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Yohan-Kiefa
- Posté le
10 juin 2006 à 05:31:14

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Comment pouvait-il se douter qu´il serait peut-être mort à ce moment et plus bizarre que Lucy pouvait être morte à son tour. Il ne parle aucunement de possibles attentats ou de soupçons quelconques...
C´est bien qu´il soit préventif mais si ce type faisait une cassette avant chaque mission ce n´est plus de la prévention mais de la paranoïa. Et justement il ne mentionne rien qui puisse laisser croire qu´il a fait cette cassette seulement pour cet évènement.
Enfin sinon c´est très bien et la réaction d´Amy est magnifique et très réaliste. Bravo pour ce point !
A la prochaine suite.
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FFrules3
- Posté le
15 juin 2006 à 23:37:42

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Yohan -> C´est expliqué dans un chapitre précédent que Matt Hendricks n´était pas un homme de terrain, mais un analyste. L´échange au stade était donc sa première mission sur le terrain. De plus, il avait des raisons de craindre d´être surveillé. Il ne savait pas qu´il y aurait un attentat, mais il redoutait que l´on cherche à la tuer, d´une façon ou d´une autre.
Enfin, bon, je changerai ce chapitre et je le rendrai un peu plus clair. Merci de ta critique !
12ème chapitre, plutot long...
Enjoy !
Dimanche 26 Juin
19h58
Quelque part dans le Missouri
Le Sang des Patriotes
Lucy arrêta la voiture dans les bois. Ils avaient peut-être parcouru une trentaine de kilomètres depuis qu’ils étaient sortis de St-Louis dans un silence de mort. Will avait imaginé leurs retrouvailles autrement mais maintenant, il savait qu’il devrait s’habituer à cette nouvelle donne.
Elle avait vécu loin de lui pendant deux ans dans des conditions difficiles et le mieux qu’il pouvait faire était de lui apporter son aide sans attendre autre chose et c’était précisément ce qu’il faisait.
- La base du SdP se trouve à deux kilomètres à l’est dans ces bois, dit-elle en retirant les clés de contact. Il est entouré de grillages et des gardes patrouillent fréquemment.
- La paranoïa est un trait commun à ce type d’organisations. Comment faisons-nous pour entrer alors ?
- De la même façon que je suis sortie avant qu’ils ne puissent me trouver. En dix-huit mois, j’ai réussi à me construire un certain nombre de sorties cachées.
- Leçon numéro 3 du guide de poche de l’agent infiltrée, n’est-ce pas ? sourit Will.
Elle lui rendit son sourire puis regarda devant elle à nouveau.
- Le mieux est de pirater directement l’ordinateur de Gavin Williamson, le chef du SdP. S’il y a des indications sur la taupe à l’intérieur du NHS, c’est ici qu’elles se trouveront.
- Tout comme s’ils ont participé à l’attentat du Busch Stadium, n’est-ce pas ? Même si cela te paraît invraisemblable, nous aurons à vérifier si nous parvenons à entrer et s’ils n’ont pas sécurisé leurs données. Cela fait beaucoup de « si », Lucy.
- Tout ce que nous avons à faire, c’est entrer dans le camp, je m’occupe de trouver les informations qui nous intéressent. Il suffit de savoir où chercher.
Elle le précéda à l’extérieur de la voiture. L’air était chaud et les rayons du soleil couchant perçaient difficilement à travers les feuillages. La forêt devenait de plus en plus orangées dans la chaleur de cette nuit d’été. Ils progressaient rapidement malgré tout, Lucy en tête.
Elle s’arrêta soudain puis lui fit signe de s’accroupir, un doigt sur la bouche. D’un geste de la main, elle lui montra quelque chose droit devant eux. A cent mètres et malgré la végétation abondante, Will apercevait des grilles grises avec ce qui ressemblait à des baraquements à l’intérieur. Lucy continua d’avancer avec précautions jusqu’à un buisson plus épais qui ne devait être situé qu’à une cinquantaine de mètres des grilles les plus proches. Will voyait maintenant distinctement les longs bâtiments qui constituaient le camp ainsi que plusieurs gardes qui allaient et venaient.
Lucy retira la végétation qui cachait un trou dans le sol, près de la racine de l’arbuste. Elle fit signe à Will puis entra en rampant dans l’ouverture qui ne devait pas faire plus de quatre-vingts centimètres de hauteur. Au fur et à mesure qu’il progressait à l’intérieur du tunnel, Will ne pouvait être qu’admiratif du travail accompli par Lucy. Il savait le travail à fournir pour construire un tel passage ; sécuriser la voûte, creuser, sécuriser et creuser encore.
Devant lui, la jeune femme progressait avec facilité, une lampe à la main. A plusieurs reprises, elle s’arrêta, attendit quelques secondes et se remit à ramper. De la surface, on entendait rien, à part quelques bruits de pas ici et là. Ils débouchèrent enfin à l’air libre sous un des baraquements. Will voyait autour de lui des pieds de gardes et Lucy lui fit signe d’attendre. Il ne respirait presque plus de peur que l’on ne l’entende. Cela faisait si longtemps qu’il n’avait plus été sur le terrain que se retrouver là, avec Lucy de surcroît, le ramenait à une époque heureuse mais révolue.
Elle lui fit signe d’avancer dans une direction ce qu’il fit sans poser de question. C’était sa mission, elle avait l’expérience du terrain, il suivait donc ses directives à la lettre. Ils se faufilèrent ainsi, en évitant les gardes, jusqu’à un baraquement placé un peu à l’écart des autres et relié à un générateur.
Avec précautions, Lucy ouvrit la porte. Elle semblait s’attendre à une alarme mais aucun son ne se fit entendre. Will entra à la suite avant de refermer la porte. Il devait bien y avoir une douzaine d’ordinateurs dans autant de petits bureaux séparés par une fine cloison d’à peu près 1m50 de hauteur. La pièce détonnait par rapport au campement, trop proprette. Soudainement, l’organisation perdait aux yeux de Will son côté amateur pour un peu plus de professionnalisme.
- Ils sont bien équipés, dit-il en marchant entre les postes.
- En effet, et leur mode de financement est aussi obscur que leur mode de fonctionnement, sinon plus.
Elle s’était assise devant un écran d’ordinateur, au fond de la pièce.
- Ils ont de l’argent mais aucun donateur reconnu, continua-t-elle. Et pour être franche, je doute qu’eux-mêmes sachent d’où il provient. Ce sont des amateurs avec des outils de pro, une combinaison très dangereuse.
Will s’assit à côté de la chaise de Lucy. La main posée sur son revolver, il attendait qu’elle trouve quelque chose, ce qui leur permettrait de repartir. Plus ils restaient ici, plus les risques de se faire repérer augmentaient. Pourtant, il ne se passa que quelques secondes avant que Lucy ne reprenne la parole.
- C’est étrange, dit-elle en approchant son visage de l’écran comme si cela pouvait l’aider à mieux comprendre.
- Quoi, ils ont effacé leurs dossiers ? demanda Will.
- Non, c’est plutôt l’inverse. Des données sont chargées sur les disques durs depuis un ordinateur distant en ce moment même. C’est un sous-progamme qui fonctionne, sûrement un cheval de Troie.
- Quel genre de données ? demanda Will qui regardait Lucy pianoter furieusement sur les touches du clavier. Elle cliqua plusieurs fois et ses yeux s’écarquillèrent.
- Ce sont des plans du Busch Stadium, avec des détails de sa conception, de sa structure et même de ses points faibles.
- Oh mon dieu, ajouta-t-elle peu après. Il y a même des simulations du nombre de décès selon l’emplacement de la bombe.
Les néons au plafond du baraquement s’illuminèrent et Will eut à peine le temps de se mettre à couvert. A côté de lui, Lucy ne fit plus un geste. Si quelqu’un venait d’entrer, il devait déjà l’avoir remarquée.
- Cela faisait longtemps Jenny, dit la voix d’un homme que Will ne voyait pas.
Il déduit qu’il avait une arme quand il vit Lucy mettre les mains en l’air.
- Salut Gavin, contente de te voir aussi.
- Tu vois, c’est cela que j’admire chez toi, Jenny si c’est vraiment ton prénom. Tu ne perds jamais ton aplomb même dans cette situation à priori défavorable. Et il t’en a sûrement fallu beaucoup durant les 18 mois que tu as passés parmi nous. Sincèrement, je n’y ai vu que du feu. Il faut dire que tu es une espionne hors pair, prête à tout pour assurer ta couverture.
Will jugeait à la voix qui se rapprochait que Gavin venait dans sa direction. Il cramponna son arme et se redressa au-delà de la cloison.
- Lâchez votre arme, fit-il.
Si Williamson fut surpris, il ne le montra pas. Il demeura dans la même posture, son pistolet toujours pointé sur Lucy. Il devait avoir dans les quarante ans, des cheveux blonds ras et deux yeux marron qui brillaient en cet instant.
- Vous vous rendez bien compte qu’au moindre coup de feu, mes hommes rappliquent dans la minute, dit-il avec une pointe de menace.
- Il ne me faut qu’un tir pour vous tuer et une minute nous sera largement suffisant pour sortir du campement comme nous y sommes entrés, sans que vos fameux hommes ne s’en aperçoivent.
Williamson laissa échapper un soupir et lâcha son arme qui tomba sur le sol avec un bruit métallique. Lucy retourna vers l’ordinateur tandis que Will ramassa l’arme et obligea Gavin à s’asseoir sur une chaise.
- Joli travail au stade, Williamson, dit Shane. Vous pouvez être certain que votre exécution sera retransmise dans tout le pays.
- Qu’est-ce que vous racontez ? fit Gavin en rigolant nerveusement. Le SdP n’a rien à voir avec l’attentat. Etes-vous familier avec notre combat ou pas du tout ? Notre ennemi est l’Etat fédéral, pas le peuple américain.
- Avec ce que le FBI ou la NHS trouvera dans cet ordinateur, croyez-moi, votre combat passera au second plan.
- Ils ne trouveront rien parce qu’il n’y a rien à y trouver, dit Gavin d’une voix forte.
Will le fit approcher de l’écran où étaient affichés les plans animés du stade. Le dirigeant du SdP ne dit rien pendant mais il semblait réfléchir à toute vitesse.
- Gavin ? finit par dire Lucy. Ces plans ainsi que d’autres données sont uploadés en ce moment même sur tous vos ordinateurs. Pour moi, il s’agit de quelqu’un qui veut vous faire porter le chapeau pour l’attentat de ce midi. Si les autorités trouvent cela, c’est toute l’organisation qui disparaît. As-tu une idée de qui a pu faire cela ? Une autre organisation concurrente, peut-être ?
Il secoua misérablement la tête comme s’il comprenait enfin l’ampleur du désastre qui s’annonçait.
- Le fils de p*te, jura-t-il. C’était donc cela son plan !
- De qui parles-tu Gavin ? demanda Lucy. Quel plan ?
Williamson semblait réticent à parler.
- Ecoutez, nous n’avons pas de temps à perdre, s’emporta Will Shane. Si vous êtes bien innocent dans cet attentat comme vous le prétendez, alors nous avons les mêmes ennemis. Le mieux pour vous est de nous aider.
- Victor Carlton, lâcha enfin Williamson. C’est un activiste freelance qui travaille à l’occasion pour nous. Il nous met en contact avec les trafiquants d’armes et parfois nous propose des cibles potentielles. Il y a deux mois, il est venu me voir pour une nouvelle cible : un train qui doit ramener une cohorte d’officiels de l’Etat de St Louis à Washington après une convention. C’était une bonne cible, j’ai donné mon accord.
- Quel est le rapport avec tout cela Gavin ? le poussa Lucy.
- L’attentat contre le train est prévu pour ce soir. Quand j’ai appris pour le Busch Stadium, j’ai tenté de prendre contact avec Carlton pour annuler la mission, mais sans succès. J’avais peur que deux attentats dans la même journée et qui auraient pu nous être imputables ne signent la fin du SdP. Mais nous n’étions pour rien dans celui de ce midi, donc je me disais que la Justice nous aurait innocenté, de celui-là tout du moins. On nous a piégé, c’est la seule explication possible.
- Gavin, j’ai besoin de réponses maintenant, continua Lucy. Je sais que quelqu’un au sein de la NHS aide l’organisation. Je veux un nom.
- Désolé Jenny, je ne connais pas son nom. Il nous envoie des mails, il nous prévient mais c’est tout.
- Et ce marchand d’armes, celui qui arrivait à vous dégotter tout et n’importe quoi, vous êtes encore en contact ?
- Pas ces derniers temps. Mais si tu veux un nom là aussi, tu sais bien que c’est impossible. Tu connais le système. Je suis au bout de la chaîne, je ne sais rien.
- Qui est le maillon suivant, alors ? demanda Will.
Le visage de Gavin s’allongea un peu plus.
- Carlton. C’est Carlton qui m’a mis en contact avec lui.
- Nous devons retrouver cet homme, Will, dit Lucy. C’est notre seule chance de remonter jusqu’à ceux qui ont commis l’attentat. Quel est le train qu’il compte faire exploser ?
- Je n’en sais rien. Tout ce dont je me rappelle, c’est qu’il doit quitter la gare à 21.30.
- Ce qui nous laisse un peu plus d’une heure, dit Will en jetant un coup d’œil sur sa montre.
Un bip se fit entendre dans le baraquement, provenant d’une des poches de Williamson.
- Si j’étais vous, je me laisserai répondre. Mes hommes doivent se demander où je suis passé.
- Très bien, mais un mot de travers et je vous préviens que vous le regretterez, le menaça Will.
Avec une grimace, Gavin sortit le petit talkie-walkie de sa poche.
- Oui ? Que se passe-t-il ?
- Gavin, il y a du mouvement autour du camp, dans la forêt. Alex a remarqué des mouvements suspects.
- Il n’a rien de plus précis ?
- Non, pas pour l’instant... Attends... L’alarme signale que les grilles ont été forcées ! C’est un assaut !
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ZLink
- Posté le
16 juin 2006 à 00:11:16

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Voila j´ai lu le chap´ 6 avant d´aller me coucher ^^ histoire de pas trop prendre de retard
Il continua cependant à lutter aussi longtemps que possible mais les quatre hommes se saisirent de lui et le forcèrent à monter dans le van qui démarra en trombe.
le "cependant" avec le "mais" a coté c´est bizzard.
"Son monde demeura flou quelques instants avant de laisser place à un autre, plus trouble, mais dont il parvenait enfin à voir quelque chose."
je trouve la phrase moche, enfin surtout le "dont il parvenait enfin a voir quelque chose"
"Ca va Will ? fit alors une voix déformée alors que quelqu’un se dressa devant lui."
"alors que quelqu´un se dressa devant lui" ... je sais pas quoi mais j´ai l´impression qu´un truc cloche
"La vérité était que même si Will n’y croyait pas une seule seconde, tout ce qu’il venait d’apprendre le troublait."
je sais plus pourquoi j´ai relevé cette phrase désolé faut voir dans le contexte
j´ai fait u truc entre le momment ou j´ai relevé et celui ou j´ai écrit mon com´ donc voila.
Apres je dirais que c´est bien, l´histoire avance et que j´ai compris le plus gros même si j´ai toujours tendance a me perdre dans les persos.
Enfin que j´ai a peu pres tout compris (pas certains détails quand même) montre que c´est bien car je suis dans un état un peu fatigué la donc voila.
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Yohan-Kiefa
- Posté le
16 juin 2006 à 06:27:31

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Pas mal cette fois. C´est peut-être l´heure tardive (enfin pour moi^^) mais je trouve cette suite très bien. Et longue à souhait quoique c´est bien quand c´est court, je fais pareil pour ma fic. Enfin voilà, je ne vois rien de particulier à dire.
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FFrules3
- Posté le
20 juin 2006 à 22:42:07

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13ème chapitre, un très court de transition.
Enjoy !
Dimanche 26 Juin
19h58
Gare Saint Andrews - St. Louis, Missouri
Assaut
La gare Saint Andrews grouillait de membres de la Garde Nationale, armés jusqu’aux dents et qui avaient été déployés dans tous les lieux publics pour prévenir tous risques d’attentats et éventuellement arrêter les instigateurs en fuite de celui du Busch Stadium.
En comparaison, il n’y avait que peu de voyageurs et ceux-ci semblaient plutôt rassurés par le système de sécurité mis en place pour les protéger. Amy Cornell craignit un instant que la consigne ne soit fermée, mais elle se rendit compte que non.
Elle chercha le numéro 84 des yeux entre les dizaines de rangées de casiers et le trouva finalement. Le cœur battant, elle sortit la petite clé de sa poche et l’inséra dans la serrure qui s’ouvrit avec un petit « clic » sonore. Le coffre était sombre et elle pensa un instant qu’il était vide. Elle regarda avec un peu plus d’attention et vit une enveloppe au fond du casier dont elle se saisit.
C’était une petite enveloppe en papier kraft, plutôt lourde, poids qui correspondait à quelque chose à l’intérieur. Elle l’ouvrit et en sortir un CD. Rien n’était écrit dessus et Amy fut déçue de ne pas trouver une autre petite cassette ou une note rédigée de la main de Matt. Peut-être gravé sur le CD pensa-t-elle avec espoir.
Elle devait retourner chez elle pour le lire et le décrypter si nécessaire. Amy regarda autour d’elle à la recherche de personnes qui auraient pu lui sembler suspectes. Elle ne voyait pas comment elle aurait pu être suivie, mais savait-on jamais. Elle rangea l’enveloppe dans son sac à main et se dirigea vers la sortie. Un moment de solitude l’envahit alors soudainement.
Si jamais elle parvenait à décrypter les données et à trouver la taupe, à qui devait-elle en référer ? Hendricks avait précisé que Lucy soupçonnait Terrence Valley, autrement dit l’actuel conseiller en sécurité du Gouverneur Holden. Elle se sentait si seule et si petite devant la tâche à accomplir qu’elle fut découragée avant de se reprendre.
Elle n’en était pas encore là et devait avancer par étapes. D’abord les données, ensuite la taupe. Son téléphone portable se mit à vibrer dans sa poche intérieure tandis qu’elle se retrouvait à l’air libre, hors de la gare.
- Oui ? dit-elle d’une voix pressante.
- Amy, mais où est-ce que tu es ? Cela fait vingt minutes que j’essaye de te joindre chez toi !
- Je suis sortie faire des courses, mentit-elle. Que se passe-t-il ?
- Il se passe que le FBI a pris les choses en main. Ils se sont basés sur nos analyses et résultats d’enquête pour en conclure que le SdP était mêlé à l’attentat.
- Pourquoi le FBI nous passe-t-il par-dessus ? La NHS est également compétente, non ?
- Oui, mais apparemment, le Président veut frapper fort après ce qu’il a pris comme une attaque directe contre l’Etat fédéral. Il l’a annoncé à la télévision il n’y a pas cinq minutes. C’est pourquoi il a autorisé le FBI à lancer un assaut contre le camp du SdP. Tu dois revenir tout de suite à l’Agence, ils vont avoir besoin de notre soutien logistique.
Amy repensa aux données contenues sur le CD dans son sac. Cela tombait au plus mal mais elle ne pouvait pas non plus refuser de revenir à l’Agence sans paraître suspecte.
- J’arrive tout de suite, finit-elle par dire.
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Yohan-Kiefa
- Posté le
26 juin 2006 à 07:19:45

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Pas mal mais il y a matière à redire même s´il s´agit d´un petit chapitre.
Premièrement comment peut-on expliquer que les gens de la gare se sentent en sécurité avec tous ces policiers. Normalement cela a l´effet contraire.^^
Ou mieux pourquoi la gare n´est-elle pas fermée, après des attentats tout service publique est fermé et je crains que ceci soit une loi aux États-Unis.
Deuxièmement Amy :
Comment peut-elle circuler si librement ? Ces agents quoiqu´il fasse parti du FBI auraient facilement pu la rencontrer à un moment ou un autre ou encore il aurait pu y avoir des membre de son agence qui l´auraient facilement reconnu.
Simple logique.
Voilà malgré tout c´est pas mal. Et je dirai "La suite" pour apprécier le reste.
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AtomiX-BreezeR
- Posté le
26 juin 2006 à 09:30:34

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Pareil que Hobit, je n´avais pas lu Scoop (snif) et je me mets maintenant à cette fic pour voir quel fiqueur ce cache derrière le pseudo. Pas du tout déçu du voyage !
Je n´ai lu que les deux premiers chapitres (j´imprime le reste pour lire plus tard). Style simple, facile à suivre (rythmé même) et très cinématographisque. Le titre devrait apparaître a la fin du chapitre un sur un écran noir avec comme musique les cris de la foule et pleurs du garçon. Vraiment très cinématographigue, et je ne trouve pas que c´est un défaut, fais juste gaffe au cliché. ^^
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KaiM
- Posté le
26 juin 2006 à 14:49:06

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Voilà, j´ai tout lu. Un truc important : "tandis que", "pendant que", "alors que", sont suivis de l´imparfait et non du passé simple. Pour le reste, j´aime bien, l´histoire se met en place, ben qu´elle soit un peu classique. J´attends la suite.
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FFrules3
- Posté le
29 juin 2006 à 21:57:09

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"Comment peut-elle circuler si librement ? Ces agents quoiqu´il fasse parti du FBI auraient facilement pu la rencontrer à un moment ou un autre ou encore il aurait pu y avoir des membre de son agence qui l´auraient facilement reconnu."
Yohan -> Amy n´est qu´une analyste parmi tant d´autres dans une agence de sureté comme tant d´autres. Il n´y a donc aucune raison que le FBI ou n´importe qui de la Garde Nationale la reconnaisse.
Elle se contente juste de compiler des données au sein de la NHS qui n´a pas non plus pour but d´assurer la protection des lieux publics, mais d´empêcher toute atteinte à la sureté des citoyens.
Pour prendre un autre exemple, un mec de la NSA qui va dans une gare alors qu´il y a des gens de la Garde Nationale ne sera pas reconnu. Ce n´est pas marqué sur lui qu´il fait partie d´une telle agence.
Merci Kaim et Atomix pour les commentaires.
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Yohan-Kiefa
- Posté le
30 juin 2006 à 06:47:44

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Mais tu n´as pas répondu à ma première affirmation FFroulinet. ^^
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FFrules3
- Posté le
30 juin 2006 à 09:57:10

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Certes, j´ai fait une digression...
C´est aussi parce que ta première affirmation fait sens et que j´ai préféré me rabattre sur la plus facile à infirmer.
Bon, bah je changerai le lieu dans la prochaine version du récit. Ici, il n´a que peu d´importance.
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FFrules3
- Posté le
15 juillet 2006 à 18:42:27

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Désolé du temps entre les chapitres, mais l´histoire suit son cours et elle aura une fin, même si ce n´est pas encore pour tout de suite.
14ème chapitre.
Enjoy !
Dimanche 26 Juin
20h17
Base du SdP
Echappée
Les premiers coups de feu retentirent dans le camp et Lucy Shane, en s’approchant de la fenêtre du baraquement, vit quelques membres du Sang des Patriotes prendre position, les fusils à la main.
- Il faut partir Will, dit-elle à son ex-mari qui était toujours en train de surveiller Williamson. Tout de suite.
Il hocha de la tête et regarda Gavin qui semblait dépité.
- Je ne vous en empêcherai pas. Ironiquement, vous êtes les seuls à pouvoir prouver l’innocence du SdP dans l’attentat de ce midi.
Il prit à nouveau son talkie-walkie.
- Ici Gavin, à tous les combattants, cessez-le-feu et rendez-vous aux forces spéciales.
Des protestations se firent entendre et les coups de feu continuèrent à être tirés tout autour du camp.
- Il y a un temps pour tout, expliqua Gavin Williamson aux Shane. Nous avons perdu cette bataille.
Lucy agrippa alors son arme et tira une balle dans chaque unité centrale d’ordinateur.
- On y va, ajouta-t-elle sans un regard pour Williamson.
Les coups de feu devenaient de plus en plus nombreux, certains membres du SdP ayant décidé de se battre jusqu’à la mort contre cet ennemi qu’ils avaient toujours combattu.
Suivie par Will, Lucy se glissa à nouveau sous le baraquement et ensemble, ils empruntèrent le tunnel dans l’autre sens. Ils rampèrent jusqu’à la sortie et patientèrent un moment là. Ils n’avaient aucune idée du nombre d’agents impliqués dans l’assaut mais la tactique utilisée dans ce genre d’opération était assez basique. Elle consistait à enserrer la base puis resserrer l’étau.
Will doutait qu’ils se fassent prendre maintenant, le tunnel les ayant emmenés au-delà de la tenaille mise en place par les forces spéciales qui investissaient à présent le camp en nombre. Ils décidèrent tout de même de progresser à couvert dans la forêt.
- Qu’est-ce que l’on fait maintenant ? demanda Will quand ils arrivèrent enfin à la voiture. Notre priorité est de retrouver ce train mais il y a plusieurs gares à Saint-Louis et nous ne le retrouverons jamais à temps.
- On a besoin d’aide, répondit Lucy en mettant le moteur en marche. Il ne nous reste qu’une heure à peine. J’ai une idée, mais je ne sais pas si elle sera disposée à nous aider.
- Elle ? De qui parle-tu ? s’exclama Will, surpris.
- D’Amy Cornell. C’est la seule qui puisse nous dire d’où part ce train.
Amy Cornell gara sa voiture à la va-vite et courut vers les portes du bâtiment qui abritait les locaux de la NHS. Elle voulait savoir ce qu’allait donner l’assaut et elle espérait ne pas être trop en retard. Son téléphone portable se mit à vibrer dans sa poche, sûrement Nick Dale qui lui demandait à nouveau de se dépêcher.
- Je sais Nick, mais j’arrive là, dit-elle en décrochant le téléphone. Je suis à l’entrée.
- Amy, c’est Will Shane.
La jeune femme s’arrêta net, à quelques mètres de la porte. Elle ne savait quoi répondre mais dans sa tête lui venaient des pensées en vrac ; Matt Hendricks, ce qu’il lui avait révélé, le CD de données qu’elle avait dans son sac, les avis de recherche sur les époux Shane qui transitaient sur tous les canaux des forces armées de l’Etat.
- Ecoute-moi Amy, tout ce que toi et la NHS croyez savoir sur les événements d’aujourd’hui est faux, continua-t-il.
Il fallait qu’elle prenne une décision maintenant, un choix qui se résumait dans son esprit de la manière suivante : devait-elle se fier à Matt ou à la NHS ? Le fait était que Matt ne l’avait jamais déçue.
- Je suis au courant pour Lucy et le Protocole Delta ainsi que pour la taupe au sein de la NHS.
Elle ne pouvait qu’imaginer le visage de Will Shane sur lequel devait s’exprimer l’incrédulité et la surprise.
- C’est grâce à Matt. Il a pris ses dispositions avant de procéder à l’échange de ce midi. Il m’a aussi laissé un CD de données à analyser pour tenter de trouver qui est le traître au sein de la NHS.
- Lucy pense qu’il s’agit de Terrence Valley.
- Oui, c’est ce que Matt a dit. Mais il n’en avait trouvé aucune preuve.
- En as-tu parlé à quelqu’un d’autre ? demanda Will dont la voix trahissait sa nervosité.
- Non, Matt me l’a déconseillé. Il ne m’a dit de ne me fier qu’à toi et à Lucy.
- Et vas-tu le faire ?
Les secondes passèrent lentement tandis que dans l’esprit d’Amy, la confusion était complète. Elle fit le calme et répondit oui.
- Bien, fit Will. Nous avons besoin de ton aide pour localiser un train qui doit quitter Saint-Louis dans à peu près une heure avec à son bord des officiels du gouvernement fédéral. C’est notre seule piste pour remonter aux instigateurs de l’attentat du Busch Stadium.
- Je vais voir ce que je peux faire, dit Amy d’une voix déterminée.
- Rappelle-toi Amy, tu ne peux avoir confiance en personne. Si Valley est bien la taupe, qui sait s’il n’a pas des complices au sein de la NSH.
- Je ferai attention, ne t’inquiètes pas. Je te rappelle bientôt.
Will raccrocha et regarda Lucy avec un air grave.
- Elle va nous aider.
- Bien, fit Lucy en accélérant.
Le téléphone sonna une nouvelle fois quelques instants plus tard. Il s’agissait d’un message sur lequel Will lut :
« Gare Trudoe. 21h24. Voie 15 »
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[Croustibat]
- Posté le
15 juillet 2006 à 19:59:28

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Eh bien... J´adore allez la suite!!
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FFrules3
- Posté le
19 juillet 2006 à 17:53:28

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15ème chapitre...
Enjoy !
Dimanche 26 Juin
21h15
Bureau du Gouverneur Holden
St. Louis, Missouri
Ambition
Georges Holden raccrocha une nouvelle fois le téléphone avec fureur.
- Le Président n’est évidemment plus disponible pour recevoir mes appels ! Comme par hasard ! fulmina-t-il.
Devant lui était assis Terrence Valley qui comprenait la colère du Gouverneur. Le Missouri avait été frappé en plein cœur et le Président, en envoyant le FBI, avait privé les forces armées locales de l’assaut de la base du Sang des Patriotes. On privait le Missouri d’une vengeance que réclamait son peuple, comme au temps du Far West. Il sentait plus distinctement le poids de leur histoire dans leur comportement actuel. Chaque coup reçu devait être donné.
- C’est nos gars qui devraient être là-bas, pas le FBI, continua Holden.
- Je suis tout à fait d’accord Gouverneur, mais les lois de ce pays sont...
- Les lois sont faites pour être changées, Terrence. Ce n’est pas aux bureaucrates de Washington de décider de notre politique sécuritaire intérieure.
Valley continua d’hocher la tête, même s’il était surpris de voir ce sursaut de nationalisme dans le comportement d’Holden.
- Monsieur le Gouverneur, John Zahn sur la une, interrompit une voix féminine dans l’interphone.
- Passez-le moi Clarice.
Des cliquetis se firent entendre suivis d’une toux sèche.
- Alors John, quelles sont les nouvelles ? commença le Gouverneur Holden.
- Gouverneur, l’assaut est terminé et la base du SdP est actuellement sous contrôle des forces spéciales du FBI.
- Quelles sont les pertes humaines ?
- Deux agents morts du côté du FBI, une quinzaine de combattants ont perdu la vie du côté du SdP, mais nous sommes toujours à la poursuite de quelques activistes qui se sont enfuis dans la forêt. Par ailleurs, Gavin Williamson a été capturé sain et sauf et il est en ce moment même interrogé par le FBI.
- C’est nous qui devrions faire ceci, enragea Holden en serrant les poings.
- Je suis d’accord Gouverneur, mais c’est une exigence du Président, continua Zahn d’une voix égale. Nous avons toutefois reçu les premiers résultats de l’analyse des disques durs des ordinateurs du SdP. Il apparaît évident que quelqu’un a tenté de les détruire, sans succès. Nous avons trouvé des plans du Busch Stadium sur ces disques durs, ainsi que des schémas détaillés de fabrication de bombes.
Holden baissa la tête en soufflant bruyamment. Quand il la releva, Terrence Valley vit du soulagement sur son visage.
- John, pouvons-nous raisonnablement affirmer que le SdP est à l’origine de l’attaque comme le laissaient supposer les analyses de la NHS ?
- C’est une hypothèse sérieuse, en effet, monsieur le Gouverneur.
- C’est une très bonne nouvelle, John. Félicitez vos équipes de ma part pour leur travail remarquable. Avons-nous des nouvelles de Lucy Shane ?
- Toujours pas, pas depuis la disparition il y a quatre heures de son ex-mari dans laquelle elle semble également impliquée.
- Oui, on m’a appris cet événement. Les deux étaient-ils ensemble depuis le début ?
- C’est impossible à déterminer en l’état actuel des choses, Gouverneur. Nous espérons que l’analyse des ordinateurs de l’organisation terroriste pourra répondre à cette question. C’est d’ailleurs pour cela que j’aimerai que monsieur Valley vienne à l’Agence aussi vite que possible. Nous avons besoin des compétences de chacun pour ne pas perdre de temps et votre aide serait des plus précieuses.
La voix de John Zahn avait semblée détachée, mais Terrence Valley savait que cette requête cachait quelque chose. Zahn avait toujours été ce petit arriviste ambitieux, perfectible lors des missions sur le terrain mais doué de cette faculté de repérer une fleur fanée dans un champ de roses.
- Bien. Je fais aussi vite que possible, dès que Monsieur le Gouverneur n’aura plus besoin de moi.
- Allez-y Terrence. Nous avons besoin d’un dossier solide si nous voulons les faire condamner. Je vais attendre vos conclusions et organiser une conférence de presse d’ici une heure. Le peuple doit savoir que nous avons arrêté ceux qui l’ont attaqué.
Valley prit congé et sortit de la pièce. Sur le chemin qui le ramenait à sa voiture, il eut la désagréable sensation qu’une épée de Damoclès était en train de vaciller au-dessus de lui. Cela ne lui disait rien de bon.
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Yohan-Kiefa
- Posté le
26 juillet 2006 à 22:02:49

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Tu sais je n´avais pas vu que j´avais manqué deux suite. lol
C´est très bien, je vais avoir de la lecture. ^^
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FFrules3
- Posté le
28 juillet 2006 à 18:57:52

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16ème chapitre...
Enjoy !
Dimanche 26 Juin
21h15
Gare Trudoe
St. Louis, Missouri
Trahison
La gare Trudoe était située en-dehors de la ville, dans un des quartiers industriels de la banlieue de St-Louis. Elle n’était utilisée que pour les trains de marchandises tandis que les autres gares de la ville se répartissaient le trafic passager.
La voiture des Shane était garée devant les grilles derrière lesquelles ils pouvaient voir à une cinquantaine de mètres les wagons du train.
- C’est un train de nuit express pour Washington, mais un arrêt est prévu dix minutes après le départ pour faire monter un deuxième groupe de fonctionnaires qui étaient logés dans un autre hôtel, expliqua Amy par téléphone et dont la voix s’entendait forte et claire dans l’habitacle de la voiture.
- Y a-t-il des personnes importantes dans ce train, des personnalités en vue de l’Etat ? demanda Lucy.
- Non, j’ai recoupé la liste des invités de la convention et celle des passagers et il apparaît que les sommités sont déjà retournées sans encombres à Washington par avion il y a une heure. Il ne reste que les personnes qui y ont assisté.
- Williamson avait parlé d’un train d’officiels de l’Etat, mais je m’attendais à quelque chose de plus important, remarqua Will.
- Ceci devrait jouer en votre faveur, le train ne comportant pas de service de sécurité particulier, ajouta Amy. Vous devriez donc être capable de passer relativement inaperçu, sans toutefois faire n’importe quoi.
Will se tourna vers Lucy.
- Comment penses-tu que Victor Carlton va faire ? La bombe est peut-être déjà dans le train à l’heure qu’il est et Carlton a peut-être déjà filé.
- Cela m’étonnerait beaucoup. Je connais Carlton et son modus operandi. Il est dans ce train, mais il va attendre le premier arrêt pour en sortir et armer la bombe.
- Il ne vous reste que quelques minutes avant qu’il ne parte, vous devriez y aller, les avertit Amy qui avait raison.
Il était presque 21h20.
Lucy sortit, suivi de Will et ensemble, ils entreprirent d’escalader la grille, protégés par les ténèbres qui commençaient à tomber sur le Missouri. Ils coururent vers la rame et la file des gens qui attendaient sur le quai pour monter. Lucy cacha son bras blessé avec une chemise noire que lui donna Will et retira les marques de terre qui restaient sur son pantalon. Elle arrangea ensuite sa coiffure et se tint droite. Ils n’allaient pas passer pour les employés au service de l’Etat les mieux habillés, mais cela suffirait pour ne pas attirer les soupçons.
- On y va, chuchota Lucy.
Ensemble, ils marchèrent sur le quai, devant tout un tas de personnes qui semblaient ne pas les voir, comme s’ils étaient ailleurs. Will prit soudain conscience que l’explosion du stade s’était déroulée ce midi alors que pour lui cela semblait avoir eu lieu il y a des semaines. Retrouver Lucy, échapper à la NHS puis au Sang des Patriotes lui avaient fait perdre la notion du temps.
Ils montèrent dans le dernier wagon puis prirent des places libres. Ils n’étaient pas seuls, mais le compartiment était étrangement silencieux. L’abattement devant la folie terroriste était dans tous les esprits, sauf ceux de Will et Lucy, bien décidés à ne pas laisser un autre attentat se produire.
- Tu as compté combien de wagons ? demanda-t-elle à Will en cherchant du regard derrière son siège.
- Je n’ai pas fait attention, une dizaine peut-être.
- Bien, et nous sommes dans le dernier. J’ai déjà vu Victor Carlton, je saurai le reconnaître. Nous allons remonter les wagons un par un et tenter de le retrouver.
- Ca me va, agréa Will.
Le train se mit à bouger doucement et dehors, le paysage commença à défiler sur fond de soleil qui disparaissait définitivement à l’horizon.
- On y va.
Lucy se leva, suivie par Will. Elle progressait dans la rangée, ses yeux passant d’homme en homme. Dans la coursive entre les deux derniers wagons, elle fit un signe de tête à son ex-mari pour lui signifier qu’il n’était pas là. Les trois wagons suivants étaient presque vides, et Will commençait à désespérer qu’ils trouvent un jour Carlton. L’idée d’une bombe qui pouvait exploser à tout moment ne lui permettait pas non plus d’avoir les idées claires.
Le cinquième compartiment qu’ils traversèrent était uniquement dédié aux bagages et personne ne se trouvait à l’intérieur.
- Tu devrais rester là, lui dit Lucy. La bombe est forcément dans ce compartiment avec les autres bagages. Carlton devra venir ici s’il veut l’armer.
- Non, il est hors de question que l’on se sépare, Lucy. Pas cette fois.
Les mots lui avaient échappé et provoquèrent ce qu’ils avaient tous deux tacitement empêché depuis qu’ils étaient de nouveau réunis : parler de leur relation.
- Je ne veux pas avoir cette conversation ici avec toi, Will. Tu as le droit à des réponses bien sûr, mais pas maintenant. Quand tout sera terminé, nous prendrons le temps de nous dire ce que nous avons sur le cœur.
- Je reste avec toi.
Lucy afficha un regard triste mais ne dit rien d’autre pour le forcer à rester. Ensemble, ils entrèrent dans le sixième wagon. Une secousse fit trembler la rame et les Shane comprirent que le train commençait à décélérer. Il ne restait plus beaucoup de temps pour trouver Carlton. Ils accélèrent donc la marche, traversant les wagons 7 et 8 en vitesse, Lucy continuant de rechercher l’homme qui s’apprêtait à faire exploser le train.
Par les vitres, la jeune femme voyait les premiers signes annonciateurs d’un arrêt imminent et elle s’arrêta.
- Will, tu dois retourner au compartiment à bagages. Il est possible que nous l’ayons manqué et qu’il s’apprête à armer la bombe en ce moment même. Tu dois aller vérifier avant que le train ne s’arrête et qu’il ne puisse descendre.
- Et s’il n’est pas là ? Qui te dit que la bombe est dans ce compartiment ?
- Je connais son mode de fonctionnement. Il est ici, c’est certain. Je vais vérifier les deux derniers wagons mais tu dois me faire confiance et retourner là-bas. Je t’en prie, Will. Nous n’avons pas beaucoup de temps.
Il ne voulait pas la quitter. Il ne voulait pas qu’elle tente seule d’arrêter un terroriste. Mais d’un autre coté, elle avait raison. Leur priorité, leur seule chance de reprendre une vie un tant soit peu normale était de trouver ce Victor Carlton et de l’interroger sur le fournisseur d’armes du SdP. C’était leur seule piste vers ceux qui avaient fait explosé le Busch Stadium et qui avaient tenté de les tuer tous les deux.
Will secoua la tête et retourna en courant vers le cinquième wagon, alors que le train ralentissait de plus en plus, laissant apparaître des gens sur le quai. Il stoppa au moment où Will entra dans le cinquième wagon, juste à temps pour voir un homme sortir du compartiment. Grand, les cheveux très ras et un bouc, il aurait très bien pu être un fonctionnaire comme les autres dans ce train. Will n’avait vu aucune photo de Carlton donc il aurait été bien incapable de dire s’il s’agissait de lui ou non.
L’homme le regarda alors et un changement presque imperceptible se produisit sur son visage. C’est lui, commença à penser Will. Victor Carlton se mit alors à courir vers la sortie, au bout du wagon, poursuivi par Shane qui se jeta sur lui. Tous deux tombèrent sur le sol et Will, retrouvant ses vieux réflexes, parvint à l’immobiliser.
Alors que les voyageurs commencèrent à entrer dans le wagon, il entraîna Carlton dans les toilettes et ferma la porte.
- Combien de temps avant que la bombe n’explose ? demanda-t-il en maintenant toujours une pression du bras sur le cou de Carlton.
- Assez pour nous laisser le temps de descendre du train et d’avoir la vie sauve, parvint à articuler l’homme.
- J’ai bien peur qu’il ne faille trouver une autre solution, Carlton.
La minuscule pièce dans laquelle se trouvaient les deux hommes se remit à bouger, l’air s’engouffrant de plus en plus vite dans le wagon. Le train accéléra en s’enfonçant dans la campagne dégagée du Missouri.
- Nous allons mourir tous les deux ici, vous vous en rendez compte au moins ? continua Victor Carlton
- Dites-moi où est la bombe ! cria Will.
Devant le silence de Carlton, il sortit des toilettes, en maîtrisant toujours le terroriste. La porte du compartiment s’ouvrit alors, laissant passer Lucy qui était revenue des premiers wagons.
- Jenny ? dit Carlton, incrédule. Qu’est-ce que...
- Pas le temps de vous expliquer, Victor, fit la jeune femme en pointant son arme sur Carlton. Nous avons besoin de savoir qui est le marchand d’armes qui fournissait le Sang des Patriotes.
- Je ne vous dirai rien, ne perdez pas votre temps, d’autant plus qu’il vous est compté.
- Etes-vous vraiment prêt à mourir pour cette cause, Carlton ? demanda Will qui avait relâché le terroriste. Vous êtes payés pour tuer, pas pour mourir. Et c’est ce qui arrivera si vous n’arrêtez pas la bombe.
Il sembla hésiter en voyant le paysage défiler par les vitres du train.
- La bombe est dans la soute 2, dont la porte est juste derrière vous.
- Pouvez-vous désarmer la bombe ? demanda Will.
- Seulement si j’ai votre parole que vous me laisserez repartir une fois le train arrivé à Washington. Vous avez raison sur un point, ce n’est pas ma cause et je ne veux pas mourir dans ce train. Mais il est hors de question que je vous donne le nom de mon marchand d’arme.
Will et Lucy échangèrent un regard lourd de sens. Même si l’envie de connaître celui qui avait piégé le SdP était grande, le problème le plus urgent était pour eux de sortir de ce train.
- C’est d’accord, finit par dire Lucy. Vous avez notre parole.
- Alors vous pouvez ranger votre arme. Je ne risque pas de m’enfuir.
Victor Carlton s’approcha et entra dans la soute 2, suivi de Lucy et Will. Des bagages étaient rangés des deux côtés du corridor d’une dizaine de mètres de longueur. Carlton marcha jusqu’à une valise rouge posée sur le sol et coincée entre deux sacs de voyage. Il l’ouvrit prudemment, grimaçant à chacune des secousses du train.
La bombe était composée d’un affichage digital qui égrainait les minutes restantes avant l’explosion.
- 34 minutes, nous avons encore le temps, dit Lucy.
- Oui, il ne me suffit que de quelques secondes pour la désarmer, informa Carlton.
Il retira la plaque de l’affichage recouvrant la partie explosive de la bombe. Des fils et des composants informatiques courraient sur toute la largeur de la valise.
- Et voilà, continua Carlton en coupant un fil bleu.
Un son strident se fit entendre, vrillant les tympans des Shane.
- Est-ce que c’est normal ? demanda Will.
- Non, pas du tout, répondit Victor Carlton.
Il replaça l’affichage sur la bombe et les trois retinrent leur souffle. Les chiffres défilaient s’approchant inéluctablement du zéro avant de s’arrêter sur 3 :00. 2 :59. 2 :58.
- Nous avons un problème, dit Carlton.
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bababouboubaba
- Posté le
29 juillet 2006 à 12:22:32

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"- Nous avons un problème, dit Carlton. "
c´est peu dire...
la suite !!
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Yohan-Kiefa
- Posté le
31 juillet 2006 à 04:34:45

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Bien j´ai lu les trois suites sur lesquelles je ne m´étais encore attardé et ceci d´un seul coup.
Peut-être la psychologie des personnages en temps de troubles comme au moment où Will ne veut se détacher de sa femme fait quelque peu cliché et me paraît point réaliste quand on se fie au comportement des gens quand leurs vies sont en danger.
Je paris également que le collègue d´Amy à l´agence est complice avec la taupe ou est la taupe simplement pour surprendre quelque peu.
Malgré ces quelques point se voulant très clichés, l´histoire est bien et ne se voit pas encombrer de lourdeurs ou autre. Elle s´en tient au principal.
Voilà alors bonne chance pour la suite. Je lirai, comme à l´habitude.
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FFrules3
- Posté le
31 juillet 2006 à 10:07:56

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Je n´ai jamais caché depuis le début de cette histoire que c´est trèèèèèès cliché mais que c´est voulu comme un hommage à toutes ses séries TV et films américains, qui ont des scénarios à dormir debout mais qui parviennent quand même à te tenir devant la TV.
Donc la psychologie des persos est sommaire dans cette version actuelle du texte, et c´est voulu parce que là, je tente de finir l´histoire pour voir si le scénario tient la route.
J´écris toujours de cette façon, l´histoire d´abord et je retravaille ensuite les descriptions, les sentiments etc.
Rien ne t´empêche de faire des pronostiques sur la suite, Yohaninou
Je ne confirme ni n´infirme.
Merci de lire et de tes avis qui sont toujours intéressants !
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_Azerty777
- Posté le
31 juillet 2006 à 17:59:58

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J´ai également pensé dès qu´on a su qu´il y avait une taupe qu´il s´agit de Nick. C´est classique, comme tu le dis si bien.
Sinon, humm...dommage qu´il ne s´agisse que de la moitié, je vais devoir attendre pour les suites.
A part ça bah...c´est bien, agréable à lire et j´ai l´impression qu´au fur et à mesure que tu écris tu retrouves un style plus étoffé, ce qui est loin d´être plus mal.
Accessoirement, au début je me disais que ça n´avait rien à voir avec un thriller mais plutôt un bête polar, mais tu m´as fait mentir avec les derniers chapitres dans lesquels la tension augmente sensiblement.
En bref? La suiiiiiiiiiteuuuuuuuuuuh!
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