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Forum : Ecriture

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Sujet : « La cène déjouée »

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  • Cheval-GRec Voir le profil de Cheval-GRec
  • Posté le 14 février 2012 à 19:25:04 Avertir un administrateur
  • Salutations! Je me présente tout d'abord, je m'appelle Luc(Vous me direz, osef) et depuis quelques années déjà je me suis épris de passion pour l'écriture. Je ne prétend pas être doué, ni même lisible, mais j'aimerais avoir vos critiques, vous, aficionados de la littérature! :)

    Bon, c'est une pièce de théâtre pour changer, dont je n'ai terminé que la première scène.


    Disclaimer: Ce récit est stupide, ses personnages stériles, son intrigue aussi creuse que celle des feux de l'amour. Ne vous infligez pas ça.


    Acte unique- Scène Première

    Regulus (Roi)
    Taddius (Conseiller),
    Tarastre (Un second conseiller)
    Hippolonitrionnihilorenzoschnikov (Sûrement quelqu'un, où au mieux quelque chose)
    Un milicien
    Les indignés
    Aisselle

    Regulus, Taddius et Tarastre sont attablés à la cène. Aux temps présents, joué au ton jadis.


    Regulus, s'attablant - Ainsi donc se joue notre dernière pièce, au demeurant burlesque. Mes suivants m'ont renié et mon peuple défait de toutes ses espérances. Je suis ce que l'on nomme un roi de sang déchu, et alors que s'affairent à manœuvrer ma chute quelques chiens enragés, je goûte à ce repas tout suintant de leur sueur. Que me veulent t-ils enfin, ces chancres éplorés qui n'eurent jamais le zèle d'assumer le propos qu'ils clamaient comme un hymne lorsque je vins au trône? Que n'ais-je fais pour servir leurs grossières intentions? Ne leur ais-je pas donné tout le pain qu'ils méritent, et n'ais-je pas défais de ma main la pudeur qui récusait leurs gestes? Jusqu'au tronc pervertis, et saillant les hymens comme on déflore un champ, ils n'eurent plus pour attraits que ceux de la débauche, ils en jouirent ces gredins, jusqu'à laisser paraitre un fléau salvateur qu'ils considérèrent tous comme un acte divin.

    Tarastre- Monseigneur est servi des affres de l'ennui, et se veut seul coupable aux yeux de ceux qui jouirent des bienfaits qu'il offrit.

    Regulus- Ce ne sont que des pleutres! Aux grâces que je leur fît succède la trahison qu'ils me font aujourd'hui. Que ne me veulent-ils voir défait de mes pouvoirs pour mieux les octroyer au révolté tyran qui foule ma demeure de ses pas impétueux?

    Hippolonitrionnihilorenzoschnikov, de nulle lieu en tout temps, d’une voix torve et sépulcrale, marmonne dans sa barbe- L’on me peint tel un roi avant de me déchoir et d’ainsi m’attabler aux murs de ton salon. Et j’en ai vu bien d’autres, fougueux princes en chaleur prêts à sucer le con d’un peuple encore vierge aux chimères des promesses. Et en tout temps je dus ouïr les mêmes comédies, chacun les enroba pour mieux les promouvoir, mais en toute condition, le peuple vînt fouiller jusque dans votre robe pour déceler le leurre.

    Tarastre, reprenant, sans même avoir entendu le sus-cité seigneur déchu- Tandis que nous goûtions a la cuvée des pleurs que milles Hommes enchainés s'attachèrent à brasser de leur suaves sueur, bien des haines aveugles s'évertuèrent à germer dans l'inconscient du sot. Ainsi vînt le vertueux qui dans un apophtegme aussi veule que piquant fît jaillir des pleurs le feu de la révolte, et aujourd'hui au seuil du foyer de leur heurts, ils viennent s'accorder à la tâche des dieux. Voilà l'Homme libre, criant toute sa rage auprès de l'oppresseur, levant ici la hampe de la vilénie et s'apprêtant à ceindre nos rangs désœuvrés. Qu'ils sont braves ces guerriers qui, sous l'abjecte clameur de Méphistophélès se font libérateurs là où seul l'instinct gouverne leur parade et leur soif de sang. Mais c'est un idéal que celui des révoltes, renouveau archaïque que hissent les chefs de guerre comme prétexte au coït d'un glaive dépuceleur, elles aspirent à l'aisance d'une prière chantée mais se trouvent aussi viles qu'un viol mesuré.
    Aussi l'aube châtiée baigne t-elle a présent les cœurs aménorrhées de gentes excédées dans les limbes abscondes d'un renouveau zélé.

    Taddius, se levant- Ô mon noble Tarastre, ta vision est biaisée par ta langueur de vivre. Tu ne vois là qu’un peuple en proie à ses démons, qui par son seul ennui se lève du lit des interdits, là où j’entends l’orchestre aux tambours de guerre et aux lames de cristal venir sonner le glas d’un règne à l’agonie. Le changement mon jeune ami, est une sentence de mort que profère le bourgeon d’une nation rajeunie par les affres du temps. Ces Hommes viennent réclamer ta tête comme un droit, tout comme jadis tu fis de celle de leur pères l’instrument de tes lois. La liberté, sous ses airs revanchards, se met en marche vers ta garde.

    Hippolonitrionnihilorenzoschnikov , sans que nul ne l’entende, encore une fois- Mais le veulent ils seulement, être libres ?

    Regulus- Mais le veulent ils seulement, être libres ? Déjà dans sa jeunesse, ce bourgeon que tu vois celui du renouveau, tout jaune d’un soleil à peine à son zénith s’abreuve de mon sang pour se voir fleuri d’un pétale pourpré. L’histoire se veut rebond que nul air n’interrompt, et avant que ne fane cette rose noire de sang, déjà sera-t-elle faite de la même affliction que celle qu’elle répudiait. Les racines du mal se veulent inflexibles, ancrées dans les méandres d’une terre fertile, celle qui des bas instincts se fait la nourricière.
    (La porte se fracture, et entre un milicien)

    Le milicien- Ils sont là. (il meurt)

    Regulus- Dépêchez donc les troupes, et que meurent infâmes les traitres ici présents.

    Taddius- Tous ont rejoint les rangs de la révolte.


    Fin de la scène 1

    (Copyright stérile sans guère d'importance, ne pas reproduire sous peine de fouet :p)
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