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Unknowledge
- Posté le
13 juin 2006 à 20:59:30

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Voici la suite de ce topic:
http://www.jeuxvideo.com/forums/1-58-80933-1-0-1-0-0.htm
Etant donné que le dit premier chapitre est très pompeux, et fait plus fuir les lecteurs qu´autre chose, (
) je poste la suite sur un nouveau topic
(merci de laisser couler l´autre ;) )
Ce premier chapitre était nécessaire pour comprendre certains détails de la suite, mais tant pis... si vous ne saisissez pas certains choses, dites le
Cette fic est de la fantasy, je pencherais pour le de la high, mais les differences sont si subtiles que... bref. Mais le debut a neanmoins un cote sf
Treve de blabla, voila le tralala, et bonne lecture^^ (ou non).
L´Alpheg, le livre d´Ochness:
Les Portes de Sirénée
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II. Prélude
La douce lumière tamisée tira lentement Alirech de son sommeil artificiel. Il commençait à percevoir le plafond nacré a travers les verres devenus vierges de ses lentilles.
Allongé paisiblement sur la neuroplaque, et après avoir d´un mouvement des doigts abaissé la lumière générale, il se leva et s´assit tranquillement sur le rebord de la plaque en scrutant d´un regard fatigué ce qui etait son domicile depuis cinq ans.
Pratiquement rien n´avait changé depuis qu´il avait emménagé ici pour continuer ses études à l´université de Ténémis : aux planches secrètes où restaient exposés ses livres de magie, de bibliothèque ou encore ses photos et souvenirs de famille de sa planète natale ne s´était rien ajouté qui put le réconforter dans sa nostalgie. Malgré son plaisir à s’être installé sur Solaris, à prendre contact avec une civilisation humaine, il ne pouvait s’empêcher de regretter sa mer natale. Mais par bonheur, il aurait bientôt l’occasion de retourner à ses origines.
Une aspérité se forma dans le blanc immaculé des murs, laissant apparaître une nanomachine, repérable seulement par l’éclat réfléchi par sa coquille. Alirech n’appréciait pas trop ce genre de machines sournoises, leur célérité excessive, leur intelligence et leurs esprits déguisés sous leur attitude pacifique. Il fut pris d’un brusque sursaut lorsque la créature s’élança vers lui, plongeant dans le même instant son aiguillon sur son épaule nue. La drogue injectée, même en petite substance, suffisait à remettre d’aplomb le système nerveux après une longue nuit de sommeil. Alirech n’était sensé ressentir aucun picotement, mais son métabolisme plus évolué que celui d’un humain le dotait de capacités accrues.
Malgré son dégoût, forcé était-il d’admettre que la drogue était efficace. Ses muscles se tendirent, ses paupières se relevèrent, son esprit s’éclaircit, le plongeant de longues heures dans la vraie réalité. Habituellement, les substances de ce genre étaient inefficaces sur son métabolisme, jugées dangereuses par son système cérébral, mais celle ci avait été conçue spécialement assez puissante pour s’infiltrer dans son sang.
De la haute technologie, comme on peut en espérer sur Solaris, la planète maîtresse de la Galaxie, tant par son niveau militaire et scientifique que par son niveau social et culturel. Une puissance incomparable dans tout l’Univers.
Alirech bondit de la neuroplaque avec souplesse, et se tint quelques instants immobile. Il réalisa quelques gestes de la main avec désinvolture, remuant les doigts, le poignet, réalisant des figures obscures et incertaines, puis comme par magie, la pièce prit vie un moment. Auparavant circulaire, un mécanisme invisible mût les murs en une sphère parfaite, faisant ressembler Alirech à un poisson perdu dans le néant. Puis, après l’espace modifié, ce fut la gravité qui fût anéantie, permettant de nager sans contrainte des forces planétaires. Du plafond indiscernable surgirent ensuite, comme de nulle part, de petits sachets alimentaires plastifiés, aussitôt rattrapés par la figure féline, qui se propulsa vers le mur opposé de son logis. Ces merveilles technologiques ne surprenaient plus Alirech, qui s’était rapidement convaincu qu’un jour viendrait où les humains rivaliseraient avec les prouesses Témoras.
Continuant sur sa lancée, un pan de mur coulissa alors que la force le propulsant avait manqué de l’y écraser. Un simple regard, cette fois, avait suffi pour révéler cette protosalle , semblable a la pièce qu’il venait de quitter, par sa couleur uniformément blanche et sa pureté. Seuls quelques détails imperceptibles prouvaient qu’il s’agissait d’une pièce bien plus complexe : des trous microscopiques étaient parsemés sur les murs, éléments superficiels d’une machinerie complexe de soins. A l’instant où le poisson pénétrerait dans ce bocal, surgiraient alors une myriade de rayons énergétiques.
Il stoppa sa course au centre, apposant avec la grâce rare des Sirénéens un orteil sur la surface douce et soyeuse du cambre. Et à cet instant précis, le rayonnement invisible jaillit, apportant avec lui un soin complet au corps nu d’Alirech. Les énergies parcourant son corps rivalisaient même avec le bonheur qu’il ressentait lors des longues heures d’escapade nocturne dans son océan natal, cette sensation d’entrer dans un nouveau monde a chaque battement de nageoire, les vagues de sa course lui fouettant le visage, sa figure se muant sous la pression, sa peau délicate parcourue par les ondulations de l’océan. Les énergies pénétraient goulûment son épiderme, s’insinuaient dans chacun de ses pores. Les rayons le traversaient assez rapidement pour ne pas être annulés par son organisme supérieur. Lui ne bougeait pas, mais ressentait pourtant un fort courant l’attirer dans un point de son estomac. Ce n’était pas désagréable en réalité, mais voluptueux au contraire, comme si une source de chaleur se formait petit à petit dans son abdomen, diffusant son ardeur tout autour d’elle, montant lentement vers les membres, submergeant ses organes internes. En fermant les yeux, il pouvait se rapprocher de ce que devaitt ressentir le fœtus dans le ventre de sa mère. Paisible et protégé, insouciant du monde ; pour quelques minutes, il pouvait se laisser aller, et garder en lui cette béatitude, avant de réintroduire le monde réel.
Il ressaisit son esprit, et tira sur ses muscles –ce qui représentait un grand effort de volonté dans cet état de sérénité absolue– pour ramener à ses lèvres le sachet empli de levure orange qu’il agrippait, et le mordit avec force. La substance gicla sur son palais, l’emplissant d’un arôme lointain, rempli de souvenirs tout aussi éloignés. Les relents des champs de Magorah, les bouffées de parfums portées depuis les montagnes en fleurs, le courant lointain chargé des effluves de la surface... Un simple grain de levure était chargé des souvenirs d’un monde. Il dégusta les quelques précieux instants où la substance fondait sur sa langue dans une attitude à la limite de la transe ; avant que la matière chimique qu’elle recelait ne se précipite dans son gosier. C’était une habitude, chez les non-initiés à la nanotechnologie solarienne, que d’opter pour de la « nourriture » gorgée d’éléments énergétiques bienfaisants pour l’organisme, tout en l’enveloppant d’essences prédéfinies selon les humeurs du moment, afin de mieux la savourer . Et aujourd’hui, c’était une humeur mélancolique qui avait porté son choix sur des saveurs de Sirénée.
Les émissions avaient cessé. Son corps était épuré de tout déchet, son esprit aussi. Ses sens étaient réveillés, ses pensées étaient éclaircies. C’était cette vivacité quotidienne qui permettait a chacun de survivre chaque jour dans la métropole.
Il revint dans la pièce principale. Ses doigts mimèrent l’ordre de lui porter ses vêtements. Une mince toge de soie, semi-transparente et raffinée, fut portée vers lui, voletant en une danse gracieuse sous l’absence de gravité. Il laissa les habits filiformes se poser élégamment sur son corps, et fut empreint d’une douce sensation de légèreté. Même la soie qu’il portait était conçue sur Sirénée.
Il venait l’heure de partir vers son Université, comme lui précisait un anodin signal bicolore sur les murs. Avant de se tourner vers la fenêtre pour l’instant encore opaque, il se saisit de quelques objets nécessaires à son travail : de vieux livres, des artefacts de sorcellerie, quelques manuscrits vierges, et une petite boite remplie d’accessoires. Il referma lui même la case dans laquelle il avait pris tout le matériel. Le tout rangé dans un antique dossier, il tourna son visage derrière lui.
Solaria et sa technologie défiant les cieux se dressait devant lui. Au travers de la baie vitrée incassable, sur les batîments d’argent anormalement grands, l’éclat aveuglant du soleil si proche des cieux se reflétait droit dans ses pupilles. Une multitude de rayons, de reflets, de couleurs, de teintes. Ils traversaient la cité, chacun passant et repassant sur les mêmes surfaces, piégés dans la prison d’argent infinie –ou presque– qu’était Solaria. Ils se perdaient sur les coques hétéroclites des engins antigravitationnels, allaient, revenaient, et donnaient à Solaria cet éclat scintillant parcourant la cité chaque jour, inexorablement, un spectacle mirifique depuis l’espace. Bâtie au dessus des cieux, élevée au dessus des nuages, construite à la gloire de la civilisation humaine, Solaria était la plus grande cité aérienne jamais construite. Sa splendeur pouvait encore époustoufler Alirech même derrière un panneau de verre.
Mais celui-ci n’était plus un nouvel arrivant d’une planète éloignée ; mais un citoyen de Solaris. Derrière la brillante apparence de la planète, il pouvait voir le cœur bien différent des gens qui la peuplaient. La technologie ultra-évoluée de Solaris et de l’Alliance enfermait les humains dans le piège de l’inhumanité. Du moins, c’est ce qu’il pensait chaque jour en observant les Solarians passant la moitié de leur temps dans une autre vie irréelle. Une conviction propre à tout Témora, qui ne pouvait que le mettre mal à l’aise dans un tel univers.
Une autre anormalité le gênait, agaçante pour un tel être : l’absence de sons. Excepté celui des réacteurs, et du grincement vicieux des nanotechs. Sans aucun appareil, le silence pesant sur la cité était étouffant.
Il s’élança vers la paroi transparente, mit en marche ses circuits microtechs, et éteignit toute source d’énergie dans le domicile. La porte coulissa, et Alirech déboula dans un torrent de vie, et de bruit.
(
http://ric.roger.free.fr/radio.blog/?autoplay=9 )
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Odar
- Posté le
15 juin 2006 à 15:36:04

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Aucun comm
Up, sorry
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Amir_
- Posté le
16 juin 2006 à 22:45:17

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Décidément
je uppe...
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Red_FactionX
- Posté le
16 juin 2006 à 22:58:05

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J´ai lu
Alors que dire... tout d´abord, je te l´avoue, j´ai eu du mal à tout lire... Non pa que ce osit long, mais tu fais trop complexes. Pourtant, tu as un bon style d´écriture, mais je pense qu´en épurant tes phrases, cela serai beaucoup mieux
Voila, j´espère t´avoir (un peu?) éclairé, et bonne continuation
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Unknowledge
- Posté le
16 juin 2006 à 23:12:48

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Mouarf, toujours mon souci de la précision qui entache l´ecriture... Mais merci du comm, ca fait plaisir d´être lu
Bon, si je ne me trompe, ca fait deux commentaires depuis le dernier effacement, donc voici la suite.
Bonne lecture (ou non)
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Prélude, 2e post.
L’infrasphère, l’âme de tout Solaris, apportait a la cité morne la vie qui lui manquait. Dans ce qui ne devait être qu’un amoncellement d’architectures titanesques et resplendissantes, de constructions crées dans le but de défier les cieux et les dieux, et non pour protéger les hommes, apparaissait pourtant un climat de bien-être et de félicité. Les rayonnements d’une étoile trop proche auraient du aveugler cette ville, et aveugler les pupilles. Les engins gravifiques ne devraient plus voir quoi que ce soit de cette cité, les gens ne devraient pas pouvoir communiquer, étouffés par la grandeur de leur habitat. Mais partout où se tournait son regard, Alirech pouvait voir se profiler toutes sortes de couleurs chatoyantes, rassurantes et iréelles, rassemblées en formes fantastiques. Certaines n’étaient que des décorations pour raviver les faces sobres des immeubles, d’autres au contraire, servaient à attirer l’attention sur leur représentation. Au dela de sa perception, il savait qu’un flux vertigineux d’informations passait entre ce flot de mouvements. Des discussions, des sentiments, des ordres, des conseils, des œuvres, des communiqués, d’origine humaine et robotique, communautaire ou extraplanétaire, l’échange se déroulant jour et nuit sur l’ensemble des planètes de l’Alliance Solarienne ne connaissait aucun répit. Et pour quiconque était intègre a cette civilisation, la beauté de Solaris apparaissait dans toute sa splendeur. Physique, et culturelle. Des textes, des dessins, de l’art fatasmagorique et impossible, une société unie au dela de la simple capacité humaine, tout cela porté à la réalité grâce a cette merveille qu’était l’infrasphère, le premier pilier de la grandeur de Solaris.
Oui, la réalisation de l’infrasphère était vraiment une merveille comparable à la magie des Témoras, se dit Alirech ; regardant le monde Solarien dans son ensemble, sous le regard admirateur du voyageur délaissant un monde qu’il vient a peine de découvrir. Le principe de l’infrasphère ne fut d’ailleurs pas une chose très difficile à assimiler pour lui –contrairement à d’autres notions humaines– , non pas parce qu’il avait déjà souvent eu l’occasion de s’approcher des humains, mais surtout car cette conception se rapprochait beaucoup du concept du plan astral. En effet, l’infrasphère permet de communiquer à travers les lieux, les frontières physiques ou des distances lointaines sans avoir a se soucier d’aucune contrainte matérielle. Grace à elle, les Solariens ont la faculté d’échanger des pensées à la vitesse de la lumière, si n’importe quel évènement survenait, l’entière population de Solaris serait prévenue à l’instant même. Un monde parallèle dans un monde subsidiaire, un ange gardien d’une civilisation entière.
Mais Alirech n’avait pas un accès complet à ce macrocosme ; étant un Témora, ses pouvoir allaient bien au dela de ce système, et même si il ne pouvait pas le comprendre, il pouvait aisément le détruire. Ce pouvoir effraye les humains et les machines, qui ne l’autoriseront donc jamais à avoir des droits égaux a ceux d’un humain ; être arrivé dans cette cité, et qui plus est sans être né Solarien, est déjà exceptionnel. En outre, les Témoras bénéficient d’une capacité de régénération nuisant à l’implantation de cicuits nano-techs dans le corps : en plus de cicatriser les blessures, celle ci rejette tout élément éxtérieur potentiellement nuisible à l’organisme ; il est donc impossible d’implanter de nano-circuits dans le corps, ces derniers permettant justement un accès plus aisé et intuitif a l’infrasphère. Néanmoins, les Témoras comme Alirech peuvent user de moyens –archaiques- différents pour avoir un accès même limité a l’infrasphère : des lentilles, des oreillettes et des capteurs sensoriels et vocaux recevant et réoffrant toutes les informations des sens provenant de l’infrasphère. Alirech était équipé de tout ce micro-système, lui rendant accessible cette technologie humaine. Seul lui manquait le privilège de communiquer à la vitesse de la pensée. Mais sans cet appareillage, aucun Témora –pacifique– ne pourrait survivre dans la métropole.
Il était suspendu au dessus du vide. La zone ceinturant la fenêtre a nouveau opaque était soumise à une gravité 0 par le système de sécurité. Dans le va-et-vient incessant des véhicules se hatant autour de lui, il attendit quelques secondes. De l’autre coté de l’avenue, un engin du même modèle se dirigeait nonchalemment vers lui, indifférent à la vague véloce l’attaquant de tous cotés. C’était un petit vaisseau suffisant pour Alirech : un corps d’un jaune éclatant composé de deux pyramides placées l’une sur l’autre, allongé, au bec ouvert en deux pour laisser apparaître la paire de stabilisateurs magnétique, surmonté d’une cabine transparente. Le tout était pourvu de nombreuses protubérances cachant moult mécanismes ; anti gravité, réacteurs, fluides... Toutes ces informations techniques n’intéressaient pas Alirech ; l’engin volait, c’est tout ce qu’il voulait.
Le siège polymorphe épousa ses formes dès qu’il s’assit dans l’étroite cabine, et enlaca son corps dans un réseau de sangles métalliques. La sensation d’étouffement le saisit lorsque un métal liquide commencait a couvrir son cou, puis son visage, descendant jusqu’a sa taille, enveloppant ses jambes, et enveloppait son crane sous un rideau de fer froid. L’opération consistait à couvrir le passager sous une couche de bio-métal –une substance intelligente se controlant d’elle même– , et le protégeant des vitesses à G élevées en compensant les poussées provoquées par l’accélération. En vérité, Alirech n’avait nullement besoin de ce dispositif ; mais l’AI solarienne responsable de la sécurité ne pouvait se permettre de risquer la vie d’un individu en l’exposant à des dangers aisément contournables.
Après avoir communiqué sa destination, il n’eut aucun geste à faire pour mettre en marche les appareils ; une fois masqué par la matière translucide, une plaque de plexiglas clôtura le cockpit, et l’engin vrombit. Les réacteurs se mirent en marche, le convertisseur gravitonique se déclencha, et la formidable accélération fut immédiate.
Les avenues empruntées défilaient sans qu’il ne pût même les voir. Quand il s’efforcait de fixer un immeuble dans les embranchements qu’il traversait, l’engin filait si vite que celui ci disparaissait aussitôt de son champ de vision. Il ne percevait de l’extérieur que les raies confondues des vaisseaux jaillissant d’un boulevard, et reprenant leur essor jusqu´à l’autre bout d’une avenue, pour s’éclipser a nouveau derrière les majestueuses montagnes de titane. Leur flot ne s’arrêtait jamais, comme l’avait constaté Alirech dès ses premieres nuits à flâner dans la mégalopole ; le jour, les Solariens quittent leurs foyers pour décoller directement vers les cieux, quittant l’attraction de Solaris pour emprunter les hyperporteurs les amenant vers des planètes lointaines. La nuit, c’est une myriade d’étoiles filantes qui descend vers la surface –céleste, Solaris étant construite au dessus des nuages– . Mais avant de se poser chez eux, les Solariens se retrouvent dans leurs endroits favoris, que ce soit sur les cités aériennes, ou sur des iles paradisiaques. Avant de se laisser aller dans le vide de leurs domiciles, ils se divertissent dans des fêtes démesurées, se cultivent sur les livres-manuscrits, mangent des aliments authentiques, et apaisent leurs esprits pour se reposer de leurs journées intensives, et préparer les suivantes... Solaris est un monde d’activité nocturne. Sa grandeur attire les peuples de toute la Galaxie, par la démesure de ses continents, la magnifiscience de sa nature, l’eclat de sa société inaltérable. Solaris est le point de rencontre et le point de départ de toute créature de la Galaxie.
Et même Alirech ne derogeait pas a la règle, il souhaitait être polyvalent, et ne pas se bloquer dans un trait de caractère propre à la race Témora de Sirénée : renier les humains pour leur infériorité. Un raisonnement totalement absurde selon lui, a fortiori envers des êtres n’ayant pas hésité a les aider par le passé.
Il se demanda comment il en était arrivé à cette pensée. Il rentrait chez lui et commençait déjà à penser à des propos stériles contre les idéologies de son peuple.
Les tours s’étaient allongées depuis qu’il avait quitté son logement : il venait d’entrer dans les quartiers luxueux de Solaria, bien plus pretigieux comparés à ce qu’il venait de quitter. Alirech habitait à la périphérie de la cité, pour deux raisons : même si les quartiers la bas n’étaient pas superbes ( au niveau du confort, bien sur ; la sécurité individuelle étant la même partout), ils étaient peu coûteux pour ses faibles revenus. La deuxième raison, c’est qu’il se situait ainsi près de son autre lieu de travail : la protection de la cité. En plus d’être professeur de sciences élémentales et élève à l’Université de Ténémis, il était chargé de protéger la cité en cas d’attaques extérieures contre lesquelles les forces militaires ne pouvaient rien. En clair, tout ce qui n’était pas d’origine humaine et rationnelle. Il arrivait que des Témoras se révoltent contre l’emprise des humains sur la planète, il se produisait alors des attaques pouvant rompre toute une flotte de guerre Solarienne, mais pouvant aisément être neutralisée par un mage expérimenté. Alirech étant un chevalier chevronné et qualifié, il devait se tenir prêt a tout moment à être appellé sur la périphérie pour contre attaquer une offensive de toute sorte.
On lui avait communiqué hier l’arrivée imminente d’un dragon envoyé par le continent ouest d’Agorazium. Ce serait sans doute sa dernière mission avant de repartir sur Sirénée. Il admirait les tours grandir au fur et a mesure qu’il avancait vers le centre de la metropole, sachant qu’il ne les reverrait pas avant des années... Mais il lui resterait encore quelques heures avant de parvenir à son Université, si l’engin n’empruntait pas une autre merveille de la technologie Solarienne : l’hyperporteur, immense porte circulaire s’étendant sur le prochain carrefour.
La porte en elle meme ne se composait que d’un anneau posé à plat –légérement en lévitation– au dessus du sol de la cité, mais dans cet anneau se cachait des mécanismes bien plus évolués que n’importe quel technologie. Après avoir lié dans l’hyperespace deux hyperporteurs, les deux portails étaient dits communiquants, et tout objet passant à travers une de ces portes ressortait dans l’autre. Une explication simplifiée pour un esprit non-initié aux principes des utilisations de l’hyperespace.
Solaria étant de la taille d’un continent entier (représentant un dixième de la planète entière) , voyager sur cette surface sans passer par l’hyperespace représentait un problème parfois majeur, même à une vitesse considérable.
L’engin se rapprochait de la porte, à vitesse ralentie, pour ne pas la rater. Alirech pouvait scruter les faces des immeubles, les fenêtres, les recoins, les formes. Il pouvait même aprecevoir sans effort les sommets des tours, semblant atteindre la limite de l’atmosphère. Derrière les rainures multiples, il s’amusait a observer les sphères-foyers trouver leur chemin au dessus de la vague. Des appartements pratiques et individuels, que le propriétaire pouvait faire voyager n’importe où ou presque. Ce genre d’habitat devait donner un sentiment de liberté rare sur Solaris, se dit Alirech...
L’engin se cabra, et commenca la descente en chute libre. Du changement de trajectoire, il ne perçut que le basculement des immeubles, toute force étant annulée de là où il se trouvait. Devant lui devait se trouver le sol, mais c’était pourtant le ciel qui s’offrait à lui. Il descendait, mais allait pourtant monter vers les cieux. Un paradoxe toujours trop difficile à comprendre à ses yeux.
Le disque azur grandissait, petit à petit. Une fois sa trajectoire mise en place, l’engin accéléra d’un coup. Il décollait, ou chutait. Le passage était bref et imperceptible, aucun signe ne montrait le passage par l’H-espace. Mais Alirech en avait constamment peur ; peur de s’y perdre, peur d’être interrompu pendant ce passage, et d’être bloqué a l’intérieur. Illogique, comme toute phobie. Il ferma les yeux au moment du passage, pour ne pas connaître le seul instant qu’il ne comprendrait jamais.
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Unknowledge
- Posté le
16 juin 2006 à 23:13:22

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J´oubliais^^:
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Amir_
- Posté le
18 juin 2006 à 15:49:57

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Si deux fics de moi en premiere page est genant, je demande a sky d´effacer ce dernier up
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Sujet : « L´Alpheg: Les Portes de Sirénée »