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Sujet : « Excusez moi VI »

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  • -Penelope_Cruz- Voir le profil de -Penelope_Cruz-
  • Posté le 5 mars 2009 à 17:06:43 Avertir un administrateur
  • Dans son livre politique Léviathan, Thomas Hobbes discute la thèse d'un contrat social et de règles venant d'un souverain. Influencé par la première révolution anglaise, Hobbes développa l'idée selon laquelle, que ce soit le chaos ou la guerre civile, ces situations relèvent de l'état de nature et de la (désormais) célèbre formule Bellum omnium contra omnes (« guerre de tous contre tous » en latin), et ne peuvent être évitées que par un solide gouvernement central. Cependant, Hobbes rejette l'éventualité d'une dissolution de l'État. À partir du moment où le contrat social est fait pour instituer un État cherchant à assurer « la paix et la sécurité » des citoyens, le contrat s'annulerait dès l'instant où un gouvernement cesserait de protéger la population, comme la raison pour se soumettre disparaîtrait. En vertu de ce fait, l'homme retournerait automatiquement à un état de nature, jusqu'à ce qu'un nouveau contrat soit proposé. Hobbes est un des premiers à imaginer un état de nature pré-existant à la société humaine, afin d'y déceler comment les hommes y agirait sans arbitre. C'est toutefois un état inventé, non réel. Thomas Hobbes se démarque ainsi nettement de la tradition politique qui reposait sur Aristote et Thomas D'Aquin, pour qui l'homme est un être naturellement sociable. Thomas Hobbes, qui a longuement médité sur la Politique d'Aristote, s'oppose à la tradition aristotélicienne selon laquelle l'homme est un animal naturellement social. Pour Hobbes, l'homme est sociable non par nature, mais par accident. L’état de nature, c’est l’état de la « guerre de tous contre tous ». Hobbes dira (reprenant Plaute) que « l’homme est un loup pour l’homme » (homo homini lupus). L’état de nature ne doit pas être compris comme la description d’une réalité historique, mais comme une fiction théorique. Il n'a bien sûr jamais existé, mais il est une hypothèse philosophique féconde, une construction de l'esprit qui vise à comprendre ce que nous apporte l'existence sociale. Cet état représente ce que serait l'homme, abstraction faite de tout pouvoir politique, et par conséquent de toute loi. Dans cet état, les hommes sont gouvernés par le seul instinct de conservation - que Hobbes appelle « conatus » ou désir. Or, à l’état de nature, les hommes sont égaux, ce qui veut dire qu’ils ont les mêmes désirs, les mêmes droits sur toutes choses, et les mêmes moyens - par ruse ou par alliance - d’y parvenir. Chacun désire légitimement ce qui est bon pour lui. Chacun essaie de se faire du bien et chacun est seul juge des moyens nécessaires pour y parvenir. C'est pourquoi bien souvent les hommes ont tendance à entrer en conflit les uns avec les autres pour obtenir ce qu'ils jugent bon pour eux. À l'état de nature, l'homme est dénué de toute bonté, comme les animaux livrés à la « loi de la jungle ». Il y règne la puissance anarchique de la multitude (potentia, en latin). Doué de raison, c’est-à-dire de la faculté de calculer et d’anticiper, l'homme prévoit le danger, et attaque avant d’être attaqué. L'homme le plus faible pourrait avec de la ruse l'emporter sur le plus fort. Chacun est donc persuadé d'être capable de l'emporter sur autrui et n'hésite pas à l'attaquer pour lui prendre ses biens. Des alliances éphémères se nouent pour l'emporter sur un individu. Mais à peine la victoire est-elle acquise que les vainqueurs se liguent les uns contre les autres pour bénéficier seul du butin. Cette guerre est si atroce que l'humanité risque même de disparaître. A ceux qui penseraient que cette vision de l'humanité est pessimiste, Hobbes rétorque que même à l'état social où pourtant existent des lois, une police, des juges, néanmoins nous fermons à clef nos coffres et nos maisons de peur d'être détroussés. Or l'état de nature est sans loi, sans juge et sans police... C’est l’angoisse de la mort (la mort violente) qui, résultante de l'égalité naturelle, est responsable de l’état de guerre et fait peser sur la vie de tous une menace permanente. Cet état, fondamentalement mauvais, ne permet pas la prospérité, le commerce, la science, les arts, la société. Nous pouvons en déduire que la pensée de Hobbes se montre très critique à l'égard d'une exigence de justice idyllique qui apporte l'égalité économique. Au contraire l'Homme est moralement “mauvais” et le fait que c'est lui qui met en place la justice, cette dernière est fatalement “mauvaise”. David Hume définit les notions de justice et propriété. Pour Hume, en prenant conscience des avantages de la société, les hommes comprennent que c'est là la seule manière de stabiliser la propriété. L'homme, en effet, est dans la situation suivante : d'une part, il ne connaît, dans un état supposé de nature, que son intérêt et celui de ses proches, et c'est là pour lui toute la morale : sa propre partialité constitue son sens de la moralité ; d'autre part, les biens extérieurs qu'ils possèdent peuvent lui être enlevés par violence, de même qu'il peut user de violence pour s'emparer des biens d'autrui. Une fois découvert que la société peut accroître la jouissance des biens, l'égoïsme naturel ne disparaît pas, mais trouve logiquement une plus grande satisfaction dans l'établissement d'un cadre commun capable de garantir la propriété. C'est cette garantie qui crée la justice. Nous pouvons en déduire que, selon Hume, la justice se fonde sur la violence des plus forts pour accumuler un maximum de biens. Cette théorie vient, par conséquent, à l'encontre de la justice idyllique, car la pensée de Hume renvoit au fait qu'il y aura des inégalités suite à la création de la justice. Dans son oeuvre La Question Juive, Karl Marx définit les Juifs par leur religion qu'il identifie avec le culte pratique de l'argent: « Le monothéisme du juif est donc en réalité le polythéisme des besoins multiples. » Il ajoute : « L'Argent est le dieu jaloux d'Israël devant qui nul autre dieu ne doit subsister. » Pour lui, judaïsme et bourgeoisie sont donc équivalents, d'où découle le devoir de supprimer le judaïsme. Marx produit ainsi un pamphlet antijudaïque qui devait peser lourdement sur les théories des mouvements révolutionnaires face aux Juifs. On en déduit que Marx affirme qu'il y a des inégalités économiques entre les capitalistes qui possèdent les moyens de production et les prolétaires qui sont exploités et ne détiennent que leur force de travail. Ces inégalités résultent de la structure sociale conditionnée par l'Etat bourgeois (qui doit être renversé selon Marx) avec sa propre justice. De plus, il ajoute que la condition sociale est déterminée aussi par la religion d'où le fait qu'il qualifie les Juifs d'être riches.
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