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Genetics
- Posté le
7 novembre 2009 à 18:06:24

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Bonjour à tous.
Je viens parfois lire les sujets sur le forum et puis à mes heures perdues, je philosophe (Qui ne le fait pas...).
Mes préoccupations sont souvent existentialiste, et une question me vient via une conclusion hâtive
Si, nous partons du concept purement matérielle et logique que la Vie, du moins l'Existence est absurde, un pur non-sens (A quoi bon vivre pour mourir).
Est-ce que cette absence de sens, justifie-t-elle l'inutilité voir meme la destruction de cette chose (la vie), en gros le suicide ?
Merci
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Genetics
- Posté le
7 novembre 2009 à 18:10:54

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J'insiste sur le faite que je sous-entend que je ne cherche pas le sens de ma vie, mais le sens universelle de l'existence humaine.
Après toute les questions adjacente viennent : Sert-on un dessein, une utilité etc..
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Sophie
- Posté le
7 novembre 2009 à 18:15:09

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"Sert-on un dessein, une utilité etc.. "
La notion d'utilité n'a aucun sens dans l'absolu.
Elle nécessite un contexte (un objectif à atteindre, ou un concept voire une personne à qui servir).
En l'état la question est donc dénuée de sens.
"Est-ce que cette absence de sens, justifie-t-elle l'inutilité voir meme la destruction de cette chose (la vie), en gros le suicide ? "
Pourquoi ce qui est dénué de sens devrait-il être détruit ?
Et parallèlement pourquoi ce qui en possède devrait-il être conservé ?
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Genetics
- Posté le
7 novembre 2009 à 18:42:24

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Pourquoi ce qui est dénué de sens devrait-il être détruit ?
Et parallèlement pourquoi ce qui en possède devrait-il être conservé ?
J'ai envie de dur car c'est comme cela...Fin
On conserve bien des fossiles, alors qu'ils ne servent à rien à nous.
Bon métaphore bidon j'admets.
Car l'inutilité encombre...
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Davaroi
- Posté le
7 novembre 2009 à 18:43:43

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"Est-ce que cette absence de sens, justifie-t-elle l'inutilité voir même la destruction de cette chose (la vie), en gros le suicide ?"
L'absence de fin peut entraîner le désespoir qui lui peut entraîner le suicide. En fait, s'il y a cohérence, le lien qui lie le désespoir et le suicide ne correspond pas à une fin consciente mais à la fin inconsciente d'avoir une fin consciente.
Cela dit, je me demande qui serait assez taré pour se suicider sous prétexte que sa vie n'aurait pas un sens objectif.
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Sophie
- Posté le
7 novembre 2009 à 19:00:53

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"Car l'inutilité encombre... "
Il encombre quoi ?
"L'absence de fin peut entraîner le désespoir qui lui peut entraîner le suicide."
Cela ne vaut que pour les êtres conscients aptes à réaliser la relation de causalité et de l'appliquer à eux-même.
Et encore, l'incapacité de se lier à une relation de causalité n'engendre du désespoir que si l'être en question ESPÈRE faire partie d'un tout déterminé et causal.
Or une telle espérance nécessite l'appartenance à un dogme reniant le libre-arbitre et l'existence d'un destin à un niveau humain (puisque ces deux principes sont nécessaires à l'appartenance à une relation de causalité) ou du moins qu'une telle réalité prévaudrait sur celle existante.
"En fait, s'il y a cohérence, le lien qui lie le désespoir et le suicide ne correspond pas à une fin consciente mais à la fin inconsciente d'avoir une fin consciente."
Il n'y a pas de cohérence directe entre le désespoir et le suicide, du moins pas à un niveau général.
Il existence de cohésions particulières du type de celle que tu énonces, mais le désespoir en soi ne conduit dans la majeure partie des cas pas à une génération d'un désir de fin consciente et volontaire. L'être humain possède un instinct le poussant à survivre, c'est ce qui prévient toute association systématique entre le désespoir et le suicide.
Il est nécessaire d'avoir un désespoir intense ou une anesthésie de l'instinct de survie pour que l'association puisse se faire.
"Cela dit, je me demande qui serait assez taré pour se suicider sous prétexte que sa vie n'aurait pas un sens objectif. "
Un "fou" dénué d'instinct de survie ou quelqu'un souffrant d'un très fort désespoir.
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Tyler_Durden_68
- Posté le
7 novembre 2009 à 20:09:28

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" Ce qui découle du pessimisme, c'est la doctrine de l'absurdité de l'existence " c'est pas de moi c'est de Nietzche ..
Dès lors on rentre dans un débat philosophiquement nihiliste ..
Seulement comme dit le nihilisme peux s'exprimer de différente façon :
Nihilisme négatif : Mettre la gravité hors de la vie, la mettre dans l’au delà ( croire en un monde meilleurs après la mort.) C’est à dire déprécier la vie.
Nihilisme réactif : Ne plus croire à de fausses valeurs, ne plus croire à l’au-delà, avoir les pieds sur terre, mais continuer à déprécier la vie, continuer à rester immobile sans créer de nouvelles valeurs.
Nihilisme passif : Fatigué de mourir… Dans un genre ascétique. Nietzsche voit Jésus comme un nihiliste passif, dans un style bouddhique. Il était contre un principe de péché, contre la violence (contrairement à Paul, nihiliste réactif, qui se sert du péché.)
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Sophie
- Posté le
7 novembre 2009 à 20:18:03

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"" Ce qui découle du pessimisme, c'est la doctrine de l'absurdité de l'existence " c'est pas de moi c'est de Nietzche .. "
Nietzche n'était qu'un homme, ce qu'il a pu dire ou écrire n'est en rien absolu.
C'est son raisonnement qui a de la valeur, pas ses conclusions, celles-ci n'ont aucun intérêt en philosophie.
"Dès lors on rentre dans un débat philosophiquement nihiliste .."
Nier le caractère absolu d'une chose et de toute chose est fondamentalement différent.
Ne confond pas tout.
Sinon tu réduis d'autant le champ des possibles sans la moindre justification et risque fort de tomber dans l'erreur à force de ne regarder que des détails et oublier de regarder la globalité.
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Davaroi
- Posté le
7 novembre 2009 à 22:17:01

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J'allais oublier de répondre à cela : "La notion d'utilité n'a aucun sens dans l'absolu."
>>>En fait, dans une vision idéaliste, si. C'est une forme de pensée où les concepts de notre langage sont objectivés, c'est-à-dire comme appartenant au monde objectif, aux choses en soi, où la fin, la valeur, la vérité et tout le tralala existent par eux-même. Je la raille un peu mais, d'un côté, c'est pratiquement le mode de raisonnement naturel d'un être humain.
Nous disons donc, pour se suicider sous prétexte que sa vie n'ait pas de sens objectif, il faut à la fois :
-être idéaliste
-croire ne pas avoir de fin, de sens à sa vie
-avoir inhibé son instinct de survie (rappel de Sofea)
-être timbré (lol)
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Titimathy
- Posté le
7 novembre 2009 à 22:21:39

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Je dirais que c'est surtout l'instinct de survie...
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Sophie
- Posté le
7 novembre 2009 à 22:24:24

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"En fait, dans une vision idéaliste, si. C'est une forme de pensée où les concepts de notre langage sont objectivés, c'est-à-dire comme appartenant au monde objectif, aux choses en soi, où la fin, la valeur, la vérité et tout le tralala existent par eux-même. Je la raille un peu mais, d'un côté, c'est pratiquement le mode de raisonnement naturel d'un être humain."
Je sous-entendais l'utilité d'une chose, non la notion d'utilité. Je pensais que le contexte était suffisamment clair.
Donc de ce fait, je met en doute la relation entre "-être idéaliste " et le reste.
"-être timbré"
J'ai du mal à voir la relation avec l'affranchissement postal, tu peux développer ?
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Genetics
- Posté le
7 novembre 2009 à 22:58:36

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Cela dit, je me demande qui serait assez taré pour se suicider sous prétexte que sa vie n'aurait pas un sens objectif.
Si tu savais...Bon je vais pas raconter ma vie.
Mais je suis dans une grosse période de désespoir, "heureusement" j'essaye d'analyser le problème. D'un coté le suicide pour un copine, de l'argent ou autre est tout aussi risible
Ici mon problème le voilà : J'essaye vainement, de trouver le sens de l'existence de l'homme sur terre (Mon "but" se résume à cette question tortueuse et surement sans réponse). J'en viens à la conclusion que si nous sommes ici par Hasard (Ce qui le porte à croire) et que nous ne servons à aucun Dessein ou autre alors je me dis que tout ce que nous avons bâtit, construit, et allons construire est futile
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Sophie
- Posté le
7 novembre 2009 à 23:01:10

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"J'essaye vainement, de trouver le sens de l'existence de l'homme sur terre"
Y en a-t-il seulement un ?
Et sens par rapport à quoi ?
"nous ne servons à aucun Dessein ou autre alors je me dis que tout ce que nous avons bâtit, construit, et allons construire est futile"
Quel est le rapport entre le début de la phrase et la fin ?
Il n'y a, à première vue, aucune relation logique entre les deux.
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Genetics
- Posté le
7 novembre 2009 à 23:13:03

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Si nous ne servons à rien, à personne ou "objet", a quoi bon toutes les normes sociales, cette hiérarchie etc.. ?
Cette mise en place social immense sous l'économie, la politique, la science ?
La pérennité de l'espèce ? La terre tournerait bien sans nous et autre animaux
Sophie : Bah si on ne sert à rien en dehors de nous-meme, pourquoi fait-on tout cela ?
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Genetics
- Posté le
7 novembre 2009 à 23:14:19

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Tu vas me dire :"Faut-il nécessairement que nous soyons utile à quelque chose ou quelqu'un pour construire et bâtir une société civilisé ? ".
Non mais alors pourquoi tout cela ? Sachant que on vit une inutilité commune à tous.
Et quelque chose d'inutile ne fait rien avancer, changer, et ne sert à rien
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Sophie
- Posté le
7 novembre 2009 à 23:28:57

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"Si nous ne servons à rien, à personne ou "objet", a quoi bon toutes les normes sociales, cette hiérarchie etc.. ? "
Nous servir nous même par exemple.
"Cette mise en place social immense sous l'économie, la politique, la science ?"
Tout simplement parce que l'humanité en a eu besoin.
"La pérennité de l'espèce ? La terre tournerait bien sans nous et autre animaux"
Argument invalide, elle ne tourne pas moins bien avec, et le fait qu'elle tourne bien ou non n'a aucune raison d'être préféré à d'autres raisons. Du moins en l'état.
"Bah si on ne sert à rien en dehors de nous-meme, pourquoi fait-on tout cela ? "
Pourquoi pas ? Te faut-il forcément des comptes à rendre à quelqu'un ?
Si oui pourquoi et à qui ?
"Non mais alors pourquoi tout cela ? Sachant que on vit une inutilité commune à tous. "
Inutilité par rapport à quoi ?
"Et quelque chose d'inutile ne fait rien avancer, changer, et ne sert à rien"
Et alors ? En quoi ça le rendrait encombrant ?
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Genetics
- Posté le
7 novembre 2009 à 23:43:52

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"Bah si on ne sert à rien en dehors de nous-meme, pourquoi fait-on tout cela ? "
Pourquoi pas ? Te faut-il forcément des comptes à rendre à quelqu'un ?
Si oui pourquoi et à qui ?
Bah l'humain essaye toujours de faire une chose pour une finalité. Ici c'est la mort.
"Non mais alors pourquoi tout cela ? Sachant que on vit une inutilité commune à tous. "
Inutilité par rapport à quoi ?
Là tu marques un point...L'existence est absurde. Nos vies sont absurdes. L'absurdité l'est vis-à-vis de nos existences. Existence absurde qui elles le sont par rapport à...Bah à nous
# "Et quelque chose d'inutile ne fait rien avancer, changer, et ne sert à rien"
Et alors ? En quoi ça le rendrait encombrant ?
Non mais vain...C'est pas triste de se dire, bon je vais faire de longue étude, travailler, faire une famille, sachant qu'à un moment incertain tout cela s'anéantira et la conscience que j'ai de cela avec.
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Sophie
- Posté le
7 novembre 2009 à 23:58:35

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"Bah l'humain essaye toujours de faire une chose pour une finalité. Ici c'est la mort. "
Toujours ?
C'est étrange, rien que l'art ne me semblait pas avoir réellement une finalité.
D'ailleurs une grande partie des loisirs n'ont pas de véritable finalité non plus.
"Là tu marques un point...L'existence est absurde. Nos vies sont absurdes. L'absurdité l'est vis-à-vis de nos existences. Existence absurde qui elles le sont par rapport à...Bah à nous"
Par rapport à nous ?
Là tu te trompes, l'utilité de la vie par rapport à l'être lui-même est de satisfaire ne serait-ce que l'instinct de survie, qui lui est généré par notre corps de façon innée.
"Non mais vain...C'est pas triste de se dire, bon je vais faire de longue étude, travailler, faire une famille, sachant qu'à un moment incertain tout cela s'anéantira et la conscience que j'ai de cela avec."
Et alors ?
Pourquoi devrait-on mépriser ce qui est vain ?
De plus à ta mort ce que tu as construit disparaitra pour toi mais pas forcément pour les autres.
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Genetics
- Posté le
8 novembre 2009 à 00:02:02

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# Sophie Voir le profil de Sophie
# Posté le 7 novembre 2009 à 23:58:35 Avertir un administrateur
# "Bah l'humain essaye toujours de faire une chose pour une finalité. Ici c'est la mort. "
Toujours ?
C'est étrange, rien que l'art ne me semblait pas avoir réellement une finalité.
D'ailleurs une grande partie des loisirs n'ont pas de véritable finalité non plus.
Les loisirs sont une certaine filiation de la finalité du bonheur.
L'art également, un exutoire pour certains ou une forme d'expression, qui "soulage" ou passionne et abouti au bonheur
Si la quête universelle est le bonheur sous des formes toute aussi différente
Et alors ?
Pourquoi devrait-on mépriser ce qui est vain ?
De plus à ta mort ce que tu as construit disparaitra pour toi mais pas forcément pour les autres.
Il est vrai, on y voit une forme individualisme là de ma part.
Mais les autres, bon ma famille, mon voisin mais sans plus.
Attention je ne cherche en aucun cas la gloire ou reconnaissance, mais savoir que 15 personnes se souviendront de vous et puis vous ne serait que poussière ou sujet d'un débat quelconque toute les Lunes...
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Genetics
- Posté le
8 novembre 2009 à 00:04:07

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Enfaite, je ne trouve pas où est et sous qu'elle forme est mon bonheur.
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Sujet : « L'absence de sens = Inutilité ? »