tu peux le voir !

    L’ascenseur s’ébranla puis commença sa progression vers le sommet.
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  • necromancien57 Voir le profil de necromancien57
  • Posté le 5 octobre 2008 à 00:40:19 Avertir un administrateur
  • -T’as l’air en forme, plus qu’il y a quelques heures quand je t’ai laissé au bord des larmes, railla Carth.
    -Je ne pleurais pas !
    -Pourtant avec la déculotté que tu as pris…
    -Tu as triché !
    -Absolument pas !
    -C’était de la triche ! Tu as introduit des soldats de ton unité dans le miens ! Et…
    -Tu n’as pas été capable de voir qu’ils étaient des espions alors qu’ils étaient sous ton nez !
    -Comment veux-tu que je puisse les reconnaitre ? Je ne connais pas tous mes hommes !
    -C’est pour ça que tu as perdu ! Assena Carth. L’armée régulière ne peut faire face à ce genre d’acte.
    -Nous avons Alpha Blue !
    -Tu sais comme moi qu’ils ne s’occupent que d’assassiner, récupérer des informations… Nous avons besoin d’un véritable commando, rapide et efficace.
    -Elle a bien déteint sur toi, répondit doucement Linda.
    -Trop tard… Lorsque je l’ai finalement comprise…
    -Elle t’avait plaqué ! Coupa triomphalement Linda, heureuse de pouvoir rabrouer son homologue masculin.
    -Tu m’en veux toujours, hein ?
    -Elle n’était pas digne pour un crétin dans ton genre ! Je suis heureuse de la savoir avec le général ! Lui au moins sait la rendre heureuse !

    Carth se tourna vers Linda et lui lança un regard froid et méprisant.

    -Tu crois que tu me fais peur ? Répondit Linda.

    L’ascenseur se stabilisa au dernier étage, mettant ainsi un terme à la conversation. Les deux amiraux en sortirent et marchèrent droit vers le bureau de son excellence. A leur arrivé, l’un des garde sénatorial leur ouvrit la porte puis la referma.

    -Votre excellence, dirent-ils en saluant l’homme assis derrière l’unique bureau de la pièce.
    -Amirale Linda Frey, Amirale Carth Onasi. Je vous remercie pour avoir répondu aussi vite à mon appel.
    -Si c’est pour mon rapport… commença Linda.
    -J’ai eu celui de l’amirale Onasi et je connais les résultats, coupa le chancelier. Bien que se soit alarmant ce n’est pas la raison de votre présence !

    Les deux amiraux se jetèrent un regard furtif. Le chancelier fit pivoter son siège sur la droite et regarda à travers l’immense baie vitrée.

    -Un grand homme a dit un jour : « La paix n’est qu’une anomalie entre deux guerres ». J’espère tant qu’il se trompe. Mais nous devons être réaliste, les périodes de paix ne dure jamais. Celle-ci est de loin l’une des plus longues depuis près de deux siècles. Presque 25 ans sans conflit majeur. J’aimerais votre avis sur la politique du sénat avant la guerre contre les mandaloriens.
    -Nous aurions dû agir dès qu’ils ont attaqué les systèmes proches de la république, affirma Linda.
    -Je suis de son avis excellence, renchérit Carth.
    -C’est ce que je pensais. Alors nous ne devons pas rééditer nos erreurs passées.
    -Que se passe-t-il ? Demanda Carth avec inquiétude.
    -Tôt dans la matinée j’ai reçut un messager Jedi me demandant l’aide des forces armées républicaines. Le message venait du grand maître Den Orion, poursuivit-il avant que les amiraux ne l’interrompent. Contre l’avis de mes conseillers j’ai accédé à sa requête.
    -Pardonnez mon insolence, coupa Linda, mais… venez en au fait je vous prie.
    -Vous n’avez pas eu vent d’une tragédie survenue sur Belsavis ?
    -Je ne pensais qu’il ne s’agissait que d’une histoire monté de toute pièce, dit Linda.
    -Je dois hélas vous informer que c’est la triste vérité. Je n’ai aucun détail pour des raisons que vous comprenez. Suite à cela, le grand maître m’a demandé d’envoyer le 42ème, le 87ème, le 101ème et le 127ème protéger les lieux stratégiques. L’amirale Macle et Dorn sont déjà en route pour Ossus et Naboo. J’ai décidé que le 127ème se rendrait sur Dantooïne et le 101ème resterait en orbite autour de Coruscant. Votre objectif est simple : Maintenir un blocus filtrant avec l’aide des Jedi. Seuls les vaisseaux autorisés pourront atterrir ou quitter les planètes.
    -QUOI ? S’exclama Linda. Je dirige l’élite de notre armée et vous nous envoyez…
    -Amirale ! Coupa sèchement le chancelier. Reprenez-vous ! J’en ai décidé ainsi suite à la conclusion de l’exercice dans la bordure médiane.
    -Ce n’est pas la seule raison, intervint Carth soupçonneux.
    -On ne peut rien vous cacher Carth. Si je mobilise le 127ème autour de la capitale nous risquerions de créer un vent de panique et nos adversaires pourraient en profiter.
    -Que devons-nous faire si un appareil tente de forcer le blocus ? Demanda Linda qui avait restauré son calme.
    -…

    Le chancelier n’arriva pas à articuler, cet ordre était trop dur à donner.

    -Nous devrons le détruire, dit sombrement Carth.
    -Oui, répondit simplement le chancelier. Vous avez votre nouvelle affectation, rompez !

    Les deux amiraux se mirent au garde à vous puis sortirent séance tenante. Dans l’ascenseur aucun ne parla. Ils restèrent silencieux. Carth savait qu’il allait la rencontrer. Après dix ans sans se voir, tous deux allaient devoir faire équipe. Ca, il n’en doutait pas. Une fois dans le hall, Linda fit un petit geste à Carth et disparut dans la foule. L’homme rentra à l’académie militaire. Le trajet fut tout aussi mouvementé mais il ne fit même pas attention. Il laissa le capitaine dans le hangar et rentra dans ses appartements.

    -Salut toi ! Dit une femme qui était dans la salle de bain. Pourquoi tu fais cette tête ?
    -Salut chérie, il se passe quelque chose de grave.
    -Ca a un rapport avec les évènements qui ont eu lieux sur Belsavis ?
    -Oui, j’ai une nouvelle affectation…
    -Assied-toi et raconte moi tout.

    L’amirale s’assit et raconta ce qu’il allait devoir faire.

    ***

    Thérèsa n’était plus qu’à un petit mètre de l’holocron. Ce petit objet renfermait toutes les connaissances de son père, la source d’un pouvoir dépassant l’imagination mais qui en de mauvaises mains pouvaient se révéler catastrophique. Le sac à dos de la jeune femme tressaillit. Elle voulut prendre l’holocron mais à mesure que sa main approchait de la petite pyramide, son sac vibrait de plus en plus fort. Arriva le moment où elle effleura l’objet de sa convoitise, une puissante décharge électrique lui parcourut le corps. Thérèsa recula. Elle retira son sac et l’ouvrit. Une puissante lumière rouge l’aveugla. Elle plongea délicatement la main à l’intérieur et toucha un objet chaud. Sa main se referma dessus et elle le sortit. Le premier holocron de son père brillait de milles feux. Thérèsa l’approcha de celui posé sur l’autel, lui aussi se mit à briller. Le pouvoir contenu dans les deux objets entrait en résonnance. Les lueurs faiblissaient un instant puis redevenaient intense, comme le battement d’un cœur. Après quelques instants comme ça, un grand flash lumineux l’aveugla. Lorsqu’elle put enfin revoir, l’holocron qu’elle tenait en main ne brillait plus et était devenu froid comme de la glace. L’autre continuait de battre.

    -Qu’est-ce que… articula la jeune femme.
    -La Force qui réside en ce temple a été canalisé dans l’holocron posé sur l’autel qui l’a transmis à l’autre.
    -Merci, je m’en doute bien ! S’exclama Thérèsa.


    Elle se rendit compte après coup que quelqu’un d’autre était présent. Dans son empressement elle avait négligé de fouiller la zone au cas où quelqu’un serait présent. Elle se retourna et scruta la pièce. Il n’y avait personne et surtout aucun endroit pour se cacher.

    -Montrez-vous ! Cria-t-elle.
    -C’est comme ça que tu m’accueilles ? Demanda une forme brumeuse qui prit apparence.
    -Pa… papa ?
    -Me revoilà !
    -Comment… je croyais…
    -Je te l’ai dit. Une partie de mon âme a été transférée dans l’holocron que tu tiens et seul ce temple possède la capacité de lui redonner de l’énergie. Donc je suis de retour pour un court moment.
    -Je suis heureuse de te revoir !
    -Peut-être le seras-tu moins après avoir écouté ce que j’ai à te dire, dit Revan. Je ne te cacherais rien.
    -Que veux-tu dire ?
    -Je vais t’expliquer qui tu es réellement.
    -Qui je suis ? Mais je suis ta…
    -Ta mère ne t’a jamais dit que sa grossesse avait duré près de dix ans.
    -C’est impossible ! Le temps pour l’espèce humaine est de neuf mois !

    -En règle général, oui. Mais pas toi ! Tu es unique ma fille. Tu comprendras mieux après. Commençons par le début. Qui était Revan de son vivant ? Je pense que personne n’a pu discerner ma véritable personnalité pas même Bastila ni même mon frère. J’ai toujours voulu approfondir mes connaissances de la Force. J’ai donc voyagé aux quatre coins de l’univers connu et même au-delà. Au cours de mes pérégrinations j’ai pris conscience que la Force n’était pas qu’une puissance mystique. C’est une forme de vie unique. Elle réfléchie, planifie, trace des destinés et peut souffrir. Pourquoi crois-tu que les êtres sensibles à la Force puissent voir le futur ? Pour mieux être manipulé et nous contraindre à réaliser ses desseins ! Tu comprends, je pense, à quel point cette révélation m’a affecté. J’ai donc tout fait pour changer mon destin. Je ne voulais pas mourir. Le plus drôle est que plus je combattais mon futur et plus je faisais en sorte qu’il se réalise. La Force est rusée, elle sait tout et savait comment me manipuler.

    -Mais… tu t’es sacrifié pour…
    -Oui mais pour une autre raison. Par lâcheté ! Oui ma fille je suis un lâche. Je ne voulais plus vivre. A un moment on fait le bilan de sa vie. Le mien n’était pas reluisant, trahison, meurtre, torture, manipulation.
    -Mais tu as fait de belle chose aussi, tu as sauvé l’univers des Sith !
    -Ne crois pas ça ! Je ne l’ai fait que dans un but ! Que tu puisses vivre ! J’ai mené de nombreuses expériences sur des êtres vivants, toutes plus atroce les unes que les autres.
    -Je ne comprends pas pourquoi tu me dis ça !
    -Cela va venir. Maintenant que tu sais qui je suis tu vas savoir qui tu es ! Pourquoi es-tu aussi belle ? Intelligente ? Rusée ?
    -Le brassage génétique de tes gamètes avec ceux de mère.
    -Encore faux ! Tu n’es rien de plus que le fruit de mes expériences ! Après avoir fécondé ta mère j’ai utilisé un pouvoir que seule notre famille connait. J’ai modifié ton ADN. Les changements opérés ne te rendaient pas viable si tu arrivais à maturité en neuf mois, alors j’ai ralenti ton développement pour que ton corps les accepte.
    -Pourquoi… pourquoi m’as-tu « fabriquée » ainsi ? Demanda Thérèsa troublée.
    -Pour que tu sois parfaite ma fille. Que tu surpasses tous les êtres de l’univers. Toi seul peux terminer ce que j’ai commencé !
    -Et si je refuse ? Questionna la jeune femme.
    -Tu n’as pas le choix. Comme je te l’ai dit, la Force veut que tu rétablisses l’ordre au sein de la république. Et puis… n’est-ce pas ton désir que de rendre justice au nom des faibles ? Des veuves ? Des orphelins ? Traîner les profiteurs devant les tribunaux ? Et montrer que les donneurs de leçons feraient mieux d’écouter leurs propres conseils ?

    Revan vit que sa fille détournait la tête. Il avait vu juste, encore une fois.

    -Tu as fait ce voyage pour te rendre compte de la gangrène qui ronge la république, la détruisant petit à petit. Ces années de paix n’ont fait que la renforcer. Les riches ignorent la douleur des pauvres, ils les exploitent encore et encore ! Les truands kidnappent des enfants pour les faire travailler dans leur laboratoire de mort, d’autre se retrouvent dans les rues, forcé à se prostituer !
    -Les Jedi se battent pour…
    -Les Jedi ? Se battre ? Coupa Revan. Tu n’y crois même pas ! Cesse de te voiler la vérité ! Cette république à besoin de toi, de ta force, de ton courage et de ta détermination pour revenir sur le droit chemin. Cette paix ne durera pas, elle ne dure jamais. Un autre adversaire arrive, il grandit, se nourrit de la peur de ses ennemis.
    -Oui père, je vais le faire ! J’y mettrais tout mon cœur, toute mon âme !

    L’apparition s’approcha de Thérèsa.

    -Prend ton dû et pars. Il n’y a plus rien que je puisse faire. Trace ta route à la force de tes bras et de tes convictions.

    La jeune femme se tourna vers l’autel et prit l’holocron. L’apparition se volatilisa. Un immense flash lumineux éblouit Thérèsa. Quand elle put revoir, elle se trouvait devant la porte d’entrée. Elle sortit et remonta dans son vaisseau. Elle programma les coordonnées de Frésia et enclencha le pilote automatique. Le vaisseau s’envola et entra en vitesse lumière une fois dans l’espace. Sans un regard en arrière, sans un regret, Thérèsa partit à la découverte de sa destinée.

    Dans la salle où se trouvait l’holocron, Revan se matérialisa.

    -Ma fille, commence-t-il à dire. Aucun père ne pourrait être plus fier. Mais je pleure que tu sois venue. Tu vas combattre la fatalité, le destin, la Force ! Fais en sorte de libérer l’univers des chaînes de cette entité abjecte ! Mon sacrifice n’était que dans ce but, rendre leur libre arbitre aux générations futures. Tu vas rencontrer de nombreux obstacles, des défis qui te sembleront insurmontable. Crée ce paradoxe même si tu dois en souffrir !
    -Pourquoi ne lui a tu pas tout dis ? Demanda une autre personne.
    -Il vaut mieux ignorer ce que la Force veut. Je lui ai donnée le plus beau cadeau, celui de ne jamais voir l’avenir.
    -La Force ne montre jamais le chemin pour arriver à la conclusion et tu espères jouer là-dessus pour réaliser tes plans !
    -Oui ! J’ai réalisé ma destinée en voulant la combattre. Pour elle j’ai bravé l’interdit. Et toi mon amour ? N’as-tu pas essayé de changer la mienne ?
    -J’ai fait une erreur en voulant être tué par ta main. J’aurais dû garder espoir et te laisser m’aimer.
    -La Force te guidait vers ce choix et tu n’y pouvais rien.
    -Penses-tu qu’elle pourra l’aider ?
    -Evidemment ! C’est une anomalie dans la Force, un être unique…

    Revan se tourna vers Aaren et l’embrassa. Elle était son seul et unique amour. Les sentiments qu’il avait envers Bastila n’était pas les siens mais ceux de Jaden, son autre lui. Pendant sa vie, les sentiments de l’autre avaient pris le dessus mais une fois mort, il avait retrouvé ses vrais sentiments. Les deux spectres disparurent.
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  • necromancien57 Voir le profil de necromancien57
  • Posté le 5 octobre 2008 à 00:44:32 Avertir un administrateur
  • ***

    Le vaisseau de la maîtresse se posa sur Mustafar, la planète de lave. La plateforme s’enfonça très profondément dans le sol jusqu’à un complexe souterrain. Kitan fut emmené dans une cuve de Kolto. Les deux serviteurs qui l’avait porté jusque là le laissèrent au soin des droïdes médicaux et rejoignirent leur maîtresse dans la salle principale. Lenka y était déjà et pianotait sur une console à la droite d’une table ronde. La créature arriva une minute plus tard. Elle avait fait un détour dans ses quartiers pour enfiler une longue robe noire. Elle n’aimait pas porter des tenus couvrant trop son corps. Ses épaules étaient dénudées tout comme ses bras. Elle s’assit en face des deux hommes, croisa ses jambes. Une partie du tissu glissa sur le côté et exposa une de ses cuisses. Lenka vint s’assoir à sa droite.
    -Notre mission fut un indéniable succès ! Les Jedi vont se tourner à nouveau vers Den Orion. Il va sans dire que ce cher maître va être incapable de réfléchir posément. J’ai senti sa colère, sa haine, sa fureur. Comme il était prévu. Nous avons donc le champ libre pour passer à la deuxième phase du plan. Mais avant toute chose je dois vous dire que j’ai été très déçue par vos piètres performances.
    Les trois serviteurs baissèrent la tête et ne dirent rien pour se défendre.

    -Les Jedi ne sont pas à prendre à la légère. Je vous avais prévenus. Lenka, ma douce et intelligente fleur sauvage, tu avais tant confiance en tes pouvoirs que tu as négligé un point important : La combattivité de tes adversaires !
    -Je reconnais ma faute, avoua Lenka.
    -Je suis d’autant déçue que tu es celle qui avait fait preuve, jusqu’à présent, de la plus grande retenue. Je sais bien que tu voulais te défouler un peu et par conséquent tu as relâché ton attention. Sans Savnia, tu serais morte !
    -Cela ne se reproduira plus votre excellence.
    -Srikin… mon merveilleux manipulateur. Tu as cru pouvoir tuer une vingtaine de Jedi uniquement avec tes illusions. Et regarde ce que cela a donné. Ils ont réussi à comprendre ta technique et l’ont retournée contre toi.
    -Toutes mes excuses, j’ai sous-estimé leur force mentale.
    -Je ne pensais pas que toi tu commettrais ce genre d’erreur. Et toi Dekdra, toi par contre tu n’as pas changé. Tu es capable d’établir une centaine de stratégie en un rien de temps et pourtant tu choisis toujours la plus mauvaise.
    -Je ne cherche qu’à éliminer le plus rapidement possible…
    -Tais-toi ! Coupa la maîtresse. Juste pour finir plus vite… Tu t’es volontairement jeté sur les sabres des Jedi et après tu n’as pu vaincre le dernier. Tu étais affaibli à cause de tes blessures ! Srikin a dû puiser dans ses dernières ressources pour nous offrir la victoire !
    Dekdra se fit tout petit.
    -Comprenez que si nous avions tardé un peu trop longtemps nous aurions dû nous battre contre les maîtres qui étaient arrivés. Aucun d’entre vous n’aurait survécu. Vous êtes mes protecteurs, mes loyaux serviteurs et plus encore. Je ne veux pas vous perdre.

    La maîtresse s’adossa contre son siège.

    -J’espère que vous ne me décevrez plus.
    -Nous allons faire preuve de plus d’humilité et vaincre nos adversaires !
    -Bien, j’ai d’autres tâches à vous confier avant d’aller la voire. Srikin…
    -Je me rends de ce pas chez cet homme, dit-il.
    -Dekdra, vas sur Tatooïne pour notre affaire.
    -A vos ordres.
    -Et toi Lenka je pense que tu dois finaliser tes dossiers sur tes récentes expériences.
    -Oui, j’ai hâte de pouvoir mettre à profit ce que Savnia m’a donnée.

    Les trois serviteurs sortirent de la salle, laissant la maîtresse seule. Elle se mit à pianoter sur le clavier devant elle. Un hologramme apparu au milieu de la table. L’image était un visage, celui d’un homme à la peau très claire et des longs cheveux argenté. L’image bougea, l’être ouvrit les paupières et exposa ses yeux d’un éclat d’argent.

    -C’est un honneur de vous revoir, dit l’homme.
    -Le plaisir est partagé, Alucard.


    ***

    Les vaisseaux qui étaient sur Belsavis étaient finalement revenus sur la capitale. Den constata avec satisfaction que le chancelier avait placé un escadron entier autour de la planète mais il trouva étrange que ce ne fut pas le 127ème. Une communication leur parvint.

    -Ici l’amirale Onasi du 101ème escadron. Je vous souhaite la bienvenue, maître Jedi Den Orion.
    -Bonjour amirale, répondit Den sans intonation distincte dans sa voix.
    -Le chancelier m’a ordonné d‘établir un blocus autour de Coruscant. Pourrais-je avoir un peu plus d’explication à présent ?
    -Désolé, répondit Den. Cette information est confidentielle !
    -Si je dois détruire un appareil j’ai le droit de savoir pourquoi je le fais ! S’exclama Carth qui avait laissé de côté son ton mielleux pour celui d’un soldat.
    -Apprend à rester à ta place ! Intervint Lisa. Tu n’es…
    -Je ne vous ai pas adressé la parole, Madame Orion.
    -Vous nous laissez passer ? Reprit Den.
    -Les tourelles sont désactivées, le trajet est dégagé ! Amirale Onasi terminé !!!

    La communication cessa. Lisa s’était sentie piquée au vif, mais dans un sens elle le préférait quand il se montrait ainsi. Au moins il cherchait le pourquoi, ce qu’il ne faisait pas avant. Le temps l’avait bien changé. Les vaisseaux se posèrent dans le hangar Jedi, Den ordonna que tous l’ordre soient réunis d’ici une semaine galactique standard pour la cérémonie d’adieu. Durant le laps de temps qui restait, les Jedi guérisseurs devaient autopsier tous les corps. A peine Lisa mit pied à terre, qu’elle ordonna qu’on lui prépare un vaisseau pour partir, sa destination était Belgaroth. Le grand maître s’en alla après lui avoir donné un baiser et se dirigea vers la chancellerie, l’heure était venue pour lui d’avoir une conversation sérieuse avec son excellence le chancelier suprême.



    Et voilà! J'espère que ce chapitre vous à plu!
    En tout cas le prochain chapitre se nommera: Au coeur de l'Empire!

    On y retrouvera nos vaillants jedi partis dans l'espace inconnu de la galaxie Sélène! (Il était peut-être temps!) Bien entendu il y aura aussi Thérèsa qui va débuter son "voyage" proprement dit, et notre créature et ses sbires vont continuer leur plan machiavélique...

    Soyez donc au rendez vous! Je compte sur vous!

    Bye!
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  • Jolee Voir le profil de Jolee
  • Posté le 5 octobre 2008 à 16:11:08 Avertir un administrateur
  • Excellent chapitre. J'ai particulièrement apprécié le "retour" de certains personnages, et puis, mon coup de coeur, ton adaptation de l'énigme d'Einstein, qui était vraiment bien trouvée. (perso il m'a fallu 30 minutes chrono en main pour la résoudre, c'est dire elle est dure cette énigme)

    Continue comme ça, et ne lâche pas prise.
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  • harry_8 Voir le profil de harry_8
  • Posté le 5 octobre 2008 à 17:32:05 Avertir un administrateur
  • Que dire splendide du contenu une histoire passionnante. personnellement je n'ai pas réfléchit aux énigme j'avais trop envie de lire la suite. Maintenant vivement que tu mette la suivante.
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  • Arkantos Voir le profil de Arkantos
  • Posté le 5 octobre 2008 à 19:26:55 Avertir un administrateur
  • Très joli, Necro. Comme toujours, tu nous pond un superbe récit. J'ai réussi l'éngime du condamné mais pas l'autre (trop complexe si on n'écrit pas diverses pistes).

    Continue comme ça.


    P.S : amiral s'écrit sans "e", que se soit au masculin ou au féminin (ayant fait de l'armée ça me choquait. De plus, vu que tu va surement l'écrire à chaque fois que tu parlera de Carth, autant que tu l'écrive correctement :) )
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Sujet : « Fan fic: La relève Tome 1 "Thérèsa" »

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