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Liquid59
- Posté le
23 décembre 2008 à 22:44:46

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Ilot-Geek
Posté le 23 décembre 2008 à 20:49:23 Non mais je voudrais pas faire une fic où les combattants se détestent complètement. Là, chacun fait son boulot, et c'est à peu près tout. En fait, j'essaye de rompre avec tout manichéisme qui pourrait s'immiscer dans ma fic. Je suis contre les clichés ^^
ca s'est vu
il n y a aucun lien entre les différents camps ici, ce qui facilite l'utilisation de vannes
chez moi, en général, les boss ont chacun un lien direct ou indirect avec l'un des membred du groupe
seuls les monstres n'en ont pas, mais comme ils ne parlent pas
XD
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Ilot-Geek
- Posté le
24 décembre 2008 à 10:34:57

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Liquid
Ah ben c'est clair, les deux monstres importants de ma fic, je les ai faits parler moi xD
Je ne vois pas comment ils pourraient avoir un lien avec les persos...
(Enfin, ça, c'est avant que vous n'appreniez que la méduse est la grand-mère de Shaïna ! Mouhahahahaha XD)
Bref
Prochain chapitre vers le jour de l'an je pense
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Liquid59
- Posté le
24 décembre 2008 à 11:50:36

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Cool, ça me fera de la lecture pour mon retour
J'ai presque bouclé mon prochain chapitre, pour ma part
XD
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Liquid59
- Posté le
25 décembre 2008 à 22:33:10

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Désolé mon ami fana de Castaldi, mais tout comme je n'ai eu le temps de boucler mon chapitre, je n'ai pas trouvé le temps de lire un ou deux des tiens, comme je l'avais prévu
milles excuses, mais je me rattraperais dés mon retour
je te souhaite de passer une très bonne semaine de l'an, et te souhaite par avance une bonne année
( et j'espère bien voir ton commentaire sur mon précedent chapitre dés mon retour, sinon j'envahis ton topic de vidéos de programmes made in TF1
XD )
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Andy23793
- Posté le
25 décembre 2008 à 23:07:51

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Bonjour à tous !
Comme il n'y a pas de Topic pour les nouveaux
je me présente ici
Mon nom : Andy
vous l'avez deviner
Je suis un fan de RPG, principalement de Tales of Symphonia et de final fantasy
Je suis toujours de bonne humeur
Et voila j'ai fait mon résumer
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Ilot-Geek
- Posté le
26 décembre 2008 à 02:00:00

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Liquid
C'est pas grave du tout, t'inquiète pas ^^
Et je regarde pas Castaldi.
Et je t'emmerde
Andy
C'est un honneur énorme que tu me fais en venant ici pour te présenter. Malheureusement, ce topic a été créé pour poster des chapitres d'une fiction totalement originale et les conversations blablatiques n'y ont pas place ; Si jamais, tu peux toujours te défouler au TOS bar. Au plaisir
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Andy23793
- Posté le
26 décembre 2008 à 12:16:23

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Ilot
pour ton acceuil
. D'accord je vais venir sur le bar
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Maitre-Misha
- Posté le
30 décembre 2008 à 01:27:44

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Bon, ben je suis désolé, mais j'ai une annonce importante à faire.
J'ai fait une erreur grossière lors du dernier chapitre.
La fenêtre en haut de la "cellule" n'est pas fermée.
Bonsoir à tous x)
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Ilot-Geek
- Posté le
16 janvier 2009 à 01:33:39

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Chapitre un peu plus court que les précédents. J'ai repris les cours mes frères, et j'ai eu des partiels récemment. Je ne fais pas ce que je veux, et mes désirs ne sont pas automatiquement réalité. Sinon, il y aurait un nombre impressionnant de filles nues. Bonne lecture
Chapitre 16 : Dommage...
« Comment? C'est tout? Nous parvenons au fin fond de cette grotte lugubre au prix de maints efforts, à la sueur de notre front, dans des conditions dantesques et une luminosité des plus douteuses ; nous combattons des monstres dont la seule évocation fait frémir notre jeune coéquipière ; nous nous présentons malgré tout cela dans un état de forme et d'esprit que je qualifierais d'exemplaire, pour apprendre quoi? Qu'on ne combat pas? Mais ce que je vais froncer le sourcil, moi ! »
L'énervement de Yosh était parfaitement compréhensible. Avant et pendant les combats, il lui arrivait en effet de passer en une sorte de ''mode berserk'', déchaînant une fureur peu commune, contrastant avec son attitude calme et nonchalante habituelle. Le guerrier était resté sous pression durant toutes les palabres médusiennes, et il était incapable de la relâcher si rapidement sans heurts divers. Même s'il avait depuis longtemps appris à se contrôler du mieux qu'il le pouvait, parfois des accès de rage le traversaient et l'obligeaient à se défouler, physiquement ou verbalement, auquel cas il se mettait à rugir de façon plutôt impressionnante. Ceci n'émut pourtant en aucun cas son interlocutrice.
« Vous voulez que je vous dise quoi? Je ne fais que suivre des ordres, je n'y peu rien s'ils vous déçoivent. Vous avez passé toutes les épreuves avec brio, je vous félicite, vous remet votre dû, et c'est marre. Je ne vois vraiment pas pourquoi on devrait discuter des heures. »
Tandis que Shaïna tentait en vain de clamer l'épéiste - ce qui eut pour don de l'énerver encore plus - , Yuan, toujours curieux, profita de la non-combattivité du monstre pour lui poser quelques questions.
« Il y a certaines choses que je ne comprends pas, madame...
- Mademoiselle.
- Si vous voulez. Comment se fait-il que vous soyez réputée dans toute la région comme un être capable des pires atrocités, alors que vous n'apparaissez que pour menacer ou pour récompenser?
- Vous tenez tant que ça à ce que je vous montre que cette réputation n'est pas usurpée? »
La magicienne manqua une nouvelle fois de faire une syncope en entendant cette menace. Constant cela, Yosh, désespéré, vociféra qu'il n'avait rien fait de si répréhensible qu'il méritât une équipe pareille, et que la prochaine fous, il ferait le travail lui-même, que ce serait aussi efficace et bien moins prise de tête. A l'inverse Yuan restait calme, mais toujours aussi curieux.
« Non non, loin de moi l'idée... Il me semblait simplement étrange que certains témoins, venant chez moi, me racontent que vous êtes le pire fléau jamais connu. Notamment, il y a quelques mois seulement, une année peut-être, deux jeunes gens m'expliquent qu'ils étaient partis à douze pour vous combattre, et qu'ils étaient les seuls survivants de l'escapade.
- Ah oui, je me rappelle... »
A cette évocation, la gorgone se prit d'un fou rire extraordinaire qu'elle ne put retenir, et qui se transforma bien vite en une quinte de toux toute aussi sensationnelle. Les trois spectateurs, qui s'étaient tous remis de leurs différentes émotions, la regardaient, consternés. Elle réussit petit à petit à se remettre, et finit par prononcer dans un souffle, en s'essuyant le yeux.
« Ah... Les baltringues... »
Par tous les moyens que sa fertile imagination pouvait lui procurer Myrian Ampryon tentait d'échafauder des plans d'évasion. De grands doutes sur la mansuétude de son hôte l'avaient très vite envahi. Ce n'était certes pas la première fois qu'il subissait les affres de la captivité ; outre les différents entraînement intensifs auxquels il s'astreignait sur le sujet, son poste le rendait attrayant aux yeux de nombreux mouvements illégaux. Les demandes de rançon étaient alors un passage quasiment obligatoire, et des quantités astronomiques de flouz étaient demandées. La plupart du temps on payait, grâce à l'aide d'une fausse monnaie admirablement réalisée – chose aisée avec l'aide gracieusement fournie par les ateliers nationaux, maîtres de la monnaie officielle. El'Tassar n'était parfois même pas obligée d'en arriver à ces extrémités ; le ministre, malgré son âge plutôt avancé pour un humain, parvenait bien souvent à s'échapper par ses propres moyens, à l'aide de contorsions diverses quand il était ligoté, d'une épaule solide si une ou une porte barrait le passage, ou encore de différents outils parfaitement bien dissimulés.
« Et ce n'est pas ce freluquet qui le premier réussira son coup ! »
Combien grande était sa détermination Myrian savait pertinemment que sa situation était très délicate. Il n'avait que peu souvent eu à lutter contre une faction si organisée et avec des idées aussi établies. Une quelconque aide de la part de ses alliés lui semblait en plus impossible tant la place était impénétrable depuis tant d'années. Et contrairement à ses ravisseurs d'antan, ceux-ci étaient assez discrets et n'allaient pas crier sur les toits que le ministre de la sécurité tassarienne se trouvait en leurs murs. Plus pragmatiquement encore, si cela est possible,
la pièce elle-même remplissait son rôle de prison à merveille. Les murs étaient épais, taillés dans la masse, mais complètement lisses. L'unique fenêtre se trouvait à environ six mètres de hauteur, pourvue d'une grille apparemment solide ; elle était de toute façon tout juste assez grande pour passer une tête en dehors de la ville, et semblait n'avoir été conçue que pour rendre l'endroit encore plus lugubre par les bruits et le froid de la nuit. La dernière chance de salut, qui aurait pu sembler la plus évidente, était loin d'être une sinécure. La porte était en effet invisible à l'oeil d'un spectateur non averti. Quand elle se refermait, il n'y avait pas de poignée, aucun battement, aucune ouverture, même pas de gond de ce côté. On ne pouvait distinguer l'entrée de n'importe quelle autre partie du mur. Il était clair qu'elle ne s'ouvrait pas de ce côté et que Seigen devait faire appel à un collaborateur pour lui-même pouvoir sortir.
« Une issue doit exister... Si infime soit-elle, je la trouverai, et prendrai enfin les dispositions nécessaires face à cet avorton, quitte à ne pas donner dans la frappe chirurgicale ! »
Une chance dans son malheur, le ministre n'avait pas d'entrave à ses déplacements. Pour préserver un temps précieux ou par folie pure, son geôlier n'avait pas jugé des liens nécessaires. De plus, comme annoncé précédemment, il avait rapidement succombé à un sommeil mérité. L'inspection minutieuse de chaque recoin de la salle pouvait alors débuter. Le prisonnier avait bien sûr premièrement pensé à la brutalité physique ; il lui suffisait d'assommer le dormeur et d'attendre patiemment qu'un Résistant ne s'enquît de son état. Il suspecta intelligemment quelque piège à ce propos, du même acabit que ceux qu'il disposait à tout va dans ses appartements. Un homme aussi prévoyant que l'aîné Aegis semblait ne jamais pouvoir être une proie facile, et son indolente attitude cachait indubitablement une assurance totale sur les évènements à venir. La solution idéale aurait en fait consisté à trouver une faille inconnue des résidents eux-même.
« Un problème subsiste... Je ne dois pas faire de bruit, et je ne sais pas combien de temps est à ma disposition. C'est gai... »
Le penseur commença par ausculter minutieusement, mais sans violence, chacun des quatre murs nus, espérant un son creux. L'inspection était malaisée, effectuée à l'aide d'une simple chaussure et troublée par quelques menus ronflements. Certains outils à sa disposition auraient pu lui permettre de gratter une surface un peu plus friable. Malheureusement toutes les cloisons semblaient parfaitement pleines ; par contre Myrian avait enfin pu établir l'emplacement exact de la porte en pierre et aurait même pu en dessiner les contours s'il avait eu un crayon et surtout s'il en avait vu l'utilité. Ne suspectant pas une présence habile et attentive de l'autre côté, il avait réussi à glisser une sorte de badge dans l'ouverture désormais apparente. Une autre mégarde résistante lui sauta alors aux yeux : si la porte était extrêmement solide et très difficilement amovible, elle n'était en aucun cas verrouillée. Il avait en effet réussi à lui faire augurer un semblant d'amorce de pivotement. Commença alors un travail de titan avec des moyens formiques. Le ministre dut d'abord utiliser sa carte pour agrandir l'ouverture entre la porte et le mur, puis put la transformer en un piètre ersatz de levier. Laborieusement il recommençait sans cesse les mêmes mouvements, sans résultat apparent, pendant des minutes qui lui paraissaient des journées entières. Deux badges ne furent pas suffisants pour continuer cette tâche et il dut en sortir un troisième avant le dénouement attendu. La porte avait assez reculé pour que des doigts s'y accrochent en essayant de la faire tourner. Là encore les tentatives étaient éreintantes et douloureuses. La main en sang mais plus enragé que jamais, Myrian vit presque stupéfait le mur enfin s'entrebâiller et même s'ouvrir complètement, avant de recevoir un formidable coup sur le crâne.
« J'avais dit ''Au dodo''. »
Les trois jeunes gens étaient tous choqués de l'attitude railleuse de feue leur ennemie à l'égard d'une mission aussi périlleuse. Yuan surtout, qui avait rencontré personnellement les survivants, se sentit obligé d'exprimer son mécontentement.
« Un peu de respect, je vous prie. Ces pauvres aventuriers ont risqué leur vie, et même, par vautre faute, dix l'ont perdue.
- Alors là, je vous arrête de suite. Ne me faites pas passer pour ce que je ne suis pas. Si des intrus viennent ici, premièrement, ce n'est pas moi qui cherche la bagarre. Ils viennent pour combattre, et de ce point de vue la plupart du temps ils ne sont pas déçus. Secondement, très souvent, je ne me déplace même pas en personne, je confie cette tâche ingrate à d'autres.
- Ah mais pardon. Les deux rescapés m'ont assuré que vous aviez achevé vous-même leurs compagnons avec ,je cite, ''une cruauté inimaginable''. C'est assez rare, mais là, cette phrase est restée ancrée dans ma tête.
- Deux rescapés vous dites?
- Exactement. Deux témoins de l'horreur sans nom dont vous êtes l'instigatrice, qui se sont empressés d'oublier cette histoire dans mon bar à l'aide de toutes sortes de boissons frelatées.
- C'est étrange... Il me semblait qu'il y en avait plus... Bref. Je vous l'accorde, pour ce groupe, je suis intervenue. Je me suis un peu sentie obligée. Il faut me comprendre... Vous auriez vu l'équipe ! Pas un guerrier qui sache par quel bout se tient une épée, pas un soigneur qui sache enlever un sparadrap, pas un sorcier qui ne soit pas un danger potentiel pour ses propres compagnons... »
Sans savoir réellement pourquoi, Shaïna sentit légèrement gênée par l'évocation de ces piètres talents magiciens. Yosh réprima un rire, calmant du même coup toutes les tensions qu'il accumulait depuis son entrée dans la grotte, involontairement grâce à sa jeune coéquipière.
« Ca faisait un peu trop longtemps que je n'étais pas autant amusée. Oh la belle bande d'éclopés que nous avions là... Je n'ai pas eu à forcer mon talent. Je n'avais pas encore lancé d'attaque qu'il y avait déjà un mort ! Vous vous rendez compte? Pour l'unique fois qu'un de leurs sorts était assez puissant, ils ne réussissent pas à viser. Au bout de cinq minutes, ma patience ayant des limites, j'en ai effectivement tué quelques-uns, tandis que deux guérisseurs bien planqués prenaient leurs jambes à leur cou. Néanmoins, je noircis peut-être un peu le tableau. Il y avait quand même un de ces ''aventuriers'' qui tenait la route. Un magicien aux cheveux argentés qui se tenait un peu en arrière, en spectateur. Ses pratiques curatives étaient exceptionnelles, et les maladroits étaient soignés à une vitesse hallucinante. Sans compter qu'il détruisait tous les nombreux rochers qui pouvaient tomber sur ces bras cassés. Quand il a vu que tout cela était tout de même très peu utile étant données les chances plutôt minimes de victoire, il s'est assis en tailleur, fermant les yeux. Portant il continuait à détruire certains rochers trop dangereux. »
A ce moment la méduse s'arrêta de parler. Elle resta pensive, comme figée pendant quelques secondes, regardant dans le vide. Puis elle ferma les yeux et esquissa un geste rapide. Son expression devint alors plus perplexe, mais se reprenant elle continua rapidement son discours.
« Ensuite, alors que tout le monde était parti, il s'est levé, tranquillement, pour venir me parler. Je n'ai pas compris comment ce freluquet - il devait avoir une trentaine d'années, même si, encore une fois, c'était un elfe – pouvait être au courant de cela, mais il ma demandé pourquoi je n'avais pas fait intervenir les golems. Une certaine énergie émanait de lui, un pue comme celle de l'autre elfe, celle qui m'avait investi de ma ''mission''. J'ai donc encore une fois, couardement, accédé à ses requêtes, en répondant que de toute manière les onze personnes qu'il accompagnait étaient trop pathétiques pour endommager mes créatures. Le sorcier a esquissé un sourire - qui lu allait d'ailleurs bien mieux que ce faux air sérieux qu'il s'obligeait à prendre – avant de partir en marmonnant quelque chose comme : « Parfait... Tout est toujours au point... ». Autant, combattre ces débiles m'avait amusé, autant cette rencontre m'avait plutôt intrigué. Surtout que pour s'en aller il avait utilisé une gemme de transport, le faisant s'évaporer dans une gerbe d'étincelles désagréablement aveuglante. C'est assez rare pour être souligné je pense. »
Ces préoccupations furent partagées par les auditeurs, trouvant étrange le fait que des personnages apparemment si puissants se retrouvent dans cette grotte perdue sans intérêt manifeste. Ils n'eurent pourtant pas le temps de les approfondir, Yosh, calmé et ayant eu toutes les explications possibles, songeant au départ. Cependant la méduse eût un dernier mot à dire, arborant un sourire malicieux.
« Très bien. Vous fûtes les adversaires les plus brillants et les plus coriaces que j'ai eu à guider jusqu'à présent. Je me dois, car cela m'a également été ordonné, et même si je l'aurais sûrement fait toute seule, de vous féliciter chaleureusement. Tout n'est pour autant pas entièrement fini. Vous ne l'avez sûrement pas remarqué, car vous êtes arrivés jusqu'à moi sans d'explorations ni de fouilles approfondies, mais ces galeries forment en fait des dédales impressionnants, à caractère quasi-labyrinthique. Permettez-moi, en toute amitié et sans aucune arrière-pensée, de vous souhaiter bonne chance. »
A ce moment la maîtresse des lieux effectua un vif mouvement vers l'arrière et claqua des doigts, éteignant du même coup le peu de lumière qu'il pouvait rester. Toute la grotte était à présent plongée dans l'obscurité, contrariante, mais surtout inquiétante, pour le plus grand plaisir de la sadique méduse. Néanmoins, elle fut plus amusée qu'agacée quand elle vit Yuan envoyer une boule de feu sur trois torches qu'il avait préalablement pris soin d'emmener, permettant au groupe de se diriger tranquillement vers la sortie.
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Liquid59
- Posté le
16 janvier 2009 à 10:42:11

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Yihaaaaah, un nouveau chapitre
:panpan:
Ca me fait penser que je dois continuer ma lecture des précédents, ce que j'essaierais de faire ce WE
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Ilot-Geek
- Posté le
16 janvier 2009 à 23:08:22

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Ah oui. Euh...
Préalablement pris soin de préparer*
A la dernière ligne.
C'est plus logique.
Bonne lecture à tous encore une fois ^^
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Kratos18
- Posté le
19 janvier 2009 à 12:36:31

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Héhéhé
Je m'ennuyait ce matin, j'ai donc décidé de me mettre à la lecture de cette fic
J'ai bien aimer, je ferais surement un commentaire lorsque j'aurais terminé, à savoir ce soir
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Ilot-Geek
- Posté le
21 janvier 2009 à 07:14:46

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Kratos
Tu sais, tu n'es pas obligé de t'ennuyer pour lire ma fic
Tu peux le faire tous les jours, même pendant les vacances, les jours fériés et les jours de fêtes. Sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est-y-pas magnifique?
En tout cas je suis content d'avoir un nouveau lecteur et j'attends ton commentaire avec impatience ^^
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Kratos18
- Posté le
22 janvier 2009 à 12:25:16

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J'attend de m'ennuyer à nouveau
En tout cas j'ai bien aimer (et c'est déjà un beau commentaire venant de ma part
)
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Ilot-Geek
- Posté le
22 janvier 2009 à 20:34:22

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Et ben vivement que tu t'ennuies, petit imprudent qui t'aventure sur mon topic
Je suis en train de commencer le prochain chapitre. J'en au fait un petit tiers. Vous verrez bien prochainement de toute façon x)
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Maitre-Misha
- Posté le
18 février 2009 à 16:47:34

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Haha, voilà pourquoi je n'ai pas eu beaucoup de temps ces derniers temps, le tout nouveau chapitre arrive. J'en ai bavé sur certains points. Il n'est pas exactement comme je voudrais qu'il soit, je me suis vautré sur certains passages. N'hésitez pas à m'engueuler sur les points que vous n'appréciez guère.
Chapitre 17 : Deus Ex Machina
« Non non, je suis désolée, une malheureuse heure, je n'appelle pas ça un temps de sommeil réparateur. J'appelle ça une petite sieste, tout au plus.
- Tais-toi... Je t'assure, tais-toi... En ce moment, je me contrôle du mieux que je le peux, mais je crois que sans faire exprès je pourrais t'assommer. »
Yosh esquissa un geste envers son éreintée et éreintante collègue, tout en se contenant comme il l'avait dit ; il n'avait tout de même pas l'air de plaisanter, et semblait prêt à tout. S'il en était un qui avait la prétention de plaisanter, c'était Yuan, guilleret, qui était revenu dans son établissement avec un grand plaisir. Il tenta très rapidement de calmer le jeu, un meurtre n'étant jamais opportun pour raviver la bonne humeur dans un groupe.
« Voyons, ce n'est vraiment pas le moment pour les cris et les menaces. Rendez-vous compte ! Nous avons réalisé le rêve de nombre d'aventuriers : nous avons tué le danseur à l'épée ainsi que la méduse sombre, qui représentaient les plus grandes menaces à proximité du village ! A chaque fois que je raconte notre épopée à un habitant que je croise, il est en liesse. Je les ai rarement vus aussi heureux, ces pauvres vieux... A part à l'enterrement de papa, peut-être. »
Le tavernier leva les yeux au ciel, songeur, se remémorant cet épisode de sa vie. Son père était très peu apprécié dans la région, et sa sépulture ressemblait bien plus à un fête qu'autre chose ; la journée avait été superbe et tout le monde en gardait un bon souvenir. Peu après, le magicien se reprit avec un grand sourire, voire en réprimant un petit rire. Il garda étonnamment un grand sérieux pour réconcilier les deux fortes têtes et leur rappeler leur toute fraîche situation.
« C'est juste un exploit, cette mission. Et puis, c'est un événement majeur, scientifiquement parlant. Les historiens, les biologistes, tous vont s'emparer de l'affaire. De grandes enquêtes vont être préparées sur le terrain, pour savoir comment nos combat se sont passés, et les raisons de ces monstrueuses présences. Je doute que notre amie invertébrée les laisse rentrer ; en tout cas notre aventure les intéresse au plus haut point j'en suis sûr. Vous avez mené à bien une quête d'une difficulté exemplaire. Tout ce que vous devriez être, c'est heureux et fiers de vous, rien de moins. »
Shaïna s'excusa alors de son comportement, prête à ramener la paix dans le petit groupe. L'épéiste fit un rapide signe de la tête, acceptant de son plein gré et sans arrière-pensée ces sympathiques excuses ; il n'alla tout de même pas jusqu'à sourire, mais radoucit les traits rugueux de son visage. Soudain, le bruit d'une gigantesque explosion résonna dans la pièce, faisant trembler les tableaux accrochés dans tout le bâtiment.
« C'est pas vrai... Déjà que c'est pas tous les jours qu'on y arrive, c'est franchement trop demandé de pouvoir se réconcilier en paix? »
« Désolé si j'ai pu vous paraître... Viril dans certaines de mes réactions. Comprenez-bien que je n'ai pas envie de me séparer d'un invité aussi délicieux que vous l'êtes, cher ami. »
L'ironie gouailleuse de Seigen déplut fortement à son prisonnier, qui n'avait déjà pas eu un réveil facile. Ses mains souffraient toujours du travail de naguère, et il ne pouvaient utiliser ses doigts pour une quelconque action sans ressentir une vive douleur. En outre, la découverte de ce travail par son geôlier lui valut une belle bosse au sommet du crâne, accompagnée d'une douleur tout aussi vive. Le choc lui fit également perdre connaissance pendant près de deux heures. Ce temps ne fut pas perdu pour tout le monde, le chef des Résistants en ayant profité pour envoyer comme informateur le fidèle Kyle, venant à cet instant de remettre son rapport.
« Et bien, les nouvelles ne sont pas si mauvaises que cela dirait-on. Pour vous en tout cas cher ministre. »
Le destinataire comprit parfaitement le message. Cette nouvelle faisait même partie de ses attentes. Ne pouvant prouver par lui-même son innocence, la curiosité du jeune elfe fut finalement suffisante pour le disculper de la destruction de l'hôpital de Sybak. Rapidement il jeta un coup d'œil à la lucarne de la pièce, par laquelle filtrait un faible luminosité.
« Et oui, l'aube point. L'heure des exécutions, n'est-ce pas? A la minute même, grâce à moi, deux braves partageant mes idéaux viennent d'échapper à leur funeste destin. Je ne me suis pas déplacé, pensez-vous, je préfère discuter un peu ici. Oh ! Rassurez-vous, je ne vous réserve pas ce traitement barbare. Je n'en ai ni le besoin ni l'envie, pour le moment. Votre sort tient en vos faibles mains, et en celles de vos guignols de collègues. »
Faiblement, haletant, Myrian écoutait son ennemi monologuer. Avec une inquiétude grandissante, il le voyait tout puissant, dictant des volontés, qui s'imposaient d'elles-mêmes. Alors que tous les détails de ce qu'il entendait s'inscrivaient dans sa mémoire, il n'avait même pas la force ni le courage de répondre. Sans le vouloir, son silence prit un air d'approbation, et son courroux n'était visible que par ses yeux, dans lesquels on pouvait déceler une rage féroce.
« Ne me regardez pas comme ça. Il ne tiendrait qu'à moi, après la confirmation que j'attendais – et qui ne me surprit guère, connaissant votre légendaire honnêteté - , votre libération aurait été imminente. Il se trouve que j'ai encore quelques lieutenants, bien que vos perfides stratégies soient toujours admirablement en place, et j'aime à les consulter. Nous étions cinq – j'ai trouvé rapidement quatre personnes que je jugeai assez responsables – pour délibérer rapidement. Une voie pour la remise en liberté sans condition, deux pour des demandes politiques au Capitole, chez vos guignols donc... Et deux pour la mise à mort immédiate. »
Après seulement une demi-journée de captivité, la combattivité exemplaire du ministre s'était quasiment totalement évaporée. Le leader des insurgés le sentait bien, et jubilait intérieurement de pouvoir tenir sa plus grande menace à sa merci. Toutes ses allégations n'étaient que des moyens efficaces pour que son interlocuteur soit encore plus obéissant. Le laissant cogiter sur ses dernières paroles, c'est-à-dire le deux votes le menaçant d'une exécution sans sommation, il s'apprêta à sortir, ayant reçu un minuscule message par un interstice encore une fois presque invisible.
« J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop, mais je dois m'absenter quelques minutes. Des affaire pressantes, dont vous pouvez comprendre l'importance. De toute façon, si vous me cherchez, je suis juste derrière la porte. »
L'ouverture se fit alors dans le mur, à l'endroit même où Myrian s'était écorché les doigts durant la fin de la nuit. Dès le passage de son maître la porte se referma, ne laissant aucune chance de salut au captif. Nastasha écrasa alors sa cigarette contre le mur et effectua un bref et évasif salut militaire, le respect aux supérieurs hiérarchiques n'étant pas sa qualité première.
« C'est confirmé général. Des affiches sont placardées un peu partout dans la ville. Comme ça sera fait dans tout le pays bientôt. La population entière est au courant et commence à se cloîtrer.
- Parfait. D'autres incidents durant la nuit?
- Oui. De nouvelles explosions plus ou moins importantes. Une caserne, un arsenal, un port. Deux navires de guerre ont été coulés, sans personne à leur bord.
- Le phénomène semble donc global. C'est logique. Je peux de toute façon en parler à l'un des principaux intéressés, et ce quand je le souhaite. J'en ai, de la chance...
- Général... Ca ne me concerne pas... Mais pourquoi n'en finissez-vous pas une bonne fois pour toutes avec lui? Le problème serait enfin réglé.
- On en a déjà discuté...
- Je sais. Il vous semble plus utile mort que vivant. Surtout si on apprend à la surface que nous sommes les coupables. Tout de même... Que vous le vouliez en vie, soit. Mais là, vous êtes courtois avec lui. Presque gentil. Il y a des fois où j'ai réellement du mal à vous comprendre...
- J'ai toujours été contre la violence inutile, tu le sais. Je laisse ces pratiques à ceux que je combats. Ce n'est pas la peine de vouloir créer un ordre nouveau si c'est pour garder les habitudes archaïques et débiles de l'ancien.
- De là à être aussi aimable avec un homme qui a tué nombre de nos confrères et qui a plusieurs fois voulu notre mort notre mort à tous, un homme aussi violent et rustre, il y a tout de même un monde. »
Un sourire anima l'elfe et une lueur lui éclaircit à nouveau le regard. Il était fier de l'habile stratégie qu'il avait mise en place, et heureux de pouvoir l'expliquer à quelqu'un.
« Ecoute Nastasha. Tu es peut-être très forte dans tout ce qui fait ''boum'' ou ''pan pan'', mais tu m'as l'air d'être une bille dans l'art compliqué de la psychologie. En ce moment, notre plat principal se fait cuisiner en beauté. Je le quitte en lui parlant de sa mort ; il n'y a pas mieux pour occuper les pensées d'un être pensant. Ainsi, il est en train de se demander si nous avons vraiment l'audace de commettre des actions telle que celle-là, quelles méthodes on utiliserait, et toute cette sorte de choses. Bref ,de quoi glacer n'importe quel sang. Je lui raconte que cette sentence est de la raison de mes lieutenants, en ajoutant bien qu'à ma place, ils n'hésiteraient pas une seule seconde. »
Nastasha hocha doucement la tête. Elle commençait visiblement à comprendre ce que son chef avait dans la tête pour agir de la sorte. Ce dernier s'en réjouit, pouvant désormais exposer plus directement encore ses idées, sans craindre de ne pas avoir d'oreille attentive en retour.
« Heureusement, il reste une échappatoire, unique et salutaire pour notre ami. Et cette échappatoire n'est autre que... Moi ! »
C'est à cet instant que Seigen commença à rire franchement de son plan ; pouvoir retourner des situations et déstabiliser ses adversaires sans recourir à aucune forme de brutalité était l'un de ses grands plaisirs.
« N'est-ce pas magnifique? Moi, le plus grand ennemi de Myrian Ampryon, j'en deviens le potentiel sauveur ! Moi, le Renégat des temps modernes, serviteur d'un serviteur de l'Etat, devenant serviteur de l'Etat moi-même ! Moi, le voleur, le destructeur, l'anarchiste, qui vient à la rescousse du ministre de la sécurité ! N'y aurait-il pas tous ces enjeux politiques que je trouverais quand même le coup superbe. »
Même si elle connaissait ces emportements joyeux et lyriques, il semblait à la fine analyste que son supérieur prenait une nouvelle envergure. Il passait pour ainsi dire de petit comploteur à chef d'Etat, de ceux qui touchent au pouvoir dès leur tendre enfance. Mais ce chef d'Etat là, de stature inédite, gardait la plupart de ses rêves et de sa folie ; il était la preuve vivante que la conjugaison de n'importe quel poste et d'oniriques ambitions personnelles n'était pas impossible.
« Bref, grâce à cette tactique, que je qualifierais de rudement bien pensée, j'ai quasiment mon interlocuteur à ma botte. Ma bienséance habituelle et ma gentillesse forcée d'aujourd'hui feront le reste. Je suis la force réconfortante auprès de mon ennemi... C'est comique. Pour que tout soit parfait, il aurait raisonnablement fallu que l'un de vous se présente à lui de manière aussi brutale et vindicative que possible. Connaissant vos talents d'acteur, j'ai préféré tout faire moi-même. Je ne m'en suis pas trop mal sorti, je pense.
- Comme toujours, vous avez été machiavélique général.
- Merci. Il faut maintenant que l'aille vérifier l'état de ma proie de ce pas. Et puis, ce n'est pas tout ça, mais il me faudrait aussi quelques détails sur tous ces évènements, qui, malgré nos petites affaires intestines, sont d'une importance capitale. Tout comme sa peine, d'ailleurs. Aha. »
Après cette blague que Nastasha trouva plus que douteuse dans ces conditions, Seigen se retourna. Décidé et plein d'entrain, il composa le nombre qui permettait d'ouvrir la porte à l'aide d'un petit boîtier encastré dans le mur. Sa première tentative fut erronée. La suivante également. La solution du problème lui apparut néanmoins bien vite.
« Ou donc avais-je la tête? Nastasha, reviens s'il te plaît. »
L'artificière résistante était déjà partie, laissant le garde reprendre faction à sa place. Elle dut composer elle-même le code, celui-ci venant de changer. A la demande expresse du chef lui-même, tous les mots de passe et déchiffrages secrets utilisés par les habitants des égouts étaient régulièrement modifiés. Cette fois-ci, ces modifications n'étaient pas connues de l'elfe, ayant laissé ses lieutenants s'occuper de l'ingrate tâche, tout de même importante pour éviter les fuites possibles.
« On n'est jamais trop prudents. »
Alors que le jeune combattant venait à peine de remercier sa précieuses collaboratrice, une épaisse fumée jaunâtre sortit de la salle-prison. Ce gaz ne semblait pas toxique, mais prenait très vite la place de l'air où il se propageait. La porte ne se referma pas aussi vite qu'il l'aurait fallu, les réflexes de l'aîné Aegis ayant pour une fois été trop lents. Pendant quelques minutes il était impossible de respirer ou de garder les yeux ouverts dans le couloir, obligeant ses occupants à fuir. Quand la fumée se dissipa et quand l'air redevint suffisamment présent, quelques Résistants, dont leur chef, vinrent contempler ce curieux phénomène, émanant d'une pièce complètement vide.
« Tiens donc? Je crois bien que nous fûmes bernés... »
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Maitre-Misha
- Posté le
18 février 2009 à 16:47:56

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Tout le village d'Izoold était en émoi. Les événements se faisaient très rares dans la contrée, et il en fallait très peu pour que l'un de ceux-ci prenne une envergure de premier plan. De nombreux volets se clorent et toutes les portes étaient déjà fermées à clef. Seuls les trois vainqueurs d'alors étaient de sortie. Les deux tassariens avaient déjà fait leur bagage, et pour éviter des adieux touchants en plein bar s'étaient fait accompagner par leur hôte. Un elfe d'un certain âge passa tout de même en courant, rompant le vide de la grand place d'Izoold ; sa démarche aurait pu en d'autres circonstances avoir une allure comique, mais une grande peur se lisait sur son visage. Yuan eut le temps de l'interpeller juste avant qu'il ne se barricade à son tour chez lui.
« Hola l'ami, tout doux, je ne vous veux aucun mal... Qu'est-ce qu'il se passe par ici? Pourquoi tout le monde se cloître-t-il sans rechercher l'origine de cette explosion?
- Rechercher l'origine de l'explosion? Vous êtes complètement à enfermer, vous... Vous n'êtes pas encore au courant? Ce qu'il se passe dans le monde est terrible... Terrible... »
Sans demander son reste, ce passant avait lui aussi disparu à l'intérieur de sa maison. Apercevant la fumée dont il était question depuis peu au loin, Yosh et Yuan comprirent en même temps quel en était le lieu de provenance. Seule les entrepôts d'armes de Triet pouvait produire une fumée si ocre et importante si elle prenait feu. Il était de toute façon obligatoire que ce lieu regorge d'explosifs en tout genre pour provoquer une déflagration d'une violence telle. Cette révélation n'était pas partagée par Shaïna ; la jeune elfe était bien moins au point sur la géographie du monde et sur la géopolitique actuelle que ses compagnons. Heureusement pour elle l'Izooldote commenta bien vite cette attaque concernant son pays.
« Evidemment... Je savais que cette ville était une poudrière, mais à ce point-là... Il faut que nous allions voir ce qu'il se passe ; Triet est notre capitale et ceci est plus que grave. Avec ce que nous a dit ce vieux fou, j'ai vraiment peur. Il se peut que nos affaires ne soient pas complètement terminées. »
Shaïna se plaint évidemment à nouveau. La perspective du conflit lui était certes habituelle ; elle espérait cependant depuis sa victoire pouvoir calmer un peu toutes les attitudes belliqueuses qui l'entouraient. Cet attentat ne faisait que lui rappeler à quel point son quotidien était entouré par un climat hostile. A contrecœur, et parce qu'ils étaient déjà loin car partis depuis un petit moment, elle rejoignit ses deux camarades. Se retournant une dernière fois pour regarder ce village de rêve au calme absolu, elle ses cogna contre un poteau. Si cet incident pouvait paraître banal, voire affligeant pour certains spectateurs de la scène, il parut fort intéressant aux yeux du magicien du groupe. En effet, le choc fit tomber une affiche récemment collée sur ledit poteau. Cette affiche était jaune et portait une mention ''Important'', en majuscule, tout en haut ; elle était en outre écrite non seulement dans le langage des humains, mais également, chose rare à cette époque, traduite en elfe. On voulait donc toucher tout le monde, même les derniers réfractaires elfes, qui, pour la plupart, se fichaient d'ailleurs bien de tous les tracts officiels qu'ils pouvaient trouver.
Il n'en fallait pas tant pour que Yuan lise, ce qu'il fit rapidement. Son attente fut à la hauteur de sa stupeur. Atterré, il tapa son front de son poing et marmonna quelques jurons avant de passer la feuille à son voisin, qui, bien que de nature plus calme, commençait à être lui aussi impatient. Voyant près de lui une jeune personne dans un état au moins semblable - même si elle paraissait bien moins éveillée - , il lut à son tour, à voix haute cette fois-ci.
« Avis à toutes les populations larantynes.
Notre peuple, qui s'est fièrement émancipé du joug tassarien il y a de cela plus de deux siècles, a depuis cette date toujours subi les colères de son puissant voisin. Le sang versé pour conquérir notre liberté ne doit justifier aucune lâcheté de notre part envers les tyrans. Des évènements récents, dont la gravité était extrême, et dont tous les larantyns comprendront l'affreuse ignominie quand ils seront connus, ont obligé notre bien-aimé Roi à adresser une
DECLARATION DE GUERRE A EL'TASSAR. »
Une pause s'imposa à Yosh à ce moment. Ces mots lui semblaient familiers, tant il les avait connus avant sa retraite volontaire ; ces souvenirs ne lui étaient pas réellement agréables. Sa mine se renfrogna et sa voix se fit plus hachée quand il continua, tout de même, la lecture.
« Cette décision peut vous paraître surprenante au vu de la volonté toujours pacifiste de notre bien-aimé Roi et de ses conseillers. C'est contraints et forcés qu'ils ont dû la prendre, et sans jamais penser à autre chose qu'au bien de notre peuple.
Tous les Larantyns de plus de quinze ans, mâle ou femelle, n'ayant pas encore effectué leur service militaire sont priés de se rendre à la caserne attachée à leur lieu de résidence : Triet pour la zone A, Fooji pour la zone B, Assio pour la zone C, Miteras pour la zone D et Taccus pour la zone E. »
Une carte était dessinée en bas de la feuille, assez sommairement, ne représentant que le contours du pays – tout en blanc - , avec les plus grandes villes et les délimitations de zone décrites. Les noms des ''plus grands Rois que l'on ait connu et que l'on puisse connaître'', ancêtres voire parents du Roi actuel, avaient été récemment choisis pour nommer ces zones ; l'information était ici trop importante et la compréhension de tous trop obligatoire pour utiliser ces nouveaux symboles, que la population avait du mal à assimiler. La terre larantyne avait été divisée en plusieurs parties à la suite de chaque nouvelle annexion, et les frontières avaient été choisies arbitrairement. Dans les faits, la zone de la capitale Triet formait un vaste carré, et à chaque coin partait une ligne droite pour au final former les quatre autres zones. La seule partie terrestre de la carte qui n'était pas dessinée en blanc était au Nord, et représentait El'Tassar, toute en rouge.
« Les Larantyns aptes à soutenir notre juste cause en seront prévenus dans les plus brefs délais et pourront très bientôt prendre les arme afin que notre victoire soit des plus rapides. Toute mobilisation est la bienvenue et la noble guerre que nous allons mener forme un exemple que tout le monde doit suivre.
A bas les usurpateurs !
Vive notre Roi !
Vive Larantys ! »
La fin du message officiel fut lue avec un dégoût réel et profond, suivi d'une grande amertume. Toute cette propagande semblait complètement immorale aux yeux de Yosh, pour qui la dignité humaine était une valeur extrêmement importante. Il savait à quel point les faits étaient transformables pour que les dirigeants d'un Etat puissent offrir à leurs compatriotes la vision voulue sur leur déroulement. Cette déclaration en formait un exemple plus que probant. Préférant se faire lui-même son idée, il décida de poursuivre directement sa route et même de presser le pas pour rencontrer à son tour Myrian Ampryon, ministre de la sécurité tassarien. Cette volonté était d'ailleurs partagée par Yuan, qui préféra quitter son pays natal plutôt que de combattre chez lui dans l'ignorance.
De nouveaux ennuis attendaient les aventuriers à la frontière entre El'Tassar et Larantys. Celle-ci était bien évidemment fermée, et aussi très bien gardée. De nombreuses sentinelles étaient postées et visaient le Nord, vers El'Tassar ; Triet n'étais pas encore très éloignée, et la présence larantyne se faisait toujours forte. Quelques cadavres jonchaient le sol. Ces corps appartenaient probablement aux quelques gardes ''ennemis'' présents à cet endroit quand les frontières pouvaient encore être surveillées pacifiquement. A l'arrivée du groupe, les choses furent mises en point très rapidement.
« On ne passe pas. Toute entrée ou sortie doit être demandée au préalable chez le Connétable d'Ossa, à Triet.
-Vous n'êtes pas encore au front? Vous n'étiez peut-être pas assez compétents, bande de mauvais garnements... »
Shaïna calma d'entrée de jeu Yosh, dont le comportement méprisant semblait un peu inconvenant en face de ces nombreuses personnes armées. Heureusement leurs pensées eurent bientôt d'autres sujets de concentration, un nouveau garde étant arrivé pour leur faire une annonce. Avisant celui qui lui semblait être le chef, et en ayant la confirmation par les nombreux galons qui ornaient sa tenue, il lui glissa un mot à l'oreille avant de désigner les trois nouveaux arrivés du menton. Le commandant de la troupe les regarda, puis regarda la feuille que lui avait passée le messager. Satisfait et visiblement fier de lui, il arbora un grand sourire avant de passer quelques instructions à ses subalternes, inaudibles aux oreilles du groupe, qui commençait à se demander ce qui se tramait. Celui-ci en fut de toute façon rapidement informé par une annonce solennelle du haut gradé.
« Mademoiselle, messieurs, je n'irai pas par quatre chemins. Vous le savez sûrement, El'Tassar et nous-mêmes sommes en guerre. Je ne sais pas de quel pays vous venez, et je ne cherche même pas à le savoir. Vous êtes arrivés ici à un poste-frontière. Le fait qu'il vous est impossible de passer me semble une évidence. Votre curieuse politesse n'est pas non plus un atout pour me faire fléchir en votre faveur. En tout cas, il serait possible que je ferme les yeux pour une fois. Je dis bien ''il serait''. Dans les faits, votre tête ne me revient pas. Et en parlant de votre tête, j'ai une petite chose sympathique à vous raconter. Vous voyez cette affiche? »
Toujours en se demandant où ce soldat voulait en venir, les deux tassariens eurent la stupeur d'apercevoir leur visage, ou tout du moins des visages présentant de nombreux traits en commun avec eux sur ladite feuille. Yuan, qui n'était ici pas visé, semblait tout de même également inquiet, et regardait de tous les côtés, semblant entendre des bruits.
« Et oui, il me semble bien que c'est vous, là-dessus. Et pourquoi cela? Aha... C'est tout bête. Je viens de recevoir un message, comme vous l'avez vu. Grâce à ces renseignements, j'ai quelques informations sur vous. C'est au fait pour cela que j'ai demandé à mes camarades de patiemment et discrètement vous encercler. »
Se retournant rapidement, Yosh vit qu'aucune issue, déjà, n'était possible. Armes aux poings, les gardes avançaient pour resserrer leur emprise sur les compagnons. Ceux-ci, bien que surpris par la promptitude des guerriers les entourant, l'étaient encore plus par leur attitude si hostile envers des personnes qui ne pouvaient être considérées comme adversaire.
« Mademoiselle, monsieur, qui que vous soyez. J'ai l'ordre formel de vous arrêter, pour cause de dégradation de bien public, atteinte à l'intégrité physique de soldats dans l'exercice de leur fonction et tapage nocturne. Des témoins bienveillants nous ont prévenus. Veuillez suivre ce jeune homme sans opposer de résistance inutile. »
L'épéiste tassarien, rompu à l'effort de guerre depuis de nombreuses années, était abasourdi de voir tant de moyens mis en œuvre pour arrêter de petits délinquants. Se tapant le front avec le poing, il ne put s'empêcher d'émettre à nouveau une cinglante remarque.
« C'est pas possible d'entendre ça ! Mais vous n'avez que ça à faire? Vous avez pas des gens à tuer bien gentiment? Quelle est l'utilité de nous arrêter? Oh, et puis flûte. J'en ai marre, je n'ai même plus la force d'être énervé. »
Alors qu'il jetait l'éponge, Yosh vit son interlocuteur, responsable de la frontière larantyne, se mettre à genoux, puis tomber complètement à terre, le visage au sol. Un à un, mais extrêmement rapidement, chaque autre garde tomba à son tour, une flèche plantée dans une partie vitale. Un seul était encore vivant, hors de portée du tireur, et s'approchait d'un boîtier situé sur un mur de la petite maison occupée par les sentinelles habituellement quand une flèche lui traversa le nez. Horrifié, il se mit à courir dans la direction inverse et se réfugia dans la forêt, se tenant l'appendice dans la main. Apercevant leur libérateur qui venait de sauter de l'arbre dans lequel il se trouvait, Shaïna et ses compagnons furent une fois de plus abasourdis. La jeune elfe eut tout juste la force de murmurer, lentement.
« Harkus...
- Wilder. »
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Maitre-Misha
- Posté le
18 février 2009 à 16:48:47

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Ah oui, et puis, je m'excuse auprès de Liquid, c'est aussi à cause de mon chapitre que j'ai pas encore commenté ton dernier chapitre. Je vais m'y mettre, ne t'inquiète pas.
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Liquid59
- Posté le
22 février 2009 à 23:54:30

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Pas de soucis Misha
il faut bien que tuu fasses tes chapitres toi aussi
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Sujet : « Fanfic : Chroniques d'une (dé)génération »
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