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PinkFox
- Posté le
16 novembre 2007 à 14:53:32

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Bien sûr ! Mais je risque de tout spoiler si je te le dit, alors tu devras attendre le prochain chapitre, que je suis en train de terminer.
Alors bonne attente !
(Cela ne devrait pas être long !)
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PinkFox
- Posté le
29 janvier 2008 à 20:54:49

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J'avoue être très longue sur l'écriture de chapitres. Et surtout, je ne suis pas une personne qui marche avec des heures, donc je fais tout juste quand ça me tente.
Donc, je m'excuse de la très très longue attente que j'ai infligée.
Maintenant, après les excuses, j'envoie les chapitres.
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Chapitre 3
Sauvetage et fuite vers le continent
Yuan s'étira douloureusement. Genis dormait à côté de lui, roulé en boule. Ils avaient quittés Welgaia peu longtemps après Kratos, mais leur quête n'était pas de retrouver Raine et les autres, mais de découvrir par ou les anges déchus étaient entrés dans leur monde. La veille, ils avaient campés sur une montagne, très loin au nord. Le monde est vaste, ils en avaient maintenant conscience.
Yuan se leva, massant ses bras endoloris par le gel de la nuit et du voyage. Il faisait étrangement sombre, alors que le soleil s'était levé quelques heures plus tôt. Un roulement de tonnerre grondait non loin, mais le ciel était vierge de tout nuage, et le vent s'était mit à souffler furieusement. Redoutant quelque magie, il s'accroupit et secoua Genis.
- Genis... murmura-t-il.
Le garçon ouvrit les yeux et releva la tête.
- Qu'est-ce qui...
Prenant conscience du vent et du bruit de tonnerre, il se mit sur son séant et scrupta le ciel noir. L'Exsphère attaché à sa peau sur sa main brilla soudain.
- Il y a une puissante magie à l'oeuvre ici, mais je n'arrive pas à la localiser. On dirait qu'elle est partout, annonça Genis.
Yuan contempla le ciel à son tour et remarqua une espèce de brèche. Il fit apparaître ses ailes, attrapa Genis par la taille, et d'une bonne poussée, décolla dans les airs.
- Hé ! Yuan, qu'est-ce que tu ... commança le frère de Raine en se débattant.
- Arrête de gigoter et fait moi confiance.
Genis soupira et s'immobilisa, tandis que Yuan filait vers la brèche. Il s'arrêta à quelques mètres d'elle et fit signe au petit garçon de regarder. Celui-ci examina des yeux l'ouverture avec attention.
- Je crois qu'on a trouvé, Yuan ! C'est un portail !
Yuan battit des ailes un peu plus vite, pour rester à la même hauteur, et fronça les sourcils.
- Il y a un moyen d'y entrer ?
Genis reporta son attention vers le trou.
- Je crois qu'il faut que tu passe au travers. Ce n'est pas une porte, tu sais.
L'ange ne releva pas la plaisanterie, et agrippant solidement le petit magicien, fonça dans l'ouverture. Aussitôt l'atmosphère changea autour d'eux. Ils se posèrent au bord d'un édifice de granit noir, quasiment invisible dans l'obscurité de l'endroit.
***
Raine entra dans le sous-sol, là où les esclaves étaient logés. Kratos n'était pas avec elle. Elle savait qu'Anasha, pour éviter que ses amis ne soient tués par Blaze et ses soldats, les avait embauchés comme esclaves. C'avait été le seul moyen de les emmener avec elle.
Tout autour d'elle s'élevait des cellules remplies d'hommes et de femmes, et parfois même d'enfants aux regards vides. Raine sentit sa gorge se nouer. Toutes les horreurs que ces personnes avaient vues se trouvait bien au-delà de ce qu'elle aurait pu supporter. Malheureusement, elle ne pouvait pas les faire sortir, ce serait trop dangereux, et leur plan tomberait à l'eau. Mais au plus profond d'elle, Raine se jura qu'elle reviendrait les délivrer. Elle marcha entre les cellules, jusqu'à ce qu'elle tombe sur celle de ses amis. Lloyd, Colette, Zelos et Sheena, tous était vêtus de haillons.
- Lloyd ! murmura Raine.
Le jeune homme leva la tête vers elle, et son visage s'éclaira.
- Raine ! Tu es venue !
La demi elfe posa un doigt sur ses lèvres pour les faire taire. Puis elle sortit un trousseau de clés de sa poche et leur ouvrit la porte. Ses amis sortirent silencieusement, pour ne pas attirer l'attention, et suivirent Raine jusqu'à l'extérieur, là où les attendaient, étrangement, Kratos, Yuan et son petit frère. Genis sourit à sa soeur, puis pointa les ptéroplans posés non loin de là.
- Nous t'expliquerons tout plus tard. Pour l'instant, nous devons partir d'ici au plus vite.
Raine hocha la tête, grimpa sur le premier ptéroplan à sa portée et mit le contact. Derrière elle, les autres faisaient de même, et ils décollèrent dans le ciel orageux. Yuan prit la tête et en file indienne, ils passèrent la brèche qui servait de portail entre Sylva'halla et le monde des anges déchus.
Ils se posèrent dans l'après-midi, près du village d'Iselia. Raine regardait dans le vague, songeuse. Elle espérait de tout coeur que Blaze ne la repérerait pas avant qu'elle ne soit prête à l'affronter.
- On fait une pause ici. Nous repartirons dans une heure, annonça Kratos au reste de la troupe.
Ses amis acquiescèrent et se dispersèrent rapidement. Seul Raine et Genis n'avaient pas bougés, ainsi que Kratos, qui décida de partir avec Yuan, voyant que la jeune femme avait besoin d'être seule avec son frère. Après son départ, Genis se tourna vers sa grande soeur.
- Tu sembles triste, Raine. Qu'y a-t-il ?
La demi elfe secoua la tête. Les mots restaient coincés dans sa gorge, refusant de sortir. Elle tomba à genoux et attira son frère dans ses bras. Genis se prêta volontiers è cet excès d'affection.
- Tu ne sais pas comme j'ai souffert de te laisser derrière moi...
Genis serra très fort sa soeur.
- Ce n'est pas grave, Raine. Tu vois, Yuan a très bien pris soin de moi en ton absence !
Raine sourit tendrement, et ébouriffa les cheveux de son frère, geste depuis trop longtemps familier. Genis lui adressa un grand sourire rassurant et l'aida à se relever.
- Maintenant, si tu m'expliquais comment tu t'es retrouvé à l'antre de Blaze ? s'enquit joyeusement Raine.
Genis commença à monter un campement avec l'aide de Raine tout en lui expliquant ses aventures en compagnie de Yuan. La jeune femme empilait du bois pour faire le feu, lorsque Genis termina son récit.
- Alors, vous avez trouvé le portail...
Genis lui passa une bûche :
- Je croyais que tu connaissais l'existence de ce portail, mais à ton expression, je crois que non.
- En fait, j'étais...
Raine s'interrompit brusquement. Elle savait très bien pourquoi elle n'avait pas remarqué le portail.
- T'étais ? insista Genis.
Raine soupira, frustrée d'être incapable de se confier à son frère.
- Il y a des choses qui ne s'explique pas, répondit-elle finalement.
Le garçon eut un sourire amusé, mais n'en parla plus, si bien que Raine se demanda si Genis n'en savait peut-être pas plus qu'il ne le laissait paraître.
Les autres arrivèrent au camp une heure plus tard. Raine observait avec intérêt Genis cuisiner, sachant très bien qu'elle-même n'aurait réussi qu'à empoisonner ses amis, tandis que leurs amis prenaient place autour du feu. Kratos n’essaya pas de s’approcher de Raine, qu’il trouva en pleine apprentissage culinaire, à son grand amusement. Ce fut dans une atmosphère de détente que se déroula le souper, parmi les rires et les piques que s’envoyaient Genis et Lloyd. Après le repas, le silence tomba lourdement.
- Qu’allons-nous faire, maintenant ? demanda Colette.
Raine plongea son regard dans le feu, tandis que les autres suggéraient quelques idées. Genis aperçut l’expression morose de sa sœur et demanda l’attention de ses amis.
- Écoutez. Commençons par faire le point de notre situation, décida-t-il.
- Pour notre situation, c’est simple, nous nous sommes évadés de la forteresse de Blaze, et nous nous retrouvons ici, sans destination précise, résuma Raine avec ironie.
Sheena esquissa une grimace, et une ombre de sourire naquit sur les lèvres de Kratos.
- Voilà notre situation assez bien résumée, déclara Zelos avec une pointe d’humour.
Genis secoua la tête en soupirant.
- Tu réussis à faire de l’humour même dans ces circonstances ? Ce n’est pas croyable !
Zelos fit un clin d’œil à Sheena.
- Bon, vous avez fini, tous les deux ? trancha Colette. Ce qu’il faut faire, c’est trouver notre destination.
Personne ne pipa mot. Quelle endroit serait à même de les protéger tant soit peu de Blaze et ses sbires ?
- La base de Sylvarant serait-elle capable de nous servir de couverture ? s’enquit Lloyd.
Kratos regarda Yuan, qui n’avait toujours pas parler depuis le souper.
- Je crois qu’il y ait des chances. Et puis, ce serait un bon point de fuite pour les ptéroplans si jamais Blaze nous retrouve, énonça celui-ci.
- Alors, c’est là que nous irons, fit Raine en se levant.
Les autres l’imitèrent et ils embarquèrent sur les ptéroplans. Quelques secondes plus tard, ils décollaient, fendant le ciel vers le désert.
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PinkFox
- Posté le
29 janvier 2008 à 20:57:41

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Chapitre 4
Un retour aux armes
La base de Sylvarant était restée inhabitée depuis plus d’un an, et à l’exception des quelques soldats encore sur place, l’endroit semblait toujours aussi désert que les plaines arides qui entouraient le fort. En file, le groupe passa la porte souterraine menant à l’entrepôt où ils débarquèrent enfin de leurs ptéroplans. Colette s’étira avec une exclamation de ravissement, sous les sourires de ses amis, tandis que Yuan refermait le passage.
- Enfin, la terre ferme ! Je ne dis pas que le ciel ne soit pas amusant, mais j’avais hâte de me retrouver sur le plancher des vaches ! s’exclama Lloyd.
- Voyez-vous ça ! Ce n’est pas toi qui disait tout à l’heure que tu resterais dans le ciel tous les jours ? répliqua Genis, exaspéré.
- Bien quoi ! On ne peut pas tout avoir !
- Ça, c’est la phrase que j’ai dit !
- Ça suffit ! coupa Raine, le sourire aux lèvres.
Les autres éclatèrent de rire, entraînant avec eux les deux querelleurs.
Yuan avait, en l’espace de dix minutes, reprit le contrôle de son repaire, appelés ses soldats restants, et attribués des appartements à chacun de ses amis, ce qui forçait l’admiration un peu exubérante de Lloyd. Genis avait dû le tirer par une oreille pour lui faire quitter le bureau de Yuan, en voyant qu’il nuisait. Et l’un après l’autre, le reste du groupe en avait fait de même et s’étaient dirigés dans leurs appartements respectifs.
Raine s’était allongée sur son lit et à peine sa tête avait-elle touchée l’oreiller qu’elle s’était endormie. Ainsi, elle n’entendit pas Kratos entrer dans sa chambre. L’ange s’assit sur le bord du lit, un sourire attendri sur ses lèvres et remonta la couverture sur ses épaules. Puis il quitta la pièce à pas de loup. Il se dirigea donc vers le bureau de Yuan, mais Genis l’intercepta avant.
- Je peux te parler ? lui demanda-t-il.
Kratos le regarda, un peu surpris, mais acquiesça à sa demande. Il le suivit donc dans une pièce à peu près vide. Genis lui tira un banc. Kratos remarqua que le kendama reposait sur le sol, près de l’endroit où était assis Genis.
- Tu as ressorti ton kendama ? s’enquit Kratos.
- Bien, vu qu’il faut affronter Blaze un de ces jours, je préfère m’y atteler tout de suite.
Kratos hocha la tête. Lui-même allait devoir le faire.
- Que me voulais-tu ?
Genis s’empourpra un peu, mais garda le regard levé vers le visage de Kratos.
- Pourquoi ma sœur n’a-t-elle pas remarqué le portail ? Normalement, ce serait la première chose qu’elle aurait vue ! Je te pose la question, car ma sœur s’est montrée évasive là-dessus, et j’ai supposé que cela avait un rapport direct avec toi, annonça de but en blanc le garçon.
Kratos haussa les sourcils, puis un ombre de sourire apparut sur son visage.
- Tu es perspicace. T’a-t-elle racontée son escapade au repaire de Blaze, avant qu’elle ne se retrouve dans le monde des anges déchus ?
- Elle a glissé sur cette histoire en disant qu’il y a des choses qui ne s’expliquent pas.
Cette fois, Kratos sourit franchement.
- Bon, bien laisse moi te la raconter, du moins la partie que je sais.
« Ta sœur s’est présentée à la porte de l’antre de Blaze, et s’est fait amenée devant le Tueur. Après, j’ignore ce qui s’est passé, car personne ne me l’a dit. Alors voici ma partie. Je me suis retrouvé poursuivi par un démon lorsque je recherchais Raine. Je me suis fait capturé, et je me suis évanoui. Lorsque je me suis réveillé, j’étais dans une civière et deux anges m’amenaient dans une cellule, là où se trouvait ta sœur, Lloyd, Colette, Sheena et Zelos. Quelques jours plus tard, un garde a emmené Raine devant Blaze. Puis, un peu après, d’autres sont venus me chercher, Lloyd et moi. Et maintenant, ouvre bien grand tes oreilles. Je suis mort, Genis. Du moins je devais l’être, car ta sœur a tenu tête à votre père, et par la magie, il m’a tué.
- C’est Anasha qui t’a ressuscité ? demanda innocemment le demi elfe.
Kratos éclata de rire.
- Non, en fait, je devais juste être inconscient, ou mon cœur a arrêté de battre l’instant où j’ai atteint le mur. En fait, il me croit mort, lui aussi, répondit-il.
Genis parut songeur un moment, puis adressa un sourire à Kratos.
- Alors, c’est comment la mort ? J’en connais très peu qui y ont survécu.
Kratos pouffa de rire et ébouriffa les boucles argentées de Genis.
- Assez, allez va t’entraîner, moi je dois voir Yuan.
Genis sourit puis attrapa son kendama, tandis que Kratos quittait la salle.
Raine, en bâillant, cherchait une salle vide où s’entraîner, elle aussi. Lloyd la suivait de près. La demi elfe trouva la pièce parfaite, et son petit frère s’y trouvait déjà, invoquant les différents sorts magiques qu’il avait acquis.
- Raine !
Genis interrompit son incantation et se précipita sur sa sœur.
- Ça va ! Je ne suis pas morte, juste un peu endormie ! protesta celle-ci.
Lloyd sourit. Genis montra son kendama.
- Je cherche quelqu’un avec qui m’entraîner.
- Je suis partant ! déclara Lloyd.
Il fourra dans les mains de Raine une épée courte, puis partit retrouver Genis un peu plus loin. Raine soupira et s’installa sur un banc, près de la porte. Elle avait amené son bâton guérisseur, celui qu’elle avait si longtemps utilisé dans ses combats, autant en compagnie de ses amis que seule. À la base, il n’y avait personne à guérir, et elle n’avait personne pour s’entraîner. Elle se mit donc à observer les progrès de Lloyd et Genis, plus loin. De temps à autre, un sourire s’étalait sur son visage, et d’autres fois, un froncement de sourcils assombrissait son visage. C’est à ce moment que Zelos fit son entrée, accompagné de Sheena.
- Tiens donc, voilà que nous avons tous pensé à la même chose, commenta Zelos.
- C’est évident, répliqua Raine sur le bord de la porte.
Zelos lui jeta un coup d’œil, et un sourire charmeur apparut sur son visage quand il aperçut l’épée courte.
- Une épée ? Voudrais-tu te joindre à moi dans un duel ? offrit Zelos.
Raine sourit innocemment. Il ignorait bien des choses sur elle.
- Pourquoi pas ?
Kratos était en pleine conversation, lorsque Lloyd fit irruption dans la pièce.
- Lloyd ?
Celui-ci sourit d’un air penaud.
- J’ai une bonne raison. Cela t’intéresserait-il de voir Raine combattre à l’épée ? Discrètement, bien sûr ?
Yuan sourit.
- Vas-y Kratos, je n’ai pas besoin de toi ici.
Kratos acquiesça puis suivit son fils dans le couloir.
Raine s’avança vers le milieu de la salle, le visage sérieux, tandis que Zelos en faisait de même, un grand sourire aux lèvres. Il tira son épée et se mit en pose de combat.
- Je laisse l’initiative aux dames, dit-il.
- C’est trop d’honneur ! déclara Raine.
Épée levée au-dessus de sa tête, dans une pose que personne n’avait jamais vue, elle feinta. Tout se déroula si rapidement, et Zelos ne dû qu’à ses réflexes pour esquiver l’attaque.
- Morsure du Démon ! cria-t-il.
Raine fit un saut périlleux avant pour éviter l’attaque de Zelos et atterrit derrière lui.
- Tempête ! lâcha Raine en virevoltant par-dessus Zelos qu’elle acheva de l’attaque Bête.
Zelos se releva sur les coudes et lança un regard ahuri à Raine, debout devant lui, qui était à peine essoufflée.
- Ça alors ! Je te cède la victoire, cela ne fait aucun doute. Je crois que le seul à t’égaler serait Lloyd.
- Encore, je ne suis pas sûr moi-même, intervint Lloyd. Elle est forte.
Raine soupira et fit mine d’aller s’asseoir à sa place sur le bord de la porte. Mais une voix grave l’interpella avant qu’elle n’ait fait un pas vers l’avant.
- Voudrais-tu me faire l’honneur de ferrailler avec moi, Raine Sage ?
La jeune femme se tourna vers son interlocuteur en fronçant les sourcils. Kratos la toisait d’un air narquois, les bras croisés sur sa poitrine, l’épée au côté.
- Kratos ?
- Tu m’as très bien entendu. Alors, qu’en dis-tu ?
- Ce sera un honneur, cher ami !
Partout, des messagers couraient annoncer la nouvelle du duel dans la base. Lloyd et Genis firent d’ailleurs irruption dans le bureau de Yuan, excités comme des puces.
- Bon, que se passe-t-il encore, cette fois-ci ?
- Kratos et Raine vont se battre !!!
Yuan ferma d’un coup sec le livre qu’il tenait à la main.
- J’arrive.
Une foule se massait autour des deux combattants. Kratos narguait toujours Raine par sa hauteur et sa musculature, mais la demi elfe était svelte et beaucoup plus petite que Kratos. Kratos dégaina son arme et la pointa sur Raine d’un geste plein de défi. Rationnelle, comme toujours, Raine attendit le premier geste que son adversaire ferait avant de se prononcer.
- Double Morsure du Démon ! fit Kratos.
Raine sauta dans les airs pour éviter l’attaque. Kratos courut vers elle, épée devant lui, et rencontra sa lame d’un coup vif. Elle avait l’avantage de la vitesse, et elle le savait. Elle se glissa sous le bras d’arme de Kratos et lui enfonça le coude dans les côtes. Puis s’en suivit de nombreuses feintes et attaques des deux côtés. Un large mouvement du pied de la part de Raine fit tomber Kratos sur le dos et elle en profita pour feinter. Kratos esquiva en roulant sur le côté et contra l’attaque. La demi elfe fit un salto arrière.
- Pluie d’Épées ! cria-t-elle.
- Gardien ! Lance de Lumière !
Raine s’écrasa sur le dos, et avant qu’elle ne put faire un autre geste, la lame de Kratos s’appuya contre sa gorge.
- Tu as … perdu… souffla l’ange.
Puis l’arme se ficha à côté de sa tête. Kratos recula et lui tendit la main. Raine l’accepta et se remit debout.
- C’était un magnifique combat. Tu es très forte.
Les spectateurs se dispersèrent rapidement, et bientôt, Raine et Kratos de retrouvèrent seuls. C’est d’ailleurs juste à ce moment que Raine tomba à genoux.
- Ça va ? demanda Kratos.
- Aussi bien que peux l’être un combattant qui a perdu, Kratos.
Celui-ci sourit.
- Je te le répète, tu es très forte.
- Pas encore assez pour te battre. Il me manque de l’entraînement.
Kratos l’aida à se remettre debout, et la tint par les épaules.
- Premiers soins, lança-t-elle.
Ses blessures se refermèrent, ainsi que ceux de son compagnon et elle put se tenir debout toute seule.
- Est-ce le seul art de combat que tu as appris, là-bas ?
Raine eut un signe de dénégation.
- Le combat à mains nues en fait aussi partie.
- En tout cas, tu m’as quand même flanqué une bonne raclée, déclara Kratos avec une grimace en montrant ses côtes.
Raine sourit et posa sa main sur le bras de Kratos avec sollicitude.
- Si j’y avais mis toute la puissance que normalement il y aurait dans ce coup, tes côtes seraient en miettes, Kratos.
Kratos éclata de rire.
- Donc, si j’ai bien compris, je ne dois le salut de mon âme qu’à ton respect pour moi ?
- C’est bien cela.
Kratos se pencha, un sourire en coin sur les lèvres.
- Que m’arriverait-il si je faisais autre chose ? murmura-t-il.
Son regard était éloquent. Raine s’empourpra vivement.
- Serais-tu en train de me séduire, Kratos ?
- Je crois bien que si, ma chère.
Et il l’embrassa.
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PinkFox
- Posté le
29 janvier 2008 à 20:59:10

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Chapitre 5
L’Éveil du Pouvoir
Kratos se pencha sur la feuille posée sur le bureau de Yuan. Il lui semblait reconnaître l’écriture fine qui parcourait la feuille, mais il n’arrivait pas à mettre le doigt sur le nom, qui était signé au bas de la page dans un gribouillis illisible. Le texte disait simplement :
« Ce que ton amie cherche est le légendaire anneau, l’Ochuraci. Tu n’as pas besoin de mes services pour connaître les pouvoirs qu’on lui prêtent. Mais je suis désolé de devoir t’annoncer que cela reste une légende pour enfant, malgré les nombreuses années de recherche que j’ai passé sur ce sujet. Si ton amie est vraiment celle que tu dit, Yuan, elle devra chercher par elle-même l’Ochuraci. J’envoie avec cette lettre une copie de mes recherches en espérant qu’elles lui seront utiles. »
Kratos fronça les sourcils, sentant le doute s’insinuer en lui. Cet anneau, l’Ochuraci, éveillait en lui les souvenirs ténus qu’il gardait de sa lointaine enfance. Mais il n’était pas pour ignorer que cette histoire n’était qu’un conte pour enfant.
Il décida de chasser cette nouvelle interrogation pour l’instant et sortit du bureau de Yuan, pour se diriger vers la nouvelle salle d’arme. Il y trouva Lloyd et Zelos qui ferraillait comme des forcenés. À toute heure de la journée, on était sûr de pouvoir y trouver au moins une personne dans la salle, au combat ou dans une quelconque autre activité. La pièce était devenu le carrefour où tout le monde se retrouvait.
Kratos attendit que le duel prit fin pour rejoindre les deux combattants.
- Voilà, j’ai gagné ! s’exclama finalement Lloyd en jetant Zelos contre le sol.
Lloyd tendit une main à son ami et l’aida à se relever. Ce fut Zelos qui remarqua le premier la présence de Kratos. Il se tourna vers lui, un sourire aux lèvres.
- Tiens, voilà notre épéiste invaincu !
Il fit une petite courbette devant Kratos, qui soupira.
- Zelos, cesse de faire l’idiot.
Lloyd s’avança alors vers son père.
- Qu’est-ce qu’il y a ?
L’ange fit un signe de la main.
- Je cherche Raine. Il y a un sujet dont j’aimerais lui parler, mais je ne l’ai pas vue ce matin. L’un de vous saurait-il où elle est ?
Zelos prit une mine songeuse.
- Elle est venue s’étirer très tôt ce matin, mais elle partie tout de suite après. Elle ne nous a pas dit où elle allait.
- Et Genis ? As-tu demandé à Genis ? intervint Lloyd.
- Je n’y ai pas songé, avoua Kratos. Donc, je m’en vais.
Et il s’en fut dans le couloir.
***
Genis accompagnait effectivement sa sœur, mais il l’avait quittée peu avant midi, pour aller voir Colette, qui avait demandé son aide pour une chose importante. C’est donc avec surprise que le demi elfe qui vit apparaître Kratos au bout du couloir, alors qu’il revenait de Triet.
- Genis !
Le petit mage s’arrêta tandis que l’homme arrivait devant lui.
- Sais-tu où est ta sœur ?
- Oui, bien sûr, pourquoi ?
Kratos parut soulagé.
- Avant que tu ne poses la question, elle est à Triet, et j’y retourne dans cinq minutes. Alors si tu veux bien attendre ce délai avant de la voir… fit Genis avant même que Kratos n’ait pu ouvrir la bouche.
Kratos dut acquiescer et tandis que Genis allait chercher les quelques objets qu’il avait besoin, l’ange sortit de la base pour attendre le demi elfe. Le vent faisait tourbillonner les grains de sable et le soleil était toujours aussi fort dans ce désert. Kratos esquissa un mince sourire. Il avait tant voyagé dans ce désert aride !
Genis réapparut à la sortie rapidement, son kendama à la main, et s’il avait d’autres objets sur lui, ils étaient cachés. Les deux compagnons prirent donc la route de Triet à travers les plaines de sable.
Raine réprima un soupir frustré. Le gamin avait une vraie tête de mule ! La jeune femme se prit à espérer que la mère du petit revienne au plus vite, car l’enfant était plus qu’exaspérant. Il vagabondait tout autour d’elle en narguant Raine, qui malgré elle, aimait bien sa présence. Lorsque Raine vit enfin la mère revenir, elle se mit presque à regretter les moqueries du gamin, mais elle accepta quand même les remerciements chaleureux de la femme.
Maintenant, elle marchait dans les alentours du village, observant au loin les ombres qui dessinaient les contours des Ruines du Temple du Feu. Prise d’une impulsion, elle décida de s’y rendre. Genis n’avait plus besoin d’elle de toute manière, elle avait quartier libre pour l’après-midi. Elle s’y dirigea d’un pas rapide, sans rien perdre ce qui se passait tout autour d’elle. Arrivée près des ruines, elle entendit un cri. La demi elfe courut vers le bruit et la vision qu’elle découvrit la rendit muette d’horreur. Un énorme loup aux yeux rouges sang, dévorait ce qui était apparemment le corps sans vie d’une femme. Le loup ne l’avait pas encore vue, mais il ne ferait aucun doute qu’elle serait sa prochaine victime si elle restait là sans bouger, et elle n’attendrait sûrement pas que la bête la remarque. Puis elle vit le poupon qui hurlait à ne plus finir un peu plus loin, enroulé dans une couverte blanche maculée de sang. Elle ne sut jamais ce qui la fit agir ainsi, mais elle empoigna son bâton, n’ayant pas apporté d’épée, le tendit vers le loup et hurla une phrase :
- Par le ciel et par les dieux, prêter moi votre force ! Rayon !
Un long faisceau blanc aveuglant fondit sur le monstre à toute vitesse. La bête en cria sa douleur d’un hurlement si strident que Raine crut que ses tympans allaient éclater. Puis dans un nuage de poussière qui souffla avec force sur Raine, l’animal disparut.
Raine ramassa doucement le nouveau-né et vérifia s’il n’avait pas été touché. Mais apparemment, le sang maculant sa couverture devait appartenir à la femme à moitié dévorée qui gisait non loin. Le pauvre enfant était donc orphelin. Raine observa le visage du bébé, qui hurlait toujours. Un chant lui vint spontanément aux lèvres, et elle berça le poupon tout en chantonnant. L’enfant parut se calmer progressivement, puis s’endormit. Après un regard désolé pour la mère sur le sol, Raine emmena le petit au creux de ses bras et courut le plus rapidement possible vers la base.
***
Genis et Kratos observaient le ciel qui s’obscurcissait avec une rapidité impressionnante. Raine n’était pas encore rentrée, et les deux amis s’inquiétaient affreusement. Tout deux avaient entendu l’effroyable cri au loin, et vu l’éclair blanc un peu avant. Genis ne tenait pas en place, et lorsque la pluie se mit à tomber, drue et accompagnée du roulement de tonnerre et des éclairs, Kratos dut le traîner de force sous le paravent de la base. Ils scrutaient l’horizon avec frénésie. Ce fut Genis qui aperçut la silhouette noire illuminée par à-coup par les éclairs. Il sut immédiatement que c’était sa sœur, et Kratos se précipita sur elle, mais il vit qu’elle portait quelque chose au creux de ses bras. Lorsque Raine pénétra dans le cercle de lumière, les deux autres virent enfin de quoi il s’agissait : un enfant.
- Raine…
Kratos fit taire le jeune mage, et s’écarta du passage de la demi elfe, entraînant le garçon avec lui. Ils la suivirent en silence à travers les couloirs de la base, puis finalement terminèrent leur chemin dans la chambre de Raine. La jeune femme coucha le petit dans son lit, puis enfin se tourna vers son frère et Kratos. Elle leur fit signe de sortir.
- Raine, qu’est-ce qui s’est passé ? demanda Kratos, une fois dehors.
Elle regarda ses mains, sans répondre, puis leva un regard brillant vers lui. Genis comprit immédiatement ce visage et recula dans l’ombre. Elle avait sauvé l’enfant. Genis, ayant deviné, disparut dans le couloir. Il ne lui en fallait pas plus. Mais tandis qu’il les quittait, un petit sourire releva les coins de sa bouche, puis il se fondit dans l’obscurité.
- Raine ?
Kratos attendait toujours devant la demi elfe. Celle-ci parla enfin, et ce fut d’une voix tremblante :
- Tu te souviens quand je t’ai dit que tu étais la clé de mes pouvoirs ?
- Oui, parfaitement.
- Bien, ce n’était pas tout à fait exact, expliqua-t-elle. Il s’agit en fait un feu qui me consume de l’intérieur et qui ne demande qu’à sortir. Quand j’ai vu cet enfant, je ne sais pas ce qui est arrivé, mais j’ai senti la magie couler dans mon corps, puis se rendre à mon bâton. J’ai tué la bête.
Kratos eut l’air incrédule, puis le regard de Raine lui affirma la vérité.
- Que vas-tu faire du petit ? demanda-t-il.
Raine jeta un coup d’œil à la porte derrière elle.
- La mère était déjà morte quand je suis arrivée, mais je crois qu’elle aurait voulu que je le garde. Il ne peut pas rester tout seul, Kratos.
Kratos contempla le regard humide de la demi elfe. Puis il l’attira dans ses bras et la serra tendrement contre lui.
- Ne me refais jamais ça… Tu ignores comment je me suis inquiété à ton sujet…
Raine se laissa faire, et se blottit entre ses bras. Rien ne pourrait enlever la peur qu’il avait eu de la perdre, à ce moment-là.
Le ciel tourmenté lâchait toujours sa colère, et la pluie tombait encore et encore, sans s’arrêter. Un éclair illumina les yeux de Raine un court instant, dans le noir, et se refléta sur ses iris pâles. Ceux-ci s’allumèrent un bref moment d’une clarté glaciale, puis Raine referma ses yeux.
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PinkFox
- Posté le
29 janvier 2008 à 21:00:42

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Voilà, et à la prochaine !
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Raine-Haku
- Posté le
1er juin 2008 à 15:56:55

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et tu la continue ta fic ? parce qu'elle est bien quend même enfin moi j'adore !! ^^
continu c'est super bien !!!
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Kasumi_Hoshiko
- Posté le
10 juin 2008 à 17:52:08

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Oulà ! Il y a longtemps que je n'ai pas posté ici, mais là j'envoie un nouveau chapitre. Bonne lecture et sachez que je n'ai pas abandonné ma fic !
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Chapitre 6
Rêves
Les semaines passaient inexorablement, et avec eux les années. Le temps passait plutôt vite à la base, et cela, d’une monotonie presque ennuyante. Toutes les personnes de la base s’entraînaient jusqu’à s’épuiser, mangeaient, dormaient ou sortaient avec discrétion au village de Triet, pour ne pas attirer sur eux l’attention des anges déchus.
L’enfant que Raine avait recueillit avait grandit à une vitesse stupéfiante. Il avait maintenant déjà six ans. La demi elfe l’avait nommé Mithos, en souvenir du héro Mithos, celui-là même qu’eux, les héros de la réunification, avaient combattu.
Le jeune garçon se montrait plein d’entrain et toujours d’humeur joyeuse. Il ressemblait d’ailleurs beaucoup au défunt héro, mais plusieurs choses le différenciaient de celui-ci. À commencer par sa démarche - Raine le soupçonnait de vouloir imiter Kratos – ainsi que sa manière de parler et sa compréhension.
***
Raine regarda d’un œil critique son œuvre. Il y a quelques jours, elle s’était mise en tête d’apprendre à cuisiner, et Genis l’avait mise au défi de faire un meilleur gâteau que lui. Et depuis le matin, la demi elfe y travaillait en suivant le livre de recette avec soin.
- Maman !
Mithos entra dans la pièce en bondissant. Raine s’accroupit pour accueillir l’enfant dans ses bras. Il s’était mit à l’appeler « maman » dès qu’il avait su parler, et Kratos lui faisait figure de père. Les autres habitants de la base en avaient tout naturellement fait le fils de Raine. Même celle-ci, bien qu’elle sût qui avait été sa vraie mère, le considérait maintenant comme le fruit de sa propre chair.
- Tu as fait un gâteau ? demanda Mithos. Je peux en avoir un morceau, dis ?
Raine sourit et lui ébouriffa les cheveux.
- Non, tu ne peux pas. Mais tu pourras au repas, et tu pourras faire office de juge, si tu veux, entre moi et ton oncle Genis. Qu’en dis-tu ? Ça te plaît ?
Mithos fit mine de réfléchir, mais dans ses yeux se voyait déjà la réponse.
- D’accord !
Il sauta des bras de sa mère, embrassa Raine sur la joue puis sortit de la pièce en courant, mais avant de disparaître dans le couloir, il s’arrêta et regarda sa mère.
- Papa dit que ton gâteau va nous empoisonner. C’est vrai ?
Raine éclata de rire.
- Tu diras à ton père qu’il a tort.
Et le garçon, tout content, disparut dans le corridor. Raine se tourna vers son gâteau et son sourire s’évanouit.
- À nous deux, gâteau de malheur !
Le soir venu, au repas, Mithos se précipita vers sa mère, tout sourire. Il s’installa sur ses genoux, sous les regards attendris des convives. Kratos vint rapidement les rejoindre, complétant le tableau d’une famille heureuse. Raine et Genis se lançaient des piques, ponctués par les éclats de rire Mithos, tandis qu’à côté d’elle, Kratos souriait. Puis vint enfin la fin du repas, et où l’on amena les gâteaux. Mithos trépignait d’impatience, se souvenant de la proposition de sa mère.
- C’est moi le goûteur, n’est-ce pas maman ?
Raine sourit et ébouriffa les cheveux de son fils, comme elle faisait des années plus tôt avec son petit frère, qui avait maintenant dix-sept ans.
- Oui, c’est toi le goûteur, Mithos.
Le petit tourna la tête vers Genis, qui souriait moqueusement.
- Oncle Genis ?
L’adolescent éclata de rire devant sa mine déconfite, attrapa un couteau et découpa une petite part du gâteau de Raine, puis du sien, et les déposa sur deux assiettes séparées.
- Lequel veux-tu manger en premier ? lui demanda-t-il ensuite.
Mithos réfléchit un long moment.
- Le tien, décida-t-il finalement.
Genis lui poussa l’assiette. Mithos prit sa fourchette et dévora la part. Puis, Genis poussa l’assiette contenant la part du gâteau de Raine vers lui.
- Fais attention, petit, recommanda l’adolescent.
Raine lui lança un regard noir. Mithos mangea le dessert, puis repoussa l’assiette plus loin. Un sourire s’épanouit sur ses lèvres.
- Égalité !
Tous les convives éclatèrent de rire, y comprit Genis et Raine, qui, après, se serrèrent la main.
- Bravo, grande sœur ! Tu as réussi à cuisiner un gâteau parfaitement ! la complimenta Genis.
Raine sourit.
- Si tu savais combien de temps cela m’a prit !
Le frère et la sœur éclatèrent de rire de plus belle.
Voilà ce qu’entraînait la monotonie des semaines. Mais Raine gardait toujours une certaine peur en dedans d’elle, une peur que Blaze ne réapparaisse. Qu’il brise cette quiétude. Qu’il tue tout ceux qui lui était cher. C’en était devenu presque une obsession, et les cauchemars n’avaient pas tardé à suivre. Raine se réveillait souvent au milieu de la nuit, en sueur, la peur au ventre. Souvent, au cours de ces rêves, un puissant appel lui remuait l’âme, où elle voyait un anneau d’argent.
***
Raine attaqua une dernière fois le mannequin de paille, ce qui l’acheva enfin. Elle rangea ensuite l’arme à sa ceinture et se dirigea vers la sortie. Mithos l’y attendait, comme à son habitude.
- Coucou ! s’écria-t-il.
Raine sourit et se mit à sa hauteur.
- Bonjour à toi aussi, petit moqueur. Où étais-tu donc ce matin ?
- Avec Papa. Il m’a montré les lettres, ce matin.
Raine se promit intérieurement de remercier Kratos pour cette attention. Puis elle tendit une main à son fils et ils sortirent de la salle. Raine l’amena à ses appartements, où le garçonnet courut vers ses jouets, tandis que sa mère allait se nettoyer. Un coup discret à la porte interrompit dans Mithos dans ses jeux, et voyant que sa mère n’était pas sortie de la salle d’eau, il se leva pour répondre.
- Qui c’est ? demanda-t-il d’une voix inquiète.
- C’est ton frère !
Mithos ouvrit la porte et Lloyd entra dans la pièce.
- Raine n’est pas là ?
Mithos indiqua la salle d’eau.
- Tu veux jouer avec moi, Lloyd ?
Lloyd haussa les épaules.
- Pourquoi pas ? Ça me fera passer le temps !
Lorsque Raine sortit enfin de la salle d’eau, ce fut pour trouver Lloyd assaillit par Mithos, qui lui était monté sur le dos pour essayer de le faire tomber. Raine éclata de rire. Lloyd cessa aussitôt de se débattre et tomba lourdement sur le ventre, écrasé par Mithos qui poussa un cri joyeux, victorieux, ce qui eut pour effet de redoubler les rires de Raine.
- Allons, Mithos, tu as gagné ! Laisse donc souffler ton frère, tu l’écrases.
Le petit garçon sourit et recula pour que Lloyd puisse se relever.
- Bonjour, professeur Sage.
- Bonjour, Lloyd. Que me voulais-tu ?
Lloyd sourit chaleureusement.
- J’aimerais que tu viennes avec moi. Mithos peut venir aussi.
Raine fronça les sourcils.
- Que nous prépares-tu encore, cette fois ?
- Rien, je te le jure !
La demi elfe soupira et acquiesça.
- D’accord, je viens. Laisse moi le temps de me préparer et j’arrive.
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Raine-Haku
- Posté le
10 juin 2008 à 19:50:19

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yooooooooooooouuuuuuuuuuuuuuuuuupiiiiiiiiiiii c'est trop bien !!!!!!!
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Raine-Haku
- Posté le
10 juin 2008 à 19:59:45

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mais que va t-il arriver ?
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Kasumi_Hoshiko
- Posté le
11 juin 2008 à 18:07:46

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Surprise...
J'aime laisser le suspense...
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Sujet : « Fanfic : Les problèmes recommencent... »
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