etre sincère envers soi meme - Philosophie sur JeuxVideo.com

Les forums de JeuxVideo.com Taille normale Grande taille

Forum : Philosophie

Ajouter ce forum à mes forums préférés Ajouter ce forum à mes forums préférés

Sujet : « etre sincère envers soi meme »

Créer un nouveau sujet   Liste des sujets
Alerte mail  Répondre  Rafraichir
  • xplose2 Voir le profil de xplose2
  • Posté le 1er juillet 2009 à 15:54:44 Avertir un administrateur
  • salut,selon vous sa veux dire quoi "etre sincère envers soi meme"?

    Merci
  • Lien permanent
  • Yukke Voir le profil de Yukke
  • Posté le 1er juillet 2009 à 18:02:10 Avertir un administrateur
  • Je ne vois pas comment on ne peut l'être.
  • Lien permanent
  • Trolldusoir Voir le profil de Trolldusoir
  • Posté le 1er juillet 2009 à 19:02:12 Avertir un administrateur
  • ça veut dire : se connaitre !
  • Lien permanent
  • Davaroi Voir le profil de Davaroi
  • Posté le 1er juillet 2009 à 20:44:01 Avertir un administrateur
  • C'est par opposition à la notion de mauvaise foi. Celle-ci consiste à refouler une idée soutenu par notre propre raison (ou notre cœur), généralement parce que sa conclusion ne nous satisfait pas. Être sincère envers soi-même, c'est accepter d'écouter ce que notre raison (ou notre cœur) nous dicte.

    On ferme le topic ?
  • Lien permanent
  • Sophie Voir le profil de Sophie
  • Posté le 1er juillet 2009 à 21:01:24 Avertir un administrateur
  • Mais écouter son cœur ou sa raison, est-ce être sincère ?
    Car les deux peuvent parfois prendre des avis contradictoires.
  • Lien permanent
  • linkab Voir le profil de linkab
  • Posté le 1er juillet 2009 à 21:20:55 Avertir un administrateur
  • "Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point."

    Etre sincère, c'est d'écouter son coeur sans tendre vers la mécanique de notre raison ?
    Ou bien écouter son coeur et la raison de manière complémentaire ?
  • Lien permanent
  • Sophie Voir le profil de Sophie
  • Posté le 1er juillet 2009 à 21:41:19 Avertir un administrateur
  • Plus simplement : qu'est ce qu'être sincère ?
  • Lien permanent
  • Trolldusoir Voir le profil de Trolldusoir
  • Posté le 1er juillet 2009 à 21:55:39 Avertir un administrateur
  • C'est quoi la raison ? c'est quoi le coeur ? (???) je ne vois pas comment vous pouvez faire la différence....

    Pour moi, tout est question de besoins, quoi que tu fasse c'est dans un seul but : satisfaire un besoin quelconque (simple ou complexe).

    "Etre sincère envers soi meme", déja ça veut pas dire grand chose pour moi, mais si tu veux ne pas "refouler une idée soutenu par notre propre raison (ou notre cœur), généralement parce que sa conclusion ne nous satisfait pas"
    (déjà que c'est pas forcement une mauvaise chose...) et bien tu dois connaitre tes besoins dans un niveau plus bas et aller même jusqu'aux besoins élémentaires (parce que tous les besoins "haut niveau" ne sont qu'une composition d'un ensemble de besoins primaires...)... ça ne fera pas de toi quelqu'un de plus "sincère" (ça veut rien dire encore une fois..) avec toi même, mais bp plus "aware" de tes besoins, et donc faire plus facilement les bon choix... ou du moins connaitre tes "vraies" motivations !

    "Mais écouter son cœur ou sa raison, est-ce être sincère ?" ecouter son coeur... ça veut rien dire... :hap:
  • Lien permanent
  • Sophie Voir le profil de Sophie
  • Posté le 1er juillet 2009 à 22:07:28 Avertir un administrateur
  • Ici le cœur est évidemment la partie non raisonnée de l'individu : ses sentiments et fois propres.

    Écouter son cœur revient donc à écouter ses envies et croyances plus que ses principes et analyses (grossièrement).
  • Lien permanent
  • Trolldusoir Voir le profil de Trolldusoir
  • Posté le 1er juillet 2009 à 22:41:51 Avertir un administrateur
  • mouais.. ça reste toujours flou pour moi...
    Les envies peut être... mais les sentiments et les croyances.. je vois pas pourquoi les mettre dans le meme tas ? un sentiment n'est pas vraiment une "source", c'est plutot un "feedback" on ne peut pas satisfaire un sentiment...
    Les croyances... ce ne sont que des données, des paramètres... on ne peut pas satisfaire nos croyances non plus, mais plutot les prendre en considération lors du processus de satisfaction des besoins.

    c'est de l'intuition peut être ?
  • Lien permanent
  • Sophie Voir le profil de Sophie
  • Posté le 1er juillet 2009 à 22:46:18 Avertir un administrateur
  • Les sentiments sont largement des sources de modifications comportementales et donc d'inspiration. C'est même leur rôle principal et originel.
    Quant aux croyances ce sont des principes irraisonnés utilisant le même cheminement que l'analyse raisonnée, mis-à-part que ce qui lie cause et conséquence n'est justement pas raisonné.
  • Lien permanent
  • Trolldusoir Voir le profil de Trolldusoir
  • Posté le 1er juillet 2009 à 23:05:56 Avertir un administrateur
  • Mouais... mais ça reste quand meme du "feedback" (satisfaction ? punition ?) psychologique... ca influence sur nos actions, c'est sur ! mais on cherche jamais a satisfaire un sentiment, mais toujours un besoin. En gros que ca soit avec du "coeur" ou avec la raison... les sentiments sont tjrs présents ! ce ne sont qu'un moyen d'évaluation... :hap:
  • Lien permanent
  • Tribersman Voir le profil de Tribersman
  • Posté le 1er juillet 2009 à 23:26:17 Avertir un administrateur
  • On ne peut être "sincère" que si ont est en accord avec la définition que se font les autres de la sincérité.

    Si pour toi il est tout a fait acceptable de mentir au autre pour réaliser ce que tu veux, tu est "sincère avec toi même".

    Si les autre ne considère pas comme "sincère" le fait de mentir à d'autre, tu ne sera pas sincère ... avec eux seulement.

    Sincère est donc un concept qui varie en fonction des choix que tu inclue dedans.

    Le fait de "ne pas être sincère avec toi même" serait d'avoir des regrets de ne pas suivre ses propres choix, contrairement à l'exemple du dessus, c'est une situation instable.
    Donc je pense qu'on aurait tendance à vouloir absolument changer la situation.
  • Lien permanent
  • xplose2 Voir le profil de xplose2
  • Posté le 2 juillet 2009 à 10:01:18 Avertir un administrateur
  • OK merci pour vos réponses!
  • Lien permanent
  • Verdunkeln Voir le profil de Verdunkeln
  • Posté le 2 juillet 2009 à 11:06:02 Avertir un administrateur
  • " Celle-ci consiste à refouler une idée soutenu par notre propre raison (ou notre cœur), généralement parce que sa conclusion ne nous satisfait pas. "

    "Nous" ? L'égo ? Qu'est-ce que l'égo ? Où se situe-t-il ? Quel est son rapport au "moi" (en fonction de la définition attribuée à ce dernier) ?

    http://philoforum.fr/forum/viewtopic.php?f=2&t=5404
  • Lien permanent
  • linkab Voir le profil de linkab
  • Posté le 2 juillet 2009 à 12:11:13 Avertir un administrateur
  • "Quant aux croyances ce sont des principes irraisonnés utilisant le même cheminement que l'analyse raisonnée, mis-à-part que ce qui lie cause et conséquence n'est justement pas raisonné. "

    C'est sur que ce n'est pas en école d'ingénieur que tu vas étudier le principe d'attraction vue du spirituel ... Je te conseille la lecture du Kybalion. C'est sur qu'arriver à un certains stade de croyance, il faut laisser place au "lacher prise" qui ne dépend plu de nos raisonnements mais de là à qualifier les principes d'"irraisonnés", c'est p'tre un peu trop grossier non ( sans argumentation à l'appui surtout ) ?
  • Lien permanent
  • Davaroi Voir le profil de Davaroi
  • Posté le 2 juillet 2009 à 13:46:40 Avertir un administrateur
  • L'emploi des termes "raison" et "cœur" étaient une référence à Pascal, un personnage apparemment plus inconnu que je ne le pensais. Ces termes, dans mon message, étaient donc des raccourcis renvoyant au contexte suivant :

    "Nous connaissons la vérité, non seulement par la raison, mais encore par le cœur ; c'est de cette dernière sorte que nous connaissons les premiers principes, et c'est en vain que le raisonnement, qui n'y a point de part, essaye de les combattre. Les pyrrhoniens, qui n'ont que cela pour objet, y travaillent inutilement. Nous savons que nous ne rêvons point ; quelque impuissance où nous soyons de le prouver par raison, cette impuissance ne conclut autre chose que la faiblesse de notre raison, mais non pas l'incertitude de toutes nos connaissances, comme ils le prétendent. Car la connaissance des premiers principes, comme qu'il y a espace, temps, mouvements, nombres, est aussi ferme qu'aucune de celles que nos raisonnements nous donnent. Et c'est sur ces connaissances du cœur et de l'instinct qu'il faut que la raison s'appuie, et qu'elle y fonde tout son discours. Le cœur sent qu'il y a trois dimensions dans l'espace et que les nombres sont infinis ; et la raison démontre ensuite qu'il n'y a point deux nombres carrés dont l'un soit le double de l'autre. Les principes se sentent, les propositions se concluent ; et le tout avec certitude, quoique par différentes voies – et il est aussi inutile et ridicule que la raison demande au cœur des preuves de ses premiers principes, pour vouloir y consentir, que le cœur demandât à la raison un sentiment de toutes les propositions qu'elle démontre, pour vouloir les recevoir.
    Cette impuissance ne doit donc servir qu'à humilier la raison – qui voudrait juger de tout – mais non pas à combattre notre certitude. Comme s'il n'y avait que la raison capable de nous instruire, plût à Dieu que nous n'en eussions au contraire jamais besoin et que nous connussions toutes choses par instinct et par sentiment, mais la nature nous a refusé ce bien ; elle ne nous a au contraire donné que très peu de connaissances de cette sorte ; toutes les autres ne peuvent être acquises que par raisonnement.
    Et c'est pourquoi ceux à qui Dieu a donné la religion par sentiment de cœur sont bienheureux et bien légitimement persuadés, mais ceux qui ne l'ont pas nous ne pouvons la donner que par raisonnement, en attendant que Dieu la leur donne par sentiment de cœur, sans quoi la foi n'est qu'humaine et inutile pour le salut." Pascal


    La notion de mauvaise foi s'inscrit dans un système rationaliste (autrement, elle n'a aucun sens) : elle trace une frontière entre la véracité subjective des idées et leur acceptation de la part du sujet. Les fondements d'une idée peuvent nous paraître vraies et pourtant nous pouvons refouler cette idée. Le "je" est ici ce que l'on conceptualise comme la cause du choix de l'acceptation ou du refoulement du rationalisme.
    Un scientifique est de mauvaise foi s'il refuse de changer d'opinion même face à des preuves expérimentales.

    Mais comme dit Sophie, le système cœur/raison peut se révéler contradictoire. Dans d'autres topics, j'avais avancé que l'on pouvais démontrer tout et son contraire.
    Il peut en découler une nouvelle forme de rationalisme : être sincère envers soi-même serait d'accepter l'idée de nos contradictions, de la diversité de nos penchants, ne serait-ce que pour parvenir à une authentique dialectique. Ce sera alors la thèse qui nous paraît la plus rationnelle qui, provisoirement, l'emportera, sans réduire à néant l'antithèse.

    Hors du champ rationaliste, cette notion de sincérité n'a pas lieu d'être.
  • Lien permanent
  • Tribersman Voir le profil de Tribersman
  • Posté le 2 juillet 2009 à 14:58:01 Avertir un administrateur
  • joli Davaroi !
    Dure a lire mais joli.
  • Lien permanent
  • Trolldusoir Voir le profil de Trolldusoir
  • Posté le 2 juillet 2009 à 19:53:39 Avertir un administrateur
  • "Mais comme dit Sophie, le système cœur/raison peut se révéler contradictoire."

    Tu peux me donner un exemple de cette contradiction entre le coeur et la raison ?


    "Dans d'autres topics, j'avais avancé que l'on pouvais démontrer tout et son contraire."
    Ah ouais ?? ça m'intéresse de lire ça... tu te souviens de quel topic il s'agit ?
    Parce que moi, je vois pas comment on peut démontrer deux choses contradictoires en se basant sur les même principes/logique...
  • Lien permanent
  • Verdunkeln Voir le profil de Verdunkeln
  • Posté le 2 juillet 2009 à 21:47:57 Avertir un administrateur
  • Je vais commencer par réfuter la nécessité prétendue du rationalisme. Il y a peut-être malentendu sur le rationalisme étant donné que Davaroi définit parfois un peu rapidement ses concepts. Mais moi je lui attribue le sens philosophique, le sens de doctrine.

    Davaroi, quand il étudie la notion de mauvaise foi, exclue péremptoirement préalablement les données de la perception en insistant sur la nécessité du postulat rationaliste pour rendre possible le concept qu'il étudie. Pourtant on peut très bien refuser les allégations qui sont des observations empiriques de données sensibles : pour reprendre Davaroi, on a alors une "véracité subjective des idées" induite par l'observation d'un côté, une "acceptation de la part du sujet" de l'autre côté, et entres les deux une frontière qui est la notion de mauvaise foi.

    Autre chose, la mauvaise foi peut s'opérer, sous hypothèse de paradigme kantien, au moment de l'action de l'entendement (analytique transcendantale) : une catégorisation effectué volontairement n'importe comment. Ainsi vais-je dire que X et Y ne sont pas liés par un lien causal mais sont indépendants l'un de l'autre ; ou encore je vais volontairement négliger tel ou tel concept métaphysique, bafouant ce faisant le principe de substance, ...
    Nota bene : ce paragraphe est faux s'il s'avère que la catégorisation de l'entendement est spontanée, mécanique et inconsciente plutôt que découlant d'un effort conscient ; voyez, j'ai lu la CRPure et je ne m'en souviens même plus !

    Cette conception pascalienne en dichotomie ne me dit rien qui vaille ; comme je l'ai déjà dit n fois sur l'autre forum, je suis victime d'une psychopathologie qui me pousse inexorablement à tout systématiser de manière analytique. J'ai de gros principes en philosophie qui me donnent des armes de critique préfabriquées, à utiliser à volonté quand je lis un texte. Par exemple ce qui est mauvais est de fabriquer un système de prémisses à partir d'une analyse grammaticale comme le fait Gereve ici http://philoforum.fr/forum/viewtopic.php?f=2&t=5404 , car on exploite ensuite les conséquences de ce systèmes déjà inacceptable.
    Et d'ailleurs je crois bien que je vais créer un bon gros topic où sont listés les principes à absolument respecter, à mon sens, en philosophie, pour le progrès de la pensée. Entres autres le fait qu'un signifiant doit avoir un signifié qui est une réalité empirique ou idéelle, ET NON PAS un truc quoi soit déjà en lui-même un signifiant du genre un "Je" au sens de Ricoeur ! Putain, vive Nietzsche !
    Un autre éventuel principe dans mes méthodes (que j'approuve pour l'instant) : changer de système conceptuel en fonction de notre but, de notre problématique. Pourquoi aller chercher plus loin, DANS LA QUESTION DE LA CONNAISSANCE, que le système tripartite soféen Coeur, Raison et Sens (où le Coeur soféen est différent de celui de Pascal et ACCEPTABLE CAR vérifiant la condition : référent = directement une réalité idéal ou empirique) ; autre exemple, DANS LA QUESTION DE LA PERSONNE, nous avons celui que je décris dans mon post du "02 Juil 2009, 08:03" ( http://philoforum.fr/forum/viewtopic.php?f=2&t=5404 ) et qui comprend le Corps, l'Esprit et la Capacité d'abstraction (ACCEPTABLE CAR vérifiant la condition : référent = directement une réalité idéal ou empirique).

    Le "coeur", ce terme hypra-généraliste qui veut tout et rien dire à la fois, je m'en balance. Considère plutôt le système kantien, fondé dans l'optique de montrer à quoi peut prétendre la raison plutôt que fondé POUR AMENER LES LECTEURS SUR une conclusions aux répercussions empiriques (voir le 4e post de la page http://philoforum.fr/forum/viewtopic.php?f=2&t=5328&st=0&sk=t&;sd=a&start=100 ) propice au comportement PIEU ; exactement comme Schopenhauer et son ascèse probablement due à une frustration personnelle comme l'a intuité Cunoasterea (et pour soutenir Cunoasterea on peut remarquer l'ahurissante non-correspondance entre la vie de Schopenhauer et la philosophie qu'il développe), bref de la misanthromysogénie kanbeisque quoi.

    Le seul sens de mauvaise foi, que je vais oser dire "officiel", en philosophie, est probablement le sens existentialiste qui consiste à dire qu'il est l'abandon des responsabilités humaines au profit d'un prétendu et très propice déterminisme.



    " Tu peux me donner un exemple de cette contradiction entre le coeur et la raison ? "

    Oublie-les, ces deux-là, si tu les veux fidèlement à Pascal.



    Peut-on m'aider avec l'ego ? Faut-il que je créé un topic sur ce même forum ?



    PS : Prière de rendre mon message à verdungelfar@hotmail.com avant de l'effacer, si jamais on jugeait qu'il faille l'effacer à cause des moult liens vers Philoforum. J'espère qu'on est pas malade à ce point ; mais bon, je me méfie !
  • Lien permanent
Alerte mail  Répondre  Rafraichir

Sujet : « etre sincère envers soi meme »

Créer un nouveau sujet   Liste des sujets

Flux RSS du sujet "etre sincère envers soi meme"