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Forum : Tales of Symphonia
Sujet : « fanfic: Le dragon sacré »
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naikkoh
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Posté le 04 novembre 2007 à 22:44:46

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Prends ton temps yuen pour écrire tes chapitres. La précipitation ne rime pas toujours avec bon chapitre^^
Ganbatte pour ton boulot!
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yuen
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Posté le 05 novembre 2007 à 22:18:44

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Merci Naikkoh^^
Je vais prendre tout mon temps pour tenter de faire un bon chapitre. De toute manière, écrire dans la précipitation ne me plait guère. Je préfère bien réfléchir à l´avancée de l´histoire.
Mega
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Protoman_ntw
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Posté le 07 novembre 2007 à 00:17:36

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Naikkoh
Tu dois en avoir, du travail.
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yuen
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Posté le 07 novembre 2007 à 20:39:20

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Mega
Hé!!! T´es pas sympa avec moi!
Bon, d´accord, c´est certes juste, mais fallait pas te sentir obliger de le dire!
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Naikkoh
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Posté le 09 novembre 2007 à 16:18:31

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Protoman
Bah non pas tant que ça en fait. Et puis ça me dérange pas^^ J´aime bien corriger les bonnes fics moi :p
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yuen
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Posté le 07 décembre 2007 à 21:21:08

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Enfin le week end! Encore une semaine et je vais profiter de mon mois de vacances ^^
Chapitre 21 : Karas, le traître. Une journée presque ordinaire.
La nuit venait à peine de tomber au dessus de Meltokio, mais déjà le calme régnait dans le palais. D’un pas silencieux, la princesse Hilda se promenait dans les couloirs de la demeure royale. Depuis que Zélos était parti, elle n’arrivait plus à dormir. Elle s’inquiétait pour lui, elle ne savait ni où il était, ni ce qu’il faisait. Alors, afin de trouver le sommeil, elle avait pris l’habitude de faire quelques pas dans le palais. Elle aimait ce moment de solitude, cela était si reposant. Toutes ses journées, elle les passait avec ses dames de compagnie ou son père. Les préparatifs du mariage lui prenaient aussi beaucoup de temps et l’ennuyaient. Elle qui avait tant rêvé de cette union, voilà qu’elle s’en désintéressait totalement à présent.
Elle ne supportait plus cette vie où elle devait toujours tenir le rôle de la princesse, représentant l’image du royaume. Elle voulait juste être Hilda, une jeune femme normale. Depuis ses fiançailles avec Zélos rien ne s’était arrangé. Elle devait en plus faire face aux regards et aux remarques fortement désagréables des anciennes courtisanes de son fiancé. En serait-il ainsi toute sa vie ? Etait-ce le prix à payer pour être née privilégiée ? Bien sûr, elle avait tout ce dont elle pouvait rêver, une belle demeure, un père aimant, de beaux habits et elle ne mourait pas de faim. Pourtant, cela ne lui convenait plus. Ses obligations lui pesaient. Entre tous ces bals, ces réceptions, ces dîners, où elle devait jouer son rôle de future héritière du royaume, elle avait l’impression de ne plus être elle-même. Partir, elle y avait déjà songé. Seulement, elle ignorait comment elle pourrait survivre à l’extérieur du palais. Elle ne connaissait pas grand-chose en dehors de Meltokio, elle ne saurait où aller, ni que faire pour gagner sa vie. Elle vivait depuis toujours dans sa tour dorée, entourée de personnes qui faisaient tout à sa place et n’avait aucune autonomie, aucune liberté réelle.
Elle se posait beaucoup de questions depuis quelques jours, se demandant si son mariage avec Zélos était une bonne chose. Hilda l’aimait, elle voulait l’épouser mais cette situation lui paraissait injuste pour le jeune homme.
Perdue dans ses pensées, elle s’aventura dans un autre couloir désert. Une lumière filtrant sous une porte attira soudainement son attention. C’était le bureau de Karas. Que faisait-il ici à cette heure ? Le conseiller de son père était revenu au palais deux jours plus tôt, après être parti précipitamment pour une affaire urgente avait-il expliqué au roi. Curieuse, Hilda commença à s’approcher de la porte quand des bruits de pas résonnèrent. Légèrement paniquée à l’idée qu’on la trouve ici, elle fit demi-tour et se cacha derrière l’une des imposantes colonnes de marbre qui jalonnaient le couloir. Malgré sa peur, elle ne put s’empêcher de jeter un œil pour savoir à qui ces pas appartenaient (petite fouineuse va ! xD). Prudemment, elle se pencha pour regarder. Elle mit sa main devant sa bouche pour étouffer un hoquet de surprise. Cet homme ! Yohnis… il était lui aussi revenu. Elle espérait qu’il n’ait pas remarqué sa présence.
Se faisant le plus discret possible, la jeune princesse l’entendit frapper à la porte, puis l’ouvrir aussitôt sans attendre de réponse. La jeune femme soupira de soulagement, il ne l’avait apparemment pas vu. Elle sortit alors de sa cachette. À nouveau seule dans le couloir, elle était tiraillée entre l’envie de savoir ce qu’il se passait dans le bureau de Karas et celle de retourner sagement dans sa chambre. La porte laissée légèrement entrouverte semblait l’appeler à rester.
Tenant sa robe dans ses mains pour éviter le bruit des frottements de tissus, elle se faufila le plus silencieusement possible près de la porte. Elle s’arrêta à proximité. D’où elle était elle pouvait entendre clairement les voix des deux hommes.
« Ne vous moquez pas de moi Karas ! cria presque Yohnis. Vous avez tenté de nous tuer !
- C’est juste un malentendu…se justifia Karas visiblement pas rassuré.
- Un malentendu ? Vous avez envoyé des gardes par dizaine, armés jusqu’au dents et vous appelez cela un malentendu ?
- Je…je… »
Il y eut un court silence.
« On peut s’arranger, continua le conseiller d’une voix un peu trop mielleuse. Combien voulez-vous pour oublier cet…incident ?
- Je ne veux pas de votre argent, fit Yohnis d’une voix inquiétante. Rendez moi juste ce que je vous ai laissé. »
Karas ria.
« Je ne pense pas que cela soit possible. Voyez vous, je les conserve à un endroit connu de moi seul. Si vous me tuez, jamais vous ne les récupérerez. Je ne sais pas ce que contienne ces tablettes, mais je suis sûr que les experts que j’ai engagé vont très vite faire des découvertes intéressantes. »
Un bruit retentit soudain, faisant sursauter Hilda. Jetant un œil dans l’ouverture de la porte, elle vit que Yohnis avait abattu son poing sur le bureau. Elle n’aima pas l’expression de satisfaction qu’elle lut sur le visage de Karas.
« - Elles ne vous sont d’aucune utilité ! s’indigna le jeune homme.
- Je me demande pourquoi vous les voulez tellement ! s’interrogea le conseiller. Je suis sûr que ce n’est pas pour leur valeur historique.
- …Bâtard !
- De plus, je suis certain que rien de fâcheux ne m’arrivera tant qu’elles seront en ma possession. Disons que je les garde également pour ma sécurité.
- Tsss…ridicule ! Je me demande quelle sera la réaction du souverain quand il apprendra que c’est vous l’instigateur des attaques ! »
Hilda était choquée par ce qu’elle venait d’entendre. Karas était le responsable des attaques imputées aux demi-elfes ? Non, c’était impossible ! Pourquoi ferait-il une chose pareille ?
« Et vous pensez que ce roi qui me fait toute confiance va vous croire ? Je vous pensais plus intelligent que cela ! fit Karas d’un ton sarcastique. De plus, il croit dur comme fer que ce sont les gens de Mizuho qui sont responsables de cela.
- Voyez vous cher conseiller, il y a juste un problème. Avoir emprisonné le fiancé de la princesse était vraiment idiot. Il va vouloir savoir qui a voulu l’éliminer et je crains pour vous qu’il ne découvre tôt ou tard la vérité. Quand vous voulez tuer quelqu’un, faites en sorte que cela réussisse la prochaine fois ! C’est vous qui manquez d’intelligence !
- Je ne vous permets pas de m’insulter. Je pourrais vous faire arrêter pour vos agissements ! Vous aussi n’êtes pas tout blanc dans cette affaire. C’est bien vous qui avez éliminé les ninjas. Si je tombe, vous tombez avec moi. Alors j’y réfléchirai deux fois avant de parler ! »
Karas semblait hors de lui. La jeune femme, elle, était au bord de la nausée par tout ce qu’elle venait d’apprendre.
« Je n’aurais jamais commis un tel acte si vous ne m’en aviez pas donné l’ordre ! Je regrette d’avoir accepté de travailler pour vous ! s’écria Yohnis.
- Je crains que vous n’ayez d’autre choix que de continuer si vous voulez revoir vos précieuses tablettes et rester vivant.
- Serait-ce une menace ?
- Prenez ces paroles comme bon vous semble, mais si j’étais vous je resterais prudent…
- Où sont les demi-elfes ? demanda brusquement le jeune homme. Pourquoi ne sont-ils pas dans les prisons ? »
Encore une fois, Karas eut un rire mauvais.
« Ils travaillent pour moi. Les laisser pourrir dans ces prisons n’était d’aucune utilité, alors que les faire travailler dans mes mines de diamants, ça c’est beaucoup plus rentable !
- C’est vraiment ignoble !
- Et dire que cela est possible grâce à vous !
- Je n’aurais jamais fait cela si j’avais connu vos intentions !. ..On se reverra Karas ! »
Hilda vit Yohnis se diriger vers la porte, mais elle n’avait pas le temps de retourner se cacher. Elle se colla donc contre le mur, en espérant qu’il ne la voit pas. Yohnis sortit dans le couloir, posa des yeux surpris sur elle mais ne fit aucun commentaire. Il ferma la porte derrière lui et la prit par le bras sans ménagement pour l’emmener plus loin.
- Allons à l’extérieur ! lui murmura-t-il d’un ton ferme
Comprenant qu’elle n’avait pas le choix, la princesse le suivit en silence jusque dans le parc du palais.
Il faisait encore doux en cette saison, pourtant la jeune femme tremblait. Elle était encore bouleversée par ce qu’elle avait entendu. Elle ne dit rien, attendant que ce soit Yohnis qui prenne la parole en premier.
« Princesse, commença-t-il, je suis désolé que vous ayez surpris cette conversation. Jamais vous n’auriez dû être au courant de tout cela !
- Pourquoi… ? » fit-elle simplement les yeux humides.
Le jeune lui raconta tout ce qu’elle voulut savoir. Plus il avançait dans ses explications plus elle se demandait comment elle avait pu se laisser abuser par Karas. C’était un monstre. A cause de lui des innocents étaient morts et les demi-elfes injustement accusés de crimes qu’ils n’avaient pas commis.
- Encore une fois, pour votre sécurité et celle de votre père, j’éviterai d’en parler à qui que ce soit.
- Mais…
- Karas n’hésitera pas à vous tuer tous les deux pour sauver sa tête.
- Oui…Je…
Hilda se tut un instant. Elle regarda le jeune homme. Finalement, il n’était pas aussi terrifiant qu’elle le croyait. Lui aussi était une victime de Karas.
« Vous devriez retourner dans votre chambre princesse.
- Non ! Je voudrais savoir…je voudrais savoir où est Zélos ? Comment va-t-il ? »
Yohnis secoua la tête.
« Comme je vous l’ai dit, il allait bien au moment où je les ais perdu de vue dans le désert. Je ne peux malheureusement pas vous en dire plus.
- Oh !… »
Hilda était déçue de ne pas en savoir d’avantage. Mais au moins Zélos était vivant selon Yohnis.
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yuen
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Posté le 07 décembre 2007 à 21:22:25

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Une fois la princesse partie, Yohnis soupira. Karas avait eu de la chance ce soir. La princesse lui avait sauvé la vie. Il n’avait pas prévu la présence de la jeune femme et l’avait remarqué au dernier moment, juste avant de frapper à la porte. Cela avait contrarié quelque peu ses projets, il n’était pas venu pour discuter avec Karas. Cependant, il aurait été préjudiciable pour lui de le tuer presque sous les yeux d’Hilda. Il n’avait donc pas voulu prendre un tel risque. Ce n’était pas par hasard qu’il avait laissé la porte entrouverte, il se doutait bien que cette petite fouineuse serait tentée d’écouter leur conversation.
Faire parler Karas n’avait pas été difficile. C’était un homme qui aimait se vanter et qui avait une grande opinion de lui-même. Malgré lui, il avait dévoilé tous ces plans à Hilda. A présent, cette dernière était au courant des agissements du conseiller de son père et le jeune homme espérait bien en tirer profit. Elle avait eu pitié de lui au moment où il lui racontait tout en détail, il l’avait vu dans son regard. Il avait bien sûr pris soin de modifier quelque peu la réalité des faits, minimisant ainsi son rôle dans toute cette affaire.
Cela l’avait beaucoup amusé de jouer cette petite scène. Simuler des sentiments de peine et de culpabilité pour attirer sa pitié n’avait pas été très compliqué. Les femmes étaient toujours très compatissantes dans ce genre de situation et Hilda n’échappait pas à la règle. Elle l’avait cru sur parole, sans poser la moindre question sur sa véritable implication dans cette histoire. Maintenant, il espérait juste qu’elle tiendrait sa promesse de ne rien dire sur son rôle d’espion à ce stupide rouquin quand il reviendrait. Car il en était sûr, il reviendrait. Il ressentait que Sheena était en vie. Il y avait alors de fortes chances pour qu’ils tous aient survécus.
Il crispa sa mâchoire en repensant à ce qui s’était passé dans le désert. Il se souvenait de son impuissance, de la peur qu’il avait ressentie à ce moment là. Cette fois, il n’avait su comment gérer la situation et il s’était tout simplement enfuit. Il avait erré dans le désert et ses pas l’avaient conduit à la prison dont ils s’étaient échappés. Il s’y était réfugié, restant des heures prostré à tenter de réfléchir.
Certains flashs, des images intenses et brèves, avaient défilé dans sa tête. Il n’avait su dire ce qu’ils représentaient exactement. Un visage et un nom, c’était tout ce dont il se rappelait.
« Saehna » avait murmuré la voix, mais ce n’était pas la même que d’habitude. Cette voix là lui avait paru plus humaine, plus normal. Etaient-ce des souvenirs de son enfance ? Pourtant la femme qu’il avait vu ne ressemblait pas à sa mère et il n’avait aucune idée de qui elle pouvait être. Il ne savait pas pourquoi la voix lui avait montré cela et pour le moment, il préférait ne pas en tenir compte. Il devait d’abord récupérer les précieuses tablettes. Trouver le temple restait sa première priorité et il n’allait pas laisser Karas lui mettre des bâtons dans les roues !
Si cet homme croyait sauver sa vie en gardant en sa possession les tablettes, il se trompait. Yohnis comptait bien lui faire payer le fait d’avoir tenté de le tuer.
Préséa et Régal arrivèrent à Sybak en milieu d’après-midi. Le ciel était couvert et un léger vent rafraîchissait l’atmosphère. La jeune fille hésita avant de rentrer dans l’auberge. Elle se demandait comment annoncer la terrible nouvelle à Raine. Elle ne voulait pas avoir à faire ça, elle voulait juste que cela ne soit qu’un mauvais rêve ! Elle sentit la main de Régal se poser sur son épaule. Elle leva les yeux sur lui, il avait la mine sombre. Préséa savait qu’il se sentait coupable de ce qui était arrivé à Génis. Il avait promis à Raine de veiller sur lui mais il n’avait pu empêcher le jeune garçon de se faire capturer par les soldats.
Après avoir pris une grande inspiration, Préséa poussa la porte. L’aubergiste les accueillit chaleureusement.
« Bonjour, commença la jeune fille, deux de nos amis sont ici. Nous aimerions savoir s’ils sont toujours là. Ils sont archéologues…
- Ah oui, la coupa l’homme derrière son comptoir, je me souviens d’eux. Je suis désolé, mais ils sont partis voilà quelques jours.
- Partis ? redemanda Régal. Savez-vous où ?
- Heu…non, j’ai trouvé l’argent sur le comptoir un matin. Ils ont dû partir durant la nuit précédente. »
Préséa se sentit malgré elle soulagée. C’était égoïste de sa part et elle en était consciente, mais qu’allait-elle pouvoir dire à Raine pour la rassurer lorsqu’ils lui raconteraient ce qu’il était arrivé ? Elle ne se sentait pas prête à affronter ça, pourtant, ils ne pouvaient pas laisser le professeur dans l’ignorance.
Régal lui, était un peu dérouté, il n’avait pas prévu que les deux jeunes gens seraient partis. Il trouvait cela un peu étrange d’ailleurs, mais après tout, Raine était tellement imprévisible et passionnée lorsqu’il s’agissait de recherches archéologiques. Elle n’avait sans doute pas pensé à laisser à l’aubergiste une indication sur sa destination. Régal espérait qu’elle et Yohnis reviendraient vite.
« Que faisons-nous ? lui demanda Préséa.
- Restons ici quelques temps, nous les attendrons. J’enverrai tout de même une lettre au majordome de Zélos pour savoir s’ils ne sont pas à Meltokio. »
Régal réserva une chambre et l’aubergiste lui conseilla alors d’aller voir une jeune demi-elfe du nom de Tina à la bibliothèque. Il l’avait aperçut plusieurs fois en compagnie de leurs amis.
« Allez à l’accueil et demandez Tina, elle devrait y être à cette heure-ci. Sinon vous la trouverez au centre de recherche. »
Les deux jeunes gens remercièrent l’aubergiste et se rendirent aussitôt à la bibliothèque, ils espéraient que cette femme puisse les renseigner. Arrivé devant l’imposant bâtiment, Préséa se tourna vers Régal.
« Je trouve étrange que les demi-elfes ne soient pas rejetés de cette ville. N’ont-ils pas subi d’attaques ici ?
- Non, pas à ma connaissance. Il faut savoir que la directrice du centre de recherche est une demi-elfe depuis la réunification. Il me semble d’ailleurs que c’est la fille de l’ancien pontife.
- Je vois…
- C’est agréable de voir une ville où humains et demi-elfes vivent côte à côte. J’espère que cela durera. »
Ils entrèrent dans le bâtiment où un silence pesant régnait. Les deux jeunes gens s’avancèrent vers la réceptionniste. Elle les fit patienter un instant et revint quelques minutes plus tard accompagnée d’une jeune femme à l’air un peu gauche.
« Vous voulez me parler ? demanda-t-elle d’une voix presque murmurante.
- En effet, lui répondit Régal. Serait-il possible d’aller dans un lieu où nous pourrions discuter plus tranquillement ?
- Oui, suivez-moi s’il vous plait. »
Tina les emmena dans une petite salle à l’étage. La jeune femme ne semblait pas être très rassurée.
« Voilà, commença l’homme d’affaire. L’aubergiste nous a dit que vous aidiez notre amie Raine et le jeune homme qui était avec elle dans leurs recherches. Nous voudrions savoir si vous aviez une idée de l’endroit où ils sont.
- Non, en fait ils sont partis si vite ! Je ne savais même pas qu’ils devaient s’en aller.
- Oh ! fit Préséa un peu déçue, vous ne savez vraiment pas ? »
Tina secoua la tête.
- Vraiment pas, je suis désolée. Le plus étrange c’est que le lendemain de leur départ je devais aider Melle Sage et lui apporter d’autres manuscrits très anciens.
Elle prit une légère pause.
- D’ailleurs, reprit-elle un peu gêné, ils ont emporté avec eux certains documents très précieux. Je ne l’ai pas encore signalé, mais si on venait à le découvrir…S’il vous plait, si vous les retrouvez, demandez bien à Melle Sage de les rapporter ici ! Je crains sinon qu’on ne l’accuse de vol !
Régal et Préséa étaient estomaqués. Ils n’arrivaient pas à imaginer ce qu’ils venaient d’entendre. Comment croire que Raine ait pu faire une chose pareille ! Une accusation de vol pouvait lui attirer beaucoup d’ennuis. Avait-elle été consciente de ça ?
Les mains posées sur ses genoux, Sheena serrait nerveusement le tissu rouge de la robe que lui avait fourni Rinna. Elle était mal à l’aise. Il régnait une ambiance étrange dans le petit salon de l’auberge. Quelque chose n’allait pas, mais elle ne savait quoi. En face d’elle, Colette semblait gênée elle aussi. « Pourquoi ? » ne cessait-elle de se demander. Dans les quelques bribes de souvenirs qu’elle avait retrouvé la veille, il lui semblait pourtant qu’elle s’entendait bien avec la jeune fille. Alors qu’avait-elle fait ? Avait-elle dit quelque chose qui ne fallait pas ? Elle fixa de nouveau Colette qui détourna la tête pour éviter son regard. Sheena s’en sentait blessée, elle ne comprenait pas cette attitude. Et ce n’était pas que Colette, il s’agissait aussi des autres, mis à part Zélos et Yuan.
La jeune ninja voulait juste discuter un peu avec eux. Tenter d’en apprendre plus sur elle et sur l’aventure qu’ils avaient partagée ensemble. Elle n’y voyait pas le mal ! D’ailleurs c’était plus que légitime ! Pour toutes réponses, Génis lui avait apporté un livre appartenant aux filles de Rinna intitulé « le périple des héros de la réunification » relatant leurs combats afin de sauver les mondes et de les réunir. Cela partait peut-être d’une bonne attention, mais ce n’était vraiment pas ce qu’elle voulait ! Une certaine colère commença à la submerger. C’était injuste ! Ce n’était pas parce qu’il lui manquait une partie de sa mémoire qu’on devait la traiter comme une incapable ou l’ignorer comme le faisait Raine! Elle avait droit à un peu plus de respect !
Ne supportant plus l’atmosphère pesante qui régnait dans la pièce, elle se leva brusquement et sans un mot, alla dehors. Il faisait très chaud encore aujourd’hui, le ciel était d’un bleu profond rendant le cadre de ce village très agréable. Demain, ils partiraient. Ils ne voulaient pas profiter trop longtemps de l’hospitalité de ses habitants. Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle ferait ensuite. Lloyd et Colette, à ce qu’elle avait comprit se rendrait à Isélia, un village assez proche d’ici apparemment, pour rendre visite à leurs familles. Raine et Génis, de leur côté, partiraient pour Sybak, tandis que Yuan et Zélos rejoindrait Meltokio. Elle pensait elle aussi aller à Meltokio. Après tout, seul Zélos lui avait demandé si elle voulait se joindre à eux. C’était vraiment curieux qu’il soit aussi attentionné avec elle, car de ce qu’elle se souvenait, elle ne paraissait pas l’apprécier plus que ça et cela semblait également réciproque. Pourtant, elle n’avait pas l’impression qu’il se forçait à être gentil avec elle.
Elle resta un moment sans bouger, regardant juste le paysage. Finalement, elle décida d’attendre le retour de Zélos et Yuan, partis aider un couple de vieux paysans, près de l’oasis. Elle s’assit alors sur un petit banc en bois installé le perron, elle n’avait aucune envie de retourner à l’intérieur. Elle ferma les yeux un court instant. Elle se sentait lasse et inquiète à la fois. Il lui semblait qu’elle oubliait quelque chose d’important, mais impossible de se souvenir quoi exactement. L’image de son grand-père s’imposa alors à elle.
- Grand-père…murmura-t-elle doucement.
La jeune ninja aurait tant aimé retourner à Mizuho ! Malheureusement, Yuan lui avait dit que cela était impossible pour le moment. Elle sentait que quelque chose était arrivée, mais une fois encore on ne lui disait rien. Elle se sentait soudain très fatiguée, sa tête commençait à la faire souffrir. Elle s’allongea à demi sur le banc pour être plus à son aise. La jeune femme n’avait guère dormi la nuit dernière, trop excitée par ce dont elle s’était rappelée, et elle en payait maintenant le prix. Elle étouffa un bâillement avant de clore ses yeux et se laisser transporter par ses songes.
Le soleil déclinait lentement. Petit à petit le ciel rougit, jusqu’à devenir écarlate. Au loin des oiseaux passèrent en gazouillant bruyamment, le bruit d’insectes cachés dans les hautes herbes s’intensifia, des femmes du village crièrent pour appeler leur enfants qui accoururent en riant mais rien ne semblait pouvoir tirer Sheena de son profond sommeil.
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yuen
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Posté le 07 décembre 2007 à 21:22:57

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Saehna, accompagnée de sa mère, arpentait les rues du village. Le jour de son union approchait et en plus de son devoir de grande prêtresse, elle devait se soumettre à la volonté de sa mère qui voulait absolument l’impliquer dans les préparatifs de la cérémonie. Pourtant, elle lui avait assez répété qu’elle se fichait bien de tout cela. Elle n’avait plus le temps de voir Sihnn et il lui manquait terriblement. Elle ne savait pas ce qu’il faisait, s’il pensait encore à elle. Pourrait-il lui éviter cette union ? Il le lui avait promis. Il ferait tout pour qu’il reste ensemble, mais elle avait comme un mauvais pressentiment. Et s’il décidait de l’abandonner à son sort ? Si finalement il ne l’aimait pas autant qu’elle le ? Elle ne voulait pas y croire, mais il ne lui avait pas donné de nouvelles depuis des jours et ses questions avaient surgit insidieusement en elle.
La tête basse, elle marchait silencieusement, sa mère s’étant lancé dans un monologue sur la fierté et le bonheur que cette union lui procurait. Saehna en avait plus qu’assez qu’on lui parle constamment de cela. Tout le monde semblait plus enthousiaste qu’elle, même les autres prêtresses si mettaient.
- Par la déesse Aahnor ! s’écria soudain sa mère avec dégoût.
Surprise, la jeune femme leva la tête. La vie s’était comme figée, tous les villageois présents dans le village s’étaient arrêtés et regardaient dans la même direction. On entendait plus que des murmures ici et là.
- Que fait-il ici ? continua-t-elle, c’est honteux ! Venir au village alors qu’il y a tant de monde lui est pourtant interdit ! J’espère qu’il se fera définitivement bannir pour cela !
Ce fût à ce moment là que Saehna comprit ce qu’il se passait. Sihnn était là, il était venu au village. Elle se décala légèrement pour l’apercevoir puisque d’où elle était elle ne pouvait pas. Il était bien là, marchant la tête haute sans porter la moindre attention à tous ces regards braqués sur lui. En le voyant, la jeune femme sentit son cœur s’emballer. Elle aurait aimé se jeter dans ses bras à cet instant. Elle le suivit du regard et quand il passa à sa hauteur, elle attendit fébrilement qu’il lui fasse un signe. Son souhait se réalisa, il lui lança un regard de côté. Ce fût bref, mais elle put lire dans ses yeux tout l’amour qu’il avait pour elle. Son cœur se remplit alors d’une joie intense et elle ne put s’empêcher d’esquisser un léger sourire. Il était là pour elle. Il n’allait pas l’abandonner. Elle se sentit vraiment idiote d’avoir douté de lui.
Malheureusement sa mère avait surpris ce regard et ce sourire. D’un geste ferme elle prit sa fille par le bras et la ramena à la maison.
« Ton comportement est inacceptable ! lui hurla sa mère une fois à l’intérieur.
- Mais je n’ai rien fait de mal !
- Tu as osé…tu as osé sourire à cet…homme, ce monstre ! Ne me mens pas ! Je t’ai vu ! Et ce regard … !
- Mais…ce n’était rien…! »
Saehna était au bord des larmes. A cause d’elle, Sihnn risquait de graves ennuis. Sa mère était une personne influente au sein de la communauté. Il allait la détester ! Elle aurait dû faire plus attention, c’était entièrement sa faute.
- Je ne veux plus que tu sortes seule ! Je ne veux pas que tu aies des contacts avec ce…ce sous-homme!
Sa mère ne considérait pas Sihnn comme un être humain, il n’était pour elle qu’un monstre, une erreur de la nature. Saehna eut envie de hurler. Elle avait envie de dire à sa mère que Sihnn était l’homme le plus doux, le plus humain qu’elle avait rencontré. Mais elle ne pouvait pas. Elle devait essayer de la calmer sa mère même si pour cela elle devait mentir sur ses sentiments, afin de les protéger, de protéger leur amour.
Chaque mot qu’elle prononça lui fit mal. Dire qu’elle considérait elle aussi le jeune homme comme un monstre, comme un animal ne méritant pas de vivre parmi eux, lui écorchait la bouche. Quand elle eut fini, sa mère parut satisfaite mais Saehna voyait toujours un léger doute dans ses yeux. Elle rajouta alors qu’elle était impatiente et fière de s’unir avec Orkhann.
Avant de monter dans sa chambre, sa mère la prit par les épaules et la secoua fortement.
« Promets moi de ne pas te lier avec cet homme ! Promets moi !
- Je le jure…
- Ne compromets pas tout Saehna ! »
Elle lui faisait mal. La jeune femme serra les poings. Dans sa tête elle ne pensait qu’à une seule chose.
« Sihnn…je veux voir Sihnn ! »
Zélos était exténué, il ne pensait pas que le travail des champs était si dur physiquement, surtout sur ce terrain, mais les habitants n’avaient pas le choix s’ils voulaient survivre. Ici, l’eau était rare et précieuse. Chaque famille possédait une parcelle de terre, non loin de la petite oasis, et la cultivait en veillant à ne pas gaspiller leur « or bleu ». Bien sûr, leur récolte était maigre, mais ils en étaient fiers. Le jeune homme se demandait comment ces deux vieillards arrivaient toujours à entretenir leur bout terrain, aussi petit soit il. A côté de lui, Yuan était dans le même état de fatigue. Sous cette chaleur le moindre effort devenait pénible. Le couple s’approcha d’eux.
« Merci beaucoup pour votre aide ! A notre âge, ces travaux sont pénibles, surtout dans ce désert.
- C’était un plaisir, fit Zélos s’essuyant le front. C’est bien normal après ce que vous avez fait pour nous.
- Vous partez demain ? demanda la vieille dame.
- En effet, confirma Yuan toujours aussi laconique.
- Revenez nous voir quand vous voulez, c’est un plaisir d’accueillir les héros de notre monde. »
Les deux amis prirent congé du vieux couple et se dirigèrent vers l’auberge. Ils firent le trajet en silence, trop fatigué pour se lancer dans une conversation. Zélos s’imaginait prenant un bon bain pour soulager ses muscles endoloris, de plus il mourrait de faim. Rinna étant une excellente cuisinière, il se délectait déjà du merveilleux plat qu’elle leur aurait préparé. Il regrettait de partir, il était bien ici. Le jeune homme se sentait presque en vacances, malheureusement il avait trop en tête les évènements qui les avait conduit ici pour s’en réjouir totalement. Dès qu’il aurait posé un pied à Meltokio, il irait dire quelques mots à ce bon vieux roi.
Arrivé à hauteur de la petite auberge, son attention fut attirée par la silhouette allongée sur le banc juste à l’entrée.
-Sheena ? s’étonna-t-il à voix haute.
Ils s’approchèrent rapidement et comprirent vite que la jeune femme s’était simplement endormie. Yuan posa sa main sur l’épaule de la ninja et la secoua un peu brutalement.
- La délicatesse et toi ça fait deux, hein ? reprocha Zélos à son ami.
La jeune femme ouvrit lentement les yeux tout en gémissant.
- C’est efficace au moins ! se défendit le demi elfe en haussant les épaules.
Tout en se relevant afin de se mettre assise Sheena prononça des mots qu’aucun de ses deux amis ne comprit. Les deux hommes se regardèrent, mais ils n’eurent pas le temps de se poser de questions sur cela. La ninja les fixait à présent d’un air intrigué.
- Oh…Je me suis endormie…Il est déjà si tard ? fit-elle en voyant que le crépuscule était déjà là.
Elle se leva brusquement et se dirigea vers la porte.
- Il va être l’heure de manger. Je ne voudrais pas que tout le monde nous attende.
- Je suis affamé ! déclara le jeune homme roux en la suivant.
Yuan ne dit rien et fixa un instant la ninja. Il se demanda si un jour elle révèlerait ses secrets.
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Demyx-KH2
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Posté le 07 décembre 2007 à 21:45:20

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Franchement, ça faisait trop longtemps de ne pas avoir vu de chapitre! Et la longueur de celui-ci le rend encore meilleur!
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yuen
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Posté le 08 décembre 2007 à 16:08:07

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Merci Demyx,
oui, ça faisait longtemps que je n´avais pas posté de chapitre. Je ne m´en était pas rendu compte ^^ Le temps passe vite!
En tout cas, ma fic continue.
A bientôt pour la suite!
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naikkoh
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Posté le 15 décembre 2007 à 17:37:05

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Arf, c´est ma faute si Yuen a mis du temps à poster... J´ai mis du temps à la corriger. Non pas parce que c´était bourré de fautes hein! C´est juste que je n´avais pas bcp de temps à moi ^^´
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yuen
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Posté le 16 décembre 2007 à 13:02:03

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Naikkoh
avec ton travail c´est bien normal que tu n´es plus le temps pour corriger.
Je n´ai pas beaucoup avancé dans ma fic ces derniers temps, les semaines passent trop vite et les week end ne sont pas assez long!
J´attends les vacances pour continuer. Finalement, je n´ai qu´une semaine. Dommage, je m´étais habitué à l´idée d´avoir un mois entier ^^
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Megaman_ntw
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Posté le 16 décembre 2007 à 13:17:02

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* yuen profil
* Posté le 07 novembre 2007 à 20:39:20 avertir modérateur
* Mega
Hé!!! T´es pas sympa avec moi!
Bon, d´accord, c´est certes juste, mais fallait pas te sentir obliger de le dire!
Tu sais bien qu´je t´aim...t´adore !
(Choupinettte pourrait passer par là, on ne sait jamais. XD)
* Naikkoh profil
* Posté le 09 novembre 2007 à 16:18:31 avertir modérateur
* Protoman
Bah non pas tant que ça en fait. Et puis ça me dérange pas^^ J´aime bien corriger les bonnes fics moi :p
J´disais ça juste pour taquiner Yuyune. ^^"
Et je comprends que tu aimes corriger.
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C´est tout-à-fait normal de ne pas avoir beaucoup de temps à soi, quand on ne fout pas rien.
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yuen
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Posté le 16 décembre 2007 à 20:21:03

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quel dragueur!
Mais moi aussi je t´adore mon meganounet!
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yuen
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Posté le 29 décembre 2007 à 15:55:07

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Chapitre 22 : une vie nouvelle.
Accoudée à la fenêtre de la chambre qu’elle occupait, Sheena regardait le ciel étoilé avec lassitude. Le sommeil lui échappait. Dès qu’elle fermait les yeux, elle ne voyait que Sihnn dans son esprit et un sentiment étrange s’emparait d’elle. Un sentiment de manque. Pourtant, cet homme, elle ne savait même pas qui il était. Elle ne le connaissait qu’à travers ses rêves, qu’à travers Saehna. Qui étaient ces deux personnes ? Qui étaient-elles pour elle ? La jeune femme secoua la tête, à quoi bon se poser ces questions !
Une étoile attira plus particulièrement son attention, elle semblait différente des autres. Elle ne brillait pas de la même manière.
« Derris-Karhlan » pensa-t-elle alors.
Elle sourit tristement, elle était à la fois contente et désabusée. La jeune ninja se souvenait d’y être allée. Comment ? Elle n’en savait rien. Beaucoup de choses lui paraissaient étranges. Il n’y avait plus d’Elus, elle était chef de Mizuho, les mondes étaient réunifiés et elle y avait participé. Ils étaient des héros. Au fond d’elle, elle était fière d’avoir accompli cela, même si elle ne s’en souvenait pas. Ça signifiait qu’elle était une bonne personne. C’était rassurant.
On frappa doucement à la porte. Sheena alla ouvrir en se demandant bien qui cela pouvait être à cette heure de la nuit. Elle fut surprise de découvrir Yuan sur le seuil. Avant qu’elle n’ait pu dire quoique ce soit, il entra dans la pièce et se plaça devant la fenêtre, à l’endroit même où elle se tenait un instant plus tôt. La jeune femme le trouvait étrange et sombre. Elle ne l’avait jamais vu sourire, il était toujours distant et silencieux. Elle ne se sentait pas très à l’aise soudain. Elle n’était pas rassurée. Comme pour se protéger, elle serra ses bras autour de ses épaules. La chambre lui paraissait très étroite à présent. Cet homme était-il réellement un ami ? A ce moment là elle le voyait plutôt comme une menace.
Yuan se demandait si c’était le bon moment, mais il en avait assez d’attendre. Les informations qu’elle détenait étaient importantes. Il voulait savoir à quel danger ils avaient à faire pour nécessiter la puissance des esprits originels. Comme elle le lui avait dit elle-même, le complot contre les demi-elfes n’était que la partie visible de l’iceberg. La jeune femme en savait beaucoup plus, son aide serait alors plus que vitale et pour cela, elle devait d’abord retrouver sa mémoire.
Il espérait que la lettre que lui avait remis le grand-père de la jeune femme accélérerait un peu les choses. Bien qu’il ne sache rien de son contenu, il comptait sur le fait qu’elle provoque un stimulus assez puissant pour que Sheena puisse enfin révéler quelque chose. Il était évident que le temps jouait contre eux, sinon, pourquoi la jeune femme s’était-elle enfuit précipitamment de chez Zélos? L’ennemi possédait sans aucun doute une bonne longueur d’avance. Il se posait une autre question. Que voulait exactement le traître de Mizuho ? De ce que Yuan savait, il recherchait un temple contenant un pouvoir immense. Il se demandait de quel genre de pouvoir il pouvait s’agir. De toute sa vie, il n’avait jamais entendu parler d’un tel lieu. En tout cas, Mizuho prenait cette menace au sérieux et c’était ce qui l’inquiétait. Le clan ninja n’était pas du genre à s’affoler juste pour ce qui relèverait d’un mythe.
La jeune femme le regardait avec une certaine méfiance. Il n’essaya même pas de la rassurer, il sortit juste la lettre et la lui tendit.
- Elle t’est adressée, ton grand-père tenait à ce que je te la remette.
Sheena parut troublée par ces propos.
- Rien ne t’oblige à la lire ce soir, continua le demi elfe d’un ton moins rude, cependant, le plus tôt serait le mieux.
Yuan aurait aimé connaître le contenu de cette lettre, mais il n’était pas dans son habitude de lire le courrier d’autrui. Pourtant, il devait avouer qu’il y avait déjà songé. Mais cela ne lui aurait rien apporté de plus, seule la jeune femme pouvait lui donner les renseignements qu’il attendait.
Sheena prit la lettre d’une main tremblante, son cœur battait très fort dans sa poitrine. Elle la regarda un instant, et toucha délicatement le sceau de Mizuho apposé dessus.
- Bien, fit Yuan, je vais te laisser maintenant.
Le demi-elfe s’avança jusqu’à la porte. Avant de quitter la pièce, il s’arrêta un instant.
- Comme je te l’ai dit, tu n’es pas obligée de la lire maintenant, ajouta-t-il sans se retourner. De plus, je n’ai pas la certitude que cette lettre contienne les réponses que tu cherches.
Il partit, laissant seule la jeune femme en proie à d’intenses émotions. Celle-ci hésitait, elle ne voulait pas se donner trop d’espoir. Elle serra la lettre contre sa poitrine. Des sentiments contradictoires la tenaillaient parfois et elle se sentait totalement idiote dans ces moments là. D’un côté, elle avait envie de se souvenir de qui elle était, de l’autre elle avait peur de le savoir. C’était vraiment ridicule !
Cette lettre représentait un espoir, celui de répondre aux questions qu’elle se posait, celui de combler les lacunes de son passé. Pourtant, ce soir, à cet instant, elle n’avait pas la force, pas le courage d’affronter cela. La peur d’être déçue était trop forte. Elle craignait de ne pas le supporter et de craquer, de s’effondrer totalement. Elle était trop épuisée nerveusement et physiquement. Il lui fallait du temps, juste un peu. Elle posa alors la lettre sur la petite table de nuit, à côté du lit.
Regardant de nouveau par la fenêtre, elle leva les yeux vers le ciel, loin de se douter qu’à des kilomètres d’elle, une autre jeune femme regardait ce même ciel y cherchant le soutient dont elle avait besoin.
Hilda, sur le balcon de sa luxueuse chambre richement décorée, contemplait la sombre voûte céleste parsemée d’éclats scintillants. Ses yeux bleus, reflétant ce magnifique spectacle, étaient emplis d’une volonté ferme. Les mains jointes, la princesse semblait adresser une prière silencieuse à ces étoiles. Soupirant légèrement, elle reporta son regard sur le paysage qui s’étendait devant elle. D’où elle était, elle pouvait apercevoir presque tout Meltokio, sa ville natale où elle avait vécue toute sa vie. Au-delà des murailles protégeant la cité, s’étendaient des terres inconnues pour elle. De ces contrées, elle ne connaissait que leurs noms appris dans des livres.
La fraîcheur de la nuit commençant à lui engourdir les membres, la jeune femme rentra à l’intérieur, refermant la fenêtre derrière elle et tirant les somptueux rideaux qui la décoraient. Du regard, elle fit le tour de sa chambre. C’était une grande pièce, un lit à baldaquins trônait contre le mur à sa gauche, à droite se trouvait un bureau, une coiffeuse, une horloge très ancienne et une immense armoire en chêne dont les poignées étaient ornées d’or fin. Un immense tapis blanc, de nombreuses tapisseries murales ainsi qu’une très belle cheminée de marbre, donnaient à sa chambre une certaine élégance, reflétant la richesse et le statut de son occupante. Hilda s’avança vers l’une des lampes à huile posée sur une petite commode afin d’augmenter la luminosité de la pièce. D’un œil anxieux, elle fixa le cadran de la grande horloge dont les tic tacs répétitifs brisaient le silence, donnant une atmosphère pesante, presque inquiétante à la pièce.
Hilda n’arrivait pas à croire ce qu’elle s’apprêtait à faire, pourtant elle y était bien déterminée. Elle s’approcha du bureau où un poignard en argent était posé. Délicatement elle saisit l’objet par le manche et toucha les gravures représentant les armoiries royales. Comme hypnotisée par la lame aiguisée, dont la lumière environnante donnait un éclat luisant, la jeune femme, de son index, la caressa de la garde jusqu’à la pointe. Des gouttes de sang perlèrent à l’extrémité de son doigt. Sans comprendre, la princesse regarda le flux de liquide rouge couler le long de la lame. Ce n’est que lorsqu’elle ressentit une douleur aiguë qu’elle lâcha le poignard, qui tomba sur le beau tapis blanc avec un bruit sourd. Elle sursauta, poussant un cri de surprise. Le cœur battant frénétiquement dans sa poitrine et retenant sa respiration, elle attendit quelques instants, espérant que personne n’eut été alerté par le bruit. Après cinq minutes qui lui parurent une éternité, elle recommença à respirer. Elle se baissa alors pour ramasser l’arme et remarqua que du sang avait tâché le tapis d’un blanc immaculé ainsi que les pans de sa robe de soie quelque peu démodée mais qu’elle affectionnait tant. C’était un souvenir de sa mère. Elle s’en voulut un instant d’avoir été si négligente. Elle devrait se montrer plus prudente si elle voulait réussir son plan.
Elle ramassa le poignard ensanglanté qu’elle essuya d’un de ses mouchoirs et le remit à sa place. Avec ce même mouchoir, elle pansa sa blessure qui cicatrisait déjà. Elle se traita mentalement d’idiote. Sa maladresse pouvait tout faire échouer. Elle devait se ressaisir et être plus consciencieuse. Toute la journée, elle n’avait cessé d’imaginer ce plan, qui n’était au départ qu’une simple chimère, un désir qui ne se réaliserait jamais. Par jeu, plus que par réelle intention, elle avait pensé aux moindres détails.
« Maudit Karas ! » pensa-t-elle soudain.
Il ne perdait rien pour attendre. Il l’avait suivi toute l’après-midi, pour veiller sur elle avait-il prétexté, mais elle savait bien qu’il ne faisait que surveiller ses faits et gestes. Il l’avait rendu nerveuse et elle n’avait cessé d’être sur ses gardes. Cet homme était le mal ! Il devait être éliminé ! Son père lui faisait une confiance totale et cela l’écoeurait. Pour protéger leurs vies, elle ne pouvait rien dire et c’était insupportable. Combien de soldats cet homme avait-il soudoyé et mis à sa solde ? Qui savait combien d’hommes étaient encore fidèle à son père ? Si le roi venait à émettre ne serait-ce que quelques soupçons sur Karas, combien le soutiendraient et arrêteraient ce monstre ? Sans certitudes, elle ne pouvait se permettre de raconter quoi que ce soit au souverain sans prendre de risques. Yohnis le lui avait dit, si son père venait à suspendre Karas de ses fonctions et à l’accuser, celui-ci pourrait ordonner à son armée personnelle de les tuer. Un coup d’état était à craindre, alors elle devait garder le silence.
La jeune femme avait passé sa journée à faire comme si rien n’était, à sourire et se montrer polie face à Karas. Cela lui avait demandé un effort incroyable et elle n’était pas sure de pouvoir tenir encore un jour de plus. La haine qu’il lui inspirait était trop forte, elle ne pourrait pas la contenir longtemps. C’est alors qu’elle avait décidé de mettre son plan à exécution. La princesse en était consciente, elle agissait dans la précipitation, mais elle craignait de se dégonfler. Elle devait le faire pendant qu’elle en avait la détermination.
Après le dîner, passé en compagnie de son père et de son conseiller, elle s’était arrangée pour réunir tout ce dont elle avait besoin. Le poignard, elle l’avait volé dans la salle des armes. Elle avait dû user de beaucoup d’imagination pour y pénétrer, car les gardes avaient refusé de la laisser entrer, elle n’y avait soit disant pas sa place. Hilda avait alors appris que la flatterie ouvrait beaucoup de portes.
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yuen
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Posté le 29 décembre 2007 à 15:56:54

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L’horloge sonna minuit, sortant brusquement la jeune femme de ses pensées. Il était temps pour elle de se préparer. Une fois que les douze coups eurent fini de résonner, elle vérifia que sa porte de chambre était bien verrouillée. Elle se déshabilla totalement, laissant tomber sa robe à même le sol, sans prendre la peine de la ranger. De son armoire, elle sortit une autre robe, très différente de celles qu’elle avait l’habitude de revêtir. Elle était de couleur bleu clair, très sobre, sans frou-frou, ni dentelles. C’était celle qu’elle avait « emprunté » à l’une de ses femmes de chambre. Une fois qu’elle eut passé son nouvel habit, elle se regarda dans le miroir. C’était parfait ! Elle passerait plus inaperçue comme cela, le souci d’Hilda étant la discrétion.
Elle alla vers le bureau et s’empara du poignard d’un geste déterminé. Elle s’assit ensuite devant sa coiffeuse faite de bois clair. Elle posa l’arme sur le côté, afin de prendre un petit morceau de coton dont elle se servit pour se démaquiller entièrement. Le miroir lui renvoya alors l’image d’une jeune femme au visage fin. Une certaine émotion se lisait sur ses traits. Ses yeux bleus brillaient sous la lumière ambiante. Ses jolies boucles blondes nouées par un ruban rose à leur pointe, tombaient gracieusement dans son dos. Elle les rassembla d’une main au niveau de ses épaules. De son autre main, elle reprit le poignard et d’un geste brusque, sans aucune hésitation, trancha sa belle chevelure d’or. De petites mèches claires s’échappèrent de sa main, tombant sur le sol sans un bruit.
Hilda, regarda la longue mèche qu’elle tenait fermement, le ruban rose pendant au bout maintenait toujours ses cheveux. Avec appréhension, elle reporta son regard sur le miroir rond. Malgré elle, de petites larmes roulèrent sur ses joues. Elle n’avait plus rien d’une princesse. Sans maquillage grossier, sans ses belles boucles blondes, sans ses riches parures et ses somptueuses robes, elle n’était plus qu’une jeune femme comme les autres.
Délicatement, elle sécha ses larmes. Ses yeux rougis et encore humides reflétaient une farouche détermination. Elle ne pouvait plus faire marche arrière.
Le sacrifice de sa chevelure, de son mode de vie, lui était pénible. Mais ce qui lui était encore plus insoutenable, c’était l’inquiétude et la peine qu’elle causerait à son cher père. Comprendrait-il un jour pourquoi elle avait fait cela ? Elle l’espérait de tout son cœur. C’était un homme bon. Il lui pardonnerait elle en était certaine, même si cela lui prendrait du temps. Son geste était égoïste, mais ce n’était pas en soit une fuite. Certes, elle avait peur de Karas, pourtant ce n’était pas à cause de lui qu’elle partait, enfin, pas totalement. Même si c’était lui qui lui avait fait prendre cette décision, elle y avait déjà pensé à plusieurs reprises sans avoir le courage de le faire. Le moment était peut-être mal choisit pour fuguer, elle laissait seul son père avec ce monstre. Mais elle en était sure, il ne lui ferait rien tant que le souverain continuerait d’avoir une confiance totale en lui. Si elle restait, elle ne saurait résister à la tentation de tout dévoiler à son père, mettant ainsi leur vie en danger. Il valait mieux pour eux qu’elle parte, de plus, elle en avait envie depuis si longtemps.
Quitter pour quelques temps son existence dorée de princesse et apprendre à connaître le peuple qu’elle serait un jour amenée à gouverner était important pour elle. Savoir quels étaient leurs souhaits, leurs attentes pour l’avenir... Se mêler au peuple était le meilleur moyen de les comprendre car ces choses, elle ne les apprendrait pas dans les livres.
Il était temps pour elle de débuter son voyage initiatique. Elle enfila un capuchon de couleur vert sombre qui lui cachait le visage, avant de prendre deux lettres posées sur le bureau. L’une d’elle était destinée à Zélos. Elle avait passé de longues minutes à lui écrire, la cheminée s’était vite remplie de papiers froissés qu’elle avait brûlé pour effacer les traces. Elle les rangea dans les poches de sa robe et fit de même pour le poignard, pensant qu’une arme pourrait lui être utile. Elle ne savait pas vraiment ce qui l’attendrait une fois hors de la ville. Elle mit dans une petite besace quelques affaires personnelles ainsi que de l’argent.
Elle ramassa la robe en soie qu’elle avait laissé à terre et la déposa sur le lit, puis elle éteignit toutes les lumières. L’obscurité l’enveloppa tel un manteau sombre. A petits pas, elle marcha en direction de la porte. Elle l’ouvrit doucement et regarda à l’extérieur. Personne. Elle s’aventura alors dans le couloir à peine éclairé à cette heure-ci. Elle était à peu près sure de ne croiser personne, les gardes effectuant leur ronde. Elle prit néanmoins toutes les précautions possibles. Elle n’était pas à l’abri d’un imprévu. Sortir du palais fut en fait assez simple, mais sortir de la ville allait être plus complexe. En effet, la nuit les portes étaient fermées. Les rues de la cité étaient froides et sombres, elle ne s’y sentait pas en sécurité. Le moindre bruit la faisait tressauter et elle ne cessait de regarder par-dessus son épaule. Ses pas résonnant contre les murs en pierre des bâtisses l’angoissaient. La jeune femme commençait à vraiment se demander si ce qu’elle faisait était une bonne idée. Arriverait-elle à rejoindre Luin comme elle l’avait prévu ?
« Allez ! Courage ! » s’intima-t-elle.
Elle n’avait plus le choix, elle devait continuer.
Arrivée aux portes de la ville, elle fut arrêtée par deux soldats.
« Halte ! Que faites-vous ici à cette heure là Mademoiselle?
- Je dois effectuer une course pour la princesse, je suis une de ses servantes. »
Les deux hommes se regardèrent. Apparemment, il lui faudrait fournir la preuve de ce qu’elle avançait. Heureusement pour la jeune femme, elle avait prévu cette éventualité et avait rédigé une missive. Elle sortit une des lettres de sa poche et la leur présenta. Un des gardes la lut et fit une grimace.
« Bien ! Je vais vous laisser passer. Mais soyez prudente Mademoiselle, la nuit des monstres rôdent, surtout depuis quelques temps. Si vous le voulez, je peux vous fournir une escorte.
- Non, je vous remercie, répliqua-t-elle précipitamment, je sais me défendre, il n’y aura aucun problème. »
La princesse était en fait pétrifiée par la peur, elle n’avait pas prévu qu’il y aurait des monstres. Mais prendre une escorte serait un risque de se faire démasquer, elle ne pouvait pas se le permettre.
« Bien, comme vous le voulez.
- Encore un caprice de la princesse ? Qu’allez-vous chercher pour cette pimbêche à cette heure tardive ? » demanda l’autre garde d’un ton narquois.
Hilda était outrée par ce qu’elle venait d’entendre sur elle, mais répondit calmement qu’elle allait à Ithaque, nouvelle ville construite pas très loin de Meltokio dont la spécialité était la fabrication de soie de haute qualité.
« Vraiment ? Ça ne m’étonne pas d’elle ! Je suppose que c’est pour une nouvelle robe ou autre idiotie dans ce genre ! Et dire qu’il y a des familles qui peinent à se nourrir ! Au lieu d’acheter des robes tous les quatre matins, si elle donnait à ces familles l’argent qu’elle dépensait bêtement, le peuple se porterait mieux !
- Arrête ! Tu vas nous attirer des ennuis ! » s’écria le premier garde.
Celui-ci regardait nerveusement aux alentours afin de vérifier si personne ne les écoutait. Critiquer le roi ou sa fille pouvait être passible d’une peine très lourde, surtout pour les soldats de la garde royale. La jeune femme prit sur elle et ravala courageusement les larmes qui lui montaient aux yeux. Elle ne dit rien.
- Mais non ! Ne t’inquiètes pas, il n’y a personne ! continua le deuxième homme qui décidément était très bavard. Tu sais bien que les suivantes de cette chère princesse sont les premières à la critiquer. Ce ne sont pas elles qui vont aller nous dénoncer.
C’était assez ! Hilda ne voulait plus l’entendre ! Elle se sentait trahie et salie. Ses propres suivantes la détestaient donc à ce point ? Avait-elle été si méprisante ?
- J’ai une requête à vous demander, fit-elle d’une voix blanche. Serait-il possible que vous déposiez cette lettre au manoir Wilder ? C’est important…j’ai oublié de le faire…
Son émotion étant trop forte, des sanglots lui étaient montés à la gorge, l’empêchant de terminer sa phrase. Les hommes la regardèrent avec étonnement mais ne firent aucuns commentaires. L’un d’eux prit la lettre lui assurant qu’il la porterait dès le lendemain.
Ils lui ouvrirent les portes et lui souhaitèrent bonne route. Elle les remercia du bout des lèvres et s’éloigna de Meltokio. Quand soudain, un des gardes la héla. Elle se figea, l’avait-il reconnue après coup ? Non, elle avait bien fait attention à dissimuler son visage. Les poings serrés, elle se retourna. L’un des hommes s’approcha d’elle et lui remit une lampe tempête.
- Tenez, il vaut mieux que vous l’ayez sinon vous risqueriez de vous perdre.
« Mais quelle idiote ! » se dit-elle, elle avait totalement oublié de s’en procurer une.
« Merci, lui dit-elle. Je vous en suis très reconnaissante.
- De rien mademoiselle, à votre service ! » fit-il en rougissant.
Hilda poursuivit sa route, elle marchait à pas vifs. Elle voulait rejoindre la ville d’Ithaque le plus rapidement possible. De là, elle attendrait le jour pour partir en direction de Luin.
La crainte d’être attaquée par des monstres ne la quittait pas. La jeune femme n’avait jamais été autant effrayée de toute sa vie, même lors de son kidnapping l’an passé, elle n’avait pas eu aussi peur. Quand elle avait été enlevée, elle savait que Zélos viendrait à son secours, cela l’avait rassuré. Aujourd’hui, c’était différent car elle ne comptait pas sur l’aide du jeune homme. Elle voulait se débrouiller seule et prouver à tous qu’elle n’était pas qu’une personne égoïste et incapable.
Les propos du soldat l’avaient blessé. Ses mots lui avaient comme marqué au fer rouge, lui laissant une plaie vive et douloureuse. Mais Hilda était forte, elle relèverait la tête face à tous ses détracteurs.
Voilà! Bonne lecture et bon réveillon à tous.
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Demyx-KH2
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Posté le 01 janvier 2008 à 13:26:14

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Super chapitre, bravo!
Vivement la suite...
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yuen
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Posté le 01 janvier 2008 à 23:53:02

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Merci ^^
J´espère que la suite te plaira. Dans le prochain chapitre il y aura un beau combat.
Je souhaite une bonne et heureuse année à tous.
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yuen
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Posté le 28 janvier 2008 à 21:34:42

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Chapitre 23 : Départ pour Triet : Un combat imprévu !
Un cri…une chute interminable…le froid…la douleur…
Lloyd se redressa brusquement, ouvrant ses yeux remplis de panique et de peur. Le souffle haletant, il rejeta d’un geste les draps qui le recouvraient. Tout son corps était en sueur, sa chemise d’un blanc jauni qu’il portait pour dormir lui collait au torse. Des gouttes d’eau roulèrent sur ses joues, il le savait, c’était des larmes.
Combien de fois avait-il fait ce cauchemar ? Lui même ne saurait le dire. Toujours cette même émotion, cette peur, ce sentiment d’abandon. Il lui semblait à chaque fois tomber dans les ténèbres sans aucun espoir de retour.
Les battements de son cœur s’apaisèrent, sa respiration était moins rauque, moins saccadée. Il posa son regard sur son exsphère. Elle brillait d’un éclat étrange depuis la défaite de Mithos. Lloyd avait espéré ne plus devoir la porter. Avant de partir avec Colette, il l’avait mise sur la tombe de sa mère, priant pour que son âme trouve le repos.
- Maman…murmura-t-il tristement, je suis désolé.
Cela lui déchirait le cœur de devoir à nouveau utiliser cet objet. Il se demandait si sa mère lui pardonnerait, mais dans cette situation il n’avait guère le choix. Il fallait sauver les demi-elfes.
Quand il arriva dehors, tout le monde était déjà là et semblait l’attendre depuis un bon moment au vu de la mine agacée de Yuan. Raine discutait avec Rinna.
« Marchez toujours en direction du Nord, au bout de quatre heures vous arriverez à Triet. Le ciel me paraît clément aujourd’hui et le vent est faible, il y aura donc peu de risque pour vous de connaître une nouvelle tempête de sable.
- Merci beaucoup pour tout ce que vous avez fait pour nous Rinna, la remercia la jeune demi-elfe avec affection.
- Faites attention à vous mes enfants, et revenez nous voir cela nous ferait plaisir !
- Comptez sur nous ! fit Lloyd avec enthousiasme.
- Bien, allons-y ! » ordonna Yuan en faisant signe à tous de se mettre en route.
Le groupe s’éloigna du village, Génis, Colette et Lloyd faisant de grand signe d’adieux à leurs hôtes et à tous les habitants qu’ils apercevaient.
« Décidément, marcher dans tout ce sable est une vraie galère », pensa le jeune épéiste en butant pour la énième fois. Quatre heures de marche ! Cela allait être long, surtout sous cette chaleur étouffante.
En tête du groupe, Yuan ouvrait la marche, endossant le rôle de guide. Derrière lui, Zélos et Sheena le suivait en silence. La jeune femme semblait rêveuse et l’ancien élu préférait ne pas la déranger. De toute manière il avait bien trop chaud pour discuter. Il jeta un coup d’œil derrière lui afin de vérifier que les autres suivaient le rythme car Yuan ne les ménageait pas. A cette allure, ils atteindraient Triet en moins de trois heures !
Raine était perplexe et ne cessait de regarder les cadavres de monstres qui jonchaient le sol depuis quelques temps. Cela était étrange. Ces bêtes n’étaient pas mortes depuis longtemps, de plus elles avaient été tuées à l’arme blanche. Qui avait bien pu faire ça ? Apparemment quelqu’un les avait précédé et cette personne était très habile. A côté d’elle, Génis discutait avec Lloyd et Colette. Il s’inquiétait de ce qui était arrivé à Régal et Préséa. Ses deux amis tentaient de le rassurer, mais eux même ne savaient pas trop quoi penser. Y avait-il une chance qu’ils soient vivants ? Lloyd l’espérait en tout cas, mais s’ils étaient en vie, où étaient-ils ? Et dans quel état ? Raine avait promis à son frère qu’ils retourneraient près du lieu de l’accident et rechercheraient leurs traces. Le jeune épéiste gardait tout de même espoir. Il croyait en Régal et Préséa. Il en était sûr, ils avaient trouvé un moyen de s’en sortir.
« Vous avez intérêt à être vivants, sinon…je ne le vous pardonnerai pas ! » pensa-t-il avec force.
Yuan avait un mauvais pressentiment. Tous ces cadavres, ce n’était pas normal. Il posa sa main sur le manche de l’épée qu’il avait récupéré sur un soldat mort dans la prison. Il regretta de ne pas avoir son arme initiale, malheureusement Lloyd ne l’avait pas reprise.
Il scruta l’horizon et ne vit que du sable à perte de vue. Le demi-elfe soupira, il devait se faire trop d’idées, sa trop grande prudence lui jouait des tours. Pourtant, il garda sa main à portée de son arme, prêt à la dégainer. Son intuition lui disait de ne pas baisser sa garde.
Après deux heures de marche sans incident, Yuan accorda au groupe une légère pause. Colette s’assit sur le sable brûlant, juste à côté de Lloyd. La jeune fille n’était pas très rassurée, elle ne cessait de repenser à l’horreur qu’ils avaient vécue dans la tempête de sable et malgré les paroles de Rinna, elle craignait de revivre le même calvaire. Lloyd lui prit la main et lui sourit.
- Ne t’inquiètes pas Colette, nous sommes bientôt arrivés.
La jeune fille lui rendit son sourire, elle était apaisée par la présence de Lloyd, par ses paroles. Bientôt, ils seraient à Isélia, elle y reverrait son père et sa grand-mère. Ils lui manquaient. Elle avait hâte de pouvoir de nouveau les serrer dans ses bras. Colette regarda un instant Sheena, celle-ci s’était isolée non loin de là. La jeune fille avait honte de son comportement avec la ninja, seulement, elle ne savait pas quelle attitude adopter avec elle. C’était difficile de discuter avec elle, elle devait faire attention au moindres de ses mots. De plus Sheena posait beaucoup de questions et Colette savait qu’elle ne devait pas y répondre, Raine avait été claire à ce sujet. Elle trouvait cela horrible de laisser la jeune femme dans l’ombre, pourtant elle n’avait rien fait pour l’aider à se sentir mieux. Depuis la veille au soir Sheena ne leurs avait pas adressé la parole, elle devait leur en vouloir c’était certain. Colette décida d’aller lui parler. Elle se leva et secoua sa tunique blanche pour y chasser le sable. Quand elle arriva près de la jeune femme, celle-ci fixait l’horizon. Colette porta son regard dans la même direction et remarqua une ombre. Elle plissa les yeux pour essayer de mieux la distinguer. Elle semblait les guetter sur la haute dune. Etait-ce une personne ou juste un élément du paysage ?
- Sheena ? fit Colette en posant une main sur l’épaule de son amie.
Cette dernière sursauta légèrement.
« Je voulais pas te faire peur, s’excusa l’ancienne élue.
- Ce n’est pas grave, répondit simplement Sheena.
- Je..heu…je voulais savoir si tu allais bien…
- Ça va…enfin, je crois… »
La ninja esquissa un léger sourire.
« Tu ne trouves pas cela étrange ? demanda-t-elle alors en pointant du doigt l’ombre. Ces personnes, je crois qu’elles nous attendent.
- Vraiment ? »
Yuan s’approcha d’elles, une certaine méfiance se lisait dans ses yeux.
« Restez sur vos gardes, leur conseilla-t-il.
- Des voleurs ? demanda Zélos un peu sceptique.
- Cela se pourrait bien, fit le demi-elfe. Mais si se sont eux qui ont massacré tous ses monstres ils sont plutôt forts pour de simples voleurs. »
Lloyd qui s’était lui aussi approché, posa la tranche de sa main sur son front, telle une visière.
« Ils sont plusieurs ? C’est difficile à dire de cette distance…
- Ils sont au moins deux au vu des blessures que ces monstres ont subi. Elles semblent différentes, ce n’est pas la même arme qui a fait tout ces dégâts, expliqua Sheena.
- Les instincts ninjas de Sheena semblent revenir » remarqua Zélos d’un ton mi-sérieux, mi-moqueur.
La jeune femme le sentait également. Elle ne savait pas comment, mais ces détails ne lui échappaient pas et elle était en mesure de les décoder. C’était comme si son cerveau réagissait tout seul. Elle voyait ces informations et lui, il lui en donnait le sens. Elle ne put s’empêcher de sourire de plaisir.
- Bien, remettons nous en route. De toute manière, s’ils nous attendent nous ne pourrons pas leur échapper même si nous essayons de les éviter.
Yuan prenait certes un risque, mais il avait confiance en la capacité de chacun. Ces gamins lui avaient montré quels combattants ils étaient et si ce n’était que des voleurs ils ne courraient aucun danger.
Ils continuèrent d’avancer, toujours en direction de Triet. De là, ils prendraient un ptéroplan. Si Rinna avait raison, un loueur de ces véhicules s’y trouvait. Ensuite chacun partirait de son côté.
Zélos ne quittait pas l’ombre immobile du regard. Il ne semblait n’y avoir qu’une personne. Yuan et Sheena se seraient-ils trompés ? Après tout, leur inconnu pouvait fort bien utiliser deux armes différentes. Quand le groupe arriva tout près de la dune où se trouvait l’homme, Zélos pût immédiatement l’identifier.
- Un ninja ? fit-t-il intrigué.
L’homme ne bougea toujours pas. Il avait des cheveux bruns mi-long et une longue cicatrice marquait sa joue gauche. Le sourire sur son visage était loin d’être accueillant.
« Enfin…je vous ai finalement retrouvé ! lança-t-il d’une voix forte.
- Mais si on avait su qu’on nous recherchait, on t’aurait facilité la tâche, plaisanta Zélos, ce qui ne fut pas au goût du ninja.
- Tu te crois drôle grand dadet ? Laissez-moi Sheena et je ne vous ferais pas de mal. »
Zélos serra les poings.
« Qu’est-ce que tu lui veux? demanda-t-il la voix sombre.
- Je veux juste discuter avec Madame le chef, ça ne vous regarde pas. »
L’homme s’avança de quelques pas et sortit deux poignards.
- C’est une affaire privée, continua-t-il, maintenant soit vous partez, soit vous mourrez.
Tous dégainèrent leurs armes, lui signifiant qu’ils étaient prêts à se battre. Le ninja, d’un bond, s’élança vers eux et atterrit en bas de la dune, leur faisant face. Il esquissa un sourire qui ressemblait plus à un rictus qu’autre chose.
- Tu es vraiment idiot de t’attaquer à nous alors que tu es seul ! lui fit remarquer Raine d’un ton sec. Crois-tu pouvoir nous vaincre aussi facilement ?
L’homme ria, il avait l’air très sûr de lui. Etait-ce lui le traître dont leur avait parlé Sheena ? Zélos se demandant si la jeune femme le reconnaissait, lui jeta un regard mais celle-ci ne semblait pas réagir face à cet homme.
- Quelle arrogance ! s’exclama alors le jeune homme roux. Pour qui te prends-tu pour nous défier de la sorte ?
- Pour qui je me prends ? répéta le ninja moqueur. Mais tout simplement pour l’homme le plus fort de Mizuho !
Il fixa Sheena d’un regard haineux.
- J’aurais dû être le successeur du vieux Fujiyabashi ! continua-t-il d’une voix dont perçait une certaine colère. Et à cause de cette garce... !
Il ne termina pas sa phrase, ses yeux étaient exultés par la rage. Il se mit en position de combat. Lloyd, Yuan et Zélos se mirent en première ligne protégeant ainsi la jeune ninja. Colette, pouvant grâce à ses chakrams attaquer à distance, se plaça juste derrière eux. Génis et Raine se concentrèrent, prêts à faire appel à leur magie.
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yuen
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Posté le 28 janvier 2008 à 21:35:37

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L’homme à la cicatrice s’élança dans les airs et lança une pluie de petits poignards fins et aiguisés sur le groupe. Lloyd reconnu immédiatement ces armes, c’étaient l’une d’elles qui avaient blessé Colette, manquant de peu de la tuer ! Une sourde colère l’envahit, l’image de son amie baignant dans son sang était encore vivace dans son esprit. Il allait enfin pouvoir la venger !
Yuan évita habilement les projectiles, tout en se concentrant sur l’ennemi. Il semblait être agile sur ce terrain très instable, cela lui donnait un avantage qu’ils n’avaient pas. Ses mouvements et ses attaques étaient précis, prouvant qu’il était un ninja expérimenté Lloyd s’était lancé dans un corps à corps avec cet homme et le demi elfe pesta intérieurement contre la témérité du jeune épéiste. S’il n’intervenait pas le jeune homme risquait de se faire tuer. Déjà le ninja avait prit l’avantage, Lloyd ne pouvait que parer maladroitement les coups tout en reculant de plus en plus.
Zélos, plus proche des deux hommes à ce moment là, vint en soutient à son ami. A eux deux ils reprirent un léger avantage. Yuan profita de l’occasion pour tenter de porter un coup dans le dos de l’ennemi. Mais avant qu’il n’ait pu l’atteindre, celui-ci effectua une roulade sur le côté, et se relevant rapidement, réattaqua avec ses lames. D’un coup de pied dans le ventre il envoya Lloyd à terre. Zélos le vit alors s’élancer aussitôt sur lui. Son épée bien en main, le jeune homme était prêt à l’accueillir comme il se devait. Ce gars ne lui faisait pas peur. Aussi habile qu’il était, ils étaient supérieurs en nombre et ils étaient loin d’être des amateurs. Zélos fit un pas en avant, se préparant à contre-attaquer. Mais une intense douleur à la cuisse gauche le cloua sur place. Avec horreur il comprit qu’un des projectiles s’était fiché dans sa jambe.
- Zélos ! Attention ! lui cria Lloyd toujours à terre.
L’ancien élu esquiva l’attaque en se jetant dans le sable au dernier moment, évitant de justesse un coup mortel à la poitrine. Mais cela n’arrangeait pas la situation. A présent il était à terre dans l’incapacité de se relever et déjà, l’homme chargeait de nouveau. Le jeune homme essaya de ramper mais il ne pouvait pas, c’était comme si son corps se paralysait. Il ferma alors les yeux, se préparant à recevoir ce coup fatal. De longues secondes s’écoulèrent et comme rien ne se produisit, il rouvrit ses yeux. Sheena était devant lui. A mains nues elle avait bloqué son adversaire, l’empêchant de tous mouvements. Lloyd et Yuan la rejoignirent pour la soutenir et la protéger. Pendant ce temps Raine accouru pour s’occuper de la blessure de Zélos.
- Madame le chef a enfin repris ses esprits ! cracha l’homme avec fureur. Je me demandais pourquoi tu n’intervenais pas. Je commençais à croire que tu avais définitivement abandonné le clan ninja !
Il effectua un bon en arrière afin de se libérer de la prise de la jeune femme. Celle-ci le regarda avec intensité. Il lui inspirait une grande colère dont elle en ignorait l’origine exacte, mais cet homme, elle ne l’aimait pas !
- Que me veux tu ? finit-elle par lui demander après quelques minutes, passées à se défier du regards.
Elle avait beau avoir l’air brave, en réalité, elle était terrorisée. Elle pouvait sentir ses jambes trembler sous sa longue robe rouge sans arriver à les contrôler. C’était son instinct qui l’avait poussé à agir et elle ne savait pas si elle serait capable de combattre. Elle connaissait par contre quelle genre de technique utilisait le ninja. Sa façon de se mouvoir, d’attaquer, lui était familière. Cela lui donnait un faible avantage, mais un avantage tout de même.
« Il faut que je gagne du temps pour que Zélos s’éloigne le plus possible, il est une proie trop facile à présent. Mais comment… ? » pensa-t-elle en essayant de réfléchir à un moyen de détourner l’attention du ninja le temps que Raine soigne la blessure de leur compagnon.
Elle n’aimait pas l’expression du visage de cet homme, il lui rappelait quelque chose, mais elle n’arrivait pas encore à définir quoi.
- Sheena, lui répondit-il, mais je suis venu pour te tuer voyons !
Il avait dit cela d’une manière tellement anodine qu’elle en eut des frissons tout le long de sa colonne vertébrale. Il la terrifiait, mais en tout cas, elle venait de trouver un moyen de gagner du temps. Cet homme semblait aimer parler.
- Pourquoi ? fit-elle alors espérant une explication longue.
Le ninja lui sourit froidement.
- Pourquoi ? Mais tu le sais très bien ma chère Sheena.
La jeune femme se mordit les lèvres, il n’était pas aussi bavard qu’elle l’avait cru. Elle ne savait plus quoi faire et commençait à être vraiment désemparée. Tiendrait-elle encore longtemps comme ça ? Ses jambes la soutenaient à peine. C’est alors qu’elle aperçut Lloyd et Yuan qui se positionnaient derrière le ninja, prêts à intervenir.
« Continue Sheena, laisse leur le temps d’agir sans se faire repérer par Naganori. »
Naganori ! Un souvenir désagréable traversa alors son esprit. Naganori, c’était bien le nom de cet homme.
- Tu es…Naganori, n’est-ce pas ? se risqua-t-elle à demander. Je me souviens à présent.
Le ninja fronça dangereusement les sourcils, apparemment il n’avait pas aimé ce qu’elle venait de dire.
- Tu te moques de moi espèce de garce !
Il attrapa une de ses armes, serrant le manche de toutes ses forces. Sheena n’en était pas sûre, mais ces poignards elle les reconnaissait. Leurs formes et l’inscription qu’ils portaient ne lui étaient pas inconnues.
- Ce sont…, commença-t-elle la voix tremblant légèrement.
Ce fût comme un flash, un flash d’une rare violence. Déséquilibrée, elle tomba à genoux se tenant la tête d’une main. Elle revécut toute la scène, celle où son grand-père lui fit cadeau de sa collection de poignards qu’il avait fabriqué lui-même des années durant.
- Prends-en grand soin, lui avait-il dit.
Comment ce ninja avait-il eut ses armes ? Elle les gardait précieusement chez elle, en n’en emportant que très peu sur elle lors de ses missions.
Elle releva la tête, les yeux brillants de colère.
- Pourquoi as-tu mes poignards ? Ils ne t’appartiennent pas ! dit-elle avec une rage contenue.
Comme pour la provoquer davantage, Naganori joua un instant avec celui qu’il tenait à la main.
- J’ai pensé que tu n’en avais plus l’utilité, expliqua-t-il le plus calmement du monde. Et je vois que je n’ai pas eu tort, tu n’es vraiment pas digne d’être notre chef ! Regarde toi ! Tu n’as plus rien d’une ninja !
Ces mots ! Ce regard plein de haine !
- Tu es aussi faible que tes amis ! Je ne comprends pas comment tu as pu vaincre Kuchinawa en duel ! La chance sans doute…
Sur ses paroles il se retourna pour faire face aux deux épéistes.
- Ne croyez pas pouvoir me surprendre aussi facilement !
Il se jeta sur eux, quand soudain des piques de glace sortirent de nulle part et le déstabilisèrent, le blessant légèrement à la jambe gauche.
- Bien joué Génis, le félicita Raine.
Le jeune demi-elfe lui fit un signe de la main tout en restant très concentré. Cet homme était vraiment trop rapide pour qu’il puisse le combattre avec la magie, mais il avait saisi l’occasion qui s’était présentée à lui quand il s’était immobilisé pour parler à Sheena. Il savait que son sort n’arrêterait pas le ninja car il avait dû se contenter d’une faible attaque de glace sous peine de blesser l’un de ses amis, mais au moins, il avait réussi à renverser l’avantage.
Yuan ne laissa pas le temps à l’homme de se rependre et l’attaqua de front. Colette, ne voulant pas rester plus longtemps inactive, s’approcha de quelques pas des deux combattants et dès qu’elle fut certaine de son coup, lança un de ses chakrams sur le ninja. Atteint à l’épaule, l’homme poussa un cri de douleur. Lloyd se rua alors sur lui, mais leur adversaire était coriace. Malgré sa blessure, il contra l’attaque de Yuan en le frappant de son poing à la poitrine. Ne s’attendant pas à cela, le demi-elfe ne put riposter et s’effondra à terre, le souffle coupé. Lloyd, lui, se prit un coup de pied magistral dans la figure qui le projeta violemment à terre sous les yeux horrifiés de Colette. L’homme enleva ensuite d’un geste brusque le projectile qui s’était figé dans son épaule, répandant un jet de sang sur le sable. Naganori possédait une force incroyable. Ce n’était pas normal ! Un simple coup n’aurait pas suffit pour envoyer Yuan et Lloyd au tapis !
Sheena regardait ce qui se déroulait sous ses yeux sans pouvoir agir. Elle ne pouvait plus bouger, la peur la paralysait. Son regard croisa celui de Naganori, mal en point avec sa blessure à l’épaule qui ne cessait de saigner. Il avait le visage tordu par la douleur. Un instant, la jeune femme crut qu’il allait la tuer, mais il se tourna vers Génis.
- Vous m’ennuyez…, fit-il d’un ton sombre qui ne laissait présager rien de bon.
De son bras valide, il tenait de toutes petites lames, semblables à des couteaux. Elles brillaient d’un éclat vif sous la lumière du soleil. D’un geste rapide il les jeta sur le jeune demi-elfe.
- Non ! cria Colette.
La jeune femme lança son dernier chakram pour dévier les lames avant qu’elles n’atteignent le magicien. Grâce à son intervention, Génis ne fut pas touché. Mais cela provoqua la colère du ninja.
- Ça suffit ! s’écria-t-il. Je vais vous écraser une bonne fois pour toute !
L’homme s’élança à toute vitesse vers le jeune garçon désarmé et lui infligea un violent coup à la poitrine, puis sur la nuque.
- Génis ! hurla Raine en voyant son frère tomber inanimé sur le sable.
La jeune femme voulut le secourir mais Zélos la retint par le bras.
- Raine…c’est…trop…dangereux ! articula-t-il avec difficulté.
La demi elfe se dégagea et sans tenir compte de son avertissement, courut jusqu’au corps inerte de Génis.
- Très bien, fit le ninja, maintenant Mesdemoiselles, si vous tenez à votre vie et celles de vos amis je vous conseille de ne pas intervenir. Je serai sans pitié…
Colette ne comptait pas rester à regarder cet homme tuer Sheena, mais à présent elle était désarmée. Agenouillée près de Lloyd, elle hésita un instant avant de prendre son arme. Elle ne savait pas vraiment manier une lame, mais elle était prête à faire n’importe quoi pour sauver son amie. Attrapant une des épées à deux mains, elle se releva, une grande détermination sur le visage. Voyant ce que la jeune fille s’apprêtait à faire, Sheena d’un geste de la main, lui demanda d’arrêter. Il était hors de question qu’elle risque sa vie pour elle !
- Sheena…, murmura Colette.
La ninja lui lança un regard suppliant. Baissant la tête, la jeune fille lâcha l’épée qui tomba sur le sol dans un bruit étouffé.
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Sujet : « fanfic: Le dragon sacré »
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