Cycle : Courtes Histoires D'Amour - Ecriture - Page 5 sur JeuxVideo.com

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Sujet : « Cycle : Courtes Histoires D'Amour »

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  • redsissi Voir le profil de redsissi
  • Posté le 8 mai 2005 à 04:00:38 Avertir un administrateur
  • Camp Papillon

    J’avais obtenu ce job par la peau des dents. L’équipe de recrutement parcourait la province pour embaucher des gens de tous les coins pour son personnel du camp d’été. J’avais postulé comme secrétaire et comme infirmière, puisque je possédais les deux diplômes. On m’avait convoquée en entrevue pour le poste de secrétaire, sauf que, une fois sur place, c’est plutôt le job d’infirmière qu’on me proposa. Ils avaient besoin de trois infirmières pour le camp d’adultes, le premier des trois, et deux d’entre elles étaient déjà engagées. Fallait donc que je fasse preuve de beaucoup de persuasion pour obtenir le poste, ce que je fis sans trop de difficulté, leur faisant valoir ma bonne volonté et mon désir d’apprendre. Et j’obtins le poste en question. Je fus donc très fébrile jusqu’au moment de joindre tous les gens qui avaient été embauchés là-bas.

    Il y avait trois vagues de campeurs qui allaient se présenter l’une après l’autre. Le premier camp, celui des adultes, devait durer quatre semaines. Puis ce serait au tour des adolescents pendant trois semaines et successivement, des enfants pendant encore deux semaines. Je devais normalement être présente à tous les camps, car je faisais partie de l’équipe de départ. Se joindrait à nous une autre équipe de quatre infirmières après le camp d’adultes.

    Je fis la connaissance de Louise, l’infirmière en chef et de Chantal ma collègue de travail avec qui j’allais partager les tâches. Nous partagions aussi le dortoir ensemble. Nous avions chacune notre soir de garde à tour de rôle. Si une urgence se présentait, l’infirmière de garde se devait d’accompagner au besoin ou de faire tout le nécessaire pour le bien-être et la sécurité des campeurs.

    Ensuite on a rencontré le reste de l’équipe des moniteurs et autres personnels de camp. On a commencé par se présenter, se connaître un peu et prendre connaissance des lieux. Le camp était vraiment agréable. Tout présageait que j’allais me plaire à cet endroit pour l’une de mes premières expériences en nursing.

    Le camp était grand, dans un site enchanteur, beaucoup d’arbres, des petits sentiers qui serpentaient un peu partout, des dortoirs pour les gars et les filles disséminés un peu partout aussi, il y avait un lac à proximité et une cafétéria où tout le monde se rassemblait pour manger, ou le matin pour avoir le programme de la journée. La clinique médicale se trouvait au centre du camp, pour qu’elle soit accessible à tous les pavillons dortoirs situés tout autour.

    Notre clientèle se composait de personnes handicapées, la plupart en chaise roulante ou avec de l’appareillage pour la mobilité (  marchette, canne, etc.), ou atteint de paralysie cérébrale, de fibrose kystique, en fait, il y avait toute une panoplie d’handicaps représentés.

    Nous nous apprêtions donc à rencontrer nos premiers campeurs, les adultes, au nombre de deux cents. Au fur et à mesure que notre clientèle se présentait, ils venaient chacun leur tour à la clinique pour entre autres choses, y laisser leurs médicaments que nous devions classer afin de les retrouver le moment venu. Il a fallu déployer toute une organisation, puisque nos campeurs n’étaient jamais au même endroit lors de la prise de médication. En effet, le matin ils se trouvaient dans les pavillons, le midi à la cafétéria et le soir au dortoir! En plus, nous ne connaissions aucun de nos clients et n’avions aucun moyen conventionnel (  tel les bracelets d’identification dans les hôpitaux) pour les repérer. C’était un vrai casse-tête! Au début, il a fallu fonctionner avec les moniteurs de l’année précédente qui en connaissaient certains, et de fil en aiguille, on en est venu à en connaître quelques-uns et on se faisait aider aussi des moniteurs, mais eux aussi devaient retrouver leurs campeurs respectifs pour les activités qui avaient été planifiées pour eux dans la journée.

    Donc je fus assignée à la distribution des médicaments, tandis que Chantal s’occupait des traitements et ponctions. Louise devait superviser notre travail. L’un des campeurs qui me marqua le plus s’appelait Simon. Il était en chaise roulante, mais toujours d’extrême bonne humeur. Cheveux noirs courts, yeux vifs foncés aussi, une barbe naissante, noire également, des sourcils un peu broussailleux, une belle voix chaude et forte, il arrivait à la clinique le matin en m’appelant son petit cœur. Il avait une belle carrure d’épaule, mais ses jambes étaient un peu atrophiées du fait qu’elles ne servaient pas beaucoup.

    Donc chaque matin Simon venait quérir son métamucil à la clinique et ses médicaments.

    - Bonjour ma belle Sonia! Mon p’tit cœur sur deux pattes. T’es de bonne humeur ce matin?
    - Bonjour Simon (  avec un grand sourire). Oui ça va bien! T’as l’air dans une forme splendide toi!
    - Quand je te vois mon p’tit cœur je suis toujours de bonne humeur! Dis tu veux me faire un bisou?
    - Tu sais bien que je dois pas fraterniser avec la clientèle… (  tout bas, un peu coquine…)
    - Juste un petit… allez… stp… (  implorant)

    Et je me laissais gagner et lui donnait un petit baiser rapide sur la joue ou le front pour lui faire plaisir parce que je l’aimais bien.

    Mais peu à peu à force de le côtoyer, je commençais à l’apprécier beaucoup et j’ai senti que je tombais amoureuse de lui… Il ne fallait pas!! Je savais que je ne le reverrais pas de sitôt après ce camp! Il demeurait à des kilomètres de chez moi et je savais que je n’avais aucun moyen d’aller le voir sans déranger quelqu’un. Et puis j’avais mon copain déjà… il m’attendait à mon retour du camp. Je n’avais pas caché à Simon que j’avais un petit ami, mais il disait qu’au camp, il était pas là, et que lui allais en profiter pour venir me voir chaque jour. Cependant, je me disais aussi que j’apportais sans doute un peu de bonheur à Simon et puis je m’attachais à lui doucement.

    Simon venait donc me voir tous les jours à la clinique et passait souvent avec son ami Sylvain aussi lorsque celui-ci venait chercher ses médicaments.

    Toutefois, plus le camp avançait et plus je me sentais fatiguée et incompétente dans ce que je faisais. On faisait des dix-huit heures de travail par jour, parce qu’on était pas nombreuses, et le soir on commençait à rigoler pour des riens après 3-4 jours de ce régime. On dormait trop peu, trop mal et on se sentait susceptibles de faire des erreurs plus le temps avançait, et on appréciait pas trop.

    Au bout d’une semaine, le directeur du camp me fis venir à son bureau. Il me demanda comment ça allait au camp. Je lui dis que j’étais fatiguée parce que ça faisait deux fois que je me rendais aux urgences avec un patient lors de mes nuits de garde, et que la planification à la clinique se faisait difficilement, malgré toute ma bonne volonté.

    Il s’en était rendu compte et me demanda ce que j’en pensais. Je lui dis que je me rendais bien compte que j’avais pas la moitié de l’expérience de mes consoeurs de travail (  l’une avait travaillé dans des dispensaires dans le nord du Québec avec des autochtones et l’autre avait fait partie d’équipes volantes dans les hôpitaux de Montréal, alors que moi je n’avais aucune expérience pratiquement et que j’avais déjà terminé mon cours il y avait quatre ans passés) et que malgré tous mes efforts, j’arrivais pas à combler mes lacunes et suivre ce rythme. Je lui fis remarquer que je n’avais aucune envie d’être un poids pour mes collègues et que s’il croyait que je devais partir, puisque je ne remplissais pas mes fonctions, j’étais d’accord.

    Il fut donc décidé que je quitterais le camp le lendemain avant le dîner et qu’une autre infirmière viendrait prendre ma place. Je dus donc me résoudre à quitter Simon plus tôt que prévu. Je devais lui dire avant de partir, sinon il aurait beaucoup de peine que je le quitte sans rien lui dire. Je savais qu’on lui donnait son bain tous les soirs dans une section particulière où seulement lui et son moniteur avait accès. Je demandais donc au moniteur la permission de passer un peu de temps avec lui pour l’avertir de mon départ du lendemain. Permission qui me fut accordée.

    Ce fut difficile autant pour lui que pour moi je crois. Je suis allée le rejoindre à la baignoire. Il m’a demandé pourquoi je partais, m’a dit qu’il m’aimait, qu’il voulait qu’on continue à se voir et à s’écrire, il ne voulait pas que je partes… J’étais déchirée… Je l’aimais aussi, mais je savais que notre relation était impossible, nous pleurions tous les deux… Je l’ai serré dans mes bras et il m’a demandé de lui accorder un baiser sur la bouche… Il me dit qu’il avait jamais embrassé une fille sur la bouche. J’étais attendrie. J’ai pas pu lui refuser ça… Nous avons fermé les yeux tous les deux, pour mieux apprécier ce moment magique, et nous nous sommes embrassés dans un baiser langoureux et sensuel. Simon m’a remercié, et m’a dit qu’il ne m’oublierais jamais… Je suis partie en pleurant… bouleversée… le saluant et essayant de cacher mes larmes…

    Je suis retournée à la clinique où j’ai vainement essayé de dormir, touchée et émue. J’ai fini par trouver le sommeil, de fatigue et le lendemain c’était l’heure du départ qui sonnait.

    Il est revenu saluer son petit cœur une dernière fois à la clinique et réclamer son baiser encore une fois. Et cette fois, je lui ai donné sur la bouche sans qu’il ait besoin de le demander. On s’est échangé nos adresses, pour s’écrire, une fois le camp terminé. On ne le fit qu’une fois chacun, et ensuite nous sommes retournés chacun à nos vies respectives. Mais jamais moi non plus, je n’oublierai le sourire de Simon et sa bonne humeur contagieuse.


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  • redsissi Voir le profil de redsissi
  • Posté le 10 mai 2005 à 02:18:49 Avertir un administrateur
  • J´ai figé tout le monde ou quoi?
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  • Chocobo3 Voir le profil de Chocobo3
  • Posté le 10 mai 2005 à 02:25:07 Avertir un administrateur
  • Long, fort long red

    Je vais envisager la lecture quand même
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  • Merrylin Voir le profil de Merrylin
  • Posté le 10 mai 2005 à 17:30:37 Avertir un administrateur
  • Il est original et qu´une histoire d´amour prenne place en ce lieu parait inhabituel en littérature. Bon moi ça ne me fait pas absolument rêver mais c´est sûr que c´est touchant.
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  • redsissi Voir le profil de redsissi
  • Posté le 12 mai 2005 à 08:07:17 Avertir un administrateur
  • Euh c´est pas du rêve Merrylin...
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  • Merrylin Voir le profil de Merrylin
  • Posté le 12 mai 2005 à 09:35:33 Avertir un administrateur
  • J´avais compris. Je parlais en tant que lecteur, en me mettant en situation.
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  • gna-gna Voir le profil de gna-gna
  • Posté le 12 mai 2005 à 16:53:51 Avertir un administrateur
  • De la chance ?  

    Possible.

    De la poisse ?  

    Pas impossible.

    Sous un ciel calme et tendre sur une terre dur et féconde, je l´ai vu aussi belle qu´une étoile. Elle ma regardé puis est partie, depuis je ne puis l´oublier elle est dans mon coeur je suis piéger mais je garde au fond de mon coeur un espoir de la revoir.

    Ai-je eu la mal chance de l´avoir croisé ?  
    Je pense que ce jour là j´était sous une bonne étoile car maintenant je sais que dans ce monde sans beauté existe quelque chose de beau aussi beau qu´une étoile.

    dsl si il y a des fautes
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  • redsissi Voir le profil de redsissi
  • Posté le 13 mai 2005 à 04:59:32 Avertir un administrateur
  • c´est très court ça Gna-gna!

    tu aurais pu développer plus je pense, on a à peine le temps de se tremper dans l´atmosphère que c´est fini!
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  • SkySoft Voir le profil de SkySoft
  • Posté le 13 mai 2005 à 15:53:25 Avertir un administrateur
  • Aucune idée de la longueur, ni de la qualité, en tout cas,... Enfin bon voilà quoi, à vous de juger...


    Une rencontre impromptue. Il aura fallu l’intervention d’un ami commun pour que je la connaisse, pour qu’il me la présente, pour que je tombe amoureux.

    Même si au départ ce n’était sans doute qu’une attirance physique tant sa beauté me subjuguait, tant ses traits fins et dessinés, ses lèvres colorées et ses yeux pétillants me transportaient, j’étais totalement sous le charme, et je n’en demandais pas moins.
    Très vite, nos relations ont commencé à se développer. Nous passions du temps ensemble, aussi bien au lycée qu’en dehors, nous allions parfois au cinéma tous les deux, nous riions de concert et ces moments étaient vraiment agréables.
    Mais mon cœur n’en ressortit évidemment pas indemne. Habitué des sentiments et de leur violence, il se protégeait tout d’abord, connaissant trop bien la douleur que ceux-ci pouvaient, et avaient déjà par le passé, engendrer.
    Puis, chemin faisant, il se découvrait peu à peu, faisait tomber les barrières qu’il avait mis en place pour me défendre contre les assauts de cette magnificence faite femme, et ne pu finalement rien quand, un jour, je me rendis compte que mon amour était devenu bien réel.

    Bien évidemment, tout n’était pas encore fait. Après tant de temps passé ensemble, de fous rires partagés, de regards échangés, une complicité était née, mais elle ne me permettait pas, timidité maladive oblige, de tout lui avouer aussi facilement que je l’aurais voulu. Alors, par divers moyens, tous plus stupides et futiles les uns que les autres, je tentais de faire passer ce que je ressentais, je lui envoyais des signaux, tout en sachant qu’ils étaient pour la plupart incompréhensibles, mon cœur jouant encore une fois son rôle de protecteur, m’empêchant de me jeter, au sens propre comme au figuré, corps et âme vers elle.
    Mais il vint un moment où je dû passer outre mon appréhension, outre ma réserve pour finalement lui avouer mes sentiments, lui ouvrir mon cœur, me mettre à nu devant elle. Elle ne su que dire sur le moment, sans doute surprise, peut-être apeurée, certainement réticente. Elle me promit de me donner une réponse rapidement ;   et même si elle se fit attendre, celle-ci fut malheureusement celle que je craignais, négative.

    Anéanti, abattu, désarçonné, je ne pouvais qu’encaisser et tenter de me faire une raison. Seulement ceci n’était pas aussi aisé. Et malgré mon « expérience » de ces moments et la clarté de sa réponse, je ne pus m’y résoudre. Pour elle sans doute, l’ « incident » était clos et la vie reprenait son cours. Mais la force de mes sentiments était telle que ceux-ci ne l’entendaient pas de cette oreille. Nos relations reprirent leur cour habituel, et je m’efforçais de camoufler ce que je ressentais, pour ne pas paraître envahissant et ne pas lui faire peur, car je tenais plus que tout à elle et la perdre totalement m’effrayait au plus haut point.

    Plusieurs mois passèrent ainsi, mes sentiments que ne faisant que s’accroître, notre complicité grandissant chaque jour un peu plus. Nous nous confiions l’un à l’autre, nous en apprenions énormément sur le parcours de chacun, tant sur le plan humain qu’émotionnel, amoureux, et surtout nous parlions de nos rêves, de nos envies, de la vie que nous nous imaginions. La mienne, je ne pouvais évidemment que la rêver auprès d’elle. L’intimité qui s’installait entre nous n’était pas pour me déplaire, mais je sentais qu’elle commençait à devenir peut-être trop importante et je sentais qu’il était temps de remettre les choses au clair, de lui faire comprendre que malgré tous ces mois qui avaient passés, je n’avais jamais cessé de la porter dans mon cœur, et de chérir les instants que nous partagions.

    Prenant conseil autour de moi, autour d’elle, en parlant avec des amis communs, je décidais à nouveau de me déclarer, mais cette fois de façon plus solennelle. Et même si l’on pouvait trouver ça niais, mon romantisme enfoui remontait et je ne pouvais échapper au poncif du genre : la lettre enflammée, accompagnée d’une douzaine de rose.
    La rédaction de celle-ci ne fut point laborieuse, le plaisir d’écrire sur elle, pour elle, de me délester de mes sentiments faisant couler les mots, ma plume dansant sur la feuille pour la couvrir de ce que j’avais au plus profond de moi. Plus angoissant fut le moment d’aller choisir les fleurs. Même si j’étais certain de mes sentiments, rien n’y faisait, l’appréhension me dominait et j’étais plusieurs fois sur le point de renoncer. Mais en repensant à elle, au rêve que j’avais fait quelques jours auparavant, me réveillant en pleine nuit, le souffle court, en nage, une douleur me vrillant le bas ventre, celle-ci causée par un manque, le manque de sa présence auprès de moi, je ne pus que me reprendre et finalement aller au bout de mon acte.
    J’étais maladroit, intimidé, embarrassé, mais la fleuriste me mettait à l’aise, comprenant bien l’importance de ma démarche. Elle m’aidait à choisir des roses rouges, flamboyantes, d’une beauté si intense que je rougissais à leur vue, presque troublée devant le ravissement de ces œuvres d’art faites fleurs. Les formalités remplies, elle m’assurait qu’elles arriveraient à bon port, me lançant un sourire complice qui m’aidait à faire descendre la pression qui m’avait envahi. C’était trop tard pour reculer, elle était désormais seule juge.

    Je n’eu pas de réponse immédiate, ne la revoyant que quelques jours après ma démarche. Visiblement troublée, gênée, ne sachant que me répondre, elle ne parvenait à s’exprimer et je sentais au fond de moi que cela n’augurait rien de bon.
    Malheureusement, mon intuition ne m’avait pas trahi : sa réponse fut à nouveau négative, celle-ci sortant en effet déjà avec quelqu’un, que j’appris plus tard être un de mes meilleurs amis… Et le fait qu’elle m’avoue ne pas savoir ce qu’elle ressentait pour moi ne faisait que me déchirer encore plus le cœur.

    Un sentiment de rejet, de haine, de trahison s’empara alors de moi et pendant plusieurs longues semaines, le seul fait de penser à elle, d’imaginer son visage, m’amenait les larmes aux yeux et me faisait me sentir mal. Je traversais ainsi une longue passe de désespoir et de repli sur moi-même, jusqu’à ce que je reprenne courage et que je me rende compte que le monde tournait toujours autour de moi, que j’avais des amis qui me manquaient et à qui je manquais, et que je ne devais pas m’appesantir ainsi sur mon sort mais reprendre le dessus. Je renouais ainsi contact avec eux, et bien évidemment avec elle, et même si cela me demandait des efforts de tous les instants, je parvenais à surmonter tout ce que j’avais en moi pour tenter de reconstruire, et de me reconstruire. Le temps passa ainsi, jusqu’à aujourd’hui…

    Aujourd’hui, je me sens faible. Le temps est une nouvelle fois passé, les choses ont changé, mais d’autres sont redevenues comme avant. Et parmi celles-ci, il y a ma relation avec elle. Par je ne sais quel miracle dont elle a le secret, elle est parvenue à panser mes blessures et à m’amadouer à nouveau, alors que j’avais juré la haïr jusqu’à la fin de mes jours. Mais renouer avec elle, d’une manière aussi proche, ne pouvait que réveiller mes vieux démons, et c’est précisément là que je voulais en venir.
    Tout cela, toute cette tirade, tout ce monologue pour vous décrire ce qui m’amène aujourd’hui à faire ce que je m’apprête à faire et ce dont vous allez être témoin. Je joue en quelque sorte mon joker, j’abats la seule carte qu’il peut bien me rester, pour tenter de savoir ce qu’il y a réellement en elle, pour essayer de faire vibrer la petite corde qui nous rattache peut-être au fond d’elle.

    Nous sommes chez un ami. J’ai manœuvré pour que celui-ci et les autres invités sortent pour aller chercher la boisson et tout ce dont nous avons besoin pour la soirée qui se prépare, et pour que nous soyons tous les deux, juste tous les deux, seuls dans la maison. Je ne sais pas si elle s’en est rendue compte, et peu importe.
    Alors qu’elle observe par la fenêtre, le regard dans le vague, je m’approche d’elle. Elle se retourne, je jette mes yeux dans les siens, tente de dénicher une lueur particulière au fond de sa pupille. Elle me rend mon regard, sourit, et perçoit ce que je tente d’y imprimer puisqu’elle tente d’ouvrir la bouche et de me dire quelque chose.
    Mais je ne lui en laisse pas le temps. Je pose une main sur sa hanche, l’autre venant envelopper délicatement sa nuque, je la regarde intensément, donnant autant de force à mon regard que je le peux, puis mes lèvres rejoignent les siennes et je l’embrasse avec passion. Je sens la surprise s’emparer d’elle, me repoussant presque, puis se laissant finalement aller face à la chaleur de l’instant. Nos visages se séparent finalement, nous ouvrons délicatement les yeux ensemble, puis elle me dit quelque chose…


    Le reste appartient à la fiction, à l’imagination du lecteur… et peut-être bientôt à la réalité… Souhaitez-moi bonne chance !  


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  • redsissi Voir le profil de redsissi
  • Posté le 13 mai 2005 à 17:30:02 Avertir un administrateur
  • bonne chance Sky...
    (  croise tous les doigts pour que ça marche...)

    j´espère que la ténacité aura raison cette fois...
    très émouvant... très touchant...
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  • Merrylin Voir le profil de Merrylin
  • Posté le 13 mai 2005 à 21:00:35 Avertir un administrateur
  • On te souhaite tous un happy end, Sky. Rien ne se passe généralement comme prévu, mais il peut arriver parfois que cet imprévu soit meilleur encore...

    Tout cela est certainement bien dit parce qu´on ressent en le lisant (  d´une manière très atténuée certainement) cette sensation de manque qui est décrite. Enfin je vois très exactement de quoi tu parles en tout cas.
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  • Vil-e-Coyote Voir le profil de Vil-e-Coyote
  • Posté le 16 mai 2005 à 05:26:57 Avertir un administrateur
  • Je suis venu, j´ai lu, j´ai vécu... c´est le meilleur ompliment que je puisse faire et il s´applique à l´ensemble du topic.

    Maintenant j´ai quelques petites préférences pour la dernière histoire de Sky, celle de Red "  une amitié particulière" et celle de FFrules "  Si tel est notre destin" mais honnetement toutes les histoires ici sont bonnes car elles laissent transparaitre la réalité ;  )
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  • Vil-e-Coyote Voir le profil de Vil-e-Coyote
  • Posté le 16 mai 2005 à 05:28:33 Avertir un administrateur
  • J´en ai même peur de faire "  tache" avec la mienne et je me demande même si elle a sa place ici, enfin si elle ne convient pas, faites le moi savoir gentiment...
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  • Vil-e-Coyote Voir le profil de Vil-e-Coyote
  • Posté le 16 mai 2005 à 05:30:13 Avertir un administrateur
  • Les caractères : ** représentent l´italique dans ma fic
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  • Vil-e-Coyote Voir le profil de Vil-e-Coyote
  • Posté le 16 mai 2005 à 05:31:01 Avertir un administrateur
  • Amour & Haine de l’éternel éphémère

    Vous savez certainement que de l’amour à la haine il n’y a qu’un pas, mais vous vous dites aussi que l’éternel ne saurait être éphémère et vice et versa, n’est-ce pas ?   Et bien c’est vrai, aussi vrai que mon histoire d’amour, que je vais rapporter ici est des plus banales. Aussi vrai que les succubes existent et que l’une d’entre elle m’a réduit en esclavage, aussi vrai que mon nom vous semblera faux : Liv-e-Toyoc, pour vous servir. Oui comme la célèbre fille du chanteur d’aerosmith… que voulez vous, on ne choisit pas sa carte d’identité surtout quand elle découle d’une paternité au nom aussi absurde que le prénom est grotesque (  merci papa). Toute une génération de chasseurs d’autruche ça ne peut pas laisser indemne…

    **Tu es née de mes lèvres**

    La « tirante » - bien que le terme tyrante lui sied à merveille lui aussi - que je connais est, sans aucun doute, la pire de toute… elle m’obsède et me possède comme un besoin trop mal sevré. Elle stagne tel un petit oiseau sentimental, dans sa cage thoracique, juste à côté du cœur (  Dixit Hoegarden). Sa veloutée m’a attiré quand je l’ai vue s’étiolée ;   envoûtante et brillante ;   virevoltante et chatoyante ;   dansante sous les cieux étoilés ;   aimante et à l’éclat preste avec ses milles feux bariolés, toujours plus haut vers la voûte céleste.

    Ô oui je l’ai vue, ma sublime amazone, bon chic/bon genre, bon choc/belle cendre, fière avec ses manières élégantes de grande dame issue des hautes sphères…

    … elle était croquante, je l’ai tentée.

    Ô oui je l’ai eue, ma femme fatale, à la fois si frêle et si dangereuse, cette belle et noble guerrière avec sa magie aguichante et ses cruels rituels de sorcière…

    … elle était tentante, je l’ai croquée.

    C’est qu’elle m’a bel et bien ensorcelé cette garce… à supposer que j’arrive un jour à me libérer de ses charmes, cela ne se fera pas sans mal, ni sans quelques séquelles. Un seul de ses baisés a suffit pour faire de moi son esclave, peut-être pour l’éternité, en tout cas jusqu’à ce que la mort ou un trop plein de vie nous séparent. Son amour est si grand qu’il touche même ceux qui n’en veulent pas, tellement grand que je l’aime encore depuis cet été, il y a 13 ans… et ce, malgré la haine que j’ai vite appris à éprouver à son égard.

    **Je t’allume
    Tu m’embrumes
    Je t’assume¨
    Tu m’consumes**

    « En mai, fais ce qu’il te plait… ». Les plus pervertis d’entre vous pourront s’amuser à trouver une contrepétrie un brin plus salace et en rapport avec une partie bien charnue de l’individu… enfin bref. Le mois de mai, celui des fleurs dit-on non sans quelques raisons. Voyez à quel point les circonstances étaient favorables à une romance :

    Tout commença donc en mai, par une journée ensoleillée. Mes potes me la présentèrent, tout fiers car ils étaient déjà tous passer « dessus », et moi tel un mouton, je suivis Panurge dans le précipice… c’est qu’on étaient des gosses assez précoces, et pas sagace pour un sou mais pas non plus dénués de malice ;   plutôt de grands sots revêches et bravaches, testant les murs sans airbags et sans ceintures : de sécurité comme de chasteté…
    Au début, c’était juste de la fanfaronnade et puis ce fut le coup de foudre – sauf qu’il serait plus juste de dire un coup de flamme – qui incendia mon âme. Il faut dire pour ma défense qu’à cette époque je la regardais avec mes yeux d’enfant, innocent ;   je n’ai pas vu les artifices dont elle était attifée ;   c’est qu’elle avait tout pour plaire…
    Une ravissante damoiselle aux cheveux brun/blond, vêtue de son habituel chemisier blanc (  d’une sobriété follement classe) et de sa petite robe mordorée (  froufroutante qui plus est), et dotée d’un regard de braise qui ferait fondre n’importe quel glaçon digne de ce nom.

    **Tu vies de mes poches**

    Car c’est la plus grande des « pyrogirls », toutefois, il lui faut toujours quelqu’un de mèche, pour l’allumer et lui permettre, ainsi, d’embraser le monde…
    Une nuit elle a même voulu me calciner, je me suis réveiller à temps parce que ça sentait le roussi, elle avait mit le feu au lit. Ensuite ça été les repas empoisonnés… pourtant, je l’aime encore…

    **Tu vides mes proches**

    Ça avait pourtant démarré sur les chapeaux de roues, avec la passion propre à toute relation dénuée de garde-fou, avec l’obsession secrète d’arriver à un tout… partie d’un rien mais voulant la porter à ébullition. Action… Réaction. Comme pour tous les couples, on est passé par maints stades et moultes débandades : d’abord, on s’est imposé des limites à nous même et à nos prouesses, on se voyait quelques fois par semaine histoire de faire connaissance autour d’une caresse. Puis, l’ivresse aidant, on s’est donné un peu plus de répondant et j’ai pu apprécié sa finesse. Petit à petit, elle s’est transformée en véritable furie nymphomane et elle a commencée à m’imposer ses tarifs : bien entendu, je n’ai pas su dire non… et notre ardeur qui, toujours, se consumait. Elle en redemandait tout le temps, elle me voulait : elle m’a eu.
    On faisait l’amour trois fois par jour, avant que les masques ne tombent et que ça passe à la vingtaine, avant que l’on se transforme en vulgaire parodie de bête à deux dos... mais les trois fois d’après le repas sont les seul que je savourais pleinement.


    On l’a fait un peu partout : en pleine nature, dans des boites, dans des concerts, dans la cuisine et j’en passe des vertes et des pas mûres… mais c’est devenu un amour par habitude surtout. Avec les trois fois d’après le repas, il n’y a guère que les moments où on prend le café en tête-à-tête qui me manquera si un jour j’arrive mettre le holà…
    Ceux qui ont déjà eu affaire à une succube savent à quel point il est ardu de faire fi de tout feu et d’échapper à ses sortilèges, d’autant plus qu’il me faut aussi échapper à cette noirceur qu’elle déverse dans mes poumons sans cesse…


    Voilà pourquoi je tenais à vous avertir :


    !   !   !   ATTENTION !   !   !  
    !   !   !   Qui s’y frotte… s’y pique !   !   !  


    Méfiez vous de cette belle dame sans merci, cette succube qui, dorénavant filtre mon stress mais me blesse davantage jour après jours. Méfiez vous de cette femme que jadis j’appelais : ma petite clopine et que maintenant j’appelle ma sucette à cancer… et pourtant, je l’aime… encore… et encore…

    **J’aimerais que tu meurs à mes pieds**
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  • Vil-e-Coyote Voir le profil de Vil-e-Coyote
  • Posté le 16 mai 2005 à 05:48:15 Avertir un administrateur
  • L´échéance se raproche, je vais ravoir un pc à moi et alors là...

    - Miceldars (  je lirais bientôt ta fic)
    - Shinou (  idem)
    - Jovic (  itou)
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  • Redsissi Voir le profil de Redsissi
  • Posté le 16 mai 2005 à 06:39:36 Avertir un administrateur
  • Vilain coyote!!! tu m´as eue avec ta clope!!! j´ai cru tout le long que tu parlais d´une femme... tu peux être de toi polisson!
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  • Redsissi Voir le profil de Redsissi
  • Posté le 16 mai 2005 à 06:42:51 Avertir un administrateur
  • Bien joué en tout cas! j´aime beaucoup! on ne se doute absolument pas de la chute! tu as gagné ton pari je crois!!!
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  • Vil-e-Coyote Voir le profil de Vil-e-Coyote
  • Posté le 16 mai 2005 à 14:23:54 Avertir un administrateur
  • Ah c´est cool, c´est la question que je me posais tout le long... vont-ils y croire ?   :ouf:
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  • Merrylin Voir le profil de Merrylin
  • Posté le 16 mai 2005 à 14:29:30 Avertir un administrateur
  • Ok c´est écrit de manière très subtile. Je m´en suis douté au bout d´un moment, à cause du champ lexical, mais le parallèle est fait de manière remarquable, ça m´a bien plus de lire le texte avec ce double sens.
    Beau plaidoyer en tout cas.
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Sujet : « Cycle : Courtes Histoires D'Amour »

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