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redsissi
- Posté le
23 mai 2005 à 02:25:56

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toujours à nous laisser sur notre faim mon cher FFrules...
savoureux comme toujours!
bonne lecture toi aussi!
comme toujours je suis avide de connaître la suite!!
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Ostramus
- Posté le
23 mai 2005 à 16:17:38

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Toujours aussi bon, mais je trouve un peu " gros" le fait que Maggie tombe pile sur je gars qui a entendu le coup de téléphone . ..
Je vais pas pinailler sur ça . ..
Je suis dans l´expectative totale d´une suite . ..
P-S : J´ai posté le 18° chap´ à EPR, je t´invite à le lire . ..
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FFrules3
- Posté le
24 mai 2005 à 00:07:07

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6ème chapitre, déjà ! Et oui, sa file...
Ostra -> Pour le coup du mec au téléphone, il faut attendre ! Quant à EPR, je suis toujours bloqué au chapitre 16 je crois. Désolé
Enjoy !
Lundi 27 Juin 1994
11 : 32
Hudson Street - Commissariat Central
Tensions
Downson était parti depuis quelques minutes seulement que Devers apparut, le visage rouge, les lèvres pincées. Il jeta un coup d’œil sévère à Maggie avant de disparaître dans le bureau de Shaw. La jeune femme se renfonça dans son siège. Tout cela ne présageait rien de bon. Le téléphone sonna à cet instant.
- Allo, inspectrice Walters à l’appareil, dit-elle d’une voix forte.
- Inspectrice Walters, ici Anita Manaway du laboratoire. Nous avons fini d’analyser les empreintes que vous nous avez envoyées. Elles correspondent toutes à celles de la victime.
- Je vous remercie. C’est du bon travail.
- Nous avons également analysé les médicaments. Il s’agit bien de Xanax comme cela était écrit sur l’étiquette.
- C’est parfait. Si vous trouvez autre chose, n’hésitez pas à me rappelez.
- Ce sera fait. Au revoir, miss Walters.
Maggie tint le combiné un petit moment avant de raccrocher. Ses suppositions prenaient corps dans la certitude d’avoir affaire à un suicide. Le téléphone sonna à nouveau. Sûrement le légiste, pensa la jeune femme. Elle décrocha et se présenta avec assurance avant d’entendre la voix de Shaw qui avait perdu toute chaleur.
- Dans mon bureau, tout de suite, dit-il seulement.
Maggie se leva de sa chaise avec appréhension. Le commissariat semblait avoir grandi tellement elle se sentait toute petite. La porte du bureau de Shaw, pourtant proche, paraissait être à des kilomètres.
Elle frappa, attendant un « Entrez ! » qui vint quelques secondes plus tard. Rick Devers était debout devant Shaw qui était assis derrière son bureau. Il réfléchissait, une main posée sur sa bouche.
- Vous vouliez me voir, commissaire ? demanda-t-elle maladroitement.
- Asseyez-vous inspectrice Walters, fit-il en indiquant l’un des deux sièges placés devant lui. Vous aussi, Rick.
Les deux inspecteurs s’exécutèrent.
- Maggie, avez-vous parlé avec Will Downson tout à l’heure ? demanda Shaw.
- Oui, se contenta de répondre Walters. Il cherchait l’inspecteur Devers et je me suis proposée de prendre le message.
- Lui avez-vous dit que vous étiez en charge de l’enquête ? continua Shaw.
- Non, je lui ai dit que j’étais sa nouvelle partenaire ce qui est exact en un sens.
- Miss Walters, ici nous avons des procédures à suivre, des règles à appliquer. Les affaires sont assignées aux inspecteurs et non l’inverse.
- L’affaire Downson est mon affaire, Walters, dit soudainement Devers. Vous n’aviez pas à vous l’approprier.
- Excusez-moi messieurs, mais pour autant que je sache, les affaires Downson et Pleshett sont désormais liées, tenta Walters.
- Que voulez-vous dire ? demanda Shaw, l’air surpris.
- Christy Pleshett a reçu un coup de fil cette nuit d’un homme que Will Downson a formellement reconnu être son père. Nous avons un enregistrement du coup de fil et monsieur Downson a été catégorique. Sans compter qu’il a également reçu un coup de fil similaire à la même heure.
Devers et Shaw se regardèrent. Quelques instants de silence passèrent avant que le commissaire ne reprenne la parole.
- Comment avance l’affaire Pleshett ?
Sa voix était redevenue bienveillante ce qui eut pour effet immédiat de rassurer Maggie.
- Elle est bientôt close. D’après les premiers éléments, il s’agit bien d’un suicide mais j’attends les conclusions du légiste avant de porter un jugement définitif. Nous serons fixés dans le courant de l’après-midi.
- Commissaire, que faisons-nous pour l’affaire Downson ? demanda Devers. Je ne peux pas m’en occuper pour l’instant. Le cas Avery me prend tout mon temps.
Shaw regarda Maggie de ses yeux perçants.
- L’inspectrice Walters s’en occupera, dit-il simplement.
Devers se mit à rire avant de s’arrêter en comprenant que Shaw ne plaisantait pas.
- Elle ? Vous n’y pensez pas ? C’est une bleue ! Cela fait un an que je piétine sur cette affaire et vous voudriez qu’elle reprenne l’enquête ?
Maggie fut blessée par le ton employé par Devers. Certes, elle était nouvelle, mais cela ne voulait pas dire qu’elle n’était pas compétente.
- Cette affaire a besoin de yeux neufs. Et je sais que l’inspectrice Walters sera tout à fait qualifiée. J’ai confiance en vous, dit-il en la regardant.
A cet instant, Maggie éprouva un infini élan de gratitude pour cet homme qu’elle ne connaissait mais qui semblait la connaître dans ses moindres détails.
- C’est un ordre, inspecteur, continua-t-il en direction de Devers qui ne s’était pas calmé. Cependant, elle devra vous tenir au courant des avancements de l’enquête dont vous lui ferez un briefing complet en sortant de ce bureau. Me suis-je bien fait comprendre, inspecteur ?
Devers grommela quelques mots qui devaient vouloir dire « Bien sûr ».
- Parfait, vous pouvez disposer tous les deux. A l’avenir, Walters, vous suivrez les procédures. Je mets cela sur le compte de l’inexpérience mais que cela ne reproduise plus.
Maggie acquiesça. Elle aurait dit oui à n’importe quoi. Elle venait de gagner une victoire.
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redsissi
- Posté le
24 mai 2005 à 00:33:08

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Allez la suite!!! trop passionnant!
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FFrules3
- Posté le
24 mai 2005 à 23:35:18

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7ème chapitre.
Joyeux anniversaire le Forum ! C´est également mon 1000ème post !
Enjoy !
Lundi 27 Juin 1994
11 : 49
Hudson Street - Commissariat Central
L’affaire Downson
Maggie suivit Rick Devers jusqu’à leur bureau. Il sortit une boîte en carton d’une grande armoire placée derrière son siège avant de la poser sur la table, les deux mains plaquées dessus.
- C’est toute l’affaire Downson. Enfin, tout ce que j’ai réussi à trouver, ajouta-t-il après une pause. Sa voix était lasse comme s’il s’était résigné à cette association forcée.
- D’après ce que m’a dit le fils, le père a disparu l’an dernier, dit Maggie.
- C’est exact. Le père s’appelle John Downson, professeur en climatologie ici-même à New York.
- Ce nom me dit quelque chose. Je crois me souvenir maintenant, fit Maggie. Ce n’était pas lui qui prétendait avoir peut-être trouvé un moyen de contrôler le temps ?
Elle se rappelait avoir lu ceci sur la première page d’une revue scientifique. Elle en avait même plaisanté avec l’homme du kiosque à journaux. Le futur nous rattrape ! avait-elle dit. Elle ne croyait visiblement pas si bien dire. Devers sourit en hochant la tête.
- Bravo, inspectrice Walters, vous m’impressionnez. Quelle mémoire ! Il travaillait sur un projet baptisé Meridian, mais ses recherches étaient encore au stade expérimental, peut-être même théorique.
- Vous ne semblez pas être sûr de cela, remarqua-t-elle.
- D’après son fils, le professeur Downson notait l’avancée de ses recherches dans un petit calepin. Mais nous avons été incapable de mettre la main dessus. Il devait sûrement l’avoir sur lui quand il a été enlevé...
- Ou bien ses ravisseurs l’ont détruit, le coupa-t-elle. Y a-t-il eu une demande de rançon ?
- Non, rien du tout. C’est aussi cela qui a freiné l’enquête. Le professeur a tout simplement disparu. Aucun témoin, aucune revendication, aucun demande de rançon. Cette affaire est une impasse.
- Etait une impasse, corrigea-t-elle. Nous avons désormais un élément nouveau. Ce coup de fil prouve que Downson est encore vivant. Il a même tenté de nous aider.
- Je ne vois pas ce que vous voulez dire.
- Dans le message, il dit « au sécatre ». Je ne comprenais pas à cause de la mauvaise qualité de la transmission mais c’est tout simple. C.4. Il nous indique quelque chose.
- Encore faut-il trouver quoi, remarqua Devers. Cela peut-être plein de choses, le numéro d’une consigne, celui d’un appartement, d’un garage à louer et même un explosif. Tout un tas de choses et d’endroits portent le sigle C4. Cela nous prendra longtemps avant de trouver ce qu’il voulait dire.
- Qui aviez-vous suspecté de l’enlèvement ? demanda Maggie.
- Nous avions plusieurs pistes mais la plus sérieuse était celle d’un petit groupuscule d’extrémistes catholiques.
- La Main de Dieu, n’est-ce pas ? Je m’en souviens maintenant. Ils avaient menacé publiquement le professeur. Ils lui reprochaient de se prendre pour Dieu, de faire son travail.
- Exactement, comme bon nombre d’autres groupuscules de toutes les confessions d’ailleurs. Nous avons enquêté sur eux, nous les avons mis sous surveillance mais nous n’avons rien trouvé. Toutes les autres pistes ont été vérifiées mais là également, rien du tout. Nada.
- Qu’avez-vous d’autres comme indices ? demanda Maggie.
- Rien du tout. Comme je vous l’ai dit, c’est comme s’il s’était volatilisé. Son domicile était impeccablement rangé, quelqu’un avait dû faire le ménage. Nous n’avons trouvé aucune trace, aucune empreinte.
- Et à l’extérieur du domicile ?
- Idem. Vous vous souvenez, l’an dernier, quand un orage démentiel s’est abattu en pleine nuit sur toute la côte Est entraînant inondations et autres gentillesses ?
Maggie hocha la tête. Elle se souvenait de cette nuit pour la simple et bonne raison qu’elle avait veillé toute la nuit, armée de casseroles et de seaux pour tenter de boucher les fuites d’eau dans sa chambre à l’Académie.
- La disparition de Downson a eu lieu cette nuit-là. Autant vous dire que les éventuelles traces de pas ont été effacées par l’eau. Ecoutez, j’ai peut-être été un peu dur tout à l’heure en parlant de vous à Shaw, mais je veux que vous sachiez que je ne pensais pas les choses que j’ai dites.
On s’écartait de l’enquête, ce qui mettait Maggie mal à l’aise.
- Bien sur que vous les pensiez, fit-elle avec un sourire carnassier. Je suis nouvelle, vous avez peur pour votre place mais sachez juste que je cherche juste à m’intégrer. Je n’ai pas envie de brûler les étapes.
- Vous devez être très douée sinon Shaw ne vous aurait jamais mutée ici. On dit qu’il a fait des pieds et des mains pour vous avoir dans son équipe.
- Je tâcherais de ne pas vous décevoir, inspecteur Devers.
- Appelez-moi Rick, nous sommes partenaires désormais, dit-il avec un sourire. Toute animosité semblait avoir disparue de son ton.
- Très bien...Rick. Maintenant, si vous voulez bien m’excusez, j’ai du travail. Et j’ai cru comprendre que vous aussi.
- Bien sûr. J’attends avec impatience votre premier rapport sur l’avancée de l’affaire. Je dois filer mais on reste en contact dit-il en mimant un téléphone avec sa main.
Il disparut au détour de la porte et Maggie resta seule à son bureau, la boîte en carton placée devant elle. Elle l’ouvrit et commença à étudier cette nouvelle affaire.
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redsissi
- Posté le
25 mai 2005 à 02:26:24

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Yesssssssss!!! du pain sur la planche pour Maggie! je suis sûre qu´elle va trouver de nouveaux éléments... La suite!!!
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Tama
- Posté le
25 mai 2005 à 22:51:46

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pas le temps de tout lire ce soir mais j´accroche bien, j´aime le style, je donnerai mes impressions finales... quand j´aurais fini
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Ostramus
- Posté le
26 mai 2005 à 17:59:05

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Extrèemement intéréssant, ce qui me subjugue c´est que depuis SCOOP et Système tu semble t´être amélioré, et tu écris très vite ! !!
Bref encore et toujours génial, ca avance peu à peu et super bien . ..
Continue comme ça, c´est une travail de chef !
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TheBoss1606
- Posté le
26 mai 2005 à 18:11:49

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Avec toi, on ne perd pas le temps. ^^
Je viens donc de lire les deux premiers chapitres et j´avoue que c´est vraiment bien. La lecteure est fluide, tu choisis les bons mots, on ne s´ennuie jamais et c´est interessant.
J´avais entendu parler de toi et même lu SCOOP, mais je ne savais pas que tu avais plusieurs cordes à ton arc.
Donc, je ne demande pas la suite car je n´ai pas encore fini, j´ai du boulot ^^, mais bonne continuation et ai toujours autant de succès dans les prochaines suites.
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FFrules3
- Posté le
26 mai 2005 à 18:14:17

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Hop Hop Hop, 8ème chapitre. Aujourd´hui a été une belle journée, n´est-ce pas ?
Je souhaite la bienvenue à notre nouvelle lectrice, j´ai nommé Tama. Sachez mademoiselle que c´est un honneur de vous savoir ici. J´avais beaucoup apprécié votre nouvelle " Kant".
Ce chapitre est dédié à Skysoft qui s´est trouvé une maison d´édition pour sa nouvelle " Dans le Bus" qui est toujours sur le forum. Vite, dépéchez-vous de la lire avant qu´elle ne passe en version payante.
Chapitre court qui tend une nouvelle passerelle avec Scoop.
Merci pour vos comm´
Enjoy !
Lundi 27 Juin 1994
14 : 09
Manhattan - Morgue
Dinosaure
Maggie avait étudié toutes les informations se rapportant à l’affaire Downson et force était de constater qu’il y en avait peu. Comme Devers l’avait dit, il n’y avait eu aucun témoin, aucune revendication, aucun indice permettant de se faire une idée sur les ravisseurs. L’idée de la fuite avait été évoquée mais bien vite repoussée. Ce n’était pas dans les habitudes du Pr. Downson.
Les couloirs qui menaient à la morgue étaient d’une couleur terne. Maggie avait voulu venir chercher les conclusions du légiste en personne. Si elle devait travailler plusieurs années de sa vie dans le coin, autant qu’elle se mette à rencontrer dès maintenant les personnes qu’elle viendrait à côtoyer au cours de ses enquêtes.
Elle poussa une lourde porte battante d’un vert défraîchi pour arriver dans la grande salle d’examen qui était plongée dans une quasi-obscurité. Au fond, Maggie voyait un groupe de personnes regroupé autour d’un corps, celui de Christy Pleshett.
- Bonjour, je suis l’inspectrice Walters. Que faites-vous avec ce corps ? demanda-t-elle à celui qui était le plus vieux.
Le légiste retira le masque qu’il avait sur le nez et la bouche et la regarda avec des yeux ronds. Apparemment, il ne devait pas avoir l’habitude d’être accosté de cette manière.
- Je donne un cours, inspectrice. Docteur Caan, enchanté. Je vous serrerais bien la main mais malheureusement, elle est un peu occupée en ce moment même.
L’homme âgé faisait référence à son bras qui plongeait dans les entrailles du corps nu de Christy Pleshett.
- Quelqu’un veut-il bien avoir l’obligeance de dire à l’inspectrice les conclusions auxquelles nous sommes arrivés à l’issue de l’examen ?
La dizaine d’étudiants ne bougea pas, tentant d’appliquer la tactique dite du T-Rex qui stipulait qu’une personne a peu de chance d’être vu du moment qu’elle ne bouge pas. C’était une tactique couramment utilisée par les étudiants dès qu’un examen oral se profilait à l’horizon. Maggie l’avait déjà appliquée avec plus ou moins de succès.
L’un d’eux sembla plus hardi et leva la main.
- Oui, Dalloway, fit le docteur Caan. Allez-y.
Le jeune mais massif étudiant s’éclaircit la gorge en évitant bien soigneusement de regarder Maggie.
- La cause de la mort est l’ingestion en grand nombre d’anxiolytiques. L’ingestion ne semble pas avoir été forcée si l’on considère leur disposition dans l’œsophage et l’estomac. Cela semble confirmer l’hypothèse du suicide. La victime s’est endormie sans souffrir. A noter la présence d’une cicatrice assez récente de césarienne. Le dossier médical de la victime indique qu’elle a fait une fausse couche il y a deux mois.
Il avait dit tout cela sans respirer ou presque.
- Parfait, Dalloway, parfait. Vous finirez à ma place, jeune homme. J’ai le nez pour ce genre de choses. Voilà, c’est tout ce que je pouvais dire, inspectrice...Walters, c’est bien çà ?
Maggie approuva d’un hochement de tête.
- Vous êtes nouvelle, non ? Je n’ai pas le souvenir de vous avoir déjà vu ici, continua-t-il. Mais si Martin vous a prise dans son équipe, c’est que vous devez être compétente. Sans çà, vous seriez en train de récurez les toilettes d’un commissariat paumé en plein New Hampshire.
Maggie Walters n’apprécia que très rarement les dires du docteur Caan. Mais pour le moment, vu sa position, elle devait se contenter de sourire et la fermer. Peut-être qu’un jour elle aurait autant d’assurance que lui et elle pourrait martyriser les petits nouveaux, mais ce jour n’était pas encore arrivé.
Elle tourna les talons, laissant les apprentis légistes s’abreuver des paroles du grand maître. En sortant de la pièce, elle se dirigea vers l’accueil où elle demanda un téléphone.
- Allô, Jim ? Oui, c’est moi... Oui, c’est pour cela que je t’appelle... Ecoute Jim, tout indique que ta sœur a elle-même choisie d’en finir. On a retrouvé ses empreintes sur les tubes de médicaments. Le légiste est formel, on ne l’a pas forcée à les ingérer...Je suis désolée, Jim, sincèrement...Etais-tu au courant pour sa fausse couche ? ...Elle avait de nombreuses raisons d’en finir avec la vie...Non, ce côté-là de l’enquête est encore assez flou...J’allais justement le faire...Ce que j’ai est suffisant pour clore l’enquête mais je t’ai promis que je vérifierais toutes les pistes et c’est ce que je vais faire...Non, ne me remercie, c’est tout naturel...Au revoir.
Elle reposa le combiné et souffla. C’était une bonne chose de faîte. Elle allait maintenant pouvoir s’attaquer à l’affaire Downson en commençant par les lieux de la disparition.
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FFrules3
- Posté le
26 mai 2005 à 18:15:45

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Bonjour aussi à un nouveau lecteur, TheBoss1606. Désolé, je n´avais pas vu ton post.
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SkySoft
- Posté le
26 mai 2005 à 18:39:30

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Woah, un chapitre qui m´est dédié! Quel honneur!!!
D´autant plus que c´est, comme à ton habitude, un excellent chapitre^^!
Mis à part quelques fautes ( " inspectrice...Walters, c’est bien çà ? " --->ça), c´est toujours du tout bon, avec un humour fin et un style toujours aussi subtil et élégant.
Next!!!
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Ostramus
- Posté le
26 mai 2005 à 18:51:35

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Bien, rebien; mégabien. L´action trainasse un oeu mais je ne dirais rien de ce coté la car je fais pareil . ..
UN DETAIL ! !!
: Dans le précédent chapitre, je trouve ça gros qu´elle est lu UN artcile de journal il y a UN AN et qu´elle s´en rappelle très bien, tout autant que des travaux de Downson . ..
Pas la peine de déranger, je vais moi mème m´étrangler . ..
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redsissi
- Posté le
26 mai 2005 à 20:28:57

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Ton pont ( enfin ta passerelle...) ce serait pas Dalloway le futur légiste?
Toujours génialissime! j´adore! je savoure! je déguste! et j´attends la suite avec envie...
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FFrules3
- Posté le
28 mai 2005 à 23:31:46

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Bon, bah, hop, le neuvième chapitre. Merci aux lecteurs qui prennent le temps de me lire.
Et si parmi vous, il y en a qui ne postent pas et qui n´aiment pas certaines choses, merci de me le dire. Cela pourra peut-être éviter les événements malheureux qui sont survenus avec Anduril.
Voili voilou.
Redsissi -> Si, c´est bien cela.
Dalloway, l´étudiant de Méridian est le nouveau médecin légiste de Scoop. Sa colle a peu près dans les dates.
Dans le même genre, Thomas Nyse, le voisin de Christy Pleshett qui vient juste d´emménager est la première victime de Scoop. Dingue, ils habitaient dans le même immeuble ! Le hasard fait bien les choses, parfois.
Ostra -> Trouve-toi un autre détail sur lequel m´embêter !
Tiens, pour la peine, voilà un très long chapitre.
Enjoy !
Lundi 27 Juin
15 : 31
Domicile du Pr. Downson - Greenwich Village
Un fils
Le Pr. Downson habitait un appartement dans l’un des plus beaux coins de Greenwich Village qui semblait avoir conservé son aspect du 19ème siècle. Les rues étaient pavées, les enseignes des magasins sentaient bon l’artisanat et les voitures n’y avaient pas droit de cité. On voyait l’Hudson River au bout de la rue, derrière les arbres d’un petit square, et l’allée du rivage sur laquelle de nombreux joggers allaient et venaient.
Will Downson attendait que l’inspectrice Walters arrive. Elle l’avait contacté une demi-heure auparavant pour qu’ils fouillent ensemble le domicile du professeur. Will doutait fortement qu’ils trouvent quelque chose de nouveau mais il avait confiance en les capacités de la nouvelle inspectrice. Il avait senti dès le premier regard qu’elle était compétente. La fougue de l’âge sûrement.
Compétente certes, mais aussi en retard remarqua Will en jetant un coup d’œil à sa montre rayée. C’était son père qui lui avait donné pour ses quinze ans et il ne l’avait jamais enlevé depuis lors. C’était avant qu’ils ne se perdent de vue. Will n’avait jamais eu la fibre scientifique et son père l’avait découvert assez tôt. Mais il l’avait quand même poussé à devenir comme lui avant que Will ne prenne ses distances et ne choisisse lui-même son avenir.
Puis sa mère était morte et avec elle, une partie de son père. D’ordinaire si précis et si attentif aux détails, il avait commencé à oublier certaines choses, les mots venaient à lui manquer, il bafouillait, se perdait en ville. Les chiffres étaient les seules choses qu’il n’oubliait pas et il s’enfermait donc dans le travail.
La mort de sa mère les avait rapprochés mais le vieil homme avait ensuite disparu et depuis, le fils attendait un signe qui avait fini par arriver cette nuit. Son père était vivant et il était prêt à le retrouver par n’importe quel moyen.
L’inspectrice Walters finit enfin par arriver. C’était une belle jeune femme, bien habillée et intelligente pour le peu qu’il avait pu en juger. Ses cheveux bruns mi-longs voletaient au vent découvrant sa nuque. Mais quelque chose l’intriguait. Derrière ses yeux durs, il devinait de la tristesse chez cette femme qui marchait vers lui d’un pas pressé.
- Merci d’être venu, monsieur Downson, dit-elle en lui tendant une main qu’il serra.
Elle avait de la poigne malgré des mains très douces.
- Je suis ravi d’être là. J’avais peur que l’enquête ne fasse plus partie des priorités de la police.
- Ne vous en faites pas. Depuis cette nuit, toute l’affaire est redevenue prioritaire. J’ai lu le dossier et j’ai quelques questions si cela ne vous dérange pas.
Will fut surpris. Il lui semblait avoir déjà tout dit à l’autre inspecteur et il le fit remarquer à Walters.
- Je sais parfaitement cela, répondit-elle. Mais comprenez-moi bien, monsieur Downson, la raison pour laquelle j’ai été affectée à l’enquête, est que j’ai une vision totalement neutre dessus. Je pourrais peut-être remarquer des choses que vous n’aviez pas vues. Donc, laissez-moi faire mon travail et contentez-vous de répondre à mes questions.
Elle semblait de mauvaise humeur. Will se doutait qu’elle pouvait devenir terrible et préféra donc ne pas réveiller la bête.
- Tout ce que vous voudrez, inspectrice. Que voulez-vous savoir ?
- Votre père avait-il reçu des menaces de mort avant sa disparition ? demanda-t-elle.
- Oui. Des appels tard la nuit, des gens qui venaient l’aborder dans la rue...
- Des lettres ? le coupa-t-elle.
Will hésita, fouillant dans sa mémoire.
- Non, pas de lettres. Ou alors, mon père ne me les a jamais montrées. Nous parlions peu depuis que ma mère nous avait quitté. Je venais de temps en temps m’assurer que tout allait bien. Mais il était tellement absorbé par son travail qu’il ne me remarquait guère.
Walters ne répondit rien, ce dont Will lui fut gré. C’était toujours un peu difficile d’en parler. Ils restèrent ainsi quelques secondes sans parler. Maggie laissait traîner ses yeux autour de l’immeuble où habitait le professeur Downson.
Elle aurait aimé habiter ici. C’était un endroit paisible en plein milieu de la mégalopole la plus active du monde. La ville qui ne dormait jamais. Peut-être que plus tard, elle s’y installerait et fonderait une famille. L’excitation de la matinée avait laissé place à une certaine morosité depuis sa visite à la morgue. C’était aussi cela le métier d’inspectrice et elle l’avait oublié.
Will sortit une clé de sa poche et l’invita à entrer dans le vieil immeuble. Il lui révéla que son père habitait au second étage.
- Je n’y suis pas retourné depuis qu’il a disparu, lui dit-il quand ils arrivèrent devant la porte. Tout devrait donc être à la même place que l’année dernière. Je ne savais pas si je devais le vendre, le louer, le laisser tel quel...
Il tourna la clé dans la serrure et la porte s’ouvrit sans difficultés. Maggie eut le souffle coupé. Devant elle s’étalaient des feuilles par centaines, éparpillées dans tous les coins de la pièce principale, des appareils étranges dont elle ignorait la fonction, des cadres avec des photos sur les murs, toutes représentant une belle femme. La mère de Will, comprit Walters.
- Vous êtes certain que personne n’est venu ? On dirait que tout a été retourné, demanda Maggie.
Will eut un petit rire.
- Non, c’est ainsi que mon père travaillait. Dans un chaos organisé. Surtout vers la fin d’ailleurs, avant qu’il ne soit enlevé. Il ne s’intéressait plus qu’aux chiffres, il n’avait rien à faire du reste. Parfois, il oubliait même mon prénom.
- Parlez-moi de Meridian, fit Walters.
- C’était la dernière obsession de mon père. En fait, c’était une idée de ma mère. Elle était très impliquée dans l’aide humanitaire, notamment en Afrique. Elle s’y était rendu de nombreuses fois et elle voyait tous ces enfants, toutes ces familles qui manquaient d’eau. Cela la rendait malade. Cela l’a rendu malade. ( une pause) C’était une femme extraordinaire. Vraiment. Enfin, à sa mort, mon père a décidé de tout mettre en œuvre pour réaliser son rêve. S’il parvenait à créer une machine pour contrôler le climat, il pourrait venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin.
- C’est une intention très louable et c’est tout à son honneur.
- Bien sûr, cela ne s’est pas fait sans mal. Il allait d’échec en échec et je ne savais pas comment faire pour l’aider. Je n’ai jamais été un scientifique, vous savez. Puis, un jour, j’ai trouvé sur mon répondeur un message où il me disait qu’il avait trouvé. Les médias s’en sont emparés. Cela a été la folie. Mon père tentait d’expliquer que ce n’était qu’à l’état théorique, qu’il lui faudrait encore sûrement de nombreuses années de travail mais il était devenu trop important. C’est à ce moment-là que les menaces de mort ont commencé.
Maggie avançait prudemment entre les documents pour tenter de ne rien déplacer. Ce n’était pas comme cela qu’elle imaginait le laboratoire d’un scientifique.
- Comment arrivait-il à inventer des choses là-dedans ? demanda-t-elle.
- C’est très simple, il notait tout dans un petit carnet vert qui ne le quittait jamais. Dès le moment qu’il est devenu connu, mon père a subi de nombreux cambriolages. On essayait de lui voler le fruit de ses recherches. Tout noter était le seul moyen qu’il avait trouvé pour éviter que ces infractions ne freinent ses recherches. C’était aussi le seul moyen de parer à sa mémoire de plus en plus défaillante.
Maggie hocha la tête et se concentra sur l’appartement. Des colombages sur les murs, des briques rouges, des poutres bien apparentes au plafond, c’était un appartement typique de cette partie du Village. L’ensemble faisait un peu « entrepôt » mais cela avait son charme.
- Vous vous souvenez de la nuit de sa disparition ? A-t-il tenté de vous contacter ?
- Je me souviens de la nuit parce qu’il avait beaucoup plu. J’avais passé la nuit debout, je n’aime pas trop les orages. Mais je n’ai reçu aucun appel, rien. Le lendemain, je suis venu ici et mon père avait disparu. J’ai pensé qu’il était parti acheter quelque chose mais il n’est pas rentré.
Le dossier disait qu’aucune empreinte, en dehors de celles du professeur, n’avait été relevée. Cela lui avait paru louche sur le moment, mais elle constatait à présent, devant le fatras enchevêtré d’appareils de toutes sortes et de documents, que cela était impossible à moins d’avoir de la volonté et du courage. De la chance aussi, pensa-t-elle.
L’Académie avait beau former des inspecteurs à la pelle, il y avait certaines choses que l’on y apprenait toujours pas. Une parole de son père, lui aussi policier, traversa l’esprit de Maggie. Il faut toujours visualiser la pièce dans son ensemble, disait-il.
Elle navigua entre les obstacles pour atteindre l’un des coins de la pièce. Il y avait plus de documents par ici et l’on ne voyait plus le sol, noyé sous quelques dizaines de centimètres de papier. Adossée au mur, elle se retourna et observa la pièce. Will cherchait de son côté, soulevant quelques feuilles, déplaçant divers objets.
Non, rien. Elle ne voyait strictement rien. Son pied heurta quelque chose de dur sous la masse de papier. Elle s’agenouilla en enfilant des gants de plastique. Elle écarta le fatras et sortit une petite boite richement décorée, de la taille d’une cassette vidéo. Elle était ouverte mais il n’y avait rien dedans.
- Vous savez ce que c’est ? demanda-t-elle à Will qui avait arrêté de chercher.
En voyant la boite, Will ouvrit de yeux ronds.
- C’était à ma mère. Mon père y conservait quelques bijoux lui ayant appartenu. C’était en quelques sortes son Saint Graal. Mais où sont passés les bijoux ?
Maggie eut une idée. Elle sortit de sa poche intérieure un petit étui. Elle en sortit une petite brosse circulaire qu’elle passa délicatement tout autour de la boîte.
- Bingo.
Will jeta un coup d’œil.
Sur l’un des rebords apparaissait une empreinte partielle.
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Ostramus
- Posté le
29 mai 2005 à 00:25:18

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Bien bien bien. Je me tairais sur les détails qui ne concernent mon point de vue.
L´action avance un peu plus et on est maintenant bien " dans le bain".
Suite !
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redsissi
- Posté le
29 mai 2005 à 04:19:21

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oui ça prend forme doucement cette enquête et je sens qu´elle va me captiver!!
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mcstl
- Posté le
29 mai 2005 à 09:14:42

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salut
je viens de lire ta fic ! elle est trop bien !
vite la suite ! !!!!!!
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FFrules3
- Posté le
3 juin 2005 à 19:32:40

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Juste un petit post pour dire que la suite de " Meridian" est reportée sine die.
Coz´ vraiment pas le temps et plus trop l´envie d´écrire en ce moment vu que c´est ce que je fais chaque jour dans mon stage.
Donc, vous devrez attendre pour en connaître la fin.
Mille excuses.
En attendant lisez Etiam Periere Ruinae ou le Système pour ceux qui l´ont pas lu.
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redsissi
- Posté le
3 juin 2005 à 22:19:49

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arf... tant pis...
nan moi je lis Providence en ce moment...
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Sujet : « Fic : Meridian (Policier) »