Cycle : Courtes Histoires D'Amour - Ecriture - Page 14 sur JeuxVideo.com

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Sujet : « Cycle : Courtes Histoires D'Amour »

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  • redsissi Voir le profil de redsissi
  • Posté le 11 novembre 2006 à 23:20:21 Avertir un administrateur
  • rhaaaaaaaaaaaaaa...
    c´est ça laisse-nous sur notre appétit!!! :nah:

    Je crois que j´ai noté au moins deux fautes flagrantes... Singapour et alea jacta est (le sort en est jeté)

    Bonne histoire, bien racontée, on embarque dans le feeling, on ressent bien les personnages.
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  • FFrules3 Voir le profil de FFrules3
  • Posté le 12 novembre 2006 à 13:45:05 Avertir un administrateur
  • Bon texte, malgre les fautes que Red a reperees. Les phrases courtes laissent une tres bonne impression, j´ai bien aime.

    Bienvenue sur ce topic hiphop danseuse :ok:
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  • FFrules3 Voir le profil de FFrules3
  • Posté le 10 décembre 2006 à 13:59:48 Avertir un administrateur
  • Nouvelle courte histoire d´amour dans la veine de "5 ans plus tard".

    Enjoy ! :ok:


    La fin d´une histoire

    Parfois, je ne parviens pas à faire la différence entre le rêve et la réalité. Les lieux, les personnes et les heures se mélangent et il me semble que je flotte à travers le temps et l’espace.
    Comme quand vous vous réveillez en pleine nuit et que vous constatez qu’il n’est que deux heures du matin. Vous fermez les yeux, juste quelques secondes selon vous, et sans savoir pourquoi, il est déjà l’heure de se lever. Un battement de cil de cinq heures. Rêve et réalité.


    Dans mon rêve, je recevais le Pulitzer pour un reportage sur la situation au Darfour. Dans ma réalité, il n’est que deux heures du matin et quelqu’un tambourine à la porte de mon appartement. Je chuchote quelques paroles incompréhensibles, du style « Si c’est mon agent, je le tue » et parviens finalement à m’extirper de sous mon épaisse couette. Dieu bénisse la moquette, qui ne transforme pas nos voûtes plantaires en glace par simple pression du pied, comme le fait admirablement le plancher ou le carrelage. Pensées éparses.

    Je me déplace dans l’appartement, en essayant de faire le moins de bruit possible pour une raison que j’ignore alors que les coups redoublent sur la porte. J’ai l’impression qu’elle va céder, voler en éclats dans mon entrée et je me promets de perdre mon sang froid légendaire pour accueillir ce visiteur nocturne avec toute l’impolitesse qui ne me caractérise pas en temps normal.

    J’aurais aimé faire ce que je viens de penser, mais comme pour la plupart des gens, ce que je veux faire et ce que je fais en définitive sont des étrangers qui ne se rencontrent que très rarement.
    - Salut Will, me dit une voix que je n’ai pas entendu depuis sept ans quand j’ouvre la porte. Je peux entrer ?

    Et sans attendre la moindre réponse, elle passe le pas de ma porte pour entrer dans mon appartement comme si, par un procédé que j’ignore, elle avait inversé le cours du temps et des choses. Je commence à penser que peut-être, je suis en train de rêver, et qu’au lieu d’ouvrir la porte de chez moi, j’ai ouvert celle qui donne sur mon passé.

    J’attends le moment où tout redeviendra normal. Une minute. Deux minutes. Elle est toujours là, dans mon salon, à me fixer d’un air grave. Trois minutes. Je me pince. Quatre minutes. Je commence à réaliser que c’est peut-être la réalité tout compte fait, même si j’ai des difficultés à établir une quelconque relation de cause à effet entre ce que j’ai fait ces derniers jours et la raison de sa présence ici.

    - Qu’est-ce que tu fais ici, Nell ?
    - Il fallait que je te voie, me répond-elle sans hésitation.
    - A deux heures du matin ?
    - Désolée, mais il fallait vraiment que je te voie.

    Elle s’assoit dans l’un des divans et attend visiblement que je la rejoigne dans le salon. Je l’aurais sans doute fait sans hésitation quelques années plus tôt mais en cet instant précis, je reste indécis. Je me mets à errer dans un espace de quelques centimètres carrés, comme si mon monde se réduisait à la distance entre le portemanteau et la petite commode de l’entrée et qu’elle en était exclue.
    - Pourquoi tu restes là-bas Will ?
    - J’attends que tu disparaisses.

    Disparaître de mon rêve ou de ma vie, peu importe le sens que j’ai voulu donner à cette phrase, elle l’a prise en plein cœur. Une femme que j’ai aimée à la folie sept ans plus tôt est donc en train de pleurer dans mon salon et je reste à la regarder, à attendre qu’elle s’évapore ou que mon réveil sonne pour me dire que je dois me rendre au journal.

    Je ne me souviens pas de mes rêves, mais je suis à peu près certain que je parviens toujours à me réveiller de ceux que je ne veux pas subir. Je statue donc qu’il ne s’agit pas d’un rêve et que pour une raison que j’ignore, Nell est bien dans mon salon, à pleurer en pleine nuit.

    Cela ressemble à la dernière fois que nous nous sommes parlés sauf que nos rôles sont maintenant inversés. Elle avait passé la majeure partie de la discussion à m’expliquer pourquoi nous n’étions pas faits pour être ensemble et pourquoi elle avait décidé de partir.
    - Qu’est-ce que tu fais là, Nell ? je demande à nouveau.
    Elle tente de se calmer et n’y arrivant pas, se relève.
    - Je n’aurais jamais dû revenir.

    Bien malgré moi, je me retrouve à l’empêcher de partir. La partie de moi qui n’a jamais cessé de l’aimer a pris le contrôle de mon corps et me fait faire des choses contre mon gré. Je reste tout de même maître de la parole.
    - Explique-moi ce qu’il se passe.

    Je la raccompagne jusqu’au divan et ensemble, nous nous asseyons. Elle renifle bruyamment et même si je ne sais plus pourquoi, je veux qu’elle fasse moins de bruit.
    - Tu veux du thé ?
    Elle avait l’habitude d’en boire souvent, nous avions d’ailleurs le même arôme de prédilection, fruits des bois. Elle hoche de la tête.

    La bouilloire siffle, trop fort pour moi. Des sueurs froides coulent le long de mon dos, j’en frissonne. Je sors deux tasses et les doux parfums de cassis et de mûres emplissent l’air de la cuisine. Quand je reviens au salon, elle ne pleure plus.
    - Tiens, dis-je en lui tendant une tasse. Fais gaffe, c’est chaud.
    - Merci.
    Un silence s’installe.
    - Au risque de me répéter, puis-je savoir ce que tu viens faire là ?
    Elle semble gênée.
    - Je viens de rompre avec Matt.
    Je ne vois toujours aucune relation de cause à effet, mais cela va venir, j’espère.
    - Matt... Tu n’es quand même pas venue jusqu’ici à deux heures du matin pour me parler de tes problèmes sentimentaux ? dis-je d’une voix douce, mais ferme.
    Elle hoche à nouveau de la tête et je la trouve si pathétique que cela me brise le cœur.
    - Je n’aurai jamais dû rompre avec toi, ajoute-t-elle.
    Un autre silence s’installe et je souhaite soudainement qu’il ne s’arrête jamais.
    - Je ne te demande rien, tu sais ? Je voulais juste que tu le saches. Tu es la personne faite pour moi et tu ne peux pas imaginer à quel point j’en veux à la moi d’il y a sept ans. J’étais une petite conne qui ne savait pas de quoi elle se privait. Je voulais juste m’éclater et tu nous voyais déjà mariés et parents. Tu es arrivé trop tôt dans ma vie et je n’étais pas prête. Je le suis maintenant.
    - Nell... Ne fais pas ça.
    Je suis presque en train de la supplier en disant cela.
    - Si tu crois que je n’y ai pas réfléchi avant de venir. Ce qui s’est produit avec Matt n’est que le dernier acte d’une pathétique vie amoureuse. La mienne en l’occurrence.

    Elle passe les dix minutes qui suivent à m’expliquer ce qui n’allait pas avec chacun de ses anciens petits amis mais je ne l’écoute déjà plus, trop abasourdi par ce qu’elle vient de me révéler. Alors quand elle me demande ce que j’en pense, je n’arrive pas à lui répondre. Au lieu de cela, je souris parce que je me souviens.
    - Pourquoi est-ce que tu souris ?
    - Tu ne peux pas imaginer combien de fois j’ai rêvé d’avoir cette conversation avec toi, durant ces sept dernières années. Le début des rêves est toujours le même. Toi, la porte, la nuit, les pleurs, ce thé, l’histoire de ta vie amoureuse ratée.
    - Et comment se terminent-ils ?

    Je sais ce qu’elle attend que je lui dise et l’espace d’un instant, j’aurai pu lui donner ce qu’elle voulait. Je l’ai aimée, passionnément, et elle m’a quitté. Il est probable qu’une partie de moi l’aimera toujours, ce qui expliquerait pourquoi j’ai envie de l’embrasser en cet instant précis, d’étreindre ce corps que j’ai appris à connaître, puis à finalement détester.
    - Cela dépend. Jusqu’à peu encore, j’aurai tout plaqué et nous serions redevenu un couple. Nous étions bien ensemble, et je suis persuadé que ce serait génial.
    - Je pressens un « mais ». Je n’aime pas les « mais ».
    - Mais les rêves évoluent. Ils changent.
    - Ce n’est pas un rêve, Will.

    Je me rends compte que mes rêves sont cruels. Ils ne sont là que pour me rappeler qu’il me reste des choses que je n’ai pas encore réglées dans ma vie, qu’il y a des situations passées que j’aurais aimées différentes et que je ne peux changer. Mais ils sont aussi les pages qu’il me faut tourner pour continuer à avancer.
    - C’en est un, Nell. Il faut croire qu’inconsciemment, j’aime rêver de toi parce que cela me permet de t’expliquer encore et encore pourquoi, même si tu revenais frapper à ma porte en me suppliant de recommencer notre histoire, nous ne pourrions être un couple comme avant.
    - Ce n’est pas un rêve, Will.
    - C’est à ce moment que je me mets à t’expliquer que toute cette situation ressemble trop à une chanson des Kings of Convenience que j’aime écouter le soir pour que tout ceci soit vraiment réel. Tu répètes que ce n’est pas un rêve mais je continue mes explications. Tu cherches à me prouver que tout ceci est bien la réalité mais comme tu n’es qu’un rêve, ce soir je ne t’écoute pas. Je te raconte tout ce que j’ai enduré après notre rupture, de ces semaines passées à ne faire rien d’autre que pleurer, à espérer que tu reviennes frapper à ma porte.
    - Comme ce soir.
    - Comme ce soir, exactement. Et comme les autres soirs précédents, mais il y a quelque chose de différent cette fois-ci. D’habitude, je ne me souviens pas de ce que je rêve, mais là...
    - Tu te souviens des autres fois, me coupe-t-elle.
    - Tout à fait.
    - Et qu’est-ce que cela veut dire à ton avis ?
    - Je pense que cela veut juste dire que j’ai enfin réussi à t’oublier. Que mes rêves n’ont plus besoin de me tester. Que je ne t’aime plus. Parce que je suis amoureux de quelqu’un d’autre.

    Nell me regarde alors avec un sourire puis se lève, en me mettant une main sur mon épaule. Elle se dirige vers la porte, ondule et disparaît avant même d’avoir touché la poignée. Je me retrouve seul dans mon salon, deux tasses de thé fumantes sur la table basse.

    Alors que je me glisse à nouveau sous ma couette, un coup d’œil au radio-réveil m’indique qu’il est trois heures et demie. Un bras passe autour de ma taille, des lèvres m’embrassent dans le cou et dans la nuit seulement troublée par les phares des voitures des travailleurs nocturnes, une petite voix ensommeillée demande :
    - Tout va bien ?
    - Oui, j’ai juste un peu de mal à dormir.
    Je chuchote pour ne pas la réveiller plus.
    - Encore un mauvais rêve ?
    - Pas cette fois-ci, Juliane. Tout va bien, rendors-toi.
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  • Dame_Mistie Voir le profil de Dame_Mistie
  • Posté le 10 décembre 2006 à 16:55:58 Avertir un administrateur
  • FFrules, je t´aime :-D
    J´aime lire tes textes, j´aime ta manière d´écrire, j´aime tes histoires.
    Voilà c´est tout ce que j´ai à dire.
    J´ai adoré. Jusqu´au bout on se demande s´il rêve vraiment. Et oui, ses rêves l´aident à surmonter son chagrin d´amour, ses rêves l´aident à se rendre compte que désormais il a trouvé le bonheur avec la fille qui est dans son lit.
    J´aime :-)
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  • FFrules3 Voir le profil de FFrules3
  • Posté le 10 décembre 2006 à 17:23:32 Avertir un administrateur
  • :rouge: Merci de ce commentaire, Dame_Mistie ! Toujours fidele a ce topic :-)))
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  • redsissi Voir le profil de redsissi
  • Posté le 10 décembre 2006 à 20:15:44 Avertir un administrateur
  • ah les amours tourmentées... les questionnements pour savoir si on a pris la bonne décision, si on aurait pas dû plutôt faire autre chose...

    et finalement se conforter dans les décisions qu´on a prises et continuer d´avancer

    tu vas finir par me transmettre ton fétichisme relié aux prénoms FFrules... tu sais que je suis toujours friande de tes histoires... que dis-je vraiment gourmande, mais Mistie m´a encore chipé le privilège d´être ta première lectrice... je me contenterai donc pour cette fois d´être le second violon... mais ce n´est que partie remise!!
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  • redsissi Voir le profil de redsissi
  • Posté le 13 mars 2007 à 13:52:45 Avertir un administrateur
  • Beaucoup de tendresse ressentie dans cette histoire FFrules... :hap:

    toujours aussi émouvant... :oui:
    j´aime :coeur: comme toujours!
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  • FFrules3 Voir le profil de FFrules3
  • Posté le 13 mars 2007 à 21:14:01 Avertir un administrateur
  • Merci Red ! :coeur: :rouge:
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  • Yohan-Kiefa Voir le profil de Yohan-Kiefa
  • Posté le 14 mars 2007 à 15:13:27 Avertir un administrateur
  • C´est magnifique, si commun à tous, et j´aime ça. ^^
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  • Ladyinred Voir le profil de Ladyinred
  • Posté le 24 août 2007 à 18:06:28 Avertir un administrateur
  • Cette histoire n´est pas vraiment une histoire d´amour, mais au fond c´en est une... elle n´a rien d´original, c´est seulement une des miennes, très ordinaire j´en conviens et j´espère que malgré le fait que je détaille beaucoup et pas assez à la fois, elle saura vous toucher...
    Je ne me sens pas encore très à l´aise pour présenter mes textes que je trouve souvent moches et trop platoniques et j´avais pas envie d´en faire un topic et d´attirer trop l´attention sur moi. Voilà.

    Enjoy ou pas...



    Un air de vacances

    Ça fait des mois, voire des années qu’on planifie de passer quelques jours ensemble ma copine et moi. On se connaît depuis 37 ans, on en a vécu des trucs depuis le temps… Et on caressait toutes les deux ce rêve de se retrouver comme à nos années de collège (le collège ici débute vers 17-18 ans, faut le dire, ce qui correspond pour vous à l’époque fin lycée, début de fac si je ne m’abuse), dans cette ambiance unique de nonchalance heureuse…

    Mais beaucoup de choses ont changé depuis, et il faut faire avec les aléas de la vie. Je suis mariée, deux ados et elle est en couple aussi mais sans enfant. On voulait pouvoir se retrouver sans enfants et sans mari. L’occasion s’est présentée alors que son mari partait à la chasse pour quelques jours et moi j’ai organisé mon horaire en conséquence. Elle voulait me payer un souper au resto pour fêter l’événement, je me sentais mal d’arriver avec rien alors j’ai opté pour lui offrir un collier de l’entreprise où je bosse, ça lui ferait en même temps un p’tit souvenir de moi qu’elle pourrait porter sur elle. Je sais qu’elle est nerveuse et souvent stressée alors j’ai choisi volontairement une pierre pouvant l’aider, le cristal. Elle avait l’air heureuse de mon choix. Bref tout ça me ramène au point de départ de ces quelques jours si agréables…

    J’avais pas pris de vacances depuis des lustres et je me suis dit que c’était le moment et que sans doute j’aurai pas une autre occasion de ce genre avant longtemps. Toutefois il fallait faire avec les horaires chargés de ma fille et son caractère explosif (soit dit en passant qu’elle a hérité de moi!!). Ça n’a pas été simple mais j’ai réussi à lui faire comprendre que j’avais besoin de vacances. Ma douce moitié l’avait compris tout de suite lui… Mais les enfants, c’est jamais aussi simple. Et j’avoue que j’étais très excitée de me retrouver entre copines sauf que fallait faire la route, 120 km à me taper aller seulement et je ne suis pas habituée de conduire dans les grandes villes et sur les autoroutes, ça me stresse grave!! Par contre j’ai pris mon courage à deux mains et j’y suis allée. J’avais préparé quelques effets personnels, histoire d’être à l’aise en toutes circonstances. Et je suis partie!

    J’ai mis la radio pour me tenir compagnie (c’est bizarre comme on a l’impression parfois de connaître ces gens qui nous parlent à force de les écouter, et la radio a un cachet que la télévision n’a pas… on se fait des images mentales selon nos critères propres alors qu’à la télé impossible!!) j’ai réglé quelques affaires avant de partir et hop en route!!

    Le voyage s’est bien passé et j’étais heureuse de retrouver ma cop de toujours! On s’est embrassées, j’ai déposé mes affaires dans une chambre et on est parties magasiner un peu. On a fait quelques boutiques, car je voulais trouver le cadeau d’anniversaire de ma fille (oui c’était son anniversaire le lendemain, elle avait ses 18 ans et je tenais à lui offrir un truc qu’elle voulait particulièrement). Ensuite ma copine m’a proposé d’aller se balader « dans le Vieux » (c’est la partie basse de la ville de Québec qui est moins moderne et qui a un cachet un peu européen) ce que j’ai accepté avec plaisir car j’aime particulièrement cette partie de la ville de Québec. On y a flâné pendant deux bonnes heures, elle cherchait à se procurer un bracelet en argent et on a visité plusieurs bijouteries ou magasins de pierres. L’ambiance est vraiment agréable dans le Vieux, il y avait plein de touristes de toutes sortes de nationalité mais surtout des asiatiques. Certains nous ont même demandé de les prendre en photo. On se baladait un peu comme des vacanciers nonchalamment en profitant des chauds rayons du soleil et des endroits ombragés que Place Royale offre à ses visiteurs. On a même visité une vieille maison avec une voûte intérieure dans la cave et des meubles d’époque. On a aussi trouvé un p’tit bijou de terrasse…

    Cet endroit je voulais vraiment le savourer, on s’y est arrêté un moment pour vraiment l’apprécier. Il y avait un resto bistrot à proximité avec des tables et chaises dehors sur la terrasse et un parc adjacent. Ce parc était vraiment succulent!! On y voyait en arrière plan la falaise (probablement vestige des plaines d’Abraham un peu plus haut), il y avait aussi des arbres naturels par où filtrait la lumière du soleil et des oiseaux gazouillaient en se dandinant d’une branche à l’autre pour notre plus grand bonheur. Au sol des fleurs luxuriantes dégageaient leur parfum enivrant et des dalles avaient été posées en paliers et en sentiers dans un art savamment étudié. D’énormes pots contenaient des plantes tropicales pour achever l’ambiance tropicale de ce jardin particulier. Ça et là erraient de petits écureuils cherchant nourriture et attention. Pour compléter ce décor enchanteur, un musicien d’un certain âge jouait lascivement de la harpe avec tout son cœur et toute son âme. Je me suis sentie transportée ailleurs en fermant les yeux et j’ai remercié intérieurement pour ce moment d’extase de l’esprit et des sensations. Oh comme j’aurai voulu prolongé ce moment indéfiniment…

    L’endroit était si romantique que je me suis prise à rêver d’être auprès de mon amour, nous deux seuls au monde comme les amoureux savent si bien l’être quand ils le souhaitent. Des sensations de bonheur intense m’ont envahis quelques instants et j’ai fermé les yeux pour mieux m’en délecter. J’ai avalé quelques gorgées de ce jus d’agrumes que je venais d’acheter pour étancher ma soif, mais ma soif était tout autre à présent…

    Nous avons quitté ce havre de paix à regret, j’ai envoyé un baiser de la main au musicien pour ces moments de tendresse vécus et nous avons pris le chemin du resto qu’avait choisi pour moi mon amie.

    Une ambiance feutrée, avec une décoration dans les teintes de rouge et noir agrémenté de bambous un peu partout. Des tables intimes en banquette. Une atmosphère Feng shui quoi! Je m’y sentais bien. Elle connaît vraiment mes goûts. On a savouré un repas délicieux tout en discutant d’anecdotes du passé et de gens que l’on connaît. Après le repas nous sommes retournées chez elle et on a continué la discussion, en parlant de ce qu’on vit chacune de notre côté et de nos combats de tous les jours. Un bon rosé nous a aidé à trouver le sommeil et après une nuit un peu mouvementée (ou je dors mal quand je ne suis pas dans mon lit, pourtant elle a tout fait pour m’assurer le confort, mais les habitudes ont parfois la vie dure!) je me suis levée, comme à mon habitude, plus tôt qu’elle et j’ai lu en attendant son réveil. Nous avons déjeuné et ensuite sommes retournées faire quelques achats, elle a récupéré des copies d’examens à corriger à l’école où elle enseigne et nous sommes allées ensuite savourer un buffet chinois pour le dîner.
    Comme je voulais être de retour pour le souper chez moi, en milieu d’aprem j’ai repris la route, fort satisfaite de ces quelques jours de vacances bien méritées et qu’on espérait prendre depuis si longtemps. Ce fut trop court, mais le souvenir de ces quelques jours restera longtemps gravé dans ma mémoire c’est indéniable…

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  • FFrules3 Voir le profil de FFrules3
  • Posté le 3 mai 2008 à 22:02:26 Avertir un administrateur
  • Aaaah, Québec, quelle ville magnifique...

    Très joli texte, Red, que je n'avais pas vu quand tu l'avais posté. Désolé. C'est désormais chose faite. ;)
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  • ladyinred Voir le profil de ladyinred
  • Posté le 17 juillet 2008 à 20:09:07 Avertir un administrateur
  • tu passes encore ici... incorrigible romantique!!! (ouais j'avoue je suis pareille... mais quelque chose est brisé en moi maintenant... et je sais pas si je pourrai encore écrire ce genre d'histoire... l'amour est un sujet à la fois intarrissable et blessant...)
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  • Ladyinred Voir le profil de Ladyinred
  • Posté le 30 janvier 2009 à 03:52:11 Avertir un administrateur
  • toujours rien à se mettre sous la dent?

    FFroules... tu fous quoi mon coeur? encore embourbé dans tes corrections? :fou:
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  • FFrules3 Voir le profil de FFrules3
  • Posté le 30 janvier 2009 à 08:00:22 Avertir un administrateur
  • Bah figure-toi Red que l'envie de me mettre à récrire me titille de plus en plus. Je n'ai rien écrit de potable depuis 2007 donc je me tatais à finir "Secrets" et on verra bien ensuite. :ok:
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  • Quel Voir le profil de Quel
  • Posté le 30 janvier 2009 à 22:29:06 Avertir un administrateur
  • L'amour... j'y connaissait rien, je détestait ça... ça sert à rien, on fait que souffrir. Sans savoir pourquoi, on voit quelqu'un, on commence à l'apprécier, un peu trop... Le soir, on se demande, on va voir son ami, il nous dit qu'on est amoureux... le choc, ensuite la joie, "bonjour monsieur, je suis amoureux", vive la vie, faut que je le dise à tous le monde, je suis devenu grand, je suis devenu comme les autres, l'amour, c'est peut-être pas si nul que ça. Ensuite, le jour d'après, on a l'impression que l'autre aussi, mais bizarrement, on ose rien dire. On reste bêtement à lui jeter des coup d'oeil. Les jours suivants, on se dit qu'on va réussir à lui dire un mot, mais non. Les jours suivants, c'est toute la tribu de copain qui est au courrant, qui nous donne des conseils qui nous semblent humainement impossible à réaliser. Les jours suivants, on se surprend à tagguer tout se qu'on trouve de son prénom. On essaye de tout savoir sur la personne, on essaye de lui parler, mais on y arrive pas plus. Finalement, on commence à avoir envie de la revoir. On est hyper content quand on a vu ses yeux, on est triste quand on a l'impression que l'aimé(e) n'a rien à nous dire. On ose pas se jeter à l'eau, alors qu'il y a cents phrases sur msn qui nous l'hurlent. Finalement, pendant les vacances, rassemblant notre courage à deux main, l'on se lance, l'on prend le téléphone, l'on s'amuse à écrire très vite le numéro qu'on connait déjà par coeur, on attend avec appréhension pendant que ça sonne. Quand le père décroche, on est terrorisé, mais peut-être a-t-il compris, parce qu'il ne pose pas de questions. Ensuite, c'est la rencontre entre les deux protagonistes, on se lance, on est content de soi, la personne répond non, on a l'impression qu'on va mourir. Les jours suivants, on ne sort pas de sa chambre, on a l'impression que notre vie est la pire au monde. On voudrait tout arrêter. Plus tard, on se retrouve dans la même classe, on jette des regards, on a peur d'avoir embêter. On ne parle pas du tout, on reste seul, on se demande si on va réussir à l'oublier un jour. Quelques mois passent, où rien ne se passe. On cherche à lui parler, mais on y arrive pas, on cherche à être ami avec les siens, et finalement, ils se montrent compréhensifs. On se rend compte que l'amour, c'est pas du tout comme ce qu'on imaginait avant, c'est beaucoup +.
    Je pleurais chaque soir, juste pour la revoir.
    Chaque fois que je la quittais des yeux, je ne pensais qu'au moment où j'aurais le courage de la reregarder.
    Chaque fois que je fermais les yeux, je revoyais les siens.
    Chaque fois que je rêvais d'elle, c'était pour la voir heureuse, ou mourir.
    Chaque jour où par la force de la volonté, je lui disais salut, j'était l'homme le plus heureux de la terre.
    J'ai laissé mes amis de côté, j'ai laissé ma famille de côté, j'ai laissé ma vie de côté, pour être à ses propres côtés.
    J'ai passé des journées à pleurer, des dimanche en particulier, car cela faisait trop longtemps qu'on s'était quittés, j'aurais tout donner pour la reregarder.
    Je me suis rendu compte que je l'aimais beaucoup trop.
    Je ne voulais pas me suicider, car comment je la reverrais?
    Je ne voulais pas lui parler, ou risque de l'embêter.
    J'ai finalement réussi, à lui demander qu'on soit ami.
    Les journées passèrent, tandis qu'en moi, c'était la guerre.
    J'ai réussi à manger à côté d'elle, j'ai cru que ce n'était pas réel.
    Le jeudi 15 Janvier, le plus beau jour de ma vie, je disais.
    Avais-je cru qu'un bonheur existait, qui surpassait ce que j'imaginais?
    Avais-je cru qu'un jour comme vendredi, j'aurais réussi à paraître son ami?
    Avais-je cru que ce vendredi-ci, ce puisse-être aujourd'hui?
    Avais-je cru que ce soir, j'aurais pu oublier tout ce qui était noir?
    Avais-je cru un seul jour, qu'aujourd'hui, mon amour,
    Décide de me parler un petit peu, tout ce qui me suffit pour être heureux,
    Que la plus belle journée de ma vie, devienne en effet celle-ci,
    Que ma vie changerais, juste en lui ayant parler?

    Aurais-je jamais cru celà, qu'un jour, j'aimerai autant Lisa?
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  • FFrules3 Voir le profil de FFrules3
  • Posté le 31 janvier 2009 à 17:02:50 Avertir un administrateur
  • Quel -> C'est une jolie petite nouvelle qui retranscrit des émotions ressenties par chacun d'entre nous lors de l'adolescence. Il y a pas mal de fautes mais c'est un bon petit texte, bien qu'assez peu original.

    Et conseil, demander par téléphone, c'est la loose. :ok:
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  • Ladyinred Voir le profil de Ladyinred
  • Posté le 3 février 2009 à 17:45:27 Avertir un administrateur
  • oui ça transcrit bien les émotions paradoxales qu'on vit quand on aime, autant le côté sombre que le côté lumineux de la chose...

    mais le bonheur c'est 5 minutes de lumière intense pour une journée de pensées sombres, d'incertitude et de souffrance...
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  • Ladyinred Voir le profil de Ladyinred
  • Posté le 28 juillet 2009 à 04:16:15 Avertir un administrateur
  • et celui-là vient tout de suite après :oui:

    t'es où mon Roméo!!! :coeur:
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Sujet : « Cycle : Courtes Histoires D'Amour »

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