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Forum : War Chess

Sujet : « say me hello »

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  • UnDeRTaKeRKaNe Voir le profil de UnDeRTaKeRKaNe
  • Posté le 26 janvier 2007 à 12:03:23 Avertir un modérateur
  • and say me good bye To Hell :noel:
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  • Anti-Aulas Voir le profil de Anti-Aulas
  • Posté le 21 février 2007 à 00:14:27 Avertir un modérateur
  • La guerre qualifie tous les conflits confrontant des pays ou des groupes importants de personnes utilisant la force physique et des armes, mettant en œuvre tactique et stratégie, et se traduisant ou non par la mort de certains de ses participants ou de tiers.
    Plus largement, la guerre se définit aussi comme la relation entre crise et conflit. La science des conflits est la polémologie.
    Le sens commun veut que la guerre soit aussi vieille que l´humanité, mais si des indices laissent penser que les conflits armés sont très anciens, il semble aussi que des civilisations ou sociétés aient su vivre longtemps sans la guerre, ou avec des simulacres ou des stratégies d´évitement. Du mythe de la société paradisiaque et non violente de Tahiti, aux analyses de la vie, en passant par les stratégies non violentes de Gandhi, avec quelques indices qui laissent penser que les guerres fréquentes entre tribus d´amérindiens du sud datent surtout de l´arrivée, en s´appuyant sur l´étude comparée des stratégies de règlement de conflits chez le chimpanzé, le sens du conflit et de sa solution est encore un domaine peu exploré de la recherche.
    Certains estiment que chez l´Humain, la guerre est une forme extrême de communication, un « commerce » dans sa signification profonde ou exacte de mise en commun, de partage et d´échange (ici d´agressivité), dans la relation entre crise et conflit, la guerre économique pouvant alors, sous une apparence plus socialement et éthiquement acceptable, satisfaire d´autres appétits de pouvoirs que ceux qui animaient les auteurs des guerres ethniques, de religions, de classe, etc. Les armes des nouveaux conflits seraient alors la capacité à trouver et manipuler l´argent, l´influence et l´information.
    Dans le contexte du droit international les belligérants remplacent souvent le terme guerre par conflit armé, grande opération de police, lutte contre le terrorisme, pacification, etc.
    De nombreux animaux ont des comportements d´agression qui, lorsqu´ils s´expriment collectivement, peuvent évoquer la guerre. Il s´agit généralement d´animaux territoriaux qui disposent aussi parfois de comportements évoquant la négociation. Ainsi certains insectes sociaux (fourmis, termites) vivant en colonies semblent former de véritables armées, disposant d´individus que nous nommons "soldats" chargés de défendre la colonie. Cette vision anthropomorphique semble inappropriée ; les animaux en question ne semblent pas développer de stratégies planifiées d´attaque et de pouvoir, mais plutôt obéir à des stimuli simples de défense et d´extension de leurs colonies.
    Toutes les guerres laissent des séquelles, économiques et environnementales qui souvent constituent le germe ou le ferment d´une prochaine guerre, produisant un cercle vicieux entretenu par la haine, le non respect, la peur de l´autre ou de l´avenir, et la difficulté à négocier.
    La guerre comme expression de la solidarité
    De ce point de vue, les gens feraient la guerre pour maintenir la cohésion sociale de leur groupe. Harris ne nie pas cet aspect de la guerre (ceux qui ont cette expérience de guerre et de solidarité ne l´oublient pas facilement) mais le réfute comme origine et cause. Il démontre qu´il y a d´autres façons de maintenir la cohésion et la solidarité sociales comprenant les mythes (fable, une histoire inventée des ancêtres communs et de l´origine distinctive du groupe comme les Gaulois pour les Français et les Français pour les Québécois, etc.), les rites (la culture, à l´origine, désigne les rites du culte), les danses (la liturgie est l´ensemble des danses), les jeux (activités ludiques) festifs, les compétitions sportives (qui sont des simulacres de guerre), etc.
    Il remarque qu´en terme coûts/bénéfices, l’argument de la solidarité échoue à montrer comment et pourquoi le recours à une guerre meurtrière et destructrice est plus bénéfique que les mortalités, morbidités et destructions dues à une plus faible cohésion et solidarité sociales. D´autre part et du point de vue singulier des intérêts particuliers, une bonne petite guerre étrangère, joyeuse et courte détourne l´attention des difficultés internes et peut éviter ou retarder une « guerre civile » interne grâce à l´« union sacrée » interne qui fait taire les disputes partisanes. Cette attitude serait plutôt vieille. En contraste, une guerre étrangère réveillerait plutôt les disputes partisanes. Durant la Deuxième Guerre mondiale, les dictatures hitlériennes et mussolinienne n´ont pas pu surmonter ces caractéristiques anthropologiques (culturelles). Les Asiatiques, eux, mettrait en veille leurs disputes intestines pour régler leurs comptes entre eux après la fin d´une guerre étrangère, comme avec la Guerre sino-vietnamienne.
    La guerre comme jeu
    Certains estiment que chez l´Humain, la guerre est une forme extrême de communication, un « commerce » dans sa signification profonde ou exacte de mise en commun, de partage et d´échange (ici d´agressivité), dans la relation entre crise et conflit, la guerre économique pouvant alors, sous une apparence plus socialement et éthiquement acceptable, satisfaire d´autres appétits de pouvoirs que ceux qui animaient les auteurs des guerres ethniques, de religions, de classe, etc. Les armes des nouveaux conflits seraient alors la capacité à trouver et manipuler l´argent, l´influence et l´information.
    Dans le contexte du droit international les belligérants remplacent souvent le terme guerre par conflit armé, grande opération de police, lutte contre le terrorisme, pacification, etc.
    Il veut démontrer que les gens, les hommes surtout, sont élevés dans le culte et la croyance de la guerre comme une activité anoblissante, flamboyante et glorieuse qui est la compétition sportive collective. L´histoire montre qu´on peut être élevé à prendre plaisir à pourchasser d´autres personnes et à les tuer, à les détester et les haïr ou bien à se révolter contre les résultats de tels actes. Si on croit que les valeurs belliqueuses sont sources des guerres, alors le problème crucial et critique devient celui de spécifier les conditions dans lesquelles des personnes sont amenées à valoriser et à révérer la guerre. La théorie de la guerre comme jeu trouve là sa limite. Comme activité ludique, le jeu est une représentation du type « théâtral » et prépare à la guerre en la glorifiant et en la valorisant.
    La guerre comme nature humaine
    Du point de vue de la « nature humaine » décrite par ses “pulsions” génétiques, biologiques et/ou culturelles acquises, la pulsion de meurtre pourrait ou voudrait expliquer, au delà de la « pulsion de mort » que l´humain est « programmé » pour tuer. « Instinct », comme ailleurs « Dieu » seraient alors des principes explicatifs passe-partout pour justifier absolument et définitivement ce que nous ne comprenons pas.
    La théorie de l´instinct de mort ou pulsion de mort néglige (aussi bien dans la signification française de « ne pas savoir » que dans la signification anglaise de « ne pas vouloir savoir ») l´environnement et le contexte culturel, historique et social dans lesquels les tueries et les guerres prennent place. L´argument de la « nature humaine », réincarnation du déterminisme génétique de la sociobiologie qui va aussi loin que proclamer le viol comme un acte logique dans l´intérêt du « succès reproductif » du violeur, se contredit lui-même car guerre et tueries ne sont pas universellement et de tous les temps admirées et pratiquées par les humains.
    De plus, il y a d´énormes distinctions entre les « lois de la guerre » (à différentes époques et dans différentes sociétés) et, par ailleurs la quantité de violences distribuée. La théorie d´un universel « instinct de meurtre » est insoutenable même dans une société en guerre.
    L´être humain est bien entendu capable de devenir dangereusement agressif en apprenant à jouir et à se réjouir de la guerre et de l´exercice de la cruauté. Mais, « comment et quand nous devenons agressif sont plutôt sous le contrôle de nos cultures que de nos gènes » écrit Harris (p. 54), dans le vieux débat scientifique entre l´inné et l´acquis (ou du déterminisme génétique contre le déterminisme culturel).
    La guerre comme continuation de la politique
    Cette théorie pose qu´un conflit armé est « la suite logique d´une tentative d´un groupe pour protéger ou augmenter sa prospérité économique, politique et sociale au dépens d´un autre ou d´autres groupe(s) » (Harris, p. 54). C´est la définition de la guerre impériale ou étatique, où l´attaquant se battrait pour élever son niveau de vie au détriment des autres (les intérêts économiques sous-jacents peuvent être enfouis et cachés derrière et par des alibis politiques, raciaux et religieux). Dans cette approche l´État n´existerait que par son organisation politique - impérialiste à l´usage interne ou externe - capable de réaliser des guerres de conquête territoriale, d´agencement économique et de colonisation. Cette théorie n´explique pas, selon Harris, l´origine de la guerre dans des sociétés.
    Le mathématicien, philosophe et poète réfugiés en Angleterre et aux États-Unis durant les années 30-40 ont estimé que la guerre était le résultat de la conjonction d´une technologie appropriée et de la logique du pillage. L´agriculture avec la domestication des animaux et des plantes a fait sortir l´humanité de l´errance perpétuelle. La domestication du cheval s´insèrerait alors dans cette logique du pillage, le cheval permettant à des nomades de faire des razzias chez des cultivateurs fixés à leurs terres, et aux temps des semailles et des récoltes et voler le fruit de leur travail. La frayeur suscitée par ces cavaliers serait la source de la légende. Une tradition de pillage et d´ailleurs de guerre par des cavaliers ont persisté en de nombreux lieux et époques, en Afrique, Amérique et Asie.

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