Les forums de JeuxVideo.com
-
maverick_2010
- Posté le
14 janvier 2009 à 19:42:29

-
Bien le bonjour.
Fan de Prince of Persia, adorant écrire et inspiré des nombreuses fictions présentes sur ce forum, j'eus l'idée de m'essayer à mon tour à un récit de cet incroyable jeu. Les topics sur le sujet tenant de l'invention, je voulus raconter l'histoire du jeu lui-même. J'ai rédigé un essai, avec l'introduction pour thème. Si d'autres ont eu la même idée, je les prie de m'en excuser, car je l'ignore. Voilà, je vous le soumet, j'espère qu'il vous plaira. Donnez-moi votre avis.
Chapitre I: Babylone
Un nouveau soleil se levait sur Babylone, la Magnifique. Du haut de ses centaines de mètres, le Palais Royal, encore inachevé, dominait l’immense cité toujours endormie. Le calme régnait, rien ne venait troubler la profonde quiétude dans laquelle étaient plongés les citoyens Perses. Pourtant, quelque part dans les bas-quartiers de la ville, quelque chose se tramait. Un homme en cape courait, le long d’une rue éclairée uniquement par de rares et faibles lampes, semblant vouloir échapper à quelqu’un, ou à quelque chose. Haletant, il s’arrêta à un croisement, reprit rapidement son souffle, regarda derrière lui, puis s’engagea dans une autre ruelle, toujours en courant. Jetant sans cesse des regards derrière lui, il ne vit pas le vieux chien qui se dressait en travers de la route, et dont les aboiements seuls l’empêchèrent de le heurter. Encore sous l’effet de la surprise, il hésita un moment devant la bête qui grognait, affamée, fière de l’effet de frayeur quelle produisait sur le fuyard. Résolu, il reprit sa course en la contournant. Le molosse, le regarda s’éloigner, et ne vit pas la formidable nuée noire qui se rapprochait à la vitesse d’un homme au pas de charge. Dans un court cri de douleur, il quitta le monde des vivants. Avec une agilité de chat, l’homme prit appui sur une poutre basse et se hissa sur les poutres supérieures, qui avaient pour rôle de solidifier entre eux les faméliques bâtiments qui faisaient office de maisons dans cette partie de la cité. Espérant avoir semé son poursuivant, il s’arrêta un instant, accroupi. Peine perdue. La nuée poursuivait sa course, à sa hauteur, fracassant les étais sur son passage comme s’il s’était agi de simples allumettes. L’homme se mit alors à sauter de poutre en poutre, atterrit violemment sur le sol, sans ralentir pour autant, enjamba les vases et les cruches de terre cuite amassées auprès des étalages encore clos. Derrière lui, l’étrange nuée pulvérisait tout obstacle sur son passage, et commençait à gagner du terrain. La poursuite s’acheva quelques mètres plus loin. Une solide porte barrait le passage. L’homme s’y cogna d’abord, y frappa ensuite, espérant qu’on vienne lui ouvrir, puis tenta de la défoncer, vainement. Désespéré, enragé qu’une telle course se termine aussi stupidement, il se laissa un moment glisser contre la paroi de bois, tandis que la nuée apparaissait à l’autre bout de la ruelle. Alors, lentement, il se retourna, fit face à son fantastique adversaire. Au moment où il était sur lui, il dégaina deux longs cimeterres de sa cape. Une créature surgit. Un combat s’engagea alors. Un combat dont l’on ne pourra mesurer la durée, car il se déroulera au travers du Temps. Dans le passé, comme dans le futur. Le Prince ne se laisse pas tuer aussi facilement.
- Lien permanent
-
Ti_Gui
- Posté le
15 janvier 2009 à 02:48:07

-
pas si mal.. mais est-ce que tu conte récrire ta propre version où retrnascrire chaque ligne du jeu?
- Lien permanent
-
maverick_2010
- Posté le
15 janvier 2009 à 16:43:36

-
J'ai l'intention de reprendre les dialogues originaux et de changer le scénario du jeu le moins possible.
Je suis en train de rédiger la suite, au cas ou.
Continuez à me donner vos avis.
- Lien permanent
-
spartanM37
- Posté le
15 janvier 2009 à 18:17:07

-
Je sui desoler de demander ca ici mais puisque ce topic a l'ai plus visiter que les autres.
Comment s'appelle la musique que l'on entend dans le menu du jeu.Lorsque l'on choisit entre charger partit , bonus..
Je connai le nom du groupe mais c'est quoi le nom de la chanson?
- Lien permanent
-
maverick_2010
- Posté le
16 janvier 2009 à 07:58:09

-
"Introduction". Si tu veux qu'on voit tes messages, crée ton topic, ler "réponses:0" intriguent toujours.
Continuez à me donner vos avis tout de même.
- Lien permanent
-
maverick_2010
- Posté le
17 janvier 2009 à 12:46:30

-
Voici le second chapitre. J'espère que vous pourrez m'en dire plus que du précédent:
Chapitre II: Massacre en mer
Quelque part, sur une des mers encore inconnues de l’homme, une tempête faisait rage. Au centre de ce qui semblait être une bataille entre dieux mystérieux, l’enjeu du conflit ballottait, pitoyable victime d’une des fureurs des divinités océaniques que les navigateurs ont appris à redouter. Un navire, à bord duquel se trouvait une vingtaine de marins endurcis par une longue existence vouée à la navigation, qui avaient déjà enduré trop de tempêtes pour craindre celle qui les malmenait cette nuit. A leur tête, le Prince de Perse, protégé de la pluie et des griffes salées du vent par une cape. Calme malgré l’effroyable caprice divin, il donnait ses ordres à ses hommes, manœuvrant le bateau par la voix. Mais alors que le vent redoublait de violence, il cria à l’ensemble de son équipage: «Cette tempête est sans pitié! Il nous faut agir vite! Hissez la grand-voile!», puis il interpella un de ses lieutenants qui passait à sa proximité: « Rapprochez-nous du vent!», lui adressa une tape d’encouragement sur l’épaule et tourna ensuite son regard vers le large. Au loin, de lourds nuages masquaient l’horizon, formant d’inquiétantes silhouettes sombres, déformées par l’intensité de la pluie. Un court instant, à la lueur d’un éclair, il crut en distinguer une étrangement plus nette que les autres. Mais malgré son air résolu, il se savait nerveux, et mit cette vision sur le compte de la fatigue. Tandis qu’il s’apprêtait à donner de nouveaux ordres, une vive lumière troubla l’obscurité ambiante. Des grappins, enflammés, atteignirent le navire en plein pont, incendiant les bâches qui protégeaient des caisses de matériel de la tempête, avant de s’accrocher au bastingage. Une brusque secousse ébranla le bâtiment, tandis que son assaillant, bien visible à présent, se rapprochait à la force des bras de ses occupants. Le Prince hurla à ses hommes:«Sortez vos armes!», et tous se précipitèrent du côté d’où venait l’assaut. A bord de l’énorme galère qui les attaquait, deux fois plus haute qu’eux, on se préparait aussi à la bataille. Une vingtaine de pirates, à la peau de cendre, cachant leurs visages sous de monstrueux casques, surgirent de la nuit. Hurlant, rugissant, tels des fauves face à une proie blessée, ils brandissaient leurs armes, à la lueur de la foudre, leur yeux luisant comme des brasiers. L’Amulette, que le Prince portait au torse se mit alors à briller, comme réveillée d’un profond sommeil par la présence de ces créatures, et, posant la main dessus, il sentit que ses adversaires n’étaient pas des adversaires ordinaires. Les Sables du Temps coulaient dans leurs veines.
Les deux navires étaient maintenant côte à côte. Criant leur fureur, les pirates semblaient attendre l’ordre de l’attaque. Peu à peu, la puissance de leurs voix diminua, puis s’éteignit. Des écoutilles, une femme sortaient, lentement. Vêtue de cuir noir, elle ne dissimulait que peu de parties de son corps. Les cheveux courts, d’un noir d’encre, elle semblait insensible à la pluie battante et tenait une étrange épée à la main. Défilant parmi ses hommes, souriante, elle leur adressait de légères caresses de son arme et de ses mains, et chacun semblait en être hypnotisé. Une fois au bord du navire, elle observa un instant ses victimes. Puis, perdant son sourire, arborant un rictus de colère, elle cracha entre ses dents: «Tuez-le». Reprenant leurs hurlements, les pirates s’élancèrent.
Le massacre commença. Les attaquants étaient de véritables guerriers, et les marins, peu habitués au combat, eurent rapidement le dessous. A l’arrière de la galère, balistes et archers criblaient le bateau de flèches enflammées. Bientôt, l’équipage ne fut plus qu’une poignée. Mais le Prince, l’Epée de l’Aigle à la main, tranchant de tous les côtés, fit reprendre leurs esprits à ses hommes, et une faible résistance commença à se former. Rudoyé par des années de guerres auprès de son père, il n’eut pas de mal à éliminer un grand nombre de pirates. Frappant, éventrant, pourfendant, il retrouvait le plaisir furieux du combat, et la sensation que la tuerie lui procurait le fit plonger dans une sorte de frénésie mêlée de colère. Et il tailladait, hurlant, mutilant ceux qui commettaient la folie de s’en prendre à lui. Mais ses ennemis étaient nombreux, trop nombreux, et il eut bientôt besoin de renfort. Il chercha à rejoindre le pont principal, où s’étaient regroupés la plupart des survivants. Alors qu’il approchait du mât principal, un carreau de baliste atteignit la vigie de plein fouet. Le marin qui y étaient posté tomba dans le vide, et heurta le sol du navire si violemment qu’il le fracassa, emportant le Prince avec lui.
Etourdi, celui-ci se retrouva dans la cale, où le feu avait déjà pris. Il n’eut pas de mal à se débarrasser du peu de pirates qui s’y trouvaient, et, longeant la réserve de vivres et le dortoir, il se dirigea vers l’écoutille. Déjà, les balistes trouaient les parois, provoquaient d’énormes fuites qui aveuglaient le Prince, augmentant sa fureur. Alors qu’il touchait au but, la galère noire, qui avait fait demi-tour et pris son élan, défonça la coque. Le navire était perdu. Désormais, il ne restait que peu de temps. Sautant par-dessus le monstrueux éperon, le Prince arriva enfin à la partie principale de la cale. Malheureusement, les flammes avaient créé un véritable mur de débris, obstruant la sortie. Il s’empara alors de la corde utilisée pour embarquer les lourds chargements, et la coupa. Le système de contrepoids s’activa et le tira vers le haut, le fit passer au travers du panneau de bois qui fermait la soute. A hauteur de la voile, le Prince lâcha prise, planta son épée dans l’épaisse couche de toile, se laissa glisser, puis atterrit sur le pont principal. Devant lui, postée près du gouvernail, la femme de la galère contemplait l’horrible scène de carnage. Un marin, qui avait réussi à se faufiler sur ses arrières, se jeta sur elle. Virevoltant, elle lui trancha la gorge avant même qu’il n’ait pu abattre son arme. Poussé à bout par cette vision, le Prince courra jusqu’à l’escalier, pourfendant ceux qui osaient se mettre en travers de son passage. Enfin, il se retrouva face à elle. Dressée au sommet de l’escalier, arrogante, elle tenait une épée à chaque main. Posément, sûr d’elle, elle le menaça, sur un ton de défi:«Tu n’atteindras jamais nos rivages vivant.» Insouciant, de l’assurance qu’elle affichait, il déclara à son tour:«Tu crois ça? Tu ferais mieux de fuir!». Et il attaqua. Il avait pour lui l’expérience des batailles et la force brute, mais son adversaire était agile, et les moqueries qu’elle lui adressait le mettaient dans un état de rage tel qu’il s’épuisait rapidement. Il frappa de haut. Elle para son coup et, le repoussant avec une surprenante vivacité, elle lui estafilada le visage, lui infligeant une sévère balafre du front au menton. «Espèce de garce», hurla-t-il. Et, redoublant d’efforts, il jeta ses dernières forces dans une frappe à fendre le roc. Elle bloqua de ses deux lames, et elle le toisa, sans perdre son sourire méprisant toujours aux lèvres. «Il semble que l’Impératrice ait surestimé tes pouvoirs.» Etonné d’une telle déclaration, le Prince marmonna: «L’Impératrice?!» Et profitant de sa surprise, son adversaire, par une botte habile, coinça son épée entre les siennes, l’envoya se planter dans le bastingage. Désarmé, il se redressa, mais n’eut pas le temps d’éviter le puissant coup de coude que son ennemie lui envoya au visage. Etourdi, il reçut alors deux formidables coups de pieds. Assommé, il s’écroula, tandis que son vainqueur savourait sa victoire.
- Lien permanent
-
maverick_2010
- Posté le
2 février 2009 à 18:06:03

-
Chapitre III: Le vieil homme
A présent, c’était fini. Le Prince tombait, vers les abîmes sombres et insondables de l’océan, inerte, incapable de toute réaction. Dans un dernier regard vers la surface à laquelle il ne remontera plus, il distingua son navire en flammes, les hurlements de douleur de ses hommes, mourant sous les derniers coups des monstres qui achevaient leur massacre. Il ferma les yeux, plongeant dans une inconscience proche de la mort. Durant ses derniers instants, il vit toute sa vie défiler devant ses yeux. Ses souvenirs s’amassaient, se bousculaient, comme s’ils tentaient de le réveiller. Il revit ses batailles, ses luttes, ses prières, tout ce qui avait constitué une existence hors du commun. Il revit le Sablier, le Vizir, Farah, la Dague, le palais, son père. En son cœur, il dit adieu à tous ceux qu’il avait aimés, puis laissa son esprit s’évader de son corps. Un dernier souvenir lui apparut.
« L’Ile du Temps. » Dans le désert qui entourait Babylone, le Prince écoutait la voix du Vieil Homme, à l’abri d’une tente. « L’endroit où les Sables ont été créés. C’est là, que le Maharadjah a volé le Sablier.
-Et si je pouvais trouver cette île ? »
A l’intérieur, le vieil aveugle tâtonnait sur une étagère. Manquant de renverser un petit vase, il s’en empara et s’approcha d’un des tas de coussins qui parsemaient son refuge. « Le Maharadjah aurait découvert des portails, permettant de remonter dans le Temps. » Interpellé, le Prince marmonna. « Remonter… Jusqu’à l’origine des Sables. ». Puis, se dirigeant vers le vieillard, il continua « Quelque chose d’horrible arriva, alors que nous traversions le palais du Maharadjah.
-Vous avez trouvé les Sables du Temps! »
Il s’arrêta un instant, heurté par l’effroi et l’horreur que lui inspiraient ces mots. « Pire. Je les ai ouverts. » Et il se rappela tout. Les Sables qui s’échappaient de leur prison, se répandant à travers le palais comme une maladie sur une cité, ravageant tout, le Vizir, exultant devant la puissance du fléau qu’il lui avait fait libérer, les hommes et les femmes, fuyant, hurlant sous l’emprise de la plaie qui s’insinuait en eux, les visages et les corps déformés, brillant de la lumière dorée et sournoise du Mal incarné. Le Vieil Homme le sortit de son cauchemar. « Quiconque libère les Sables, doit mourir.
-J’ai été forcé de tuer mes compagnons d’armes. Ceux que j’aimais.
-Mais à présent, cette invincible bête te traque. » Lentement, le Prince releva la tête, le visage mu par une expression de doute et de crainte. « Pour la première fois de ma vie, j’ai vraiment peur.
-Et tu vas mourir ».
Comme pour ne pas accepter ce qu’il savait évident, il se leva. « A l’aide des Sables, j’ai inversé le cours du Temps. J’ai fait en sorte que le Sablier n’ai jamais été ouvert ». Versant de son vase un peu d’une poudre grisâtre et reluisante, le sage répondit. « La bête, le Dahaka, assure l’équilibre du Temps. Or, tu devais mourir. Il te rattrapera et fera en sorte que ta destinée s’accomplisse ». Résolu par ces paroles, le Prince entreprit de sortir de la tente. Le vieillard l’arrêta d’un simple geste du bras. Mais il continua. « Je préfère essayer qu’attendre la mort ici.
-Folie! Même si tu parviens à atteindre l’Ile, tu devras affronter l’Impératrice du Temps!
-Je remonterai le Temps. J’empêcherai les Sables d’être jamais créés. S’il n’y a plus de Sables, le Dahaka cessera de me traquer sans relâche! » Conscient qu’il ne pourrait le faire céder, le Vieil Homme s’appuya sur sa canne, et adressa à son ami ces dernières paroles: « Pars! Va, mon Prince! Mais sache, que l’issue de ton voyage est sombre. Ton destin est scellé! Tu ne peux le changer. Personne ne le peut. »
- Lien permanent
-
maverick_2010
- Posté le
26 février 2009 à 17:29:08

-
Chapitre IV: L’Ile
Tout était sombre. Autour de lui, le Prince ne voyait que de floues silhouettes grises. En essayant de se relever, il sentit un sol granuleux. Du sable. Cette seule pensée lui fit pousser un long soupir de soulagement. L’Heure n’était donc pas encore venue. Péniblement, il se redressa, faisant fuir les corbeaux qui s’apprêtaient à se repaître de sa dépouille, puis se leva, et examina les alentours. Face à lui se dressaient les ruines de ce qui semblait être un long escalier, grimpant une basse falaise, éclairé par la lueur vacillante de quelques brasiers en manque d’aliments. Derrière s’entassaient des épaves et des morceaux de bois, moisis par un long séjour dans l’eau, ballottant tristement au gré des vagues. Un des corbeaux, affamé, tenta de mordre le Prince au visage. Celui-ci le repoussa du bras, mais déjà un autre attaquait. Par réflexe, il porta la main au dos, mais réalisa avec horreur la perte de son arme. « Mes épées! s’écria-t-il. Disparues. » Cherchant une aide quelconque, il se saisit d’un lourd bâton de bois qui avait échappé aux meurtrissures salées de la mer. Puis il commença à explorer les ruines. De bonne facture, elles lui paraissaient suffisamment solides pour être empruntées. Tout en escaladant les vieilles marches de pierre, il se remémora les derniers évènements. « Mon équipage. Ils ont tous disparu. Je retrouverai celle qui a fait ça, et elle me le paiera ! » Dans cette environnement hostile, ses habitudes de combattant lui revinrent rapidement. Bondissant, courant sur les murs, roulant, courant, il atteignit rapidement le sommet de la falaise. Après avoir passé un portail de bois à moitié démoli, il arriva devant un nouvel escalier, bordé de statues démembrées. Deux êtres se jetèrent sur lui en hurlant. « C’est lui dont l’Impératrice veut la mort ! » Le lourd bâton vola, fracassant le crâne du premier pirate. S’emparant de l’arme de ce dernier, le Prince se rua sur le deuxième assaillant. Il parvint facilement à l’envoyer à terre, puis l’acheva avec la lame grossièrement forgée de sa première victime. Encore haletant, il considéra les cadavres grisâtres. Alors ce fut une certitude. L’Impératrice connaissait sa mission et voulait sa mort. Mais qu’importe. Cela n’empêchera rien. En quelques sauts, il atteignit une haute grille de fer noir. A l’aide de débris, il passa par dessus, atterrit violemment sur le sol, dans un large corridor rongé par les herbes grimpantes, fissuré de toutes parts. Il se remit à courir, puis avança lentement, et s’arrêta. Muet de stupeur, le souffle coupé par le fascinant spectacle qui s’offrait à lui, il resta un instant comme inconscient de toute autre chose que ce que sa vue lui apportait. Un instant de trop.
- Lien permanent
-
lpb
- Posté le
24 mars 2009 à 21:04:26

-
C'est super maverick ! Je suis épaté par ton sens du détail; j'ai l'impression de revivre le jeu !! c'est vraiment du beau travail !!
Continues comme ça
j'ai hate de lire la suite !!
- Lien permanent
-
maverick_2010
- Posté le
7 avril 2009 à 18:32:36

-
Merci Ipb, ça fait du bien un commentaire positif de temps en temps.
Chapitre V: Les ruines du Temps
Face au Prince se dressait une incroyable forteresse, d’une taille telle que le ciel semblait en recouvrir le sommet. Une aura de peur mêlée de respect émanait des anciennes pierres lisses et grisâtres, comme si le titanesque édifice abritait une divinité inconnue et redoutable, aux pouvoirs que l’on devinait immenses sans en réaliser la véritable puissance. De part et d’autre de la façade, dans une parfaite symétrie, flottaient des étendards aux couleurs rubis, détrempés par le temps, mais encore assez sombres pour paraître teintés d’un sang vermeil et ténébreux disposé à faire rejaillir les peurs ancestrales que tout homme tenait à enfoncer en lui pour les oublier à jamais. Trouée de fenêtres hautes comme deux hommes et noires comme la nuit, rayée de cascades plongeant dans des douves sans fond telles des larmes monstrueuses, assombrie par les nuages annonciateurs d’un futur orage et constellée de hordes de corbeaux hurlant leur faim, la Mort elle-même semblait se présenter de toute sa triste splendeur. Emerveillé, et quelque part effrayé de cette formidable apparition, le Prince ne sentit pas immédiatement la présence de l’être qui s’approchait silencieusement de lui, caché derrière les blocs de pierre qui jonchaient le sol. Sûre d’elle, la responsable de son arrivée sur l’île s’approchait, ses lames à la main. Remis de sa surprise, le Prince eut tôt fait de réaliser sa proximité. Feignant l’ignorance de sa situation, il s’adressa à elle: «Allez! Je sais que tu te caches… Montre-toi !». Peu à peu, la guerrière se retrouva dans son dos. «Dans mon pays, on fait face à l’ennemi. Et si notre ennemi est sans arme… » Profitant de ce que sa victime continuait de parler, elle bondit, levant ses armes, telle une panthère démoniaque se jetant sur sa proie inconsciente, certaine de sa force. «...On lui en amène une!» Raffermissant sa prise sur son bâton, le Prince frappa son assaillante en plein ventre, la fauchant dans son élan et lui coupant le souffle, et l’envoya s’écraser contre un débris de colonne proche. Trois êtres de cendre surgirent alors, l’encerclant totalement, grognant comme des loups autour d’un taureau blessé. « Tuez-le ! » hurla la guerrière dans sa rage. Un premier être s’élança, l’épée haute. Il se fit cueillir au menton par un formidable coup de pied de revers, qui lui fit jeter son arme sous le choc, et s’écroula, assommé. Profitant de la surprise de ses congénères, le Prince bondit, attrapa l’épée au vol et l’abattit sur son adversaire inanimé, lui broyant le thorax. Dans un dernier rugissement, le monstre expira. Tandis qu’un second adversaire s’approchait, le Prince effectua un saut périlleux arrière, tranchant la gorge de la troisième créature au vol. Faisant face au dernier attaquant, il frappa d’estoc, et lui transperça le cou jusqu’à en faire ressortir sa lame. Laissant l’infortuné guerrier à son agonie, il se retourna vers son ennemie. Bouillant de colère, celle-ci le défia d’un dernier regard, puis disparut dans les dédales de pierres qui parcouraient la muraille de la forteresse. Quatre êtres arrivèrent en courant et encerclèrent le Prince. Enragé, il attaqua le premier. Se saisissant du bras d’un des assaillants, il lui sauta par-dessus, lui brisant l’épaule, lui planta sa lame dans le ventre et le jeta vers ses frères. Il para un coup de haut, détourna l’arme, et décapita son porteur. Stupéfiés de la perte de deux des leurs en si peu de temps, les deux autres agresseurs hésitèrent un instant. Dressant son marteau, l’un d’eux bondit, visant le Prince au crâne. Esquivant, celui-ci profita de l’ouverture que son ennemi lui offrait, et frappa de toute sa force le dos courbé que son adversaire lui présenta, emporté par le poids de sa masse. Le sang gicla, éclaboussant la cuirasse du tueur. Terrorisé par une telle vision, le dernier être semblait paralysé. Sa tête vola sous la force du bâton qui lui fut lancé au visage.
Essoufflé par un tel combat, le guerrier perse tomba à genoux, épuisé, et s’écroula. Tandis qu’il reprenait son souffle, il examina sa situation. Sa mission s’avérait sérieusement plus difficile qu’il ne le craignait. Mais il n’avait pas le choix. Remis de ses émotions, il prit le temps d’étudier sa nouvelle arme. Bien que de facture médiocre, elle semblait suffisamment solide pour supporter un nombre important d’attaques. Lourde, sa lame formait un té arrondi, et une araignée couleur de bronze était sculptée près de la garde et de la pointe. Maniable, elle paraissait convenir au style de combat du Prince, qui s’en contenta. Après avoir ramassé une seconde épée, il entreprit de poursuivre la femme noire. Cherchant ses traces, il pénétra dans un long couloir, aux parois fissurées et tapissées d’herbes grimpantes. Prenant sa course, il s’enfonça dans les profondeurs obscures de la forteresse du Temps.
- Lien permanent
-
metalfourbe
- Posté le
7 avril 2009 à 18:44:13

-
excellent , que de bon souvenir
bon courage pour la suite :)moi je l'attends :p
- Lien permanent
-
maverick_2010
- Posté le
15 avril 2009 à 13:34:48

-
Chapitre VI: A travers l’ombre
La forteresse devait être incroyablement ancienne. Le sol était clairsemé de failles profondes, de petites pierres chutaient du plafond, et les murs menaçaient de s’effondrer d’un instant à l’autre. Malgré tout, le sombre édifice tenait bon, comme si la magie qui régnait en ces lieux assurait sa solidité. Progressant rapidement malgré de nombreux obstacles, le Prince arriva dans une cour cerclée de hauts murs, trouée de gouffres au fond indistinguable, sans doute formés à la suite de quelque violente manifestation sismique. Au centre avait été épargné un large disque de pierre, qui permettait de rejoindre une lourde porte que le temps avait rendue inutilisable. Des vestiges de balcons et de colonnes se dressaient encore sur le sol et sur les parois. Alertés par les pas du guerrier, des corbeaux s’envolèrent en criant et se regroupèrent. Après avoir formé une véritable sphère de plumes, ils plongèrent vers le sol. Mais alors qu’ils auraient dû s’y écraser, ils disparurent un à un, donnant corps à une vague silhouette noire, enveloppée d’une brume de poussière opaque. Peu à peu, celle-ci s’estompa, et la silhouette se révéla être une créature à forme humaine, vêtue de tissu obscur tacheté de cercles blancs. Appuyée sur un cimeterre à large lame, elle se releva lentement, majestueusement, telle un roi déchu, condamné à une vie de fantôme, conscient de son éternel châtiment. Son visage était caché de bandes de soie sombre, ne laissant apparaître que deux yeux étincelants comme des foyers, et de longues franges s’étendaient autour de ce qui aurait dû être des jambes, s’il y avait eu quoi que ce soit. Flottant dans les airs, le spectre saisit son arme de façon à ce qu’elle lui couvre la totalité du bras, et se mit en garde. Déterminé, le Prince s’avança. Mais tandis qu’il s’apprêtait à frapper, le poignet de son adversaire effectua un stupéfiant moulinet, si rapide que l’épée qu’il tenait sembla disparaître, et manqua de l’éventrer. A peine remis de sa surprise, il dut esquiver un second assaut au crâne, puis un troisième à la gorge. Le spectre tailladait, fendait l’air de sa lame, ne laissant pas le temps à son ennemi ne serait-ce que de lever le bras. Conscient qu’une attaque de front serait suicidaire, le Prince courut vers le mur le plus proche, suivi de près par le redoutable combattant. Au moment où il l’atteignit, il y prit appui de ses pieds, bondit par dessus la créature, et lui trancha le dos en retombant sur le sol. Hurlant d’un cri à vriller les tympans, le fantôme s’immobilisa, puis disparut dans un nuage de plumes noires, tandis que les corbeaux s’éloignaient vers une terrasse proche. Satisfait, le Prince s’approcha pour s’assurer de sa victoire. Mais déjà, un autre hurlement se fit entendre. Là où les corbeaux avaient disparu, la créature dont il pensait avoir triomphé se dressait, arrogante, heureuse de la surprise que provoquait sa réapparition. Sans perdre de temps, le Prince entreprit d’escalader les ruines et de rejoindre son adversaire. Faisant montre d’une surprenante agilité malgré l’hostilité du terrain , il arriva rapidement à hauteur du fantôme, qui ne semblait nullement impressionné, tenant son sabre par le pommeau en signe de défi. Le Prince attaqua de ses deux épées à la fois, parvenant ainsi à déstabiliser son adversaire et à exploiter la faille que sa courte surprise lui procura. Frappant d’estoc, il transperça les épaisses bandes de tissu qui entouraient le spectre, puis fit remonter la lame jusqu’à la tête, fendant son ennemi dans toute sa longueur. Cette fois, aucun cri ne retentit. Seul un long soupir émana de l’esprit vaincu, tandis que ses restes s’étalaient sur la pierre grisâtre. La soie noire disparut, laissant place à un amas de poussière sombre, balayé par une brise naissante. Seul le magnifique cimeterre, gisant au sol, luisant d’une lueur blafarde, témoignait du récent affrontement. Le Prince ramassa l’arme, et l’examina. Pour sûr, cette lame n’était pas de facture humaine. Mais c’était une lame formidable, le Prince en eut conscience dès qu’il la saisit. Abandonnant sa plus mauvaise épée, il la rangea à sa ceinture et s’assit pour récupérer. Il songea à son ennemi, fouillant sa mémoire à la recherche d’une quelconque légende faisant mention de pareille créature. Avant son départ, le vieil homme lui avait parlé de l’Impératrice du Temps, de ses pouvoirs, de son armée… son armée.
Au commencement des Temps, l’Impératrice fut nommée par les dieux pour surveiller la Ligne du Temps. Elle avait besoin d’une armée pour la défendre, mais il lui fallait la trouver. Par son pouvoir, elle put connaître le cours des innombrables batailles qui forgèrent l’Histoire, et ainsi prévoir la date de la mort des soldats qui y participèrent. Peu à peu, redonnant vie aux cadavres qui jonchaient les champs, s’emparant de leurs âmes, elle constitua des bataillons de véritables mort-vivants, plus résistants que les hommes, condamnés à se battre éternellement pour une reine qui leur ôta la libération de la mort dans le but de les asservir. Mais les seigneurs, eux, les meilleurs combattants, étaient brûlés. Aussi, l’Impératrice ne put se saisir que de leurs esprits. Elle donna ainsi naissance à une nouvelle race de guerriers, qu’elle nomma les Maîtres des Corbeaux, en raison des multitudes de ces oiseaux qui parcouraient le champ de bataille pour se repaître des malheureux qui y avaient perdu la vie par leur faute.
Les corbeaux! C’était donc ça! Sous le choc d’une telle découverte, le Prince réalisa avec horreur qu’il aura donc encore à affronter ces monstres! Afin de ne pas rester en proie à son inquiétude, il étudia un moyen de poursuivre sa route. En effet, son combat l’avait amené sur une terrasse si élevée qu’il ne pouvait en descendre. Laissant ses yeux errer à la recherche d’une issue, son regard fut retenu par une tache de couleur contrastant avec l’obscurité ambiante. Sur le mur, à la hauteur de son visage, se dessinait un étrange symbole, semblable à une coupe entourée d’un cercle et de trois triangles. Intrigué, le Prince fit courir sa main sur le mur, et crut sentir la paroi remuer sous ses doigts. Pris d’une subite idée, il s’appuya de toutes ses forces sur les vieilles briques. Le symbole s’enfonça de trois bon centimètres, et un bruit de rouille et de ferraille retentit. Non loin de lui, cachée par les herbes grimpantes et les débris, une herse venait de se lever, ouvrant un passage vers une large pièce. Sans hésiter, le Prince s’y engouffra. Il arriva sur un balcon, surplombant un hall où quatre guerriers bavardaient, inconscients de sa présence. Silencieusement, il courut sur le mur vers un long rideau pendant jusqu’au sol, rougeâtre et moisi, y planta son épée et se laissa glisser. Sans alerter les créatures, il se glissa le long des fenêtres d’où rayonnait une lumière grise et poussiéreuse, atteignit un couloir et y entra. Lorsque la herse se referma, les quatre êtres ne s’étaient aperçus de rien. Le Prince parcourut le sinistre corridor traversé de gouffres béants, vira et s’arrêta. Sous ses pieds, deux longues failles parfaitement rectilignes, terminées de cercles, barraient le chemin. Prudemment, il s’en approcha, puis se jeta en arrière. Des deux cercles venaient de surgir deux piliers de bois, hérissés de lames recourbées. Un mécanisme s’activa, et ils se mirent à tourner sur eux-mêmes. Sans doute le temps avait-il altéré le fonctionnement de ces pièges, car ils stoppèrent soudain leur mouvement et s’écroulèrent. Bien qu’étonné, le Prince les enjamba rapidement, et arriva face une ouverture fermée d’une fine cascade. Derrière elle, la guerrière noire attendait.
- Lien permanent
-
Ti_Gui
- Posté le
4 mai 2009 à 20:10:24

-
Wow Magnifique!
Tu reste très fidèle aux passages du jeu et à l'environnement c'est bien!
continue c'est du bon travail!
- Lien permanent
-
RApT0r13
- Posté le
5 mai 2009 à 19:57:28

-
Moi qui suis fan de la série sans la connaitre sur les doigts, je rejoue à "L'Ame du Geurrier" et je reconnais que tu est plutot doué en rédaction ^^ .
Je revois devant se dérouler les décors ainsi que notre beau et fort Prince de Perse.
- Lien permanent
-
RApT0r13
- Posté le
7 mai 2009 à 22:40:47

-
j'aimerais quand meme donner un avis sur le jeu, car je le trouve exellent(niveau graphisme,gameplay,musique...) et il faut pas mal d'heure avant de le terminer.Donc c'est pour vous dire que je le trouve ,personnelement, mieux que le 3eme vollet de la série, sur tout les points.J'aimerais bien savoir pourquoi "Les Deux Royaumes" a-t-il été aussi raté par rapport au deux ? bon c tout ce que je voulais dire.
- Lien permanent
-
maverick_2010
- Posté le
9 mai 2009 à 14:32:58

-
Raptor13, c'est sympa de donner ton avis, mais c'est aussi énervant de voir son topic littéralement piraté.
Je ne t'en veux pas, mais ne recommence pas. Merci.
Quoi qu'il en soit, merci à tous de vos commentaires, ça me fait vraiment plaisir.
Chapitre VII:
Le Prince se précipita, l’épée haute. Toujours affichant son insupportable arrogance, la guerrière lui adressa un regard méprisant et supérieur, puis se tourna vers le profond gouffre auquel elle faisait face. Et soudain, tout s’accéléra. Un tourbillon de sable s’éleva autour de la jeune femme, l’élevant lentement au-dessus du sol. Son corps commença à s’estomper, ne fut bientôt plus qu’une silhouette fantomatique. Elle poussa un long cri de soulagement et de bonheur… puis disparut. Le Prince frappa, mais sa lame ne rencontra que le vide, et il fut à son tour emporté dans l’étrange tornade. En proie à un subit sentiment de peur et de malaise, il ne put se retenir de crier. « Mon Dieu! Quel type de magie est-ce donc!?». Soulevé à son tour au-dessus du sol, il était maintenant prisonnier de l’incroyable phénomène. Peu à peu, il sentit ses forces l’abandonner. Ses membres ne lui répondaient plus, son être tout entier semblait n’être plus que le jouet de quelque chose d’inconnu, d’effrayant. Autour de lui, toute la salle tremblait, d’énormes morceaux de roc volaient, des feux s’allumaient, tout n’était plus qu’un mélange de mouvements et de couleurs. Il n’y avait plus rien de réel, rien de concret, comme si un nouveau monde prenait forme autour du guerrier à une vitesse hallucinante. Au moment où il crut perdre conscience, tout s’arrêta. Il se sentit soudain fort, beaucoup plus fort qu’il ne l’avait jamais été. Les Sables du Temps irradiaient en lui, lui procurait un nouveau pouvoir dont il ressentait la puissance à travers toute son âme. La magie qu’il avait combattue auparavant revenait vers lui, se concentrait dans le médaillon qui ornait son armure. Et tout explosa. Désormais, le Prince de Perse maîtrisait à nouveau le Temps, et il s’en servira pour le détruire, lui et sa créatrice.
Doucement, le flux qui le maintenait en l’air faiblit, jusqu’à le reposer à terre. A demi assommé, le Prince tenta de se relever et de reprendre ses esprits. A peine eut-il réussi à se redresser qu’il fut projeté au sol par un violent coup de pied à la mâchoire. La guerrière l’avait attendu, et s’enfuyait à présent, le laissant à sa rage. Brutalement remis de ses émotions par cet affront, il se remit sur ses pieds. Il s’apprêta à la poursuivre, mais fut stoppé net dans son élan, ébahi. Il se trouvait toujours dans la même salle, de cela il était certain. Mais cette salle avait changé. A présent, à la place des ruines poussiéreuses et des vieilles herbes grimpantes qu’il avait quittées, luisaient des torches flamboyantes et de longs rideaux vermeils tombant majestueusement jusque sur un sol de marbre blanc. Sous ses pieds s’étalait un épais tapis de velours, d’un sombre rouge pourpre, frangé d’or, entouré de statues de seigneurs et de dieux anciens et de légères sculptures s’esquissant sur les murs et le plafond. Emerveillé par tant de luxe et de beauté, le Prince resta un instant ahuri, écrasé par tant de magnificence. Puis il se reprit et se mit en devoir de retrouver son ennemie. A peine arrivé dans le couloir, il manqua de se faire décapiter par les colonnes hérissées de lames, qui barrait maintenant littéralement le couloir par leur mouvement de va-et-vient. Tournant sur leurs bases, à même de déchiqueter un homme en cuirasse, elles paraissaient défier le guerrier. Observant le rythme auquel elles se déplaçaient, le Prince attendit une faille, bondit, et les franchit de justesse, y laissant un morceau de peau malgré sa rapidité. Stupéfait de voir les vieux morceaux de bois moulu et de fer rouillé qu’il avait laissés il y a cinq minutes à peine lui donner autant de mal, il réfléchit de nouveau aux paroles du Vieil Homme. Les Portails du Temps! Il avait franchi un des Portails de l’Impératrice, et il devait se trouver à présent plusieurs siècles avant son ère! Voilà qui expliquait la richesse du Palais dans lequel il marchait maintenant, la subite transformation des ruines grisâtres et poussiéreuses en ce lieu de soie et de lumière. Il se trouvait à l’époque même de l’apogée de l’Impératrice! L’idée de réalité du guerrier vacilla, et il se demanda si lui même existait vraiment. Haletant, il franchit d’un saut le gouffre béant devant lui, creusé pour empêcher les trop entreprenants d’approcher la salle qu’il venait de quitter. Mais au moment où il toucha le bord, un être de cendre apparut et le repoussa d’un coup de masse vers l’énorme trou. Le Prince bascula, et disparut dans les ténèbres. Dans un réflexe que lui-même ne s’expliqua pas, il porta la main à sa médaille, et, concentrant toute sa volonté, il libéra une parcelle de Sables. Alors, sous ses yeux, le décor devint flou. Le monstre réapparut, levant sa masse, puis disparut en reculant dans le recoin d’où il attendait sa proie. Autour de lui, sous l’influence maléfique des Sables, le Temps régressait. A nouveau face au gouffre, le Prince entreprit de le franchir une nouvelle fois. Mais cette fois, courant sur le mur, il passa au-dessus de son adversaire au moment où celui-ci surgit, lui agrippa la tête et se retrouva dans son dos. Désemparé, l’être hurla, et il hurla encore en disparaissant dans le piège sans fond dans lequel le Prince l’envoya. Satisfait, celui-ci poursuivit son chemin et pénétra dans le hall, lui aussi désormais resplendissant de lumière et de couleurs. A l’exception des quatre pirates qui y déambulaient, la salle n’avait plus rien des décombres sales et fragiles qu’il avait traversées peu avant. Silencieusement, il s’approcha d’un des êtres. Avant que celui-ci ait eu le temps de lever le bras, sa lame avait déjà taillé la totalité du corps blafard. Le malheureux s’effondra. Mais cette fois, au lieu de rester inerte comme il l’aurait dû, le cadavre commença à jaunir, se transforma en une sphère de grains de sable qui prit ensuite place au cœur du médaillon du Prince. Alertées, les trois autres créatures s’élancèrent. La première fut coupée en deux par l’épée du maître des corbeaux, la deuxième frappa, rata son coup et fut éventrée par cette même arme, tandis que la troisième se montra plus hésitante. Quand elle se décida à attaquer, le Prince para, estoqua et trancha la gorge de son adversaire. A chaque mort, les Sables se rassemblaient et intégraient la poitrine du guerrier. Ce dernier traversa la salle en trombe, déboucha dans une allée bordée d’immenses ravins, au bout de laquelle s’ouvrait un passage décoré de plantes grimpantes de couleur émeraude, donnant sur un long couloir strié de colonnes armées de faucilles, telles celles qui avaient failli mutiler le Prince. A présent, celles-ci se déplaçaient dans tous les sens possibles. La vue de ces centaines de lames tournoyantes provoquait, à première vue, un effet de peur qui ferait reculer le plus aguerri des hommes. Mais le Prince savait que ces pièges avait une faille. Résolument, il s’avança. Par de longs sauts, des roulades et des instants d’études, il parvint à la fin du corridor.
- Lien permanent
-
RApT0r13
- Posté le
12 mai 2009 à 21:20:18

-
dsl c'est que je devais etre chaud à ce moment là -lol- dit moi, j'aimerais savoir en combien de temps tu rédiges tes chapitre ? et aussi comment tu procède pour l'écrire avec autan de détails ?! a+ j'attend ta réponse...
- Lien permanent
-
maverick_2010
- Posté le
13 mai 2009 à 12:50:44

-
En fait, j'y travaille à mes temps perdus. Un chapitre peut me prendre, au total, entre une et deux heures. J'ai une assez bonne mémoire pour me rappeler des détails importants et beaucoup d'imagination, je lis énormément. Et, de plus, comme je l'avais dit, j'adore écrire. C'est pour moi un vrai plaisir de réécrire l'histoire de ce fameux jeu à ma propre vue, et un encore plus grand de voir que mon travail est apprécié.
J'espère que les prochains chapitres ne vous décevront pas.
- Lien permanent
-
maverick_2010
- Posté le
26 mai 2009 à 21:13:49

-
Chapitre VIII: Anciennes terreurs
Prenant appui sur le mur pour se reposer, le Prince essuya la sueur qui perlait à son front d’un revers de bras. Malgré l’incroyable épreuve qu’il venait de franchir, quelque chose au fond de lui lui disait qu’il était loin d’en avoir fini avec les pièges de ce palais. Avisant une fontaine, il s’en approcha et y but quelques gorgées. Franchissant le coin qui cassait le long couloir en angle droit, il put apercevoir l’effrayante forteresse devant laquelle il était resté paralysé peu de temps auparavant. Elle se dressait, plus fière encore que dans le présent, nimbée d’une sourde lumière dorée, laissant ses longs étendards flotter au vent léger et continu qui la parcourait. Un imposant escalier bordé de fanions rougeâtres, plantés sur de hauts et fins pylônes de bois noir, éclairé par deux brasiers flamboyants, la reliait à une large plateforme au dallage somptueux, entourée de minces colonnes de pierre. Celle-là même où le guerrier avait massacré huit des soldats de l’Impératrice, avant de s’aventurer dans les entrailles de sa demeure. Bien qu’il s’y soit attendu, il se trouvait à nouveau bouleversé par l’étrange force qui se dégageait de ces lieux. Il s’avança, sans cesser d’admirer le monument. Un rude choc au menton le tira de se rêverie. A demi-étourdi, il tenta d’identifier l’auteur du coup, mais il eut la désagréable surprise de constater qu’il était absolument seul. Du moins le croyait-il. A nouveau sur ses gardes, il prit pied sur la première marche. Mais à peine eut-il posé le pied que sa nuque reçut une nouvelle attaque, si puissante cette fois qu’il en resta assommé. Il n’eut pas le temps de reprendre ses esprits qu’un bras glacial le saisit à la gorge et le projeta trois mètres en arrière, l’étalant sur le sol. Sa tête cogna. A travers ses paupières mi-closes sous l’effet de la douleur, il put distinguer deux êtres aux formes étranges, fièrement dressés devant leur proie. Il se releva. Les créatures ne l’en empêchèrent pas. Elles lui faisaient face, le défiaient le leur regard ardent. Leurs bras, plus longs que nature, étaient maculés jusqu’aux coudes d’un sang sombre et épais et pendaient aux côtés de ceintures de cuir et de fer bardées de couteaux de jet. Elles étaient immobiles, leurs membres jambiers noyés dans un nuage de brume noire et volatile. Leurs têtes aplaties étaient protégées d’un fin casque de métal aux reliefs torsadés, et une épaisse plaque d’acier, hérissée de quatre longues pointes ensanglantées, liée à un solide harnois de cuir, leur couvrait le dos. Le guerrier se mit en garde. Se rejetant en arrière, un des êtres poussa un cri d’une effroyable sauvagerie. Le Prince ne perçut qu’un simple mouvement, infime, et porta la main à sa bouche, vomissant le sang de ses gencives brisées, tandis que son adversaire se tenait déjà derrière lui. Face à une telle démonstration d’adresse et de rapidité, une idée sur la nature de ces créatures lui vint à l’esprit. Mais elle lui paraissait si terrible, si inconcevable, qu’il tenta de l’écarter, tant elle l’effrayait. Cependant, dans son dos, son ennemi s’était saisi de ses couteaux. Il poussa un nouveau cri, et s’élança. Mais cette fois, le Prince fut plus rapide. Fulgurant, il fit un court pas de côté et tendit sa lame là où il se trouvait un instant auparavant. Emporté par son stupéfiant élan, l’être se coupa en deux de lui-même sur l’arme ainsi présentée. Les restes hideux de son corps roulèrent un instant sur le sol, puis se transformèrent en Sables et intégrèrent la médaille du perse. Nullement dépitée par la mort de son compagnon, la deuxième créature saisit ses poignards, prête à frapper. Mais, au lieu de foncer vers le Prince, comme celui-ci s’y attendait, elle les jeta d’une stupéfiante vitesse vers son ennemi, qui eut juste le temps de les dévier de son épée. Enragée, ses bras entamèrent alors une longue suite de mouvements, rendus flous par leur phénoménale rapidité, d’allers et retours à sa ceinture, se saisissant de ses projectiles mortels après chaque lancer. La vitesse de l’attaque forma une véritable nuée de lames sifflantes, fendant l’air en tournoyant vers leur cible. Dans un ultime réflexe, le guerrier s’écarta de la trajectoire de l’essaim fatal. Tournant le dos à son adversaire, il pivota sur lui-même. Portée par cet élan, son arme heurta un des couteaux en plein vol, le renvoyant vers son lanceur d’une force encore plus grande. L’être fut décapité sur place, avant même de pouvoir lever la tête.
Des Silhouettes! Désormais, le doute n’était plus permis au Prince, qui fut contraint de faire face à l’horrible vérité. Ces guerriers, maudits pour leur traîtrise et leur lâcheté, dont son père lui avait maintes fois conté la légende. Nommées ainsi pour leur vitesse, leur rareté et la terreur qu’elles inspirent, ces créatures n’étaient jusque là pour lui qu’une histoire à impressionner les jeunes enfants! Jamais l’idée que de telles choses puissent exister lui aurait paru ne serait-ce qu’envisageable! Il ramassa un des poignards de ses adversaires déchus, l’examina. Il lui semblait d’une surprenante légèreté, comme s’il n’était pas vraiment réel. Il fit glisser son doigt sur le fil du tranchant. Une goutte de sang perla. Le rangeant sommairement à sa ceinture, il entreprit de gravir l’escalier. Arrivé au sommet, quatre pirates se jetèrent sur lui. Le premier disparut dans les entrailles de la terre, après que le guerrier l’eût fait passer par dessus son épaule. Le second eut pour dernière vision une lame lui traversant le corps. Le troisième se fit briser le crâne contre les marches après avoir abattu sa masse trop loin. Quant au quatrième, il fut la dernière victime du couteau de jet que le Prince venait de récupérer. Sans porter plus d’attention aux Sables qui se rassemblaient sur sa poitrine, ce dernier considéra la porte d’ébène qui béait devant lui. Haute comme trois hommes, elle donnait l’impression d’une gueule monstrueuse, prête à engloutir quiconque s’en aventurerait trop près. Mais il en aurait fallu plus pour détourner le Prince de sa mission.
- Lien permanent
Sujet : « L'Histoire du jeu, la vraie. »
Toutes les infos du jeu Prince of Persia : L'Ame du Guerrier sur :