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Sujet : « Réflexions de WhaWha »

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  • WhaWha Voir le profil de WhaWha
  • Posté le 9 août 2011 à 18:38:30 Avertir un administrateur
  • Bonjour à tous, ça fait des années que je traîne sur JVC mais je lis plus que je ne poste sur les forums. Je créer finalement un topic où je présenterai de manière régulière des textes amenant à une réflexion sur différents thème. Si je suis lu tant mieux sinon tant pis.

    Je commence par le souvenir ce qui m'amène aussi à parler des émotions.


    Il a toujours été inutile de ruminer aux évènements passés. Le passé comprend des évènements qui ne peuvent être changés. Il est donc totalement illogique de penser sans cesse au passé et de se dire que tel ou tel évènement aurait pu être enchaîné d’une manière différente pour créer d’autres évènements. Il faut penser au présent tout d’abord puis pourquoi pas à l’avenir. Mais le passé ne mérite quasiment aucune attention si ce n’est celle de la fatalité. Rien ni personne ne changera le passé, c’est ainsi. Et même si il existait un moyen de le faire, cela serait ridicule et on obtiendrait des conduites largement obsessionnelles. Si les gens avaient la possibilité de changer leur passé, il ne feraient que ça. Nous ne serions plus face à l’avenir mais face à un passé en perpétuelle reconstruction.
    Les évènements se font mais ne se défont pas. Il faut savoir accepter l’immuabilité déconcertante du passé et même s’en moquer éperdument pour avancer. Si dans la rue je trébuche et tombe par terre devant des dizaines de personnes, même si cela dure quelques secondes elles me verront tomber et j’aurais très certainement honte. Si je pense à cet évènement durant tout le reste de la journée voire toute la semaine en me demandant par exemple comment aurait-il pu être évité, quelle est concrètement l’utilité de cette pensée ? N’a-t-on pas là une utilisation abusive et complètement futile de notre excellent cerveau qui pourrait s’attarder à des tâches beaucoup plus pertinentes ? C’est une situation très simple et concrète mais elle peut être similaire à des situations beaucoup plus complexes qui touchent à des sentiments profonds comme l’amour. Qui a déjà pensé sans cesse à une situation passée qui aurait pu se dérouler autrement et engendrer une réaction qui elle-même aurait pu changer le présent de manière considérable ? Mais l’intérêt de cette pensée est minimal puisque la situation actuelle est celle-ci et pas une autre. Etant donné notre passé immuable, la situation actuelle ne changera jamais. Si l’être humain avait un quelconque pouvoir de modification de son passé alors peut-être que cette pensée aurait un intérêt envisageable.
    Notre capacité de penser au passé, notre mémoire en quelques sortes n’a d’intérêt pour l’humain surtout pour qu’il se retrouve dans l’avenir ou plutôt le futur très proche si l’on considère le présent comme appartenant déjà au passé. Si je n’ai jamais rencontré de voiture auparavant alors il m’est impossible de comprendre quelle est la fonction de cet objet si j’en croise une dans la rue. La mémoire nous sert alors de viseur par lequel on traduit quotidiennement la fonction des objets. Sans ce viseur utilisé continuellement, nous serions perdu dans un monde ou le traitement de l’information est constant.
    Mais peut-on exclusivement rattacher à la mémoire une fonction aussi réductrice ? La mémoire en nous disant nous seulement quelle est la fonction d’un objet ou en nous rappelant que la couleur bleue est bien bleue agit aussi sur nos émotions et les influence considérablement. Le phénomène de honte ou la tristesse d’un échec amoureux est uniquement basé sur la mémoire et plus particulièrement sur les souvenirs. La trace mnésique qui va conduire à la création d’une image mentale, légèrement différente à chaque rappel mais possédant une force de contrôle monumentale sur le sujet va être la source d’une émotion spécialement rattachée au souvenir dont l’intensité est égale à la force de ce dernier. L’émotion qui nait par le fait du rappel du souvenir est la traduction de la nature strictement individuelle et personnelle du souvenir. Deux personnes ne peuvent pas avoir vécu strictement un évènement identique ou plutôt elle ne peuvent pas avoir exactement la même façon de voir cet évènement après que celui-ci se soit déroulé. Une trace mnésique ne sera jamais la même pour deux individus engendrant ainsi une image mentale différente. Bien entendu, cette différence mnésique peut-être l’une des clés qui ouvrent les portes de la complexité des relations humaines.
    Je me rend compte au fur et à mesure de mes expériences que certains souvenirs n’auraient pas du être ancrés ainsi en moi créant des images mentales grossières qui absorbent mon énergie. Le fait est qu’elles ne se disloquent pas. Il faut que je fasse un effort considérable pour qu’elles s’estompent et me laissent en paix. Une émotion très vive est alors lancée en moi lorsque je me rappelle un souvenir qui pourrait être quelconque. Je me demande même parfois pourquoi je me souviens de cela, pourquoi mon cerveau ne pense-t-il pas à autre chose et ne délaisse-t-il pas ces bosses dans ma mémoire qui devraient être aplanies ? Pour conclure et par déduction, je n’ai pas forcément de problème avec le fait de me souvenir mais plutôt avec celui d’oublier.
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  • -Say- Voir le profil de -Say-
  • Posté le 9 août 2011 à 18:52:02 Avertir un administrateur
  • Hé bien mon ami, le sort est avec toi, tu as été lu rapidement :p !

    Hmm...que dire...j'aime plutôt. Ouais, franchement. C'est pas du dit et redit, il y a une réelle réflexion derrière. Et ça c'est pas mal. D'autant que franchement, tes idées sont intéressantes. Je cite ce que j'ai aimé particulièrement.

    " Si les gens avaient la possibilité de changer leur passé, il ne feraient que ça. Nous ne serions plus face à l’avenir mais face à un passé en perpétuelle reconstruction. "

    C'est tellement vrai, ça. Et j'avais jamais vraiment vu ça sous cet angle. J'aime beaucoup.

    " Je me demande même parfois pourquoi je me souviens de cela, pourquoi mon cerveau ne pense-t-il pas à autre chose et ne délaisse-t-il pas ces bosses dans ma mémoire qui devraient être aplanies ? Pour conclure et par déduction, je n’ai pas forcément de problème avec le fait de me souvenir mais plutôt avec celui d’oublier."

    J'ai bien aimé cette fin aussi. J'ai trouvé ça bien dit.

    Ce que j'aime avec ton texte, c'est qu'on pourrait vraiment débattre dessus. Tu dis vraiment ton point de vue, et ça c'est cool. Je veux dire que tu parles assez objectivement finalement, en te détachant pas mal des sentiments, et je pense qu'on pourrait argumenter contre certaines parties de ton texte, même si, tels que tu les as expliqués, ils semblent couler de source.

    Après, des petits problèmes...c'est un peu hard à lire, vers le milieu. Disons que si il y a une réflexion réelle et un fond bien solide à ton texte, tu pourrais travailler sur la forme. La, ça coule pas vraiment.

    J'ai toujours trouvé que dire des vérités assez complexes de manière légère et facile à lire avait quelque chose de génial. Après, c'est à toi de voir.
    Deux trois paragraphes moins intéressants que le reste aussi.

    Mais globalement, franchement, j'aime bien, et je lirai la suite, sur et certain. Pas de doute !

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  • WhaWha Voir le profil de WhaWha
  • Posté le 12 août 2011 à 14:06:52 Avertir un administrateur
  • Disons qu'il est difficile d'avancer des arguments scientifiques tout en restant dans l'optique de 'l'écrit' et donc du mystérieux. Car j'ai toujours apprécié le style de la nouvelle. J'aime apporter une réflexion sur le temps, les souvenirs et l'esprits dans mes écrits pour aboutir au dépassement de l'entendement. Quoi qu'il en soit je suis dans la recherche de mon propre style car le style ne fait pas tout mais il a le mérite de poser les bases.

    Et oui je n'aime pas faire ce que les autres ont déjà fait meme si parfois je tombe dans le panneau du rabaché. Il est évident qu'un vrai écrivain est un écrivain qui innove.
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  • WhaWha Voir le profil de WhaWha
  • Posté le 24 novembre 2011 à 10:38:46 Avertir un administrateur
  • Un petit dialogue venu d'ailleurs :

    Faire pousser de l'herbe bleue ? Tu déconnes ?
    - Non. Il a fait ça dans la grande serre. Il a prit des photos, il est tout fier depuis deux jours. Tu devrais les voir. Moi je trouve ça beau.
    - On nage en plein délire là ! Il ferait mieux de faire pousser un champ de patates, jaunes ou roses je m'en fous mais en tous cas s'il continue avec ses conneries on va finir par crever la dalle. C'est pas que j'en ai marre de manger des boîtes, à force on prend l'habitude. Seulement, les boîtes on en aura pas à vie et c'est pas avec de l'herbe bleue qu'on va bouffer. A moins qu'il l'a rende comestible en lui donnant un goût de salade. Et encore, la salade c'est pas ce qu'il y a de plus nourrissant...
    - Moi je suis sûr qu'il prépare quelque chose. Ca fait des mois qu'il bosse là-dessus, c'est par pour rien à mon avis.
    - J'en doute. Ce type est perdu dans ses rêves de gosses et oublie qu'il est responsable du remplissage de l'estomac de centaines d'êtres humains. Regarde Alfred, il l'a envoyé à la Neige comme Boris il y a deux mois. Tout ça pour quoi ? Pour arrêter la neige. Franchement, ses expériences à la con ça commence à me titiller les neurones sévère, je pense Rodrigo, je pense à pas mal de choses ces temps-ci...
    - A quoi tu penses ?
    - ...
    - Donna, je ne lis pas dans tes pensées. Si tu ne me dis rien, je ne vais pas deviner.
    - Je veux partir.
    - Quoi ? Mais enfin tu es bien mieux ici ! Et puis c'est trop tard maintenant. Crois-moi il ne te laisseront pas rentrer comme ça. La procédure est longue. Enfin je dis 'rentrer' mais ça n'a plus de sens. Je devrais tout simplement dire 'partir'. C'est chez nous ici maintenant.
    - Des cochons Rod' ! Ca leur coûte quoi de faire un élevage de putains de cochons ? Ou de poulets moi, j'en sais rien !
    - Tu sais très bien qu'ils font tout pour éviter ça. Ce n'est pas le but ici. Pourquoi tu ressors ce genre de discours ? Nous sommes les précurseurs du changement.
    - Le changement dans l'herbe bleue. Excuse moi mais ça me laisse sceptique.
    - Ton impatience te fait perdre la tête.
    - J'ai peur ! Je suis sûre que toi aussi mais tu le cache.
    - Tu te trompes. Depuis qu'on est arrivé ici je ne suis plus le même. Jamais je n'avais ressenti un tel bien être. C'est comme si tu laissais sortir un oiseau de sa cage. Je respire. Je suis en paix avec moi-même et avec les autres. Y retourner c'est la dernière chose dont j'ai envie.
    - Tu ne prononce même plus son nom...
    - Il me dégoûte.
    - Et les femmes alors ? Je n'arrive pas à croire que tu n'y penses plus.
    - Mais qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as perdu la tête ou quoi ? Ca te prend comme ça ? Ne me repose plus ce genre de questions. C'est fini Donna ! Il faut que tu oublies ce temps. Il n'existera plus à nouveau.
    - J'aimais quand tu me parlais d'elles...
    - Arrêtes ! Ce n'est pas la peine d'insister. Je n'en reparlerais plus. Il n'est plus question de leur possible beauté, ni de leur humeur qui me rendais fou, ni même de leur parfum... Quoiqu'il en soit, j'ai tout oublié.
    - Tu n'as rien oublié puisque tu m'en parles.
    - J'ai tout oublié je te dis. Même leur peau.
    - Quand tu me regardes tu penses à tout ça ? Tu pourrais toucher ma peau. Juste mes mains.
    - Je peux mais je n'en ai pas envie.
    - Les souvenirs...
    - Eh bien quoi les souvenirs ?
    - J'ai compris pourquoi tu ne voulais pas de mes mains. Maintenant, je sais qu'elle me manque vraiment.
    - Qui ça ?
    - Ce n'est pas un qui, c'est un quoi. Tu sais très bien de quoi je parle.
    - A quoi ça sert de penser à elle puisque tu ne la reverra plus ?
    - C'est ça l'enfer du manque.
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  • WhaWha Voir le profil de WhaWha
  • Posté le 6 décembre 2011 à 10:59:59 Avertir un administrateur
  • Quand la vie virtuelle rencontre la vie première


    Aujourd’hui, il serait insensé de dire que les relations sociales n’ont pas été transformées par la montée en puissance d’Internet. Ma représentation d’Internet va plus loin qu’un simple outil idéal pour la bureautique, la transmission d’un savoir ou la gestion d’une entreprise. Ici, je veux parler de la communication entre deux êtres qui a complètement été bouleversée avec Internet, les réseaux sociaux et le fait d’utiliser un pseudonyme. C’est après mon adolescence, imprégnée d’Internet que je me rend compte de cela. En plus de baigner dedans, je n’avais pas la capacité de prendre du recul pour analyser l’influence de ma vie virtuelle sur ma vie première. Je l’appelle ‘vie première’ car je ne lui ai toujours pas trouvé de nom convenable. Avant, je l’appelais ‘réalité’ mais cela ne correspond pas à cette vie-là car la vie virtuelle fait aussi partie de la réalité. Je pourrais aussi l’appeler ‘vie normale’ mais qu’est-ce que la normalité ? En quoi ma vie virtuelle serait moins normale que ma vie première ? Vie ‘première’ semble être l’appellation convenable. Je parle bien sûr de la vie de la rue, des interactions avec des gens face à moi, des perceptions qui touchent directement mon corps et qui font appel à mes cinq sens. La vie virtuelle n’en est pas tout à fait capable. Elle touche tout particulièrement la mémoire. J’y reviendrais plus tard. La vie première est par définition une vie sans la vie virtuelle. Nous n’en sommes pas encore arrivés au point de naître virtuellement. A part si l’on conçoit que nous naissons dans un monde virtuel, il est impossible de ne pas avoir de vie première. La naissance et même la vie intra-utérine sont les premières étapes de la vie première. Il est aussi possible de ne pas avoir de vie virtuelle. Puisque je conçois que la naissance de la vie virtuelle n’est possible que grâce à l’interaction d’un esprit avec une machine spécifique, un être humain peut tout à fait ne pas vivre dans un monde virtuel.

    Ma définition de la vie virtuelle s’avère très précise. Comme je l’ai dit auparavant il s’agit d’une connexion entre l’humain et la machine. Une fois qu’il interagit avec la machine, il faut qu’il rentre dans un univers qui peut être le même que celui de sa vie première mais dont les règles changent. Ces règles peuvent être liées aux possibilités que la vie première n’offre pas en terme de codes sociaux (pratiques de couple, ou sexuelles différentes), moral (tuer, disparition du sentiment de honte ou de solidarité), physique (avoir plusieurs vies).

    La création d’une vie virtuelle peut se faire par l’intermédiaire de plusieurs machines. Tout d’abord, et ils arrivent généralement en premier dans l’écoulement de la vie première d’un humain, grâce aux jeux vidéos. Ils sont un parfait exemple de création de vie virtuelle puisque les personnages ou l’histoire du jeu contrastent avec tout ce qui est réalisable dans une vie première. L’humain rentre alors dans cet univers et oublie, l’instant du jeu, qu’il possède une vie première. De part mon expérience, j’ai vraiment ressenti cette dissociation. Tout était différent. Dans le jeu, je peux m’abandonner à toutes sortes de pratiques qui sont irréalisables dans la vie premières. J’ai découvert une beauté ainsi que des sensations nouvelles imperceptibles dans la vie première et qui peuvent manquer une fois le jeu éteint. Une fois que la console est éteinte, c’est une vie qui s’arrête aussi, une vie virtuelle. Un vrai joueur ne dirige pas un personnage dans un jeu. Il se dirige lui-même et gère sa vie, son autre vie. Je peux maintenant intégrer la notion de double vie. Puisque à partir du moment ou l’humain joue régulièrement à un jeu, et selon ma conception, il possède une double vie. Ceci peut-être difficile à gérer pour certaines personnes qui se retrouvent scindées et unifiées à la fois. Elles ne comprennent pas que certaines règles de la vie virtuelle sont inapplicables dans la vie première. Certaines personnes veulent que libertés morales, physiques et sociales de la vie virtuelle soient intégrées dans la vie première. Elles testent alors si ce transfert est possible et se heurtent à des difficultés. Bien souvent, les résultats qui apparaissent dans la vie première pour la personne qui testent sont des problèmes avec la justice pour fautes morales (meurtres, viols, attouchements, incivilités, tortures, braquages). Mais ce qui est le plus souvent observable c’est une mise à l’écart du groupe ou bien la constitution d’un groupe dont les membres ont une vie virtuelle similaire. Dans ces cas-là, la confrontation vie virtuelle/vie première pose beaucoup moins de problèmes à la société qui fait face à une incompréhension beaucoup moins marquée que dans le premier cas. Quand je parle d’une incompréhension, je met le doigt sur le question toujours sans réponse, qui fait intervenir de nombreux experts et qui est de savoir si oui on non les jeux vidéo sont nocifs pour la santé mentale du joueur. Si l’on prend en compte la conception d’une vie virtuelle, il s’avère que les jeux vidéos sont à double tranchant. D’un côté ils permettent une liberté extrême et des sensations

    que la vie première ne propose pour l’instant pas mais le fait est que cette liberté est abordable. Ce qui signifie qu’elle doit être gérée. La gestion d’une vie virtuelle est un processus plus ou moins long selon les personnes concernées. Selon moi, elle est tout à fait liée à la vie première. Les deux ne sont pas si dissociables que cela dans le fait qu’une vie première bien gérée aura pour conséquence une vie virtuelle bien gérée. Faire intervenir la vie virtuelle dans la vie première peut avoir des conséquences néfastes pour le sujet dans le sens où il sera constamment insatisfait de ce que lui apporte sa vie première. Or, les deux vies n’ont pas les mêmes enjeux et le sujet s’en rend compte au fur et à mesure de ses expériences (dans la vie première notamment), de ses apprentissages et de ses rencontres.

    Je ne m’égare pas en parlant des jeux vidéos. Ils sont tout autant facteurs de création d’une vie virtuelle qu’Internet. D’ailleurs, ils sont apparu bien avant Internet. Depuis que le jeu en réseau à fait son apparition, il propose de confronter sa vie virtuelle avec celles des autres. Par le biais de personnage, d’avatar, de messages instantanés, le joueur peut provoquer, rencontrer, communiquer avec les autres dans son autre vie sans pour autant traiter de cette communication dans sa vie première. Les amis qu’ils se créé dans sa vie virtuelle n’apparaitront peut-être jamais dans sa vie première et cela renforce l’idée de double existence. Le vie virtuelle devient alors autonome, remplie et porteuse de satisfaction sociale. C’est là qu’un pont avec Internet est possible car sans Internet il n’y aurait plus de jeu en réseau ou du moins les personnes devraient jouer à proximité l’une de l’autre dans la vie première. Internet est le pillier de la communication présente dans la vie virtuelle. D’ailleurs, ne peut-on pas parler de communication virtuelle ? Est-ce que les messages envoyé par le biais de réseaux sociaux existent ? Ou plutôt quelle valeur ont-ils pour la vie réelle ? Je me pose ces questions tout à fait passionnantes après des années passées sur les réseaux sociaux. Ils ont littéralement explosé il y a environ 6 ans. Les jeunes dès le collège ont commencé à créer des blogs, à discuter par messagerie instantannée. Pour avoir vécu tout cela je considère ce phénomène comme se ruer dans une tanière. Ma vie virtuelle ressemble à une chambre complètement personnalisée et personnalisable où mon adolescence a été peinte sur ses murs. Ils étaient blancs et dès mon arrivée sur la toile ils ont commencés à être peinds, repeinds, tagué, salis, griffés parfois. Je pense que le fait de s’envoyer des messages, sans aucune trace et sans fils entre deux personnes qui sont éloignées l’une de l’autre faisait partie des grands rêves de l’homme. Aujourd’hui, personne ne pense à cela puisque des milliards de mails sont envoyé chaque jour. Cela dit, l’écriture a été bouleversée. Les mots d’habitude écrits sur papier sont maintenant virtuels, intouchables, modifiables à souhait. Tellement modifiables qu’ils en deviennent transformés. La soif de rapidité voulu par la société a fait que la langue est de plus en plus écorchée et utilisée comme de la pate à modeler. Dorénavant, plus personne n’est touché par l’écriture ‘sms’ et cela est rentré dans les moeurs. Ce n’était juste qu’une passade, un petit affolement. De toute manière, cela était inévitable. L’écriture de la vie virtuelle ne ressemble donc pas à celle de la vie première. Elle aussi subi quelques transformations.

    Il y a quelques années est apparu Facebook. Arrivé à son apogée en 2011, le site est intéressant pour ma conception de la vie virtuelle car il se situe entre les deux vies. C’est une sorte d’hybride et quelque part un bon compromis car il ne va pas dans les extrêmes, il fait un pont très subtil entre les deux vies. Tout d’abord, la personne utilise son vrai nom. Elle peut utiliser un faux mais dans ces cas-là elle n’a rien compris au principe du site. Car le principe est de rechercher ses amis de la vie première, ou des connaissances et d’être soi-même trouvable pour un ami. Ainsi, vous trouvez un ami de votre vie première mais vous construisez un nouveau lien avec lui, vous expérimenter le lien virtuel. Ce lien a déjà été expérimenté auparavant par le système de discussion instantanée mais ici il est plus approfondi puisque la vie première de cet ami peut-être entièrement diffusée sur Facebook.

    J’ai remarqué que la vie virtuelle de certaines personnes est tellement séparée de leur vie première qu’ils adoptent des comportements différents une fois rentrés dans leur monde virtuel. Ceci est vérifiable par n’importe quel réseau social et en particulier Facebook ou le masque de la virtualité

    fait en sorte que les personnes osent des comportements qu’ils pensent irréalisables dans leur vie première. Sauf qu’ils oublient que certains réseaux sociaux sont colorés par la vie première ou sont à demi teinte virtuels. Ainsi, la vie virtuelle, ce n’est pas seulement la vie première qui est épiée mais aussi la vie virtuelle de la personne qui auparavant était intime ou alors camouflée sous des masques plus épais. Une vie virtuelle ne se découvrait pas avant l’arrivée des réseaux sociaux. L’anonymat prônait. Dorénavant, la communication entre individus explosant, l’être virtuel sort de son cocon et se montre tout autant que l’être premier. La question maintenant est de savoir si une troisième sorte de vie pourrait faire son apparition ou est-ce qu’un retour au source est possible après un telle avancée sociale ? J’imagine les réseaux sociaux comme des lampes torches qui éclairent la vie que l’on voulait cacher. Ces lampes aux piles inépuisables risquent de faire parler d’elles et de créer d’autres types de comportements tout autant inattendus que ce qu’elles ont déjà mis en lumière.
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  • WhaWha Voir le profil de WhaWha
  • Posté le 8 février 2012 à 11:12:30 Avertir un administrateur
  • Un piano, un chat


    Pendant que les souris ont trouvé leur refuge et formé leur nid douillet moi, tel un chat errant, je joue avec tous les instruments qui me passent sous les griffes. J’essaye de faire un peu de musique ou d’écrire. Mais c’est pas facile avec de grossières pates maladroites. Le salon c’est ma prison. J’aimerais beaucoup aller dehors mais je reste coincé là, un collier rouge autour du cou, sait-on jamais si je m’enfuis. Quand je m’ennuie je me prélasse sur le grand tapis persan. Se rouler en boule ne m’a jamais apporté de souris. Il faut sans cesse leur courir après pour qu’au final elles finissent dans leur tanière. C’est ça la vie de chat. Moi ça me fatigue. Je les entend elles me narguent et profitent de ma stature trop imposante pour se faufiler. Une fois j’en ai attrapé une. Elle était marron claire avec le ventre blanc. Mais souris attrapée ne veut pas dire souris conquise. Oh non ! Il faut doubler de vigilance. C’est fourbe une souris. Ca mord, ça griffe et c’est vif. Il m’a suffit d’un instant d’inattention pour la voir partir. De toute manière elle n’était pas assez grasse. Parfois je joue au piano du maître. C’est pas simple, je vais doucement. Un coup de patte par ci, un coup par là, avec un peu de dextérité je suis arrivé à manier ce gros instrument jusqu’à m’amuser un peu. J’ai créé l’hymne aux souris. D’ailleurs elles doivent être mes seules spectatrices. C’est paradoxal de composer pour quelqu’un qui vous déteste. Les seules créatures qui jugent mon art sont celles que je veux manger. Ca relève du bon sens. L’hymne aux souris est très rapide et jovial. Chaque jour je m’entraîne à cette rapidité pour égaler la vitesse des souris. Quand je les vois courir ça m’inspire. Oui l’appartement de mon maître est infesté de souris. Je crois que les humains ne s’en rendent pas compte mais ces petites bestioles bien tendres pullulent lorsqu’ils sont de sortie. Ou alors j’ai des hallucinations. Le piano me rend fou et je vois des souris partout. Quand on est enfermé toute la journée on ne fait plus la différence entre rêve et réalité.
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  • mikeangel_fr Voir le profil de mikeangel_fr
  • Posté le 8 février 2012 à 11:17:45 Avertir un administrateur
  • Tu devrais penser à aérer un peu tes textes quand tu les postes, sur le forum ça fait des pavés quand même, y a pas d'air lol
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  • WhaWha Voir le profil de WhaWha
  • Posté le 8 février 2012 à 11:50:13 Avertir un administrateur
  • Y'a des points. Si je vais pas à la ligne c'est voulu. Le dernier ce lit d'une traite tellement il est court.
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  • mikeangel_fr Voir le profil de mikeangel_fr
  • Posté le 8 février 2012 à 11:52:09 Avertir un administrateur
  • c'est peut être parce que j'ai mal à la tête aujourd'hui !
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  • GiZeus Voir le profil de GiZeus
  • Posté le 9 février 2012 à 21:59:59 Avertir un administrateur
  • J'ai surtout lu ton texte sur la mémoire, celui du chat et du piano, et le début des réseaux sociaux. Ton texte sur la mémoire et celui sur les réseaux sociaux me font plus penser à des mini-essais qu'à de véritables textes, et je pense qu'en ce sens ce forum n'est pas le plus adapté parce que tes idées méritent d'être débattues. Tu pourrais par exemple ouvrir un blog pour valoriser tes écrits (y'en plein de plateformes gratuites, moi-même j'utilise blogger que j'aime bien après m'être frotté pas mal de temps à overblog).

    Voilà pour la parenthèse importante. J'aime bien ton texte sur le chat et le piano parce tu rends bien l'ennui du chat et sa mélancolie résignée. Je trouve quand même qu'il manque quelques images percutantes pour le rendre plus agréable et plus choc (et pour ce que j'en ai vu cela vaut aussi pour tes autres écrits).
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  • WhaWha Voir le profil de WhaWha
  • Posté le 10 février 2012 à 20:08:02 Avertir un administrateur
  • Les commentaires sur mes écrits se font rares donc merci pour le tiens ça me fait plaisir. Je poste quelques paragraphes ici car justement j'aurais voulu débattre à propos des idées que j'avance mais trop peu de personnes lisent ou répondre c'est dommage. Sinon j'ai un Tumblr ou tous mes textes sont rassemblés.
    Le chat était une ébauche, ça m'est venu comme ça. Je devrais le continuer et aller plus loin. Car au final il y a plusieurs lectures. Ce chat fait très humain et on pourrait se demander si au final c'est vraiment un chat dont il est question.

    Après c'est vrai que je ne fais pas la différence entre récit fiction et essai. Donc je parle de 'texte' car avec moi rien n'est assez approfondi, c'est mon gros point faible.
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  • GiZeus Voir le profil de GiZeus
  • Posté le 14 février 2012 à 14:02:55 Avertir un administrateur
  • OK j'essaierai de voir ça quand j'aurai le temps.
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Sujet : « Réflexions de WhaWha »

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