Fanfic : Chroniques d'une (dé)génération - Tales Of Symphonia - Page 2 sur JeuxVideo.com

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Forum : Tales Of Symphonia

Sujet : « Fanfic : Chroniques d'une (dé)génération »

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  • Maitre-Misha Voir le profil de Maitre-Misha
  • Posté le 01 janvier 2008 à 10:47:56 Avertir un modérateur
  • L´hésitation du narrateur n´est pas là pour le rendre plus sympathique. Il était réellement difficile de voir ce que c´était, ce n´est pas ma faute. C´est juste qu´il n´est pas omniscient.

    "Gent féminine" se dit parfaitement il me semble... Gent était déjà féminin.

    Et "au vu des dents" aussi. A la vue serait peut-être mieux, mais je suis l´écrivain, l´artiste, le producteur de l´oeuvre ! Je fais ce que je veux ! :o))
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  • Kratosdu87 Voir le profil de Kratosdu87
  • Posté le 01 janvier 2008 à 13:34:19 Avertir un modérateur
  • Un excellent début je trouve, continue :ok:
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  • Maitre-Misha Voir le profil de Maitre-Misha
  • Posté le 01 janvier 2008 à 14:06:14 Avertir un modérateur
  • Merci du compliment ^^


    Par contre, une faute bel et bien présente, je crois... Il n´y a pas de tirets au début d´un dialogue ce me semble... Me rappelle plus u_u
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  • Maitre-Misha Voir le profil de Maitre-Misha
  • Posté le 05 janvier 2008 à 13:11:48 Avertir un modérateur
  • Bon, alors, on me demande de continuer, je continue, et voilà :o))

    Chapitre 2 : ...De diverses façons.

    « Les choses changeront, de toute façon. Autant que cela ne se fasse pas dans un bain de sang. N’est-ce pas, mademoiselle Aegis ?
    - Vous pouvez m’appeler Shaïna vous savez, monsieur le Secrétaire d’Etat.
    - N’est-ce pas, mademoiselle Aegis ?
    - Hum... Je ne crois pas que l’on soit en position de défaveur, non ?
    - Vous savez, n’importe quel fou pourrait tout faire sauter chez vous... Beaucoup en sont capables, et ce n’est pas l’envie qui leur manque... Alors que pour nous, à part détruire la totalité de la planète, il n’y a pas de quoi tous nous supprimer. »

    Ce dialogue était tenu dans une ambiance particulièrement secrète. Ainsi, la salle dans laquelle se trouvaient les deux interlocuteurs était dépourvue de fenêtre, ce qui donnait un sentiment de calfeutrement aux protagonistes de la réunion. Elle était éclairée d’une simple bougie, accrochée à un minuscule lustre, au plafond. Une chaise, en bois, permettait à mademoiselle Aegis de s’asseoir, alors que son interlocuteur était quant à lui obligé de se tenir debout. Enfin, debout, c´est beaucoup dire... Il faut remarquer que cette salle, dont le plafond s’effritait par endroit, à cause de l’humidité exceptionnellement élevée, mesurait un mètre soixante de hauteur, obligeant le secrétaire à se courber le dos pour ne pas toucher un des murs désagrégés. Mais cela ne semblait pas le gêner. Il devait être habitué à cette salle, et ne perdait rien de sa distinction malgré cette position inappropriée. Son costume gris très sobre se distinguait de la mode de l’époque, qui était plus aux vêtements chamarrés et échancrés. Surtout en cette fin de printemps très chaude et agréable. Heureusement le secrétaire d’Etat arborait souvent un sourire oscillant entre la volonté de charmer et la simple gentillesse, qui le rendait auprès de tous éminemment sympathique. Même si sa galanterie naturelle aurait dû l’obliger à arborer ce sourire envers sa jeune interlocutrice, il n’avait vraiment pas envie de badiner ; On ne lui avait jamais demandé quelque chose d’aussi important que l’élaboration d’un traité de paix. Il ne s’occupait depuis sa nomination que de dossiers sans importance, la plupart du temps uniquement l’organisation de banquets officiels et autres mondanités. Cette fois, il se devait d’être intraitable, inflexible, voire abject. Il est sûr qu’une expression de joie sur son visage n’aurait pas été exactement adéquate.

    « Mais vous ne pouvez pas faire une chose pareille ! Tout faire sauter ! Cela provoquerait un tollé général dans votre pays !
    - Mademoiselle, sachez que nous ne contrôlons pas tout... Et les fous, ça ose tout, justement.
    - Donc, ce que vous me dites, c’est qu’à n’importe quel moment nous pouvons tous mourir ?
    - En gros, oui, c’est ça. Mais nous pouvons arriver à un traité constructif mettant nos différends de côté : Nous arrêtons nos agissements parfois injustes, en espérant pouvoir compter sur la réciprocité des vôtres.
    - Pardon ?
    - Si nous plus répression, vous plus attentats ?
    - Ca va, je ne suis pas demeurée non plus...
    - Hum...
    - Bref... Je ne contrôle pas énormément de choses dans notre coalition. Mais je sais ce que veulent nos chefs. Donc, oui, nous pouvons arriver à un accord.
    - Mais... Je pensais... Nous pensions que... Si nous arrêtions la répression et les condamnations... Vous vous rendriez en fait...
    - Donc vous pensiez réellement qu’il n’y avait rien d’autre ? Qu’on se bat comme ça, par envie ? Nous ne sommes pas des barbares ! Nous avons des enfants avec nous, des vieux, des femmes, et nous mettrions leur vie en danger sans aucune raison ? Nous avons des idéaux, tout de même !
    - Des idéaux ? Je n’y avais pas pensé... Il faut dire que de la surface, on vous prend à peu près tous pour des insensés ayant comme seul et unique but d’essayer de paralyser l’industrie et la vie politique de notre pays.
    - Des insensés... Sympa... Et donc vous pensez qu’on se bat pour le plaisir, qu’on tue des innocents pour s’amuser ? Franchement ?
    - Et bien... Sans vous dénigrer, beaucoup pensent cela tout de même.
    - En fait, nous avons des demandes à faire, à votre gouvernement. Et si on ne se faisait pas savater la gueule à chaque sortie même avec un drapeau blanc et sans aucune arme, on pourrait peut-être discuter sans devoir se déguiser en raton laveur !
    - Cet échange n’a que trop duré. Nous n’avons malheureusement pas tout le temps que nous voudrions pour mener à bien cette conversation. En bref : Quelles sont vos exigences ?
    - Déjà, la suppression des condamnations, vous l’avez dit. Vous avez déclenché tous ces actes ignobles totalement arbitrairement. Ensuite, les sacrifices, pour les mêmes raisons.
    - Ça, ça devrait être faisable... Mais je m’attends au pire pour la suite.
    - Nous voulons un communiqué exceptionnel, acceptant le fait que le frêne Yggdrasill, objet d’adoration dans tout l’Etat, n’existe plus ! »


    Pendant ce temps, le sieur Branty s’approchait des fameuses canalisations desservant la ville de Meltokio. Ce complexe hydraulique n’était pas comme on pourrait le croire d’une simplicité enfantine. Il fallait de nombreux moteurs pour faire fonctionner les énormes pompes aspirant et expirant l’eau depuis des nappes phréatiques de plus en plus basses et de plus en plus sèches. Mais pour l’instant, on ne s’en occupait pas, et on continuait à pomper pour assouvir les besoins de la ville démesurée qu’était devenue la capitale d’El’Tassar. Branty ne s’en occupait d’ailleurs pas plus que les autres. Une autre pensée le détournait de ces considérations environnementales.

    « Les égouts... Ca faisait longtemps... Et je me demande encore et toujours comment des gens humains peuvent vivre là-dedans... Rats, détritus... et surtout odeurs... Bref, occupons nous de tout ce bazar, et déguerpissons. Malgré le cadre idyllique, je n’ai pas envie de m’attarder. »

    Il sortit alors d’un sac en toile une espèce d’araignée mécanique, faite de huit pattes de fer et d’un abdomen électronique. Le tout était assez lourd, mais cela ne dérangeait pas le moins du monde le guerrier, probablement habitué. Le dos était composé d’un amas de boutons formant un dégradé de couleurs assez joli à regarder, mais un tout petit peu plus compliqué à comprendre.

    « Tiens ? Voilà quelque chose que je n’avais pas réellement prévu... Comment cela peut-il bien fonctionner ? »

    Une fois avoir posé l’engin au sol, ce dernier commença à grimper vers le plus gros tuyau, et une sonnerie stridente retentit alors.

    « Hum... Et bien je pense qu’appuyer sur ce bouton rouge idiot en plein milieu va mettre en marche tout le bazar. »

    En effet, une petite minuterie se fit entendre... Un cadran, sur le dos de la bête, affichait un temps. 00 : 00 : 30.

    « Heureusement qu’il n’y avait aucun risque. Bon, et bien on va essayer de faire tourner la molette, advienne que pourra... Me voilà avec une bien jolie roulette russe. J’espère que c’est une nouvelle fois les gentils qui gagnent à la fin... »

    Malgré le calme évident du combattant, il se mit à faire tourner la dite molette avec une appréhension énorme. Après avoir fait tourner deux crans, la minuterie passa de vingt-deux secondes, à douze.

    « Woh, on se calme là... Aller hop, demi-tour ! »

    Il fit alors tourner, bien plus tranquillement, quelques crans de la molette - de l’autre côté, bien évidemment -, et l’écran passa logiquement au-delà de la minute. Puis, content et fier de son effort, Branty se mit à augmenter encore le temps restant avant le fatal final.

    « Quitte à être lâche, autant donner une chance aux ”ennemis”... Une demi-journée, ce sera amplement suffisant. D’autant que je ne vois pas pourquoi je fais cela, ils n’inspectent jamais ces canalisations. Sinon, je ne pense pas que j’aurais pu les atteindre aussi facilement. Ni eu le temps de faire autant l’idiot avec ce mécanisme foireux. Maintenant, il ne me reste plus qu’à retourner chez moi, à faire une belle sieste, à feindre la surprise, et à me ronger de remords durant toute la fin de ma belle vie... »
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  • Maitre-Misha Voir le profil de Maitre-Misha
  • Posté le 27 février 2008 à 00:38:49 Avertir un modérateur
  • Bon aller, je vais considérer que j'ai fait un chapitre double un peu plus long que les autres :o))


    Chapitre 3 : Les meilleurs ennemis.

    « Mademoiselle Aegis. Tout ce que vous exigez, c’est la reconnaissance de la non-existence de l’Arbre-Monde. Vous voulez juste bouleverser toutes les règles établies depuis plus de 500 ans. Excusez du peu.
    - Vous êtes toujours aussi clairvoyant à ce que je vois. Oui, nous voulons bouleverser ces règles injustes, cette religion inutile, ce gaspillage incessant. Mais, tout comme vous, je me méfie... Déjà, pourquoi sommes-nous cette fois-ci dans une pièce n’ayant aucunement l’air secrète, contrairement à tout à l’heure ?
    - Tout simplement parce qu’il y a dix heures, lors de notre première entrevue, je n’étais absolument pas sûr de ce que vous alliez me dire. Désormais, j’ai une grande nouvelle à vous annoncer.
    - Vous êtes enceinte ?
    - Je suis parvenu, durant le cours laps de temps pendant lequel nous étions séparés, à préparer une solution, qui, je pense, parviendrait à réconcilier tout le monde, et à faire cesser ces évènements.
    - Cette guerre.
    - Oui, bon, si vous voulez, cette guerre. On ne va pas discuter sur mes termes maintenant.
    - Bien, c’est génial, tous ces morts pour quelques ”évènements”...
    - Vous avez amplement raison. Donc, cet accord, ça vous intéresse, ou je m’en vais ?
    - Vous êtes chez vous en même temps.
    - Hum... Ce que je vous propose, c’est tout simplement d'examiner le point de litige par vous-même.
    - C’est-à-dire, plus clairement ?
    - Vous allez, simplement, calmement, sans vous énerver, aller vérifier par vous-même, si Yggdrasill existe réellement.
    - Yggdrasill... Le monstre?
    - Non, Yggdrrassill, l'arbre.
    - Mais... Disons que... C’est juste impossible.
    - C’est ce qu’on s’est dit pendant de trop nombreuses années. Mais les barrières ”infranchissables” séparant notre monde de celui du grand frêne sont étudiées depuis fort longtemps. Nous avons même la solution pour les franchir justement. Le champ de force. On peut le traverser.
    - Je sais pas pourquoi, mais je sens l’embrouille...
    - Vous ne croyez pas si bien dire. La seule solution pour déstabiliser un temps suffisant cette barrière se trouve dans une grotte oubliée de tous, où personne ne veut aller, et qui est considérée par ailleurs comme une grotte maudite.
    - Comme d’habitude finalement... Une aventure épique tout ce qu'il y a de plus classique,
    - Et cette grotte est gardée.
    - Par un gros monstre plein de tentacules et tout vert ?
    - On peut dire ça en effet. Un monstre marin garde l’entrée de cette grotte. Vous voyez à peu près ce qu’est une méduse ?
    - Moui, environ... Le truc tout moche, qui vit dans l’eau et qui pourtant balance des éclairs - défiant au passage quelques lois élémentales élémetaires - ?
    - Exactement. Et bien vous prenez une méduse courante, normale, vous multipliez sa taille par trois, sa vitesse par dix et sa force par cent.
    - C’est ça que vous me proposez ?
    - Non, ça, c’est le début. Par la suite, vous passerez la barrière de force pure, et vous irez à la rencontre de l’Arbre géant. Et naturellement, personne ne sait ce que l’on peut y trouver après 750 ans de germination, comme faune et comme flore. Des ours, des plantes carnivores, je ne vous fais pas un dessin n’est-ce-pas ? Vous pouvez quasiment tout imaginer, tout est envisageable.
    - D’accord... Donc vous proposez quasiment ce qu'on pourrait décrire comme une mort certaine juste pour prouver - ou non - qu’Yggdrasill existe ?
    - Mais si votre réponse est un refus, vous mourrez, tous, autant que vous êtes, dans votre coalition.
    - Mais tout de même, vous proposez sans sourciller la mort.
    - Ne vous inquiétez pas, vous aurez une bonne escorte.
    - Ah, parce que en plus c’est moi qui dois y aller ? Charmant...
    - Mais, qui d’autre ? Si la mission est un échec, c’est un sacrifice comme un autre. Si c’est un succès, vous aurez tous vos idéaux reconnus.
    - Bref, l’époque n’est pas au bla-bla inutile. J’ai une formation de magicienne. Mais je n’ai ni grand talent, ni énormément d’expérience.
    - Je vous l’ai dit, escorte exceptionnelle.
    - J’ai le droit de connaître son nom, à l’escorte ?
    - Pas encore.
    - Pourquoi cela ? Je suis l’une des premières concernée tout de même !
    - Et voilà, ça s’énerve encore... Tout simplement parce que je n’ai pas, pour l’instant, son accord. Mais lui non plus ne pourra pas refuser.
    - Vous avez raison, c’est ça le pire... Je ne peux pas refuser. Je vais donc expliquer tout cela à mon camp. Mais nous sommes bien installés de notre côté. Nous pouvons rester ”chez nous”. Si je ne reviens pas, ou si il y a la moindre embrouille, c’est fini, on reprend le combat !
    - Dans tous les cas, ni décès ni embrouille il n’y aura.
    - Mouais. Enfin, il faut tout tenter contre chaque forme de violence. Et si on a, pour une fois, une solution radicale et pacifique...
    - Donc tout se passera bien. On peut préparer la liesse nationale. Dylo ?
    - Oui, Monsieur ?
    - Faites préparer tout ce que nous avions prévu.
    - Bien, Monsieur. »


    Une heure après la sortie de Shaïna Aegis, des affiches célébrant la réconciliation et l’ordre public fleurissaient déjà dans les rues de la capitale. Une seule personne ne célébrait pas cet accord. Sous un porche, Yosh Branty, voyant se coller les communiqués de paix, réfléchissait à quelques-uns de ses actes.

    « - Si je me souviens bien, dans une demi-heure, un tsunami va faire deux ou trois morts. Faudrait-il que je me déplace ? »

    Il se retrouva de suite après ce simili questionnement intérieur devant le cabinet du Ministre de la sûreté. Après un tambourinage en règle de la porte de ce dernier, le soldat se résigna à faire – comme d’habitude – les choses tout seul, les envoyés de l’Etat n’étant pas réellement assez contrôlés semblerait-il.

    « - Alors, maintenant, le truc logique à faire serait de détruire la bombe. Logique... Facile à dire... Donc, pour ne pas faire trop l’idiot, on va essayer de retarder le mécanisme. Ce qui m’aiderait déjà pas mal, niveau temps. Etant donné qu’il n’est pas extensible... Bref, vais-je arrêter de monologuer un jour ? »

    Encore une fois, il n’était en aucun cas persuadé du sens dans lequel tourner cette fichue molette. Mais, fort heureusement, il ne pouvait pas se tromper, le mécanisme étant totalement bloqué. Aucune seconde en plus, la seule solution était de détruire la bombe de suite.

    « Et bien, je ne suis pas un idiot, je ne vais donc pas faire exploser tout ce joli manège ici... Sinon, ça n’était même pas la peine que je me déplace. »

    Evidemment, tout se passa très simplement pour enlever la bombe des canalisations : Les pattes de l’araignée mécaniques étaient tout simplement ancrées aux tuyaux. De sorte que l’enlever par la force – piste envisagée extrêmement rapidement par le guerrier, presque sans réfléchir d'ailleurs - n’aurait pas permis d’empêcher l’eau de s’écouler et aurait effectué le même résultat qu'une explosion, en moins bruyant peut-être. Il fallait faire avec l’électronique, l’un des gros points forts de Yosh évidemment.

    « Déjà à l’école en cours de technologie je n’aimais pas ces machins avec des câbles partout. Ce n’est pas maintenant que je vais changer. Ce qu’il me faudrait, c’est... Non, il ne me faudrait rien en fait, je vais faire au hasard, comme d’habitude, ça réussit parfois. »

    Chacune des huit pattes du mécanisme était doublée d’un fil, ceux-là même qui faisaient les coloris si jolis et chatoyants de l’araignée. On avait donc de tout, c’est-à-dire du cyan, du noir, de l’orange, jaune, vert, rouge, rose, et blanc. Dans l’ordre.

    « Alors alors... Bien, je crois qu'il n'y a pas de doute possible, il faut couper le blanc ! Mouhahaha ! »

    Après ce beau rire satanique, il arracha fiévreusement le fil du dos de la machine, qui émit un petit bruit, juste avant que sa lumière rouge ne s'intensifie puis s'éteigne.

    « Et bien, voilà une très bonne chose de faite, cette lumière ne me gênera plus dans mes calculs logarithmiques. Plus qu’une chance sur sept, si je compte bien. Ce qu’il faut maintenant, c’est de la réflexion. Aller, tant qu’on y est, le rouge. »

    Cette fois, l’araignée sortit un petit drapeau de son dos avant d’émettre à nouveau son petit bruit strident. Mais heureusement pour les nerfs du pauvre combattant, elle retira rapidement ses pattes qu’elle rétracta dans sa carlingue avant de tomber au sol, laissant échapper un mince filet d’eau des canalisations anciennement visées. Mais la minuterie continuait de laisser égrener curieusement vite les secondes, qui n’étaient plus qu’au nombre de trente d’ailleurs.

    « Je dirais bien qu’il est temps de se dépêcher, mais ça ne me paraît pas indispensable dans ma situation. »

    A la suite d’un sprint plus qu’effréné, il se retrouva dehors et continua de courir avec son araignée à la main. Se fichant pas mal de la surprise de citoyens locaux, qui mêlaient apeurement et surprise bien compréhensibles, il continua de courir jusqu’à la mer toute proche, et y lança l’engin destructeur. Un jet d’eau énorme s’échappa du point de chute, et la vague qui s’en suivit fit une gerbe assez phénoménale sur la plage voisine.

    « Finalement, je vois que Monsieur le Ministre n’y était pas allé de main morte sur la petite charge d’explosifs. Mais je peux enfin dire que ça, c’est fait... »
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  • Megaman_ntw Voir le profil de Megaman_ntw
  • Posté le 29 février 2008 à 01:19:10 Avertir un modérateur
  • Oh ! Deux nouveaux chapitres !
    L'est un peu tard là, je prendrai mon temps pour les lire demain. :p)
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  • [_Rroyd-Y_] Voir le profil de [_Rroyd-Y_]
  • Posté le 29 février 2008 à 01:30:50 Avertir un modérateur
  • Hmmmm, ça croustiiiiille ! :-)
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  • Maitre-Misha Voir le profil de Maitre-Misha
  • Posté le 14 avril 2008 à 20:53:01 Avertir un modérateur
  • Oh oh oh, deux commentaires de rattrapage que je n'avais plus en tête, et auxquels de toute façon il n'est pas la peine de répondre,m is à part un petit merci :o))



    Voilà, je passais là juste pour préciser qu'étant en vacances pour deux semaines, je reprendrais quelques chapitres, trois ou quatre pour ces 15 jours, noramlement.

    Je devais bien ça à mes fans hystériques XD
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  • yuen Voir le profil de yuen
  • Posté le 14 avril 2008 à 21:01:38 Avertir un modérateur
  • Bizarre, j'ai lu mais pas mis de comm...
    J'ai pas dû avoir le temps et j'ai oublié.

    Il me semble m'être fait la réflexion qu'il y avait énormément de dialogues, surtout au chapitre 3. Je déteste pas, loin de là, mais c'est assez lourd à lire.
    C'était ma seule remarque négative, sinon le reste est très bien.

    Je ferai un commentaire plus détaillé au prochain chapitre. Là, j'ai la flemme de tout reprendre! XD
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  • Amarillys Voir le profil de Amarillys
  • Posté le 16 avril 2008 à 15:17:14 Avertir un modérateur
  • Cette histoire me dit vaguement quelque chose :o))
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  • Maitre-Misha Voir le profil de Maitre-Misha
  • Posté le 16 avril 2008 à 16:18:32 Avertir un modérateur
  • Amy :d) Y a un autre topic qui me dit quelque chose, une fic qu'était franchement pas terrible... M'enfin, y a marqué V2 :o))
    D'ailleurs, faut que je lise...


    Yuen :d) Normalement, cet après-midi, ou plutôt cette nuit, t'auras un chapitre à commenter.
    Et Amy aussi, pourquoi pas :o))
    Ca fait toujours plaisir :p)
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  • Maitre-Misha Voir le profil de Maitre-Misha
  • Posté le 17 avril 2008 à 01:30:02 Avertir un modérateur
  • Bon, excuse Yuen, y a encore plein de dialogues... Mais bon, j'adore les faire, et il m'arrive de m'amuser en les relisant. Ce qui est extrêmement orgueilleux, mais bon, quand on est un écrivain génnial aussi x)


    Chapitre 4 : Les jours d’après.

    La rencontre entre les deux possibilités de paix, c’est-à-dire entre Shaïna et son escorte, se fit dans une salle d’envergure réellement modeste. D’ailleurs, le secrétaire d’Etat n’était pas spécialement à son aise, avec dans une si petite pièce un combattant de l’envergure de Yosh Branty, qui, il est vrai, dans une salle peu éclairée, pouvait facilement effrayer. L’absence totale du moindre sourire sur son visage n’entraînait pas non plus de suite une énorme sympathie. Mais ce n’était évidemment pas son rôle premier. Son rôle premier était cette escorte : Après avoir accepté cette mission, il ne pourrait plus reculer. Le guerrier n'eut néanmoins pas le temps de réfléchir à sa condition laborieuse de soldat, le secrétaire ayant entamé la conversation dès l'arrivée des deux jeunes gens :

    « - Et bien, mademoiselle Aegis. Comme je vous l’avais promis, pour cette périlleuse mission qui va être vôtre durant de nombreuses semaines j'imagine, voilà l’une des meilleures protections qui soit : Monsieur Branty !
    - Cool ! Ce qu’il y a de bien, c’est qu’on va mourir à deux, je ne vais pas crever toute seule. Génial...
    - Ne gaspillez pas votre salive pour débiter des inepties, s’il vous plait ! Ce combattant est juste l’un des meilleurs au monde, et...
    - Etait.
    - Ne vous sous-estimez pas, Monsieur. Vous n’avez rien perdu de vos nombreux talents.
    - Qu’en savez-vous ? C’est vrai, on me dit que je suis aussi fort qu’au temps de l’ancienne guerre. Mais vous n’en savez rien ! Il n’y a que moi pour en juger ! Vous ne savez rien de mes talents, de mon état, de mon moral. Alors ne dites pas que je n’ai rien perdu !
    - Mais... Je veux dire... Vous avez l’air d’aller bien en tout cas.
    - Bref. Nous ne sommes pas là pour une visite médicale. Expliquez la mission. Nous sommes tous très occupés, je pense.
    - Le plus gros point de discorde entre nos deux camps reste la reconnaissance du grand frêne Yggdrasill. Vous êtes d’accord là-dessus ?
    - Moi, oui, je vous l’ai déjà dit.
    - Moi, je m’en fiche.
    - Branty, mettez un peu de bonne volonté aussi ! Un peu d’entrain dans cette mission que diable ! Vous êtes l’un des piliers de la fondation d’un nouvel équilibre.
    - Un nouvel équilibre... Qui tiendra au plus une décennie...
    - Roooh... Un peu d’optimisme... Dites-vous que cette entente tiendra plus longtemps que vous ne le pensez. Et même, dix ans de paix, c’est énorme, et c’est à votre portée, maintenant !
    - De toute façon, j’ai accepté. Quelle est la mission ?
    - Vous allez tout d’abord vous rendre à Izoold.
    - Izoold... Ce n’est pas en Larantys ça ?
    - Je vois que vous connaissez votre géographie mademoiselle Aegis. Effectivement, le petit port d’Izoold se trouve actuellement en Larantys. Cela pose-t-il un problème à quelqu’un ?
    - Moi je m’en fiche.
    - Moi... Et bien, ça ne me dérange pas en fait. Même si je n’ai jamais réellement aimé ce pays...
    - Qu’est-ce qu’il y a ? Vous êtes raciste, hein ?
    - Oh, tout de suite, ne m’agressez pas ! Je n’y suis jamais allée, je ne connais peut-être pas assez.
    - Mouais. Bref, à Izoold, vous demandez à n’importe qui là-bas un moyen de se suicider rapidement. Logiquement, tout vous sera indiqué.
    - Charmant... Un quelconque problème que vous n’auriez pas signalé, histoire que la dernière once de moral qui me restait s'évapore ?
    - Je ne crois pas... Ah, si : Cette méduse n’aime pas l’azote liquide. C’est tout.
    - Il nous reste plus qu’à en fabriquer en masse, et à pouvoir projeter tout ça sur cette grosse bebête... Rien de plus simple !
    - En tout cas, bon courage.
    - Hum... Merci, on en aura besoin...
    - Je ne vous le fais pas dire. Vous irez là-bas à cheval. Je n’ai pas réussi à vous affréter des ptéroplans. Je suis presque seul sur ce coup-là, les autres ministères aiment bien la solution de l’annihilation, elle leur paraît plus propre.
    - En plus de partir pour un combat qui va finir en charpie des deux côtés, on va arriver les reins horriblement mutilés.
    - Ecoutez, vous vous reposerez à Izoold, et puis c’est tout ! Vous commencez à me courir sérieusement sur les nerfs !
    - Ca va, on y va, et puis c’est tout, les conditions, ce n’est pas le plus grave.
    - Voilà, c’est ça, au revoir, à bientôt, bonne chance, tout ça. »

    Les deux nouveaux compagnons partis, le secrétaire d’Etat pouvait méditer tranquillement, non sans avoir souffler un grand coup. Deux caractères aussi affirmés et compliqués à assimiler, qui plus est dans la même pièce, c'en était trop pour le pauvre homme, qui s'écroula sur une chaise après avoir fait cent pas, syndrôme de mise dans une situation comme celle-ci.

    « - Il ne nous reste plus que ça... Il faut que cette mission soit un succès... Il ne faut pas que... Non, tout se passera bien. Cette mission sera un succès. On ne doit plus voir ailleurs. On ne peut plus voir ailleurs. »


    Juste avant le départ pour le petit village de pêche, Shaïna tenta de débuter un dialogue avec le combattant, trop taciturne à son goût. Après l'avoir faite taire une première fois pour écouter attentivement ce qu'il croyait être un bruit de scie, Yosh consentit à l'écouter.

    « - Ecoutez... Que vous le vouliez ou non, on va passer un bout de temps ensemble, ne serait-ce que pour mener à bien cette mission. Ne croyez-vous pas que l'on pourrait apprendre à se connaître, pour que ce soit plus... Convivial ?
    - A la limite, que ce soit convivial, ce n'est pas mon but premier... Le tutoiement ne me dérange absolument pas. Par contre, tu ne sauras jamais rien de moi, par moi.
    - Ok... Donc en fait, on ne se connaît pas, mais on s’apprécie ?
    - C’est un peu ça. Ne pas se connaître n’empêche pas d’entretenir de bonnes relations. Bien au contraire.
    - Au moins, nos prénoms respectifs ? Je m’appelle Shaïna, et toi ?
    - Hum... Yosh.
    - Yosh ? Ca vient d’où, ça ?
    - J’ai dit, rien d’autre, compris ?
    - Et ben, ça va être gai tout ça... »

    Durant le voyage, ils rencontrèrent un nombre important de monstres en tout genre – mis à part les chevaux, qui n’avaient eux non plus pas l’air très frais. Mais ce fut l’occasion pour Shaïna d’avoir une démonstration de l’efficacité de sa protection. En effet, sans même descendre de sa monture, il tranchait des grizzlys, tuait des loups et écrasait quelques vipères, avec un sang-froid phénoménal. Ce qui impressionna encore plus la jeune femme, c’est la précision qui était démontrée par le combattant : avec sa longue épée – extrêmement bien aiguisée, inutile de le souligner -, il décapitait facilement chaque monstre, et s’essayait quelques fois à planter son arme dans le cœur de la pauvre bête, la tuant sur le coup. Ils purent donc faire une traversée du continent sans encombre, et, la nuit tombée, avaient déjà fait la moitié du chemin jusqu’à Izoold. Mais le combattant, qui avait réellement pris le contrôle des opérations face à la jeune Shaïna, décida de bivouaquer avant de passer le lendemain la frontière entre El’Tassar et Larantys.

    « - Pourquoi tant de précautions ?
    - Tout simple... Les relations, bien que complaisantes, n’ont jamais été très bonnes entre les deux pays. Ils laissent passer les marchands, les architectes, les touristes, la main d'oeuvre ; Bref, tous ceux qui pourraient aisément leur rapporter de l’argent en masse ou leur être profitable en n’importe quelle façon. Mais là, deux personnes, comme ça, on va nous poser des questions.
    - Et pourquoi ça serait plus simple demain ?
    - Pas exactement demain. Cette nuit. On se réveille vers deux heures du matin, et on passe.
    - Illégalement ?
    - Même pas. Je connais parfaitement l’équipe du poste-frontière nocturne. Etant donné que je passe souvent, la nuit d'ailleurs, logique.
    - Pourquoi, tu fais souvent le trajet entre les deux pays ?
    - Je t’en pose des questions ?
    - Ca va, je peux toujours tenter... Bref, comment on s’organise, en veillées ?
    - Comment ça ?
    - Et bien, si on doit passer la frontière cette nuit, il faut bien que l’un de nous ne dorme pas un moment, je n’ai pas amené de réveil moi.
    - Je vois que tu peux un peu être consciencieuse parfois, je n'en étais pas sûr... Mais ne t’inquiète pas, tu peux dormir tranquille, je m’occupe de tout.
    - Et si je ne suis pas convaincue par tes capacités ?
    - Alors je te laisse te débrouiller, sans peur ni reproche, toute seule avec monstres et sans vivres. Je peux même m'arranger pour me placer devant toi avec un grand sourire dès que tu te réveilles. Et là, tu seras vraiment effrayée.
    - Hem, bonne nuit. »

    En effet, le guerrier s'occupait de tout, et ce tout simplement grâce a ufait qu'il ne dormait quasiment jamais, que ce soit en mission ou n'importe quand. Mieux, sa morphologie s'était tellement habituée à ce manque de sommeil qu'il pouvait avoir du sommeil en avance. Concrètement, il suffisait qu'il se repose souvent pendant une semaine pour pouvoir rester éveillé la suivante. Ainsi, il comptait bien ne pas dormir durant toute la période que durerait cette mission. N'étant pas habitué aux promeandes digestives ni réellement intéressé par la lecture, il décida pour s'occuper d'essayer de faire du feu. Avec deux pierres frottées l'une avec l'autre, et des brindilles. Il savait en fait très bien qu'il n'arriverait jamais ànep roduire ne serait-ce qu'une étincelle. Il n'en avait même pas l'envie. Mais cette occupation plus que futile, avec l'immobilisation de quelques malheureux monstres de passage, lui permit d'atteindre l'horaire à respecter sans même s'en être rendu compte. Il n'avait effectivement pas de réveil, mais heureusement, il avait quelque chose de moins onéreux et de tout aussi efficace sous la main.

    « - Aller, debout là-dedans !
    - Mmmh... Déjà ? Je ne me suis pas encore endormie !
    - Mon œil oui... De toute façon, je ne veux pas le savoir, tu te lèves, et on y va !
    - J’arrive, j’arrive... Pas la peine de crier... Mal de crâne... »

    Mais Shaïna put heureusement très vite se préparer, car son entourage proche était finalement très convaincant. Et les deux grands camarades reprirent leur monture, arrivant rapidement à l’endroit prévu.

    « - Yosh ? Je ne t’attendais pas aujourd’hui... Et surtout, je ne t’attendais pas accompagné. Même plutôt bien accompagné d’ailleurs.
    - Un peu de respect, Greg, veux-tu ? Mademoiselle Aegis et moi-même sommes en mission.
    - En mission ? Et bien, on ne doute de rien à ce que je vois.
    - Bref, tu nous lèves cette barrière ? C’est pas qu’on est pressés, mais on a des choses à faire de l’autre côté.
    - Si ça ne tenait qu’à moi, je vous laisserais passer sans problème. Mais j’ai des directives. Je ne peux autoriser personne de ce pays à aller dans le nôtre.
    - Comment ça, qu’est-ce qu’il se passe ?
    - Tu veux que je te dise ? J’en sais fichtre rien. C’est l’Etat-Major. Ils nous ont fait passer cet ordre à toutes les frontières. Tu les connais, ils ont, pour la plupart, une case en moins.
    - Mais laisse-nous passer, quand même.
    - Si on l’apprend, je vais me faire enguirlander. On va sûrement l’apprendre, même ; ils sont peut-être tarés, mais ils sont fortiches niveau espionnage et informations venant de délateurs en tout genre. Et puis, tu n'es pas réellement du genre discret, avec ta carrure de bûcheron.
    - Alors, qu’est-ce que tu nous proposes ?
    - Ben... Ca vous dérange d’être hors-la-loi ?
    - Pour moi, ce n’est qu’une question d’habitude... Par contre, toi, je ne sais pas ?
    - Et bien, hors-la-loi, je le suis depuis que je suis née, dans ces égouts miteux. Donc, une fois de plus ou de moins...
    - Ce que je vous propose... On fout un peu en l’air ce poste, je déchire mes vêtements, et vous êtes passés en force. Ca vous convient ?
    - Parfaitement. Que ne ferait-on pas pour t’éviter des ennuis, hein ? »

    C’est donc dans la bonne humeur générale que Yosh et Shaïna détruirent en règle les tourelles – désactivés par leur garde – avec les barbelés, et entrèrent par cet acte de plein pied dans l’illégalité et dans le territoire Larantyn.
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  • Amarillys Voir le profil de Amarillys
  • Posté le 17 avril 2008 à 18:57:38 Avertir un modérateur
  • Waouh, quel écrivain génnnial tu fais :-p

    Bon, au niveau de la forme, quelques erreurs (un peu beaucoup d'ailleurs, va falloir relire tout ça) de ponctuation, majuscule, orthographe, tournures de phrase un peu étranges, . . . mais je ne relèverai ces fautes que si tu en as besoin ; si ça ne sert à rien, autant que je ménage mon clavier :o))

    Sinon, je te l'ai déjà dit une bonne centaine de fois (105, il me semble) mais moi j'aime bien les descriptions et il n'y en a que trop peu. Dans les dialogues, tu pourrais en insérer. Juste une petite phrase, par-ci par-là, pour donner un peu de vie au dialogue. D'ailleurs, tu pourrais aussi indiquer de temps en temps qui parle ; on va finir par s'y perdre.

    Niveau contenu un petit peu . . . est-ce que t'as fait plusieurs copier/coller ? Parce qu'on dirait qu'il manque des passages. Si ce n'est pas le cas alors, il faudrait t'assurer que tu expliques bien tous les éléments (de la mission par exemple) ou vérifier que ta phrase a un rapport chronologique avec la précédente.

    Et niveau histoire, rien à redire, j'aime bien comme avant (tiens, mais c'est la même histoire) ... Donc pas plus de commentaire à ce sujet :o))

    Bonne fic, quoi (Reste plus qu'à ce qu'elle devienne une très bonne fic =D)
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  • Maitre-Misha Voir le profil de Maitre-Misha
  • Posté le 17 avril 2008 à 19:51:38 Avertir un modérateur
  • Oui, j'ai besoin que tu relèves toutes les erreurs ; Premièrement pour si je réécris un peu, ça m'aiderait bien ; Secondement, ça maintient ce topic en première page. Donc ça m'aide aussi :o))

    Il me semblait pas mal expliquer la mission... Enfin, si des trucs semblent incompréhensibles, j'en prends note également. C'est sûr, j'ai du mal, parce que moi j'ai déjà tous les détails en tête. L'un des trucs les plus durs dans l'écriture, c'est d'en donner beaucoup, pour que tout le monde puisse comprendre (même un débile (je dis pas ça pour toi Amy x) )) mais jamais trop. Bref, pour la prochaine réécriture, j'essaye les descriptions et j'explique mieux.


    (Ils sont pas vivants mes dialogues? oO)
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  • Amarillys Voir le profil de Amarillys
  • Posté le 17 avril 2008 à 21:37:49 Avertir un modérateur
  • La débile t'ennuie :o))

    Pour tes dialogues, le truc qui cloche c'est qu'on arrive mal à s'imaginer les personnages puisque tu ne donnes aucune information à ce sujet-là. Enfin, on peut très bien croire en lisant qu'ils sont juste tous les trois assis à une table et qu'ils parlent de manière banale, alors qu'au contraire, ce sont des personnages un peu fous (ou du moins pas très normaux) et insérer çà et là des phrases descriptives, ça aiderait à mieux comprendre le personnage, sa façon d'être, de parler, de penser, ... Enfin, bref, on en sait trop peu
    (Si tu n'as pas compris le paragraphe précédent, c'est normal ; je suis assez nulle pour ce qui est d'expliquer ...)

    Donc, pour te faire plaisir, t'aider dans ta réécriture probable et garder ton topic bien haut dans le ciel du forum, voilà la liste des fautes repérées ou juste des remarques que j'avais envie de faire =D

    Ici, les remarques inutiles :
    -"La rencontre entre les deux possibilités de paix, c’est-à-dire entre Shaïna et son escorte"
    Je trouve que la phrase est étrange, enfin le fait de désigner des personnes par des possibilités
    -"- Cool ! Ce qu’il y a de bien, c’est qu’on va mourir à deux, je ne vais pas crever toute seule. Génial... "
    La phrase est parfaitement correcte, je voulais juste te montrer qu'ici une phrase de description collait parfaitement, histoire de donner le ton utilisé par Shaina (et pourquoi pas d'en profiter pour la décrire aussi)
    -"- Mouais"
    Il me semble que je l'avais déjà dit auparavant mais un secrétaire d'Etat qui dit "mouais" c'est vraiment pas commun. Enfin, ça ne colle pas parce qu'on se l'imagine classique, banal puisque tu ne l'as pas vraiment décrit.
    -"Mieux, sa morphologie s'était tellement habituée à ce manque de sommeil qu'il pouvait avoir du sommeil en avance."
    Répétition du mot sommeil. Pas très très gênante mais ça serait plus joli avec un autre mot (là, je chipote, j'avoue ^^')
    -"Il n'avait effectivement pas de réveil, mais heureusement, il avait quelque chose de moins onéreux et de tout aussi efficace sous la main."
    Simple question : tu veux paraître mystérieux, là, ou pas ? Parce que si ce n'est pas le cas, autant dire au lecteur de quoi il s'agit. Trop de mystère peut tuer le mystère.
    -"Mais Shaïna put heureusement très vite se préparer, car son entourage proche était finalement très convaincant. Et les deux grands camarades reprirent leur monture, arrivant rapidement à l’endroit prévu. "
    Là, petit paragraphe dans lequel les phrases ne sont pas très joliment tournées, la lectrice débile sait que tu peux mieux faire. Evite autant que possible les "mais" et "et" en début de phrase.
    -"depuis que je suis née, dans ces égouts miteux."
    C'est voulu, ce manque de précision ? Enfin, je me répète mais "trop de mystère tue le mystère" (c'est ma nouvelle devise, tiens)

    Là, les remarques un peu moins inutiles :
    -"un combattant de l’envergure de Yosh Branty, qui, il est vrai"
    Il me semble bien qu'il ne faut pas mettre de virgule avant le "qui" ici
    -"cette escorte : Après avoir accepté"
    pas de majuscule à "après"
    -"pour cette périlleuse mission qui va être vôtre durant de nombreuses semaines j'imagine"
    Comme "j'imagine" est une apostrophe, je l'aurais mis entre deux virugules
    -"Bref, à Izoold, vous demandez à n’importe qui là-bas un moyen de se suicider rapidement. Logiquement, tout vous sera indiqué. "
    Là, tu passes d'un coup au but final de la mission, et qui plus est en utilisant une métaphore. Grâce à une phrase un peu plus loin, on devine qu'ils vont devoir affronter une méduse ; mais c'est trop vague. Enfin, surtout que le secrétaire d'Etat est censé expliquer la mission. Dis-toi que les personnages eux-mêmes ne savent pas de quoi il s'agira. Donc, faut préciser qui battre, pourquoi, etc. C'est ici que le lecteur (surtout le débile) peut être un peu désarçonné.
    -"Ah, si : Cette méduse"
    pas de majuscule à "cette"
    -"non sans avoir souffler un grand coup. "
    soufflé
    -"J’ai dit, rien d’autre, compris ?"
    rien d'autre entre guillemets ou après deux points mais pas entre deux virgules
    -"Durant le voyage, ils rencontrèrent un nombre important de monstres en tout genre – mis à part les chevaux, qui n’avaient eux non plus pas l’air très frais."
    Comment ça, "eux non plus" ? Tu n'as nulle part parlé de quelqu'un ou quelque chose de pas très frais. Faire référence à un truc quu tu n'as pas inséré, ça aussi ça décontenance le lecteur crétin
    -"la main d'oeuvre ; Bref,"
    pas de majuscule à bref
    -"Pourquoi, tu fais souvent le trajet entre les deux pays ? "
    Pourquoi, dans ce cas-ci, est une question à elle toute seule, elle n'est pas continuée par la question suivante, donc mets un point d'interrogation à la place de la virgule.
    -"s'occupait de tout, et ce tout simplement grâce"
    répétition du tout un peu gênant dans la lecture (enfin, dans ma lecture)
    -"grâce a ufait"
    faute de frappe, mais je souligne au cas où
    -"Avec deux pierres frottées l'une avec l'autre"
    répétition de "avec" alors que "contre" aurait parfaitement convenu
    -"qu'il n'arriverait jamais ànep roduire"
    faute de frappe, quand tu nous tiens =D
    -"Aller, debout là-dedans ! "
    Allez
    -"Et bien"
    Je pense que, par convention, on écrit "eh bien" mais sur ce coup-là, je ne suis pas très sûre de moi
    -"Comment ça, qu’est-ce qu’il se passe ?"
    Pareil qu'avec le pourquoi. Ce sont deux questions bien distinctes alors point d'interrogation après "comment ça"
    -"les tourelles – désactivés"
    désactivées
    -"et entrèrent par cet acte de plein pied dans l’illégalité et dans le territoire Larantyn."
    larantyn est un adjectif donc pas de majuscule



    Voilà, normalement, je n'ai pas oublié grand-chose ... A voir une liste comme ça, on dirait que j'ai pas aimé le chapitre xD

    Mais bon, je me répète au cas où, c'était très bien =D
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  • Maitre-Misha Voir le profil de Maitre-Misha
  • Posté le 17 avril 2008 à 21:56:28 Avertir un modérateur
  • Alors, je vais répondre à tout ça, il y a beaucoup de points sur lesquels tu as raison, mais certains sur lesquels j'aimerai bien discuter ^^

    Les deux personnes présentes sont bien les deux seules possiblités de paix. J'avoue, pour des personnes, ça fait bizarre. Mais j'avais rien d'autre sous la main, je crois.

    Le secrétaire d'Etat a été décrit, au chapitre II. Un jeun's. Ca excuse pas le mouais, mais ça l'explique.

    Je ne voulais pas être mystérieux pour le moyen de réveiller Shaïna. Ce moyen est mis en oeuvre juste en dessous. En effet, vociférer est un réveil efficace :o))

    Pour l'autre "mystère", non, ce n'est pas mystérieux non plus, tout est compréhensible au vu du lieu de combat des Résistants. De plus, tout est expliqué dans le prochain chapitre. Enfin, tout, non, sinon, je me spoilerais x)

    Le truc pas très frais, c'était le monstre. Bon, c'est vrai que j'aurais pu plus précisé.


    Pour tout le reste, tu as raison. Et tout ça est déjà corrigé sur mon dique dur. Je prends note pour les prochains ^^
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  • yuen Voir le profil de yuen
  • Posté le 18 avril 2008 à 13:33:03 Avertir un modérateur
  • Je suis tout à fait d'accord avec Amarillys. Le manque de descriptions est dommageable.
    Les dialogues comme je l'ai déjà dit, ne me gênent pas, sauf que là on dirait plus un script qu'une fic! XD

    Ta fic gagnerait en profondeur si tu rajoutais quelques détails que ce soit sur les perso ou sur les lieux dans lesquels ils évoluent.
    J'ai du coup beaucoup de mal à m'attacher aux perso et à être prise par l'histoire même si elle reste intéressante et bien écrite.

    Sinon, rien de particulier à rajouter, c'était un bon chapitre dans l'ensemble. ^^

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  • Amarillys Voir le profil de Amarillys
  • Posté le 18 avril 2008 à 17:14:48 Avertir un modérateur
  • Ah oui, pour la description du secrétaire, mille excuses, je n'ai pas relu les chapitres précédents :o))

    Ah oui, les mystères n'en sont pas (enfin d'une manière raisonnable et bienvenue) donc là aussi il faudrait t'assurer que toutes tes phrases ne sont pas trop trop métaphoriques ; n'oublie pas qu'un débile doit pouvoir comprendre ^^

    On se revoit au prochain commentaire alors :-p
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  • Maitre-Misha Voir le profil de Maitre-Misha
  • Posté le 19 avril 2008 à 01:48:01 Avertir un modérateur
  • Bon, j'ai compris. En train de réécrire le chapitre 5 (Déjà? ça file, ça file :o)) ), j'ai ajouté quand il le fallait les descriptions des lieux et personnages.


    Par contre, sur les dialogues, il y en a toujours autant. Et vous devrez vous imaginer les têtes des persos quand ils parlent. J'ai totalement du mal avec le " - ... , commenta le guerrier désabusé "

    Je déteste ça à écrire. A la limite, en début et en fin de dialogue, parfois au milieu, un petit point sur qui parle et comment ils sont. Mais pas à chaque fois, je pourrais pas ><


    Et merci beaucoup pour vos comms ^^
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  • Maitre-Misha Voir le profil de Maitre-Misha
  • Posté le 21 avril 2008 à 15:38:54 Avertir un modérateur
  • Chapitre 5 : Izoold.

    Le poste partiellement détruit, les futurs héros reprirent leur monture, et purent admirer le décor s’offrant à eux. A l‘ouest, une énorme chaîne de montagne, âpre, rugueuse, remarquable. A l’est, la mer, la plage, le sable fin. Et tout droit, la maison du salut des monts Fooji, étape prévue par Yosh pour passer la nuit, après la mouvementée, mais sympathique veillée passée à discuter, faire du cheval et mettre à sac. Mise à part la sécurité, obligatoire dans n'importe quel endroit quelque peu éloigné d'une ville importante, il n'y avait aucun personnel, comme dans de nombreuses maisons du salut actuelles. Tout était automatisé, le ménage, la cuisine, mais également la réception, consistant en fait en un androïde simplifié, à réponses automatisées. Cette mécanisation pouvant paraître quelque peu austère, les concepteurs avaient décidé de ne pas laisser une partie du bâtiment sans musique. musique douce dans la toute nouvelle bibliothèque, orchestre de robots dans la salle à manger, berceuses dans les chambres d'enfants, ou encore choix parmi d'innombrables musiques dans les chambres ordinaires. Ainsi, grâce à ce détail, les nuits dans ces auberges étaient loin d'être désagréables, permettant un repos des plus complets. De plus, la chance était avec les deux asociaux, puisqu'en ces périodes de travail, il n'y avait que peu de monde dans les cadres touristiques habituels.

    Ayant fait régler la note – galanterie oblige -, Shaïna resta seule un moment, Yosh étant sorti une nouvelle fois. Elle décida de simplement méditer. Méditer sur son passé... Pourquoi ? Surtout, pourquoi ? Pourquoi accepter de vouloir faire le bien dans ce monde, monde qui ne lui a rien donné ? Naissance illégitime, avec une mère qui fait un enfant toute seule et meurt pendant son accouchement. Donc, enfance passée dans l’allégresse la plus complète, au côté de son frère, d’un an son aîné. Recueillis tous deux par une rebelle, obligeant fort logiquement les deux enfants à apprendre la débrouillardise, le courage et le sacrifice. Cet apprentissage eut néanmoins l'air de profiter plutôt à un enfant qu'à l'autre. En effet, le frère de Shaïna s'avéra très vite bien plus entreprenant qu’elle, et opta pour le combat contre la société nobiliaire dès ses douze ans. Devenant un grand activiste des Résistants, il réussit même à être leur chef, à seize ans, grâce à une maturité exceptionnelle, mais surtout une gestion du peu de ressources qui leur appartenait d’exceptionnel stratège. Tout le monde avait dès sa proclamation à la tête du groupe révolutionnaire une confiance en lui inébranlable. Y compris sa sœur. Elle l’aidait sur ce qu’elle pouvait, faisait tout ce qui était en son pouvoir, c’est-à-dire finalement pas grand-chose. Mais en tout cas, pour certaines décisions, Seigen Aegis demandait l’avis de sa petite sœur. Et c’était pour elle l’essentiel. Elle s'était toujours écrasée devant son frère, qui n'avait pourtant rien d'un tyran. C'était surtout l'aura qui entourant le jeune elfe qui lui permettait de rester toujours maître d'une conversation, ou en tout cas de pouvoir toujours s'en sortir dans dommage. Cette aura rejaillissait tout de même sur Shaïna, ce qui lui permit de devenir tacitement l'une des personnes les plus en vue de tous les égouts de Meltokio. Malgré cet effacement, elle réussit à garder un caractère versatile, capricieux, et pour tout dire, invivable, dès qu'elle connaissait assez quelqu'un. Les moments où elles se montrait avenante, elle était tout de même une charmante camarade, et ce dans tous les sens du terme. Le sympathique développement de son caractère plus qu'affirmé se fit en même temps que celui de son physique, et, plutôt petite et discrète, elle réussissait à faire détourner de nombreux regards. Elle n'avait pourtant rien à voir avec ce qu'on appelait alors les canons de beauté, pulpeuses, vantant les mérites d'on ne savait plus quels produits ou quels modes de vie dans toutes les rues des grandes villes. Non, son visage était fin, de même que son corps, longiligne. Ses cheveux argentés lui balayaient les épaules, en virevoltant, et c'était peut-être ce qui attirait les regards. Par la suite, très peu de gens s'attardaient sur cette beauté subtile, ce qui n'était absolument pas pour la déranger.

    Ces belles pensées amenèrent facilement Shaïna à l’heure du départ pour le petit village pêcheur, sans avoir pu réellement trouver le sommeil. Yosh arriva dans la chambre de la pauvre demoiselle brutalement, regardant rapidement de gauche à droite, refermant la porte et s’en allant précipitamment.

    « Erf... La journée commence bien dirait-on... »

    En effet, la situation paraissait quelque peu embarrassante, étant donné que Shaïna ne put pas mettre la main sur son escorte avant quelques bonnes minutes, lui laissant le temps de vaguement réfléchir au pourquoi de l’empressement de Yosh. Et il est très vite possible de cogiter après une scène comme celle-ci. Tout lui passa par la tête : meurtre, vol, descente de police, attentat, partie de cache-cache ; bref, toutes les bêtises imaginables en de pareilles circonstances. Mais la réponse lui arriva juste après qu’elle ait choisi plus simplement la folie.

    « Tu n’as pas vu passé un petit gars qui courait ?
    - Bonjour aussi...
    - Plus tard, les politesses... Il a dû passer devant ta chambre ! »

    Il semblait bien à la jeune elfe qu'elle n'avait jamais vu Yosh dans cet état. Alors qu'il s'était toujours présenté impassible, il avait pour la première fois l'air ébahi, sans avoir le contrôle sur une situation qui d'habitude ne lui échappait jamais. Heureusement pour les nerfs de son interlocutrice, il retrouva bien vite son calme, alors à-même d'expliquer la situation brièvement.

    « Cette porte n’était pas ouverte avant que tu n’arrives ici comme un taré, sans aucune excuse !
    - Hem... Oui, désolé... En fait, je n’ai pas dormi, mais je me suis quand même couché quelques minutes dans l’étable... Et quelqu’un a voulu piquer nos chevaux. Je lui ai logiquement couru après, mais il a préféré les laisser s’échapper, non sans leur avoir donné un grand coup du plat de son épée. Ils se sont échappés en forêt. J’ai continué à poursuivre ce... Ce gars là, mais il m’a échappé, il s’est réfugié ici. En tout cas dans les environs. Il a dû se cacher.
    - Et alors, qu’est-ce qu’on fait ?
    - Là, comme ça, dans la précipitation, je dirais que brûler cette auberge me calmerait.
    - Sinon, après réflexion ?
    - Et bien, le voleur, on le laisse courir. Le retrouver ne servirait à rien, mis à part connaître la raison de ces agissements idiots. A tous les coups, si c'est banal, c'est juste un vol, si c'est plus grave, il ne dira rien. Malheureusement, je pense qu'il faut laisser tomber les chevaux aussi. Faire des recherches dans une forêt ne m'a jamais tenté, encore moins après avoir cavalé de trop longues minutes.
    - Donc, Izoold, à pied, c’est ça ?
    - Tu as de l’argent sur toi ?
    - Euh... Là, je ne crois pas, pourquoi ?
    - Pour une quelconque location, mais bon, si tu n’as rien. Trente kilomètres à pied.
    - Je sens qu’on va être usés pour le combat, je ne sais pas pourquoi... »


    Il n’y eut, une fois n’est pas coutume, aucun problème durant ce trajet. Mis à part un léger embêtement, dû à Yosh, qui se questionnait sur les capacités de la magicienne.

    « Quelle est ta formation finalement ?
    - Pardon ?
    - Et bien, quelle école as-tu suivie pour te former dans les magies ?
    - Mais... Comment dire...
    - Déjà, tu es plutôt magie noire ou magie blanche ?
    - Disons que je fais un peu des deux, je ne suis pas réellement spécialisée...
    - On est toujours meilleurs quand on est spécialisés. Mais passons ; quel est ton apprentissage ?
    - Hum... J’ai tout appris sur le tas en fait...
    - Comment ça ? Tu n’as suivi aucune école ?
    - Mais non, enfin, j’ai juste fait l'école normale, pour savoir lire, écrire, compter.
    - Ça va nous être très utile ça... Tu sais faire quoi ?
    - Je sais projeter des sorts.
    - Oui, c’est l’un des buts de la magie tout de même. Mais plus précisément, tu es à quel niveau ?
    - Je ne sais pas vraiment... Je n’ai jamais utilisé de magies en combat malheureusement.
    - Bien bien bien... Je vois que nous ne sommes pas du tout dans la misère... Enfin bref ; que sais-tu faire ?
    - Je sais... Et bien... Faire cicatriser des blessures.
    - ...
    - Non non, mais attends... Je sais... Faire une boule de feu !
    - C’est déjà plus consistant ! Alors, on va essayer.
    - Comment ça ? »

    Yosh sauta sur une araignée passant à côté, d'une taille conséquente, et la bloqua, l’empêchant d’effectuer n’importe quel mouvement. La jeune magicienne avait déjà l'ai impressionnée par la bête en question, mais heureusement, son escorte était assez impérieuse pour lui faire retrouver ses moyens.

    « Voilà, tu vas me griller cette maudite bestiole.
    - Quoi, maintenant ?
    - Ben oui, pas quand je l’aurais lâché et qu’elle t’aura sauté dessus... »

    Shaïna s’exécuta, et se concentra, après avoir sorti de sa poche une petite feuille égratignée afin de mémoriser la formule adéquate. Une minute passa. Puis, à la suite d’un formidable bâillement de la part du combattant quelque peu lassé, la magicienne sortit, les deux mains jointes, une flammèche, qu’elle envoya droit sur... L’épaule droite de Yosh. Qui ne réussit pas à l’éviter, n’ayant pas prévu une bévue comme celle-là. Il eut donc une petite partie de l’épaule brûlée, et broya sous la douleur la pauvre araignée, réduite en miette.

    « Hum... Je suis confuse.
    - Oui, il y a de quoi ! En fait, tu ne sais rien faire !
    - Mais, je n’ai jamais eu de formation aussi, il ne faut pas s’étonner...
    - Je me demande si je ne vais pas abandonner... Combattre le monstre prévu tout seul, voire désavantagé par mon équipière, je ne le sens pas, vraiment...
    - Mais non, il ne faut pas dire ça, je peux toujours m'entraîner ! Et puis, je peux faire cicatriser ta blessure.
    - Non, non merci, ça ira... Je préfère avoir mal un petit moment plutôt que de risquer de perdre complètement un membre !
    - Il n’y a pas de risque, je connais ce sort par cœur.
    - Non, je n’ai pas confiance, laisse tomber. C'est compréhensible toutefois. Nous réglerons ce problème très bientôt. »

    Dépitée, Shaïna sortit d’un petit sac en toile qu’elle avait amené un gros livre, La Magie en dix Leçons, qu’elle se mit à potasser, pour laisser passer la colère du combattant complètement désabusé par les capacités de la jeune fille. Elle s’aperçut bien vite de son erreur, ayant levé un doigt durant le lancement du sort – petite erreur ayant très vite son importance dans ces domaines techniques.

    « Bon, on y va.
    - Tu es sûr, ça va ?
    - De toute façon, je ne peux pas y faire beaucoup.
    - Il y a toujours ce sort de soin, qui...
    - Non !
    - Bon, on y va, laisse-moi cinq minutes.
    - Je ne suis pas pressé, de toute façon... »

    Après une furtive tentative de relancer son sort, elle pressa finalement Yosh de bien vouloir aller de suite jusqu’à Izoold, ayant mis le feu à un buisson. Ils s’aperçurent alors qu’ils étaient en fait tout proches de ce village. L’un des lieux qui avait le moins changé les siècles passant. La seule différence était le vieillissement de la population. Beaucoup d’humains ne pouvant plus travailler passaient alors quelques années dans ce hameau paisible. D’autant que l’endroit était réellement charmant. Le calme permanent, jamais trop d’agitation, et de plus une activité touristique de chaque côté : la montagne à l’ouest, la mer à l’est, la plage au sud, la capitale au nord... Et surtout les villas, avec coin de nature, architecture superbe, construites en bois ; l’un des seuls endroits ou ces constructions ne corrompaient rien. Un petit paradis, qui ne souffrait que de son manque de travail. Ce lieu encourageait très vite à la tranquillité, mais ce n’était malheureusement pas ça qui avait conduit nos amis ici.

    « Alors, on va se la couler douce, hein ?
    - Hep hep hep, mission, mission !
    - Comment tu peux penser à égorger une méduse dans un endroit aussi paisible ? Tu es incroyable, tu ne penses jamais à ta santé ?
    - Si je pensais à ma santé, je n’aurais jamais accepté de participer à une telle mission, tu ne crois pas ?
    - Oui, en même temps, ce n’est pas faux... Mais quand même, un peu de repos, non ?
    - Je te l’ai déjà dit, nous ne sommes pas là pour ça. Et de toute façon, niveau repos, je préfère finir ça au plus vite et revenir chez moi.
    - C’est un point de vue. Mais je n’étais jamais allé ici, à Izoold, c’est trop beau...
    - Tu vois que ce pays est magnifique également...
    - Je n’ai pas dit ça, j’ai dit que cette ville était sympathique.
    - Tu as un problème avec Larantys ou quoi ?
    - Non, non... Je n’ai rien avec Larantys, de toute façon !
    - On a tous nos secrets tu sais... De toute façon, je m’éloigne ; Il faut qu’on trouve au plus vite la grotte médusienne.
    - Je sais, après, on la tue, et on revient victorieux. Mais au fait, c’est quoi qu’on cherche ?
    - Et bien... Hum... Tout doit être noté ici, on ne m’a rien donné de plus. »

    Il sortit d’une poche de sa petite veste une grande feuille, sur laquelle étaient dessinée une carte avec un croquis, et notées de nombreuses choses écrites visiblement assez rapidement. Yosh put rapidement déchiffrer le papier que lui avait donné le Secrétaire d'Etat en personne, à la sortie de son bureau.

    « Après méduse, prendre fiole.
    - Une fiole ? Mais c’est génial ça ! Si ça se trouve, on pourra éviter la méduse... Du genre, juste l’assommer, ou y aller pendant son sommeil... Et paf, on récupère cette fiole, et c’est fini !
    - Mais tu sais que ce n’est pas bête ? Un peu lâche, mais moins risqué... Bref, de toute façon, on avisera.
    - Et bien, quand ?
    - Tu vas collecter des informations, moi pareil, on se retrouve ici dans une heure et on échange ce qu’on a pu trouver.
    - Entendu. A tout de suite. »

    Ce recueil d’information s’avéra moins aisé que prévu. En effet, à la question "Savez-vous quelque chose à propos d’une grotte dans laquelle se terre une méduse géante ?", les autochtones s’enfuyaient pour la plupart en courant. Quand en plus Yosh leur montrait le croquis de la bête en question, ils criaient et traitaient le combattant d’hérétique, de manant ou d’aliéné. C’est donc sans rien de nouveau que les deux jeunes gens se retrouvèrent sur la place publique. Shaïna expliqua son absence de renseignement avec une petite moue désabusée, qui, dans d'autres circonstances, aurait facilement pu prêter au rire.

    « Seraient-ils idiots dans ce patelin ou juste terrifiés ?
    - Vois-tu, si ce monstre est aussi horrible qu’on le décrit, c’est un petit peu normal que tous ces retraités ne l’adorent pas.
    - Mais quand même, ils pourraient nous donner un petit emplacement... Je n’ai même pas le temps de leur expliquer qu’on est là pour l’éliminer qu’ils sont déjà barricadés dans leur villa. C’est idiot, tu m’excuseras.
    - Oui, mais je les comprends. En fait, tu as eu raison, on va devoir se mettre au repos un jour encore... La nuit ne va pas tarder.
    - En voilà une idée qu’elle est bonne ! »
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