Fanfic Hellsing: 'Existences' - Ecriture sur JeuxVideo.com

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Sujet : « Fanfic Hellsing: 'Existences' »

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  • Posté le 10 juin 2006 à 20:12:51 Avertir un administrateur
  • Il s´agit d´une fanfic concernant le manga Hellsing. Ne connaissant pas fin du manga (quand est-ce qu´il sort ce %^^¨, de tome 8 ?! ), je part de l´hypotèse que Millenium a été vaincu, tous ses membres tués, et que tout est revenu à la normale. La bataille contre le commandant, le docteur, Schrodinger, et tous les enfants de salauds de Millenium est finie depuis belle lurette. C´est donc un nouvel ennemi (créé par moi-même bien sûr), qui va mettre en danger une nouvelle fois la fondation Hellsing et toute l´Angleterre, au grand malheur de ces derniers, et au plus haut bonheur d´Alucard et de nous-même. Toutefois, j´ai préféré changer quelques petites choses au manga, pour pouvoir évoluer dans le monde de Hellsing sans contraintes. Ainsi donc, Victoria Seras, à la suite de son terrible affrontement contre Zoring Blitz, ne voit pas évoluer en elle le radical changement qui la rend tout à fait différente (eh oui, je l´aime bien comme elle est au début de la série: fofolle et tourmentée). Et donc, il n´arrive pas à Pip Bernadot ce qu´il lui arrive au cours de cet affrontement (ceux ui l´ont lu sauront de quoi je parle, je n´ai pas envie de me faire engueuler pour un spoiler mal placé).
    Sinon, rien d´autre n´a été changé. Voilà pour ces précisions essentielles. Je vous souhaite bonne lecture, et vous demande (si vous le voulez bien sûr) de me donner vos avis sur cette fic (qui, je le précise, n´est pas ma première). Enjoy!
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  • Posté le 10 juin 2006 à 20:14:20 Avertir un administrateur
  • Chapitre 1
    "UNE PRISON DE PIERRE"



    Quatre murs. Un sol froid et humide. Un plafond pourrissant. Une porte faite de bois et d’acier. Quatre chaînes. Quatre chaînes retenant la force colossale d’un monstre. Un monstre portant de classieux vêtements, faits de la meilleure étoffe. Rouge, blanc, noir. Les couleurs, malgré l’obscurité, restent bien visibles. Ce monstre est emprisonné, dans cette pièce lugubre, froide comme la glace. Pour quel crime ? Le simple fait d’être un monstre. Un monstre détesté de tous. En particulier par sa maîtresse. Oui, le monstre a un maître. Une humaine. C’est elle, cette femme qui prône la Justice Divine, qui l’a enfermé. Pourquoi ? Parce qu’il est un monstre, et monstre il restera à jamais. Il représente tout ce que cette femme déteste, méprise, et redoute. Mais il sait également ce qui est la cause réelle de sa punition. Il représente surtout ce qu’elle désire. Et se l’avouer serait pour elle bien pire que la Mort, bien pire que toutes les souffrances physiques qu’elle pourrait subir dans sa vie d’humaine. C’est pour ça qu’elle le hait. C’est pour ça qu’elle le torture.
    Elle a prétexté, bien sûr, une faute de sa part, pour l’enchaîner de la sorte. Elle aurait pu trouver n’importe quoi. Le moindre petit détail l’aurait conduit au même sort. Son désir était revenu, plus fort que jamais, alors elle l’avait puni. Et maintenant, il est là, au sol, dans cette prison de pierre, la tête basse, comme un chien battu.
    Cette femelle lui a tout pris. Sa Liberté, son Ego, sa Fierté, son Libre-Arbitre. Même son nom. Même son nom ! Elle l’avait nommé Alucard. Un nom vide de sens, vide d’âme. Ce nom ne signifie rien pour lui. De même pour les idéaux pour lesquels il est utilisé. Il se fiche bien de l’Honneur de l’Angleterre Protestante ! Tout ce qu’il veut, c’est être libre à nouveau. Mais il sait que jamais elle ne le laissera partir. Elle apprendra à son successeur tout ce qu’elle a appris de son Père. Sa Haine, sa Froideur, son Autorité. Et cela continuera, pour l’éternité.
    Mais s’il en est là aujourd’hui, c’est uniquement de sa faute. Il n’a pas su mener ses plans correctement. Il a laissé un simple humain se dresser sur sa route. Il l’a laissé s’approprier son rêve, son but. Il avait tout perdu, en voulant rejoindre le seul être qu’il avait jamais aimé. Un seul homme avait réussi à faire tomber son empire, alors que des armées entières avaient toujours échouées.
    Cela doit être son Destin, finalement. Oui. Sa Destinée est dépeinte ici, dans cette prison de pierre. Il est né pour être enchaîné. Pour toujours.

    Des bruits de pas résonnent dans le couloir menant à la froide cellule de pierre où est enfermé Alucard le Vampire. Ce dernier sait qui vient vers lui bien avant d’entendre ces pas. C’est elle. Le Maître.
    Integra Wingates Hellsing se dirige vers la porte de bois et d’acier. Elle s’arrête devant elle, le regard imperturbable, mais l’esprit en fusion. C’est toujours comme ça. Avant de voir le monstre, il y a ces cinq petites secondes où elle est terrifiée, où elle se revoit enfant, devant Lui, le Vampire, le Nosferatu. Les cinq secondes sont passées. Elle est de nouveau elle-même. Elle insère la clef qu’elle tient dans la main gauche, dans la serrure de cette immonde cellule. Elle tourne la clef. Tourne la poignée de la porte. Et l’ouvre pour se trouver en face du monstre.
    - « Es-tu réveillé ? », demande t-elle.
    Alucard la regarde, docile, vaincu. Il répond :
    - « Vous savez que je dors rarement, mon Maître. »
    Elle reprend.
    - « Tu es libre, à présent. Va. »
    A peine a-t-elle fini sa phrase que deux soldats de la Hellsing s’avancent prudemment vers Alucard. Ce dernier pense, pendant que les deux humains le libèrent de ses chaînes :
    - « Libre… Non, je ne suis pas libre. »
    Les chaînes tombent à terre, dans un bruit métallique. Lentement, Alucard se lève, puis regarde sa Maîtresse.
    Puis il marche, lentement pour ne pas ajouter au plaisir d’Integra. Car il veut fuir cette cellule. L’extase pitoyable du chien libéré de sa cage, pour être utilisé et enfermé de nouveau par la suite. Il part, en s’efforçant d’avoir le regard droit, neutre. Mais il sait que son Maître, son Bourreau a deviné ses pensées. Elle les devine toujours, quand il s’agit de le faire souffrir…
    Integra le regarde s’en aller.
    - « Un chien. Tu n’es qu’un chien », murmure t-elle, malgré le fait qu’elle sait qu’il l’entend.
    Elle attend que la silhouette disparaisse derrière un mur pour bouger. Elle se retire, belle et froide, suivie de ses deux soldats.
    - « Il n’est qu’un chien. Rien qu’un chien… », Murmure t-elle à nouveau.
    La cellule est de nouveau vide. Pour combien de temps ? Sûrement pas beaucoup.
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  • Iternal Voir le profil de Iternal
  • Posté le 10 juin 2006 à 20:15:25 Avertir un administrateur
  • Chapitre 2
    "CA COMMENCE!"




    Integra est assise devant son bureau. Avec les gestes précis et méticuleux qui la caractérisent, elle ouvre, avec l’aide de son coupe-papier d’argent, le courrier que l’on lui a envoyé. Walter se tient debout, adossé contre un mur, non loin du bureau, prêt à servir sa maîtresse à tout moment. A part le bruit du papier qui se déchire et se manipule, aucun son ne vient déranger le calme froid de la pièce. Integra ouvre, les unes après les autres, les lettres qui lui sont adressés, pour les lire, puis les mettre de côté pour former une pile. Son visage ne laisse filtrer aucune émotion, ses yeux sont vides, froids, comme toujours.
    Elle ouvre, toujours avec la même précision et le même rythme, la dernière lettre de la pile. L’enveloppe est faite d’un beau papier, de bonne qualité. Elle est fermée par un lien de cire, mais elle n’est signée d’aucun emblème. La Baronne Hellsing sort la lettre de son enveloppe. Aussitôt, un parfum étrange lui monte aux narines. Elle ne peut en déterminer la composition. Elle lit, sur le papier blanc, l’écriture raffinée de son auteur :









    Chère Baronne Integra Wingates Hellsing,


    Vous ne me connaissez pas. Et je n’ai pas encore eu le plaisir, dans ma pourtant longue vie, de vous avoir rencontré. Bref, Je vous écris dans un but bien précis, Baronne : Vous déclarer la guerre, à vous, et à toute l’Angleterre. Oui, hélas, bien que je le regrette, les voies que nous avons empruntées sont radicalement opposées, et nous amènent malheureusement à nous considérer comme ennemis. C’est la vie, Baronne. Je vais donc être clair avec vous. Je ne vous ferais pas de cadeaux. Je n’aurais aucune pitié pour vous et votre organisation de pitoyables pantins au service de l’Eglise. Moi et mon Armée, nous vous écraserons sous le poids de nos idéaux et de nos convictions. Car, en vérité je vous le dis, votre Foi et votre dévotion sont bien pâles comparés à notre puissance. Votre carte maîtresse, le Vampire Alucard, ne vous servira à rien. Un chien tel que lui ne peut espérer nous vaincre. Vos précédents ennemis ne sont plus. Tout ce que vous avez affronté jusqu’ici n’est rien, en face de ce que je vous réserve. Il est inutile d’en dire plus, je crois que vous êtes suffisamment intelligente pour comprendre. Alors, je vous dis à très bientôt, car nous allons nous rencontrer dans quelques jours.
    Je vous salue, Baronne Hellsing, et vous souhaite de profiter pleinement des dernières journées de paix qu’il vous reste.



    PS : Comment trouvez-vous ce parfum ? J’espère que vous me raconterez quelles sensations ont accompagnés ses effets… Good Bye, Miss.

    Moebius





    Aussitôt après avoir lu la lettre, Integra commence à se sentir mal. Sa vue se brouille, son cœur bat fort, sa tête la fait souffrir. Tout d’un coup elle comprend…
    Elle se lève. Elle appelle.
    - « Walter ! »
    Walter, en un éclair, s’élance vers elle et la rattrape avant qu’elle ne tombe. Integra, au bord de l’évanouissement, réussit à prononcer ces mots :
    - « La… Lettre… Le… Le parfum… Poison… »
    Elle s’écroule dans les bras de Walter. Ce dernier appelle à l’aide, ne sachant que faire. Il hurle à pleins poumons. Des hommes de la Hellsing apparaissent en défonçant presque la porte. Walter leur crie :
    - « La Baronne est victime d’une attaque ! Elle a été empoisonnée ! Appelez les médecins ! TOUT DE SUITE !!! »
    Deux des hommes s’exécutent, ils sortent de la pièce en courant. Les autres, aussi impuissants que Walter, restent là, à regarder leur Maîtresse évanouie.
    Pendant que Walter transporte Integra vers la sortie, quelqu’un observe la scène, caché, afin que personne ne le voie. Dissimulé à l’intérieur d’un mur, Alucard regarde de ses yeux de démon sa maîtresse, plongée dans un monde de rêves et de songes. Et il sourit. Il marmonne, une lueur de joie malsaine dans ses yeux :
    - « Enfin ! Ca commence… »
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  • acala Voir le profil de acala
  • Posté le 10 juin 2006 à 20:31:41 Avertir un administrateur
  • et que c´est il passé avec le vatican?
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  • Iternal Voir le profil de Iternal
  • Posté le 10 juin 2006 à 20:35:57 Avertir un administrateur
  • acala Posté le 10 juin 2006 à 20:31:41

    et que c´est il passé avec le vatican?


    --------------------------------------------------
    -
    Ah tu as raison de poser cette question, j´avais oublié de le préciser. Cela n´entre pas en compte dans la fic, mais les attaques de Maxwell (c´est bien ça, son nom?) ont cessé, à vous de trouver une raison à celà. Et oui, pour les fans d´Alexander Anderson, c´est pas içi qu´il faut aller pour le voir à l´oeuvre. Je trouve qu´on le fait trop intervenir dans les fics, donc je dis: Place aux jeunes!
    Voilà voilà...
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  • Chocobo3 Voir le profil de Chocobo3
  • Posté le 12 juin 2006 à 20:21:03 Avertir un administrateur
  • Hé bien j´ai lu, malgré que je ne connaisse rien a Hellsing. (Enfrin, comem tout l´monde j´ai vu quelques épisodes quoi...)

    Le style est assez bien tourné, legé et fluide.
    C´est bon, continue et balance la suite :ok:
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  • Iternal Voir le profil de Iternal
  • Posté le 23 juin 2006 à 00:09:06 Avertir un administrateur
  • Merci merci, j´espère que vous serez nombreux à lire cette fic!
    Voilà le chapitre 3, que j´ai fini hier.


    Chapitre 3
    « Rêves et Songes »



    Integra se réveille. Elle est seule. Il fait noir. Il fait froid, tellement froid. Où sont ses hommes ? Elle ne le sait pas. Elle se lève. Elle remarque qu’on l’a déposée par terre, sans qu’on s’occupe d’elle. Comment peut-on la traiter ainsi, elle, la Baronne Integra Wingates Hellsing ? Elle commence à marcher, et à détailler la pièce dans laquelle elle se trouve. Il s’agit d’une pièce immense, plongée dans le noir. Les murs sont hauts, et des piliers de marbre sont incrustés dans ceux-ci. Au fond de la pièce se trouve une scène, cachée par un rideau rouge classique. Une salle de théâtre...
    Soudain, le rideau se met à bouger. Integra se crispe, s’attendant à voir l’abomination qui l’a mise entre ces murs. Le rideau se lève… Pour dévoiler une scène vide de décor, éclairée par une lumière venant de nulle part. Au centre de la scène se trouve un homme. De très grande taille, il porte un complet noir, d’une coupe parfaite. Son épaisse barbe ajoute à son air autoritaire. Il tient dans la main droite une cane, d’un bois verni magnifique. Integra ouvre de grands yeux… Elle tente d’articuler quelques mots :
    - « P… Père ? Qu’est-ce que… Que faîtes-vous ici ? »
    L’ancien maître Hellsing ne répond pas. Il se tient immobile, regarde sa fille d’un air neutre.
    Integra, sans contrôler vraiment ses mouvements, commence à marcher. Plus elle se rapproche de son père, plus elle marche vite. Elle est de plus en plus émue à l’idée le retrouver… Plus que quelques mètres. Elle grimpe les marches une à une. Puis se retrouve devant son père. Ca y’est, elle pleure… Elle essaie de parler, mais ses sanglots sont trop forts. Alors, elle serre son père dans ses bras. Ce dernier ne réagit pas. Elle le regarde, lui dit :
    - « Père ? Vous ne me reconnaissez pas ? C’est moi, Integra, votre fille ! »
    Hellsing père, cette fois, s’anime. Il pose un regard tendre et bon sur sa fille, juste avant de l’attraper violemment à la tête, et de la mordre à la base du cou… Integra hurle. Elle crie et pleure, supplie son père d’arrêter… Mais ses forces s’épuisent. Elle n’arrive bientôt plus à crier. Elle se meurt…
    Abraham Van Hellsing ne la lâche que quand elle s’effondre, quand ses jambes n’arrivent plus à la porter. Une flaque de sang se répand par terre, tandis qu’il la pose délicatement au sol. Elle n’est pas encore morte. Il approche son visage du sien, et parle d’une voix pleine d’une joie malsaine :
    - « C’est parce que tu n’as pas su être à la hauteur, ma fille, que tu as reçu cette correction… »
    Cette phrase fait à Integra l’effet d’un violent coup. Elle se met à hurler :
    - « Nooooooooooooooon !! !
    Elle sent des mains puissantes se refermer sur elle, et la soulever. Elle n’a presque plus de forces. Elle va mourir dans quelques secondes. Dans un effort surhumain, elle ouvre les yeux, pour emporter dans les ténèbres une dernière image, au moins plus douce que ce qu’elle a vu ces instants récents. Et là, une décharge glacée lui parcours le corps, quand elle voit qui l’a soulevée de terre. C’est le chien. Le chien des Hellsing. Alucard. Il sourit de toutes ses dents, et ses yeux brillent d’une jouissance effrayante. Il n’a pas besoin de parler. Elle lit toutes ses pensées à travers ces yeux rouges. Elle tente de hurler, mais n’y parvient pas. Elle quitte ce monde, hantée par cette dernière vision…
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  • Chocobo3 Voir le profil de Chocobo3
  • Posté le 23 juin 2006 à 01:11:27 Avertir un administrateur
  • Ah... Bah quand même, j´attendais moi :o))

    Toujours un style plaisant a lire, pas trop lourd, juste ce qu´il faut, même si certaine "phaze" manque un peu de "phrasé" lol, si j´puis dire. Sinon je me plonge dans l´histoire sans rien y connaitre, donc ca dois pas être trop mal^^

    Suite :ok:


    (Un peu court parcontre les chapitres, tu pourrais faire un rien plus détaillé. )
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