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Presentation360
- Posté le
18 mai 2011 à 20:30:52

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Mon corps tétanisé ne m’appartenait plus. Le cri me terrassa. Plus rien ne pouvait endiguer le désespoir, moi, maître des mots, j’écrivais sans penser aux conséquences, après tout, rien n’était plus libre qu’un homme avec une plume. Le soleil débordait à peine, il voulait être spectateur de la fusion et du déchirement, c’est pour cela qu’après quelques secondes, la pluie cessait pour ne pas entraver le spectacle rendu par les nuages noirs et sombres transpercés, déchirés par les épées solaires. Non, je ne pouvais plus écrire, ma plume aiguisée, forgée dans le sang du traître et de l’infâme, brûlait le papier d’or qui supportait ma pensée comme l’esclave obéissait à son dieu. Le papelard fondait, et les gouttes dorées, fruit de mon esprit percutaient le sol grisâtre avec une douceur funèbre et apaisante. Oui, je fusionnais avec la matière, après tout, ce n’était que mon âme, mon âme magmatique, et j’appréciais ce sentiment d’existence par l’insensible et l’impérissable. Les Hommes ne m’écoutaient pas, alors je tenterais ma chance avec les choses, car ne sont-elles pas les plus légitimes pour nous juger ? Après tout, elles étaient là, et nous observaient en permanence, sans jamais intervenir par elles-mêmes, soumises à notre unique volonté. J’étais troublé et seul, sous les amas de poussières et débris, je me disloquais, mes membres se séparaient de mon être, les craquements osseux composaient la mélodie de la destruction et du chaos, alors que mon épiderme s’égrainait au fil des secondes, vivifiant ainsi ma conscience. J’étais ébahis. Jamais auparavant, je n’avais eu le courage ou même la folie d’imaginer un tel pouvoir, une puissance semblable à celle que je subissais, ainsi j’en avais la certitude, le Créateur était un écrivain, l’encre esquissait les formes, et la signification leur donnait caractère et spiritualité. Peut-être avais-je été choisi pour reformer, réinventer l’univers. Mon enveloppe charnelle disparaissait, la douleur se faisait plus intense et infernale, comment était-ce possible ? N’étais-je pas censé être chose et non plus homme, alors pourquoi cette torture? L’intangible comme l’objet souffraient-ils ?
Mon essence était à présent libre, le processus semblait toucher à sa fin, j’étais sur le point de connaître, j’allais rencontrer l’origine. Mon esprit se mouvait, il épousait les formes et l’architecture du temps que je remontais, ces lumières témoignaient de l’empreinte et de la mémoire, cet orchestre récitait l’ensemble des paroles proférées, et ce depuis le commencement, l’abstrait était pur et vrai, en même temps si faux, car tout n’était qu’erreur et ébauche. Les maux m’apparaissaient, les plaintes ne se comptaient, ce désespoir s’égouttait sur un miroir perméable à la tristesse, des ébauches anthropomorphiques tentaient vainement d’inhiber les perles de la désolation en usant de leurs lames constituées de sable et poussière. Ce voyage était celui de la vérité. Mon expédition ne se terminerait pas, j’étais sûre désormais, je ne remontais pas l’Histoire, mais je l’admirais. Une étoile perdue dans le cosmos me désignait par son halo lumineux qui révélait les gorges enfouies et secrètes de notre temps, j’étais aspiré par le dévouement des machinistes, les coulisses ne m’étaient plus inconnus, et je savais. La voie lactée suivait son cours, et je parcourais l’immense distance qu’il me restait, toujours plus dense, cette sacralisation du règne et du rêve ne me dérangeait, car à présent, je pouvais concevoir, et admirer. Les milliers d’informations se précipitaient sous la forme d’un torrent de lave gigantesque que seul le volcan de l’écrivain avait pu faire naître.
Je finis par comprendre, je n’avais pas écris avec une plume de Pandore, j’étais simplement mort.
FIN
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J'attends vos conseils et vos critiques. A plus.
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24bits
- Posté le
19 mai 2011 à 18:18:34

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Ton texte me laisse perplexe. Je ne sais pas trop quoi en dire.
Le contenu m'apparaît très obscur : Le narrateur se meurt, et il se sent fusionner avec l'absolu ? Ou quelque chose du genre ? -_-"
Autrement, je dois dire que ça ne me parle pas. Probablement une question de goût. Toutes les images ne me parlent pas. Certaines sont à mon goût futiles, fortuites et pédantes. Question de goût encore : je n'aime pas ce ton, épique d'un autre temps, ces hyperboles, ces analogies, ces gradations, bref ! je fais au mieux pour t'aider objectivement, mais je préfère te dire que je n'aime pas ce genre de texte.
Donc oui question de goût, mais attention je pense tout de même que certaines images sont abusives, ou peu significatives.
Ex : "sous la forme d'un torrent de lave gigantesque que le seul le volcan de l'écrivain"...Pas très original, ni très beau (bon ça c'est encore subjectif ^^)
"de leurs lames constituées de sable et poussière" Pourquoi des lames ?
"brûlait le papier d’or qui supportait ma pensée comme l’esclave obéissait à son dieu" Trop de métaphores dans cette phrase, t'es dans la surenchère. Enfin, esclave et dieu n'évoque pas spécialement de sens. L'esclave et son maître, ou le croyant (ou tout autre synonyme) et son dieu.
Cela est un exemple d'approximation dans le choix de tes mots. Il y en a des tonnes. Réfléchis-y mieux.
Autre exemple d'approximation :
"La signification leur donnait caractère et spiritualité", "l’abstrait était pur et vrai, en même temps si faux, car tout n’était qu’erreur et ébauche",
"des ébauches anthropomorphiques" De toute manière toute la phrase est clairement incompréhensible pour moi. Des ébauches de quoi d'abord ? Et pourquoi antropomorphiques ? Et pourquoi les lames ?
Bon bref. Clairement pour moi, on est dans l'approximation. Des mots, des images, des idées. Rien n'est très clair à mon goût, rien n'est très significatif.
Tu as voulu en faire trop. De l'image pour l'image. De l'épique pour l'épique.
Sinon, concernant la forme, je vois un énorme problème, qui freine la compréhension (peut-être c'est pour cette raison que tout ne m'apparaît pas clairement), c'est la ponctuation.
Je n'y comprends rien ! On dirait que les virgules et les points sont amassés sans logique aucune. Je relève quelques exemples pour que t'y vois mieux :
"Plus rien ne pouvait endiguer le désespoir, moi, maître des mots, j’écrivais sans penser aux conséquences, après tout, rien n’était plus libre qu’un homme avec une plume" De "désespoir" à "moi", de "conséquences" à "après tout" ne serait-il pas mieux de mettre des points ? "Moi, maître des mots" par exemple n'est pas la suite logique de "Plus rien ne pouvait endiguer le désespoir", il n'y a pas de raison qu'ils soient dans la même phrase.
"Le soleil débordait à peine, il voulait être spectateur de la fusion et du déchirement, c’est pour cela qu’après quelques secondes, la pluie cessait pour ne pas entraver le spectacle rendu par les nuages noirs et sombres transpercés, déchirés par les épées solaires." Cette phrase est bien trop longue et mal rythmée. Pareil je la couperais, pour une meilleure compréhension. "Il voulait être le spectateur" ne semble pas la suite logique de "le soleil débordait à peine". Je les séparerais...
Une dernières et une des pires :
"Mon esprit se mouvait, il épousait les formes et l’architecture du temps que je remontais, ces lumières témoignaient de l’empreinte et de la mémoire, cet orchestre récitait l’ensemble des paroles proférées, et ce depuis le commencement, l’abstrait était pur et vrai, en même temps si faux, car tout n’était qu’erreur et ébauche. "
Je ne sais pas ce que tu veux dire par "ces". Il me semble que c'est une énumération. "Ces lumières témoignaient ; Cet orchestre récitait"
Mais comme à plusieurs autres endroits, la ponctuation laisse à penser que "ces" ou "ce" renvoie à la première proposition. Alors que, parfois, non.
Par exemple quand je dis "Les pirates, ces salauds !"
Ces salauds renvoi aux pirates. Mais dans ton cas, "Ces lumières" ne renvoi pas à "l'architecture du temps que je remontais", à moins que je n'aie rien compris. Fais donc très attention à la ponctuation, surtout que ton texte est bourré d'images, c'est à s'y méprendre, vraiment.
Voilà, j'espère t'avoir aidé un peu !
PS : Le narrateur est un homme ou une femme? Il est "mort" à la fin, mais à un moment elle est "sûre".
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BorntoKillzone
- Posté le
20 mai 2011 à 22:30:20

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Je ne ferais pas une critique aussi fouillée et aussi exhaustive que 24bits. Je dirais juste que j'ai trouvé le premier paragraphe flou, on comprend que tu veux décrire l'indescriptible, mais on a du mal à saisir une progression dans le récit. Le second paragraphe est quant à lui plus lisible, les paraboles et les tournures de phrases servent ici un enchainement cohérent d'actions qui ont un sens, un but.
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Sujet : « La plume de Pandore »