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Zech
- Posté le
14 mars 2011 à 00:24:45

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Bon légère intro, ca fait très très très longtemps que j'ai pas écrit de prose et j'arrive pas à me motiver à continuer mon roman, j'y susi presque mais pas encore. Alors je me suis dit, écrit déjà et après ca reviendra peut-être. Donc voici, un texte qui n'a pas de finalité, à part écrire. Et qui déroutera ceux qui s'attendent à voir le genre d'écrit que je fournis d'habitude. (Probablement de manière négative)
Stop la palable, let's go :
Comme un goût de rouille au fond de la bouche. C'était bien la seule chose qu'il pouvait encore sentir à la fin de cette semaine, plus éprouvante qu'une vie de compromis.
Les anti-dépresseurs, les somnifères, l'eau minérale la plus bas de gamme ? Son dégoût devait trouver son explication quelque part dans cette alchimie. Les mâchoires serrées, l'une contre l'autre comme une machine à broyer les sentiments, masquaient bien aux yeux du monde l'état d'un homme qui venait de replonger dans une dépression qui avait faillit l'achever trois ans auparavant. Pourtant, il y avait encore quelque part autour de ses yeux vitreux quelques signes qui ne trompaient plus ses proches. Il n'y a malheureusement pas de seconde chance pour les dépressifs : La première est toujours la bonne et personne ne la remarque. Pour ceux qui voudraient se suicider, un conseil : n'attendez pas la rechute, tout devient bien plus compliqué à partir de ce moment là.
Charlie avait loupé le coche et voilà où il était maintenant, dans la rouille.
Comment en est-il arrivé là ? C'était la question qui hantait tout son monde et que certains osèrent lui poser.
La réponse qu'il fournissait, quand il était trop fatigué d'esquiver, était toujours la même, concise et inutile, pour un problème d'une telle ampleur. Mot pour mot, la voilà : « Qu'est ce qu'il m'arrive encore ? Et bien, souvenez vous de l'état de votre coeur après avoir couru avec toute l'énergie que vous avez pendant dix minutes. Si vous avez vraiment utilisé vos capacités à plein régime sans jamais fléchir, vous avez ressenti votre coeur battre assez intensément non ? Et vos oreilles bourdonnait comme si vos tympans battaient le rythme aussi fort que lors d'un concert de metal dans une petite salle, étonnement bien équipée en amplis. Votre esprit se trouve en écosse, en plein automne, c'est à dire dans un brouillard qui annihile en une seconde tout sens de l'orientation que vous pourriez avoir. Si vous arrivez malgré tout à vous concentrez un peu, vous vous amuserez de pouvoir ressentir votre sang pulser dans presque chaque partie de votre corps. Attendez cinq minutes, respirez bien fort, voilà votre problème réglé ! Il m'arrive personnellement que depuis deux semaines, rien n'est passé. Les quelques heures de sommeil que j'ai réussi à gratter n'ont pas été réellement fructueuses. Vous comprendrez dès lors qu'au bout du compte, après 336 heures approximativement dans un tel état, je devienne légèrement mélancolique, irritable, désagréable surtout quand on me demande ce qu'il m'arrive. Bien sûr, si j'étais dans un état normal, je me contenterai de leur expliquer avec le plus beau sourire dont je suis capable qu'il serait préférable de me faire oublier mes évidents problèmes, plutôt que de me les rappeler. Sachant, bien entendu, qu'ils ont eux même un certains talent pour évoquer leur présence. »
Charlie ponctuait alors toujours la fin de sa réplique par un rituel mystique, qui consistait à poser sur une table un paquet de cigarette, une flasque de vodka et son briquet. Une heure après, par magie, la vodka et les cigarettes avaient disparu et ne restait plus que leur enveloppe.
Si j'étais philosophe, dentiste ou bien pensant, je suivrais une longue analyse sur les palliatifs qui font plus de mal que de bien.
Mais je ne suis que le narrateur de l'histoire qui suit à la lettre le conseil d'un barman de Corrèze : Si tu n'as pas une solution concrète, ne juge pas la façon qu'ont les gens de traiter leur problème.
Et croyez-moi, si un jour le propriétaire d'un bar, ancien professeur d'éducation physique et sportive vous donne un conseil, suivez-le !
Alors pour ma part, je vais juste vous racontez les choses comme elles se sont passées dans la tête de Charlie, un mec comment vous en croiserez peu et qui pourtant se retrouve dans la même merde que tout le monde.
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Thonmauve
- Posté le
14 mars 2011 à 13:45:34

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Sympa, c'est toujours intéressants de voir la tournure que prennent les exercices de style! Seule faute notoire que j'ai relevée => "un mec COMMENT vous en croiserez peu" => COMME vous en croiserez peu.
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Thonmauve
- Posté le
14 mars 2011 à 13:46:34

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*intéressant sans "s", avant de relever les fautes des autres, je ferai mieux de me relire moi-même
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Zech
- Posté le
14 mars 2011 à 17:39:22

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Merci beaucoup c'est corrigé sur mon word !
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JesusQuintana
- Posté le
15 mars 2011 à 00:38:47

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Salut !
J'ai eu pour ma part beaucoup de mal à rentrer dans le texte. Je crois que je n'y suis pas parvenu du tout en fait. Peut-être la faute à une histoire trop alambiquée qui est finalement assez plate.
Du coup une petite question : il y aura une suite (comme le sous-entend la fin du texte) ou c'est juste un simple essai ?
Je m'arrête donc là pour le fond ; concernant la forme :
"Il n'y a malheureusement pas de seconde chance pour les dépressifs : La première..."
la première
"Les mâchoires serrées, l'une contre l'autre comme une machine à broyer les sentiments, masquaient bien aux yeux du monde l'état d'un homme qui venait de replonger dans une dépression qui avait faillit l'achever trois ans auparavant."
La construction est trop lourde, j'en ferais plutôt deux phrases distinctes.
"Et vos oreilles bourdonnait comme si vos tympans battaient le rythme aussi fort que lors d'un concert de metal dans une petite salle, étonnement bien équipée en amplis."
Idem ici, la phrase finit essouffler le lecteur.
"Votre esprit se trouve en écosse..."
Ecosse
"...d'un barman de Corrèze : Si tu n'as pas..."
si tu n'as pas
"Alors pour ma part, je vais juste vous racontez les choses..."
vous raconter
Voilou m'sieur !
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Sujet : « Comme un goût de rouille »