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FFrules3
- Posté le
11 mai 2006 à 17:10:36

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4ème chapitre
Ostra -> Je me contenterai volontiers d´une écriture "trop banale" plutot qu´"à vomir". Là, j´ai juste envie de raconter une histoire sans m´embeter avec trop de descriptions superflues.
Et pour tes pronostics, pas loin, mais non.
Et pas de retour du petit Timothy avant la fin, parce que c´est lui le grand méchant en fait. Oups.
Enjoy !
Dimanche 26 Juin
16h31
Agence du National Homeland Security
St. Louis, Missouri
Deadalive
L’image tressautait faiblement dans la pièce plongée dans un silence pesant. Will la fixait, incapable de décider s’il rêvait ou non. Il avait imaginé cette scène tellement de fois - avec des petites différences bien sûr, l’explosion d’un stade n’ayant jamais fait partie des scénarii envisagés - que maintenant qu’il la vivait, il avait du mal à y croire.
- Cela pourrait être quelqu’un qui lui ressemble, chuchota-t-il, comme conscient de ce que cette image voulait dire.
- C’est aussi ce que j’ai pensé, expliqua John Zahn. Nous avons appliqué nos logiciels de reconnaissance faciale et même si l’image est de relative mauvaise qualité, ils concluent que la femme sur cette bande est Lucy, avec 88% de certitude, ce qui est une marge raisonnable.
Will se leva et commença à marcher dans la pièce.
- Mais c’est impossible. Tu as vu comme moi l’entrepôt exploser après qu’elle y soit entrée.
Son ton était devenu presque suppliant, comme s’il attendait de Zahn qu’il lui confirme que oui, sa femme était bien morte. Après ces deux années à souffrir de sa perte, la revoir vivante était une douleur bien plus atroce et soulevait des questions auxquelles il n’avait aucune envie de répondre.
- Je sais ce que j’ai vu, fit John en s’approchant de Will. Mais je sais aussi ce que je vois maintenant et l’une de mes deux visions est fausse. Ce qui m’amène à cette question : savais-tu que Lucy était encore en vie ?
Will fut tellement surpris par cette question qu’il en laissa échapper un rire grave, mêlé de larmes.
- Est-ce que j’ai l’air d’avoir été au courant ? Est-ce que j’ai fait semblant de foutre ma vie en l’air depuis deux ans ? Comment oses-tu me poser cette question ?
Un sentiment de panique commençait à l’envahir et il répéta plusieurs fois « Ca ne peut être Lucy, c’est forcément quelqu’un d’autre.» Il finit enfin par se rasseoir, les yeux perdus dans le vide.
- Je suis désolé Will, mais je devais te poser cette question.
- Et maintenant ? On fait quoi ?
- Je n’ai pas encore donné l’ordre de placer le nom de Lucy sur la liste des suspects, mais nos meilleurs analystes tentent de trouver un lien dans son passé avec des groupes terroristes connus. J’espère qu’ils ne trouveront rien, mais nous étudions toutes les possibilités et celle-ci est très sérieuse.
- Lucy, une terroriste ? Je ne peux pas y croire. Toute cette histoire est... Je l’ai enterrée, il y a un corps dans sa tombe, un corps dont on m’a dit qu’il s’agissait du sien après autopsie. Si quelqu’un a menti il y a deux ans, je veux savoir qui et pourquoi.
- Ce sont des points que nous tentons d’élucider. Tu seras bien évidemment mis au courant des avancées de cette enquête mais pas de celle sur l’attentat. Nous allons aussi avoir besoin de ton autorisation pour procéder à une exhumation du corps présumé de Lucy, ajouta-t-il avec une voix plus faible en tendant un formulaire à Will.
Sans hésiter, il s’en saisit et le signa. Il était prêt à faire ce qu’il fallait pour enfin connaître la vérité. Un homme entra alors dans le bureau sans frapper. Grand et robuste, les cheveux bruns ras et le menton volontaire, il semblait tout droit sorti d’une revue militaire, même si ses pattes d’oies au coin des yeux trahissaient un âge avancé. Malgré tout, il gardait la forme et cela se voyait.
- John, c’est un merdier monstre partout, j’espère que...commença-t-il à dire avant de voir Will sur la chaise. Qu’est-ce qu’il fait ici, lui ?
- Content de te voir aussi, Terry, siffla Shane entre ses dents.
- Ferme-la Shane. Ca m’étonne qu’ils t’aient laissé entrer avec ta dégaine d’ivrogne.
Will serra les poings et John se mit entre les deux hommes.
- Terrence, j’ai convoqué Will en qualité de témoin et pour le tenir au courant des derniers développements de l’enquête dont je suis certain que tu as eu vent.
Terrence Valley se calma un peu et décrocha son regard qui était resté fixé sur Shane.
- Bien sûr, c’est d’ailleurs pour cela que je suis ici. Le Gouverneur Holden veut savoir si on doit craindre un scandale qui éclaboussera la NHS. Un ex-agent qui fait exploser un stade, ce n’est une bonne publicité pour personne et si cela venait à se savoir, des têtes sauteraient, tu peux en être certain.
Zahn tenta de le rassurer.
- Nous avons cloisonné l’information, seuls nos meilleurs analystes sont sur le coup et ils tiendront leur langue si jamais on trouve des preuves de l’implication de Lucy.
- Qu’est-ce tu penses de cette vidéo, Will ? Tu vas encore m’accuser d’être responsable de sa mort ? Hein ? Parce que pour moi, ta femme a l’air plutôt vivante. Tu comptes encore me pointer ton flingue droit sur ma tempe, comme au bon vieux temps ?
Ce fut la phrase de trop pour Will qui sauta avec agilité sur Terrence Valley qui tomba à la renverse sur le sol. Shane commença à le rouer de coups dans le ventre, puis au visage. John tenta de les séparer, sans succès, avant d’appeler la sécurité. Deux gardes firent irruption et séparèrent les deux hommes. Valley se dégagea et porta une main à sa lèvre en sang.
- John, le Gouverneur veut des résultats et tu as plutôt intérêt à lui en donner, pour le bien de ta carrière. Je ne voudrais pas avoir à te remplacer par quelqu’un d’autre mais je n’hésiterai pas si j’y étais obligé.
- Nous faisons aussi vite que nous le pouvons, Terrence et nous devrions avoir du nouveau bientôt.
- Bien, répondit Valley en se massant la mâchoire. Quant à toi, Will, ces gentils agents vont te raccompagner jusqu’à la sortie et faire en sorte que plus jamais tu ne remettes les pieds ici. C’est compris messieurs ? Allez-y, virez-le-moi d’ici.
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ZLink
- Posté le
12 mai 2006 à 21:06:13

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J´aime bien alors comme j´ai lu les 4 chapitres d´un coup ça va être dur pour pointer les détails mais bon.
Au chapitre un je trouve certaines phrases un peu longues, qui manquent de virgules comme l´a fait remarqué Kaim.
Le chapitre 2 pas grand chose à dire. C´est vrai que ça fait un peu série américaine mais bon.
Chapitre 3 : "le petit groupe croisaient des agents"
cherche l´erreur
et le chapitre 4 ya une faute de frappe au début "fait partie des scénarii envisagés" je pense que tu vois où :p .
De façon plus génerale j´avais entendu parler de scoop, mais trop tard donc j´avais comme beaucoup pas lu la suite non plus. Ici, l´histoire et interessante et on commence déjà à se faire des suppositions quand aux évenements passés présents et futurs. Enfin selon ce que tu vas faire ensuite ça peut devenir cliché ou très bien. Vu ta réputation j´espère très bien, en tout cas le style est bien même si Ostra le trouve simple, je trouve ça mieux qu´un truc alourdit pour faire genre.
Voila tout ce que j´ai a dire pour l´instant. Si je viens a passer par la et que je vois la suite je la lirai surement
.
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FFrules3
- Posté le
14 mai 2006 à 19:59:06

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ZLink -> "Scenario" est un mot italien, donc au pluriel, on dit "scenarii", la désinence italienne du pluriel. Sinon, merci pour avoir lu et trouvé des fautes
5ème chapitre...
Enjoy !
Dimanche 26 Juin
16h17
Agence du National Homeland Security
St. Louis, Missouri
Amy
- Bon, on se reverra peut-être plus tard. Je suis contente de voir que tu vas bien.
Amy Cornell eut l’impression d’être malpolie en quittant Will rapidement mais elle avait du travail, beaucoup de travail pour coincer les ordures qui avaient posé une bombe au Busch Stadium. Les médias continuaient de croire à une explosion accidentelle mais ils ne se contenteraient bientôt plus de cette théorie.
La prochaine version que la NHS leur donnerait serait la filière nationaliste et l’on avait demandé à Amy et ses collègues de recouper les dernières informations récoltées avant l’explosion avec ce qu’ils savaient des groupes nationalistes les plus puissants dans le Missouri.
- C’était qui l’homme avec qui tu parlais ? l’accosta alors un collègue tandis qu’elle retournait à son poste.
- Will Shane. Nous avons travaillé ensemble avant que...
- Avant qu’il ne devienne Will-le-cinglé, la coupa l’homme jeune dont les cheveux bouclés s’arrêtaient sur ses épaules.
- Tu ne sais pas de quoi tu parles, Nick, souffla Amy. C’était un excellent agent et un homme bien.
Nick se rapprocha d’elle et baissa le niveau de sa voix pour que les autres personnes ne l’entendent pas.
- On m’a raconté ce qu’il a fait le jour où il a été viré, tu sais. Cela m’étonne qu’il n’ait pas été en prison. Menacer de mort avec son revolver le dirigeant de l’Agence, il faut le faire quand même.
- Si tu avais été là, tu aurais su que c’était plus pathétique que réellement dangereux. Mais je me demande quand même pourquoi il est ici, dit Amy d’une voix inquiète.
Nick s’approcha encore plus près, si près qu’elle pouvait sentir son haleine sur son oreille.
- Cela doit avoir un rapport avec le fait que sa femme supposée morte ait été aperçue sur les caméras de surveillance du stade peu avant l’explosion.
Amy eut un mouvement de recul qui fit se relever Nick. Les voisins de bureau laissèrent échapper quelques soufflements graves avant de se remettre au travail.
- Qu’est-ce que tu me racontes là ? chuchota-t-elle. Lucy est vivante ? Pourquoi n’ai-je pas été mis au courant ?
- Cloisonnement de l’information ordonné par Zahn, dit Nick Dale en prenant un air de conspirateur et regardant tout autour de lui. Je l’ai appris tout à l’heure par Sheffield. Lui et six autres analystes ont été retirés des tâches courantes pour éplucher le passé de Lucy Shane.
- Zahn ne veut pas que cela se sache, dit Amy, outrée de n’avoir pas été informée.
- Cela peut se comprendre, non ? Un ex-agent d’une agence de sécurité nationale responsable d’un attentat à la bombe ! Ce serait la fin du NHS telle que nous la connaissons. Les fédéraux nous tomberaient dessus et ne se gêneraient pas pour prendre le contrôle.
- Je n’avais pas pensé à cela, concéda Cornell d’une petite voix.
Nick se rapprocha alors d’elle à nouveau et lui posa une main sur l’épaule, avant d’ajouter d’une voix douce.
- Je suis désolé pour Hendricks. Je sais que vous étiez proches et son décès nous attriste tous. Je voulais que tu saches que je suis là, si tu as besoin de parler.
Elle le remercia mais ce qu’elle avait tenté de refouler depuis quelques heures refit surface. Elle ne lui raconta pas sa dernière conversation avec l’agent Hendricks parce qu’y repenser lui faisait mal et qu’elle avait besoin de toute son attention. Mais il pouvait être si têtu parfois ! Elle lui avait demandé de ne pas faire l’échange, lui avait dit que quelqu’un d’autre pouvait s’en charger, quelqu’un de plus expérimenté. Mais selon lui, l’endroit était sûr, un stade rempli de monde aurait dû limiter les risques. Et cela semblait si important pour lui qu’elle s’était résignée.
C’est...C’était son meilleur ami ici, au sein de la NHS. Ils y étaient entrés en même temps et avaient évolué ensemble, pas après pas. Elle le savait frustré de ne jamais être sur le terrain, toujours cloué derrière son bureau. Donc quand cet échange s’était imposé, il avait fait tout son possible pour en faire partie. Et il en était mort.
Amy essuya quelques larmes qui commencèrent à couler sur ses joues.
- Attention, conflit en vue, lui chuchota Dale qui n’avait rien remarqué.
Terrence Valley venait d’arriver dans la salle de commandes et il semblait pressé. Il avançait d’un pas rapide vers le bureau de Zahn et Amy se souvint que Will y était également. Les rapports entre les deux hommes n’étaient pas pour ainsi dire au beau fixe et il se pourrait bien que l’orage n’éclate.
- Dix contre un que Shane sort en premier de ce bureau, continua Dale.
Rien ne se produisit pendant quelques minutes puis Amy vit des mouvements brusques derrière les stores ouverts de la pièce. Deux gardes de la sécurité apparurent quelque instants après et foncèrent dans le bureau. Ils en ressortirent peu de temps après escortant de façon plutôt musclée un Will Shane complètement dépareillé et visiblement en colère.
Dès qu’il disparut au détour d’un couloir, Nick soupira un « Gagné » et retourna travailler, bientôt suivi par Amy.
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ptit-hobbit
- Posté le
14 mai 2006 à 20:21:27

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"Certains regardaient même dans le ciel ce que Will imita"
Ca voudrait dire que Will imite ce que les gens regardent, et non qu´il imite les gens.
"un film se mit à passer"
Assez moyen comme formulation.
Il y a pas mal de maladresses et quelques fautes. Je dirais pas que l´écriture devient "banale", mais "simple". Ce qui n´est en rien un mal, et en fonction du style et de l´histoire, ca peut permettre une meilleure immersion. Cependant, tu devrais être plus attentif, te relire et te corriger un peu mieux^^
Sinon, je trouve aussi que le scénario et la façon dont les éléments sont amenés (le dialogue pour parler de Lucy, par exemple), sonnent mal parce qu´incroyablement classique.
Mais dans l´ensemble, j´accroche plutôt, je te fais confiance pour la suite^^
(j´ai pas lu le reste, pas le temps. plus tard.)
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ZLink
- Posté le
14 mai 2006 à 22:35:35

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scenarii ... au temps pour moi (je m´habituerai jamais à l´écrire comme ça
)
Sinon vu que j´aime bien je vais essayer de touver un momment pour lire the suite mais je sais pas si je vais avoir le temps ce soir
.
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ZLink
- Posté le
15 mai 2006 à 22:03:53

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Là non plus je vais pas faire très détaillé désolé parce que j´ai pas le temps ni l´envie j´avoue (mais je fais mon com´ quand même sinon me rappelerais plus les détails).
"La prochaine version que la NHS leur donnerait serait la filière nationaliste et l’on avait demandé à Amy et ses collègues de recouper les dernières informations récoltées avant l’explosion avec ce qu’ils savaient des groupes nationalistes les plus puissants dans le Missouri" : alors déjà cette phrase, je sais pas si tu t´en es rendu compte en l´écrivant, elle est super longue. Je sais pas si c´est parceque je suis un peu fatiguée mais quand je sui arrivée a la fin j´ai du la relire car je me rappelais pas le début.
Apres, j´ai cru voir une (ou deux) fautes mais je suis absolument pas sure de moi donc je préfère me taire (je suis pas experte en la matière malheureusement).
sinon le contenu est pas mal, même si j´ai (beaucoup) moins aimé ce chapitre que les autres je sais pourquoi, peut être parcequ´il apprend pas grand chose en fait.
Juste un truc que j´ai pas très bien compris désolé si ça peut paraitre stupide : c´est quoi au juste le statut de Terrence Valley maintenant qu´il est plus a la tête du NHS ? et comment l´autre est parvenu a ce poste s´il est nul (ou alors c´est juste Will qui lui en veut et l´a jugé mauvais apres la "mort" de Amy; parcequ´apparemment c´était un bon policier avant donc il devait avoir un bon jugement).
Enfin voila pour mes interrogations, le "truc" a été un peu plus long que prévu ^^ .
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FFrules3
- Posté le
15 mai 2006 à 23:34:41

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ZLink -> Merci d´avoir commenté !
Pour répondre à tes questions, Valley est maintenant conseiller en sureté intérieur du gouverneur du Missouri, ce qui en fait en quelques sortes le supérieur de Zahn. Je ne l´ai pas explicité mais cela fera l´objet d´un chapitre ultérieur.
En ce qui concerne le dernier chapitre, il est plus lent parce que je souhaitais introduire un nouveau personnage et me lancer dans un truc un peu plus ambitieux que Scoop ou le Système avec plusieurs persos dont les aventures s´entrecroisent. Bon, c´est pas encore réussi, mais de toutes façons, je prends en compte toujours vos remarques et modifie en conséquences les textes.
Quand à l´aspect très cliché du scénar´, je dirai pas que c´est voulu, mais en tous cas, c´est assurément une sorte d´hommage à toutes ses séries TV et films américains dont je me suis gavé depuis ma plus tendre enfance.
Alors, maintenant, les fautes d´orthographe et le style plus simple. Je vis depuis trois mois à l´étranger à parler une autre langue que le français à longueur de journée (le finnois en l´occurence
) et je peux dire que je perds mes mots français d´une façon peu commune.
Je passe parfois plusieurs minutes à chercher des synonymes que j´aurai eu aucun problème à trouver avant et je crois que c´est de là que vient les changements. et c´est vraiment très frustrant. Donc bon, je vais continuer parce que l´histoire me plait assez et j´espère qu´il en sera de même pour vous.
Voili voilou !
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FFrules3
- Posté le
17 mai 2006 à 07:48:35

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6ème chapitre...
Enjoy !
Dimanche 26 Juin
17h01
Quelque part dans la ville
St. Louis, Missouri
Le Protocole Delta
La voiture qui l’avait raccompagné depuis l’Agence ne s’était même pas donnée la peine de le reconduire jusqu’à devant chez lui et Will dut parcourir les dernières centaines de mètres à pied. Mais cela ne le gênait pas à vrai dire, il pouvait ainsi réfléchir au grand air, loin du renfermé et de l’obscurité de son appartement. Le soleil se faisait toujours chaud en cette fin d’après-midi et la ville prenait peu à peu une teinte orangée.
Lucy vivante... Lucy vivante... Lucy vivante... Cette pensée l’obsédait tout comme les questions que cela entraînait inévitablement. Si c’était effectivement elle sur la vidéo, pourquoi n’avait-elle pas tenté de le revoir au cours de ces deux dernières années ou au moins de lui faire savoir qu’elle était toujours en vie ?
L’avait-elle quitté ? S’était-elle moqué de lui toutes ses années travaillant dans l’ombre pour une autre organisation dont le but était moins louable que la NHS ? Avait-il épousé une redoutable terroriste qui avait feint tous les moments forts de leur vie commune ?
Will ne trouvait pas de réponse adéquate et finalement, il s’engagea dans Locust Street qui, comme à son habitude, était déserte. Tout le monde devait être scotché devant son poste de télévision à regarder les images de désolation qu’offrait la ville.
Des pneus crissèrent alors au bout de la rue et un van s’arrêta à sa hauteur. La porte coulissante s’ouvrit et Will vit descendre trois hommes cagoulés qui se précipitèrent sur lui. Il frappa le premier puis repoussa les deux autres, mais un quatrième qu’il n’avait pas vu surgit derrière lui et il ressentit le pincement d’une piqûre sur son bras. Il continua cependant à lutter aussi longtemps que possible mais les quatre hommes se saisirent de lui et le forcèrent à monter dans le van qui démarra en trombe.
Will tenta de résister mais les effets du produit qu’on lui avait injecté commencèrent à apparaître et finalement, il sombra dans l’inconscience.
Lucy vivante... Lucy morte... L’entrepôt qui explose... Le stade qui explose... Lucy morte qui dépose une bombe dans l’entrepôt... Lucy vivante qui meurt dans l’explosion du stade... Des bruits autour de moi... Des silhouettes qui disparaissent... Un effort Will... Réveille-toi...
Son monde demeura flou quelques instants avant de laisser place à un autre, plus trouble, mais dont il parvenait enfin à voir quelque chose. Il se trouvait assis sur une chaise, les mains liées dans une sorte d’hangar, entouré par des carcasses de véhicules et des conteneurs.
- Ca va Will ? fit alors une voix déformée alors que quelqu’un se dressa devant lui.
- Lucy ? dit Shane, la tête toujours lourde.
- Non, désolé. Relaxez-vous, les effets du sérum devraient bientôt disparaître. Je vais attendre ici avec vous si vous me le permettez.
Ce qu’il avait pris pour le visage de Lucy prit peu à peu la forme de celui de Terrence Valley, qui arborait une lèvre tuméfiée.
- Vous ne m’avez pas loupé tout à l’heure, c’est le moins que l’on puisse dire Will, dit-il avec un petit sourire. Je constate que vous avez encore de beaux restes de vos années à l’agence.
Will était maintenant parfaitement éveillé et il sentait sur ses poignets le métal froid des menottes qu’il tenta d’enlever.
- Je vous les retirerai bientôt, mais avant, j’ai besoin que vous écoutiez ce que j’ai à vous dire.
Il semblait sincère, différent de l’homme qu’il avait rencontré un peu plus tôt dans l’après-midi.
- Tout d’abord, je m’excuse de ce qu’il s’est passé dans le bureau de Zahn tout à l’heure. Mais c’était nécessaire et vous comprendrez bientôt pourquoi.
Il s’était à présent assis en face de Will et ses gestes trahissaient une certaine anxiété. Shane faisait de son mieux pour paraître aussi furieux que possible.
- Vous êtes en colère contre moi parce que vous pensez que je suis l’une des causes qui ont entraîné la disparition de votre femme...et d’une certaine façon, vous avez raison, ajouta-t-il après un moment de silence.
Will sentit un nœud se former dans le bas de son estomac.
- Que voulez-vous dire ?
- Connaissez-vous le Protocole Delta, Will ? demande Terrence Valley en se tortillant sur sa chaise.
Shane fouilla dans sa mémoire avant de secouer la tête.
- Et le contraire serait étonnant, continua Valley. Voyez-vous, ce que nous appelons le Protocole Delta est un programme ultra-confidentiel d’infiltration d’agents au sein d’organisations terroristes. Ce protocole nécessite un investissement total des agents qui ne peut être atteint que par des moyens extrêmes. Vous commencez à comprendre où je veux en venir, n’est-ce pas, Will ? Il y a un peu plus de deux ans, nous avons eu une opportunité pour une opération d’infiltration. Mais elle s’est présentée de manière tardive et nous n’avions pas beaucoup de temps pour préparer une bonne sortie pour l’agent concerné. J’ai donc mis au point la mission Rafferton comme une couverture avec les failles que vous n’avez cessé de dévoiler durant ces deux ans.
- Vous l’avez désignée pour cette mission, n’est-ce pas ? demanda Will qui fixait Terrence avec des yeux dans lesquels on pouvait lire la colère. Vous l’avez désignée !
Valley eut un mouvement de recul.
- Bien sûr que non ! s’exclama-t-il. Vous savez comment fonctionne la National Homeland Security. Lucy s’est portée volontaire, même après que je lui ai expliqué en détails ce à quoi elle renonçait en acceptant.
Il ne l’avait pas dit explicitement, mais Will savait qu’il faisait partie de ses choses auxquelles elle avait choisi de renoncer.
- Elle n’est jamais entrée dans cet entrepôt, continua Terrence Valley. Une procédure d’extraction l’a emmenée avant l’explosion pour qu’elle commence aussitôt sa nouvelle vie.
Donc c’était bien elle que l’on voyait sur les bandes de vidéosurveillance. Will ressentit une joie intense mêlée à une tristesse infinie. Il avait tellement de questions à poser qu’il ne savait pas par où commencer.
- De quelle organisation s’agit-il ? demanda-t-il après quelques instants.
- Elle est parvenue à infiltrer celle appelée « Le Sang des Patriotes », considérée comme l’une des plus importances organisations anti-gouvernementales de cette partie du pays.
- Oui, je connais leurs états de service. Avez-vous un moyen de communiquer avec elle ? Je veux dire, elle va bien ? Que faisait-elle au stade ce midi ?
Valley eut l’air embarrassé mais il respira profondément et continua.
- La vérité est que je n’en sais rien. Depuis maintenant six mois, nous n’avons plus eu contact avec elle. Elle ne s’est présentée à aucun briefing. J’ai pensé qu’elle avait été découverte et qu’ils l’avaient tuée. Elle a été déclarée « disparue en mission » et son dossier a été classé, une nouvelle fois. Jusqu’à aujourd’hui tout du moins et sa réapparition surprise sur les écrans de surveillance du stade.
Un silence s’installa entre les deux hommes, comme s’ils étaient conscients de ce que cela impliquait.
- Même si je ne peux encore l’expliquer, cela me fait craindre une autre hypothèse.
- Ne dites rien, Terry. Je ne veux pas m’entendre dire que ma femme est devenue une nationaliste et a permis l’explosion d’une bombe dans un stade plein à craquer.
- C’est pourtant l’une des hypothèses les plus probables.
La vérité était que même si Will n’y croyait pas une seule seconde, tout ce qu’il venait d’apprendre le troublait. Sa femme était vivante et elle était soupçonnée de terrorisme. Cela faisait beaucoup à encaisser pour un homme qui pensait être veuf ce matin encore. Un point particulier lui revint pourtant en mémoire.
- Et l’échange ? Zahn m’a parlé d’un échange qui avait lieu dans le stade au même moment que l’explosion.
Valley se détendit un peu, sûrement un peu soulagé de ne plus avoir à parler de Lucy. Mais il savait que cela ne durerait pas.
- C’est exact, un agent de la NHS était là pour rencontrer notre nouveau contact au sein du SdP. Après le silence radio de Lucy, nous avons eu de la chance de trouver cette autre source qui nous a procuré de nombreux renseignements très utiles. Il y a une semaine, elle a insisté pour nous remettre une liste d’agents dormant du SdP contre $100.000, ce que nous avons accepté. La NHS a fixé le lieu et la date de la rencontre et l’agent Hendricks a été chargé de la mission. Il a malheureusement été tué dans l’explosion comme vous le savez sûrement déjà.
- Hendricks ? Matt Hendricks ? demanda alors Will.
- Oui, il travaillait dans notre équipe lorsque nous étions au NHS.
Will comprenait mieux pourquoi Amy Cornell lui avait semblé si étrange quand il l’avait vu à l’Agence. Elle et Hendricks étaient très proches et il avait toujours soupçonné une histoire entre les deux.
- C’était surtout un ami. Je le connaissais depuis son entrée à la NHS.
Valley se leva et détacha les menottes de Will. Il se massa les poignets et envoya un direct du droit dans la mâchoire de Terrence qui, surpris, ne fit rien pour éviter le coup.
- Ca, c’est pour m’avoir menti pendant deux ans, fit Will avec un ton calme.
- C’est de bonne guerre Will. Mais nous avons des problèmes autrement plus importants que nos différences de points de vue. Zahn m’a appris que vous aviez signé une autorisation d’exhumation du corps pour un corps qui se révélera ne pas être celui de Lucy. Le Protocole Delta implique un confinement maximal de l’information, ce qui veut dire qu’à part moi et les agents des forces spéciales qui ont aidé à l’extraction, personne d’autre ne savait. Zahn en déduira donc que quelqu’un a menti à la NHS sur la prétendue mort de Lucy et l’enquête qu’il mène pourrait devenir délicate. Le médecin légiste qui a signé le certificat de décès utilisait un faux nom et j’ai pris soin d’effacer ses traces, donc ils ne le retrouveront jamais. Cependant, nous serons peut-être interrogés. Continuez de dire que vous pensiez que c’était bien le corps de votre femme et je m’occuperai du reste.
- Nous devons mentir à la NHS ? Pourquoi ? demanda Will.
- Parce qu’au moment où la NHS apprendra que Lucy était une agente infiltrée, cela augmentera d’autant plus les risques de fuites. L’autre point inquiétant est que la NHS est incapable à l’heure actuelle de déterminer si l’échange a eu lieu ou non. La taupe au sein du SdP est peut-être morte dans l’explosion mais elle a peut-être réussi à fuir avec l’argent et la liste. Ou bien l’échange a eu lieu et tout se trouve dans les décombres. Nous en sommes réduits aux suppositions mais cela devrait devenir l’une des priorités de la NHS dans les heures qui viennent.
- Cela fait beaucoup de problèmes à résoudre. Zahn va avoir du pain sur la planche.
- Il y a encore autre chose, Will. Je m’inquiète de ce que va devenir Lucy. Si la NHS ne trouve pas d’autres coupables, toutes les forces armées de ce pays vont être lancées à la recherche de votre femme et la prochaine fois que nous la reverrons pourrait être dans une morgue. Or je veux savoir ce qu’il s’est passé. Je veux tout savoir.
- Voilà au moins quelque chose qui nous rapproche, dit Will avec un ton décidé. Et quel est mon rôle dans tout cela ?
Valley eut un rire sourd.
- Aucun, vous n’avez aucun rôle à jouer. En tant que conseiller en sûreté intérieure du Gouverneur Holden, je n’autoriserai pas Zahn à vous réintégrer et il ne le voudrait sûrement pas de toutes façons. Je veux juste que vous me préveniez si elle tente de prendre contact avec vous. Si nous voulons la revoir vivante, nous devons l’arrêter le plus tôt possible.
- Et pourquoi le ferait-elle ? demanda Will d’un air surpris. Elle doit toujours penser que je la crois morte et si elle est vraiment la terroriste que tout le monde prétend, son groupe aura déjà pris soin de sa fuite. Elle est peut-être déjà loin à l’heure qu’il est.
- C’est une éventualité, bien sûr, mais je veux me préparer à tout.
Valley s’éloigna alors de la chaise ou était assis Will.
- N’essayez pas non plus de la retrouver, Will. Ce n’est plus la femme que vous avez connue.
Will ne répondit rien et regarda Terrence sortir du hangar. Il avait peut-être raison, mais quelque chose au fond de lui lui disait que rien n’était simple dans cette affaire. Il resta ici quelques minutes à penser et se leva à son tour. Il avait besoin d’un bon verre.
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FFrules3
- Posté le
19 mai 2006 à 17:27:01

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7ème chapitre...
Enjoy !
Dimanche 26 Juin
17h01
Bureau du Gouverneur Holden
St. Louis, Missouri
Georges Holden
L’homme sur l’écran de télévision baissa la tête et prit son temps, comme si les mots avaient du mal à sortir de sa bouche.
- C’est un jour terrible pour notre ville, peut-être le pire de son histoire. Une journée qui marquera dans nos mémoires au fer rouge ce dont est capable la cruauté des hommes envers les forces vives d’une nation. Je veux les coupables. Je veux les voir traduit en justice pour ce crime atroce. Et je m’engage, moi Georges Holden, Gouverneur du Missouri, ici même à St Louis devant vous tous à faire tout ce qui est en mon pouvoir et même plus pour y parvenir. Pour qu’un jour comme celui-ci ne se reproduise plus. Jamais.
La foule applaudit bruyamment, saturant les micros des journalistes. Terrence Valley éteignit la télévision mais il entendait toujours la foule au-dehors. Le Gouverneur Holden entra alors, la mine sombre. Bien habillé dans son costume noir avec cravate rouge, ses cheveux gris ondulés lui donnaient un air vigoureux mais Valley savait, à force d’avoir travaillé avec lui, que ceci n’était qu’une façade. L’homme était en bout de course, fatigué, éreinté par dix années de mandat.
Les prochaines échéances électorales approchaient et il ne parvenait à se décider à se représenter. Il faisait du bon boulot, les gens l’aimaient bien, il aurait de sérieuses chances de l’emporter. Mais Valley avait l’impression que le monde tournait trop vite pour Holden. En public, il arrivait à sauver la face, mais en privé, il redevenait cet homme un peu trop vieux pour exercer cette fonction.
- Je le pense vraiment, Terry, fit-il en tendant un doigt vers l’écran de télévision éteint. Je veux la peau de ceux qui ont fait cela.
- Nous faisons tout ce que nous pouvons, monsieur Holden, tenta de le rassurer Valley.
- Eh bien, ce n’est pas encore assez ! s’emporta le vieil homme. Quoi de neuf du côté de la NHS ?
- J’ai programmé un briefing avec John Zahn dans quelques minutes. Il devrait pouvoir répondre à vos questions.
Holden s’assit à son bureau et se prit la tête dans les mains en soufflant. Il grommela un « bien » et se releva pour marcher dans son imposant bureau. Simple et épuré, il ne contenait que le strict nécessaire même si Holden avait accroché ici et là quelques dessins de ses petits-enfants. Ce n’était pas très courant dans le monde de la politique et Valley aimait à croire que cela rendait Holden plus proche des gens et de leurs préoccupations. C’était cette proximité qui l’avait séduite et c’était pourquoi il avait accepté de rejoindre son équipe.
Une sonnerie discrète interrompit le silence et une voix de femme se fit entendre.
- Monsieur le Gouverneur, John Zahn sur la une.
- Merci Clarice, passez-le-moi, dit Holden en revenant vers son bureau et en appuyant sur le bouton du haut-parleur. Alors, John, où en sommes-nous ?
La voix de John Zahn se fit entendre dans la pièce, grave comme à son habitude. Valley avait eu quelques réticences à le nommer à sa place à la tête du National Homeland Security en raison de notes sur le terrain un peu en-dessous de la moyenne, mais un esprit de bureaucrate convenait plutôt bien à cette tâche. Il avait donc pris un risque largement récompensé ; Zahn faisait du très bon travail à la tête de la NHS.
- Le bilan humain continue de s’alourdir, monsieur le Gouverneur. Les équipes de secours retrouvent de nouvelles dépouilles à l’heure qu’il est. Nous dépassons à présent la centaine de victimes, mais les opérations de déblayement continuent. C’est tout ce que je peux dire pour l’instant.
- John, c’est Terrence. Avons-nous de nouveaux éléments dans l’enquête sur les auteurs de l’explosion ?
- Nous recoupons toujours les informations en notre possession mais il semble de plus en plus probable que ce soit un attentat des nationalistes anti-gouvernementaux. Nos analystes cherchent à établir des connexions et à déterminer de quel groupe précisément peut venir l’attaque. Nous avons également établi des barrages routiers qui n’ont pour l’instant rien donné.
- Et en ce qui concerne cette femme suspecte que l’on voit sur les bandes vidéo ? demanda Holden avec force.
- Nous sommes quasiment certains qu’il s’agit de Lucy Shane, une ex-agente de la NHS déclarée morte au cours d’une mission appelée Rafferton il y a deux ans. Nous sommes pourtant encore dans l’incapacité de déterminer le pourquoi de sa présence dans le stade même si l’opinion de Terrence m’intéresse assez.
Et voilà, le mot était lâché. Zahn n’était pas un imbécile, il avait reniflé quelque chose dans tout ce fatras et il allait creuser aussi loin que possible, ce qui n’enchantait pas Valley. Mais il n’avait pas vraiment le choix, il devait conserver un profil bas.
- Qu’insinuez-vous John ? demanda-t-il d’un ton dur.
- Je m’interroge seulement sur la mission Rafferton et sur la supposée mort de Lucy Shane.
- Ecoutez, je n’ai fait que classer son dossier après que son décès m’ait été confirmé par le médecin légiste. Je n’avais aucune raison de douter de son authenticité.
- Médecin légiste dont nous n’avons toujours pas retrouvé la trace, fit remarquer Zahn.
Holden semblait suivre avec beaucoup d’attention le ping-pong verbal entre les deux hommes avant d’y prendre part.
- John, pouvons-nous craindre que la NHS comporte des agents qui aient contribué à la mise en scène de la mort de Lucy Shane ?
- C’est une possibilité que je n’exclue pas, monsieur le Gouverneur. C’est pour cela que j’ai diligenté une enquête interne pour faire toute la lumière sur cette mission. Je vous tiendrai bien entendu au courant des résultats.
- Bien, c’est parfait, souria faiblement Holden. S’il y a du ménage à faire au sein de la NHS, je veux qu’il soit fait. Je vous recontacterai bientôt.
- Bien, monsieur le Gouverneur.
Holden coupa la transmission et regarda pensivement par la fenêtre.
- Ce n’est pas bon du tout, Terrence. Si les gens apprennent ceci, nous courrons droit à un scandale qui ferait des dégâts importants. Mais s’il advenait que cette Lucy Shane est bien liée à l’attentat, je n’aurai pas d’autre choix que de le faire savoir à la population, je m’y suis engagé. Et des têtes sauteront.
- J’en suis bien conscient, monsieur Holden. Mais toutes nos équipes sont sur le pied de guerre et si elle est encore en ville, nous la trouverons bientôt.
En disant cela, il avait tenté de paraître aussi confiant que possible mais cela ne sembla avoir aucun effet sur Holden.
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Ostramus
- Posté le
21 mai 2006 à 22:34:01

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C´est naïf ! Je dis ça avec le chapitre où Amy parle à Nick. Je doute fort que dans une telle organisation, le personnel se laisseraient tenter de briser les règles par simple amitié oue ntre collège. C´est un peu gros, et je trouve ça facile, même trop facile cette manière dont le traître Nick s´accapare les informations.
On a un peu de mal de se retrouver entre Amy, Zahn, john will, et les autres? A dire vrai, je me perds dans tout ces noms. C´est néfaste à l´intringue je trouve.
JE lirais le 7° chapitre plus tard ...
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Squall46
- Posté le
21 mai 2006 à 23:10:37

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Ca reste dans la continuité, dans ce style simple qui n´en fait pas trop. On apprend rien de plus avec le dernier chapitre mais il déplait pas pour autant. Je lirai la suite. Personnellement, je m´y retrouve plutôt bien entre les différents persos.
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FFrules3
- Posté le
23 mai 2006 à 22:56:37

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Suite au comm de l´ami Ostra, je mets un petit récapitulatif des persos.
Je m´excuse si ce n´est pas assez clair au fil des chapitres, mais c´est la première fois que je m´essaye à un récit qui met en scène plusieurs points de vue qui s´entrecroisent pour faire avancer l´intrigue. Donc je tatonne et je compte donc sur vos comm´ pour améliorer les choses.
Will Shane : Ex-agent de la National Homeland Security qui a été viré à la suite d´une mission durant laquelle sa femme, Lucy Shane a trouvé la mort deux ans auparavant.
John Zahn : Ex-équipier et ami de Will Shane devenu dirigeant de la NHS de St. Louis.
Terrence Valley : Ex-dirigeant de la NHS, promu au poste de conseiller en sureté auprès du Gouverneur Holden. Dispose d´une forte autorité sur John Zahn.
Amy Cornell : Analyste à la NHS et ex-collègue de Will Shane.
Gouverneur Georges Holden : Gouverneur du Missouri. Chef de Terrence Valley et de John Zahn.
Voilà, place maintenant au chapitre suivant :
8ème chapitre...
Enjoy !
Dimanche 26 Juin
17h05
Quelque part dans la ville
St. Louis, Missouri
Tournant(s)
- ... tout ce qui est en mon pouvoir et même plus pour y parvenir. Pour qu’un jour comme celui-ci ne se reproduise plus. Jamais.
- Bien dit, hurla quelqu’un derrière Will. Faut tous les tuer ces terroristes !
Les quelques personnes alentours montrèrent qu’ils étaient d’accord et commencèrent à quitter la devanture du magasin. La présentatrice du journal télévisé prit alors la parole.
- C’était donc le discours du Gouverneur Holden qui a renouvelé son envie d’arrêter les coupables de l’attentat du Busch Stadium qui a coûté la vie, je vous le rappelle, à plus de cent personnes et fait presque un millier de blessés. Nos premières informations laissent à penser que les coupables seraient à chercher dans les rangs des organisations extrémistes anti-gouvernementales bien qu’aucune revendication officielle n’ait été formulée. De par le monde, les messages de soutien affluent...
Will en avait assez entendu et se remit à marcher. Ce que le Gouverneur Holden venait de dire ne servirait qu’à envenimer un peu plus la situation. Si la police parvenait à arrêter un coupable, il serait probablement lynché par une foule en colère, comme au bon vieux temps du Far West.
Il s’arrêta à nouveau devant une devanture et dans le reflet, il s’assura que la voiture marron garée un peu plus bas dans la rue le suivait toujours. Il l’avait remarquée depuis bientôt une demi-heure, juste après sa sortie de l’entrepôt. Cependant, il n’avait aucun moyen de déterminer s’il s’agissait d’hommes de la NHS ou de Valley, si cela faisait encore une différence. Cela pouvait également être des membres du Sang des Patriotes le filant pour qu’il les amène tout droit à Lucy, ce dont il était bien incapable.
Toujours est-il qu’il avait bien envie de courir vers le véhicule pour en être sûr. Malgré ce que Valley lui avait révélé, il demeurait encore de nombreuses zones d’ombre dans toute cette histoire auxquelles il aurait aimé avoir des réponses. Malheureusement, la seule en mesure de les lui fournir était à présent recherchée dans tout l’Etat et probablement déjà loin.
Un crissement un peu trop familier se fit entendre quand une voiture s’arrêta à son niveau. Une femme en sortit, les cheveux bruns mi-longs, toute de noir vêtue. Elle pointa une arme sur Will et cria :
- Monte !
- Lucy ? souffla Will, le cœur bondissant.
Elle s’approcha de lui en jetant un coup d’œil vers la voiture marron qui démarra en trombe.
- J’ai dit « Monte ! » cria-t-elle à nouveau en lui indiquant le siège du conducteur.
Will eut le temps de remarquer que le bras droit de la jeune femme était en sang mais elle n’avait pas l’air de s’en préoccuper. Il obtempéra, contraint par le canon de l’arme qu’elle pointait vers lui. Elle ouvrit la porte arrière tandis qu’il grimpa à l’avant du véhicule.
Trois détonations sourdes éclatèrent dans la rue et Will vit que Lucy venait de faire feu sur la voiture marron qui tenta d’éviter les balles en zigzaguant sur la chaussée. Son pare-brise vola en éclat mais elle continua d’avancer. Lucy s’engouffra dans la voiture et ordonna à Will de démarrer en collant son arme sur sa tempe.
- Que se passe-t-il Lucy ? demanda-t-il, se fichant éperdument du canon froid sur son crâne.
Il ne reçut pour seule réponse qu’un violent coup au visage.
- Démarre ! cria-t-elle une nouvelle fois.
Ce n’était plus la femme douce et attentionnée dont il chérissait la mémoire quelques heures plus tôt. Elle semblait impitoyable derrière ses lunettes de soleil. Il poussa le levier de vitesses automatique et démarra, suivi par la voiture marron qui n’était plus qu’à une faible distance derrière eux.
- A droite ! ordonna-t-elle.
Will n’avait pas vraiment le choix. Dans le rétroviseur, il la voyait qui regardait derrière tout en le surveillant. Des coups de feu se firent alors entendre depuis la voiture des poursuivants. Will baissa la tête tout comme Lucy qui se jeta en travers sur les sièges en laissant échapper un gémissement de douleur. La vitre arrière vola en éclats, envoyant des bris de glace dans l’habitacle.
- Lucy, ça va ? demanda-t-il à nouveau.
- Conduis et ferme-la ! lui cria-t-elle.
Elle tira à son tour en représailles, sans succès. La voiture se rapprochait toujours derrière, malgré les tentatives désespérées de Will pour semer leurs poursuivants.
- A gauche, vers la zone industrielle ! indiqua Lucy.
La voiture prit un virage serré, les pneus crissant sur le bitume. A l’arrière, la jeune femme fut projetée contre la portière et laissa échapper un cri de douleur. Will reprit tant bien que mal le contrôle de la voiture et reprit de la vitesse. Bien calée à l’abri contre le dossier de la banquette, Lucy mit un nouveau chargeur dans son arme et respira profondément. L’air s’engouffrait par le trou béant du pare-brise arrière et faisait voler les cheveux de la jeune femme.
Elle fit feu une nouvelle fois avec plus de succès cette fois-ci. Le pneu avant de la voiture marron explosa, faisant perdre le contrôle au conducteur. Le véhicule fit une embardée à gauche, puis à droite, évita une voiture qui venait en sens inverse avant de quitter la route et s’encastrer dans le mur d’un hangar.
Sans joie aucune, la voix de Lucy continua de diriger Will sur quelques kilomètres avant qu’elle ne lui indique un entrepôt. Il gara la voiture et sortit, les mains en l’air. Elle ne dévia pas le canon du pistolet une seule seconde et le rejoignit dehors.
- Lucy...
- Retire tes fringues et mets ça, le coupa-t-elle en sortant un sac du coffre.
- Va-tu enfin m’expliquer ce qui se passe ?
Lucy s’approcha de lui et lui colla le revolver droit sur le front.
- J’ai dit : retire tes fringues.
Il s’exécuta et enfila les vêtements qu’elle lui avait donnés. Elle lui fit signe d’avancer et ensemble, ils se dirigèrent vers l’arrière de l’entrepôt où une voiture grise métallisée les attendait. Will attrapa les clés qu’elle lui lança et déverrouilla le véhicule.
- Allez, monte, fit-elle d’une voix qui s’était un peu radoucie.
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FFrules3
- Posté le
26 mai 2006 à 15:55:47

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Toute l´ossature de l´histoire est écrite, il ne me reste plus qu´à la rédiger. Je table sur un peu plus de 30 chapitres.
9ème chapitre...
Enjoy !
Dimanche 26 Juin
17h26
Agence du National Homeland Security
St. Louis, Missouri
Mail
Le discours du Gouverneur Holden, relayé par les chaînes de télévision locales était rediffusé en boucle sur les écrans géants de l’Agence. Il donnait le ton aux analystes : des résultats à tous prix sur les auteurs de l’attentat du Busch Stadium.
Amy Cornell travaillait aussi vite que possible pour recouper toutes les informations et les premiers constats faisaient état de mouvements inhabituels du côté de l’organisation « Sang des Patriotes » qui se battait pour l’autonomie du Missouri au sein des Etats-Unis. Un regain d’activité qui laissait entrevoir une quelconque implication du SdP dans les événements de la journée. Il était pourtant encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives mais cette hypothèse devenait sérieuse.
Une porte claqua et Amy eut à peine le temps de relever la tête de son écran d’ordinateur pour voir John Zahn sortir de son bureau en trombe.
- Votre attention, s’il vous plaît, fit-il d’une voix forte.
Le brouhaha de la salle d’opérations cessa et tous les agents fixèrent le dirigeant du NHS.
- On vient de m’avertir à l’instant que Lucy Shane, notre principale suspecte dans l’explosion du Busch Stadium, est toujours en vie et serait actuellement encore à St. Louis. Elle a tiré sur deux de nos agents il y a quelques minutes de cela lors de ce qui semblerait être l’enlèvement de son ex-mari, Will Shane. Il nous est impossible de savoir s’il est complice ou non en l’état actuelle des choses, et c’est pour cela que je vous demande de faire de cette piste votre objectif prioritaire. Au travail !
Tous les agents debout retournèrent à leurs postes pour commencer les recherches. Amy prit ainsi connaissance des détails de l’assaut dans le compte-rendu envoyé sur le réseau. Un agent de la NHS avait été blessé dans l’accident, mais sans gravité. La note restait assez évasive sur le rôle de Will mais Amy doutait qu’il eut agi de plein gré, sauf cas de force majeure. Will Shane avait été l’agent le plus intègre qu’elle ait jamais rencontré, elle le voyait mal complice d’un attentat à la bombe.
- Et dire que Shane était ici il n’y a pas une heure de cela, dit Nick Dale en chuchotant depuis le poste voisin. S’il est mêlé à tout cela, Zahn va sauter.
Amy n’écoutait que d’une oreille discrète, concentrée sur sa lecture. Une icône se mit à briller dans le coin gauche de son écran ; elle venait de recevoir un email. Nick continuait de pronostiquer sur le nom du replaçant de Zahn à la tête de la NHS tandis qu’elle cliqua sur l’icône. L’en-tête d’un nouveau message s’afficha en gras dans sa boîte de réception et le nom de l’expéditeur lui fit l’effet d’une violente gifle. matt.hendricks@nhs.gov.
- Qu’y a-t-il ?, demanda Nick qui s’était rendu compte que quelque chose n’allait pas.
Elle cliqua deux fois sur le message qui s’afficha de manière succinte.
« Chez moi. Derrière nous. Pas un mot à personne. Matt. »
- Non, c’est rien, répondit-elle en se forçant à s’arrêter de trembler comme une feuille. J’ai juste un peu de mal à imaginer Shane en terroriste.
Elle avait tenté de parler de la façon la plus normale possible, mais elle voyait que Nick n’était pas dupe. Elle effaça le mail puis porta la main à son front.
- En fait, tu as raison, Nick, je ne me sens vraiment pas bien. Je crois que je vais partir quelques heures pour me reposer.
- Maintenant ? fit Nick avec une voix pleine de reproches. Nous sommes en pleine crise au cas où tu n’aurais pas remarqué.
- Chut, pas la peine de crier si fort, dit-elle en tentant de la calmer. Je sais très bien tout cela, mais je sais aussi que je suis ici depuis 5 heures ce matin et que j’aurai dû rentrer chez moi voilà trois heures. Et tu sais aussi bien que moi que quand je suis fatiguée, je fais des erreurs et je deviens très irritable. Donc, je rentre chez moi, je me repose quelques heures et je reviens. Peux-tu t’occuper de mes tâches courantes, s’il te plaît ?
Dale ne semblait pas particulièrement ravi de cette charge de travail en plus mais il hocha finalement la tête.
- Bien sûr. Va te reposer et reviens plus tard.
Elle le remercia et rassembla ses affaires.
Au milieu de tous ces collègues qui allaient et venaient en hâte, elle marchait droit devant elle, prise d’un espoir fou que peut-être Matt n’était pas mort dans l’explosion du Busch Stadium. Le message était court et son sens plutôt obscur. Elle savait cependant par où commencer à chercher.
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Yohan-Kiefa
- Posté le
6 juin 2006 à 12:21:46

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Bien je suis présentement au chapitre Quatre que je viens de terminer et je te dirai Bravo !
J´adore. J´avais commencé à lire au début du mois dernier quand tu as commencé, mais j´avais arrêté, ce qui est aussi bien car j´ai autant de lecture que je peux en demander maintenant.^^
Enfin voilà, l´histoire est excellente et le tout commence bien sans fanfare ni trompette alors c´est parfait ainsi.
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ZLink
- Posté le
6 juin 2006 à 12:25:41

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oula, j´ai pris beaucoup de retard pour lire la suite ! et en plus je peux pas la lire maintenant
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FFrules3
- Posté le
6 juin 2006 à 18:21:38

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10ème chapitre...
Enjoy !
Dimanche 26 Juin
17h58
St. Louis, Missouri
Une vérité
Will avait garé la voiture devant un immeuble miteux de la banlieue de St. Louis, toujours guidé par Lucy. A l’exception des indications, elle n’avait pas engagé la conversation depuis qu’ils avaient changé de véhicule. Il avait pourtant tenté d’établir le contact avec elle, sans résultats jusqu’à présent.
- C’est ici, sors, lui dit-elle, l’arme toujours tournée vers Will.
- Je peux savoir ce que l’on fait ici, Lucy ? demanda-t-il.
- Sors, répéta-t-elle sans ciller d’une voix plus dure.
Ils montèrent au deuxième étage à travers des couloirs lugubres qui lui rappelaient son propre immeuble jusqu’à une porte qu’elle ouvrit. Elle laisse entrer Will en premier puis referma la porte derrière eux. C’était un appartement désert, un de ceux dont on a du mal à penser que des personnes vivent à l’intérieur. Aucun confort, un lit sommaire, une table bancale, pas d’affaires personnelles.
Si Will travaillait encore à la NHS, il en aurait déduit qu’il s’agissait probablement d’une planque. Mais en ce moment, il était concentré sur les menottes que Lucy lui tendait.
- Menotte-toi au radiateur.
- Est-ce bien nécessaire, Lucy ? Je ne vais pas m’enfuir et encore moins te faire du mal, dit Will d’une voix calme. Pas maintenant que je t’ai enfin retrouvée.
Pour la première fois, il crut déceler chez la jeune femme une faille sur son visage dur. Il obéit cependant, passant une menotte à son poignet et l’autre au radiateur en fonte avant de s’asseoir sur le sol. Elle approcha une chaise qu’elle plaça non loin de Will et attendit. Dans chacun de ses gestes, il pouvait lire une certaine lassitude.
- Que t’est-il arrivé Lucy ? Depuis quand suis-je un danger pour toi, un espion ? C’est pour cela que tu m’as fait changer de vêtements, n’est-ce pas ? Règle de base : un micro peut être dissimulé partout. Tu te méfies de moi ?
- Comme tu viens de le dire, ce n’est qu’une règle de base, Will. Le fait est que je ne sais plus en qui avoir confiance.
L’homme eut un petit rire.
- Tu me parles de confiance alors que tu as préféré sacrifier notre vie pour ces terroristes, alors que tu es soupçonnée d’avoir fait exploser ce stade, alors que je suis attaché à ce radiateur. Ce serait plutôt à moi d’avoir des doutes, tu ne penses pas ?
- Tu peux croire ce que tu veux, Will. Je veux juste que tu écoutes ce que j’ai à te dire parce que je suppose que tu as déjà eu la version de la NHS et peut-être même celle de Valley.
Il hocha la tête.
- Il m’a raconté le Protocole Delta, le SdP, le silence radio, ses craintes de te voir du côté des terroristes...
- Je comprends mieux maintenant, dit-elle d’une voix pensive.
- Que veux-tu dire ? demanda Will.
Lucy se leva et s’approcha de la fenêtre à travers laquelle passaient quelques rayons du soleil sur le déclin. Elle le regarda, assis sur le sol puis reporta son regard vers l’extérieur.
- Il y a six mois, Gavin Williamson, l’homme qui dirige le « Sang Des Patriotes » a été informé qu’un agent de la NHS était infiltré dans son organisation. Ils ont mené une enquête interne, des personnes ont été tuées à tort et j’ai dû m’enfuir.
- Et tu n’as pas repris contact avec Terrence Valley. Pourquoi ?
- Parce que durant ces dix-huit mois au sein du SdP, j’ai été témoin de choses qui me laissent penser que la NHS est compromise. J’ai intercepté certains messages entre l’organisation et quelqu’un à l’intérieur de la NHS. Toujours la même façon de procéder : les emails sont envoyés par des serveurs relais autour du monde sans qu’ils soient possible de tracer leur origine.
- Alors comment peux-tu être si sûre que cela provient de la NHS ?
- Ces emails avertissaient toujours d’un assaut des forces spéciales. C’est arrivé à trois reprises en dix-huit mois et à chaque fois, les emails leur ont permis de sécuriser leurs données à temps. La NHS arrivait et repartait bredouille.
- Et Valley ? Qu’est-ce qu’il a à voir là-dedans ? Quel serait son intérêt de te faire infiltrée puis de te dénoncer ?
Lucy était revenue s’asseoir sur la chaise, près de Will.
- Je ne sais pas, mais je compte bien le découvrir. Il était le seul à savoir que j’étais une agente infiltrée et il me recherche depuis que je me suis enfuie parce qu’il est au courant que j’en sais trop sur lui. Il va tout faire pour m’arrêter et je vois qu’il a commencé en prenant contact avec toi.
- Et le SdP doit aussi être à ta recherche, non ?
- Crois-moi, je crains plus la NHS que le SdP. Ce sont des amateurs en comparaison.
Ils restèrent sans parler quelques instants, Will toujours assis sur le sol et Lucy sur la chaise.
- Quel est le rapport avec l’explosion du stade ?
- Quand j’ai compris que la NHS ne pouvait plus m’aider, j’ai voulu te contacter. Tu étais mon seul recours à l’époque mais je me suis rendu compte que l’on t’avait mis sous surveillance, par Valley, j’ai supposé. Je me suis donc tournée vers Matt Hendricks.
- Matt était au stade ce midi...
Lucy hocha de la tête.
- Je lui avais demandé de faire des recherches de son côté sur des transferts anormaux d’informations vers l’extérieur de l’Agence. Mais il a très vite compris qu’il était également surveillé, donc nous avons tenté de trouver un moyen pour nous échanger nos informations en personne.
- Tu étais la nouvelle source au sein du SdP dont m’a parlé Valley, comprit Will. Tu t’es faite passer pour un membre de l’organisation avec des données de première importance.
- Exactement. Nous avons pensé qu’une mission d’échange standard dans un lieu bondé, même si elle était mise en place par la NHS serait une couverture suffisante. Mais nous avons eu tort. En tant qu’informateur, j’avais réclamé l’absence de micro et d’autres agents qu’Hendricks dans le stade. Tout aurait dû se dérouler sans problèmes, nous nous serions échangés les données et la NHS n’en aurait jamais rien su.
- Mais le SdP a fait exploser le stade...
Lucy retrouva un semblant de vitalité en arrachant son regard de la vitre.
- Le SdP ? Non, bien sûr que non ! Le peuple américain n’a jamais été la cible du SdP. Les officiels de l’Etat fédéral le sont ou tout ce qui rappelle la mainmise de Washington. Pas un stade rempli d’enfants.
- Alors qui est à l’origine de l’explosion si ce n’est pas le SdP ?
- Je n’en ai aucune idée, mais...
Elle devint soudain plus pensive.
- Mais quoi ? demande Will.
- Mais le SdP en aurait eu la possibilité s’il avait voulu, ce dont je doute. Le fait est qu’ils parvenaient à se procurer des armes et des explosifs assez facilement quand j’y étais encore infiltrée. D’après ce que j’ai entendu à l’époque, ils auraient trouvé un nouveau marchand d’armes beaucoup plus efficace que les précédents.
- Donc pour autant que tu saches, le SdP aurait très bien pu faire exploser le stade.
- Mais tu dois bien comprendre que cela n’a absolument aucun intérêt pour eux de commettre un acte pareil.
Ils restèrent dans un silence gêné quelques instants.
- Ton bras saigne, reprit Will.
Lucy baissa les yeux vers la petite flaque de sang qui s’écoulait depuis sa manche jusque sur le parquet.
- Souvenir de l’explosion. C’est pas passé loin, reprit-elle en baissant le ton.
- Es-tu parvenue à rencontrer Hendricks ou non ?
Elle secoua la tête.
- Non, la bombe a explosé avant. J’ai eu la vie sauve grâce à un pilier qui a tenu bon puis dans la panique qui a suivi, j’ai réussi à quitter le stade.
- Il te faut un bandage. Laisse-moi t’aider, Lucy.
Sa question avait beau porter sur son bras meurtri, c’était également un appel beaucoup plus large. Il voulait l’aider de n’importe quelle façon possible, peu importe que ce soit illégal ou non, insensé ou non, il voulait juste une autre chance avec elle.
Will lui montra les menottes et attendit qu’elle se décide. Cela le blessait qu’elle s’interroge tant sur le fait de lui faire confiance ou non. Ils avaient été mariés ensemble et pour lui, c’était une preuve suffisante. Finalement, elle lui lança les clés qui atterrirent sur le sol près de lui. Lentement, il s’en saisit puis retira les menottes.
Elle n’était qu’à deux mètres de lui, le visage pâle et visiblement exténuée. Il voulait tant la toucher, l’embrasser pour se rassurer une nouvelle fois que tout ceci n’était pas un rêve. Mais il n’était pas certain de sa réaction et l’effrayer était bien la dernière chose qu’il voulait faire. Il posa les mains sur le manteau de Lucy et doucement remonta la manche qui cachait son bras meurtri. Il commença à éponger le sang qui s’en allait en tournoyant dans le siphon du lavabo.
- Et maintenant, on fait quoi ? demanda Will
Elle fit une grimace de douleur avant de répondre.
- Nous devons trouver des preuves contre Valley. Tant qu’il sera libre, nous ne le serons pas.
- Et où allons-nous en trouver ? Si tu suggères d’entrer dans la NHS ou dans son bureau, c’est tout simplement de la folie.
- Je ne suis pas idiote, Will. Et Valley non plus. S’il y a des preuves contre lui à la NHS, il les a déjà fait disparaître.
- Alors où ? insista Shane.
- A l’autre bout de la chaîne. Dans les ordinateurs du « Sang des Patriotes ».
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Yohan-Kiefa
- Posté le
7 juin 2006 à 08:08:47

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Alors voilà, j´ai lu jusqu´au chapitre 6.
Je crois bien avoir remarqué quelques petits trucs ici et là mais je ne les ai pas relevé, il est vraiment tard chez moi alors...^^
Enfin sinon c´est excellent et c´est bien de voir dans ce style sur le forum.
Il me reste trois chapitre à lire, espérons qu´une fois cela fait, les suites viendront rapidement.^^
Ah et j´ai dit un truc dans le genre euh.. Bravo ! non ? bah c´est fait.
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Yohan-Kiefa
- Posté le
8 juin 2006 à 05:42:09

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Pas mal encore une fois mais quelques petits trucs seulement:
Son bras saigne toujours plusieurs heures après l´attentat et de façon abondante qui plus est... il y a un certain problème de cohérence. Le fait qu´elle soit tout simplement blessé aurait parfaitement fait le travail. Et Will l´aide car elle a l´air d´être mal en point et tout.
"Elle laisse (laissa) entrer Will en premier puis"
Il y a quelques autres petits trucs ici et là, des phrases qui me semblent incorrecte ou des mot qui le sont plutôt mais sinon c´est du tout bon.
Alors voilà et à la prochaine suite.
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FFrules3
- Posté le
9 juin 2006 à 08:02:33

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Merci Yohan-Kiefa pour les comms. En ce qui concerne les fautes, c´est pas grave, cela peut se corriger. J´essaye juste de voir si le scénario tient la route jusqu´au bout.
11ème chapitre.
Enjoy !
Dimanche 26 Juin
18h30
St. Louis, Missouri - Appt. de Matt Hendricks
Enigmes
La clé tourna sans difficultés dans le verrou et la porte s’ouvrit sur un appartement plongé dans l’obscurité. Amy rangea le trousseau que lui avait donné Matt des années auparavant et hésita à allumer la lumière. Dans le doute, elle ne fit rien, se contentant de refermer la porte derrière elle.
- Matt ? interrogea-t-elle les ténèbres en chuchotant.
Aucune réponse ne vint et elle commença à se demander si elle avait eu raison de penser que son ami était toujours en vie. Elle sortit une lampe de poche de son sac et se mit à chercher ce que Matt avait bien pu vouloir dire par « derrière nous ».
Son appartement était bien tenu ; les rideaux étaient tirés, aucune affaire ne traînait à part quelques journaux ici et là. Sur les murs, des posters de vieux films américains et plusieurs photos encadrées qui rappelaient qu’il avait été entouré d’une famille et d’amis aimants.
Elle effleura du bout des doigts le vélo d’appartement au sujet duquel ils avaient eu de nombreuses disputes. Il trouvait cela pratique, elle n’en voyait pas l’usage. Soudainement, elle se rendit compte qu’ils avaient été comme un couple sans vraiment l’être et que sa disparition allait laisser un vide énorme dans sa vie. Au fond d’elle, Amy savait que son ami était mort mais l’e-mail avait semé le doute et elle était bien décidée à trouver ce à quoi il faisait référence.
Après plusieurs minutes à errer dans l’appartement, elle se laissa tomber dans le canapé où ils s’étaient si souvent assis tous les deux, lors de ses longues soirées cinéma qu’ils se faisaient plusieurs fois par mois. Elle commença à désespérer quand ses yeux se portèrent sur une photo d’elle et de Matt, posée à côté de la télévision. Ils souriaient tous les deux devant le Capitole qu’ils avaient visité lors d’un voyage à Washington. « Derrière nous ». « Derrière nous ».
Ces mots retentissaient dans sa tête avec plus de force, alors elle se leva. Elle retourna le cadre gris et retira avec facilité le couvercle qui maintenait la photo contre la vitre. Une petite cassette audio et une fine clé gravée 84 lui tombèrent dans la main. Son cœur accéléra alors qu’elle faisait tourner les objets entre ses doigts. C’était donc ceci qu’il voulait qu’elle trouve.
En cherchant autour d’elle, elle repéra sur le bureau un lecteur dans lequel elle inséra la petite cassette. Elle hésita cependant quelques secondes avant d’appuyer sur « play ». Quelques bruits se firent entendre avant que la voix d’un homme ne prenne le relais.
« Amy, si tu écoutes cette cassette, c’est que malheureusement l’échange ne s’est pas bien passé et que pour une raison ou une autre, je n’ai pas été capable d’arrêter l’envoi programmé du mail. Autant donc dire que je suis mort. Ce que je m’apprête à te révéler va être un peu compliqué à comprendre mais ceci est la vérité telle que je l’ai découverte.
Tout d’abord, tu dois savoir que Lucy Shane n’est pas décédée lors de la mission Rafferton d’il y a deux ans. Tout ceci n’était qu’une mise en scène sensée couvrir son infiltration au sein de l’organisation terroriste « Le Sang des Patriotes ». Toute cette opération a été supervisée par Terrence Valley, alors directeur de la NHS.
Il y a six mois, Lucy a pris contact avec moi pour que je l’aide à prouver l’existence d’une taupe au sein de l’agence qui aurait compromis sa couverture. Elle disait avoir été trahie par Valley et l’accusait d’avoir renseigné les membres du SdP.
Au cours de mes recherches, je n’ai pas été en mesure de trouver des preuves contre Valley en particulier, mais je suis désormais certain que quelqu’un au sein de la NHS envoie des données confidentielles vers l’extérieur. Je n’ai pas été capable de déterminer l’expéditeur exact ni le receveur, mais il s’agissait de résultats de simulations d’attentats terroristes dans des endroits importants de la ville qui apparaissaient sous protégés.
Nous avons décidés avec Lucy de recouper nos informations avant d’en référer à Valley ou à Zahn qui a pris sa succession. Mais je me suis aperçu que j’étais sous surveillance. J’ignore par qui, mais nous avons mis au point un scénario qui devrait nous permettre de nous rencontrer sans que la NHS ou quiconque d’autre ne s’en aperçoive.
Mais si tu écoutes cette cassette, c’est que ceci a échoué et j’en suis désolé. Je ne t’ai pas parlé de tout cela parce que je ne voulais pas te mettre en danger. Mais maintenant, tu es la seule à pouvoir trouver cette taupe et la dénoncer. Tu trouveras avec cette cassette la clé d’une consigne de gare. J’y ai caché tout ce que j’ai pu trouver sur cette affaire. Il y a encore de nombreuses données à analyser mais tu es l’une des meilleures dans ce domaine.
Dans le mail, je dis de ne faire à confiance mais je sais que tu peux croire Lucy si elle n’est pas morte avec moi lors de l’échange. Aide-là, je t’en prie. Et si elle n’a pas survécu non plus, va trouver Will Shane et raconte-lui tout. Il est important qu’il sache que sa femme est encore en vie, au moment où je parle du moins.
Je suis sincèrement désolé de te mettre dans cette situation, je ne pensais pas que cela me conduirait ici. J’ai tellement de choses à te dire encore. (Une sonnerie de téléphone portable se fit entendre sur l’enregistrement.) C’est toi qui me téléphones, sûrement pour me dire que tu ne peux pas venir ce soir. Tant pis, une prochaine fois alors. Je t’aime Amy. »
La voix disparut, remplacée par des parasites. La jeune femme voulut arrêter ses larmes de couler mais elle en était incapable. Dans l’obscurité de l’appartement, elle resta assise et tremblante à pleurer la mort de Matt Hendricks. Elle sentait dans sa paume le métal de la clé de la consigne, le seul moyen pour elle de faire ce que Matt lui avait demandé.
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Sujet : « Fic : Protocole Delta (Thriller) »