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SyndroMantic
- Posté le
31 janvier 2009 à 16:28:33

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désolé du retard, mais j'ai eu quelques empêchements divers. voila donc la nouvelle partie de ma fic d'annoncée. je sais, c'est un peu court comme prologue, mais la suite devrait vous plaire ( j'espère ) :
Le lendemain, Sadrahzam s’éveilla plus tôt que d’ordinaire. L’Autobiographie de Kaileena le fascinait plus que ce qu’il l’aurait prédit. Allongé dans son grand lit d’étoffes et de pourpres, il fut extirpé de sa léthargie par la pensée de cet ouvrage mystérieux qui, la veille, l’avait laissé sur sa faim. Il se leva, pris sur sa table de chevet l’œuvre qu’il avait pu ramener dans ses appartements, et s’installa à coté de son petit déjeuner pour feuilleter les dernières pages du Livre Premier. En effet – sans qu’il ait pu cependant les ramener – il était parvenu à recenser en tout et pour tout Cinq Ouvrages de l’Impératrice, ayant le même sujet que celui qu’il tenait dans les mains. D’après les souvenirs ténébreux qu’il en avait, tous n’avaient pas la même épaisseur, ni le même poids, ce qui avait posé quelques problèmes quant à la discrétion dans laquelle il aurait pu les ramener. On ressentait sur chaque couverture la gravité ou l'importance de son contenu. Il s’avérait que par chance, le premier tome était le plus court, le plus léger, et donc le plus facile à dissimuler.
Les premiers rayons du soleil filtrèrent à travers les rideaux de sa Suite. Il n’avait que très peu goûté au plat que les servantes lui avaient servi. A vrai dire, leur garniture n’était de toute manière pas très fournie. C'était là le fait de sa décision. Bien que cela le répugne, le Vizir était désormais tenu de faire attention à son alimentation. Il avait du effacer de son menu la viande, les œufs, les confiseries... les sciences gastronomiques qu’il avait étudiées étaient parfois cruelles. Son régime était finement réglé pour son bien. Les privations étaient parfois ardues. Mais il était déterminé à faire avec.
De plus, la lecture de l’Autobiographie le nourrissait mieux que n’importe quel autre festin. A mesure qu’il tournait les pages du manuscrit, il se prenait presque d’affection pour cette pauvre enfant abandonnée par le sort, scellée à travers l’espace et le temps dans les rouages de l’existence, mais pourtant consciente de sa toute puissance. Et cela l’intriguait, de découvrir comment vivre sous le joug d’un autre, malgré sa propre supériorité. Oh, Sahdrazam était plus ambitieux que ce que l’on pouvait penser, il ne se l’était jamais caché. Servir interminablement le maharadjah n’avait jamais été une fin en soi, pour sa soif de gloire. Il n’en avait cependant jamais mesuré la limite, compte tenu de ses actuelles préoccupations, mais il songeait bien découvrir celle de l’Impératrice, à travers le récit de sa vie. Il était cependant encore bien loin de pouvoir s’imaginer où elle l’avait menée...
Il faut dire que les chapitres qu’il lut diagonalement ne lui donnèrent pas une image très active de la petite enfant :
[ Vers les premières années de son apprentissage à la survie de cette Île, Zohak fit tout pour la garder sous contrôle. Il avait prévu qu’il en allait de son intérêt de veiller à son émancipation, de garder une main mise sur la situation, afin que rien ne dégénère jamais. Kaileena n’était encore qu’une toute petite fille, innocente, insouciante,… Elle mettait du temps à prendre conscience de son véritable pouvoir, mais Zohak, lui, s’en était aperçu bien plus tôt, à le jour même où Kaileena . Depuis, il se doutait de ce dont elle était capable. Sa naissance avait été illégitime, certes, mais cela n’enlevait rien à la grandeur de sa lignée. Tôt ou tard, l’hérédité de son père finirait par se manifester. Et il valait mieux pour le pauvre zervaniste que cet événement ne survienne pas de son vivant. A moins que ce pouvoir ne puisse donner un autre sens à… son « vivant ». Il y a parfois certaines légendes où l’ambition ne peut jamais être écartée.
Ainsi donc le prêtre établit-il des règles, afin de toujours être le maître de la situation, et de pouvoir en tirer profit, le moment venu. Kaileena n’avait pas eu trop de mal à imprégner la notion de tuteur, et ne put contester l’autorité justifiée du grand homme. Et il put sans trop de difficultés lui imposer un couvre feu, une surveillance régulière, des déplacements réglementés dans toute l’Île, des lieux interdits d’accès… ainsi qu’un devoir social facilement implicite. Une liste entière avait été rédigée, que l’Impératrice ne manqua pas de mentionner dans ses écrits. Pendant très longtemps, la jeune fille les appliqua consciencieusement, sans rien juger d’elle-même. Les choses semblaient se dérouler pour le mieux. L’Île était un jardin céleste, ou Zohak était le Roi. Mais il arrive toujours un temps où l’esprit passe un cap, se métamorphose, se mue. Cette période porte communément le nom de puberté. Elle engendre alors une irrémédiable : Soif de l’Interdit.]
Et cette soif appelle elle-même une traversée : celle de la responsabilité. L’enfant devient adulte, par sa propre expérience, par ses propres erreurs. Cela nécessite de leur tourner le dos, pour s’élever de soi-même. Tourner le dos à son passé. Tourner le dos à sa jeunesse. Tourner la page. Changer de livre…
}~°~.~°~.~°~.~°~.~°~.~°~.~°~.~°~.~°~.~°~.~°~.~°~
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sonofsahdow
- Posté le
31 janvier 2009 à 18:41:28

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Je veux pas etre méchant syndro ....mais je n'ai pas vraiment aimer cette parti la .....elle était plutot calme et courte....mais bon s'es mon opinion
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SyndroMantic
- Posté le
31 janvier 2009 à 20:22:57

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d'un point de vue personnel, je ne trouve pas que la qualité dépende du calme ou de l'agitation que dégage un chapitre (qui en l'occurrence n'en était pas vraiment un. c'est qu'un prologue). mais si tu veux me parler de ton goût, il n'y alors là rien de méchant, t'inquiètes
ça, personne ne pourra jamais rien y redire. en plus, je pensais que tu avais compris que je ne prenais pas mal les commentaires, à partir du moment où ils ne sont pas agressifs, ni injustifiés. bah là, c'est justifié (d'ailleurs, je l'avais un peu assumé). ce chapitre n'a rien de particulier, mais c'était surtout pour justement passer rapidement sur la suite de la première partie, qui n'était vraiment pas intéressante.
mais ne t'inquiète pas, ce genre de texte ne sera pas habituel. la suite sera beaucoup plus active. peut-être parfois un peu plus calme qu'avant (la première partie comporte peut-être le plus d'actions cumulées), mais j'essayerai de prendre compte de ta remarque et de limiter cela au mieux.
la suite dans quelques temps
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Ti_Gui
- Posté le
1er février 2009 à 02:48:58

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Pas mal! J'ai hâte de voir la suite
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sonofsahdow
- Posté le
2 février 2009 à 03:56:32

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d'accord syndro j'ai hate de voir la suitte
Mais j'ai une question(sa na pas rapport avec l'histoire mais sa m'intrigue)....D'ou vien ton nom(syndromantic)???
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Benji510
- Posté le
2 février 2009 à 17:36:16

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Je sais pas, mais on peut lire : Syndrome (maladie) et Antique (rapport avec l'antiquité, donc très vieux), ce qui donne Syndromantic. Il est attend d'une maladie vieille de 1000 ans ?
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sonofsahdow
- Posté le
3 février 2009 à 16:25:49

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Peut-etre
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SyndroMantic
- Posté le
4 février 2009 à 17:58:25

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putain, j'y avais même pas pensé, à la maladie vieille de mille ans...
Bon, le petit truc, sans parler de l'âge, c'est le principe de cette maladie. Je l'avais expliqué dans °la racine de vos pseudos° sur le forum de prince of persia PS3. En fait j'ai pas mis deux mots l'un à coté de l'autre mais j'en ai fondus deux en un seul. pour savoir, il faut séparer : SyndroM + roMantic. comme quoi on peut vraiment s'éclater avec les noms
Donc mon pseudo témoigne d'une syndrome du romantisme. une maladie que j'ai inventé pour dire que ma vie a eu du mal à se sortir d'une intrigue romantique (ou romanesque, mais ça pète moins), que je considère comme irréelle et illégitime. voila pour ma petite life. enfin, c'est surtout mon passé, ça. l'âge de cette maladie, en revanche, on peut encore en discuter longtemps
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SyndroMantic
- Posté le
4 février 2009 à 18:00:08

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non, je ne suis pas idiot je sais que syndrome est masculin
...
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sonofsahdow
- Posté le
4 février 2009 à 18:55:43

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Merci d'avoir repondu syndro
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benji510
- Posté le
5 février 2009 à 18:17:51

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J'étais vraiment à côté de la plaque... quelle imagination ! Mois j'ai pris un surnom assez commun de mon prénom (pour ceux qui n'on pas compris, je m'appelle benjamin) et j'ai mis mon département à côté, le 51 (pour les nuls en géo comme moi, c'est la Marne). Il était déjà pris, alors j'ai mis un 0 à côté.
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SyndroMantic
- Posté le
5 février 2009 à 19:21:46

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je ne crois pas, que tu sois si à coté de la plaque
...
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lulu98
- Posté le
10 février 2009 à 21:15:41

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dsl ca fé hyper longtemps que je suis pas venu mais je viens de voir ton message(le dernier de la page 2)
Et je ne m'appelle pas Lucien mais Lucas(mé comment tu sais que j'ai 10ans????
)
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sonofsahdow
- Posté le
11 février 2009 à 23:59:54

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tu vois le point d'interrogation a coté des noms des parsonne lucas?
ben sé comme sa c'on voit les info sur les personnes
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Wesker-
- Posté le
12 février 2009 à 15:50:23

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SyndroMantic t'ecrit bien et c'est super bien fait
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sonofsahdow
- Posté le
14 février 2009 à 04:03:37

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ben oui ta raison wesker
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SyndroMantic
- Posté le
2 mars 2009 à 14:41:45

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SALUT TOUT LE MONDE !!!
bon, franchement désolé de ma longue absence. ça fait un moment que je ne suis plus revenu sur ce site, et j'ai mis un temps à savoir comment articuler ma nouvelle partie. La voila donc prête. Je vous poste le premier chapitre.
Sonsofsahdow, je vais peut-être te décevoir, il n'y a presque aucune action dans ce passage. en fait, c'est dans cette partie que la psychologie de Kaileena est la plus importante. c'est pourquoi je ne veux pas la bâcler, et bien passer par toutes ses étapes. mais rassure toi, si je fais un chapitre calme, ce n'est pas pour remplacer les autres. Ce ne sont que des ajouts. Attends toi donc à lire quelque chose de plus actif dans les chapitres à suivre.
Voila. Bonne Lecture
Chapitre Premier : PRÉVANESCENT (présent évanescent)
Zohak et moi partions souvent à la pêche. C’était une activité assez conviviale, calme, reposante, dépaysante… et surtout sécurisante. A moins bien sur qu’un quelconque requin ne se soit un jour pris l’envie de goûter l’un de nos appâts. Mais cette probabilité était bien moins vraisemblable que de croiser un autre félin dans la jungle. Malgré le réconfort avec lequel il m’avait assuré de l’innocence de la faune, Zohak avait finalement réussi à me faire haïr les bestioles de ce genre. Il m’avait raconté avec une précision morbide la façon dont elles déchiquetaient les corps de leurs proies, les dévoraient, laissaient les restes à leurs progénitures, pour plus tard les abandonner lâchement, une fois atteint l’âge adulte. L’age adulte… j’en rêvais souvent. Mais il faut un temps pour chaque chose, et chaque chose vient à temps. Et l’heure était à la pêche.
Zohak appréciait ces moments. C’était une occasion idéale pour l’échange. La patience nécessaire à la récolte nous incitait à passer le temps comme on le pouvait, c’est-à-dire futilement. Et c’est pourquoi nous discutions. De tout. De rien. Souvent du même thème. «Alors ? Qu’as-tu fait de ta journée ? » Le zervaniste était la plupart du temps le premier à entamer le dialogue. Je ne pense pas qu’il l’ait fait par hypocrisie. Je continue de croire qu’en ces temps, il s’intéressait sincèrement à ma vie. Les longs travaux qu’il avait du consacrer à la construction de notre habitat l’avaient constamment réservé à ses activités. Plusieurs années durant (le temps de bâtir notre maison, de poser les pièges nécessaires à notre protection, d’établir un système d’irrigation, de lever une réserve de bois, etc…), mon compagnon ne fut pas ce que l’on pourrait qualifier de « présent ». Maintenant que nous étions correctement installés, relativement à l’abri du besoin, il s’était employé à renouer les contacts avec moi. Le problème, c’était que « moi », j’avais disparue…
Ne pouvant suffisamment prêter attention à mon épanouissement, Zohak m’avait restreinte dans des règles, des lois, et des valeurs, afin que jamais je n’échappe à son contrôle. Mais il me fallut quelques années pour comprendre que mes capacités psychiques, elles, n’avaient aucune barrière. Il y avait quelque chose dans le monde auquel je n’obéissais pas. Zohak semblait ne pas du tout s’en douter. Il semblait régulièrement surpris par certains faits, certaines de mes réponses, certaines de mes expressions. Je l’admets, il n’avait jamais eu l’occasion de me connaître, durant toutes ces années. Je devais probablement être une nouvelle intrigue, pour lui. Ce que je ne comprenais pas, c’était pourquoi il n’en allait pas de même pour moi… Car les jours avaient beau se succéder, amener chacun leur part à notre expérience commune ; le ciel avait beau changer ; mon corps avait beau grandir,… il y avait quelque chose qu’il m’était impossible de faire : c’était de me « surprendre ».
« Alors ? Qu’as-tu fait de ta journée ?
– Je suis allé me promener. Mais ne t’inquiète pas, je suis resté près de la cabane,… enfin, je peux appeler cela un palace, si tu veux.
– Je te demande pardon… ?
– Tu dirais que notre maison est comme un palace, avec le temps que tu as mis pour la construire.
– Je… mais je n’ai jamais rien dit de semblable ! s’exclama-t-il, à moitié amusé.
– En effet… »
Zohak se tut, comme il en avait parfois la mauvaise habitude. C’était paradoxalement la seule chose capable de me surprendre. Je n’arrivais jamais à deviner quand ses silences allaient survenir, ni pour quelles raisons. Ils n’étaient jamais vraiment très longs. De trois minutes quarante en moyenne. Mais cela avait toujours lieu lorsque ça me déplaisait le plus. Ce trait de caractère, chez l’adulte, était devenu une vraie nuisance. Car malgré ma capacité préventive, je ne parvenais jamais à savoir ce à quoi il réfléchissait, et bien sûr quel était son plus grand secret…
~°~.~
« Zohak, qu’y avait-il, sur la plage, il y a 8 ans ?
Froncement de sourcils.
– Déjà huit ans que nous sommes ici… ?
– Et 4 mois. S’il te plaît, ne change pas de sujet…
Baissement de tête. Soupir.
– Kaileena… Oublie ce que tu as vu, ce jour-là… De l’eau a coulé sous les ponts, et tu dois te purger de cette obsession.
– Tu ne le comprends pas ? Je ne peux rien oublier de ce qui a pu se passer !
Sursaut d’aquaphobie, au moment d’un puissant impact de la marée contre le rocher.
– Ne t’énerve donc pas…
– Vas-tu m’apprendre ce qu’est le contrôle de soi ? Je n’ai pas non plus oublié les larmes que tu as pleuré, lorsque le…
– Kaileena, ça suffit !
– Suis-je donc la seule à devoir me calmer ?
– Petite insolente ! Avec tout ce que je t’ai donné ! Avec la protection que je t’ai fournie ! Avec le palace que j’ai construit pour nous ! Avec la nourriture que je te rapporte chaque soir ! Tu OSES m’insulter ! Tu n’es qu’une INGRATE !!!
– Et toi un menteur !!! »
Embrasement de regard. Saisi de tignasse…
~.~°~
« Et où es-tu allée te promener ?
Zohak me ramena de mes songes. Son visage fermé était redevenu calme et bienveillant. Tout en me parlant, il souriait à nouveau. Comment imaginer qu’une simple phrase de rappel aurait suffit à faire éclater une violente dispute, dont l’aboutissement en aurait presque été tragique ? Sûrement à l’aide d’un pouvoir que je n’aurais jamais su expliquer. Qu’importe vraiment de savoir ce que m’aurait demandé Zohak, si je lui avais parlé d’une promenade anodine. Cette discussion-là, je m’y étais concentré. J’avais passé des mois entiers à essayer de la prévoir. Analyser les alternatives, dès que l’occasion le permettait. Mais il m’était inutile d’aller plus loin que son apogée, pour savoir qu’il valait mieux se taire. Quitte à mentir au menteur…
– Je suis allé du coté de des champs…
– Brave petite… Les tomates sont-elles mûres ?
– Encore quatre jours…
– Vraiment ? Quelle précision… ! Je suis fière que tu aies retenu ce que je t’ai appris.
– Merci…
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SyndroMantic
- Posté le
2 mars 2009 à 14:43:16

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Ce qu’il m’avait appris ? Si seulement il savait à quel point il se trompait… Je connaissais la date de maturité de ce plan de culture depuis l’instant même où nous les avions plantés. J’avais jusque là feinté de ne pas en avoir aucune idée, enrobant mes prévisions d’incertitudes. Mais cette fois-là, je ne pus songer à grossir davantage mon mensonge, même si j’aurais très bien pu annoncer la minute. En vérité, je n’étais pas allée du tout vers les champs. Et je savais tout aussi bien quand les tomates seraient comestibles. Et lorsque l’on est au courant d’autant de paramètres, il est assez peu évident d’imiter l’ignorance. Heureusement, nul autre n’est plus simple à tromper que celui qui ne cherche pas à savoir. Si Zohak avait été plus curieux de mes sentiments, il aurait infailliblement su de quelle manière j’occupais mes journées, depuis voilà quatre mois et deux jours.
~°~.~
Car on ne peut guérir de l’hostile besoin d’ailleurs. Pour tout dire, je n’étais pas seulement recluse à l’intérieur des côtes de l’Île. J’étais aussi assiégée par ses deux environnements : d’un coté, la jungle, beaucoup trop dangereuse de par ses pièges exotiques ; et de l’autre, une mer interminable, dont l’idée même me glaçait le sang. Je n’en avais jamais trop discuté avec mon compagnon. Ce thème était presque aussi tabou que les dénivelés de la plage. En fait, tout ce qui touchait de près ou de loin à la terrible journée que nous vécûmes, cette fois-là, était déconseillé de mention. Pourtant, l’un comme l’autre, nous avions gardé des traces indélébiles de cette tragédie. Zohak était tiraillé par la solitude. Et moi, j’écopai d’un traumatisme à l’égard de l’eau. Sa simple vue me faisait grimacer. La pêche était bien l’activité qui m’horripilait le plus. Mais Zohak n’en avait jamais remarqué mon dégoût, et continuait de naïvement m’y emmener. Après tout, c’était une occasion supplémentaire de m’entraîner, bien que l’agaçante présence de mon camarade me dissuade de me concentrer excessivement. Je tenais à ce que cela reste secret. Peut-être parce que je voulais que les secrets s’équilibrent, dans la balance...
Zohak ne l’avait jamais su - Moi non plus, pour être sincère : je ne pouvais me résoudre à me réfugier aux cotés du grand homme, et fuir les deux fronts. Je ne voulais pas être une lâche. Mon orgueil m’encourageait à ne point céder. Et même s’il fallait durement lutter, un jour, je me débarrasserais de cette hantise de la mer. De la sorte, je serais préparée pour un éventuel départ, le plus tôt possible, et de ce rocher infect, et du zervaniste. Et plus rien ne me contraindrait jamais. Mais pour cela, il me fallait me montrer patiente. La solution était une question d’expérience.
C’est pourquoi chaque fois que la vigilance du prêtre défaillait, je me postais face à la mer, immobile, recueillie... J’essayai de calquer mes soupirs et mes tressaillements avec le bruit des vagues échouées. Je sentais le vent vibrer, ma tête flotter. Mais mes névroses reprenaient toujours le dessus, faisant jaillir des larmes flétries de mes paupières crispées. Je me tenais à six bons mètres de l’océan, et il parvenait malgré tout à verser par mes yeux gémissants...
~.~°~
La corde de Zohak se tendit. Un poison avait mordu. Le prêtre brandit sa perche dans les airs. L’eau éclaboussa sur mon épaule. J’étouffai une inspiration exaspérée, tandis que le prêtre empoignait sa prise avec fierté. Je m’efforçai de retenir mon animosité, recroquevillé contre mes genoux contractés.
– Eh bien ! se félicita Zohak, constatant goulûment la Carpe qui s’agitait sur ses mains. Quelle prise ! Nous allons nous régaler, ce soir... »
J’avais horreur du poison.
Nous revînmes au campement, après que mon ami ait vérifié ses pièges à oiseaux. Il possédait déjà une collection de sept colibris, enfermés dans trois étroites cages. Dénigrant la piètre intelligence de ces volatiles, il avait accroché la clé même de leur prison sur le crochet qui la suspendait au dessus des outils agricoles. Le grand homme avait établi une grande palissade qui encerclait notre résidence sur un diamètre de quarante mètres. Un épais buisson en dissimulait l’entrée. Un système de poulies et de cordes permettait de faire pivoter une planche et de créer un passage à travers la barrière. La cabane était faite de bambous et de tamarins, soutenant un toit de branches d’hévéa. D’un œil bénin, j’avais une grande facilité à différencier toutes ces sortes de végétaux. Sans soigneusement l’étudier, je distinguais chacune des façons qu’ils avaient de pousser, d’évoluer, de grandir. Dire que Zohak ne savait même pas que la manière dont il avait planté son cocotier allait d’ici quelques mois provoquer un soulèvement de terrain à l’angle de son bureau. Il paraissait qu’il ait eu besoin d’un tel aménagement pour tenir ses cultures. Et puisque cela l’occupait...
Ce soir-là, nous mangeâmes des brochettes accompagnées de légumes secs. Zohak prenait toujours soin à la présentation de ses plats. Il semblait considérer que le moindre produit de ses mains était d’une préciosité rare. Bien que je lui laissais croire le contraire, je ressentais pour lui un agacement modéré. Mes sourires diplomatiques cachaient en eux des rictus méprisants. Ce germe désinvolte poussait de jours en jours, dans mon cœur, et le retenir était de plus en plus douloureux. Je ne sais pourquoi j’avais des difficultés à m’habituer à ce mode de vie. Je ne pouvais convenir à cette crasse, cette sueur, cette sauvagerie. Chaque repas que m’offrait mon tuteur m’inspirait d’exécrables crachats. J’avais fréquemment envie de déchirer son emploi du temps. J’avais besoin d’autre chose, je ne sais quoi de plus grand et de moins déshonorant. Zohak aurait eu raison. J’étais très ingrate. Combien de temps aurais-je tenu sans ses services ? Comment aurais-je bien pu survivre sans quelqu’un pour chasser, et me protéger ? J’étais une jeune fille candide et innocente. Insouciante. Je n’ai jamais été assez reconnaissante de la vie qu’il a pu m’offrir. Elle faisait partie de mon quotidien depuis toujours, me semblait-il. Et pourtant, du haut de mes quinze longues années, je me sentais toujours étrangère à ce sort. Après plus de huit ans, je restais toujours une Naufragée...
Zohak avala sa dernière bouchée. J’avais posé la mienne depuis quatre minutes. Je n’avais pas la patience de retirer les arêtes. Il esquissa une grimace de compassion, débarrassa nos plateaux de bois et enterra les restes dans la basse fosse. A peine revint-il que je m’étais déjà glisser sous la couette de mon lit, dans ma chambre. Zohak resta un moment navré, sous la lueur éteinte de la lune, avant de se coucher à son tour.
Quelques heures plus tard, je me réveillai. J’avais cette faculté. Je pouvais inconsciemment décider de la temporalité de mon éveil. Je pouvais fixer une horaire, mon inconscient la respectais, m’extirpant précautionneusement du pays des rêves. Je me redressai lentement de mon matelas de tiges, aux aguets. Les ronflements du prêtre parvinrent jusqu'à moi. Comme convenu, mon ami dormait. Je sautai discrètement de mon lit et me baissai sous un meuble. Je tendis mon bras et en ramenai un petit bout de parchemin encrassé. En même temps que je m’emparais du pot d’encre et de la plume d’un perroquet, je me remémorais le voyage que je venais de faire... et la personne que j’y avais accompagnée.
« Hmmm... Les yeux bleus... »
Je complètai donc le dessin que j’avais entamé depuis quelques semaines. C’était celui d’un guerrier face à une terrible bête noire. Ses griffes acérées se tendaient vers le jeune homme, tandis que celles de son autre main agrippaient le corps d’un soldat en armure. Sa carrure était immense, parsemée de symboles lumineux. Ses deux yeux pâles perforaient son crâne de jais, à l’ombre de cornes inversées. Son corps fondaient sur le quidam se protégeant par des bras agités. Son dos était allongé sur une dalle brisée. Derrière le monstre de ténèbres était planté un amandier fantastique encré dans le sable.
Il s’agissait d’un rêve. Un rêve récurrent. Je le faisais presque chaque nuit, ou du moins chaque fois que je m’en souvenais. Je n’avais aucune idée de ce qu’il représentait. Je ne savais pas ce qu’il pouvait bien faire dans mes songes, mais c’était comme une obsession, une focalisation, responsable de nombreuses impressions quotidiennes, qu’il s’agisse d’émotions, de pressentiments, ou de rêveries. Ce rêve semblait accompagner ma respiration, chaque fois que mon regard volage s’émerveillait du vol d’oiseaux migrateurs... Ce rêve était si vieux que je ne me souvenais même plus de son origine (mes pouvoirs en ces temps étaient bien évidemment moins développés qu’aujourd’hui). Cela faisait sûrement partie des anecdotes qui firent que je paraissait vivre une double vie. Déjà j’effleurais une certaine ubiquité : alors que ma vie se construisait en compagnie d’un homme, c’était à un tout autre que je songeais, lorsque mes pensées s’évadaient. J’éprouvais une grande curiosité à l’idée de découvrir de qui il s’agissait. Et c’était bien ce parchemin, ce petit bout d’image, qui m’apparaissait capable de m’y aider. Ainsi, chaque soir, dès que je retournais à cette étrange scène, je ne manquais pas de reproduire tous les souvenirs que j’en gardais sur cette toile enfantine. Au fur et à mesure qu’elle s’enrichissait, sn identité devenait de plus en plus claire.
Avec application, je pointai deux iris bleutées autour des pupilles effarées du grand guerrier. Cela lui donnait un regard pour le moins séduisant. Aussi fascinant que les reflets tropicaux de l’Océan...
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sonofsahdow
- Posté le
6 mars 2009 à 01:36:16

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tres bon syndro
un peu calme mais exellent qu'en meme
J'ai hate de voir la suite
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Sujet : « L'Autobiographie de Kaileena (fan fic) »
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