Fic : Meridian (Policier) - Ecriture - Page 3 sur JeuxVideo.com

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Sujet : « Fic : Meridian (Policier) »

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  • FFrules3 Voir le profil de FFrules3
  • Posté le 23 juin 2005 à 19:14:28 Avertir un administrateur
  • Bon, voila, presque un mois après le dernier chapitre, je poste le suivant. Je suis encore désolé du retard mais je n´ai vraiment plus l´envie d´écrire ces derniers temps. Je continuerai Meridian à un rythme très irrégulier.
    Voila voila,
    10ème chapitre,


    Enjoy !  


    Lundi 27 Juin 1994
    18 : 12
    Siège de Network Phone

    Coup de fil

    Maggie avait raccompagné Will Downson chez lui avant de faire un crochet par les locaux de la Police Scientifique pour y déposer l’empreinte partielle retrouvée sur la cassette à bijoux. L’agent de garde - agent Manaway se souvint-elle, une grande et belle femme - lui avait confié que le temps de recherche serait assez court, quoique pour un résultat probablement incertain.
    Walters avait ensuite décidé de rendre une petite visite à la compagnie en charge du réseau téléphonique de Greenwich Village. Cette histoire d’appel en pleine nuit la taraudait et il était important d’en connaître la localisation. C’était peut-être le seul moyen de découvrir où était détenu le professeur Downson. Network Phone était une importante entreprise, elle s’occupait d’ailleurs de tout le réseau téléphonique de Manhattan bien que sa part de marché soit en chute libre depuis l’avènement des téléphones portables. Un repositionnement stratégique sur ce marché était actuellement à l’étude.
    Maggie poussa l’une des portes en verre du siège de l’entreprise et se dirigea vers l’accueil.
    - Bonsoir, inspectrice Walters, fit-elle en tendant son badge. J’aimerais m’entretenir avec l’un des responsables.
    - Veuillez patienter, je vais voir si l’on peut vous recevoir.
    Le ton de la standardiste était poli, mécanique. Elle devait dire cela à longueur de journée. Maggie fit quelques pas dans le hall, entre les panneaux racontant l’historique de la compagnie et ceux vantant ses mérites. La compagnie misait apparemment gros sur son côté familial si l’on en croyait toutes ses pubs avec des familles aux sourires ébahis.
    - Inspectrice Walters ?   dit la standardiste. Monsieur Benett va vous recevoir. Prenez l’ascenseur et c’est au 10ème étage, ajouta-t-elle en montrant du doigt des portes métalliques situées derrière elle.
    Maggie la remercia d’un signe de tête et s’exécuta. Les haut-parleurs de l’ascenseur crachaient de la musique proprement horrible, prompte à vous donner des envies de suicide. Elle prit son mal en patience, attendant le bip salvateur de l’ascenseur qui lui indiquerait qu’elle était arrivée.
    Les portes s’ouvrirent sur un couloir. Un coup d’œil dans un miroir placé non loin lui apprit qu’elle n’était pas si mal habillée. Certes, elle n’était pas à la pointe de la mode, mais peu importait, du moment qu’elle avait quelque chose à se mettre sur le dos.
    Deux gardes la regardaient approcher de portes en bois. Une plaque brillante indiquait « Georges Benett, directeur adjoint » sur l’un des montants. Elle sortit à nouveau sa plaque, avant que la porte ne s’ouvre en grand. Un homme apparut, la quarantaine, les tempes grisonnantes parmi des cheveux châtains.
    - Miss Walters, n’est-ce pas ?   Georges Bennett, directeur adjoint. Je vous en prie, entrez, fit-il en lui ouvrant la porte. Je crois savoir pourquoi vous êtes ici.
    - Ah bon, s’étonna Maggie. J’en doute fort.
    - C’est à cause du coup de fil de cette nuit, n’est-ce pas ?   Celui de 2h22 ?  
    - Comment le savez-vous ?   demanda Maggie.
    - Depuis cette nuit, nous avons reçu des centaines d’appels de gens qui s’en sont plaints mais nous ne savons pas comment cela est arrivé.
    - Excusez-moi, mais vous avez dit des centaines de personnes ?  
    Benett eut l’air surpris à son tour.
    - Oui, 976 pour être exact. Et c’est peut-être encore assez loin du compte.
    - Et vous n’avez aucune explication ?  
    - Aucune. C’est à n’y rien comprendre. Nos meilleurs techniciens planchent dessus et j’allais justement aller les voir. Vous voulez sans doute m’accompagner ?   demanda Benett.
    Maggie acquiesça. Elle le suivit dans des dédales de couloirs, d’escaliers et de pièces avant d’arriver dans une grande salle sombre, où travaillaient une dizaine de personnes.
    Benett se dirigea vers celui qui semblait être le responsable.
    - Alors Wes ?   Que pouvez-vous me dire sur cet appel ?  
    Le petit homme retira ses lunettes qu’il nettoya consciencieusement.
    - Presque rien et le peu que l’on sait est très étrange.
    - Voici l’inspectrice Walters, elle est ici suite aux plaintes déposées par nos clients.
    - En fait non, monsieur Benett, le coupa Maggie. Je suis ici parce que nous connaissons l’auteur du coup de fil mais il s’agit d’un homme disparu depuis plus d’un an. C’est pour cela qu’il nous faut connaître le lieu d’origine de l’appel, pour tenter de retrouver sa trace.
    Le directeur-adjoint ouvrit des yeux ronds.
    - C’est justement là tout le problème, inspectrice, expliqua Wes, qui prit le relais de son patron. Nous n’avons pas réussi à déterminer précisément d’où a été passé le coup de fil.
    - Comment cela est-il possible ?   demanda Maggie.
    - Ce n’est pas possible, coupa Benett en détachant chaque syllabe. Toutes nos communications sont listées et répertoriées suivant leur lieu d’émission.
    Wes approuva d’un signe de tête.
    - Il y a également le fait que près de mille personnes aient reçu l’appel. Nous penchions pour une farce de mauvais goût orchestrée par des gens vraiment très doués en matière de téléphonie et d’informatique. Mais ce que vous dites ne colle pas avec cette hypothèse, inspectrice.
    - Vous ne savez vraiment pas d’où vient cet appel ?  
    - Nous l’avons pisté aussi loin que possible vers la source de l’émission, mais la piste s’arrête en pleine ville.
    - Comment cela ?  
    - Selon nos recherches, l’appel aurait été passé en pleine rue, dans le Village et il n’y a aucune trace d’émission dans les cabines ou les postes téléphoniques environnants. C’est impossible.
    - Et depuis un téléphone portable ?   demanda Maggie.
    - Nous avons pensé à cette éventualité mais si cela avait été le cas, nous aurions au moins le numéro du téléphone émetteur, expliqua Wes. Or là, nous n’avons rien. C’est comme si le coup de fil était apparu de nulle part.
    - De quelle rue venait l’appel ?   continua Maggie.
    Le technicien se rassit dans son siège et pianota sur son clavier. Il afficha un plan de la ville sur l’écran géant placé sur le mur devant Maggie.
    C’était effectivement dans Greenwich Village. Il s’agissait de la rue où habitait le professeur Downson.
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  • Ostramus Voir le profil de Ostramus
  • Posté le 23 juin 2005 à 19:51:38 Avertir un administrateur
  • Ca faitun petit moment que je l´attendais cette fichu suite. L´action se éroule tranquillement et on est porté par un scénarion vraiment accrocheur. C´est toujours aussi remarquablement bien écrit.

    J´espère que tu vas reprendre un rythme d´écriture comme Système.

    Ce que j´attends ?   La suite bien sur.

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  • ladyinred Voir le profil de ladyinred
  • Posté le 23 juin 2005 à 20:44:40 Avertir un administrateur
  • Ahhhhhhhhh enfin on retrouve Maggie!!! elle me manquait! c´est pas trop tôt! dommage que tu sois moins stimulé pour l´écriture... mais on fera avec!

    Toujours des trucs étranges, inexpliqués dans tes fics pour nous tenir en appétit... sacré FFrules! il sait garder ses lecteurs...

    Par trop étrange qu´on retrouve pas vraiment la provenance de ce coup de fil surtout si près d´un millier de personnes l´ont reçu...
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  • oskitz Voir le profil de oskitz
  • Posté le 23 juin 2005 à 21:49:14 Avertir un administrateur
  • J´avais entendu parler de toi, et de tes talents d´écrivain, notamment pour ta fiction SCOOP, mais c´est la première oeuvre signée de ton nom qui me passe sous les yeux, et très sincèrement, ca ne me donne qu´une envie : Me flageller pour ne pas avoir lu SCOOP à l´époque où cette fiction était encore sur le forum. J´adore. Tout, ou presque. Tu sais parfaitement tenir tes lecteurs en haleine, en introduisant petit à petit des éléments nouveaux, tu sais retranscrire une ambiance à la perfection, et ton orthographe est presque irréprochable. Il n´y a que deux ou trois fautes, par chapitre, et encore, ce sont généralement des fautes de distraction. Vraiment, c´est du tout bon. J´attends la suite avec impatience.


    Au fait, il est étrange que lors des évênements marquants (  l´enlèvement du professeur et la mort de la soeur de Jim), l´orage et la pluie se soient à chaque fois manifesté
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  • -FFrules Voir le profil de -FFrules
  • Posté le 23 juin 2005 à 22:01:40 Avertir un administrateur
  • Merci de vos comm´ !  
    Je pensais pas que vous reviendriez après tant de temps, mais bon, sa fait plaisir.
    Oskitz -> Remarque très intelligente, mais je n´en dirais pas plus Et pour Scoop, on peut s´arranger.
    Et pour une autre fiction de moi, je te conseille Le système qui est, je trouve, mon truc le plus abouti :
    http://www.jeuxvideo.com/forums/1-58-25242-1-0-1-0-0.htm
    Voila.
    Je vais tenter d´écrire la suite plus rapidement.
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  • oskitz Voir le profil de oskitz
  • Posté le 23 juin 2005 à 22:09:59 Avertir un administrateur
  • Je serais heureux de pouvoir lire SCOOP, mais ne voudrais pas abuser de ta gentillesse. Si elle est éditée et en vente, ce serait légitime de te voir faire la moue à l´idée de me la procurer gratuitement.

    Je vais donc lire Le Système, en espérant que sa lecture me procurera autant de plaisir que pour Meridian, même si je n´en doute pas un seul instant
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  • oskitz Voir le profil de oskitz
  • Posté le 23 juin 2005 à 22:10:34 Avertir un administrateur
  • Entre parenthèses, tu apprendras vite que mes remarques sont TOUJOURS intelligentes
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  • -FFrules Voir le profil de -FFrules
  • Posté le 23 juin 2005 à 22:15:29 Avertir un administrateur
  • Ne t´inquiètes pas Oskitz, j´ai filé Scoop à tous ceux du forum qui me l´ont demandé pour la simple et très bonne raison que cette fic a été publiée grâce à ce forum.
    Et cela me ferait ch*** que vous engraissiez ma maison d´édition, alors que vos remarques et vos comm´ ont toujours amélioré mes fics.
    Donc, si tu la veux, tu me donnes ton mail, ou tu me l´envoies sur le mien (  cf plus haut), et je t´enverrais le fichier, sans aucune moue d´aucune sorte.
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  • oskitz Voir le profil de oskitz
  • Posté le 23 juin 2005 à 22:20:33 Avertir un administrateur
  • Alors, plus d´hésitation
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  • Seskoisa Voir le profil de Seskoisa
  • Posté le 24 juin 2005 à 03:01:08 Avertir un administrateur
  • FFrules
    Si le manuscrit passe par ici, tu vas avoir une tappe sur les doigts
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  • ladyinred Voir le profil de ladyinred
  • Posté le 24 juin 2005 à 19:24:10 Avertir un administrateur
  • Oskitz (  je déteste ton pseudo!!! chaque fois faut que je vérifie comment l´écrire... grrrrrrrr!!!)
    pas de doute que "  Le système" te plaira autant! FFrules est un auteur qui est à l´aise dans beaucoup de genres pour notre plus grand plaisir! Je ne manque jamais aucun de ses écrits chaque fois que j´en ai la chance... Il a aussi un topic d´histoires d´amour (  c´est un collectif) si tu aimes le genre...

    http://www.jeuxvideo.com/forums/1-58-30134-1-0-26-0-0.htm
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  • oskitz Voir le profil de oskitz
  • Posté le 24 juin 2005 à 20:42:50 Avertir un administrateur
  • Ma pauvre lady, tu n´es pas la première à avoir mon pseudo en horreur, mais rassure toi, tout le monde s´y fait... ou presque

    En tout cas, merci pour le lien. Je ne manquerais pas d´aller voir. Au fait, toi qui demandais une suite à mes deux premiers chapitres, il y en a maintenant une disponible.
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  • FFrules3 Voir le profil de FFrules3
  • Posté le 25 juin 2005 à 10:05:34 Avertir un administrateur
  • Merci Red pour ce joli compliment.

    11ème chapitre, plutot court. On en aprend un peu plus sur le passé de Maggie. En gros, il se passe vraiment rien dans ce chapitre.

    Enjoy !  

    Lundi 27 Juin 1994
    20 : 02
    84 Bleeker Street - Appartement de Maggie Walters

    Interrogations

    Maggie avait décidé d’attendre le lendemain pour retourner chez le professeur Downson. La journée avait été longue et elle doutait sérieusement de pouvoir trouver quelque chose de nouveau. Cette histoire d’appel fantôme la travaillait mais elle n’était pas assez experte en télécommunications pour trouver la solution à cette énigme.
    La porte se coinça légèrement quand elle tourna la poignée. Elle s’ouvrit complètement quand Maggie lui donna un violent coup de genoux. Ce nouvel appartement était bien placé dans le Village mais il lui fallait quand même quelques retouches.
    N’étant arrivée que la veille, elle n’avait pas encore eu le temps de déballer tous ses cartons, mais elle avait tenu à instaurer une petite atmosphère chaleureuse. Des lampes diffusaient des lumières orangées, réchauffant la pièce principale aux murs blancs. Quelques bibelots prenaient déjà la poussière sur le peu de rebords dont elle disposait. Elle devrait y remédier quand elle aurait un peu plus de temps.
    Elle n’était pas particulièrement bricoleuse mais elle aimait tout faire pour se sentir chez elle. Les travaux ne lui faisaient pas peur, quitte à embaucher des personnes pour faire le boulot à sa place.
    Son père avait été un menuisier accompli. Il lui aurait retapé tout l’appartement en quelques jours. Avec un sourire triste, elle jeta un œil à une photo de ses parents, bien en vue sur une petite table posée non loin de là. Elle aurait aimé qu’ils la voient ici, faisant ce métier. Depuis qu’elle était toute petite, elle avait su qu’elle ferait cela dans la vie. Alors que toutes les autres petites filles ne rêvaient que de poneys ou de pas de danses, elle ne voyait qu’arrestations et code pénal.
    Sa mère était morte peu après son père, de chagrin aimait-elle à penser. Les docteurs appelaient cela cancer. Grand bien leur en fassent. A 14 ans, elle avait été placée dans un orphelinat d’état où elle avait reçu tout ce dont elle avait besoin, l’amour en moins.
    Elle s’imaginait avec une petite sœur ou un petit frère selon les nuits, et se réveillait toujours, le moral en berne devant tant d’absences.
    Maggie s’arracha à ses douloureux souvenirs tant bien que mal. Délicatement, elle posa sur son lit le peu d’indices qu’elle détenait sur l’affaire Downson.
    Des relevés d’interrogatoire, des dossiers relatifs au projet « Meridian », quelques informations sur La Main de Dieu, un enregistrement du message laissé par le professeur sur le répondeur de Christy Pleshett, dont l’affaire venait d’être classée par Shaw. Il avait jugé que l’appel reçu n’était qu’une coïncidence et n’avait par conséquent aucune incidence sur les conclusions de Maggie.
    Elle attendait toujours les résultats du labo sur l’empreinte partielle et même la signification de l’expression C4 restait encore floue. Sans parler de l’appel qui s’était matérialisé de nulle part. Pourtant, tout devait être forcément lié d’une façon ou d’une autre. Et c’était ce qu’elle devait trouver.
    Demain, elle irait de nouveau chez le professeur. Elle avait dû manquer quelque chose d’important. Assise en tailleur sur son lit, entourée par les éléments de l’enquête, elle tenta de faire le vide dans son esprit et de réfléchir avec logique, passant d’un indice à l’autre. Ceci était un puzzle dont elle devait trouver la solution. Mais trop de pièces étaient encore manquantes.
    Le professeur travaillait sur un projet révolutionnaire appelé Meridian dont l’existence même à l’état de projet lui avait valu d’être condamné par certaines organisations religieuses. Puis, il s’était fait enlevé, sans aucun indice pour aider la police, jusqu’à la nuit précédente, durant laquelle près de mille personnes avaient reçu le même appel à la même heure provenant de Downson. Appel qui était apparu de nulle part soit dit en passant. Restait l’expression C4 et l’empreinte partielle. C’était maigre, mais c’était tout ce dont elle disposait.



    Je suis également en train de bosser sur une suite à Scoop et je suis plutot content du scénario trouvé. J´en ai écrit les 3/4 très grossièrement mais je m´y attelle dès Meridian terminé.
    Cela commencera par la mort de quelqu´un de Scoop, mais je n´en dirais pas plus.
    Sortie : à la rentrée.
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  • Ostramus Voir le profil de Ostramus
  • Posté le 25 juin 2005 à 10:56:09 Avertir un administrateur


  • C´est un chapitre un peu transition comme je fais dans EPR. Ca permet de donner une petite pose à l´action et de faire le point, ce qui n´est pas plus mal.

    Bien écrit encore et toujours, et il est évident que j´attends la suite.

    Si tu fais une suite à SCOOP sache que j´en suis déjà fan !  !!
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  • Ladyinred Voir le profil de Ladyinred
  • Posté le 25 juin 2005 à 13:38:06 Avertir un administrateur
  • Rien à redire... j´attends aussi la suite avec impatience... les résultats de l´empreinte... et le rapport de l´expression C4...
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  • Ladyinred Voir le profil de Ladyinred
  • Posté le 25 juin 2005 à 13:40:20 Avertir un administrateur
  • Oui Oskitz (  grrrrrrrr!) j´ai vu mais j´ai pas eu le temps de lire hier... j´y vais de ce pas...
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  • oskitz Voir le profil de oskitz
  • Posté le 25 juin 2005 à 16:40:15 Avertir un administrateur
  • J´ai lu SCOOP, hier soir, de la première à la dernière page, et maintenant, il va falloir réavaler les premiers chapitres de cette histoire pour ne pas me perdre en mélangeant les deux

    En parlant de SCOOP, ca ne servirait à rien de te pondre un pavé, alors qu´un simple "  Wouaw" d´admiration exprime parfaitement mon sentiment et mes impressions
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  • FFrules3 Voir le profil de FFrules3
  • Posté le 25 juin 2005 à 20:16:55 Avertir un administrateur
  • Merci Oskitz. Je ne sais pas quoi dire sinon, merci.
    La suite bientôt...
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  • FFrules3 Voir le profil de FFrules3
  • Posté le 26 juin 2005 à 01:00:43 Avertir un administrateur
  • Nouveau chapitre, dédié à Oskitz qui vient de fêter ses 18 ans si j´en crois ses pseudos msn.
    Voili voilou. En tous cas merci de vos comm´, cela m´a redonné envie de terminer cette histoire et de vous en raconter plein d´autres. Je suppose que c´était un passage obligé.


    Enjoy !  


    Mardi 28 Juin 1994
    09 : 12
    Domicile du Pr. Downson - Greenwich Village

    La cabine

    Maggie s’était endormie sur son lit, entourée par les pièces à conviction et ce furent les premières lueurs du soleil qui la réveillèrent assez tôt. Elle s’habilla rapidement, fit un petit brin de toilette et sortit dans la rue.
    C’était une belle journée qui s’annonçait, bien loin des orages qui avait pourri le week-end. Elle avait encore du mal à croire qu’elle n’avait reçu son diplôme que trois jours auparavant. Cela semblait si loin. Elle était passée en peu de temps d’étudiante à inspectrice rodée, même si elle n’avait pas encore toutes les habitudes de ses collègues.
    La bouche du métro s’offrait à elle quelques mètres sur sa droite. Un faible filet de fumée s’échappait des sorties d’air situées jusqu’à côté. C’était l’un des avantages et des inconvénients de son appartement. Il était placé près de la ligne 6 du subway mais en contrepartie, elle subissait en journée le bruit des rames arrivant en station.
    Mais elle s’y habituerait. Elle s’habituerait à tout, de toutes façons. Même la vue des corps ne lui semblait plus aussi horrible qu’à l’Académie. Ses notes les moins bonnes étaient celles d’anatomie, ce qui lui avait valu d’innombrables railleries de la part de Jim Reardon. Pauvre Jim, pensa-t-elle. En ce moment, il devait être à des années-lumière de son boulot.
    Le métro la lâcha à quelques blocs seulement du domicile du professeur Downson. Arrivée devant l’immeuble, elle se plaça sur la chaussée, là ou un X orange avait été peint. Les techniciens de Network Phone devaient être passés avant elle et ils avaient noté l’endroit précis où était apparu l’appel.
    Avec application, elle regarda ce qui l’entourait d’où elle se trouvait. Des poubelles, des bancs, des petits immeubles de deux étages, typiques du 19ème siècle new-yorkais, et une cabine téléphonique, placée une vingtaine de sur sa gauche, cachée derrière un arbre imposant. Le seul arbre de la rue, remarqua-t-elle.
    La cabine était d’un genre en voie de disparition, avec des battants qui préservaient encore l’intimité de l’usager. Elles étaient peu à peu remplacées par des publiphones impersonnels qui donnaient sur la rue et les passants.
    Quelque chose craqua sous le pied de Maggie. Avec précaution, elle releva doucement le pied. Elle pensait avoir marché sur du verre de bouteille, ayant reconnu le bruit caractéristique de bris de verre. Mais la couleur des éclats était étrange. Elle tirait sur le blanc cassé, mais était comme injectée de petits points noirs.
    En plus de la couleur, la forme était étrange. On aurait dit que le verre avait fondu dans le goudron. Maggie sortit une pochette et préleva quelques échantillons. Elle ignorait ce dont il s’agissait et doutait même de son lien avec l’affaire en cours. Mais elle avait décidé de suivre son instinct.
    La cabine téléphonique s’approchait au fur et à mesure qu’elle marchait. Elle distingua alors un panneau sur lequel était écrit à la va-vite « Hors-Service ». La cabine avait été fermée par de nombreuses bandes d’adhésif qui portait le logo reconnaissable entre mille de Network Phone.
    Maggie poussa fermement sur les battants qui refusèrent de s’ouvrir. Elle allait sortir un couteau quand une petite voix se fit entendre derrière elle.
    - Vous êtes de la compagnie de téléphone ?  
    Walters se retourna. Une petite vieille dame s’était approchée d’elle, les cheveux blancs comme la neige.
    - Non, pas du tout, madame, lui répondit-elle. Police, inspectrice Walters.
    La vieille dame s’avança pour mieux lire le nom sur la plaque que lui tendait la jeune femme.
    - J’ai bien peur, inspectrice que vous ne puissiez téléphoner de cette cabine. Elle ne marche plus depuis longtemps.
    - Comment cela, longtemps ?   demanda Maggie en remettant sa plaque dans sa poche intérieure.
    - Cela doit bien faire un an maintenant. C’est facile à dire, elle a arrêté de fonctionner durant la nuit du grand orage de l’an dernier, vous vous en souvenez ?  
    Maggie acquiesça. C’était trop beau pour n’être qu’une coïncidence.
    - Vous connaissiez le professeur Downson qui habitait juste là, dans cet immeuble ?  
    - Oh oui, bien sûr. C’était un homme gentil, avant que sa femme ne nous quitte bien sûr. Après, il est devenu taciturne, on le voyait peu et il ne disait plus bonjour. Puis, il perdait la tête, le pauvre homme. Combien de fois l’avons-nous retrouvé errant dans les rues ?   Il ne se souvenait presque plus d’où il habitait.
    - Que lui est-il arrivé d’après vous ?  
    La vieille dame prit un air de conspiratrice et s’approcha encore plus de Maggie.
    - Si vous voulez mon avis, il est parti de lui-même. Toute cette pression, ces menaces ont eu raison de lui. Vous verrez, on le retrouvera en Afrique, là où sa femme passait tant de temps quand elle était encore vivante.
    Maggie ne pensait pas une seule seconde que la vieille dame eut dit vrai mais quelque part, elle l’espérait pour lui.
    - Vous êtes certaine que la cabine ne marche plus depuis cette nuit de l’année dernière ?  
    - Oui, tout à fait. Je m’en sers parce que je n’ai pas le téléphone. Et ce n’est pas pour les coups de fils que je reçois. J’espère juste qu’ils vont maintenant se dépêcher de la réparer. J’en ai marre de faire trois cent mêtres pour téléphoner alors qu’avant j’avais juste à sortir de chez moi.
    - Vous pourriez aussi vous acheter un téléphone, madame, dit Maggie dans un sourire.
    - Et dépenser toute ma retraite dedans ?   Plutôt mourir, jeune fille.
    Sur ce, elle s’éloigna en grommelant quelque chose sur la jeunesse et la politesse. Maggie sourit à nouveau et sortit un petit couteau de sa poche. Une à une, elle découpa les bandes adhésives, permettant ainsi aux battants de la cabine de la laisser entrer.
    Comme toutes les cabines, celle-ci était exiguë. Le combiné pendait, devant un annuaire de la ville ouvert à la page d’un plan de Manhattan. Si Downson s’était servi de cette cabine pour appeler son fils, il y avait peut-être des empreintes un peu partout. Elle devrait envoyer une équipe pour les recueillir.
    Son regard fut attiré par un objet, par terre. Elle s’accroupit tant bien que mal et s’en saisit, ses mains recouvertes par des gants. On aurait dit une sorte de pendentif carré, taillé dans du bois. Sur les faces blanches étaient inscrits en noir un D et un M. Elle tenait peut-être là le début d’une nouvelle piste.
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