fanfic: Le dragon sacré - Tales Of Symphonia - Page 5 sur JeuxVideo.com

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Sujet : « fanfic: Le dragon sacré »

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  • jasondu59 Voir le profil de jasondu59
  • Posté le 01 août 2007 à 23:28:07 Avertir un modérateur
  • ok po de souci a tout a l´heure
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  • yuen Voir le profil de yuen
  • Posté le 01 août 2007 à 23:33:11 Avertir un modérateur
  • Chapitre 9 : Zélos, Yohnis et Yuan.


    Assis dans le bureau ayant autrefois appartenu à sa mère, Zélos lisait pour la énième fois la lettre qu’il avait reçu un peu plus tôt dans la journée. Il n’y croyait pas, c’était impossible ! D’un geste de colère il la froissa et l’envoya violemment à terre. Les coudes appuyés sur la table il prit sa tête entre ses mains. Il ne comprenait pas pourquoi le roi avait prit une telle décision, et surtout pourquoi il était le dernier au courant.
    On frappa à la porte.
    -« Fichez moi la paix ! » hurla-t-il
    Il ne voulait voir personne, il voulait juste qu’on le laisse tranquille. Depuis plusieurs jours il n’était plus lui-même, il se sentait coupable du départ de Sheena, c’était entièrement sa faute, une fois encore il n’avait pu se taire, pourquoi avait-il fallut qu’il lui dise qu’il ne voulais plus la revoir ? Quel imbécile il faisait.
    Il n’avait rien dit au sujet de la scène qui s’était déroulé dans la salle de bain, il n’avait rien dit sur son rôle dans la fuite de Sheena et il ne dirait rien sur cette lettre. Des larmes de rage lui montaient aux yeux, il n’arrivait plus à réfléchir correctement, il se sentait désespérément impuissant face à l’étau qui se refermait sur lui.
    Il se sentait bien ici, il ne voulait pas partir cette maison était son seul foyer, c’était là que se trouvaient les souvenirs de sa mère.
    Zélos se leva et se mit devant une petite fenêtre où il avait vu sur le palais, il devait aller voir le roi, il ne comprenait pas sa décision, pourquoi devrait-il vivre au palais si tôt avant le mariage ? Qu’est-ce que le souverain cherchait dont à faire ? Un doute s’empara de lui. Il se laissa alors glissé à terre, s’appuyant contre le mur, et serra les dents si fort que sa mâchoire lui fit mal.
    Bien plus tard dans l’après midi, il se décida à descendre vers ses amis, son absence auraient pu les inquiéter et il ne tenait pas à devoir répondre à leurs questions, le sourire qu’il affichait à ce moment là n’était qu’une façade, il ne savait pas s’il pourrait le tenir encore longtemps.
    Il trouva tout son petit monde dans le patio, ils ne remarquèrent même pas sa présence. C’est alors qu’il aperçut un homme de dos qu’il ne lui semblait pas connaître, il s’avança un peu plus pour se mettre à leur hauteur. Il regarda l’inconnu de plus près, c’était la première fois qu’il le voyait, il se demanda alors ce qu’il venait faire ici, il espérait que ce n’était pas un envoyé du roi. Puis tout à coup, il se rappela que Raine et Lloyd avaient invité un genre d’archéologue à venir chez lui, il se souvenait de s’être fait la réflexion qu’on aurait pu lui demander son avis.
    Comme il prit la conversation en cours, Zélos ne comprenait pas de quoi l’homme parlait mais en tout cas Raine était très concentrée, elle le regardait les yeux brillants, pleins d’admiration, ce n’était d’ailleurs pas la seule, à part Régal qui était pensif, les autres ne perdaient pas une miette de son discourt. Zélos se dit qu’il était temps qu’il signal sa présence, sinon il aurait pu rester planter comme ça jusqu’à demain sans que personne ne s’en aperçoive et il n’était vraiment pas d’humeur.
    -« A qui ais-je l’honneur ? » Demanda-t-il plus froidement qu’il ne l’aurait voulu, ce qui lui valu un regard foudroyant de Raine.
    L’homme tourna la tête, et se mit debout quand il l’aperçut.
    -« M. Wilder, je suis enchanté de faire votre connaissance, je m’appel Yohnis. »
    Zélos serra la main qu’il lui tendait en le regardant à peine.
    -« Vous êtes l’ami de Raine, c’est bien ça ? On m’avait prévenu de votre visite, enchanté également. »
    Il avait parlé machinalement sans y mettre beaucoup d’entrain ni de sympathie, mais son hôte ne sembla pas lui en tenir rigueur.
    Colette le prit par le bras et le traîna jusqu’à une chaise pour qu’il s’y assoie.
    -« Yohnis a un tas d’histoires incroyables à nous raconter, viens te joindre à nous Zélos. » fit la jeune fille blonde émerveillée.
    Zélos jeta un rapide coup d’œil à Régal qui leva les yeux au ciel.
    « Je sens que ça va être passionnant » ironisa-t-il alors pour lui-même. Il croisa le regard vert de Yohnis et il cru y déceler comme une lueur de haine ce qui surprit Zélos, il pensa alors que ce n’était que son imagination, aujourd’hui il était un peu trop sur les nerfs cela devait lui jouer des tours. Il s’installa de manière confortable, c´est-à-dire les pieds sur la table, les bras croisés sous sa tête.

    Yohnis racontait un énième récit, il en avait assez, il n’était pas venu pour ça. Il prit cependant son mal en patience, mais il n’avait pu refouler un sentiment de méprit lorsque le maître de maison avait daigner se montrer. Il n’aimait pas ces airs supérieurs, il l’avait à peine regardé quand il lui avait adressé la parole, pour quelqu’un de sang noble il pourrait faire preuve d’un peu plus de politesse et de savoir vivre. Il n’appréciait pas du tout Zélos, et le comportement de ce dernier envers lui n’arrangeait rien.
    Il s’étonnait que Sheena puisse être amis avec des gens pareils, elle avait dû se sentir désespérément seule pour les fréquenter. Il avait souvent entendu parler de leurs exploits, ils s’étaient des sortes de héros à Mizuho, mais il avait été très déçut en les apercevant à la soirée de fiançailles, ils n’étaient pas du tout comme il les avait imaginé. Il se demandait encore comment une bande de gamin avait réussit à vaincre des ennemis très puissants.
    Qu’est-ce qu’ils étaient pénibles ! Lloyd particulièrement, son enthousiasme, sa naïveté lui tapaient sur le système, à côté de lui la jeune fille aux cheveux roses semblait plus mature et plus posée. Il ne comprenait vraiment pas l’admiration que Sheena pouvait lui porter, il n’avait rien d’exceptionnel en lui. D’ailleurs aucuns d’eux n’étaient digne d’un véritable intérêt.
    -« Je vais m’arrêter là pour le moment, je ne voudrais pas monopoliser la conversation" dit-il avec un sourire de circonstance.
    Il y eu quelques protestations, il promis alors de leur raconter la suite à une autre occasion, mais en lui-même il espérait bien qu’il n’y ait pas de prochaine fois. Cela l’énervait d’être obligé de jouer le brave garçon,
    Il regarda Zélos qui sembla d’un coup soulagé, ce qui l’énerva encore plus.
    -« M. Wilder, je ne vous ais pas encore félicité pour vos fiançailles avec la princesse. Vous devez être heureux d’une telle union.»
    Il le vit se raidir, il sourit intérieurement.
    -« Pour quand est prévu le mariage ? »
    Il agissait par pure méchanceté, ça l’amusait de voir la tête que faisait cet idiot.
    Zélos ne lui répondit pas, il semblait soucieux et en colère à la fois, ce qui fit très plaisir à Yohnis. Il espérait maintenant avoir suffisamment casser l’ambiance pour qu’on le laisse tranquille.
    En effet, plus personne ne parlait, tous regardaient le jeune homme roux d’un air inquiet.
    -« Aurais-je dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Vous me semblez un peu tendu M. Wilder. »
    Il vit Zélos serrer des poings et le regarder avec une certaine colère.
    -« Yohnis, si nous allions marcher un peu » lui proposa Raine, afin sans doute, qu’il ne remarque pas le malaise qui s’était installé.
    Il accepta avec plaisir, même dans le meilleur des cas il n’avait pas prévu une telle aubaine.
    Lorsqu’ils furent assez loin des autres, il passa un bras autour de ses épaules.
    -« Avez-vous réfléchit à ma proposition ? »
    Raine le regarda un peu surprise et rougit.
    -« En fait, je dois avouer que j’aimerai beaucoup vous accompagner, seulement, je ne peux pas laisser mon frère tout seul. »
    -« Je suis sûr qu’il sera très bien avec vos amis, insista-t-il, j’ai vraiment besoin de vous. »
    Et pour une fois il ne mentait pas. La jeune femme réfléchit un peu troublée.
    Yohnis attendait patiemment, il fallait qu’elle accepte, et si c’était son petit frère qui l’empêchait de l’accompagner alors il trouverait un moyen efficace de s’en débarrasser.
    Raine s’arrêta de marcher, elle croisait ses doigts nerveusement, elle le regarda avec un sourire un peu hésitant.
    -« Je veux bien partir avec vous. »
    Elle avait parlé à voix basse comme si elle avait peur qu’on l’entende.
    -« Très bien, dit-il satisfait, nous partirons donc dans deux jours, je vous laisse le temps de préparer vos affaires. »
    Il retira son bras des épaules de Raine, le tour était joué !


    Yuan était épuisé par son voyage, il fut soulagé d’apercevoir Meltokio. Bien sûr, il avait songé à utiliser un ptéroplan, mais par soucis de discrétion il y avait renoncé.
    Une fois chez Zélos, Sébastien le conduisit vers le groupe d’amis.
    -« Yuan ! s’écria Génis heureux, on croyait ne plus te revoir. »
    Il eut un léger sourire, il ne pensait pas qu’ils s’inquiéteraient pour lui.
    -« Mais enfin ! Où étais-tu donc passé ? » Bougonna Zélos sur un ton de reproche mais dont le regard trahissait son soulagement.
    -« C’est une longue histoire ! »
    Il regarda autour de lui, il vit Raine un peu loin avec un homme brun. Il interrogea ses amis du regard.
    -« C’est un ami de Raine, il est archéologue. » lui expliqua Préséa
    -« Il est surtout très énervant ! » ajouta Zélos
    Colette croisa les bras, elle n’était à l’évidence pas d’accord avec le jeune homme
    -« Il est très agréable et cultivé, je ne vois pas ce qui te dérange chez lui ! En plus il est resté poli malgré ton attitude pas très élégante.»
    -« Ne t’énerve pas ma douce Colette ! J’avoue ne pas mettre comporté convenablement, mais franchement ses blablas ne m’intéressent pas ! »
    -« Pourtant un peu de culture ne te ferait pas de mal ! C’est toujours plus intéressant que tes histoires de filles ! »
    Génis venait de le piquer au vif.
    -« Pff, c’est parce que t’es trop jeune pour comprendre. »
    Yuan fit un geste pour qu’ils arrêtent de se chamailler.
    -« Zélos, je peux te voir un instant, en privé. »
    -« Et nous ? Intervint Lloyd passablement énervé, on est mit à l’écart ? »
    Il vit à son regard qu’il comptait bien être mit lui aussi dans la confidence.
    -« Je vous raconterai plus tard, je dispose d’informations que je ne souhaite pas évoqué devant un inconnu. Mais pour le moment, c’est Zélos que je veux voir. »
    Lloyd tourna la tête vers Raine et de l’homme, ils marchaient à présent dans leur direction.
    -« Je comprends, je croyais juste que tu ne voulais rien nous dire, déjà que Sheena est partie sans même nous dire au revoir… »
    Lloyd ne continua pas sa phrase, il lui parut à la fois triste et en colère.
    -« Quoi ?. .. Elle est partie ? »
    Yuan était revenu trop tard, il devait la retrouver.
    -« Je vais tout t’expliquer, lui dit Zélos alors que Raine et son ami approchaient, allons à l’intérieur. »
    Il fit un vague signe de salut aux deux jeunes gens qui le regardaient intrigués.
    Il suivit son ami jusqu’au salon. Celui-ci se posta vers une fenêtre, les bras croisés sur sa poitrine il resta un moment silencieux avant de commencer à lui raconter les derniers évènements.
    -« Il y a à peu près deux semaines, Colette a été gravement blessée. Lorsque Raine à retiré l’objet qui a provoqué la blessure, on s’est aperçut que c’était l’un des poignards de Sheena. Evidemment, elle n’était pas à l’origine de tout ça. Mais le lendemain, elle était partie sans un mot d’explication. La seule chose qu’elle nous a racontée, c’est qu’il y avait un traître à Mizuho et qu’elle devait le retrouver. »
    Yuan s’approcha de Zélos.
    -« Je suis allé à Mizuho. »
    Comme son ami ne réagit pas, il continua.
    -« J’ai rencontré le grand-père de Sheena, lui aussi m’a expliqué qu’un ninja les avait trahis. Seulement, il n’a pu m’en apprendre plus, je dois remettre une lettre à sa petite-fille, mais je me rend compte que je suis arrivé trop tard »
    Il préférait attendre d’avoir retrouver Sheena avant de révéler quoique ce soit, ce n’était d’ailleurs pas à lui de le faire. Ce qu’il avait apprit de la petite fille de Mizuho l’avait plus que surprit, mais cela non plus n’était pas ses affaires et s’il avait raison sur le lien qu’il avait fait entre ses éléments, il comprenait qu’elle ne veuille pas en parler.
    -« Il y a autre chose, reprit-il, lorsque j’étais à Sylvarant, des soldats de Meltokio patrouillaient mais ce n’était pas par soucis de protéger la population, ils étaient à la recherche de quelque chose. J’ai aussi découvert pourquoi les demi-elfes se faisaient rares ces derniers temps, apparemment on les aurait enfermé dans des prisons. »
    Cette fois, Zélos se tourna vers lui.
    -« Comment est-ce possible ? »
    -« Tout ce que je peux dire c’est qu’elles sont bien cachées ! J’ai bien essayé d’en repérer, mais pour le moment je n’ai rien vu qui pourrait ressembler de près ou de loin à une prison.»
    Zélos se mit à faire les cents pas.
    -« Une fois que cet homme sera partie, nous parlerons de tout ça ensemble. »
    Yuan acquiesça. Ils auraient besoin de la contribution de chacun, si ses prisons existaient, elles devaient bien être quelque part, il suffisait maintenant de les retrouver.
    Ils retournèrent auprès de leurs amis, l’étranger était toujours là et il comprit très vite que Zélos ne l’appréciait guère.
    Cet homme aux cheveux très sombres avait un charisme indéniable, de plus en l’écoutant parlé il remarqua qu’il était aussi un grand orateur. Apparemment Zélos n’aimait pas la compétition, pensa-t-il avec amusement en regardant le jeune homme qui cherchait à attirer l’attention de Raine. L’ancien élu avait beau avoir changé, l’orgueil restait l’un de ses plus gros défauts. Yuan n’était pas dupe non plus du jeu de l’homme, Yohnis à ce qu’il comprit, qui semblait prendre plaisir à provoquer le pauvre Zélos.
    -« Sur quelles recherches travaillez vous en ce moment ? »
    Yuan avait préféré intervenir, il fixa l’archéologue dans les yeux, son regard vert exprimait de la sympathie, mais à plusieurs reprises il y avait vu une toute autre expression.

    Ce Yuan était bien gênant, depuis tout à l’heure il le regardait avec insistance, ce qui ne lui plaisait pas du tout. Il avait l’air d’une personne calme, posée et qui semblait être très intelligente. Il l’avait repéré faisant la surveillance aux fiançailles, seulement il ne connaissait rien de lui. Il devrait être prudent avec cet homme.
    -« Je suis venu à Meltokio afin d’y effectuer quelques recherches, malheureusement, elles ont été infructueuses. Mais par chance j’ai fait la connaissance de Raine, grâce à elle je vais pouvoir découvrir les origines d’un objet dont j’ai fait l’acquisition récemment. »
    Il fit un grand sourire à Yuan, mais celui-ci le regardait toujours de son air impassible.
    -« D’ailleurs, nous partons dans deux jours, ne vous inquiétez pas je veillerais sur elle. »
    Tout le monde porta son regard sur la jeune femme qui ne savait plus où se mettre.
    -« Tu pars sans moi ? » Lui demanda Génis
    -« C’est juste pour quelques jours, expliqua-t-elle, je vais traduire des livres pour Yohnis, ainsi il pourra continuer ses investigations sur son médaillon. »
    Génis resta un moment silencieux puis laissa exprimer sa joie.
    -« Génial ! Je vais pouvoir rester avec Lloyd ! »
    Raine tiqua un peu, elle avait imaginé une tout autre réaction de la part de son frère.
    -« Tu comptais nous l’annoncer quand ? » lui fit Zélos qui ne semblait pas ravi de l’apprendre ainsi.
    Raine lui lança un regard furieux.
    -« Je pensais vous le dire ce soir, je n’allais pas faire comme Sheena si c’est ce que tu pensais, je ne suis pas aussi stupide ! »
    Ces paroles furent accueillies par un grand silence. Comprenant qu’elle avait été trop loin, Raine quitta la table. Ce fut ce moment que choisit Yohnis pour prendre congé, cela ne l’intéressait pas d’assister à leurs disputes, même s’il les avait souhaité.
    -« Il est temps pour moi de partir, je ne voudrais pas abuser de votre hospitalité. »
    Il se leva.
    -« J’espère avoir le plaisir de vous revoir. »
    Il quitta la maison de Zélos de très bonne humeur, maintenant il n’avait plus qu’à espérer que Raine soit capable de l’aider, il ne supporterait pas un échec.
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  • jasondu59 Voir le profil de jasondu59
  • Posté le 02 août 2007 à 11:25:13 Avertir un modérateur
  • bon je v aller lire tout sa !! !^^
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  • jasondu59 Voir le profil de jasondu59
  • Posté le 02 août 2007 à 11:45:42 Avertir un modérateur
  • rien a dire toujours aussi interressant !! !!! :ange:
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  • quasy Voir le profil de quasy
  • Posté le 02 août 2007 à 12:16:26 Avertir un modérateur
  • Bon allez on va laisser un commentaire ici aussi quand même je ne vois pas pourquoi seuls ceux qui ont besoin d´aide y auraient droit :p) (tu auras certainement remarqué mon commentaire sur l´histoire de lex)

    Alors que dire de l´histoire?
    Franchement très captivante, cela fait une plombe que je n´avais pas lu une fanfiction aussi envoutante, cela donne vraiment envie de savoir la suite.

    Ce Yonhis est bien mystérieux et vraiment très fourbe, enfin un vrai méchant charismatique à souhait et qui en jette!! Bravo!!!

    Si ce n´était pas quelques fautes d´orthographe par ci par là qui ralentissaient un peu (vraiment très peu) la lecture et donc la compréhension, ton histoire serait parfaite. Mais bon ne dit-on pas que rien n´est parfait ? :ok: (remarques rien ne nous empêche de nous approcher de la perfection comme tu le fais).

    :desole: de pas être plus bavard mais généralement je parle un peu plus sur les fics qui ont des "défauts", étant donné que je n´en trouve pas de flagrants à la tienne je ne sais pas trop quoi dire.

    Juste une question : à quand la suite ? :p)

    :bye:
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  • yuen Voir le profil de yuen
  • Posté le 02 août 2007 à 12:28:58 Avertir un modérateur
  • :merci: pour ces commentaires, :-)

    La suite sera normalement pour demain.
    Je ferais encore plus d´efforts pour éviter les fautes d´orthographe, promis! :ok:

    A bientôt!
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  • jasondu59 Voir le profil de jasondu59
  • Posté le 02 août 2007 à 13:04:46 Avertir un modérateur
  • au lala je crois que j´ai etait battu pour faire de bo commentaire xd

    vivement dem1^^ :-)
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  • yuen Voir le profil de yuen
  • Posté le 03 août 2007 à 13:36:31 Avertir un modérateur
  • Bonjour!

    Je n´ai pas beaucoup avancé dans le prochain chapitre, donc peut-être que je n´aurais pas fini ce soir, désolé(Une journée chargée m´attend aujourd´hui).

    Mais je ferais de mon mieux, et peut-être que je posterais au moins la première partie du chapitre.

    Bye!
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  • yuen Voir le profil de yuen
  • Posté le 03 août 2007 à 23:04:45 Avertir un modérateur
  • Chapitre 10 - première partie.


    Le ciel était gris et pluvieux, en parfaite harmonie avec l’humeur de Lloyd. Celui-ci était affalé sur le sofa du salon, le regard dans le vide. Ce matin Raine était parti avec son « amoureux », Yohnis, et il y avait comme un vide dans la maison, Génis semblait perdu sans la présence de sa grande sœur.
    Colette s’assit à côté de lui en lui souriant gentiment.
    -« Qu’est-ce qu’il y a Lloyd ? »
    Il la regarda, il la trouvait vraiment belle.
    -« Je réfléchissais, tu sais, à propos de ce que nous a dit Yuan. »
    Son amie lui prit la main d’un geste tendre.
    -« Je sais que nous allons réussir à libérer les demi-elfes, nous avons accompli de telles choses lors de notre aventure pour la régénération du monde que je n’imagine pas que nous puissions échouer cette fois-ci ! »
    Ses yeux reflétaient une telle conviction que Lloyd se senti à son tour débordant d’optimisme.
    -« Tu as raison, il n’y a aucune raison de s’inquiéter ! »
    Elle seule savait lui remonter le moral comme ça, il ne savait pas ce qu’il deviendrait s’il devait la perdre. Il avait tellement eu peur quand ce ninja l’avait blessé, son cœur se serrait à chaque fois qu’il repensait à la scène, mais maintenant elle était là, pleine de vie. Il avait envi de la prendre dans ses bras, de l’embrasser, de lui dire qu’il l’aimait, mais encore une fois le courage lui manqua.
    -« Je suis qu’un idiot… » Soupira-t-il un peu fort
    -« Mais non, pourquoi dis-tu ça ? »
    Il eut un rire nerveux tout en se passant une main derrière la tête.
    -« Hé…pour rien…pour rien… »
    Colette ria de bon cœur, il était si mignon lorsqu’il faisait ça.
    -« Demain nous repartons ensemble, fit-elle soudain très sérieusement, promets-moi que tu ne prendras pas de risques. »
    Elle le regardait avec intensité, Lloyd était troublé.
    -« Je te le promets. »
    Demain ils partaient tous à Altamira. C’est de là qu’ils élaboreraient une stratégie, le but étant de repérer les prisons. Yuan avait soulevé le fait qu’en se séparant ils pourraient ratisser plus de terrain en un laps de temps plus court. Chaque groupe aurait une zone de recherche définie, Yuan avait particulièrement insisté sur le fait qu’aucun d’entre eux ne devrait agir seuls dans le cas où il ferait une découverte.
    -« Nous ne savons pas ce qui nous attend, les ennemis pourraient être très coriaces » avait-il dit.
    Attendre les renforts était le mot d’ordre. Mais Colette savait bien que son ami était impulsif et qu’il avait tendance à foncer tête baissée vers le danger, alors cette promesse était importante pour elle, Lloyd tenait toujours sa parole, il lui avait prouvé à maintes reprises.

    Pendant ce temps, Hilda, son père et le conseiller de ce dernier recevaient Zélos dans la salle du trône. La jeune princesse se doutait bien de l’objet de la visite de son fiancé. Elle savait pertinemment qu’il n’accepterait jamais de venir vivre au palais si vite. Ce n’était pas son idée, même si elle aurait aimé être près de lui plus souvent, elle avait d’ailleurs émis elle-même des objections. Elle jeta un coup d’œil sur le conseiller de son père, c’était lui qui avait convaincu son père d’une telle décision, selon lui la réputation sulfureuse de l’ancien élu ne pouvait qu’alimenter les rumeurs.
    « S’il vient au palais, personne ne pourra prétendre qu’il voit d’autres femmes, les femmes jalouses de votre fille sont capable de bien des choses. Si une rumeur de son infidélité venait à faire surface la princesse serait déshonorée et deviendrait la risée de tous. »
    Elle savait que son cher père ne cherchait qu’à la protéger, c’est ce qu’il faisait depuis la mort de sa femme. Hilda lui en était reconnaissante, mais elle avait toujours l’impression que cette protection la faisait passer pour une fille incapable de faire quoi que ce soit. Elle n’était pas encore reine, mais à plusieurs reprises elle avait surpris des conversations dans lesquelles on considérait qu’elle ne serait pas à la hauteur dans ces futures fonctions. Elle n’avait même pas ses preuves qu’on la jugeait déjà.
    -« Mon cher futur gendre, fit le roi, que puis-je pour vous ? »
    Hilda regarda Zélos avec attention, celui-ci abordait un visage grave et déterminé.
    -« Je suis venu suite à votre proposition, dit-il sèchement, je suis au regret de vous annoncer que je la refuse, du moins pour l’immédiat. »
    Karas, le conseiller, laissa échapper un petit rire.
    -« Voyons, soyez raisonnable. Vous n’allez pas allez contre la volonté du roi et de sa fille ? »
    Zélos regarda cette dernière, elle vit que son visage exprimait de la colère. Hilda ne pouvait supporter cela, elle savait qu’il pensait que c’était un caprice de sa part, mais cette fois elle comptait bien éclaircir la situation.
    -« J’aimerai voir Zélos en privée. » fit-elle d’un ton ferme.
    Son père et karas furent surpris, mais n’eurent aucunes objections à cela.
    Elle se leva et fit signe au jeune homme de la suivre, elle décida de lui parler dans le jardin. Zélos la suivit sans un mot, il se demandait bien ce qu’elle lui voulait, sans doute le convaincre de changer d’avis, mais il comptait bien rester sur ses positions.
    Ils marchèrent en silence jusqu’à ce que la jeune femme lui face front.
    -« Je voulais que vous sachiez que je n’ai rien à voir avec cela, commença-t-elle, mais mon père s’est laissé embobiner par ce Karas. »
    Il l’écoutait très attentivement, stupéfait par ses paroles.
    -« Je suis consciente que vous préférez rester chez vous pour le moment, je vais en discuter avec mon père pour qu’il revienne sur sa décision. »
    Il ne s’attendait pas à une telle réaction de sa part, lui qui avait pensé qu’elle était derrière tout ça, il s’était bien trompé.
    -« Je vous remercie. » dit-il simplement
    Ils continuèrent de marcher dans le jardin. Hilda avait un peu froid, mais elle était bien ici avec lui à ses côtés.
    -« Demain je dois partir, lui annonça-t-il, je serais donc absent pendant quelque temps, une affaire importante m’attend à Altamira. »
    La jeune femme ressenti un pincement au cœur.
    -« Quand reviendrez-vous ? »
    Zélos haussa les épaules, comme il lui paraissait distant aujourd’hui.
    -« Avez-vous des problèmes ? » Voulu-t-elle savoir.
    Le jeune homme s’arrêta de marcher, il leva la tête et regarda le ciel.
    -« Nous devrions rentrez, la pluie ne va pas tarder à tomber. »
    Il s’apprêtait à faire demi-tour, mais la princesse le retint pas le bras.
    -« Pourquoi refusez vous de vous confier à moi ? »
    Ses yeux exprimaient une profonde tristesse, elle semblait vraiment tenir à lui. Zélos eut presque pitié d’elle, mais il n’oubliait pas qu’elle avait peut-être un rôle dans le complot.
    D’un geste, il dégagea son bras. Il la vit alors faire un effort pour ravaler ses larmes.
    -« Retournons auprès de votre père. »
    Sans attendre de réponse, il se dirigea vers la salle du trône. Il trouva le roi en grande discussion avec son conseiller, mais dès que ce dernier l’aperçut il cessa de parler.
    -« M. Wilder, justement nous parlions de vous. » dit-il avec un sourire qui ressemblait plus à un rictus.
    Zélos ne connaissait pas très bien ce Karas, mais il n’aimait pas ses airs.
    -« Vraiment ? » marmonna le jeune homme entre ses dents.
    La princesse Hilda rejoignit son père sur le trône, elle abordait un sourire mais ses yeux étaient rougis par les larmes.
    -« Père, je ne pense pas qu’il soit utile que Zélos vienne s’installer si tôt ici, cela ne m’ennuis pas qu’il reste chez lui. Nous aurons tout le temps de nous voir après le mariage. »
    Il était encore une fois étonné du comportement de la princesse, Zélos l’avait blessé par son attitude tout à l’heure, pourtant elle ne semblait pas lui en vouloir.
    Le roi réfléchit un instant et regarda son conseiller qui lui fit un signe de la tête.
    -« En fait, si j’ai demandé à ce que vous emménagiez au palais dès maintenant, c’était parce que j’avais dans l’idée d’avancer la date du mariage de quelques mois. »
    Quand il vit l’expression d’Hilda, Zélos en déduit qu’elle n’était pas au courant. Lui ne réagit pas, il resta stoïque, le doute qu’il avait eu en lisant la lettre venait de se confirmer. Il avait eu l’espoir de s’être trompé sur les intentions du roi, enfin il devrait dire de Karas car il en était sûr à présent, c’était lui qui était derrière tout ce cirque.
    Il avait la gorge tellement serré qu’il ne pu dire un mot. Il avait l’impression de ne plus contrôler son destin, quelqu’un se servait de lui comme d’un pion. Pourquoi ? Qui ? Dans quels buts ? Zélos cru que sa tête allait exploser, mais il se fit la promesse de découvrir le fin mot de l’histoire. Ce n’est pas parce que le mariage était avancé qu’il n’allait pas continuer à mener son enquête. Au contraire, il était plus que déterminé à faire tomber des têtes dans ce gouvernement pourri.
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  • yuen Voir le profil de yuen
  • Posté le 04 août 2007 à 16:51:14 Avertir un modérateur
  • Suite et fin du chapitre 10.


    Yuan était désolé pour son ami, il comprenait qu’il soit en rage, mais ce n’était pas une raison pour qu’il passe ses nerfs sur lui. Il avait autre chose à penser, demain il voulait que tout soit prêt pour le départ.
    Ils feraient une courte halte à Altamira, Régal le lui avait demandé car il devait régler certains détails, il ne pouvait pas laisser sa société ni sa ville sans prendre de dispositions particulières avant de repartir à nouveau. C’est là, que Yuan en profiterait pour mettre au point un plan.
    -« Ne me répond surtout pas ! »
    Zélos le regardait avec colère, apparemment il venait de lui poser une question, mais pris dans ses pensées il ne l’avait pas entendu. Il faut dire qu’il l’écoutait à peine depuis le début.
    -« Laisse tomber ! » fit le jeune homme en soupirant.
    Yuan lui fit remarquer qu’il devrait parler à ses amis, il ne pourrait pas cacher éternellement le fait que le mariage aurait lieu dans quatre mois.
    -« Peut-être, mais pour le moment ce n’est pas notre priorité. Finalement, que je me marie dans quatre mois ou un an le résultat sera le même ! Ce qui m’ennuis c’est que Hilda n’est pas derrière tout ça, j’étais parti sur le fait qu’elle faisait partie du complot mais maintenant… »
    -« Comment ça ? »
    -« C’est vrai, je ne t’ai pas raconter. »
    Zélos lui expliqua alors ce qu’avait dit la princesse à Sheena. Yuan était perplexe, comment la princesse était-elle au courant de faits qui étaient sensés être inconnus, sans pour autant avoir la moindre implication dans la situation actuelle ?
    -« Tu comptais toujours te marier en pensant que tout le gouvernement y compris le roi et sa fille, étaient tous dans le coup ? Tu m’impressionnes ! »
    -« J’étais coincé, mais si ce n’est plus le cas, mon mariage ne sera plus inutile. Je vais pouvoir m’être à jour les manigances de Karas, il semble avoir une grande influence sur le roi. Si cet homme est à l’origine de tout, une fois que je l’aurais démasqué, le roi m’écoutera à nouveau, j’aurai toute sa confiance. »
    Il paraissait si sûr de lui que Yuan eut presque pitié de devoir lui remettre les pieds sur terre.
    -« Pourquoi voudrait-il que tu te maries si vite alors ? »
    -« C’est parce qu’il pense pouvoir me garder sous son contrôle, au palais mes moindres faits et gestes seront surveillés, seulement il ne se doute pas que je le soupçonne ! »
    Il secoua la tête, Zélos se voilait la face, il ne voyait pas le réel problème ou faisait semblant de ne pas le voir, mais Yuan ne fit pas plus de commentaires.

    Le lendemain matin, ils partirent en direction d’Altamira, Colette serrait Lloyd à la taille, cela faisait tellement longtemps qu’elle n’était pas monté sur un ptéroplan qu’elle était un peu inquiète mais peu à peu elle se détendit, elle n’arrêtait pas de s’émerveiller devant le paysage qui défilait au dessous. Elle aurait volé pendant des heures, mais déjà ils arrivaient à Altamira, au milieu de l’immense étendue d’eau qu’ils survolaient, elle aperçut les plages de sables fins qui faisaient la fierté de la ville.

    A bientôt, bonne soirée.
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  • Sol-Dizzy Voir le profil de Sol-Dizzy
  • Posté le 05 août 2007 à 13:24:50 Avertir un modérateur
  • il me tarde de voir la suite, continu ta fic est géniale .
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  • yuen Voir le profil de yuen
  • Posté le 05 août 2007 à 19:59:56 Avertir un modérateur
  • :hello:

    Merci Sol-Dizzy, j´espère que la suite te plaira autant.
    Avec le beau temps je n´ai guère avancé, alors il faudra patienter un petit peu.

    :bye:
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  • lex100 Voir le profil de lex100
  • Posté le 06 août 2007 à 09:16:17 Avertir un modérateur
  • salut yuen je t´avais dis que je viendrais xD

    1/ bah j´ai pas vraiment fait attention mais je ne crois pas qu´il y ait de fautes d´orthographes et je trouve ton récit assez long ^^

    2/ pour l´histoire, c´est quelque peu nouveau puisque tu la tournes à ta façon donc je trouve que c´est bien.


    donc bon courage pour la suite :ok: (d´ailleurs je flemmarde moi...) Lets go !
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  • najuko Voir le profil de najuko
  • Posté le 06 août 2007 à 20:03:54 Avertir un modérateur
  • Génial, comme d´habitude :)
    Continue comme ça, il me tarde de lire la suite ^^
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  • yuen Voir le profil de yuen
  • Posté le 07 août 2007 à 18:05:17 Avertir un modérateur
  • Bon, j´ai enfin fini le chapitre suivant!

    J´ai pas tout relu, alors désolé pour les fautes.
    Bonne lecture!

    Chapitre 11 : Altamira, la ville des souvenirs.


    Lorsqu’il arriva à Altamira le cœur de Régal se mit à battre très fort, une certaine nervosité l’envahissait peu à peu, il ne savait pas comment il allait retrouver sa ville, celle où il avait passé les plus belles années de sa vie.
    Lorsqu’il y entra, tout semblait être redevenu normal, les barricades n’étaient plus, une foule de touristes se baladait dans les rues et les habitants le saluaient chaleureusement. Il ne restait rien de l’attaque que la ville avait subit. Altamira était redevenue comme il la connaissait. C’est avec un immense soulagement qu’il invita ses amis à venir chez lui, ceux-ci étaient vraiment excités à la pensée de retrouver les plages et les attractions qu’offrait la cité balnéaire.

    Devant la fenêtre de son bureau, Régal admirait le magnifique paysage qui s’étalait devant lui, c’était ce qu’il faisait toujours avant de se plonger dans son travail, cela l’apaisait et il se sentait heureux.
    Pendant que Yuan s’évertuait à échafauder un plan d’action et que tous les autres étaient à la plage, Régal essayait de se concentrer en vain sur ses dossiers, ceux qu’ils n’avaient pas eu le temps de traiter avant son départ précipité. Après un long moment il se décida à prendre l’air, il n’en pouvait plus d’être enfermé. Il se rendit devant la tombe de sa chère Alicia, la seule femme qu’il avait aimé et qu’il avait tué de ses propres mains.
    Il s’agenouilla devant la stèle et passa une main sur le nom de la jeune femme qui y était gravé. Il se remémora tous les moments heureux qu’ils avaient passé ensemble, elle lui manquait, quand elle était morte sa vie s’était écroulée, jamais il n’avait cru pouvoir s’en remettre. Les années qu’il avait passé en prison n’avait pas effacer sa culpabilité, bien que ce soit Alicia elle-même qui l’ait supplié de l’achever, rien ne pouvait le consoler d’avoir commis un tel crime. Il sourit tristement en repensant qu’il serait toujours enfermé dans cette sordide prison s’il n’avait pas rencontré Lloyd et tous ses amis. En effet, la vie lui avait donné une chance de se repentir de son acte en mettant sur son chemins des amis fidèles et courageux, non seulement il avait comprit que sa vie avait toujours un sens, qu’il pouvait venir en aide aux personnes démunies, agir pour préserver la paix, mais surtout il avait pu rencontrer la jeune Préséa et lui avouer l’acte horrible qu’il avait commis. Cette confession ne changeait rien à ses regrets, rien à se geste qui le hanterait toute sa vie, cependant cela lui avait ôter un poids sur sa conscience. Il se sentait plus libre à présent, même s’il y avait toujours un vide en lui.
    Préséa, lorsqu’elle était venu le voir à Altamira après les évènements qui s’étaient déroulés à Ozette, avait été se recueillir sur la tombe de sa sœur. Il avait imaginé qu’elle lui en voulait toujours, un an auparavant elle avait dit qu’elle essayerait de lui pardonner mais que pour le moment cela était impossible. Mais juste avant qu’ils ne partent pour Meltokio, ils s’étaient retrouvés tous les deux devant la stèle d’Alicia, Régal avait voulu la laisser seule, il ne savait pas s’il était le bienvenu, mais Préséa avait insisté pour qu’il reste.
    -« Je suis heureuse de savoir que ma sœur a vécu ses plus beaux moments auprès de toi, ce qu’il lui ait arrivé n’est pas de ta faute. Si j’avais été à ta place lorsqu’elle s’est transformée en monstre, je pense que moi aussi je l’aurais tué, je n’aurais pas supporté qu’elle souffre, je comprends aujourd’hui que tu as agis par amour pour elle et je t’en remercie. »
    Elle l’avait regardé avec des yeux pleins de reconnaissance et cela l’avait émut. Il avait l’impression de revoir Alicia en elle, leur ressemblance était tellement troublante. La jeune fille ne lui avait jamais parut aussi vivante, elle avait bien changé depuis la dernière fois qu’il l’avait vu, ce n’était plus la petite fille terne et sans joie qu’il avait rencontré. Cela lui faisait plaisir qu’elle ne soit plus sous le contrôle de son exphère, dorénavant elle pourra vivre une vie normale.
    -« je te promets de veiller sur ta sœur. » dit-il à la stèle où reposait Alicia.
    Il se releva et retourna dans son bureau, il comptait bien tenir la promesse qu’il venait de faire. Il veillerait sur Préséa, il le devait, c’était la seule chose qu’il pouvait faire pour Alicia.

    Colette et Lloyd marchaient le long de l’eau, des vagues venaient se jeter à leurs pieds, effaçant partiellement les traces qu’ils laissaient sur le sable chaud. La jeune fille blonde ramassait de temps en temps de petits coquillages nacrés échoués sur la plage.
    Cela faisait déjà un long moment qu’ils étaient partis, Colette regarda derrière elle, elle ne distinguait même plus leurs amis, ils étaient à présent seuls.
    Lorsqu’ils étaient venus ici pour la première fois, elle avait espéré que Lloyd lui propose de se promener tous les deux, malheureusement il ne l’avait pas fait, alors elle comptait profiter de cet instant pleinement. Agissant impulsivement, elle prit la main de son ami, celui-ci la regarda surpris puis lui sourit un peu gêné. Ils continuèrent de marcher comme ça, main dans la main.
    -« Lloyd, j’espère que nous reviendrons ici. »
    -« Bien sûr, je t’y emmènerais dès que nous en auront finit avec ses sales types qui enferment les demi-elfes ! »
    Colette lui sourit, elle attendrait patiemment ce moment.
    -« Il y a un autre endroit où j’aimerai aller, continua-t-elle les joues rouges, c’est à Flanoir. »
    Elle se souvenait de leur sortie nocturne, elle y repensait souvent.
    -« L’église est très belle. » fit Lloyd.
    Elle se demanda pourquoi il lui parlait de l’église, elle était légèrement déçut qu’il ne fasse pas allusion à leur conversation sous la neige.
    -« Oui…très belle… » Répondit-elle la tête basse.
    Lloyd ne remarqua pas la déception de son amie, il pensait à tout autre chose.
    -« Viens ! » Lui fit-il soudain.
    Il emmena Colette sur des rochers surplombant la plage, la vue y était encore plus belle, ils s’assirent côte à côte, se tenant toujours par la main. C’était un moment magique, Colette n’osait rompre le silence qui s’était installé.
    -« Tu sais, c’est à Flanoir que j’aimerai me marier. » Lloyd avait parlé très vite, cela était sortit d’un coup.
    Il n’osa pas regarder Colette, il se sentait gêné, il ne savait pas comment elle réagirait, si elle avait comprit le sous-entendu. Il sentit la main de la jeune fille quitter la sienne. Une douleur lui pinça la poitrine, il pensa sur le moment qu’il avait tout gâché, il sentait des larmes de frustration lui monter aux yeux. Il pensait pourtant que l’instant était bien choisi pour lui avouer ses sentiments, si seulement il n’était pas si maladroit dans ses paroles !
    En fait, la jeune fille était tout aussi troublé, elle se serrait les main l’une contre l’autre pour les empêcher de trembler. Elle ne s’était pas attendue à cela, son cœur battait tellement vite qu’elle cru qu’il allait exploser. Mais avait-elle bien comprit ses propos, parlait-il vraiment de se marier avec elle ? Elle tourna doucement la tête, Lloyd ne la regardait pas et semblait très tendu.
    -« Lloyd… ? »
    Il ne lui répondit pas, il ne bougea même pas. Elle posa une main sur son épaule ce qui le fit sursauter. Elle plongea les yeux dans les siens, leur visage était très proche l’un de l’autre et sans qu’ils s’en rendent compte leur lèvres s’effleurèrent tendrement.
    -« Moi aussi j’aimerai me marier à Flanoir. » lui souffla Colette la voix enrouée par l’émotion.
    Il lui sourit, il n’avait jamais été aussi heureux. Il embrassa de nouveau la jeune fille dont des larmes de joies s’écoulaient de ses yeux. Jamais ils n’oublieraient ce moment.

    Allongé sous un palmier, Zélos regardait Génis construisant un château de sable sous la direction de Préséa qui prenait les choses très au sérieux. Le jeune homme sourit en repensant à la toute première fois où ils étaient venus ici ensemble.
    Ce jour là, il était entouré de jeunes femmes plus charmantes les unes que les autres qui étaient aux petits soins pour lui, il aimait beaucoup cet avantage que lui avait conféré sa condition d’élu. Du coin de l’œil il avait regardé Sheena qui était très mal à l’aise dans son maillot de bain minimaliste, il s’était beaucoup amusé de la situation, la pauvre n’avait pas semblé remarquer que tous les hommes présents la regardaient d’un air plus qu’admiratif.
    -« Alors ma petite sirène, lui avait-il dit lorsqu’il avait pu échapper à ses groupies, je suis sûr que tu meurs d’envi de faire un petit tour avec moi ! »
    -« je préfère mourir tout court ! Et arrête de me regarder avec ce regard pervers ! »
    Il le faisait exprès pour l’énerver, il savait très bien qu’elle ne l’appréciait guère et il ne faisait rien pour changer l’image qu’elle avait de lui.
    -« je sais que tu mens, aucune femme ne peut résister à mon charme ! Je te jure qu’un jour ou l’autre tu tombera dans mes bras. C’est inévitable, je trouverais bien un moyen de t’avoir. Ce n’est plus qu’une question de temps ! »
    Sheena l’avait fusillé du regard avant de lui asséner une gifle.
    -« je ne suis pas un de tes jouets ! »
    Aujourd’hui il comprenait sa réaction, il l’avait bien mérité. A l’époque, il considérait toujours les femmes comme des proies, ni elle ni une autre ne faisaient exception. Il se demanda alors si son mariage n’était pas une punition pour son comportement passé. Pourtant, au contact de ses amis il avait changé, il avait même renoncer à les trahir. Il s’était attaché à eux bien malgré lui, tout ce qu’ils avaient vécu ensemble les avait rapproché. Pour la première fois de sa vie, il avait eu des amis sincères qui n’étaient pas avec lui par intérêt.
    Il ferma les yeux, quand il était élu, il avait eu l’impression que sa vie n’était qu’une comédie dans laquelle il jouait malgré lui. La routine de cette vie l’avait quelque peu aigrie, les femmes étaient devenus sa distraction, mais toutes n’étaient intéressées que par son statut. Il avait appris à profiter très tôt de cette notoriété qu’il détestait, il savait que son mode de vie n’était pas apprécié de tous, pourtant jamais on ne lui avait dit la moindre remarque. Il avait alors pris l’habitude qu’on lui passe tous ces caprices en attendant juste qu’une personne soit assez courageuse pour lui dire non, mais personne à la court n’osait le contredire, il ria intérieurement, ces gens n’avaient pas changé, ils étaient toujours aussi hypocrites.
    Il avait dû attendre l’arrivé d’une jeune ninja pour se prendre la première gifle de sa vie, jamais personne n’avait osé faire une chose pareil, il s’était senti déboussolé ce jour là. Rien qu’en y repensant, il pouvait ressentir l’effet de cette gifle sur sa joue, elle n’y avait pas été de main morte, il en avait gardé la trace durant plusieurs jours !
    Il se souvenait d’avoir essayé de la draguer, il ne la connaissait pas cette fille mais comme il l’avait trouvé jolie il avait naturellement tenté une technique d’approche. En général, lorsque des étrangers venaient au palais et qu’il se présentait comme étant l’élu, on le regardait avec respect, cette fois la jeune fille avait à peine levé les yeux sur lui, il l’avait alors pris par les épaules et l’avait attiré contre lui, c’est à ce moment là que la gifle était partie. Un sentiment étrange s’était emparé de lui, jamais il n’avait ressenti ça auparavant et il ne saurait toujours pas le définir.
    -« Pour qui tu te prends abruti ! » s’était écriée la jeune fille.
    Il l’avait regardé sans pouvoir dire un mot.
    -« Ce n’est pas possible que l’élu soit un tel pervers ! »
    Ces mots, il les avait entendu chaque fois qu’il l’avait revu. Aujourd’hui cela le faisait bien rire, comment il avait pu croire que cette fille était douce et gentille comme il l’avait pensé en la voyant pour la première fois, c’était une vraie furie au contraire.
    Maintenant il se sentait très chanceux, il avait fait la connaissance de personnes auxquelles il tenait et avec lesquelles il pouvait se montrer tel qu’il était : un homme simple, parfois énervant qui avait ses forces et ses faiblesse comme tout être humain.

    Le soir tomba sur Altamira, le ciel était éclairé de mille et une étoiles, ce qui rendait l’atmosphère encore plus féerique. Colette faisait un effort démesuré pour rester attentive à ce que disait Yuan, mais elle ne pouvait empêcher son esprit de vagabonder. Elle ne cessait de se rappeler le moment qu’elle avait passé avec Lloyd, depuis qu’ils s’étaient embrassés elle évitait le regard de son ami car son trouble était tel qu’elle craignait que tout le monde le remarque. Cela était leur secret, elle voulait garder le souvenir des lèvres de Lloyd sur les siennes pour elle.
    -« Tous au casino…Enfin, ceux qui peuvent… »
    La voix de Zélos tira Colette de sa rêverie. Elle se rendit compte qu’elle n’avait pas écouté la fin des explications.
    -« Zélos, nous partons très tôt demain. » Fit Yuan réprobateur.
    Le jeune homme roux chercha un soutient du regard, mais Lloyd lui dit que ça ne l’intéressait pas et Régal ne prit même pas la peine de lui répondre.
    -« Tu vas devoir y aller tout seul. » Lui fit remarquer Préséa un peu moqueuse.
    Il haussa les épaules et lui fit un sourire charmeur.
    -« Ne t’inquiète pas pour moi, je vais bien rencontrer quelques jeunes demoiselles pour me tenir compagnie ! »
    Colette alla se coucher le cœur léger, demain Lloyd et elle partiraient de nouveau à l’aventure, c’est en pensant à lui qu’elle s’endormie un sourire sur les lèvres.
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  • yuen Voir le profil de yuen
  • Posté le 09 août 2007 à 20:58:56 Avertir un modérateur
  • Bonjour tout le monde.

    J´hésite sur le déroulement du prochain chapitre, c´est pourquoi je mettrais plus de temps à le poster. J´en ai fait plusieurs versions écrites et du coup je sais pas laquelle choisir!
    Mais promis, j´essayerai de faire vite.

    A bientôt!
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  • yuen Voir le profil de yuen
  • Posté le 11 août 2007 à 23:23:28 Avertir un modérateur
  • Chapitre 12 : Les anciens écrits de Sybak.


    Seule dans une petite salle de la bibliothèque de l’université de Sybak, Raine étudiait des manuscrits datant d’au moins 5 000 ans. Elle devait faire attention en manipulant les pages jaunies et fragilisées par le temps car malgré toutes les précautions qu’avaient pris les chercheurs du centre pour préserver ces documents, certains s’effritaient sous les doigts de la jeune femme. Le plus dure pour Raine s’était la traduction de certains dialectes qu’elle ne maîtrisait pas encore très bien, elle n’avait jamais vu de manuscrits aussi anciens alors il était encore plus difficile pour elle de déterminer de quelles langues ces dialectes étaient les ancêtres. Si Raine avait soupçonné l’existence de tels documents à Sybak, elle y serait venu bien avant, heureusement pour elle, elle était la bienvenu ici, c’est pourquoi les doyens de l’université lui avait autorisé l’accès à ses manuscrits. Ils étaient si précieux et d’une telle valeur historique qu’il était rare que des personnes n’appartenant pas à l’université puissent les étudier, Raine se sentait vraiment privilégiée, un frisson d’excitation lui avait parcouru le corps lorsqu’elle avait posé les yeux sur ses merveilles. En tant qu’archéologue acharnée, les difficultés ne lui faisaient pas peur, bien au contraire, elles la motivaient mais il lui faudrait sans doute plusieurs jours, voir plusieurs semaines, pour étudier tous ces écrits, cela voulait donc dire qu’elle resterait avec Yohnis encore un long moment.
    Elle délaissa un instant ses recherches, cela faisait maintenant plusieurs heures qu’elle était penchée sur ses manuscrits et une crampe dans le dos la faisait souffrir. Elle s’étira longuement, cela soulagea un instant sa douleur, mais elle se dit qu’un petit tour dehors serait le bienvenu, elle n’en pouvait plus d’être assise. En fait, elle espérait surtout rencontrer Yohnis, cela faisait un moment qu’il l’avait laissé pour soi-disant ne pas la perturber dans son travail, mais elle savait bien que ce n’était qu’un prétexte pour ne pas rester avec elle. Depuis qu’ils étaient arrivés ici, Yohnis était distant et elle en était très affectée. Elle ne comprenait pas pourquoi il agissait ainsi, il semblait inquiet et morose, il ne lui avait presque pas adressé la parole. Elle ne savait pas ce qui avait changé son comportement vis-à-vis d’elle et elle n’osait pas le lui demander. Tout en marchant devant l’université, elle se demanda tristement si elle n’avait pas mal interprété l’intérêt que lui portait le jeune homme, elle avait pourtant crut qu’elle lui plaisait, son regard, ses gestes, elle ne les avait pas imaginé ça elle en était sûr, bien qu’elle était très attirée par lui, elle savait quand même faire la différence entre ses désirs et la réalité.
    -« Melle Sage… »
    Une jeune employée du centre de Sybak s’avançait vers elle les bras chargés, la jeune fille plutôt petite pour son âge était une demi-elfes, elle avait les cheveux et les yeux bleus foncés, mais de part sa maladresse et sa gentillesse elle ressemblait beaucoup à Colette, Raine l’avait immédiatement pris en affection.
    -« Tina, je t’ai dit cents fois de m’appeler Raine. »
    La jeune fille semblait peiner sous le poids des dalles de pierre qu’elle transportait, la voyant en difficulté Raine la soulagea d’une partie de son fardeau.
    -« Qu’est-ce que c’est ? C’est très lourd…Allons vite les poser à l’intérieur. »
    Tina et elle furent soulagées quand elles purent enfin se décharger de ses pierres.
    -« Ce sont des tablettes sur lesquelles sont inscrit des textes, se sont les écrits les plus anciens que nous ayons ici, j’ai pensé que vous voudriez sans doute les consulter. »
    -« Merci infiniment Tina ! »
    La jeune fille lui sourit, fière de son initiative.
    -« J’espère que cela pourra vous être utile, en tout cas, si vous avez besoin de quoique ce soit, n’hésitez pas à faire appel à moi ! »
    -« Tu es adorable, je n’aurais jamais pensé que vous gardiez de telles choses au centre, peut-être que grâce à toi je vais pouvoir faire d’importantes découvertes. »
    Une fois Tina partie, Raine examina les tablettes de pierre, elle semblait plus anciennes que les manuscrits. Elle espérait du fond du cœur découvrir quelque chose sur le médaillon, si ces tablettes lui donnaient au moins un indice elle saurait alors où chercher. Si elle comparait l’âge du médaillon à celui des tablettes il y avait une chance pour qu’ils correspondent, mais il fallait quelle soit réaliste, l’étude de ses écrits prendrait du temps et elle n’était pas sûre d’avoir un résultat, il fallait donc qu’elle s’arme de patience. Une légère excitation monta en elle, sans plus attendre elle se remit au travail.

    Yohnis commençait à avoir la migraine, cela faisait des heures qu’il lisait des livres tous plus inutiles les uns que les autres. Sybak disposait d’une incroyable collection de livres anciens, seulement il ne savait pas où chercher, il ne savait d’ailleurs même pas s’il trouverait quelque chose ici. Il regarda son médaillon, c’était sa seule piste, mais il ne connaissait rien de son origine. Le pouvoir qui se dégageait de cet objet ne cessait de l’appeler, il sentait que quelque chose, une force mystérieuse demandait son aide. Lorsqu’il était plus jeune toutes les nuits un même rêve le hantait, au départ il en avait peur il n’osait même plus dormir, mais petit à petit il s’y était habitué, il avait laissé cette force l’envahir et lui montrer des choses. Lorsqu’il avait aperçut dans ses rêves le talisman de Mizuho, il avait alors comprit qu’on ne l’avait pas abandonné dans la forêt maudite à proximité du village par hasard.
    Il essaya de se souvenir du visage de la femme qui l’avait laissé dans cette forêt, mais il ne se rappelait que de ses yeux, les mêmes que les siens. Il était tellement jeune ! Il n’avait pas comprit pourquoi on l’avait laissé seul dans cet endroit inquiétant, il y était resté plusieurs jours avant que son maître ne le trouve. Puis, grâce aux rêves, il avait su qu’il était là pour une raison bien précise, il devait libérer la puissance qui semblait émaner du médaillon. C’était ce que devait attendre de lui sa famille. C’est avec cette idée qu’il avait grandit, c’est pour cela qu’il s’était entraîné si durement pendant des années, de plus il avait remarqué que plus il portait le médaillon plus celui-ci le rendait fort, il était bien au-dessus des autres ninjas, c’est pourquoi il avait été désigné pour être le futur chef, lui ne voulait pas de cette responsabilité, il était juste intéressé par le talisman.
    Il se demanda où était sa famille à présent, sera-t-elle fière de lui quand il aura atteint son but ? Il serra fort le médaillon dans sa main, c’était son seul lien avec son passé, il comptait bien en découvrir tous les secrets.
    Il se décida à aller voir Raine, depuis hier il l’avait un peu négligé, il ne devait pas relâcher ses efforts. Il la trouva là où il l’avait laissé, il se força à sourire en entrant.
    -« Je ne vous dérange pas ? »
    La jeune femme le regarda avec un air surexcité.
    -« J’étudie de nouvelles pistes. »
    Yohnis s’approcha de la table, il se pencha au dessus de Raine pour regarder les pierre de plus près. Il ne connaissait pas le dialecte utilisé mais pourtant il lui semblait familier, il arrivait même à déchiffrer certains mots. Il ne comprenait pas pourquoi il était capable de ça, jamais il n’avait étudié une telle langue, pour être sûr, il tenta l’expérience avec une autre tablette, elle était très différente de la première, l’écriture utilisée lui était inconnue et incompréhensible. Malgré lui, il venait de faire une découverte surprenante, cette tablette lui suscita un vif intérêt.
    -« Si vous le souhaitez, vous pouvez prendre une pause, je ne voudrais pas que vous vous fatiguiez par ma faute. »
    Yohnis avait dit cela d’une voix calme, posée, mais au fond de lui, il était loin de ressentir ce calme. Il voulait pouvoir étudier cette tablette seul, mais Raine refusa son offre.
    -« Non, je vais rester ici encore un peu. »
    Réprimant un soupire, il s’installa à côté de la jeune femme, de nombreux papiers étaient éparpillés sur la table, c’est alors qu’il en aperçut un qui attira immédiatement son attention.
    -« C’est étrange… » Murmura-t-il
    Il en était sûr, c’était bien le talisman de Sheena qui y était représenté, la forme était légèrement différente mais il avait remarqué que le bracelet avait évolué depuis qu’elle l’avait. Sous la représentation du talisman il y avait un texte partiellement illisible. L’écriture utilisée était la même que celle de la tablette, si Raine remarquait ce détail, il était fort possible qu’elle fasse le lien entre les deux reliques. Il ne devait pas prendre ce risque, il était bien trop tôt encore. Discrètement, il glissa le vieux manuscrit sous d’autres, il espérait juste qu’elle ne remarque pas sa disparition.
    -« Je vais moi aussi poursuivre mes investigations, je ne peux pas vous laissez faire toutes les recherches seule, je vais essayer de me rendre utile. J’emporte quelques documents, je reviendrais vous voir. »
    Il posa une main sur l’épaule de la jeune demi-elfe qui lui sourit.
    -« Je vous le dit encore mais je suis heureux de vous avoir avec moi, grâce à vous je peux continuer mes recherches, et qui sait peut-être allons nous faire une découverte qui changera l’histoire. »
    C’était ce qu’il espérait en tout cas.
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  • yuen Voir le profil de yuen
  • Posté le 11 août 2007 à 23:24:55 Avertir un modérateur
  • Suite chapitre 12.

    Génis, Préséa et Régal étaient proche de Sybak, ils devaient allés remettre à Raine une carte indiquant la position de chaque groupe, ainsi, si elle n’avait pas de nouvelles d’eux, elle pourrait intervenir. Génis aurait aimé que sa sœur les accompagne, en fait, il se sentait un peu seul sans sa présence. De plus, sa magie leur serait d’une grande aide s’ils avaient à combattre.
    Il regarda un instant l’exphère qu’il portait sur la main droite, elle ressemblait à celle de Marble. Il s’était dit que plus jamais il n’utiliserait d’exphères, trop de vies humaines avaient été sacrifié pour leur conception, rien que de la regarder il en avait la nausée. Il s’était révolté contre cette idée, Yuan allait trop loin, il ne pouvait pas leur demander une chose pareille.
    -« Tu sera content de l’avoir lorsque tu devras affronter toute une armée, tu penses pouvoir sauver les demi-elfes sans son pouvoir ? »
    Génis savait que Yuan avait raison, mais il devait bien exister un autre moyen que les exphère pour résoudre ce problème ! Seulement, ils n’avaient pas le temps pour trouver une solution alternative. Lloyd à son grand étonnement n’avait même pas protesté, lui qui avait passé une année à récupérer ces exphères pour ne plus qu’on les utilise, semblait s’être résigné à cette situation. Il trouvait son attitude inacceptable et il n’avait pas manqué de lui dire, c’est donc en froid qu’ils s’étaient quittés.
    Préséa, elle, se posait beaucoup de questions, elle se demandait si Yuan avait bien compris ce qu’avait dit les soldats, comment pouvait-on enfermer de nombreuses personnes sans que qui que ce soit ne le remarque ? De plus même si cette histoire de prison était vraie, s’ils libéraient les demi-elfes ils se mettraient le gouvernement à dos, s’ils devaient être capturer tout ce qu’ils auront fait n’aura servit à rien ! Comment Yuan avait-il pu négliger ses détails ? L’avait-il fait exprès ? Elle jeta brièvement un regard sur Régal, elle ne savait pas s’il était utile qu’elle évoque ses craintes, semer le trouble dans les esprits maintenant n’était sans doute pas une bonne idée, sauver les demi-elfes était leur priorité, ils ne pouvaient pas rester sans rien faire face à une telle injustice, s’ils devait y avoir des conséquences ils improviseraient comme ils l’avaient fait auparavant.
    Pour ce qui était de l’utilisation des exphères, Préséa avait clairement signifié son refus à Yuan. Il n’était pas question pour elle de porter de nouveau un tel objet, elle avait trop souffert à cause de celle qu’on lui avait mis, elle ne comptait pas renouveler l’expérience. Certes, elle n’avait plus la force brute d’avant et elle en était consciente, mais elle s’était entraînée dure tous les jours afin de pouvoir combattre sans exphère, elle avait gagné en agilité et elle avait fait du combat à main nu sa spécialité. Elle ne serait pas une gêne pour ses amis, elle s’en était fait la promesse.
    Ils déposèrent leurs ptéroplans à l’entrée de la ville, et comme ils s’en doutaient ils trouvèrent Raine dans la bibliothèque.
    -« Génis ! S’étonna celle-ci en apercevant son frère, mais que faites vous ici ? »
    Régal lui expliqua la situation et remis la carte à la jeune femme. Celle-ci les regarda avec inquiétude.
    -« Ne t’inquiète pas, la rassura Génis, avec Régal je ne risque rien ! »
    La jeune femme lui sourit et le serra contre elle.
    -« Comment allez vous vous y prendre pour localiser les prisons ? Si personne n’a rien remarqué, je suppose qu’elles doivent être bien cachées. »
    -« Nous allons explorer la région de long en large, expliqua Préséa, s’il y a quelque chose de suspect, nous le découvrirons. »
    -« Désolé Raine, mais nous devons repartir, nous devons arriver avant la nuit, intervint Régal, nous reviendrons ici dès que nous aurons terminé. »
    Raine, après des dernières recommandations, les laissa partir, elle pria un court instant pour qu’il ne leur arrive rien.

    Dans sa chambre, assis sur une chaise les bras croisés, Yohnis réfléchissait à ce qu’il pourrait faire. Il n’avait pas prévu qu’ils découvrent l’existence des prisons, décidément ces morveux étaient bien trop curieux. Il avait été surpris de voir les amis de Raine, il s’était douté que quelque chose se tramait, alors il les avait espionné. Il ne le regrettait pas, il n’avait pas imaginé une seule seconde que ces idiots en savaient autant. Pour le moment cela ne l’inquiétait pas, mais il ne pouvait pas les laisser fouiner plus longtemps, ils pourraient découvrir certaines choses qui compromettraient ces plans. Ils avait donné à Raine une carte où était indiqué la position de chacun, cela lui serait d’une grande utilité.
    Il se leva et se dirigea vers la fenêtre, les rues de Sybak étaient vides à cette heure tardive, il savait que Raine était rentrée à l’auberge car elle était venue lui souhaiter bonne nuit. Il ouvrit la fenêtre, passa par dessus et se laissa tomber sur le sol en douceur, d’un pas furtif, il s’introduisit dans l’université. Il avait décidé de subtiliser la tablette de pierre, s’il pouvait la lire, il n’avait au final pas besoin de Raine, c’était une excellente nouvelle pour lui. Il trouva ce qu’il cherchait dans la petite pièce où la demi-elfe travaillait, rien n’avait bougé, elle avait dû tout laisser en place pour le lendemain. Il prit la tablette et les notes de la jeune femme, il n’avait besoin de rien d’autre, il quitta donc les lieux aussi furtivement qu’il y était entré.
    De retour à l’auberge, Yohnis était impatient de découvrir ce que contenait cet écrit et surtout pourquoi il était capable de le déchiffrer, mais il eut à peine le temps de lire quelques mots qu’une violente douleur à la poitrine lui coupa le souffle. La douleur était si forte qu’il s’écroula à terre, il ne pouvait plus respirer, sa poitrine le brûlait, sa vue se troublait petit à petit et ses oreilles bourdonnaient. Tout son corps tremblait, il avait froid et une terrible angoisse l’étreignait, il ne savait pas ce qu’il lui arrivait. Son cœur battait si fort qu’il crut qu’il allait explosé, il sentait des gouttes de sueur couler sur son visage, l’obscurité l’envahit soudain, une voix résonna dans sa tête mais il n’arrivait pas à comprendre ce qu’elle disait. « Je ne doit pas mourir, je ne veux pas… » Pensa-t-il, il essaya de lutter contre les ténèbres mais il sentait ses forces le quitter, il ferma les yeux et c’est alors qu’il perdit complètement connaissance.
    Allongé à terre, totalement inerte, Yohnis avait le visage crispé par la douleur et la respiration saccadée, dans son inconscience le jeune homme était en proie à des visions, peu à peu celles-ci se dissipèrent et sans qu’il ne puisse les contrôler des souvenirs ressurgir dans son esprit.
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  • Posté le 14 août 2007 à 00:00:52 Avertir un modérateur
  • Chapitre 13 : le passé de Yohnis.

    Un enfant courrait, il essayait désespérément de suivre une femme devant lui, il était essoufflé et avait un point de côté. Il cria et la femme, d’un bond, fut près de lui. Que faisaient-ils dans cette forêt sombre ? Que fuyaient-ils ? Il n’arrivait pas à s’en souvenir. La femme blonde lui parla, mais il n’entendit rien. Elle le prit par le bras et le força à continuer, il n’avait aucune idée de l’endroit où ils allaient, il savait juste qu’il avait très peur. Il eut l’impression de courir pendant des heures, il était à bout de force, il ne savait pas s’il pourrait faire un pas de plus et puis soudain, la femme s’arrêta. Elle s’agenouilla à sa hauteur et le fixa de ses grands yeux verts, elle était belle, ses cheveux blonds formaient des boucles autours de son visage fin, son teint était diaphane, voir très pâle, comme si elle n’avait jamais vu la lumière du soleil. Elle ne lui sourit pas, elle le prit par le menton pour qu’il la regarde et l’écoute attentivement.
    -« Tu dois être fort Yohnis, je compte sur toi. »
    Sa voix était si douce.
    -« Tu dois me faire confiance. »
    Il aurait voulu lui caresser le visage.
    -« Les autres ont tord. »
    « Reste avec moi… »
    -« Tu es mon enfant. »
    « Mère revient… »
    -« Tu vas accomplir la prophétie. »
    « Ne m’abandonne pas … »
    -« Ce médaillon nous sauvera tous. »
    « Ne me laisse pas seul … »
    -« Il le demande, il me parle, et c’est toi qu’il veut. »
    « Je ne veux pas … »
    -« Les sages mentent, il n’est pas dangereux. »
    « Pourquoi tu fais ça… »
    -« Quand tu seras prêt il te guidera. »
    « Ne t’en vas pas… »
    -« On se reverra Yohnis, accomplie ta destiné et on se reverra…»
    Yohnis se réveilla en sursaut, son cœur battait fort dans sa poitrine, il mit quelques secondes avant de comprendre où il était.
    Jamais il n’avait fait un tel rêve, comment avait-il pu oublier cette scène ? Il ne s’était même pas souvenu que cette femme était sa mère. Que s’était-il passé ? Pourquoi s’était-il évanouit ? Etait-ce le médaillon qui avait provoqué cela ? Il tremblait, il dû rester assis à même le sol pendant un moment. En passant une main sur son visage, il se rendit compte que des larmes avaient coulé de ses yeux, cela le surpris, il ne se souvenait plus de la dernière fois où il avait pleuré. Ce rêve avait été tellement réel, tellement fort, il ressentait encore la tristesse, la peine et la peur qu’il avait eues. Certains mots lui avaient parus familiers, les sages, la prophétie, il savait qu’il les connaissait mais il avait beau se concentrer il n’arrivait pas à s’en rappeler.
    Sa mère l’avait laissé seul dans cette forêt, cependant il ne lui en voulait pas, elle avait fait ça pour une bonne raison, il devait « les » sauver, il ne savait pas de qui il s’agissait exactement, mais sa mère semblait convaincu que lui seul pouvait le faire. Il ne se souvenait pas de comment il avait réussit à survivre dans la forêt avant que son maître ne le trouve. Il avait été impressionné par cet homme, vêtu d’une tunique rouge sang, le regard dure, il lui avait paru si sévère, mais il l’avait quand même suivi jusqu’à son village, une fois sortie de la forêt, il avait dû se cacher les yeux, la lumière le gênait terriblement, elle lui brûlait les yeux. C’était comme cela qu’il avait commencé sa nouvelle vie au village de Mizuho.

    18 ans plus tôt.

    L’homme en tunique rouge l’emmena dans une petite maison en bois, le jeune Yohnis était inquiet, il ne savait ce qu’il allait lui arriver. A l’intérieur, un homme d’un certain âge était assis au milieu d’une pièce plongée dans une certaine obscurité. L’homme en rouge s’avança et s’agenouilla. Il dit quelques mots à voix basse à l’homme. Ce dernier lui fit alors signe de s’approcher, ce qu’il fit d’un pas hésitant. Dans sa poitrine il sentait les battements frénétiques de son cœur. Il se mit à hauteur de l’homme en rouge et comme lui s’agenouilla, l’homme en face de lui se présenta comme étant le chef du village de Mizuho, ensuite il lui posa bon nombre de question auxquelles il répondit d’une voix monocorde. Il préféra toutefois taire l’existence du médaillon que sa mère lui avait remis, il ne voulait pas qu’on le lui prenne, c’était un souvenir important pour lui.
    Il eut l’impression d’être ici depuis des heures, il était si fatigué, il voulait juste qu’on le laisse tranquille. Dans sa tête il suppliait pour que cet interrogatoire s’arrête, il ne comprenait pas le but de ses questions, cela ne changeait rien à son problème, il était seul maintenant et il ne savait pas ce qui l’attendait. Le chef s’adressa à l’homme en rouge, il lui demanda ce qu’il voulait faire de lui, Yohnis se figea, il ne voulait pas retourner dans cette forêt, il ne voulait pas être seul à nouveau, il ne voulait pas être rejeté encore une fois.
    -« Si vous me le permettez, je m’occuperai de lui jusqu’à ce qu’il soit devenu assez fort pour devenir mon élève à part entière. »
    Avait-il bien entendu ? Il allait rester ici ? Il se senti alors soulagé dans un premier temps, mais ensuite il eu un sentiment de panique. Et si sa mère tentait de le retrouver, elle ne savait pas qu’il était ici ! Qu’allait-il faire ? Le chef dû lire sa peur sur son visage car d’une voix douce il le rassura.
    -« Mon garçon, les ninja s’entraînent souvent dans la forêt, si on retrouve ta mère, nous te conduiront à elle. »
    Il se senti de nouveau respirer, il regarda l’homme avec reconnaissance.
    -« Seulement tu dois savoir que la plupart des enfants que l’on découvre ont été volontairement abandonné. D’après ce que tu m’as raconté, je pense que c’est ton cas. »
    Il serra les poings, il avait raison. Des larmes roulèrent sur ses joues, des larmes de colère et de tristesse.
    -« Yohnis, la décision t’appartient, tu es assez grand pour savoir ce que tu veux. »
    Il essuya ses larmes et écouta attentivement.
    -« Soit tu restes ici et tu intégreras notre village en tant que ninja mais attention, cela demande un entraînement intensif. Soit nous te conduisons à Meltokio où tu seras pris en charge par l’assistance publique. »
    Quelque chose, un sentiment fort, l’incitait à rester ici. Il ne savait pas encore pourquoi mais il devait être ici.
    -« Je reste. »
    -« Qu’il en soit ainsi, demain Daisuke qui sera désormais ton maître t’enseignera les modes de vie de notre village, tu devrais t’habituer assez vite. Ensuite tu assisteras à un entraînement où tu rencontreras les enfants du village, nous ne te demanderons pas d’être à leur niveau pour le moment, ils s’entraînent tous les jours depuis leur plus jeune âge, cependant il faudra que tu fasses des efforts pour apprendre très vite car les missions des ninjas sont parfois dangereuses et il faudra que tu sois prêt et efficace. »

    Son maître l’emmena chez lui, c’était une grande maison un peu à l’écart du reste du village, lorsqu’il y entra Yohnis fut surpris de découvrir un intérieur presque vide, comme si personne ne vivait ici. Il suivit le ninja dans une grande pièce, il n’y avait qu’une table et des coussins qui semblaient avoir été malmenés par le temps, sur les murs se tenaient quelques portraits, quand son maître quitta la pièce, il s’approcha de l’un d’eux. Celui-ci représentait trois personnes, un couple et leur enfant, l’homme c’était son maître lorsqu’il était plus jeune, il semblait si heureux, la femme était très belle, elle avait de long cheveux noires qui lui encadraient le visage sur lequel elle affichait un sourire plein de chaleur, l’enfant devait avoir son âge, il avait les mêmes yeux que son père, ils avaient l’air de former une famille unie et heureuse. Il senti une main se poser sur son épaule, il sursauta légèrement, il n’avait pas entendu l’homme revenir.
    -« Le thé est prêt. »
    Il ne lui rien de plus, alors Yohnis ne lui posa pas de question même s’il était curieux de savoir ce qu’était devenu ses personnes. Il s’assit face à son maître, devant lui une tasse contenant un liquide clair laissait s’échapper une légère fumée. En imitant son hôte il porta la tasse à sa bouche, il ne connaissait pas du tout cette étrange boisson, il la trouva un peu amère au goût et il ne pu s’empêcher de faire une grimace. Il se senti gêné de sa réaction, mais à sa grande surprise l’homme éclata de rire.
    -« Ne t’inquiète pas, en grandissant tu finiras par apprécier son goût. »
    Il sourit, et Yohnis fut surpris par son changement d’expression, à cette instant précis, il ressemblait à l’homme du portrait, finalement, il n’était pas aussi dure qu’il l’avait crut.
    Le soir venu, Daisuke le conduisit dans sa chambre, c’était une pièce chaleureuse, bien différente du salon, il n’y avait aucune trace de poussière, des rideaux rouges ornaient la fenêtre, des figurines étaient disposés sur des étagèrent et un bouquet de fleurs décorait une petite table. On aurait dit que cette pièce était le cœur de la maison, elle semblait tellement vivante. Sur le lit, Yohnis remarqua que des habits impeccablement pliés y étaient posés, il jeta un regard surpris à son maître.
    -« C’est une tenue ninja, c’est ce que tu porteras dorénavant. »
    Il se demanda si cette tenue appartenait à son fils. L’homme le regardait avec un air si triste qu’il n’osa pas dire quoique ce soit.

    Cette nuit là, Yohnis dormit très mal, son sommeil était agité par de terribles cauchemars dans lesquels une voix d’outre tombe l’appelait, dans les ténèbres il pouvait sentir la présence d’un être malfaisant et extrêmement puissant. Il s’était réveillé plusieurs fois en sursaut, ce n’était que son imagination mais cela lui semblait si réel, dès qu’il fermait les yeux il pouvait de nouveau entendre la voix qui lui glaçait le sang. Il passa donc la majorité de la nuit à essayer de rester éveillé, mais son épuisement était tel qu’il ne pouvait résister. Dans sa main il tenait fermement le médaillon, malgré les efforts qu’il faisait il n’arrivait plus à se souvenir du visage de sa mère, cela ne faisait que quelques jours qu’elle l’avait laissé mais déjà il l’oubliait. Il ne comprenait pas, il essaya alors de chercher d’autres souvenirs en lui mais il n’eut pas plus de succès, c’était comme si quelque chose lui avait effacer la mémoire. Il savait comment il s’appelait, son âge, mais rien sur l’endroit où il vivait avant, ni de sa famille. Mais étrangement, il n’en était pas effrayé, au contraire, s’il arrivait à oublier qu’on l’avait abandonné, peut-être que la tristesse qui l’envahissait à chaque fois qu’il y repensait s’effacerait alors.
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  • Posté le 17 août 2007 à 16:45:33 Avertir un modérateur
  • Chapitre 14 : Ceux que l’on appelait « les enfants de la forêt »

    Le lendemain, son maître lui fit visiter le village, les gens qu’ils croisaient le regardaient étrangement mais il n’y prêta aucune attention sur le moment, lui aussi était curieux de découvrir de nouvelles choses. C’était vraiment un village magnifique, il semblait si paisible et les histoires que lui racontait Daisuke le passionnaient. Il l’emmena ensuite dans un champs où des enfants étaient réunis, ils les regardèrent un instant de loin, il lui expliqua que c’était l’entraînement quotidien des jeunes élèves, un homme vêtu de noire donnait des instructions, les enfants l’écoutaient avec sérieux. Yohnis était un peu inquiet, ces enfants faisaient toutes sortes d’enchaînements qui lui semblait très compliqués, comment serait-il capable d’en faire autant ?
    Il leva les yeux vers son maître, celui-ci lui fit signe de le suivre. Quand ils arrivèrent au niveau du groupe, Daisuke alla parler au ninja noire en l’entraînant un peu à l’écart, pendant ce temps, Yohnis dut subir les regards inquisiteurs des jeunes ninjas. Il les entendait murmuré autours de lui.
    -« Regardez ses yeux… »
    -« Il est étrange… »
    -« C’est un enfant de la forêt… »
    -« On aurait dû le laisser la bas… »
    -« Il n’a pas sa place ici… »
    Il senti une certaine colère monter en lui, pourquoi parlait-il de lui ainsi ? Il ne leur avait rien fait ! Un enfants d’une dizaine d’années s’avança vers lui, comme tous les gens de Mizuho il avait les cheveux et les yeux noirs, il le fixait avec un certain méprit.
    -« Les enfants de la forêt ne sont pas les bienvenus, lui dit-il avec un sourire sarcastique, tu vas comprendre que tu n’as rien à faire ici. »
    Yohnis se contenta de le regarder, que pouvait-il dire ? L’enfant ricana.
    -« Hé, il a perdu sa langue ! »
    Tous les autres gloussaient, ils se moquaient de lui.
    -« Cet idiot pense qu’il va devenir un vrai ninja, je suis certain qu’il n’est même pas capable de ce battre contre un enfant de deux ans ! »
    Cette remarque provoqua l’hilarité de tout le monde, il resta impassible fasse à cela. Il ne devait pas faire quelque chose de stupide, même s’il avait très envi de lui donner une bonne leçon. Heureusement pour lui, les deux ninjas les rejoignirent.
    -« Les enfants, je vous présente Yohnis, il suivra nos cours, j’espère que vous lui ferez un bon accueil. »
    Le ninja noire malgré le ton complaisant de ses paroles, le regardait avec froideur.
    -« Oui maître ! » Clamèrent les enfants.
    Quelle hypocrisie ! A ce moment là quelque chose se brisa en lui. Il écarquilla les yeux, il n’arrivait pas à calmer sa colère. Il baissa la tête pour ne pas que l’on remarque son état, son maître serait sans doute déçu par son attitude.
    -« Aujourd’hui Yohnis va nous regarder, reprenons là où nous en étions. »
    Pendant plus de deux heures, il resta assis à regarder, son maître à côté de lui, lui donnait quelques explications sur les enchaînements et techniques que les jeunes ninjas effectuaient.
    Il était attentif à chaque geste, il avait l’impression d’avoir assimilé ses mouvements rien qu’en les regardants. Le jeune ninja qui lui avait adressé la parole était le meilleur et de loin, sa maîtrise des techniques semblait parfaite, d’ailleurs le ninja noir le félicitait à chaque fois.
    A la fin de la séance, tous se saluèrent, Yohnis et Daisuke se levèrent pour partir mais le ninja noir appela ce dernier.
    -« Attends moi ici. » Lui fit son maître.
    Il regarda les deux hommes qui discutaient plus loin, de temps en temps il les voyait se tourner dans sa direction, apparemment ils parlaient de lui, il aurait bien aimé savoir ce qu’ils disaient.
    Un projectile passa à proximité de sa tête, surpris il se retourna.
    -« Si tu n’avais pas bougé je t’aurais eu. »
    C’était le garçon de tout à l’heure, derrière lui quelques uns des enfants ninjas.
    -« Je n’ai pas bougé, c’est toi qui ne sais pas viser. »
    Cette fois il ne comptait pas se laisser faire, sa colère contre eux n’avait pas faiblit.
    -« Qu’est-ce que tu as dit sale gamin ? »
    -« Vas-y Naganori ! Mets lui une raclée ! »
    Les autres encourageaient leur ami. Ils ne lui faisaient pas peur, il avait survécu dans cette forêt, seul, il n’avait eu besoin de personne, il agissait peut-être avec témérité mais il n’allait pas s’aplatir devant ces gamins, même s’il devait se faire battre.
    -« On aime pas les étrangers ! Et toi t’es qu’un bâtard, même tes parents ne veulent plus de toi ! »
    Yohnis le regarda avec fureur, il n’avait pas le droit de dire ça ! Une sensation étrange l’envahis, il eut l’impression de ne plus être lui-même. Il s’avança lentement vers Naganori, le regard menaçant.
    -« Tu crois faire quoi ? Reste où tu es ! »
    L’enfant avait perdu de son assurance, il n’avait sans doute pas imaginé une telle réaction de sa part. il se mis en position de combat et ses amis firent de même. Naganori lui porta un coup mais Yohnis l’esquiva sans problème ce qui surpris son assaillant, Yohnis esquissa un sourire malsain.
    -« Alors c’est tout ce que tu es capable de faire ? C’est pathétique ! »
    Il s’entendait parlé, mais ce n’était pas lui. Sa voix elle-même était différente, presque rauque.
    Tour à tour, chaque enfant se jeta sur lui, mais aucun coup ne l’atteignit. Il ne savait pas comment c’était possible, il en était le premier surpris, mais cette envie de sang était tellement forte qu’il se sentait en transe!
    Au loin il entendit crier son nom, mais il ne se retourna pas, il s’amusait beaucoup, c’était tellement drôle de voir leur mine déconfite à chaque fois qu’ils le manquaient.
    -« Espèce de… »
    -« Naganori ! Arrête ! »
    Yohnis reconnu la voix du ninja noir, mais l’autre enfant continua de l’attaquer. Les autres avaient stoppé net dès qu’il avait aperçut leur maître. Il se dit que c’était le moment de mettre fin à ce combat ridicule, cet idiot n’était pas assez fort pour lui. Il lui donna un coup de pied dans le ventre, suivit d’un coup de coude dans le visage. Naganori essaya de riposter, mais Yohnis enchaîna ses mouvements avec une telle précision qu’il envoya son adversaire à terre très rapidement. Son étrange sourire toujours sur les lèvres, il regarda le jeune garçon qui ne se relevait pas. Personne ne bougea pendant un instant, ils le dévisageaient tous avec stupeur mais il s’en fichait. Le ninja noir se porta au secours de son élève, il regarda la scène avec détachement, sentant une main se poser sur son épaule il se dégagea et effectua un salto pour faire face à son adversaire, c’est alors qu’il se rendit compte que c’était son maître, celui-ci le fixait avec un air étrange. Il ne voulait pas faire ça ! Il allait le détester ! Il senti la colère qui l’avait submergé se dissipé doucement, il perdit peu à peu ses forces et s’écroula alors à terre.

    Quand il reprit connaissance, il se senti un peu perdu, il ne savait plus où il était. Il tourna alors la tête et aperçut son maître avec le chef du village.
    -« Comment te sens-tu jeune homme ? »
    Il tenta de parler mais aucun son ne sorti de sa bouche.
    -« On m’a rapporté ce qu’il s’est passé. »
    Yohnis mit quelques instants avant de comprendre de quoi il parlait, la scène lui semblait floue dans son esprit, avait-il vraiment fait ça ? Il eut alors un moment de panique, il avait faillit blesser sérieusement l’un des leurs ! Ils allaient se débarrasser de lui ! Il se releva brusquement, il voulait expliquer ce qu’il s’était passé, ce n’était pas sa faute ! Mais avant qu’il ne puisse s’exprimer, son maître lui fit signe de se calmer.
    -« Naganori va bien, il a reçut la leçon qu’il méritait, il a sous-estimé son adversaire c’est une faute très grave. De plus, il t’a attaqué sans la moindre raison. »
    Le chef soupira, il s’agenouilla prêt de lui et le prit par les épaules.
    -« Ecoute, pendant quelques temps les habitants de ce village vont te considérer comme un étranger, Mizuho est très rarement en contact avec les gens de l’extérieur, ne prend pas mal leur méfiance, je suis sûr que petit à petit ils t’intégreront comme l’un des nôtres. »
    Yohnis hocha la tête, mais en fait il ne comprenait pas qu’on puisse montrer autant de haine envers un enfant comme lui.
    -« Je ne peux cependant pas te laisser t’entraîner avec les autres enfants. Tu sembles disposer de capacités intéressantes, avec ton maître nous avons pensé qu’il serait plus judicieux que tu poursuives seul tes entraînements. »
    Il baissa la tête, on le mettait à l’écart.
    -« Daisuke s’occupera de toi. Ne t’inquiète pas de ce que pense les gens, quand ils verrons en toi un ninja accompli, tout s’arrangera. »
    Les paroles du chef ne le rassuraient pas pour autant et le temps qui passa lui donna raison, chaque fois qu’il se rendait au village, les regards se faisaient haineux surtout ceux des enfants, son apparence n’arrangeait rien, il était trop différent des habitants de Mizuho. Au fil des mois, malgré ses progrès, il se sentait toujours aussi seul, il n’y avait jamais un mot gentil pour lui et quand il voyait tous ces enfants accompagnés de leur parents il ne pouvait s’empêcher d’être jaloux, lui n’avait pas cette chance, même si son maître l’élevait comme s’il était son propre fils.
    Un jour, le chef du village ramena avec lui une petite fille, elle aussi avait été abandonnée dans la forêt maudite. Elle ne devait pas avoir plus de trois ou quatre ans, elle lui avait paru effrayé par tous ces gens qui la regardaient, il ne fut pas surpris lorsque le chef décida de la prendre sous son ailes, c’était un homme bon et généreux. La réaction que provoqua la venue de cette fillette ne le surprit même pas. Pendant des semaines les habitants ne parlèrent que de ça, ils ne comprenaient pas que leur chef puisse garder cette enfant de la forêt avec lui. Il se sentait triste pour elle, elle aussi aura à subir les mêmes discriminations que lui.

    En pleine nuit, quelques mois après, on vint chercher son maître pour une affaire importante. Voulant savoir de quoi il retournait il les suivi discrètement, de toute façon les nuits il ne pouvait pas dormir, ses cauchemars se faisaient de plus en plus présents et à chaque fois il voyait la même chose, une sorte de bracelet représentant un serpent. Il n’avait plus peur de la voix, elle était même devenue comme une amie, mais depuis quelques jours ces rêves étaient tellement intenses qu’ils lui faisaient mal. Il se glissa derrière la maison du chef où de nombreux ninjas s’étaient regroupés, il ne voyait rien mais pouvait toutefois entendre quelques brides de leur conversation. La fillette était au centre de cette affaire, il comprit qu’ils avaient découvert en elle certaines facultés à utiliser la magie. Beaucoup de ninjas conseillèrent au chef de l’abandonner dans la forêt, Yohnis était scandalisé par ces propos, comment osaient-ils ? Ils avaient peur d’une enfant sans défenses juste parce qu’elle était un peu différente, il serra les poings de rage, étaient-ce cela les courageux ninjas que lui avait décrit Daisuke ? Un bruit derrière lui le fit sursauter, le cœur battant il se retourna, s’il se faisait prendre son maître serait furieux, mais il se retrouva face à la fillette. Inquiet qu’on les découvre ici, il la pris dans ses bras et s’éloigna de quelques mètres.
    -« Qu’est-ce que tu fais là ? »
    Il lui avait parlé d’un ton sévère. La petite fille le fixait avec insistance, mais il ne vit ni peur ni animosité dans ses yeux, juste de la curiosité.
    -« T’es qui toi ? Moi c’est Sheena ! »
    -« Yohnis… » Lâcha-t-il après un moment.
    Il ne savait pas ce qu’il allait pouvoir faire d’elle, s’il la ramenait alors tout le monde saurait qu’il était descendu au village, et comment lui faire comprendre de ne rien dire de leur rencontre ? La jeune fille le regardait toujours bien loin d