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Bolterlourd
- Posté le
24 mai 2011 à 17:21:49

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Bonjour , je vous présente mon texte en deux mots : j'ai tenté d'imaginer un ami tentant de survivre après une guerre se déroulant en France , tout en essayant de faire ressortir les sentiments qu'un tel scénario pourrait faire surgir en lui.
On aimerait que tout se détraque , sentir la bonbonne de gaz sous nos pieds tandis que le chronomètre s'affole , qu'un beau matin , le hurlement d'un chasseur F22-Raptor nous arrache à nos rêves douillets et que jetant un oeil craintif à travers la fenêtre nous découvrions une armée de métal crachant des obus rougeoyants sur nos battisse.
La tête recouverte de poussière et d'échardes suite à l'écroulement du plafond , nous regardons affolés nos barreaux s'effondrer un à un : nos amis , nos familles et nos patrons , tout ce que nous croyons solide et utile , s'affaissent soudainement sous les rafales ou volent en éclats dans le déluge des explosions.
Des larmes mêlées de suie éclateront dans nos yeux et la rage fouettera nos tempes mais lorsque le centre commercial aura été éventré et que les ponts se seront écroulés , quand les cadavres de nos voisins s'étaleront par milliers sur nos rues et nos pelouse et qu'une pluie de cendre se mettra a tomber pour approfondir le calme oppressant , tirant une croix sur notre passé mort à jamais , nous nous dirons : Je dois survivre !
Alors nous sortirons de nos trous et de nos cachettes et nous nous lèverons pour faire honneur à ces rivages dévastés et ce monde vierge s'offrant à nous.
N'en doutes pas une seconde , l'horloge fera tout d'abord sonner l'heure des fauves et il te faudra chausser tes crocs si tu veux survivre. Tes nuits seront envahis par les hurlements , des ombres se faufileront dans les ténèbres pour violer et égorger. L'autre fois, tu as vu une mère à la robe arraché et son fils qui cherchaient du secours dans la rue , le jour suivant tu les a retrouvé a ravagé à coups de barre à mine. Si tu ne t'adapte pas rapidement aux nouvelles règles tu aura bientôt la bouche remplis de fourmis . Les flics se sont retranchés avec leurs armes dans le commissariat qu'ils ont blindé avec tout ce qui leur tombé sous la main des briques , des agglos et des carcasses de voiture , ca ne paye pas de mine mais c'est imprenable. De temps à autre ces fumier font des sortis et ils tirent à vue sur tous ceux qui croise leur chemin. Dieu est mort , la morale aussi , il n'y a plus que ta propre justice qui fonctionne , tu sais à présent qu'il te faudra être le plus discret possible , qu'il te faudra être comme le puma qui se fond dans les ténèbres , tu n'a pas encore d'arme à feu en attendant tu œuvreras avec ce hachoir retrouvé dans les décombres d'une boucherie.
L'apocalypse vient de se résorber , les bombardiers ne passent plus dans le ciel et les char ont fuit vers le Sud , il est enfin temps de sortir des gravats de ton ancien logis. La première chose à faire c'est réussir à stoker de la nourriture. De l'autre côté de la rue derrière la ligne de tuyas défoncés , tu reconnais un visage familié, ton voisin est allongé dans la boue parmi les tulipes carbonisées , sa face est ensanglantée et il projette vers le monde des yeux hallucinés. Tu cours pour le réveiller , tu lui hurle de te suivre mais il reste inerte prononçant sans fin comme un mantra le nom de ses filles et de sa femme ensevelies sous la maison.
Alors tu entend des ronronnements sourds qui vont s'amplifiant , ils proviennent de moteurs puissant , l'image de ces groupes armés explose dans ta tête et ton coeur s'affole.
Tu le brutalise mais rien ne le déloge de son état alors pour finir sur un coup de rage tu lui fout
un énorme coups de pieds dans les côtes mais il pousse un cri plaintif et se recroqueville sur lui même .
Son esprit est brisé par les événement , certains être ne sont pas fait pour résister à de pareilles temps , tu comprend alors qu'il ne survivra pas alors tu t'enfuis en courant le plus vite que tu peux et une larme coule sur ta joue. La seule vrais larme qui n'est jamais tombé de ton oeil , une larme qui provient du fond de tes entrailles entrainant avec elle un poids énorme. Tu te sens plus léger que tu ne t'es jamais senti et tu comprend alors que l'amour ne se révéle que dans l'horreur la plus extrême.
Et ce que tu comprend aussi , c'est que tu as un esprit reptilien et que ton ego se couvre d'orgueil à cette pensée , tu à la pensée claire de ce qui doit être fait et rien ne te détournera de ton but : Il te faut de la nourriture. Beaucoup de gens mourront comme lui hypnotisé par leur passé et dans un sens cela te rend heureux car cela représente des rivales en moins dans ta course pour la survie.
En te faufilant comme un serpent , tu arrives finalement a proximité du vieux centre commercial et la seule chose que tu peux faire à présent c'est t'accroupir derrière un monticule de boue et de brique en attendant que ca se tasse. Il y a encore quelques instant tu t'enorgueillais d'être un reptile , de réagir au quart de tour mais tu t'es fais devancer par d'autre qui ont eut la même idée que toi. Il y a une foule de gens sur le parking et ils semblent à deux doigt de se sauter à la gorge ,certains veulent partager équitablement les provisions et d'autre veulent s'en emparer car qui contrôle la réserve de nourriture contrôle la ville , au centre, à l'arrière d'un pick up , il y a un grand noir musculeux avec des lunettes de soleil
il se veut dominateur et hurle comme une bête , soudain un gosse s'enfuit du groupe et cour vers une brèche dans la façade du centre commercial. Le grand noir dégaine une arme , tire et l'instant d'après le gosse s'étale sur le bitume la tête éclaté comme une pastèque trop mure. C'est là que ca dégénère , les gens se jettent les uns sur les autres comme des animaux féroce et quelques minutes après c'est le camion de police qui débarque , ca va être un carnage .
Il ne te reste qu'une seule chose à faire, fuir. Tes rêves d'abondance partent en fumée et le seule espoir qui te reste c'est de retrouver des conserve de canigou en fouillant dans les décombres.
Cela fait quelques mois maintenant que le cataclysme est passé, les violentes échauffourées ont commencé à se calmer et les survivants se font de plus en plus rare. Avec le temps tu t'es trouvé un repaire dans lequel entasser toutes les objets que tu as trouvé durant tes sorties , des pioches , des pelles , des batteries , des briquets , des perceuses , des clous , des marteaux , des jerricanes d'essences , des livres de cul et ta plus belle trouvaille un marteau piqueur.
C'est étrange comme en temps de crise les instincts primordiaux remontent à la surface , ca n'avait pas été prévu , ca n'avait pas été poussé par la peur , ca avait été un désir puissant qui t'avait envahi , il fallait que tu creuse . Tu avais d'abord commencé à creuser des petits trous par ci , par là , peu profond puis après plus profond et tu t'étonnais de la joie que tu avais à les faire , il fallait toujours les faire plus gros et plus spacieux , puis ensuite tu as connus la joie de se réfugier entre deux parois humides et vivantes tandis qu'au dessus les balles fusent et hurlent.
Mais maintenant que tu as récupéré un marteau piqueur , tu as en tête un plan beaucoup plus audacieux , il faut que tu creuse une mine profonde et sécurisée avec de multiples embranchements , dans laquelle tu pourrais oublier peu à peu la survie et recommencer à vivre.
Tu pourrais peut être trouver un type solide et loyale pour t'aider à ton grand projet et aussi quelques femmes sélectionnées pour leur attraits sexuelles , ben quoi il faut bien veiller à repeupler l'humanité. Et puis une fois que ces galeries seront terminé ,il faudra construire des pièges à l'entrée de la mine et qu'est ce que tu te marra à les concevoir tout en pensant aux abrutis qui se prendront les pieds dedans : des clenches de porte sournoisement reliées à des fusils de chasses par une ficelle , des dalles électrifiées , des faux plafonds instable remplis de parpaing et des pièges à loups explosifs.
Une fois ta mine sécurisée tu pourra commencer à l'embellir et réaliser des pièces qui seront à l'image de ces maisons du passé , avec des fauteuil fait de peau et de plume , des tables bancales et des biothèques de livres rapiécés et de bandes dessinées en lambeaux. Le soir venu pour combler le vide vous vous raconterez des histoires qui vous feront rire ou pleurer comme celle où tu as sauvé du froid cette fille à moitié nue et qui est devenue ta femme , comme celle où tu as marché sur une mine qui par chance était désamorcée et comme celle où tu as vu une bande armé attaqué le bunker des policiers au bazooka et ensuite manger leurs corps durant un grand feu de joie.
Et pour finir et ce sera plus fort que toi , tu peindras sur les murs ton histoire , l'histoire du survivant pour que ta descendance n'oublie jamais l'apocalypse.
Des plans et des projets ta tête en est pleine et encore une fois tu es étonné , dans l'ancien temps tu ne supportais pas la solitude car tu n'arrivais jamais à la combler mais à présent ta tête est toujours en ébullition et tu es envahi par le nombre de choses que tu désires réaliser : tu veux créer un calendrier , récupérer un chien pour te protéger , fabriquer un système électrique avec un vélo , faire pousser des plantes à des endroits secrets , qu'est ce que tu ne ferais pas pour un steak frite ?
Finalement cette vie te parait plus agréable que l'ancienne , bien sûr c'est dur et tu en chies comme l'autre fois où tu as reçu une balle dans l'avant bras et que la plaie s'est infectée mais dans l'ensemble chaque instant te semble , comment dire , plus épais , c'était comme si la vie s'était densifié , en vérité à travers la crasse , la douleur et la peur , tu ressens une sensation sacré qui envahit ton corps , cette sensation d'être réellement vivant.
Au fond de nous la fin du monde nous excite , nous souhaitons ardemment le temps des cataclysmes , le retour des dictatures , des révolutions et du chaos .
Car en de tel temps , comme de gentils roquets découvrant enfin leurs vraie nature en plongeant leurs museaux dans un bol de sang , nous nous retrouverons face à ce que la société nous voile à chaque instant , notre propre bestialité . Pourtant ce n'est qu'à travers cette ultime confrontation que se cache la seule chance de se comprendre en tant qu'être humain et de devenir enfin des Hommes.
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BorntoKillzone
- Posté le
24 mai 2011 à 22:04:42

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C'est certain, c'est face à l'adversité que l'homme se révèle, on a beau nous, écrivains (en apprentissage), cinéastes, musiciens, dire cela haut et fort, on ne s'y met pas de soi-même, il faut que ça nous tombe sur la gueule !
Sinon je n'ai pas trouvé ton histoire originale, trop orientée action (trop d'influence jv et ciné à mon goût) on sent que tu t'es fait plaisir quoi ! On sent quand même que ce dont tu parles te tient un peu à cœur.
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24bits
- Posté le
25 mai 2011 à 01:12:19

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Je n'ai pas tout lu. Je ne trouve pas l'exercice très porteur. Je ne vais pas parler du travail d'écriture, que je trouve très correct, même si un peu maniéré parfois, et un peu maladroit. Le style ne paraît pas toujours très naturel.
Plutôt, je vais avancer quelques réflexions sur le contenu de ton texte.
Il me semble qu'il s'agit principalement d'une succession de pensées, de réflexions, d'idées. Certaines plus poussées que d'autres. Mais ça ne tient ni de l'essai philosophique, ni de la poésie, ni de la fiction.
C'est exactement l'exercice que je fais quand je prépare une histoire. Je couche sur papier les grands thèmes, les grandes idées, que je veux voir apparaître dans l'histoire. Un espèce de brouillon, de "marche à suivre". Et mes personnages, mes effets, tout ce que je vais créer, vont vivre pour illustrer ces idées. Et pour les rendre plus fortes.
Seules, comme tu le fais, les idées sont absconses, ou faibles, ou évidentes. Soit il faut les développer à fond dans un texte plus didactique (philosophique), soit tu les illustres ou tu les expliques par l'art, dans la fiction, dans la poésie...
Exemple tout con : Prend cette phrase "Dans la mort on est tous égaux". Bon on comprend ce que ça veut dire, pour autant en soit la phrase à peu de portée, aussi peut-être parce qu'elle est clichée. Bien qu'on la comprenne, on ne l'appréhende pas complètement. (Un peu comme quand on te dit "la vie c'est dur", oui on sait que c'est sur, mais tant que tu ne l'as pas plus expérimenté, tu ne peux pas appréhender toute la difficulté de la vie.)
Maintenant regarde Barry Lyndon de Kubrick. Vois évoluer ces personnages au fil des intrigues, ce qu'il leur arrive au fil de leur existence. Les conflits auxquels on s'identifie, tout ça tout ça. A la fin, la conclusion, "aujourd'hui, ils sont tous égaux". Là tu prends mieux conscience de l'idée. "Ah ouais, on est tous égaux dans la mort, je le savais, mais putain que c'est bien vrai." Et on prend soudain compte de toute la vanité de leurs querelles, de la défense de leurs différences, etc...
Enfin bref, tout ça pour te dire que ce que tu as fait et terriblement fade. Tu as balancé quelques pistes, quelques réflexions. A toi maintenant d'en faire quelque chose. De les illustrer, les expliquer, dans l'évolution d'un personnage, ou dans l'agencement de vers.
Enfin bon à cette heure tardive il est possible que je dise n'importe quoi. Ca m'arrive.
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24bits
- Posté le
25 mai 2011 à 08:14:21

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Ouais bon c'est pas la réflexion la plus puissante que j'ai eu à ce jour, mais ça se tient à peu près.
Fais pas gaffe aux fautes.
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Sujet : « Et si tu étais plongé dans les ténèbres »