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BaudouinIV
- Posté le
29 mai 2011 à 00:41:24

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Bonsoir,
Actuellement en phase de rédaction de scènes éparses, éventuellement constitutives à terme de mon roman, je voudrais acquérir des impressions sur mon travail afin de jauger des défauts possibles de mon style et de mon approche de la narration.
Suite à des remarques sur la pompe de mon écriture, mais aussi dans un souci de retranscrire stylistiquement le changement qui s'opère dans le coeur de mes personnages, j'ai essayé d'approcher un style plus simple et moins lourd.
Si je devais faire une autocritique de mon second texte, je pourrais dire qu'il manque un peu de diversité et de précision linguistiques ainsi que d'un étoffement du schéma descriptif. Peut-être également que mon style manque de personnalité et est assez plat. J'aimerais avoir vos avis sur ces points (en toute sincérité).
Place désormais à la contextualisation. Le premier texte décrira la situation initiale de mon personnage principal : Lénar, jeune homme en crise identitaire et fuyant au bout du monde pour tenter de trouver celui qu'il est (ou croit être ?). Paniqué par l'idée d'une vie rangée, ce jeune aristocrate plutôt bichonné va s’enrôler dans une sorte de croisade vers un continent jamais exploré hormis dans les mythes et légendes. Lui qui n'avait jamais vu la guerre, il va y participer des manières les plus violentes. Bien que clément et auguste, le Roi Sélen devra prendre des décisions dures qui le marqueront à jamais lui et Lénar. Quelques mois après la fin de la guerre, l'ancien Empereur Kuyar du Roseir (vaste empire exerçant son hégémonie sur une grande part du dit continent) est décapité par des traîtres de son ancien gouvernement. Abattu, lui qui voulait le retrouver et lui accorder sa clémence (amlgré les protestations de tout son état-major), il s'enferme dans son nouveau palais. 5 mois plus tard, il réapparaît à Lénar dans le deuxième texte.
Merci à vous pour votre lecture et pour vos retours. Le premier texte a été rédigé il y a longtemps, j'ai déjà recueilli des avis dessus sur ce forum. Il n'a pas été modifié, je ne veux pas y toucher avant d'avoir tout écrit. Pardonnez les erreurs qui y demeurent et la lourdeur générale dont j'ai déjà parlé. Il n'est pas nécessaire de me donner votre avis sur le premier si vous n'en avez pas envie, je le mets dans une optique de contextualisation et de comparaison.
Encore merci.
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Premier texte (correspondant au tout début du récit)
"Quelle misère que ce monde dans lequel "mariage" ne rime qu'avec "alliance"; quelle misère que l'amour des fils soit sacrifié à la réputation des pères, quelle misère que ma situation... Ne trouves-tu pas Alexandre ? Toi mon doux rêveur qui, sous cette délicate livrée, cache un cœur aventureux et aspirant à la gloire." déclama Lénar avec emphase à son valet qui l'habillait.
" Si Monseigneur me le permet, la fortune de son Excellence me semble pourtant totale, sa future épouse étant réputée d'une beauté et d'une sagesse telles qu'elles n'en feraient à n'en point douter plus de ravages que la Peste dans le cœur des Princes de Scrasie." répondit alors le valet à son jeune maître avec la plus grande douceur.
Lénar esquissa ce petit sourire amer qu'il arborait quand il savait qu'il n'avait pas été entendu, et comme à son habitude, il reprit avec force son discours : " "Futilités que tout cela !". Telle est donc ta réponse mon brave Alexandre. Je ne t'en blâme point, Dieu m'en garde, j'aurais fait la même à toute autre personnage dont l'apparence extérieure est aussi radieuse, ne pouvant saisir le trouble qui agite et ronge son âme. Tes paroles sont sages Alexandre, il pourrait paraître déplacé de ma part de m'apitoyer sur pareille existence de luxe matériel, de grandeur sociale et politique, détachée des contraintes monétaires, et entourée. Comment pourrais-je dans ces conditions te réprimander, toi qui de ta condition de valet pense que ton maître a une meilleure existence que la tienne parce qu'il a les autres hommes à son service. Mais, me crois-tu lorsque je te dis que mon existence n'est qu'un simulacre de vie ? Me crois-tu lorsque je te confie que mon entourage est devenu pour moi une succession de visages anonymes dont le jeu social a détruit toute personnalité propre ? Je suis las de cette cité à la magnificence illusoire. Masqué derrière cette riche parure, il n'y a que le néant, un de ces néants qui aspire les âmes et les conduits jusque dans les caves du Félon où elles se consument lentement. Je suis devenu étranger à moi-même, j'ai tellement joué ce rôle social que j'en ai oublié ce qui dans mon enfance faisait de moi un être dans la vérité de sa nature, serein et déterminé.
Dans de telles conditions, je te demande,Ô Alexandre si je devrais me réjouir de mon mariage avec une inconnue avec laquelle je partagerais cet éternel fardeau, réduit à être esclave de cette apparence sociale jusqu'à ce que la mort nous sépare. La personne que tu vois n'est plus qu'un personnage qui s'est emparé de mon âme véritable et l'a masquée à mon regard... Vois déjà la manière factice avec laquelle je te livre mes sentiments, cette mécanique exagération lyrique et cette dramatisation fort mal feinte qui colorent mes propos... Qu'est ce qui, selon toi, rongerait encore davantage mon âme que cet enfer dans lequel je me consume, condamné à constater impuissamment ma propre déflection , et dont je ne sais plus moi-même si elle est réelle ? "
A cette longue tirade, Alexandre répondit par un unique sourire teinté d'une discrète compatissance. Un sourire que Lénar avait déjà vu maintes fois et qui signifiait à n'en point douter qu'il croyait en la sincérité de son maître, mais qu'il attribuait ces troubles davantage à ces orages qui agitent l'esprit des jeunes gens en passe de devenir adultes plutôt qu'à une réelle souffrance. Lénar ne s'en offusqua point puisqu'en réalité, lui-même doutait de l'origine et de la réalité de ses angoisses.
Il se regarda alors dans le miroir. Il avait fière allure. Le pourpoint vermeil, décoré des armoiries de son illustre famille, qu'il portait encadrait ses épaules puissantes et coulait sur les contours de son corps qui n'avait jamais connu les souffrance du travail et de la guerre tandis que son pantalon noir de jais parachevait la somptueuse harmonie qui s'était mise en place sur lui. Quelle grâce avait ce personnage angélique à la peau nacrée, au regard d'un bleu ciel sans nuage et aux cheveux d'or ainsi glissé dans cet habit de Démon aux couleurs du Félon. Telle était ce qu'y verrait n'importe quelle autre âme, mais ce n'était pas ce que Lénar y vit.
Peut-être était-ce cette traditionnelle dévalorisation de soi-même que l'on éprouve lorsque l'on se regarde dans un miroir, ou peut-être était-ce un mal plus profond qui était à l'oeuvre, mais qu'elle qu'en soit la raison, Lénar fut horrifié pas la personne qu'il vit dans cette impitoyable glace. Son visage raidi par le jeu social et arborant ce plissement de lèvres dans lequel il reconnut le sourire cordial qu'il ne pouvait plus effacer tellement il l'avait joué dans sa vie; ses yeux impénétrables et vides dans lesquels il aurait encore préféré distinguer le blasement, signe qu'il serait encore vivant; rien dans cette image ne laissait penser qu'un âme habitait cette enveloppe creuse et inerte.
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Second texte
Un jour qu’il se rendait au Temple pour y rencontrer Padreg, Lenar aperçut le Roi simplement vêtu d’une robe de calicot bleue et allant nu pieds. Accoudé sur les remparts de la haute place du Conquérant, il contemplait le lever du grand Astre. La légère brise du désert caressait son visage grave. Dans le ciel bleu de ses yeux, d’obscurs nuages semblaient s’amonceler, et des larmes humidifiaient ses pupilles. Frappé par cette auguste vision, Lénar oublia un instant l’urgence de sa tâche, il fut subjugué par ce royal pèlerin duquel émanait une intense mélancolie. Autour de cet homme vêtu comme un manant, il ressentait les échos de la lutte des idéaux qui se déroulait dans son esprit. S’il avait su dessiner, il aurait voulu immortaliser cette scène dont on ne retrouve l’essence que dans les mythes. Roi conquérant devenu le temps d’une matinée Roi martyr, Sélen confirma aujourd’hui qu’il appartenait bien à cette légendaire dynastie.
Après avoir poussé un soupir, le Roi se retourna pour s’en aller quand il aperçut Lénar. Jamais il n’eut été aussi beau. En trois saisons, la silhouette du monarque s’était considérablement affinée. Les joues creusées, le regard pâle et le corps gracile flottant dans surplis de prêtre, il semblait aujourd’hui d’une pureté et d’une élégance inhumaine. Ce fut cependant avant tout autre chose son âme qui irradiait tout autour de lui comme jamais auparavant qui couronnaient sa grâce. Quand il se décida à parler, ses paroles retentirent comme venant des confins célestes :
« Lénar, puis-je te poser une question ? »
Il demanda cela d’une voie douce et calme dans laquelle on percevait cependant toute l’agitation de son âme. Lénar fut frappé par une telle entrée en matière de la part d’un Roi habituellement si enclin à l’échange de politesses. Les traits du Roi s’étaient durcis, plus qu’ils ne l’étaient déjà par la fatigue que l’on décelait dans les cernes qui noircissaient son visage. Encore sous le choc du changement radical de son souverain, Lénar indiquait d’un geste de tête qu’il était disposé à répondre à l’interrogation du monarque de toute sa sincérité. Sélen se retourna et alla s’accouder de nouveau à la balustrade de la Haute Place. Il demeura ainsi quelques instants sans mot dire, fixant l’horizon de son regard vide et nostalgique. Enfin, tournant le dos à Lénar, il demanda d’une voix calme mais dure
« Lénar, penses-tu que l’on soit mauvais en acte ou en intention ? »
Un silence de mort s’abattit sur la place. La demande du Roi frappa Lénar au cœur, lui qui avait enfoui toute l’horreur des premiers jours dans les recoins de son subconscient, il se sentit soudain sombrer de nouveau dans la culpabilité et le chagrin. Cette interrogation si simplement posée par ce vagabond aux allures de Juge Suprême manqua de le faire ployer à genoux. Avant que les images de la guerre ne remontent à sa conscience, il se ressaisit et répondit d’une voix tremblante :
« Je…Je ne puis vous répondre Sire. »
La faible lueur qui semblait s’être allumée dans le regard du Roi lorsqu’il avait posé sa question s’éteignit et ses yeux quittèrent l’horizon pour se fixer sur la pierre grise. Dans un début de soupir sanglotant, il invita son interlocuteur à le laisser seul sans avoir à prononcer un seul mot ou à esquisser le moindre geste.
Le cœur coupable, Lénar s’éloigna du monarque accoudé à la rambarde, immobile et en perdition. Arrivé à l’entrée de la place, deux larmes roulèrent sur ses blanches joues et il se susurra à lui-même :
« Qu’il soit en acte ou en intention, quand le mal s’insinue dans votre âme il y laisse une part inexpugnable de son venin. Je ne puis vous aider à vous en défaire Sire, de même que je ne peux m’en détacher moi-même. J’espère avoir préservé l’intensité de la lumineuse pureté qui irrigue encore votre âme en ne vous ayant pas remis cette vérité qui jour après jour ronge mon cœur ».
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BurgerOD
- Posté le
29 mai 2011 à 12:52:24

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C'est cool, tu connais plein de mots compliqués.
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[Hic]
- Posté le
30 mai 2011 à 22:18:54

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Même si mon commentaire sera plus détaillé que celui de Burger, il pourrait en (très) gros se ramener au sien.
Je ne pourrai rien dire sur le fond puisque tu ne nous livre rien sinon une accroche, mais d'après les quelques éléments présents dans tes textes il me semble que ton univers est bien installé, tu as l'air d'avoir bien mis les choses au clair, c'est déjà un bon point.
Par contre, pour la forme...
Comme tu le dis toi-même, ton style est horriblement lourd et pompeux. C'est pas méchant, mais comprends bien qu'au bout de la 5ème ligne tu as déjà perdu la majeure partie de tes lecteurs. Ce n'est en aucun cas plaisant de lire un texte aussi lourd, je dirais à la limite de l'indigeste. En plus tu ne fais aucun effort pour aérer, ce qui rend la lecture encore plus difficile (mais ça peut très bien être le fait de poster sur jv.com, qui ne conserve généralement pas la mise en page des traitements de texte).
Mieux qu'un long discours, je te fais un petit relevé des choses qui m'ont le plus marqué :
- je ne sais pas si c'est moi qui crois voir certaines choses là où elles ne sont pas, mais il me semble avoir détecté plusieurs passages dans lesquels tu cases maladroitement une justification à ton style pompeux : par exemple "déclama Lénar avec emphase à son valet" après la première tirade de Lénar, ou encore mieux "Vois déjà la manière factice avec laquelle je te livre mes sentiments, cette mécanique exagération lyrique et cette dramatisation fort mal feinte qui colorent mes propos". On a vraiment l'impression que tu as rajouté ça à l'arrache suite à des critiques sur ton style. Donc soit tu prends le parti d'écrire comme tu écris et tu t'y tiens, mais ne fais pas dans la demi-mesure en collant des justifications comme celles-ci au milieu du texte.
Bien sûr si je suis complètement à côté de la plaque ne fais pas attention à cette partie du commentaire.
- j'ai aussi trouvé un exemple typique qui me permet d'analyser un peu mieux ton style : " Frappé par cette auguste vision, Lénar oublia un instant l’urgence de sa tâche, il fut subjugué par ce royal pèlerin duquel émanait une intense mélancolie". Un des premiers éléments qui alourdit la phrase, c'est le fait de coller systématiquement un adjectif aux noms. Puis tu détournes les choses, ce qui rend le tout encore moins agréable. Par exemple qualifier de pèlerin un roi qui fait une balade sur une place, je trouve ça un peu artificiel tu vois ?
- certaines tournures sont également complètement surannées. Je pense notamment à "deux larmes roulèrent sur ses blanches joues" : l'inversion de l'épithète et du nom est une tournure que très peu de gens penseraient à utiliser dans une telle phrase...
- et ce qui est marrant c'est que au beau milieu de ce texte très sentencieux, on trouve quelques petites tournures qui ne collent pas du tout avec le reste, ou des maladresses de débutant (alors que dans ton genre, tu écris remarquablement bien) : par exemple "Un jour qu’il se rendait au Temple", qui fait franchement pas très recherché, ou bien "l'harmonie qui s'était mise en place sur lui", que même des auteurs débutants auraient mieux formulé.
Désolé si c'est balancé un peu en vrac et qu'il n'y a pas vraiment de logique entre les différentes remarques, mais comme je l'ai dit c'était juste quelques éléments relevés pour te faire comprendre ce que je pense de ton style.
Je n'aurais pas vraiment de conseil à te donner et j'en suis désolé, je ne pense pas qu'à ce niveau tu puisses envisager de réformer complètement ta manière d'écrire, tu peux juste chercher à alléger un peu ton style...
Certains aimeront et apprécieront l'effort de richesse du vocabulaire, d'autres décrocheront et trouveront ça pédant, sans rentrer dans la seconde catégorie je pense que je ne lirais pas plus que quelques extraits d'un texte comme celui-ci.
Par contre, si tu as écrit d'autres choses en dehors de ce roman (si c'en est bien un), je serai ravi d'y jeter un coup d'œil
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BaudouinIV
- Posté le
31 mai 2011 à 02:11:55

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Bonsoir,
Je vous remercie pour vos impressions, je vais tenter de vous répondre afin d'éclaircir certains points.
Pour le style un peu pompeux, hélas effectivement malgré mes efforts dans le texte 2, visiblement cela reste un problème. (vous n'avez vraiment pas vu d'évolution entre les deux ? )
Comme vous l'avez souligné, je ne pourrais pas changer de style radicalement, d'ailleurs je ne veux pas en changer. Je reste tout de même ouvert aux pistes d'amélioration qui sont visiblement à explorer du côté de l'allègement.
Je pense que le problème réside dans mes lectures qui se sont globalement limitées à beaucoup de littérature classique. N'ayant lu que très peu d'oeuvres récentes, voire aucune ces dernières années, mon écriture est conditionnée par la pompe ancienne.
Pour les justifications du style, là par contre je ne suis pas tout à fait d'accord. Le personnage de Lénar au début du récit est justement caractérisé par un haut degré d'exagération, de dramatisation et d'emphase dans son parler. La principale raison de cet état de fait est justement expliquée dans le texte : c'est un jeune homme en crise identitaire qui vit sous un masque social. L'emphase tient plutôt du caractère assez hyperbolique et dramatisé de son propos plutôt que dans le style linguistique.
Il est vrai que j'aime charger mes noms d'adjectifs qui ont à la fois un rôle de complétion, mais peut-être aussi, inconsciemment, d'artifice de style. Pour moi la description fine et l'évocation passent par ce procédé qui me donne de plus l’impression d'une meilleure sonorité (cela reste secondaire). Je ne vois pas comment faire autrement qu'en rallongeant mes descriptions sinon. Si vous avez des idées, je serais heureux de les connaître parce que je ne vois pas comment m'en détacher sans y perdre ^^
Concernant l'inversion, je pense que mon souci est que j'attache beaucoup d'importance à l'harmonie des sonorités du textes, peut-être sans succès d'ailleurs malheureusement !
Pour finir, effectivement certaines de mes expressions sont très bancales, surtout celle que vous avez relevée : "'harmonie qui s'était mise en place sur lui". De mon souvenir, j'étais à ce moment dans une impasse, n'arrivant pas à exprimer ma pensée autrement que de cette manière maladroite. Pour aller vite, j'ai laissé cela ainsi, il faudra que je retravaille. Concernant "Un jour qu’il se rendait au Temple", cela relève d'un très gros défaut que j'ai : une très grande difficulté à commencer un récit/pan de récit, surtout ici que je n'avais pas de placement chronologique précis. Il faudra que je modifie cela, ça va me prendre du temps.
De fait, j'aime lire les récits écrits dans ce genre de styles. Dès lors, il est difficile pour moi de m'autocritiquer, c’est pourquoi je vous remercie pour votre avis.
Je ne pense pas modifier encore ces textes, mais je vais essayer encore d'alléger le style et de vraiment éviter de passer trop vite sur les impasses.
J'ai effectivement écrit autre chose en dehors de ce roman, malheureusement ce sont également des bribes de romans (j'alterne entre les projets selon les humeurs, celui-ci restant le projet principal). L'un est plus abstrait, l'autre par contre est plus dans le style fantasy moderne (je n'en suis pas très satisfait, d'ailleurs je n'y touche plus).
J'ai beaucoup d'écrits sur ce projet, beaucoup de scènes mais sur papier (dont la fin). J'ai écrit aussi quelques autres récits courts (sentimentaux) que je posterais peut-être si je les retrouve.
Encore merci
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BurgerOD
- Posté le
31 mai 2011 à 14:41:36

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Je vais donc argumenter un peu plus, je n'étais pas en forme, l'autre jour.
Bref, ton texte est du genre "rentrée littéraire". Tu vois, le genre qui t'en fous plein la gueule, qui t'embourbes les yeux de terme compliqués, qui pour un béotien est impensable mais qui au final...N'apporte pas grand chose. Tu vois, un peu comme Star Wars, au final. C'est beau, c'est un univers, mais bon, le lendemain tu retournes travailler, quoi.
Ton capital culturel tient sûrement des livres, tu sais bien tourner les phrases (ou du moins de façon professionnel) et c'est plutôt joli, je trouve.
Mais il te manque de la conviction. Tu vois ? Avec ton texte, tu veux retourner le monde, bordel.
Mais continue, c'est cool.
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Sujet : « Les Sables de Roseir »