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Sujet : « Démbulation d'estropiés »

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  • LarryClayton Voir le profil de LarryClayton
  • Posté le 24 avril 2011 à 20:16:25 Avertir un administrateur
  • Bonjour à tous :)
    Cela faisait un moment que je n'étais pas passé sur le forum, et que je n'avais tout simplement pas écrit... Des bribes simplement... J'ai travaillé sur deux trois trucs :P

    Voici donc le nouveau projet que j'ai commencé, qui part d'évènements réels que j'ai romancé pour qu'ils fassent passer le mieux possible le ressenti et les situations vécues...

    Bref, si vous avez des questions où des critiques à émettre, n'hésitez pas, tout sera reçu avec plaisir :)

    Bonne soirée à tous, et surtout bonne lecture!

    ______________________________________________

    Chapitre introductif.

    C‘était la dernière chose que je voulais revivre. J’avais rien demandé, et lui non plus. Pourtant c’est tombé comme un putain de couperet sur la nuque d’un porc. Je me suis enfui au plus vite, pour me retrouver dans une soirée de lycéens qui découvrent le cul et la drogue. C’est une de ces nuits où je dois utiliser la majorité de mon énergie pour ne pas exploser. Je suis chargé au speed, à la bière, et je fume nerveusement mes cigarettes les unes après les autres. J’ai envie de baiser une fille comme un enfoiré le ferait, dans l’unique but de se défouler et de se vider. Sans penser à une quelconque conséquence, à aucune potentielle répercussion. Ma jambe droite remue nerveusement, mes dents grincent, et un goût chimique immonde traverse mon palais pour venir se déposer sur ma langue. Ils ont allumé un feu au milieu du jardin, sa lumière cache les étoiles et me brûle le visage. J’aimerais être ailleurs, mais je ne veux pas revenir là où j’étais il y a quelques heures. Pour arrêter de penser à tout ça je quitte la dizaine de types réunis auprès du feu. Je cherche la gamine qui m’a offert la trace de speed tout à l’heure, mais je comprends qu’elle s’est enfermée dans une chambre avec une autre, qu’elle baise en matant un Klapish. Ca me fait sourire, et j’allume une autre cigarette. Dans les autres chambres dorment ceux qui n’ont pas tenu les charges d’alcool qu’ils e sont imposés. Claude, qui a eut la sagesse de m’accompagner, roule des joints autour d’une table avec d’autres types, défoncés. Lui, a l’esprit clair. A chaque fois que je le croise il me lance le regard d’un grand frère, histoire de s’assurer que je ne pète pas les plombs. Pourtant, il a tout autant de raisons que moi d’exploser. Plus, peut-être.

    J’alterne entre les groupe. Les uns sont trop saouls, les autres pas assez. Ce soir est l’occasion parfaite de rejeter tout ce qui fait de moi un adulte supposé, un humain soupçonné. Je ferais à nouveau croire que je ne donne pas de crédit à de telles conneries. Et ça m’allègerait de la honte et de la frustration qui me bouffent depuis que je me suis levé. Mais tout ce que je peux faire, c’est boire, fumer, et éviter de penser.
    Je pourrais tout à fait apprécier une telle soirée si mon corps et mon âme ne me poussaient pas à mépriser mon comportement et celui de ceux qui m’entourent. Je n’assume pas. Confronté à nouveau à la pire chose qu’un jeune homme puisse connaître me replace face à mes limites, mes faiblesses et mes stupides erreurs de ces cinq dernières années.
    J’ai eu, aujourd’hui, le privilège d’accueillir, au sein du cercle des estropiés parentaux, un de mes très proches amis. Bien qu’étant moi-même un de ces amputés, tout ce que j’arrive à faire en cet instant, c’est vomir.
    Ne pouvant plus rester avec personne, n’ayant plus de cigarette ni de bière, je m’assoie simplement dehors contre un mur et m’endors. Le goût ignoble persistant, le cerveau toujours bouillonnant.
    Nous sommes trois. Claude, moi, et maintenant Thomas. Et ce qui va suivre, est notre déambulation titubante d’éclopés pommés.
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  • Thonmauve Voir le profil de Thonmauve
  • Posté le 24 avril 2011 à 20:32:14 Avertir un administrateur
  • J'ai lu jusqu'à "enfoire" et j'ai arrêté. Pas mon style de texte. Déjà tu aurais pu faire un effort sur le titre ^^

    Ensuite, ben le style m'a pas l'air très original, du moins pas plus que la majorité des textes "crasses" qu'on peut lire sur les forums. Ton texte m'a l'air un peu court, même pour un chapitre introductif, mais bon...
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  • LarryClayton Voir le profil de LarryClayton
  • Posté le 24 avril 2011 à 20:36:10 Avertir un administrateur
  • C'est la première fois que j'écris dans un style aussi "brute" ou "crade". Normalement il y a toujours une retenue relative dans mes écrits.
    Seulement le terme abordé ici ne me laissait pas d'autre choix que de tout lâcher... :(

    Après c'est peut-être quelque chose que je ne maîtrise pas suffisamment :(

    Cependant, je n'ai pas souhaité faire un "texte crasse" comme tu le dis. Simplement, j'ai voulu porter sur le plan physique, réel, quelque chose de très psychique.

    Et puis, comme c'est quand même basé sur du réel, je ne pouvais pas "softiser" la chose :(

    En tout cas merci d'avoir émit une critique :-D
    Je t'encourage en revanche à prolonger ta lecture histoire de me donner un avis supplémentaire & exhaustif :)
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  • -Say- Voir le profil de -Say-
  • Posté le 25 avril 2011 à 15:03:36 Avertir un administrateur
  • Perso, j'ai lu en entier :-p

    Moi, le style crasse me dérange pas. D'autant que dans ce type de textes, ça peut être justifié. Mais la, c'est vrai qu'il y en a un peu trop, quand même.
    Par exemple : "un putain de couperet sur la nuque d’un porc."
    L'expression se suffit à elle même. Le putain, fait un peu..."ajout pour faire encore plus vilgaire, et encore plus trash".

    Après, pour l'interet du texte en lui même, j'en ai pas encore lu assez. C'est vrai que globalement, des textes comme ça, on en trouve pas mal, alors il va falloir faire original ou très bon pour te démarquer un peu de la masse...

    Dans tout les cas, je passerai voir la suite :-)
    C'est ça, le truc. Laisser passer le style "brute" pour la cohérence, mais ne pas l'utiliser exprès pour faire bien. Sinon, ça plombe, c'est lourd, et ça peut te gacher un texte.

    Par contre, je suis d'accord, ça ne sert à rien de softiser.

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  • -Say- Voir le profil de -Say-
  • Posté le 25 avril 2011 à 15:04:44 Avertir un administrateur
  • Euh =_=...Mon dernier post a bugué, la...

    Le "Dans tout les cas, je passerai voir la suite" est tout à la fin, hein...et pas en plus milieu :p
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  • 24bits Voir le profil de 24bits
  • Posté le 30 avril 2011 à 23:48:45 Avertir un administrateur
  • Moi je trouve ce texte un peu meilleur que ce que j'ai pu voir dans le genre ici.
    Après, c'est pas non plus mon dada, car bien souvent, on tombe dans l'utilisation d'effets supra faciles, et on a du mal à y voir entre l'effet de style et quelque chose de plus justifié.

    Plus loin que Say, je dirais qu'il faudrait carrément virer "Pourtant c’est tombé comme un putain de couperet sur la nuque d’un porc."
    C'est déjà la deuxième phrase, et elle tranche (c'est le cas de le dire :p) trop avec le reste, plus soft déjà. De plus elle illustre quelque chose dont on ne sait rien, franchement pour moi elle est totalement injustifiée. Dommage elle est pas mal, mais si j'étais toi je la garderais pour un peu plus tard. Là où elle mériterait vraiment d'être, où tu aurais une montée en tension, ou en vulgarité...

    Pour moi le gros point noir c'est les idées du type. Je ne comprends fichtrement rien au cheminement des pensées du narrateur. L'action je la comprends très bien, et elle est plutôt bien contée. Mais alors dès qu'il commence à penser, je ne comprends plus de quoi il parle, de qui il parle, etc...

    Le gros problème que ça entraîne, c'est que ce mec là, qui semble extra lucide et hyper blasé de la vie, a l'air en fait complètement paumé (et pas pommé :D ). Alors je ne sais pas trop comment est ton perso encore, ou si c'est un côté mystérieux voulu, propre à l'intro, donc je ne dis rien de plus. Mais voilà, d'un côté j'ai ce mec qui a des jugements de valeur très tranchés, qui se place donc au dessus de tout, et pour autant son mode de raisonnement ne semble pas un modèle de clarté ou de logique. On dirait un clodo bourré dans ses élucubrations à voix haute.

    Je n'ai pas trop d'exemples à donner que tu pourrais lire ou voir, car ce n'est pas mon truc. Mais ce genre de perso lucide et blasé à mort me fait penser à 99F, pas une référence cinématographique pour certains, certes, ni peut-être littéraire, je n'ai pas lu le bouquin, mais je trouve que c'est plutôt bien foutu. Et justement le choix des mots est très important. Il y a très peu de mots vulgaires, d'apparence violents, et à l'inverse il y a d'autres mots plus communs, mais qui prennent une force insoupçonnée quand ils sont amenés avec justesse.

    Je pense que dans ce genre de texte, les vulgarités sont des effets faciles. Je pense que bien utiliser d'autres mots ne radoucirais pas le texte, et j'irais même plus loin en disant que bien utilisés, ils peuvent devenir plus forts que les coquilles vides que sont les vulgarités.
    Pour le coup, il y a peut-être un travail à faire sur les images. Il faut vraiment trouver des phrases qui donnent l'impression de sortir des tripes, d'être le résultat d'un dégout profond. Et pas juste des "enfoirés de fils d'enculé de X..." que n'importe quel pochtron sortirait affalé sur le comptoir d'un bar.

    Mais bon, tout ça sont des réflexions un peu évidentes et sans grandes valeurs, balancées un samedi soir :D
    Donc pioche ce qui t'intéresse et médites-y ;)

    je lirais la suite en tout cas.
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