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CGJung
- Posté le
12 mai 2011 à 19:00:03

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La détresse m'envahit, elle dévore tout la garce, tout, absolument tout ! Elle se la joue lave dans un festival d'éléments la gourmande et elle ne s'arrête plus ! Allez qu'elle coule et coule, p'tre bien que j'en aurai des larmes ! Si c'est ça qu'elle veut la garce ! Et l'allégresse, bien mignonne celle ci, avec son tutu et ses ballerines, en haut de la scène, plus on se rapproche, plus on se dit "mais elle me regarde, j'en suis sur, elle me regarde". Foutaise, t'arrives au premier rang et là, les videurs arrivent, ces primates civilisés et ils t'envoient chier hein. Faut pas se leurrer, on amadoue pas des babouins avec des formules magiques. Ils y comprennent rien à mon langage, j'fais des efforts pourtant, le verlan c'leur truc nan ?
Et là, je m'en remets à qui hein, à Dieu p'tre ? C'est lui la dernière étape avant l'orgueil de la solitude ? Vous croyez vraiment que je peux quelque chose contre cet éternel Solitaire, il la connait mieux que moi la solitude j'vous le dis. Une fois, j'me baladais dans un parc, un grand parc, faisait beau, un temps où les vieux retrouvent leur jeunesse sur les bancs rouillées, et vous savez c'que j'ai vu ? Un mec sans visage qui promenait du vide au bout de sa laisse. J'lui ai demandé "mais mon vieux, qu'est ce tu fous donc ?". J'me doutais qu'il savait que les patients le regardaient bizarre ce valseur psychotique, il avait le pas léger, ça se voyait à ses empruntes, il en laissait qu'une marque imprégnée de pureté, ça trompe pas ça ! Bah, l'air serein, il m'a juste répondu "je ballade mon éternelle, des fois, on sort ensemble, au lieu de moisir dans l'appart avec ma pote l'absinthe". Tu parles d'une famille ! Il avait l'air heureux de voir ma gueule déformée par l'incompréhension. Et j'pouvais y faire quoi hein ? Bah rien.
Bordel, pourquoi faut il que le plane s'estompe hein, dites moi. Pourtant, elle est bien ma vie, rien d'inquiétant, même pas d'imprévus ces derniers temps. P'tre bien que c'est c'te musique envoutante là, near death experience, ça me rappelle à quel point la mort joue aux échecs avec mon double. Et j'peux faire quoi contre ça hein ? J'peux faire quoi ?
Bah absolument rien. Fais chier.
Valsons valsons. Ecoutons cette mélodie incompréhensible, paraitrait qu'elle te fasse jouir toi, bah moi, c'est plus de la stupeur hein. Et de la frustration bordel, tu te rends pas compte que ça me fait perdre mes yeux. Déjà qu'ils sont bien abimés. Mais toi, tu les veux en festin hein, ça a l'air bon avec un peu de vinaigrette. Comme les coeurs d'artichaud. On ira au marché pour les acheter hein. Mais radine comme t'es, t'préfères qu'on te les fasse gratuit. Contre ton cul ? Mais il est même pas explorable, il nous plonge dans les abimes, même de dos, t'es flippante. Tu veux même pas faire un effort d'esthétisme hein, t'préfères être cru et plus cruelle que le mauvais côté de la lame. Une sorte de clou rouillé au milieu du front d'une Madonne. Et on t'adules, on t'adule autant qu'on te sublime. Mais y'a un jour où faut dire stop et t'envoyer chier profondément. Voyager avec toi, et puis quoi encore, même Perséphone ne veut pas de toi. Même les sarcophages. Même la pitié du Christ. Qu'est ce tu veux que je fasse de toi hein, j'aimerai bien te foutre un coup de pied au cul mais tu serais capable de m'emporter avec toi.
T'façon, y'a que ça que tu sais faire hein, te trainer comme un boulet à mes pattes.
Puis là, destination le songe. On y va à 3. 1, 2 et 3. Hop, et on plonge. T'façon, on s'y habitue à force hein. Soit on creuse, soit on se noie avec toi. On cherche des galeries toujours plus profondes, t'appelles ça le noyau du paradigme, j'appelle ça du sadomasochisme. Mais on y va hein. On détruit tout, en frappant des mains, sans même avoir de nostalgie, et on recommence. Même pas le temps de prendre des congés sur nos lauriers, c'trop demandé faut croire. Non, on veut toucher les cimes de Dieu, être encore plus déraisonnable qu'un ange jouant au poker avec Lucifer. On se veut lumineux, assez lumineux pour rendre jaloux la bande de loubard des grattes ciels de la nouvelle ile robotique. Pourtant, on gagne souvent, à coup de bluffe parfois, mais on en abuse pas. Etre franc, ça paye y parait, au moins au niveau de l'estime de soi donc on ne va pas s'en priver. Et qu'est ce qu'on fait de toute cette tune spirituelle, on achète le ticket pour le paradis ? Non non non. Ca ne fonctionne pas comme ça mon grand. Après une p'tite pause détente, on retourne en enfer, avec sa lanterne, puis on la montre à touts ces démons, ils veulent le bouffer ce coeur. Et on se fait flageller, avec le sourire hein sinon ça passe en société, jusqu'à qu'on ne supporte plus le coup de fouet de trop.
Puis là, on a le droit à une nouvelle retraite. Et même si Lucifer veut boire un coup, on lui fait un fuck sur le coup parce que bon .. faut bien se ressourcer un peu. Me faudrait le lac de Lancelot, l'est bien courageux le bonhomme. J'suis sur que si je bois de son eau, ça sera différent.
Plus ça avance, plus Apollon prends retraite. Face au chaos, il se sent bien démuni hein. Même si ces putes de muses seront là pour le réconforter, il flippe d'une tornade le bougre. Il offre ces services quand bon lui semble, quand ça l'arrange, histoire qu'on lui fasse quelques louanges. "oooooooh, que c'est beau". Et le Dionysos, on lui dit pas qu'il est inspiré ? Non, on s'en branle de lui, il brille pas assez.
C't'un peu comme lorsque l'on regarde un lac. Quand on en voit pas le fond, on suppose qu'il est profond, à l'image des sages parlant un langage abscons histoire de bluffer le public. "et oui, la forme est complexe parce que le fond l'est d'autant plus !". Mais ils veulent quoi ces marchands de carpettes ? Ils espèrent me rouler ? Ca ne marche qu'avec les ignares bande de parasites vénales au service du Mal.
Non non non, ça ne fonctionne pas ainsi. Le chaos se doit d'exploser de temps à autre, ça détends. Tout cracher quelque part, une sorte d'exorciste quoi. Puis on y enverra un cryptographe, j'sais plus si on les appelle comme ça. Il y trouvera certainement des choses à dire sur les influences de telle ou telle réplique.
Bande de con. Y'a une sagesse dans la folie mais elles se trouvent pas dans vos règles linguistiques, faut voir derrière, comme l'aigle en plein délire, qui va chasser l'éléphant en pensant que c'est un rat mort. J'vous le dis, c'est ça le secret.
Une petite escale. On se repose. On respire. Et on inspire. Ca devient de plus en plus cyclique. Ca se répète, ça part dans des boucles infinies. Oh, ça fait du bien quelques trips autistiques pour toucher du doigt l'infini. Et ca tourne, et ça tourne. Ca ne s'arrête pluuuuuuuuuus. Puis là, l'espace se fait la malle avec le temps, plus possible de se demander où on se trouve et depuis combien de temps. Mais bordel, la connerie est tellement ancrée dans nos petites caboches qu'on a tout de même le réflexe de se poser la question. Et tout s'écroule, encore une fois. Puis ça frustre, colère, orgueil tout ce que tu veux. Ca se vends bien en ce moment. Mieux que les fers à repasser les égos froissés comme dirait Fuzati.
Ensuite, on se ballade dans ce crématorium rétro, une sorte de salons plus ou moins mondains ou des bouts de chairs discutent philosophie y parait. Ou psychanalyse. Ils ont chassé les prêtres les cons. Ils ont refoutu le paradis et l'enfer sur Terre. Puis dans la foulée, ils ont décidé de le foutre dans la matière. Vouons un culte à la matière ! C'est sûr que ça facilite la tâche. Un coup de balais et des milliers de paradigmes religieux s'écroulent. Au nom du Progrès ! Ils en sont fiers de leur Progrès ! Oh oui ! On a de quoi se croire les dieux sur terre, nous les détendeurs de l'argent. Mais continuons, brisons l'éthique.
Ca vous dis quelque chose l'éthique hein ?
Parce qu'à vouloir chasser Dieu, faut bien lui offrir des vacances à lui aussi. C'pas de la passivité, c'des vacances. Mais en échange, vous avez trouvé meilleur costumes ? Parce que je vois que des êtres poilus avec des habits de singes. J'beau chercher, j'ai du mal, j'vous le jure ! Encore, si y'avais quelques braves qui se confectionnaient une tenue au nom de leurs idéaux, j'veux bien, mais non, pas assez de patience. Ou de couilles ! On préfère détruire tout ce qui bouge plutôt que de construire quelque chose d'acceptable. Bande d'enfoirés. Même un trident enfoncé au plus profondément de votre gorge n'arrive pas à tasser toute la merde présente dans votre gorge. Y'a un bucheron, vous savez le genre de bonhomme qui vous enterre avec un coup de patte, j'lui ai demandé de m'aider. Rien y faire, il s'est isolé lui aussi. Il a pigé que c'tait peine perdue.
Et il n'a pas peur des vieux chênes, c'pas inquiétant ?
P'tre bien pour ça que je ne suis pas fait pour la musique. C'pas une question de rythmes, d'inspirations ou autres, nan nan nan. C'est juste trop chaotique tout ce bordel. Quelques pots de peintures, je shoote dedans, ça dessinera p'tre la gueule d'une femme, d'un troll ou d'une lampe qui m'observe avec son ampoule en forme d'oeil. Parce qu'il faut bien des juges qui nous observent sinon on serait fichu depuis un bon p'tit moment. J't'avouerai qu'une lampe, surtout noire, c'manque de classe, dans le style dandy, elle est recalée la pauvre. Y'a sûrement plus de finesse dans les courbes de m'dame couverture, elle s'adapte bien aux exigences en plus. Même si elle se fait frileuse parfois, quand on la mets trop de côté. Et je parle même pas de ses pleurs, ça sentirait presque le moisi.
Oh non, rien de comparable avec ce lys aux pétales de diamant que j'ai aperçu à l'oreille de cette sibylle. Tellement belle. J'en ai pleuré. Mes larmes ont fini par l'éteindre, puis pouf, elle a perdu sa teinte jaune or .. un peu plus bruni, ça lui donne un charme. Une sorte de soleil levant aux oreilles de celle qui n'entends même pas mes appels. J'suis même pas sur qu'elle au courant que j'existe. Trop excentrique ou décalé pour elle. Quand je lui fais des appels, elle croit que je me moque d'elle la candide. Et pourtant !
Faudrait quand même pas graver sur mon bras que ça fait mal ce bordel quand ça cicatrice non ?
Il en faut du culot pour demander d'expliquer avec des mots d'une langue que je ne parle même pas une chose inexplicable. Et pourtant, ça en réclame des faveurs. Je veux bien faire un effort mais tout de même, trop c'est trop. Déjà que j'ai du mal à décoller. Si faut qu'en plus de ça j'rentre pour diner alors que ça annonce des rafales de vents à la météo céleste, c'quand même frustrant.
J'ai jamais voulu partir à Sinai moi, j'm'en fous de c't'endroit, trop aride, trop sec. Un peu comme ses paroles. Taciturne, elle connait de trop ce mot à force d'en jouer. Et elle me voudrait bavard ? J'suis pas un compteur d'histoire. Des monologues transposés, pourquoi pas, une sorte de solitude juxtaposée, ça serait le pied. Puis on dormira ensemble. Histoire de se souvenir que le monde physique existe quand même. Pas qu'un délire.
Désolé pour l'orthographe.
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Thonmauve
- Posté le
12 mai 2011 à 20:10:22

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Très Chuck Palanhiuk comme écriture : tu te noies tellement dans des descriptions sans queue ni tête que le lecteur se retrouve complètement perdu. Perso, ça m'a pas donné envie de continuer, après le deuxième paragraphe, je me suis contenté de lire en diagonale (et rapidement...)
Pas mon style de texte, ou alors faudrait que t'allèges un peu la chose...
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CGJung
- Posté le
12 mai 2011 à 20:23:22

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"tu te noies tellement dans des descriptions sans queue ni tête que le lecteur se retrouve complètement perdu"
C'est l'effet voulu. Après, je suis conscient que cela peut ne pas plaire surtout qu'il n'y a eu aucune retouche sur le texte, ça a été écrit en un coup sans interruption.
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mikeangel_fr
- Posté le
13 mai 2011 à 15:30:28

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J'ai pas tout lu, mais je préfére ce texte là à ton précédent. même si j'ai moins accroché, mais c'est pas le problème !
Je lirais la suite plus tard, quand mon taux d'alcool aura descendu un peu.
Peut être un petit reproche, c'est que si on saute une ligne on est complétement perdu, mais ça fait parti du tout de ton écriture. Au moins là, on a du vrai texte, avec du caractère !
Tu m'as toujours pas répondu, dans quel but tu écris tout ça ? Je veux dire, tu as voulu en faire un roman, des nouvelles, écrire juste pour toi ? Pourquoi nous les montrer alors ?
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CGJung
- Posté le
13 mai 2011 à 17:51:44

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J'écris en général quand je suis à deux doigts de péter un cable, une sorte d'exorcisme, je n'y prends pas de plaisir au final, ça me permets surtout de décharger la pression.
Pour le moment, je m'essaye à différentes façons de m'exprimer mais tout ce que j'écris devrait normalement se lire à voix haute. Question de rythmes. Si je venais à modifier volontairement mes écrits, ils perdraient certainement de leur musique originelle.
Si je les montre, c'est parce que je pense que certaines critiques peuvent être fait sur des automatismes d'écritures foireux, j'en ai beaucoup, mais j'ai assez de mal à les discerner.
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CGJung
- Posté le
13 mai 2011 à 19:22:10

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Ca m'est revenu à l'esprit que maintenant. Oui, tu ne peux pas sauter de lignes en me lisant. C'est pour ça que les avis de ceux qui lisent en diagonale m'indiffèrent totalement.
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Sujet : « Délire d'un délirien engagé »