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yuen
- Posté le
14 juillet 2008 à 14:01:07

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Une indescriptible envie de hurler à Yuan "Accouche!" m'a tiraillé en lisant son discourt. XD
J'ai bien ressentis les sentiment de Yosh à cet instant. Moi aussi j'ai eu envie de le frapper violemment pour qu'il arrive au but!
"Cet androïde était conçu pour ressembler mentalement à un animal à qui on peut aisément apprendre les tours des plus difficiles. Or un animal n'est pas connu pour pouvoir s'exprimer à la première personne du singulier, se plaçant plutôt extérieurement dans les scènes qu'il vit."
Je comprends du coup pourquoi tu as rectifié la fin de ton précédent chapitre ^^
"Les roches tombant obligèrent la pauvre Shaïna à une nouvelle frayeur, et eut le réflexe heureux de faire un bond de côté vers Yuan, l'entraînant dans sa chute.
« Ca vous suffit, comme lumière? » "
Tu as eu bien raison de t'arrêter là ^^
J'adore la manière dont Yosh fait preuve pour résoudre les problèmes.
Il y a une faute de frappe "on droïde" au lieu de "son" ^^
Sinon, rien à redire. Je te fais les mêmes compliments habituels ^^
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Maitre-Misha
- Posté le
14 juillet 2008 à 21:02:36

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Bon, ça, c'est fait
Je dois avouer que j'ai pris un grand plaisir à créer pour ce chapitre un Yuan incroyablement persistant et héroïquement énervant, dont je ne suis pas peu fier
Ouais, si je l'avais pas fait, tu m'aurais fait la remarque. J'ai préféré anticipé ^^
Yosh a toujours fait preuve d'une technique irréprochable xD
Et merci pour le (petit) relevé de faute
Et merci pour ton commentaire.
Je m'attelle à l'écriture du prochain. Par contre, je ne donne pas de datte, car n'ayant pas de palmier, je n'en produit pas
A bientôt
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Maitre-Misha
- Posté le
16 juillet 2008 à 23:37:58

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Ah ouais, en fait, personne m'a demandé la signification du titre du chapitre ?!
Je suis déçu là
Sans blague, gavage XD
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yuen
- Posté le
16 juillet 2008 à 23:41:14

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Quand j'ai vu le titre, je me suis dit que ça devait avoir un rapport avec les runes.
Si ce n'est pas la solution, je te le demande donc :
Quel est donc la signification de ce titre ? XD
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Maitre-Misha
- Posté le
17 juillet 2008 à 00:06:59

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Je suis content que vous me posiez cette question chère lectrice, mais tout d'abord il me semble essentiel de revenir sur un point précédent.
J'ai dit un jour... "Tempora mundis et tempora recorda".
Et ça ne voulait absolument rien dire.
Puis, j'ai enchaîné en ajoutant après avoir infligé à un de mes personnages un anagramme d'un haut dignitaire nazi en ayant fait croire que c'était du langage elfe "Par contre, je n'y connais rien en lague elfe, si des puristes passent par là xD "
Partant de là, on pourrait facilement croire que je suis une buse minable en langues anciennes.
Ce qui n'est pas complètement faux
C'est de là que je me dis : "Mon petit Misha (Car oui, même en pensée intérieure, comme je suis un gros geek, je me parle avec mon pseudo), tu vas les épater avec un beau titre en Sindarin.
Les ignares apprendront donc, premièrement, que le Sindarin est un bien beau langage créé par - un petit peu notre maître à tous, fans de fantasy - Jean Ronald Roger Tolkien. Secondement que le mot "Curu" signifie principalement "ruse", et que "cyry" en est le pluriel.
Tout ça pour prouver, s'il en était encore besoin, que nous ne sommes pas sur une fic de rigolo, que les gens qui viennent ici en croyant découvrir une bonne pantalonnade sont priés d'aller se rhabiller, et que la blague du fou qui repeint son plafond, de une, on la connaît, et de deux, elle n'a pas sa place ici.
Cordialement, salutations distinguées XD
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Maitre-Misha
- Posté le
17 juillet 2008 à 19:05:15

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XD
J'avais mis des prénoms totalement au hasard pour Tolkien (qui fassent JRR quand même), ben je suis pas passé si loin que ça
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Maitre-Misha
- Posté le
24 août 2008 à 17:30:37

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Tiens? Mais qui voilà donc? Mais oui, c'est votre forumeur et écrivain adoré, qui, contre vents et marées, vous amène une nouvelle fournée de votre fiction préférée. Bon appétit
Chapitre 14 : Et la lumière fut.
« Tu ne nous aides pas souvent, mais quand tu nous aides, tu n'y vas pas de main morte. Ca devrait suffire. »
Le remercié n'écoutait déjà plus le tavernier. Après avoir récupéré son arme d'un geste virtuose, il fut en fait obligé de la montrer à une jeune elfe très curieuse, tout en dispensant de nombreuses explications techniques plutôt laborieusement. Yuan n'attendit donc même pas une quelconque réaction de ses acolytes et plaça directement le plus gros bout de miroir qui lui restait afin d'éclairer l'intégralité de l'énigme sur le mur. Aucun moment de tension, le pan s'éleva de suite, même si très lentement, laissant le temps aux deux discuteurs de ne pas être étonnés et à Yosh de faire une nouvelle fois un commentaire des plus désabusés.
« Ô stupeur, ça fonctionne... »
Tout le suspense était évaporé depuis l'explication détaillée ayant tant ennuyé l'épéiste auparavant, et n'ayant souffert aucune contradiction. Les trois combattants connaissaient également déjà l'identité de ce qu'ils allaient retrouver après avoir résolu le problème s'offrant à eux. Par contre, une chose les laissa pantois : le monstre était tout simplement en train de dormir. Affalé dans un renfoncement ayant probablement été aménagé en prévision d'une pareille situation, la méduse semblait plongée dans une béatitude qui avait quelque chose de touchant - si l'on avait le courage de passer outre la viscosité de sa peau. Le mur, à la fin du mécanisme, émit un bruit un peu plus important que durant la montée, réveillant ainsi la gorgone, qui commença par bailler, s'étirer et cligner des yeux, avant de prononcer la phrase qui devait rendre la scène solennelle, récompensant le dur labeur des trois héros.
« Hé ben, vous y avez mis le temps ! »
« Mon cher Chen – Vous permettez que je vous appelle Chen? Mais bien sûr qu'il me le permet, suis-je bête, il ne va rien m'interdire, il est ligoté, le pauvre - , je faisais partie de la petite expédition visant à vous faire prendre quelques vacances en notre compagnie. Pas en première ligne, évidemment, on ne me fait pas confiance à ce point là ; j'étais tout de même l'un des principaux planificateurs de la mission. Les membres les plus compétents de notre... Faction, qui furent eux les premiers à entrer dans votre maison exirienne, m'avaient confié leurs craintes quant à un enlèvement sur un guerrier de votre valeur. Et bien, je vous remercie et vous félicite, cordialement. Vous fûtes à la hauteur de mes espérances. Comme vous ne vous en êtes peut-être pas aperçu, j'ai été obligé de prêter main forte aux six spécialistes des interventions spéciales qui avaient pénétrer votre demeure en premier, et qui sont, normalement, amplement suffisants pour mener à bien une mission de ce genre. J'ai mis deux jours à me remettre de votre formidable coup de poing, je dois avouer, idéalement placé. Mais ce n'est pas moi que vous devez rencontrez ; plutôt mon vénérable chef qui, heureux hasard, vient d'arriver. »
Ce petit discours était loin d'être improvisé. Il fut même préparé longtemps à l'avance, et cela était assez perceptible par de petits bafouillages et certaines pauses de réflexion. On pouvait aisément comprendre que l'intervenant ne cherchait pas ses mots, mais essayait plutôt de se rappeler des termes exacts enseignés par son mentor. Ce dernier paraissait d'ailleurs assez mécontent de la prestation, ayant jeté un regard noir au pauvre Kyle quand les deux Résistants se croisèrent. Heureusement l'effet craint n'eut pas lieu ; le chef de la garde pontificale paraissait en effet totalement indifférent à la petite introduction à cette réunion, et végétait dans une sorte de coma un peu dérangeant. Son crâne chauve, sa peau extrêmement pâle et l'absence surprenante de sourcils sur son visage rendaient d'ailleurs ce grand guerrier antipathique dès la première rencontre, et soutenir son regard était presque difficile. On pouvait croire qu'il avait passé plusieurs mois dans un lieu clos, s'étant rationné en vue d'une guerre prochaine : en plus d'être très terne, il était vraiment maigre et avait ainsi perpétuellement l'air souffrant. Sa musculature était cependant impressionnante, écartant les hypothèses hypocondriaques. Cette vigueur ne semblait malheureusement pas naturelle. Ses muscles étaient en fait trop développés à certains endroits, comme son bras et sa jambe gauches, plus imposants que les mêmes membres du côté droit. On ne pouvait voir ses pupilles, cachées par des lentilles blanches du plus mauvais effet, et dissimulant au mieux les intentions du combattant.
Après quelques dizaines de secondes, pendant lesquelles ni Chen ni Seigen ne prit la parole, le chef des Pontes commença à manger un petit gâteau d'apparence étrange et franchement peu appétissant. Ce faisant il surprit le Résistant, qui avait entamé d'affamer son otage depuis quelques jours.
« Comment... Comment vous-êtes vous procuré de quoi vous sustenter? Vous avez été fouillé, plusieurs fois. Nous avons programmé une alimentation très stricte, juste de quoi vous maintenir en vie. Et là, vous avez obtenu je ne sais comment un substitut qui m'a tout l'air d'être totalement approprié dans votre cas, une espèce de concentré vitaminique et protéique. En tout cas pas de la nourriture normale, au vu de son aspect rebutant et de la tête de dégoût que vous faites à chaque bouchée. Bref, où avez-vous trouvé cela?
- La première chose que l'on fait quand on est en guerre, c'est de se faire des amis, dans chaque camp. »
En homme pressé, préparant à l'avance le moindre de ses actes, le gardien pontifical avait une voix plutôt rapide tout en articulant parfaitement. De plus il ne s'encombrait jamais de phrases inutiles. Seigen comprit donc bien vite l'insinuation, et fut troublé un instant par l'éventualité d'une nouvelle complicité dans ses rangs. Il s'arrêta un moment face à la porte, les mains dans le dos. Sa réflexion fut très rapide, passant en revue toutes les recrues, jusqu'à la plus insignifiante. Alors qu'il allait se retourner pour questionner son hôte, l'elfe tourna encore une fois le problème sous un autre angle. Comprenant le but recherché par cette petite phrase, il commença doucement à sourire, puis rit franchement et se rapprocha de Chen, pour lui parler comme il aurait parlé à un ami qui lui aurait fait une bonne farce.
« Ah ah, excellent ! Superbe votre plan ! Figurez-vous qu'à un moment j'ai failli y croire, alors que d'habitude ma confiance en mes troupes est plus qu'exemplaire. Non, il faut dire que vous êtes convaincant. Je ne vois pas où j'aurais pu déceler la mystification. Vous êtes d'une impassibilité déconcertante. En tout cas, très fort. Faire croire que quelqu'un est un traître, et ainsi créer un climat de tension... Tout cela menant bien entendu à des déchirements dans notre camp, puis, si possible, à son implosion. Franchement, avec votre tête, c'était impayable ! »
Et effectivement, Aegis était hilare, se tenant presque les côtes, et resta dans cet état presque deux minutes. Puis, se reprenant peu à peu, il s'essuya les yeux, et dut se forcer à ne plus sourire, en un rictus comique.
« Excusez-moi, c'est nerveux. Ca fait presque trois jours que je n'ai pas dormi, le sommeil me manque.
- Moi ça fait trois ans.
- D'accord... Je vois que mes conversations ne vous intéressent pas... J'irai donc, comme vous le voulez, droit au but. Comment avez-vous eu cette nourriture?
- J'ai les meilleures cachettes, quasiment insoupçonnables. Un homme de ma corporation se doit d'avoir toujours sur lui de quoi vivre, et, le cas échéant... De quoi mourir. »
Malgré son professionnalisme et sa connaissance de la rigueur prônée par le commandement pontifical en ce qui concernait l'entraînement des guerriers, le Résistant ne pouvait s'empêcher d'être impressionné par l'efficacité en toute situation de son otage. Il s'efforçait toutefois de ne pas laisser transparaître ce sentiment ; tout en montrant un grand respect, il ne se laissait jamais intimider.
« Vous savez, votre enlèvement, outre le plaisir qu'il m'apporte, surtout en ce qui concerne les discussions plaisantes à souhait, n'est finalement pas exempt d'inconvénients. Au contraire. Evidemment, grâce à vous, je ne suis plus le petit fou furieux qui se démène tant bien que mal pour maintenir la tête hors de l'eau, et tout le monde commence à me considérer comme le chef d'une vraie faction militante et résistante. Néanmoins, je deviens également l'ennemi public à déstabiliser au plus vite. Pire encore, malgré vos méthodes tapageuses et votre sens de la justice assez douteux, vous jouissez d'une réputation énorme. Les ravisseurs sont par conséquents des gredins de la pire espèce, et si l'on avait pu profiter parfois de l'aide de quelques amabilités de bon aloi, ce temps est définitivement révolu. En clair, l'action que nous avons intentée contre vous nous aura fait autant de bien que de mal. Je vais donc être obligé de profiter au maximum de votre présence à mes côtés, qui plus est dans cette position si peu confortable. Vous allez m'aider. »
Cette demande impérieuse n'avait que très peu de chances d'aboutir, et Seigen le savait trop bien. Il l'essaya pourtant, la possibilité d'avoir comme atout un guerrier tel que l'était Chen n'étant par dessus tout pas négligeable. Néanmoins, ce ton autoritaire ne sembla ni gêner ni impressionner le Ponte, s'attendant à tout de la part d'un tacticien de la trempe de con hôte.
« Vous ne doutez de rien... Contrairement à ce que vous semblez croire si sûrement, votre situation à mon égard n'a rien d'enviable. Vous n'êtes absolument pas en position de me demander quoi que ce soit.
- Tout de même. Vous êtes prisonnier ici, vous êtes sous surveillance rapprochée, et votre étrange réserve de vivres ne durera pas éternellement. Sinon, bien que cela me déplaise fortement, je pourrais très facilement vous torturer -ou vous faire torturer par des personnes plutôt compétents en la matière – et j'ai, on peut le dire, droit de vie ou de mort sur votre illustre personne. Si ce ne sont pas des arguments, ça !
- Que croyez-vous, tout est prévu. La mort ou la torture ne sont pas des choses me procurant une peur énorme. Et pour tout dire, j'ai certains procédés visant à éliminer la douleur de mon corps. Ou tout du moins à ne pas la ressentir. La famine, la torture ou tout autre procédé violent ne me fera pas changer d'avis.
- Parfait... Et si je vous dis que par un miraculeux hasard, nous venons de retrouver la trace de votre charmante épouse, captive également en nos locaux? »
Enième tentative de déstabilisation de son adversaire, cette menace tacite était sans conteste la plus abjecte qu'ait jamais employée l'elfe pour arriver à ses fins. Dégoûté d'en arriver jusque là, il avait presque bégayé, parlant faiblement et perdant rapidement sa fermeté d'alors.
« Ma femme? Chloé? Vous avez osé?
- Vous connaissant intraitable en toute position, nous avons effectivement été obligés de chercher dans le plus intime de votre vie pour vous mettre à bien nos plans.
- Comment avez-vous su?
- Très facilement, par les mêmes moyens que vous connaissiez certains de nos faits et gestes avec ce bon Haldon : une taupe, dans vos services, est à mes ordres. Oh, pas chez les Pontes eux-mêmes, rassurez-vous, vos collègues restent malheureusement irréprochables. Juste un modeste employé, petit fonctionnaire minable trouvant son travail, à juste titre, peu rémunérateur. Ainsi, de fil en aiguille, de fichier caché en dossier secret, nous en sommes arrivés à établir un portrait complet de votre vie. Je vous avoue que ma stupeur était énorme de vous savoir marié. J'étais pourtant sûr et certain qu'aucune attache ne devait pouvoir vous encombrer dans votre exécrable métier.
- Et vous me soutenez, pauvre fou, que ma Chloé est entre vos mains ?
- Entre mes mains, comme vous y allez... Nous n'en sommes pas encore là. Mais en effet, elle est détenue ici, juste à quelques dizaines de mètres.
- Canaille... »
Le dégoût exprimé de prime abord par Seigen fût remplacé peu à peu par la fierté légitime d'avoir enfin vaincu le bloc d'impassibilité placé face à lui. Alors qu'il allait porter enfin le coup fatal, son interlocuteur arbora un sourire beau joueur, avant de se montrer, pour une fois, un peu conciliant.
« Chloé est le seul être qui compte pour moi. Personne ne connaît son existence, personne ne sait même si je suis capable d'aimer quelqu'un. Je suis obligé de la voir le moins souvent possible... Et la perdre serait un véritable déchirement. Je me vois contraint de me plier à vos exigences. Toutefois, n'escomptez pas me demander l'impossible. Une règle d'or dans notre caste est de ne jamais s'attacher à rien ni personne. J'ai brisé cette règle certes... Mais je reste Souverain Pontife. Ma femme devrait, normalement, passer après mes obligations. L'amour que je lui porte est fort ; cependant jamais il ne sera la monnaie d'échange de choses... Un peu trop importantes aux yeux de la garde pontificale et de notre Roi.
- Ce n'est pas quelque chose que je veux vous demander... Mais quelqu'un ! »
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Maitre-Misha
- Posté le
24 août 2008 à 17:30:48

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Dès que le Résistant fût sorti de la salle-cellule dédiée aux détenus de marque, il poussa un long soupir de soulagement. La partie jouée à l'instant était beaucoup trop serrée pour qu'il restât une seconde de plus dans la même pièce que le Ponte. Kyle, resté près de la porte depuis le début de la conversation et qui n'avait pas eu l'audace d'écouter un peu trop indiscrètement s'enquit rapidement de la réussite de la démarche entreprise.
« Alors chef... Toujours rien?
- Comment ça toujours rien? Tu veux rire? Il a marché complètement, à une vitesse inimaginable. Jamais je n'aurais pensé le voir comme ça. Tu sais quoi? Il avait peur. C'est pour ça que ça m'a surpris, il n'est pas vraiment doué pour se dégonfler normalement... Ca fait du bien, de se sentir maître du jeu de temps en temps...
- Vous l'avez eu? Définitivement? C'est impossible, vous avez utilisé quelle ruse encore?
- Et bien, tout naturellement, le point faible des héros en tout genre reste l'amour. Donc les menaces sur sa femme l'ont fait plié. Et en vitesse.
- Sa femme? Mais comment?
- Oui, je l'avoue, ce coup-là était particulièrement audacieux. Miser sur le fait qu'il ait rencontré quelqu'un, qu'il l'ait épousé avant son intégration aux Pontes - puisque le mariage est interdit dans cette secte – et qu'il en soit toujours amoureux était une idée pouvant paraître bancale. Heureusement, j'ai tout de suite vu que c'était un grand romantique. C'est surtout dans son oeil que c'était perceptible.
- J'aurais tout entendu... Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi glacial...
- Et voilà, dès que j'ai dit que son épouse était en otage, presqu'à côté de lui, son visage s'est transformé. Si je n'avais pas su que tu l'avais attaché, et solidement, j'aurais presque eu peur pour ma vie. Quand même, il a été chic. Ca aurait pu le maintenir dans une rage plutôt embêtante.
- Vous restez impayable... Menacer sa femme alors que vous n'êtes pas du tout sûr de son existence, et rester tout le temps dans le jeu que vous jouiez, ce devait être gigantesque.
- Tu parles... Si au lieu de s'énerver directement il avait jeté un petit coup d'oeil sur moi, il aurait compris de suite que je n'avais rien de concret contre lui. Je devais être blême... Surtout que j'attendais sa réaction avec tellement d'impatience ! Bref, j'ai eu énormément de chance, c'est clair... La fortune sourit aux audacieux, et c'est beau quand ça nous arrange !
- Et vous avez pu demander quoi à ce pauvre dupe?
- Pauvre dupe? Avec tout ce qu'il nous a fait? Tu dois oublier pas mal de chapitres à notre histoire... Nos prisonniers, nos morts, nos mutilés, grâce à sa caste d'imbéciles...
- Je... Plaisantais...
- Très mal placé, ton humour, permets-moi de te le dire. Donc, j'ai obtenu, juste avant de sortir, la libération de nos compagnons... Mais tout d'abord... Aller, devine !
- Non? Vous n'avez pas osé?
- Qu'est-ce que tu veux, quand je suis en position de force, je ne peux pas me contrôler... Et en plus, je savais qu'il était assez proche de cet idiot de Chen... Il ne pourra qu'accepter.
- Tout de même... Depuis le temps que vous vouliez l'avoir dans vos rangs...
- Il n'entre pas exactement dans mes rangs... Néanmoins, c'est le moment le plus opportun, décisif, pendant lequel tout se jouera. Il me manquait un nouvel atout, le voilà qui arrive, tout frais, tout beau, tout neuf. Je vais enfin pouvoir récolter les fruits de ma passion... Et puis... Que rêver de mieux pour protéger ma petite Shaïna? »
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yuen
- Posté le
24 août 2008 à 17:35:13

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C'est que je n'y croyais plus! XD
Tu auras donc mon comm' après lecture, tout cela dans un futur proche.
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Maitre-Misha
- Posté le
24 août 2008 à 17:42:22

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Tu as quand même dû voir que j'étais en vacances non? Non? Alors disons que j'ai un mois de retard
Je m'attèlerais donc au prochain chapitre après ton comm, tout cela dans un futur proche également je l'espère ^^
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yuen
- Posté le
27 août 2008 à 12:06:22

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La gorgone qui dort, cela ne m'étonne même pas ! XD
Enfin, je suppose qu'un vrai combat va bientôt s'engager. ^^
J'ai eu un peu de mal à comprendre la suite, je ne me re-situais plus dans l'histoire, mais bon, j'ai retrouver le fil ensuite.
Seigen a tenté un coup de bluff impressionnant et le pire, c'est que ça a fonctionné! XD
"- J'ai les meilleures cachettes, quasiment insoupçonnables. Un homme de ma corporation se doit d'avoir toujours sur lui de quoi vivre, et, le cas échéant... De quoi mourir. »"
--> J'aimerai bien savoir lesquelles tiens donc!
"Le dégoût exprimé de prime abord par Seigen fût remplacé peu à peu par la fierté légitime d'avoir enfin vaincu le bloc d'impassibilité placé face à lui."
--> Sacré personnage ce prisonnier.
"Je vais enfin pouvoir récolter les fruits de ma passion... Et puis... Que rêver de mieux pour protéger ma petite Shaïna? »"
--> Ah! L'amour fraternel!
Encore un chapitre qui nous plonge un peu plus dans le coeur de l'histoire.
Que va faire Seigen à présent ? Seigen va-t-il réellement pouvoir se servir de son prisonnier comme il le souhaite ou y a-t-il encore un piège ?
Que va-t-il se passer avec la méduse ? Shaïna et ses compagnons mèneront-ils leur mission à bien ? Quelles aventures les attendent encore ?
Vivement le prochain chapitre ^^
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Maitre-Misha
- Posté le
27 août 2008 à 18:21:42

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Alors, pendant que je suis là, j'ajoute que la majeure partie de ce chapitre, c'est-à-dire la fin, et le coup de bluff de Seigen, aurait normalement dû être contrée par Chen, n'ayant réellement pas de femme. Heureusement, je me suis dit juste avant de poster que ce biais n'était pas trop mal pour introduire un nouveau personnage, déjà prévu depuis longtemps, mais qui dans mes plans originaux aurait dû arriver un peu "par hasard". Là, tout se recoupe... Bon, le grand Chen s'est fait avoir, mais au moins tout se recoupe
Ah, tu supposes qu'un combat va s'engager? Alors il n'y en aura pas
Le principal attrait de ma fic, je pense, c'est que j'essaie de justement toujours surprendre mes lecteurs ravis (que je compte sur les doigts d'une main (amputée de 4 membres (la main, pas la fic))). Je trouve ça dommage, même si c'est bien écrit et que c'est logique, qu'on sache ce qu'il se passera par la suite ^^
Bon, là, ça ne sera pas une surprise, vu que je l'ai dit. Mais tu as compris le principe x)
"--> J'aimerai bien savoir lesquelles tiens donc!
"
Tiens, je pensais que tu allais commenter le "de quoi vivre, ou de quoi mourir", qui me paraissait assez classe, mais bon
Et non, tu ne sauras pas lesquelles, mais je peux te dire que même avec un esprit tordu voire vicieux, tu ne taperais pas dans le mille (
).
"Je vais enfin pouvoir récolter les fruits de ma passion... Et puis... Que rêver de mieux pour protéger ma petite Shaïna? »"
--> Ah! L'amour fraternel! "
Tiens, je pensais que tu allais faire un commentaire sur le jeu de mots avec "fruits de la passion", qui me fait beaucoup rire, mais bon XD
En effet, Seigen aime sa soeur, au moins avec ça, il n'y aura plus aucun doute ^^
Merci pour ce commentaire, et je suis en train d'écrire la suite (wouhou
x) ).
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yuen
- Posté le
27 août 2008 à 18:44:16

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j'ai fait le comm' au saut du lit, du coup mon esprit n'a pas jugé utile de relever les jeux de mots! XD (je me lève à l'heure que je veux! )
je comprends, du coup je ne ferai plus d'hypothèses !
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Maitre-Misha
- Posté le
27 août 2008 à 18:54:36

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Ah ben non
J'ai dit que je ne faisais jamais tout ce qui était prévu. Or, la plupart de mes chapitres étant en deux parties, il se peut que je ne mette pas plusieurs surprises ^^
Et puis, tu n'asa pas à faire d'hypothèses de chapitre en chapitre, mais tu peux deviner un peu plus loin... Le nom de cette mystérieuse demande, des liens de parenté cachés, and so on, je vais pas tout te faire XD
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Maitre-Misha
- Posté le
5 septembre 2008 à 02:17:43

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Tiens?
Je n'avais pas remarqué, il me semble que c'est un bug...
Il y a trois sauts de ligne en trop vers le milieu du chapitre
Je sais, c'est pas grand chose, mais, chers lecteurs (je suis sûr qu'il y en a plusieurs, ne brisez pas mes espoirs XD), vosu aurez sans doute remarqué que les sauts de lignes sont savamment calculé.
Ainsi, dès qu'il en est besoin, je désoupe certains paragraphes afin qu'ils ne soient pas trop longs et que la mise en page ne soit pas trop laide. Je considère qu'il est un peu lourd qu'un chapitre fasse plus de 20 lignes.
Donc, en ce qui concerne ce qu'il se passe entre ces paragraphes... Je saute un ligne si la situation géographique ou temporelle ne change pas, et deux lignes si l'un de ces deux paramètres fluctue ^^
Voili voilou ^_^
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Maitre-Misha
- Posté le
2 novembre 2008 à 00:10:46

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Chapitre 15 : Diplomatie.
« Nous avons combattu, détruit, tué, et pire, réfléchi. Nous estimons avoir désormais le droit et même le devoir de vous achever de suite afin de clore une mission dont le sens commence, la fatigue aidant, à m'échapper. »
La détermination de Yosh sembla plaire à la méduse, qui sourit à ces propos vindicatifs. Lentement, elle se releva pour montrer à tous ces importuns sa stature plus qu'imposante. Ensuite, en bonne maîtresse de cérémonie, elle exposa clairement la situation actuelle tout en montrant les possibilités qu'elle offrait.
« Mes chers, vous me semblez bien sûrs de vous. Vous êtes très loin de me faire peur, malgré vos exploits d'il y a peu. Je ne parle pas du combat contre cet cet excellent mort-vivant, qui est une erreur de parcours, et durant lequel vous avez eu... Comment dirais-je poliment... De la chance. Enormément de chance. Non, le vrai défi, préparé depuis longtemps avant votre arrivée, consistait en ces golems, derrière vous. »
Deux créatures en tout point identiques à celles détruites auparavant se tenaient en effet sur le seuil du passage si brillamment dévoilé par Yuan, à peine moins imposantes cependant. La frayeur de Shaïna fut à la hauteur de la surprise des trois compagnons, qui fit à nouveau un bond prodigieux et ne sut se rattraper correctement, tombant maladroitement et se tordant idiotement le genou. Elle partit ainsi vers l'entrée de la grotte en boitant, en une scène des plus pathétiques. Yosh, qui comme guerrier avait déjà connu des situations bien plus délicates, commençait à analyser les différentes voies possibles pour le tavernier et lui quand la gorgone le rassura sur leur futur proche.
« Rassurez-vous, je ne les ai pas à nouveau appelés pour un combat encore plus ennuyant, mais en quelque sorte comme une façon... D'améliorer votre humilité. Oui vous avez battu une fois ces golems, loyalement. Vous ne les avez pas tué pour autant. Ils auraient pu revenir sans cesse, de moins en moins puissants évidemment, mais toujours énervants. S'ils ne vous combattent plus, c'est pour une raison très précise... »
La confiance placée par le peuple tassarien dans l'activité résistante soi-disant ébranlée d'après Seigen Aegis fut totalement annihilée après un événement tragique ayant choqué tous les habitants : un engin explosif, décrit comme ''infernal'' par beaucoup de libres-penseurs de l'époque, détruit un hôpital. Ce n'était pas le plus grand d'El'Tassar, ni même de Sybak où une clinique beaucoup plus grande en banlieue. Cependant il jouissait d'une réputation exceptionnelle, du fait de sa proximité du noyau universitaire et du pôle recherche du pays. Cela l'exposait logiquement au premier plan quant au diagnostic et à la guérison de maladies dont les caractéristiques semblaient inexplicables partout ailleurs. Un servie d'aéroplanes desservait d'ailleurs le bâtiment depuis presque toutes les grandes villes du monde. Heureusement, la bombe explosa après la sortie de la plupart des médecins du service, en début de soirée. Les urgences nocturnes étant inexistantes dans cet hôpital quelque peu spécial, l'attentat ne fit quasiment aucune victime. Néanmoins la condamnation de l'acte fut extrêmement rapide, et le dégoût envers les terroristes unanime. Les journaux les qualifièrent même de ''bouchers infects''. Evidemment les coupables étaient désignés directement, et sans pour autant risquer d'incident diplomatique et de nommer explicitement les Résistants, toute la population s'était faite son avis.
L'opinion générale n'était certes pas le souci majeur de cette coalition. Toutefois, le courant de sympathie pour une faction aussi humble permettait au moins une certaine retenue de la part du gouvernement en place, qui n'avait pas la possibilité d'agir complètement à sa guise. De plus, Seigen Aegis, sans être pacifiste, ne s'attaquait quasiment qu'à des bâtiments militaires ou à des infrastructures politiques vides d'hommes et de sens. Ainsi, la destruction d'un bâtiment civil, qui plus est servant à soigner les maladies les plus graves à travers le pays – voire les deux pays – indigna même les plus fervents adeptes de ce mouvement. Cette indignation augmenta encore d'un cran à la suite d'un nouvel enlèvement. Le ministre de la Sécurité, qui décidément faisait de plus en plus parler de lui après ses récentes décisions, venait de disparaître juste après que le grand Ponte soit revenu à Exire, sans aucune déclaration ni explication. Là encore il n'y eut aucun doute sur les auteurs, l'enlèvement ayant eu lieu tout près des égouts Meltokiens.
« Cela me paraît clair, vous êtes prêt à tout pour nous déstabiliser. »
La gorgone n'avait plus aucun intérêt à garder une apparence agressive. Dans un but purement didactique, elle commença à expliquer les tenants et aboutissants de la mission si mystérieuse, ou au moins tout ce qu'elle en savait. Ainsi les trois compagnons, qui n'avait aucun contentieux personnel avec leur ennemi d'alors, écoutèrent tous très attentivement ce discours, impatients de connaître l'utilité de ces combats où ils avaient frôlé l'échec critique. La méduse était tout aussi impatiente, sa volonté de raconter son histoire étant plutôt ancienne, et les interlocuteurs pour l'écouter durant cette attente pas vraiment nombreux.
« Vous ne pouvez pas savoir comme je peux m'ennuyer dans cette grotte... Deux ou trois aventuriers par an, quelques éboulements à essuyer... Non, la plupart du temps, j'aurais presque envie de sortir et de me saouler dans une taverne. En plus maintenant que vous avez brutalement battu mon pauvre squelette, je n'ai plus aucun collègue avec lequel m'amuser de blagues vaseuses. Tout ce qu'il me reste, c'est ma mission... Cette mission, c'est ce pour quoi vous êtes venu. On a dû vous dire que ça avait un rapport avec l'Arbre, une barrière infranchissable, ou quelque chose comme ça. Et bien on m'a dit la même chose, il y a quelques siècles. »
L'éloignement des évènements cités qui pourtant bouleversaient actuellement la vie des trois camarades les déconcertait réellement. Ils avaient l'impression de pénétrer d'un seul coup dans le monde silencieux et secret des rares personnalités pouvant façonner l'histoire. Tous ces événements qui échappent tous les jours à ceux qui n'en font pas partie, commencèrent à devenir moins lointains, même s'ils savaient pertinemment qu'eux n'avaient que très peu de chance d'appartenir à ce monde. Les révélations les plus extraordinaires étaient dès lors imaginables, et ils étaient quasiment obligés de croire tout ce qui était prononcé par une de ces figures historiques.
« Et oui, je ne suis pas vraiment plus au courant que vous sur le sujet. Mon grand âge ne m'apporte ni la sagesse, ni la connaissance ultime. D'autant plus qu'avec ces deux attributs, je pense que je m'ennuierais encore plus. Passons. Cette mission dont je vous parlais m'a été confiée par une dame, à ce qu'elle disait, très importante dans votre monde. Je ne sais pas si elle est encore importante, je ne sais même pas si elle est encore vivante... J'en doute, mais sait-on jamais, avec ces nouvelles médications... En plus c'était une elfe, et on connaît la moralité douteuse de ces gens-là.
- Eh, s'il vous plaît, un peu de respect envers la race la plus ancienne et la plus sage !
- Et la plus ennuyeuse ! Loin de moi l'idée de vous offenser ma petite demoiselle, mais mes idées sont arrêtées depuis un bon moment, et je n'ai plus vraiment l'âge ni l'envie pour en en changer. Bref. Cette femme, très bon genre, vient et commence à me donner des ordres. Evidemment, je l'ai d'abord envoyée balader, tout en lui demandant comment elle était passée outre le gentil mort-vivant vers l'entrée de la grotte. C'est quand elle me l'a montré encastré dans un mur et sans connaissance que je me suis décidée à l'écouter. J'ai vite percuté qu'elle pouvait m'arracher la tête en deux attaques.
- Ah ouais, ça calme...
- Je ne vous le fais pas dire. C'est donc très attentive que j'ai suivi tout le bazar dont il était question. Si j'ai bien tout compris, et si je me souviens bien, l'elfe commençait à prédire l'avenir. Une énorme montagne venait de se former, ainsi qu'une barrière protectrice, protégeant un arbre géant... »
« Croyez-bien que votre malheur m'amuse. Néanmoins, je n'y suis absolument pour rien. »
Exactement dans la même pièce où la réunion entre Seigen Aegis et Chen Hirm Heimlir eût lieu fût jeté quelques minutes auparavant Myrian Ampryon, ministre de la Sécurité tassarienne. L'elfe, arrivé en coup de vent, était excédé par l'attentat et par ses conséquences. Il était aussi dégoûté de cet excès de violence que toute la population, et arrêta définitivement de se contenir pour rester dans l'ambiance feutrée de la diplomatie gouvernementale.
« Ce ne peut-être que vous... Vous seul êtes assez tordu pour imaginer une chose pareille... Vous seul ne calculez jamais les victimes sur votre chemin pour arriver à vos fins... Et bien sûr, mais ça, vous deviez vous en douter, vous seul être une pourriture finie. Je devrais vous pendre par les cheveux, rien que pour la forme.
- Je comprends parfaitement votre agacement. Par contre, je le répète, tout cela n'est pas du tout de mon ressort. »
Le ministre souriait, jubilant intérieurement de l'agacement de son ennemi principal depuis quelques longues années. Prenant un bâton en bois qui traînait dans la pièce, ce dernier frappa violemment le petit orteil de son interlocuteur, le faisant hurler de douleur. Les rôles ainsi inversés un petit moment, Seigen s'assit tranquillement pour regarder cette souffrance inouïe mais finalement sans aucune gravité.
« Maintenant, pauvre minable, vous allez pouvoir nous organiser un petit communiqué à toute votre malheureuse population. Vous expliquez ce que vous voulez, une malencontreuse malchance dans une installation à la cave, éclatement subit de champignons toxiques, toujours à la cave, ce qu'il vous chantera. Tout ce que je veux, c'est ne pas avoir à subir vos idioties habituelles. »
Myrian recommença à sourire, écarlate, transpirant de la douleur qui lui fut infligée. Seigen sortit une minute, cria contre un garde qui faisait un tour de ronde et revint dans la salle d'otages sans écouter la stupeur de son soldat, à peine calmé. Décidant d'arrêter ces excès de nervosité, il écouta ce que le ministre avait à répondre, sans l'interrompre.
« Serais-je coupable de tout ce que vous m'imputez que je ne vous obéirais pas pour autant. Et, comme je m'évertue à le répéter depuis que vous me séquestrez si élégamment, je ne suis pour rien dans ces attentats. Je ne vois donc absolument pas de quoi je pourrais m'excuser. Par contre, si vous tenez tant que cela à être innocenter, ce que personnellement je ne comprends pas, vous n'avez qu'à patiemment attendre jusqu'à demain, dans la matinée. Votre communiqué sera publié. Mais je vous assure, il n'a rien à voir avec vous. Il fait partie d'un ensemble d'actions diplomatiques d'une complexité et d'une ampleur dont vous n'avez pour l'instant, je pense, pas idée. Vous allez être excusés. Par contre, la population sera loin d'être heureuse... »
La curiosité du jeune chef elfe était assez facilement attisable pour qu'il se satisfasse de cette explication. Ainsi il décida de garder son sympathique otage au frais une nouvelle journée avant de passer à un questionnement un peu plus violent. Jetant un coup d'oeil à une minuscule fenêtre fermée, en haut de la pièce, il ne vit absolument rien, et, après un soupir il se coucha sur le sol sans plus tarder.
« Allez, au dodo. »
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Maitre-Misha
- Posté le
2 novembre 2008 à 00:11:05

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Shaïna était un petit peu déboussolée d'avoir été aussi facilement déboutée dans un discours banal. Toutes ses opinions, et surtout celles de son frère se trouvaient premièrement dans la négation de l'existence de l'Arbre-Monde. D'un coup, le dernier témoin vivant de cette époque révolue venait de faire éclater la vérité, sans aucune espèce de retenue. La trop jeune elfe dût effectuer un effort énorme pour rester concentrée sur l'histoire contée
au même moment, sans penser à ses combats, ses idées, et surtout, à son frère.
« Elle m'a rapidement fait comprendre que toutes les peuplades dites ''intelligentes'' de ce monde étaient d'une inutilité à faire peur. Une nouvelle guerre lui paraissait proche... Voire plusieurs. Il n'y avait même pas besoin de plus d'explication, je suis moi-même assez perspicace pour savoir que vous êtes tous inconscients, et que vous êtes obligés de vous défouler laborieusement après une période quasi pacifique. »
Yosh leva les yeux au ciel, comme s'il prenait cette charmante narratrice pour une créature un peu dérangée, malgré l'intérêt qu'il continuait à porter à ces dires. L'attitude de Yuan était par contre tout à fait différente. Il acquiesçait rapidement quand la gorgone insultait toutes les races dominantes du monde et semblait totalement acquis à cette vision pessimiste de la vie.
« Vos déchaînements de violence incongrus pourraient presque être sains si vous n'aviez l'idée débile de vouloir les idéalisés. Et que je sorte la race supérieure, la pacification ultime, l'Eglise de je ne sais quoi... Tout ça pour se mettre minable au final, moi je vous trouve mesquins et débiles. Vous devriez le savoir, pourtant, depuis tout ce temps d'idiotie, que les guerres ne sont jamais, jamais utiles à une cause. Elle servent, tout au plus, à vous calmer. Et le commerce des armes bien sûr, mais cela nous éloigne de notre sujet. »
La stupeur était de plus en plus perceptible chez le trio, par certains regards bouche bée et certains sourcils relevés au possible. Cette connaissance parfaite de la situation actuelle ainsi que des tenants et aboutissants financiers du monde actuel était parfaitement incompréhensible, surtout de la part d'une créature recluse depuis toujours. Pire, la psychanalyse rapide d'une civilisation entière faite par la méduse sonnait juste, et était un peu trop plausible pour les cerveaux fatigués des combattants.
« Revenons-en à ce qui, je l'espère, vous intéresse. Cette femme venue me voir, dépitée, se demandait quel serait le prochain prétexte pour un nouveau crêpage de chignon. La volonté de... Comment dire... De s'exiler en quelque sorte, de la part de l'arbre géant l'inquiétait un petit peu. Pas dans le fond, évidemment. Elle admettait tout à fait qu'une conscience aussi développée que l'incarnation du fournisseur de mana veuille se couper des autres êtres vivants. Et je dois avouer que je comprends aussi parfaitement, étant donné votre bêtise, et vos combats incessants, et...
- Ca va, je pense qu'on a compris votre point de vue sur la question. »
Il est vrai que la gorgone devait un peu redondante sur ses opinions plutôt catégoriques, passant du statut de stupéfiante à franchement énervante ; en particulier pour Yosh, qui n'avait pas du tout prévu ce déroulement littéraire des choses et qui finalement aurait peut-être préféré user de ses capacités à l'épée pour trancher le problème.
« En effet, je vais tenter de rester objective... Donc la gêneuse m'expliqua que ce dont elle avait peur, c'était que l'on en arrive à renier l'existence du grand arbre, et que ce soit votre nouvelle source de conflit. A la limite, ce n'était même pas le conflit en lui-même qui lui était dérangeant, puisqu'elle savait parfaitement qu'elle ne pouvait rien y faire au bout du compte. Ni même le reniement en lui-même. La vérité ne peut pas être connue de tous, sinon le monde serait sage et nous n'aurions même pas besoin de nous parler, ce qui nous serait d'ailleurs plaisant à tous j'imagine. Elle avait en fait surtout peur d'un conflit sans fin... Comment démontrer l'existence d'une Être dont la volonté première est de se cacher - volonté d'ailleurs totalement accomplie - ? Ainsi, nous obtenons un conflit basé sur une idéologie dont le sujet principal demeure totalement intangible. Nous voilà finalement dans une situation inextricable. Si l'honneur de chacun des camps reste intact, la guerre devrait donc normalement être totale. C'est en gros ce que cette femme m'a annoncé quand elle est venue me voir. »
Une prophétie aussi complète ne pouvait manquer d'interpeller des jeunes gens plein d'entrain. Mais cette exactitude dans l'accomplissement final était presque indécent, et en tout cas extraordinaire. Yosh se sentit obligé d'essayer de deviner l'identité de cette visionnaire, trop abasourdi par tant de perspicacité. Par contre, Shaïna préféra continuer de se concentrer sur les paroles de la méduse, trouvant bien plus facile le fait de demander plus tard les spéculations des protagonistes plus en forme et plus éveillés qu'elle.
« Peut-être ne voyez-vous pas à ce moment le rôle que je tiens dans toute cette histoire. Et bien je vous avoue sans ambages que moi non plus, à ce moment. Je ne me suis pas gênée pour le dire à mon interlocutrice d'alors, qui commençait presque à me courir. Franchement, vue ma situation d'enfermement, je ne comprenais déjà pas tout ce qu'elle me disait. Et je ne m'attendais pas vraiment à recevoir de la visite. Alors à ce moment, je l'ai priée d'aller voir ailleurs si j'y étais, et qu'on ne l'avait pas sonnée, ou quelque chose du genre, je ne sais plus très bien comment je l'avais tourné. Sympathiquement, elle abrégea quelque peu. Elle voulait que je m'occupe des gens qui arriveraient jusqu'ici, tout simplement. En leur faisant peur par exemple. Et si mes hôtes se seraient avérés être trop incompétents, j'avais l'autorisation de les exécuter. Ils n'auraient de toute façon rien à faire ici. »
Une petite goutte de sueur coula le long de la joue de Shaïna, n'adhérant que peu à l'idée de se faire exécuter. Elle comprit heureusement assez vite que la maîtresse des lieux n'avait rien de vindicative.
« Alors là, je peux vous dire que j'ai commencé à gueuler. J'étais tranquille, dans ma grotte, à me la couler douce s'en me soucier de rien... Et voilà que je dois me mettre à tuer des gens que je ne connais même pas ! Alors qu'au fond, je n'ai rien de méchant. Je n'aime pas qu'on me dérange, voilà tout. Exactement comme le squelette que vous avez si obligeamment tué. J'ai prié mon interlocutrice de se mêler de mes affaires. Là, j'ai compris qu'elle avait elle aussi autre chose à faire. Elle aurait pu me convaincre moyennant je ne sais quelle récompense confortable, mais elle jugea qu'une invocation serait plus rapide et presque moins coûteuse. Paf, voilà que deux golems s'ajoutent à ma compagnie... Hem... C'est vrai, je n'ai pas vu directement le rapport. On m'expliqua gentiment que au final, je n'aurai rien à faire et que ces créatures s'occuperaient du reste. Je n'aurai qu'à les invoquer si des intrus arrivaient à moi. Maintenant, c'est fait. Vous les avez battus. Je dois donc vous remettre cette fiole. Merci, et bonne soirée. »
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Maitre-Misha
- Posté le
4 novembre 2008 à 19:24:24

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Oui alors je suis arrivé là un peu rapidement pour poster, donc je n'ai pas pu dire bonjour ni faire un quelconque signe de politesse, et je m'en excuse. Voilà
Si quelqu'un lit tout ce tintouin, vous trouverez peut-être la fin un peu abrupte.
Imaginez-vous juste la tête des proncipaux personnages à la fin du chapitre pour comprendre l'idée que j'ai eu dans ce coupage.
Merci à tous
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Liquid59
- Posté le
6 novembre 2008 à 10:07:36

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Bon, je vais essayer de me mettre à la lecture de cette fic
J'ai cependant une quinzaine de chapitres à lire, alors mon commentaire ne viendra sans doute pas maintenant, car tout lire d'une seule traite m'est impossible
XD
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Maitre-Misha
- Posté le
8 novembre 2008 à 02:15:30

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Ah non mais fais ce que tu peux. Tant que tu glorifies mon image et loue mes mérites, tu peux prendre le temps que tu veux
De toute façon, je ne m'attends pas à un commentaire détaillé pour chaque chapitre que tu n'as pas lu x)
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Sujet : « Fanfic : Chroniques d'une (dé)génération »
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