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Sujet : « Infection. »

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  • Chocobo[3] Voir le profil de Chocobo[3]
  • Posté le 25 février 2011 à 04:42:10 Avertir un administrateur
  • Fiction qui tire son inspiration (avant tout) des jeux vidéo Resident-Evil, et dans une moindre mesure, de tout les films mettant en scène des mort-vivant, des petits zombies.
    Qu'ils soient sympathique ou pas :o))



    ----------------------





    Infection.






    Première partie: La ville fantôme.



    I.

    Bravo. Franchement bravo, il ne voyait pas ce qu'il aurait put lui dire de plus. C'est quant même pas croyable d'être aussi conne et irresponsable! Devoir vivre avec des gens qu'il ne pouvait pas blairer, la plupart du temps reclus dans les mêmes pièces et sans autre alternative viable, lui donnait des envies de meurtre de plus en plus pressante. Si certain ne pouvait définitivement pas changer, ou au moins faire plus attention à leurs faits et gestes, ils finiraient par les foutre dehors, peu importe ce que les autres pourront bien en penser. Donner la chair fraiche de cette conasse en pâture aux Ignobles la dehors lui paraissait être une bonne idée pour le coup. Attendre la nuit, la choper et la balancer à la rue lorsque le soleil commencerait à décliner dans le ciel, la, à l'instant, il l'envisageait sérieusement.
    Descendre faire un tour dans cette ville qu'il aimait tant lui avait paru être la meilleur solution. C'était par contre loin d'être le moment idéal pour s'aventurer dans la citée, autre fois si vivante, et devenue aujourd'hui une terre de sinistre et de désolation. En sortant de l'immeuble situé en plein centre ville, il jaugea le ciel d'un coup d'œil rapide. Il lui restait une bonne heure pour calmer ses nerfs, et c'est en vérifiant son équipement qu'il franchit le pas de la porte. La batterie de son portable était fonctionnelle, et ses différents coutelas emplissaient ses poches. Une batte de base ball remplie de clou complétait ce qu'il prenait toujours soin d'emporter avec lui lors de chacune de ses sorties, quelle soit nocturne ou pas.
    Outre les Ignobles, qui peuplaient les rues dés la nuit tombée depuis la catastrophe, les mauvaise rencontres se multipliaient sans cesse ces dernier temps. Ils n'étaient pas les seuls à faire de la résistance, et à continuer à vivre plus ou moins normalement. La psychose des non contaminé était devenu telle qu'on ne pouvait plus envisager une rencontre sans risque.
    _Quelle conasse! Exulta t-il tout en envoyant sa batte dans une poubelle publique, qui s'enfonça dans un grand « boing » sonore.
    Il en avait marre de devoir supporter des abrutis, qui non content d'être profondément débiles et peu intéressant, se permettait de mettre leurs vies en jeu bien trop souvent à son gout. Fermer une porte, replacer une planche, verrouiller une serrure, ce n'était tout de même pas compliqué, merde! A bien y repenser, tout avait dégénéré à une vitesse hallucinante.

    Moins d'un an plus tôt, un fléau s'était répandu comme une trainée de poudre à travers le monde. Prenant naissance en Afrique du Sud, il avait rapidement gagné l'ensemble du continent, avant de s'étendre et de gagner l'Europe et l'Asie, les touristes et les hommes d'affaires ne cessant de passer d'un continent à l'autre. Le virus d'origine inconnue ne tarda pas à prendre de l'ampleur, et à s'avérer impossible à endiguer. Les révolutions urbaines se succédèrent un peu partout, la population indignée de voir à quel point les leurs succombaient aux virus, pendant que leur dirigeant se cachait et tentait de prendre le plus de distance possible avec le peuple. Et puis l'incroyable se produisit. Les mort se relevèrent, leur corps putréfiés reprenant vie, donnant naissance à ce que les gens avaient coutume d'appeler des zombies; des mort-vivant. Voir leurs proches revenir errer à moitié mort, tentant de mordre comme des chiens qui ont la rage, finirent d'achever leur mental. Le monde était devenu fou, et infesté.
    Même s'il ne s'expliquait pas la provenance d'un tel fléau, ce n'était pas sa préoccupation principal. Il vivait dans un monde post-apocalyptique depuis une année entière, et ca lui convenait très bien comme ca. Tout aurait d'ailleurs été parfait sans cette conasse qu'il ne parvenait décidément plus à supporter qu'au prix d'effort de plus en plus important. Leur groupe, résidant tout en haut d'un building, ne comptait qu'une dizaine de personne, mais c'était encore bien trop pour lui. Entre les lopettes, les connes et les donneurs de leçon, il ne pensait plus pouvoir tenir longtemps avant d'en étriper un ou deux.

    La ville ressemblait à l'une de ces citée fantôme du cinéma américain, et pourtant! Il se réservait l'hypothèse d'un long cauchemar, mais sans vraiment y croire. Les cadavres gisaient dans les rues, pour la plupart des contaminés qui n'avait put regagner l'obscurité avant que le jour ne se lève. Il traversa le parc de la Boverie, et se posa négligemment sur un banc, déposant sa fidèle batte à ses cotés. Il lui restait quelques cigarette, et il en grilla une tout en observant les alentours. Ça puait la mort, et rien ne semblait vivant à des kilomètres à la ronde.
    Ça cigarette terminée, il se leva pour se remettre en route. La nuit ne tarderait plus bien longtemps, et mieux valait être à l'abri lorsque les contaminés arpenteraient les rues à la recherche de nourriture. Sa colère n'avait pourtant pas encore disparu, et retourner au refuge dans cet état ne l'enchantait guère. Et puis merde! Il se rassit sur le banc, et patienta jusqu'à ce que le soleil se soit retiré. Son portable sonna plusieurs fois, mais il finit par l'éteindre. Il avait besoin d'adrénaline, et resté planter la finirait inévitablement par la lui donner.
    _Allez les petits... Venez donc jouer avec moi.
    De longs râles presque inhumain répondirent à sa provocation, et il distingua sans mal le premier Ignoble présent dans son champs de vision. Se trainant comme une loque, des morceaux de visage en moins, il tendait les bras vers lui tout en avançant comme un escargot. Il le laissa approcher à moins de quelques mètre, puis saisit sa batte et fondit sur son adversaire. Un grand coup circulaire lui arracha une partie de la tête, et la créature recula en vacillant, avant de reprendre sa marche en avant, les bras toujours tendu dans sa direction. Il lui relança son arme de fortune en plein face, et cette fois l'Ignoble tomba sur le sol.
    L'adrénaline commençait à parcourir ses veines, et son pouls s'accéléra. Il se retourna pour reprendre le chemin du refuge, et ne fut pas surpris d'apercevoir un grand nombre de contaminé errant déjà dans les rues. Le retour allait être mouvementé, et c'était aussi bien comme ca. Il se défoula tout en replaçant mentalement l'image de la conasse à la place de la tête souvent hideuse des contaminés, et sourit en parcourant la ville comme un aventurier. Finalement, tout ce bordel avait au moins un point positif. Plus personne ne pouvait lui dire quoi que ce soit, il était libre de faire et de dire ce qui lui plaisait, et c'était tout à fait grisant. Enfin, plus personne... C'était vite dit.

    _Tu te fous de nous, Sacha?!
    Et voila... A peine passer la porte qu'il fallait déjà qu'on crie au scandale. Es-ce qu'il leur demandait de lui rendre des compte, lui?
    _Occupe toi de ton cul, Marc, tu sera gentil.
    Le grand gaillard se crispa comme à chaque fois que le jeune homme lui répondait de la sorte. Se prenant pour le patriarche de ce joyeux arche de Noé, Marc Delvaux était un solide bonhomme de deux mètre, battit comme une armoire à glace. En plus d'être particulièrement pénible, c'était le père de Jessica, aussi nommée « la conasse » par ses soins. L'homme lui cria après alors qu'il s'éloignait déjà. Il ne put s'empêcher de lui faire remarquer que, lui au moins, ne mettait pas la vie des autres membres du refuge en danger.
    _Apprend déjà à ta fille à verrouiller une porte, on en reparle après, lui lança t-il tout en claquant la porte de sa chambre.
    Le haut de l'immeuble avait été aménagé pour que chacun puisse jouir d'une intimité relative. Sa chambre n'avait rien de spacieux, ni même de confortable, mais c'était sa chambre, son espace. Il pensait souvent que sans ca, il aurait déjà tué pas mal de monde au refuge. Sa porte trembla sur ses gonds, et affalé sur son lit, il ne prit même pas la peine, ni de se lever, ni de répondre.
    « Je te préviens Sacha, si tu t'obstines à n'en faire qu'à ta tête... »
    La voix grave de Marc lui parvenait beaucoup trop bruyamment, malgré la porte fermée. Il alluma la chaine Hifi qu'il avait récupéré il y a peu dans un autre immeuble de la ville, et la musique emplit la pièce de sa douceur. Cette trouvaille avait été salutaire, et lui permettait de couper court aux conversations inutile que Marc continuait de lui tenir, jours après jours.
    La pièce ne comportait pas grand chose, si ce n'est un vieux matelas, un bureau agrémenté d'une lampe à pétrole qu'il appréciait beaucoup, et un meuble pour entreposer ses affaires. Sur celui-ci reposait tout les livres qu'il avait put trouvé dehors. Lire restait son activité principal, lors de ces longues nuits coincé dans cet immeuble qui tombait doucement en ruine. Marc arrêta enfin de beugler comme un veau, et il put donc diminuer le volume sonore de la musique Celte qu'il écoutait en boucle. On frappa de nouveau à sa porte quelques minutes plus tard. Certainement Marc, plus calme, qui venait tenter de « discuter ». Autant se foutre un doigt dans le cul, ca lui ferait moins mal.
    _Va te faire foutre, fous moi la paix.

    Le petit garçon de l'autre coté de la porte resta planté la, sans bouger un cil. Après cinq minutes, il décida de retenter sa chance. Il frappa timidement sur la porte, et sa voix douce et posée demanda à Sacha s'il pouvait entrer. Le jeune homme, encore énervé par les diverse altercations de la journée, se radoucit immédiatement. Il ouvrit la porte, et laissa pénétrer le garçonnet dans son antre.
    _Désolé, je croyais que c'était encore Marc, viens, entre.
    Il le regarda avec ses petits yeux malicieux, et lui posa presque immédiatement la question qui lui brulait les lèvres.
    _Tu as encore désobéis à Marc, hein?
    _Je n'ai de compte à rendre à personne Théo, ni à Marc, ni à d'autre, lui répondit-il tout en lui ébouriffant les cheveux.
    Le petit garçon sembla s'absorber dans une profonde réflexion.
    _Tu es ton propre maître, sourit-il en répétant la phrase préférée de celui qu'il considérait comme son grand frère, c'est ca?
    Ce gosse avait décidément l'art de le mettre de bonne humeur. Ce qui l'impressionnait le plus chez lui, c'était sa capacité d'assimilation et d'apprentissage. Apprendre et apprendre encore, et ce quelles que soient les matières, semblait le passionner de plus en plus jours après jours. A huit ans seulement, le garçon affichait une maturité exceptionnelle.
    _T'as vu des Ignobles ce soir? Continua t-il, voulant en savoir plus sur l'escapade nocturne de son aîné.
    _J'en ai vu, ouais, mais y'a aucun danger tant que tu reste sur tes gardes... Ils sont lents, et amorphes, lui répondit-il en imitant un contaminé, tendant les bras vers le jeune garçon, et faisant semblant de se trébucher avant d'arriver sur lui.
    Théo pouffa de rire et se jeta sur le lit, en attrapant l'un des couteau posé près du matelas.
    _N'approche pas, rebut de l'humanité!
    Il tendit la main à plat vers le jeune garçon, lui intimant de lui remettre l'arme blanche immédiatement. Celui-ci s'exécuta à contre cœur, et lui remit le couteau. Il aimait bien voir Sacha jouer avec son arsenal, mais n'avait pas le droit d'y toucher, et ca, ca ne lui allait pas.
    _Pourquoi j'ai pas le droit de toucher à tes couteaux, moi?!
    _Je te l'ai déjà dis mille fois, les enfants n'ont pas à jouer avec les armes. Ta mère va venir me prendre la tête si tu ne retourne pas près d'elle, il est l'heure d'aller dormir champion, lui dit-il en le prenant dans ses bras.

    Il le ramena à sa mère, et s'apprêta lui aussi à aller rejoindre Morphée. Le sommeil le plombait, la journée avait été éprouvante. Reconstruire les fortifications de l'immeuble lui avait demandé du temps, et de l'énergie. Ces foutus Ignobles semblaient de plus en plus actif, de plus en plus entreprenant, mais surtout de plus en plus fort. Lui qui n'avait pas peur d'arpenter la ville, même de nuit, l'avait remarqué depuis peu. Les contaminés s'organisaient, se rassemblaient en groupe de plus en plus nombreux, et paraissait de plus en plus à même de leur causer de sérieux problèmes. Il sentait que la vie plus ou moins tranquille du refuge ne tarderait pas à voler en éclat, surtout si la conasse ne se montrait même pas capable de fermer une porte, ou de remettre une planche en place. Il avait d'abord cru que la situation reviendrait à la normal, qu'il suffisait de laisser le temps faire son travail. Peu à peu, cette certitude s'évanouit, laissant place à une autre vision des choses. Sa curiosité naturelle le poussa à envisager de découvrir qui était vraiment les Ignobles, et ce qui avait bien put les contaminer. A ce qu'il en savait, la maladie ressemblait à la rage dans un premier temps. Le métabolisme finissait par lâcher, et la mort clinique était constatée. La plupart des corps avaient finit par se mouvoir de nouveau, et si ce fait put être occulté dans un premier temps, la vérité finit par éclater au grand jour. Les morts revenaient à la vie, amorphe et inhumain. Leur seul but semblait être de se nourrir, et ils ne comptaient manifestement pas se contenter d'un régime végétarien.




    :)
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  • 24bits Voir le profil de 24bits
  • Posté le 25 février 2011 à 16:18:23 Avertir un administrateur
  • Moi-même j'adore l'histoire de zombie. En jeu, en film ou en livre. Mais pour des raisons et une profondeur que j'y trouve rarement, puisque la plupart des histoires sont reléguées au genre exclusif de l'horreur, alors qu'il y a plus à faire. Ceci dit on trouve des choses très intéressantes dans certains trucs et notamment Resident Evil. C'est une très bonne référence.

    Bref je clos ce prélude sur moi, pour parler un peu plus de ce que tu as écrit. Du point de vue de l'écriture je pense qu'on a quelque chose de très correct. Il y a certaines phrases un peu maladroites. D'autres un petit peu longues. Mais globalement ça se lit sans aucun soucis. A noter que j'y ai vu quelques fautes, donc à relire. :)

    Mon plus gros soucis réside dans le contenu. Je ne suis pas emballé parce que tu racontes. D'abord d'un point de vue rythmique. Je trouve qu'on ne reste pas assez, ou qu'on n'entre pas assez dans les situations.
    Je m'explique, la partie où il est sur le banc est propice à réflexion pour ton héros, ou à un moment de latence, de contemplation...Or c'est très vite expédié, je pense que tu gagnerais à étirer concrètement (cad avec du contenu narratif, descriptif...) le passage. Qu'on s'arrête nous aussi, avec ton personnage.
    Egalement, la séquence où il se bat pour rentrer est vite survolée. Il dézingue un premier zombie, puis on a une ellipse. En revanche, la situation avec le plus jeune, quand ils sont dans la chambre, est traité plus longuement.

    Et moi, ça me laisse deux sensations désagréables :
    La première : on s'attarde sur les moments les moins intéressants, donc de la frustration d'abord.
    Et la deuxième : L'impression que tu entres dans la facilité, et que tu survoles les passages plus difficiles. A la fois les plus concrets, mais aussi les moins communs, ceux qu'on ne vit pas. En bref tous les passages qui vont faire l'identité du monde que tu veux créer. On reste donc encore dans le cliché. Par exemple, il faut que tu expliques très précisément la façon avec laquelle ton héros va entrer dans la planque sans être suivi par exemple. Il doit bien y avoir une astuce, un système que tu dois imaginer. Ou encore, comment ils communiquent (j'imagine qu'au bout d'une année entière sans maintenance, les réseaux téléphoniques doivent être coupés), comment ils bouffent, comment ils rechargent ces portables (groupe éléctro ? Générateur ?), d'où ils puisent leur électricité ? Est-ce qu'ils s'organisent des raids dans la ville pour récupérer de la bouffe ? Est-ce que sur ce toit ils plantent des légumes ? Pourquoi ont-ils des chambres merdiques alors qu'ils pourraient prendre le luxe d'avoir un appartement chacun au dernier étage ? Plus de spécificités sur tes zombies, pourquoi ne peuvent-ils pas évoluer le jour ? Sont ils aveugles ? De quels sens se servent-ils ? L'odorat ? L'audition ?etc...etc...

    Il faut qu'on croie à ton monde, et je pense que pour l'instant ce n'est pas vraiment le cas.
    Voilà pour moi, développe un peu de ce côté là, et ton histoire aura tout à y gagner.
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  • 24bits Voir le profil de 24bits
  • Posté le 25 février 2011 à 16:27:04 Avertir un administrateur
  • Ceci dit, désolé du double post, tout ça tu n'es pas obligé de l'amener d'un bloc au début bien sûr. Ça peut être amené petit à petit. Ce que je veux dire, c'est que sur les trois situations qui nous sont amenées en début de cette histoire, on s'attarde sur un dialogue entre deux personnages, qui est indépendante du monde que tu crées. On a donc aucune situation qui donne vraiment du crédit à ce monde imaginé, et donc pour l'instant on est pas vraiment entraîné dedans.
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  • Chocobo[3] Voir le profil de Chocobo[3]
  • Posté le 25 février 2011 à 18:22:46 Avertir un administrateur
  • Oh, une review! :-)
    Merci de ta lecture en tout cas, et surtout du com approfondit. Ça confirme certaine remarque déjà reçue en fait, comme le fait de "sauter" trop vite d'une situation à une autre.

    Après, j'avais dans l'idée de ne presque rien dévoiler au début, et de juste décrire une situation, mais ca manque de "liant" et de "contenu" comme tu dis, semble t-il.

    Par exemple, il est vrai que les zombies ne sont rien d'autre que des bouts de viande sans caractéristique pour le moment, mais c'est le récit qui veut ca, les "Contaminés" étant destiné à suivre une certaine évolution. Quant à l'énergie utilisée, c'est bien par générateur qu'ils peuvent encore en disposer, mais c'est vrai que ce n'est pas dit (ni même suggéré)

    Un commentaire très intéressant finalement, c'est bien pour ce genre de réponse que je post tant que je le peux sur le net^^ (Bah ouais, les "c'est génial, la suite" ca fait toujours plaisir, mais pour progresser c'est pas top^^)

    Je vais double poster pour la suite, qui est écrite. J'avais déja prit certaine remarque en compte, mais ce n'est toujours que le début. J'espère en tout cas que tu prendra la peine de poursuivre ta lecture :)
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  • Chocobo[3] Voir le profil de Chocobo[3]
  • Posté le 25 février 2011 à 18:37:57 Avertir un administrateur
  • II.

    L'été venait à peine de commencer, et les nuits se firent inéluctablement plus courte. Puisque les Contaminés ne semblaient apparaitre que lors de ces périodes d'obscurités, l'occasion de tenter une expédition à l'extérieur se présentait plus que jamais comme une idée censée. C'est du moins le point de vue que Sacha s'obstinait à défendre, jours après jours. Rester ici à attendre et survivre ne rimait à rien, personne ne leur viendrait miraculeusement en aide.
    Le repas servit par Katya et Emilie fut apprécier à sa juste valeur, les deux femmes ayant l'art de récupérer les restes pour en faire des plats de premier choix. Ils leurs restaient encore quelques bouteilles de vin, et Sacha -qui les avaient ramenées de l'une de ses nombreuses expéditions- en déboucha une pour ponctuer le repas.
    _Allez dans vos chambres les enfants, on va continuer à discuter entre adulte.
    Théo s'en retourna immédiatement, et la petite Linda finit par le suivre après avoir fait mine qu'elle n'aimait pas qu'on la prenne pour une petite fille.
    _Jessica, c'est valable pour toi aussi, continua Sacha en intimant à la jeune fille de suivre les deux gamins.
    _J'ai quatorze ans! Et d'ailleurs je t'emmerde connard! C'est pas parce que tu...
    _JESSICA! Tonitrua son père, tout en tapant du poing sur la table.
    Mark n'était qu'un gros con -du moins pour Sacha- mais au moins il savait faire taire sa fille sans même avoir recours a la violence physique, donner moi un Alléluia! Cette garce l'insupportait au plus haut point, et il ne tenait pas à l'avoir dans les pattes pour la discussion qui allait suivre. Elle finit par quitter la table, et se dirigea en bougonnant vers sa chambre. Dans la pièce commune ne restait plus que Mark, Tony, et leur deux femmes.
    _Qu'est ce que t'as foutu hier, en revenant si tard et en coupant ton portable?
    Sacha vida son verre, et le remplit une nouvelle fois avant de répondre.
    _J'avais besoin de prendre l'air, c'est tout.
    Il s'arrêta pour le fixer dans les yeux, tentant d'accentuer son emprise sur la situation.
    _Il faut qu'on sortent. Les risques sont minimes, et on devraient essayer de rejoindre du monde, au lieu d'attendre ici qu'ils finissent par venir nous chercher!
    _Tu sais bien qu'ils ne peuvent pas arriver jusqu'ici, il suffit d'être attentif, lui répondit Marc en se resservant également.

    Il ne releva pas le fait que si une personne les mettait en danger de part sa débilité profonde et incurable, c'était bien sa conasse de fille, et posa son regard vers Tony, avec qui il avait préfacé le terrain. L'homme, la quarantaine, le ton mat, n'avait jamais fait de vague, simplement content d'être en vie avec sa femme. Mais alors que les jours et les mois passèrent, lui aussi semblait en être venu à la même conclusion. Se cloitré dans un coin de la ville en attendant l'inévitable ne lui plaisait pas des masses.
    _J'ai déjà parlé avec Tony, continua Sacha, lui aussi pense qu'on devraient sortir de ce trou à rat. Ça fait deux mois qu'on à plus eut aucune nouvelle radio, deux mois qu'on est enfermé dans un zoo sortit tout droit d'un film d'horreur.
    _Quelqu'un finira bien par venir nous chercher, le coupa Mark.
    _Je sais que tu ne m'aime pas, et crois moi, c'est réciproque, mais je te propose quant même quelque chose. Je vais commencer de véritable expédition, et j'irais voir moi même l'ampleur des dégâts aussi loin que possible. Si je trouve quoi que ce soit, je reviendrait vous chercher.
    Le grand gaillard n'avait aucune objection à faire à ca, et Sacha refusa que Tony l'accompagne, prétextant qu'il avait une femme et qu'il devait la protéger. A vrai dire il se foutait bien de ce qui pouvait arriver à Tony, ou à sa femme, mais sur ce coup la il préférait être seul. Errer dans les rues de Liège, seul, cherchant une solution au problème. Son propre film, sa propre histoire!
    _J'aurais par contre besoin de quelque chose de plus imposant que ma fidèle batte de base-ball, comme l'un de tes deux flingues.
    Voila, on y était. Mark (un ancien flic) possédait deux pistolets et pas mal de munitions. L'obtention de l'un d'entre eux lui semblait primordial avant de commencer de véritable raid à travers cette ville, y compris la nuit. Après un débat et un argumentaire de presque une demi-heure -et d'une autre bouteille de vin- l'homme accepta de lui confier l'une de ses armes. La première partie de son propre film fut un succès retentissant, l'obtention d'une arme à feu de la main d'un ancien flic!

    Théo réussit à négocier avec sa génitrice de rester plus tard qu'à l'accoutumé avec Sacha aujourd'hui. Sa mère le lui avait permis, contrairement à Marc, elle l'aimait bien, elle, ce jeune homme un peu fou. Premièrement il semblait avoir un feeling incroyable avec son fils, qui en temps normal était plutôt réservé, et en plus c'était le seul à être assez courageux – ou aussi fou, ce qui revenait plus ou moins au même- pour affronter les Ignobles de face. C'est donc avec un grand bonheur que le petit garçon avait passé toute la soirée avec Sacha, à lire et à s'entendre raconter toute sorte d'histoire toute plus démente les une des autres.
    _Ce soir tu va aller tuer des Ignobles, pas vrai?
    _En tout cas je vais essayer de les observer plus en profondeur, j'ai l'impression qu'ils se transforment petit à petit vers quelque chose de plus inquiétant encore, lui répliqua t-il sans se soucier de créer une quelconque psychose chez un gosse de huit ans.
    Théo voulu en savoir plus sur les Ignobles, et sur ce qui pouvait bien arriver au monde qui l'entourait, mais pour l'instant, il était bien incapable de lui répondre.
    _Tu me racontera, hein?
    _Je te raconterais, maintenant va rejoindre ta mère, le congédia Sacha tout en le raccompagnant à sa porte.
    Le soleil se coucherait dans moins d'une heure, et il décida de se préparer pour sa première véritable expédition nocturne. Jusqu'ici il n'avait visiter qu'une infime partie de la ville en ruine, car même de jour, les endroits sombres et peu illuminés pouvaient réserver de bien mauvaises surprises. Ses différents couteau furent disposés minutieusement dans chacune de ses poches, et il coinça le flingue que lui avait confié l'ancien flic sous sa ceinture, avant de repasser sa chemise par dessus. Sa batte, tranquillement posée dans un recoin de la pièce, n'attendait plus que la main de son maître.



    A l'autre bout de la ville, dans un square qui semblait bien trop animé au vu des circonstances, un grand feu illuminait la nuit. Autour de celui-ci était assit trois personne qui semblaient tenir une conversation d'importance. Derrière eux, une bonne cinquantaine de jeune homme passablement excité produisaient un vacarme épouvantable. C'est le bruit des détonations qu'il le conduisit finalement jusqu'à eux. Une dizaine de gars peu sensible dégommant les Ignobles qui avaient le malheur d'approcher leur joyeuse coalition de trop près. Il tenta de s'approcher tout en signalant sa présence, et leva les mains au ciel pour leur faire comprendre qu'il venait en paix, et qu'il ne les mordrait pas une fois leur chair fraiche et tendre à proximité. L'un des tireurs finit par le remarquer, et baissa son fusil d'assaut après avoir dévisagé Sacha de haut en bas.
    _T'es qui toi? Lui demanda t-il agressivement.
    _Un survivant, comme vous, lui répondit Sacha d'un ton posé.
    Le tireur hésita un moment, puis se retourna vers le feu de camps qui illuminait la nuit sombre.
    _Eh, Gray, viens voir ce que j'ai trouvé! Cria t-il a l'attention de l'une des trois personnes en grande discussion autour du feu.
    L'homme qui vint à sa rencontre dégageait une étrange impression de sérénité. Grand, le teint blafard, des cheveux noir comme de l'encre dressés comme un champs d'éclair sur sa tête, Sacha se fit la réflexion qu'il aurait très bien put être un personnage de jeux vidéo. Sa chemise ouverte laissait entrevoir des pectoraux bien musclé, et une large chaine d'argent lui pendait autour du cou.
    _Ça fait longtemps qu'on avait plus vu de non contaminé... Tu viens d'où?
    _D'un immeuble près de la rue saint-Gille, j'y ai trouvé refuge avec une petite dizaine de personne, lui répondit Sacha tout en lui tendant une main amicale, le fixant droit dans les yeux.
    L'homme hésita un instant avant de lui tendre la sienne. Il jugeait les gens de part le regard qu'ils posaient sur ce monde, et Sacha possédait une étrange flamme tapie au fin fond de ses iris. S'il venait bien de la rue Saint Gille, alors il avait du parcourir plusieurs kilomètre, seul et en pleine nuit, ce qui était déjà en soi admirable. Il posa ses deux yeux bleu délavé sur la batte imbibée de sang que Sacha tenait à la main droit.
    _C'est pour éclater des têtes, lui informa celui-ci avec un grand sourire confiant.
    L'homme à la chevelure hirsute éclata d'un rire sincère et libéré, et l'invita à le suivre. Après avoir signalé au tireur d'ouvrir l'œil, il intima à son nouvel invité de se poser autour du feu, et le présenta à ce qu'il considérait comme ses fidèles lieutenants.

    Sacha s'assit à coté de l'homme nommé « Gray », et salua les deux autres personne que le chef de ce nouveau clan lui présenta. Killyan, la vingtaine à peine consommée, qui ne lui accorda que peu d'attention. Le jeune homme continua de regarder les flammes crépiter joyeusement, comme si celle-ci recelaient un mystère que lui seul était à même de comprendre. A ses cotés, l'observant avec beaucoup plus d'intérêt, un grand gaillard au crane rasé affutait une lame avec avec un soin tout particulier. Paul Henroy lui sourit discrètement, puis reprit son activité avec soin.
    _Alors, raconte nous donc ton histoire, lui demanda Gray après lui avoir lancé une canette de bière, qu'il ouvrit avec gratitude.
    Sacha leur narra sa vie au refuge, et la façon dont ils se préservaient des Ignobles. Gray le prit de suite en amitié, rares étaient ceux qui avait le culot de braver le danger, tout en possédant un intellect plus ou moins développé. Excepté Liyan et Paul, le reste de ses « troupes » n'avait pas grand chose dans le caillou, et c'était peut-être bien pour ca qu'ils pouvaient encore se vanter d'exister dans ce monde à la dérive.
    _Vous m'avez l'air plutôt bien armé, remarqua Sacha en jetant un œil aux alentours.
    _On à récupéré toute les armes qu'on à put trouver, cette vile regorgeant d'arme à feu, ce fut plutôt facile de se constituer un petit arsenal.
    Le jeune homme regarda une nouvelle fois autour de lui. Des fusils d'assaut, un nombre impressionnant de sabre et d'arme blanche, et même quelques lance roquette, c'est sur, mieux valait être de leur coté.
    _T'as l'air d'être plutôt costaud, si tu veux rester avec nous, je pense que mes deux collaborateur ne seraient pas contre, continua Gray tout en se tournant vers ses deux acolytes.
    Killyan ne détourna pas son attention du feu crépitant dans son antre, et Paul hocha la tête en guise de contentement.
    _Ça pourrait être intéressant, en effet... Il repensa au refuge, et l'image du petit Théo se superposa à sa vision. Tant que maintenant, je vais repartir vers l'immeuble, signaler aux autres que des gens survivent, dehors. T'as un numéro de portable?
    Gray lui donna son numéro, et il s'entendirent pour une nouvelle rencontre le lendemain, même heure, même endroit. Après les avoir saluer, Sacha s'en retourna vers le refuge. Il était minuit passé, et les Contaminés peuplaient les rues, lui interdisant toute retraite sans risque. Il se jeta néanmoins dans l'aventure, un rictus malsain pendu au coin des lèvres. Ça devenait de plus en plus intéressant, et cette rencontre nocturne lui avait remit du baume au cœur. Pour l'instant, il concentra toute son attention sur le chemin du retour, et ne dut utiliser qu'une seule munitions, lorsqu'un Contaminé l'approcha de trop près. Ils avaient l'habitude d'être extrêmement lent, et peu réactif, mais celui la s'était approché de lui avec une vitesse peu habituelle. Ces saloperies changeait, c'était de plus en plus visible, et surtout, de plus en plus dangereux



    :mort:
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  • 24bits Voir le profil de 24bits
  • Posté le 26 février 2011 à 00:53:51 Avertir un administrateur
  • Là pour le coup je n'ai pas tout lu !
    Je suis désolé mais il y a une grosse baisse de niveau, et ce rien que dans le premier paragraphe. Il y a de nombreuses fautes. Des lourdeurs, des répétitions. On sent que tu as beaucoup moins retravaillé la suite.

    Marc est devenu Mark.
    Tu conjugues à la troisième personne du pluriel après "On" alors que ce devrait être au singulier.
    Pas mal d'erreurs de participe passé, et d'accords.
    Des problème de concordance des temps je crois (mais je dis peut-être une bêtise)
    "C'était (et non c'est) du moins le point de vue..."
    "L'été venait `[...], et les nuits se faisaient (et non se firent)" ou "L'été vint, et les nuits se firent" ?? Je ne suis pas sûr du tout, à vérifier, mais ça me fait bizarre de voir employé les deux temps dans chaque proposition.

    Des incohérences ? "et la petite Linda finit par le suivre après avoir fait mine qu'elle n'aimait pas qu'on la prenne pour une petite fille."
    Elle finit par suivre Théo mais Sacha lui balance quand même "c'est valable pour toi." Il cherche la merde ?
    Et puis en plus d'être lourde (la petite Linda, et, petite fille) elle est ultra fausse. L'expression c'est "Faire mine de" et pas "faire mine que"...

    Bref en un paragraphe tout s'écroule, c'est moins tenu, moins correct. Les dialogues et les comportements des personnages sont plans plans. Ne le prend pas mal, mais je pense que tu n'as pas assez travaillé dessus. Tu dois te relire encore et encore.


    Ca me fait d'ailleurs penser que j'ai oublié de te parler de tes dialogues et des comportements de tes personnages. Ils sont assez incohérents. On à notamment un personnage principal qui est une tête à claque, et qui se comporte comme un grand frère modèle avec le petit Théo. Ce passage d'ailleurs est très faux je trouve. On ne croit pas un seul instant au réalisme de la relation qu'ils entretiennent.

    Voilà, ne te décourages pas !! :)
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  • Chocobo[3] Voir le profil de Chocobo[3]
  • Posté le 26 février 2011 à 02:00:26 Avertir un administrateur
  • Ah ben merde alors :p)
    Bah merci d'être sincère quant même... C'est à retravailler quoi^^ C'est étrange, parce que je n'avais pas reçu vraiment les même avis, comme quoi, plus il y a d'avis, mieux c'est!

    Les deux derniers paragraphe posent un autre contexte, dommage que tu ne sois pas arrivé jusque la^^

    (Et tu dois confondre Linda et Jessica. Le "c'est valable pour toi aussi" est adressé a celle que Sacha nomme "la conasse" et non à la petite fille :) )
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  • 24bits Voir le profil de 24bits
  • Posté le 26 février 2011 à 02:11:34 Avertir un administrateur
  • Yes j'ai lu jusqu'au bout au final.
    C'est un peu mieux, on retombe un peu plus sur nos pattes.

    Attention cependant on tombe dans quelque chose de très vidéo ludique, ou même très manga. A vrai dire je l'ai tout de suite senti dans la relation qu'entretiennent Sacha et Théo. C"est très japonisant. Essaye de travailler quelque chose de plus réaliste. Je pense que c'est préférable. Mais rien ne t'y oblige.

    Et effectivement j'ai du mélanger les deux filles.
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  • Chocobo[3] Voir le profil de Chocobo[3]
  • Posté le 26 février 2011 à 02:27:50 Avertir un administrateur
  • L'impression de "jeux vidéo" ou de film de série B est voulu par contre. C'est expliqué plus tard, mais c'est ce qui permet à Sacha d'avoir une attitude si "décalée" :)

    Pour Théo et Sacha, on m'a aussi dit de faire attention à ne pas tomber dans le larmoyant ou le sur-joué, et a vrai dire, j'ai essayé de laisser cette relation un peu plus de coté par la suite.

    Je posterais la suite après y avoir jeter un œil nouveau :)
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  • 24bits Voir le profil de 24bits
  • Posté le 26 février 2011 à 02:37:20 Avertir un administrateur
  • Ca peut marcher mais n'hésite pas à aller à fond dans ce système alors. Approprie-toi cette culture manga ou vidéo-ludique et insuffle là dans ton histoire de manière consciente et intelligente. Si on ne sent pas que tu cherches à créer un décalage avec cette ça, je crains qu'on le lise au premier degré, ce qui peut être assez réducteur pour toi.

    Pour Théo et Sacha, tu n'es pas obligé d'évincer la relation. Réfléchis juste à comment elle pourrait être plus juste. Comment toi tu aimes ton petit frère (si tu en as un) et comment tu es avec lui tous les jours. Je parie que c'est pas embrassade et grands rires tout le temps. Il faut entrer dans quelque chose de plus complexe.
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  • Rock_n_Rolla Voir le profil de Rock_n_Rolla
  • Posté le 26 février 2011 à 18:30:37 Avertir un administrateur
  • J'ai tout lu d'une traite.

    J'apprécie pour plusieurs raisons :

    -Cela se lit très facilement, malgré les fautes de grammaire, d'accord etc. tu as un style très accrocheur, que j'apprécie. :)

    - J'adore ce genre d'univers, et je suis passionné depuis tout petit sur les zombies.

    -J'habite aussi à Liège ! XD

    Sinon, continue. Je te suis de près. :)
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  • Chocobo[3] Voir le profil de Chocobo[3]
  • Posté le 27 février 2011 à 00:21:46 Avertir un administrateur
  • Oh... Un résident de la "cité ardente" :o))
    Tu dois connaitre la rue saint Gille et le parc de la Boverie alors^^ La suite, en espérant être lu!


    -----------------





    III.

    Alors que le repas du soir touchait à sa fin, Sacha déboucha l'une des dernières bouteilles de vin qui leur restaient en réserve. Les enfants les laissèrent seul autour de la table, et Sacha sortit une cigarette, l'allumant après avoir embrassé Théo, qu'il commençait à considérer comme son propre fils. Même la conasse accepta de se retirer sans broncher, ce qui le mit immédiatement de bonne humeur. La situation était simple; si le petit Théo n'existait pas, il ne serait même jamais revenu au refuge.
    _J'ai trouvé un groupe d'homme non contaminés hier soir, commença Sacha tout en tirant une grande bouffée sur sa cigarette, il ont un véritable arsenal.
    _Combien? Demanda Marc en se servant un verre de vin.
    _Une cinquantaine, au bas mots. Je vais les retrouver ce soir, j'aimerais juste savoir ce que vous comptez faire. Restez ici, je suppose?
    Tony et Marc se dévisagèrent longuement, et le jeune homme coupa court à leurs réflexion.
    _Je vous propose de revenir vous apportez ce que je pourrais trouver d'utile, et toutes les informations que je pourrais récolter auprès d'eux.
    Cela semblait être un bon deal, et personne ne contredit cette idée. Il finirent tout trois les deux dernières bouteilles de vin en leur possession, et les deux hommes présent à ses cotés quittèrent la table.
    _Marc, je sais que tu ne m'aime pas, mais prend soin de Théo, c'est tout ce que je te demande.
    Le grand gaillard le dévisagea comme s'il le voyait pour la première fois, puis se rembrunit aussitôt.
    _Je prend soin de tout le monde, ici, bougonna t-il.
    _Et tout le monde t'en remercie, lui répondit ironiquement Sacha, en lui lançant un sourire béa.

    Les reflets argentés de l'astre lunaire emplissaient les rues de Liège, cette cité en ruine autrefois si vivante, qui avait -comme toute les autres- laissé la place à un décors de film d'horreur macabre et sans fin. Prenant soin d'éviter au maximum les Contaminés errant sans but, sa batte ne dut s'employer qu'une fois, pour remettre à sa place l'une des saletés qui tentèrent de l'approcher de trop près. Il arriva au square vers onze heure, et rejoignit Gray, Killyan et Paul autour du feu, comme si ceux-ci n'avaient pas bougé d'un poil depuis qu'il en avait prit congé.
    _Sacha, content de te voir, mon ami, le salua Gray tout en l'invitant à prendre place.
    Il passa la soirée à les découvrir plus en profondeur. Cette bande de jeune homme délurés avaient prit leur quartier dans un immeuble en ruine, à quelques mètres à peine du square ou ils passaient l'essentiel de leurs soirées. Issu de plusieurs bande souvent rival, ils s'étaient regroupés sous le même étendard, menant la vie dur au Ignobles qui avaient le malheur de leur chercher misère. Drogue douce et alcool pullulaient joyeusement dans leur rangs, et la musique Hip-Hop ne cessait de retentir, crachée par d'énorme baffles posé un peu partout aux alentours.
    _J'ai comme l'impression que la plupart de tes hommes ne se sentent pas vraiment concernés par tout ca, remarqua Sacha, passablement amusé par la situation.
    _Ils sont pas très malin, lui confirma Gray, mais ils sont fiables, c'est tout ce qui m'importe.
    Paul, le grand gaillard au crane rasé, se leva et posa son regard sur Sacha.
    _T'aime la vodka?
    _J'adore, lui répondit-il en souriant.
    _Gray ne boit pas beaucoup, et jamais d'alcool fort, et Killyan... Bah Killyan est Musulman, lui apprit-il.
    Il partit chercher de quoi s'abreuver, et Sacha reporta son attention sur l'homme qu'ils nommaient tous « Gray ». Le jeune homme semblait intrigué, pour lui, l'alcool restait la seule chose qui n'avait pas changé. Boire jusqu'à plus soif, ca permettait d'oublier la situation surréaliste dans laquelle ils furent tous plongé, bon gré mal gré.
    _L'abus d'alcool diminue mes capacités, et il faut bien quelqu'un de sobre pour diriger tout ces fêlés.

    Paul revint avec une bouteille de vodka et deux verre, qu'il s'empressa de remplir à ras bord. Le feu crépitait toujours intensément dans son antre, et il accueilli la boisson avec gratitude. Ça faisait une plombe qu'il n'avait plus but de la vodka, et il finit de comprendre pourquoi. La bande de Gray avaient du piller tout les magasins de la ville, en visant particulièrement les spiritueux et les cigarettes.
    _On finira bien par se sortir de ce merdier, salute.
    L'armoire à glace porta le verre à ses lèvres pulpeuses, et le vida d'un seul trait. Sacha lui emboita le pas, et fut agréablement surpris de voir Paul leur resservir une autre tournée, tout en agitant ironiquement son verre vers Killyan, qui le repoussa d'un geste négligé. Cette soirée fut un véritable échappatoire pour Sacha. Retourner au refuge ne lui semblait plus d'aucune utilité, restait juste le problème du petit Théo, à qui il s'était attaché. Le laisser derrière lui ne lui plaisait guère, mais lui même savait très bien qu'il finirait par le faire. Il pensa le prendre avec lui, puis évacua cette idée aussi tôt. La place d'un gosse était avec sa mère, et pas avec un fou sortit de l'asile deux ans plus tôt.
    _Vous avez des projets? Leur demanda t-il finalement.
    _Des projets! Gray en a, des projets, ca c'est sur, des projets complètement tordu, il t'expliquera, lui répondit Paul.
    Sacha tourna son regard vers le jeune homme à la chemise ouverte, mais celui-ci ne paraissait pas enclin à lui révéler de suite ce qu'il voulait entreprendre.
    _Je te raconterais ca une autre fois, pour le moment, profite de ta soirée pour trinquer avec Paul, je vais me coucher, j'ai sommeil.
    Avant de partir vers ses quartiers, il discuta quelques instant avec Killyan. Celui-ci lui assura qu'il garderait tout sous contrôle jusqu'à ce qu'il reviennent, et s'absorba de nouveau dans la contemplation du feu de camps qui défiait joyeusement la nuit sombre.

    Lors du retour, il écrasa quelques tête putride, avant d'être surpris par la réaction de l'un des Contaminés. Alors que sa batte décrivait une large courbe vers la tête de son adversaire peu à même -en théorie- de répondre à ses attaques, celui-ci l'évita d'un geste d'une inattendue habilité, et se jeta sur lui. Il l'esquiva tant bien que mal, et dégaina son arme à feu pour lui loger l'une de ses munitions en pleine tête. Depuis quant ces saloperies se déplaçaient aussi vite? Une fois au refuge, il s'enferma dans sa chambre pour méditer sur la situation. S'ils restaient ici à attendre des secours qui ne viendraient probablement jamais, ils courraient vers un désastre inévitable. Il finit par s'endormir, et laissa le monde de Morphée prendre le contrôle de son subconscient.
    Le lendemain, Marc lui demanda ce qu'il comptait faire à présent, non pas qu'il s'intéressait à la survie du jeune homme, mais plutôt à ce qu'il était à même de leur apporter. Il n'aimait pas Sacha, bien trop incontrôlable à son gout, mais restait forcé de reconnaitre que c'était un allié de poids lorsqu'il s'agissait de récupérer des denrées alimentaires, ou de faire directement face aux Ignobles tentant d'envahir leur repaire.
    La discussion fut stérile, Sacha n'ayant tout simplement aucune idée de ce qu'il « comptait faire ». Après le repas du soir, il se rendit une nouvelle fois au square, et fut surpris d'y trouver une activité pour le moins intéressante. Excepté les tireurs qui gardaient l'œil bien ouvert sur les alentours, la cinquantaine de jeunes hommes formaient un cercle compact, au milieu duquel deux combattant s'affrontaient à main nue. Sacha repéra Gray, légèrement à l'écart, qui fumait tranquillement une cigarette sur un banc.
    _Y'a de l'animation, ce soir, commenta t-il en se posant à ses cotés.
    _Un moyen comme un autre de canaliser leur agressivité, lui répondit Gray tout en écrasant sa cigarette.
    _Et tu y participe également?
    _Ça m'arrive, oui... Pour être un chef respecté, il faut montrer autre chose que de la diplomatie avec eux, sourit-il.

    Les deux compères discutèrent quelques minutes de chose et d'autre, et plus le temps passait, plus Gray se mettait à voir Sacha comme un allié de poids. La palabre s'orienta donc naturellement vers les projets que Gray gardait secret, et sur ses intentions futures. Les détonations rythmaient leur échange verbal.
    _Alors, qu'est ce que tu compte faire?
    _Je dois encore m'entretenir avec mon groupe, même s'ils sont déjà plus ou moins tous au courant de mes ambitions. Rester ici à attendre ne m'intéresse pas.
    _Et donc? Le pressa Sacha, impatient de découvrir ce que pouvait bien mijoter ce drôle de personnage.
    _Je compte prendre l'avion, et me rendre en Amérique du sud, la ou le virus à commencé à faire des ravages.
    Prendre l'avion? Sacha analysa l'information. Si l'initiative lui plaisait, il ne voyait pas très bien comment le jeune homme comptait s'y prendre. Le pays -le monde, en réalité- était paralysé depuis plusieurs mois, et quand bien même trouveraient-il un avion, il ne pensait pas que l'une des cinquante têtes brulées qui accompagnaient Gray puisse posséder quelques notions de pilotage. Sacha finit par éclater de rire, content de voir qu'un mec aussi barje -et ambitieux- que lui avait survécu au fléau.
    _Tu trouve ca drôle? Lui demanda Gray, plus amusé que vexé par la réaction de Sacha.
    _Je trouve ca tout à fait envisageable, pourquoi pas, après tout, mais ou compte tu trouver un avion?
    _Dans un aéroport, bien sur, lui répondit-il ironiquement.
    Pas con. Après tout si eux avaient put survivre, pourquoi pas un pilote, reclus dans l'aéroport? La possibilité était mince, mais plutôt séduisante. Ils continuèrent de discuter de la possible réussite de ce plan un peu fou, et Sacha rentra au refuge, le cœur léger, profondément amusé par la situation. Ce mec voulait prendre l'avion, et se rendre lui même au cœur du problème, ca avait de la gueule comme scénario! Sa bonne humeur vola en éclat lorsqu'il s'approcha de la porte de l'immeuble. Elle était fracturée et grande ouverte, et ca ne présageait forcément rien de bon. Il pressa le pas et dégaina son arme, prêt à faire face au pire des scénario. Il ne fut pas déçu.

    Il étala l'un des Contaminés qui tentaient de pénétrer l'immeuble d'un grand coup de pied dans le dos, puis logea une balle entre les deux yeux de celui qui se retourna vers lui, l'air hagard. Tout en montant les escaliers, il en abattit un autre, et put percevoir les cris de désespoir poussé par ce qu'il avait finit par considérer comme ses compagnons d'infortune. L'odeur putride de leur chair en décomposition emplissait ses narines, et il découvrit la scène après avoir passé la porte qui donnait sur leur refuge. Tony et Katya gisaient dans la pièce commune, quatre Contaminés se partageant agréablement leurs restes. Marc vidait son chargeur sur les envahisseur, et perdu son self contrôle lorsque sa femme fut attaquée. Les deux personnes furent dévorée sans autre forme de procès, et il aperçu la petite Linda tenter de se retrancher derrière le frigo. En vain.
    _Théo?! Cria t-il en direction des chambres de fortune.
    Il se dirigea vers celles-ci tout en abattant deux autres Contaminés, et finit par trouver le petit garçon enfermé dans une armoire. Il n'était pas seul, et la conasse l'étreignait frénétiquement.
    _Venez, on s'en va, leur intima t-il avec un sang froid troublant dans pareille situation.
    Un long râle le fit se retourner vivement, et il finit de vider son chargeur sur les Contaminés qui lui faisaient face. Faisant passer sa batte dans sa main droite, il jeta un coup d'œil derrière lui. Si la jeune fille était sortie de l'armoire pour le suivre, Théo ne bougeait pas, prostré comme une statue incapable d'esquisser le moindre mouvement.
    _Attrape le gosse et restez derrière moi.
    Elle s'exécuta, et le suivit sans même remarquer son père, gisant dans son propre sang à même le sol. Sacha ouvrit un passage à grand coup de batte, et ils sortirent de l'immeuble tant bien que mal.



    :mort:
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  • Rock_n_Rolla Voir le profil de Rock_n_Rolla
  • Posté le 27 février 2011 à 02:48:31 Avertir un administrateur
  • Pas mal. J'attends à nouveau la suite. :)

    J'imagine trop bien Liège dans un univers post-apocalyptique :bave:

    L'immeuble en question, le "refuge" , t'as une idée de son équivalent dans la ville ou c'est un bâtiment fictif ? :)
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  • Chocobo[3] Voir le profil de Chocobo[3]
  • Posté le 27 février 2011 à 04:36:57 Avertir un administrateur
  • L'immeuble se situe en haut de la rue Saint Gille, tout près du lavoir, si tu vois ou c'est^^ (Mais oui, ca reste un bâtiment fictif, et pas UN immeuble en particulier)


    La suite (j'ai quelques chapitres d'avance^^)


    -----------------------





    IV.

    La rues de la ville lui paraissait étrangement plus étroite, et l'odeur de putréfaction émanant des cadavres beaucoup plus prononcée. C'était le vrai bordel! Sa batte s'abattit impitoyablement sur la tête d'un contaminé, et il se retourna pour voir si les gosses suivaient le mouvement. La conasse poussait Théo en avant, et pour la première fois de sa vie il ne la vit pas comme une emmerdeuse professionnelle. La situation était simple, ils devaient atteindre le square avant qu'une horde de saloperies leur tombent dessus. Sacha avait abandonné le flingue de l'ancien flic derrière lui, et assurait une protection relative au petit groupe grâce à son sang froid et à sa fidèle batte.
    En approchant du square, il put rapidement comprendre qu'eux aussi souffrait de quelques problèmes. La fréquence des coups de feu avait considérablement augmenté depuis la dernière fois, ce qui avait tendance à rendre le groupe de jeune contrôlé par Gray nerveux. Néanmoins, au vu de l'arsenal en leur possession, les risques de se voir envahir restaient minimes. Il repéra Gray entrain de donner des directives, un katana magnifique bien encré dans sa main droite.
    _Eh, Gray!
    L'homme se retourna vers Sacha, et ne fut pas mécontent de le voir rappliquer. Par contre, ce qu'il ramenait avec lui l'enchantait beaucoup moins.
    _C'est saloperies semblent avoir les crocs ce soir, faut que je te parle, lui annonce t-il tout en le prenant par le cou, l'emmenant à l'écart.
    Jessica -également nommé la conasse- se retrouva seul avec Théo, et dévisagea les personnes se rapprochant d'elle sans avoir l'air d'y toucher. Ça faisait presque un an que la plupart n'avaient plus eut de rapport sexuel, et la situation n'arrangeait rien au problème. Malgré son jeune âge, la jeune fille ne manquait pas d'atout. Plutôt bien galbée, comme on dit. Ses cheveux blond comme le blé, et le décolleté qu'elle portait finirent de convaincre les plus entreprenant des gaillards qui la reluquaient depuis son arrivée au square.

    A quelques mètres de la, Sacha et Gray discutait intensément de la suite des opérations. L'homme au cheveux électrique s'interrompit de lui même, et lança négligemment son sabre rengainé dans son fourreaux vers Sacha. Il eut à peine le temps de rattraper l'arme blanche au vol que Gray était déjà sur l'homme palpant les fesses de la jeune fille. Son poing rencontra sa mâchoire avec une rare violence, et le don Juan un peu trop entreprenant fut éjecté comme un vulgaire sac de frappe. Les autres hésitèrent un instant, avant de reculer tout en s'excusant de leur comportement déplacé.
    _Si j'en vois encore un tenter de la toucher, je le décapite.
    Son regard de feu fit le tour de ses hommes, et aucun d'entre eux ne semblait disposé à lui désobéir. Du moins pour l'instant.
    _Killyan! Appela t-il en élevant la voix.
    Le jeune homme apparut presque immédiatement, et toisa celui qu'il considérait comme son supérieur dans le fond des yeux.
    _Reste avec elle, et si quelqu'un tente de la toucher, alors tue le, lui ordonna t-il d'une voix presque indifférente.
    Gray revint vers Sacha tout en secouant légèrement son poing, et le jeune home ne put s'empêcher d'éclater d'un rire sinistre et révélateur.
    _On peux savoir ce qui t'amuse autant?
    _Je me disais juste que tu pourrais m'éclater la tronche d'un seul coup de poing, sourit-il en l'imitant mettre ko l'un de ses hommes.
    Gray l'étreignit par le cou, et l'entraina de nouveau un rien à l'écart. Si Sacha lui était particulièrement sympathique, il ne voyait pas d'un bon œil les deux gosses qu'il ramenait avec lui. Une adolescente plutôt bien foutue, et un mioche à peine en âge de comprendre la situation, ce n'était pas vraiment ce qu'il aimait avoir dans les pattes. Ses hommes semblaient de plus en plus sur les nerfs. La cohésion qu'il avait réussit à maintenir jusque la paraissait s'effriter d'heures en heures, les Contaminés réagissant de plus en plus instinctivement à leur assaut.
    _J'ai beaucoup de chose à te dire, mais avant, tu devrais aller coucher les mômes, Paul va te montrer ou ils pourront se reposer.
    Sacha suivit le grand gaillard au crane rasé, et prit Théo dans ses bras, pour le monter à l'étage de l'immeuble. Le petit garçon semblait terrifié, et incapable de marcher par lui même.

    La chambre était plutôt en piteux état, mais un grand matelas couvrait le sol, et c'était déjà ca de prit. Alors qu'il assura au gamin qu'il n'y avait rien à craindre (la bonne blague), la jeune fille s'agrippa à son bras, le tirant vers elle d'un air effrayé.
    _Reste avec nous, Sacha...
    Pourquoi avait-il fallut qu'elle survive, déjà? C'aurait été beaucoup plus simple sans aucun survivant, pour sur.
    _Écoute, je suis ni ton pote, ni ton psy. La seule chose que je peux faire pour toi c'est d'assurer ta survie, et c'est déjà beaucoup.
    C'est sur cette tirade sans grande compassion qu'il rejoignit Gray. Le chef du clan s'entretenait avec ses hommes, et s'interrompit lorsqu'il aperçu Sacha venir vers lui. Les alentours du square ressemblait à un vaste champs de Contaminés, et sans leur puissance de feu, le groupe de résistant se serait fait envahir depuis longtemps. Les cadavres reprenant vie ne ressemblaient plus à de vulgaire bout de viande, et semblaient évoluer vers quelque chose de plus poussé, de plus aboutit.
    _C'est pour demain, lui annonça Gray en décapsulant une canette de bière.
    Il sortit de quoi se faire plaisir, finalement, il ne s'y autorisait que trop rarement.
    _Tu fume?
    _Presque plus depuis que ces saloperies sont intervenue dans ma vie...
    Ils échangèrent un regard amusé, et se posèrent tout les deux sur un banc. Gray savait que quoi qu'il arrive, Sacha le suivrait dans ses projet un peu fou. Mais contrairement aux hommes qu'il avait put rassembler autour de lui, Sacha n'obéirait ni à ses ordres, ni à ceux de quelqu'un d'autre. Malgré les réticences d'une partie de sa conscience, il ne pouvait s'empêcher d'apprécier cette arrivée providentielle.
    _Tu me suivrais vers l'Amérique du sud? Lui demanda t-il tout en lui tendant le pétard.
    _Pourquoi pas...
    Ils se contentèrent d'apprécier le moment présent, renforcé par les rafales de mitraillette. Leur dernière soirée au square fut plutôt instructive, pour l'un comme pour l'autre. Le moment de rentrer véritablement dans l'histoire de ce film insensé était venu, et il ne comptait pas se débiner. Partir vers l'endroit ou le virus était né, et tenter de comprendre l'origine du fléau, c'était une mission qui lui semblait intéressante. A mourir dans un film de seconde zone, autant le faire en héros.




    *****




    Enfin libre!
    Ses codétenus s'agitaient en tout sens, et les gardiens semblaient plus se préoccuper de leur propres survies que de celle des crapules pourrissant à l'intérieur de la prison. Après tout, c'était bien normal, et tout profit pour lui. Sans un entrainement physique digne de ce nom, peut-être serait-il déjà mort à l'heure actuelle. C'était un homme de science, et toute cette barbarie le répugnait profondément. Les hommes étaient des porcs, de vulgaire sujet d'expérimentation.
    _Qu'est-ce que tu fous, Denzel, on se barre ou tu reste ici à regarder tout ces cadavres de plus près?
    Ah, Alberto... Un brave type. Finalement, avoir du endurer ce temps de captivité corporel à ses cotés avait été une vrai bénédiction.
    _Je te laisse le soin d'ouvrir un passage pour ma noble personne, mon ami.
    Le grand gaillard s'empressa d'écraser le tuyau de fer qu'il tenait dans la main droite sur la tête d'un contaminé, avant de lui faire changer de trajectoire pour assommer le gardien qui passait par la. L'entièreté des cachots avaient été déverrouillé, et les ancien criminel menait une vendetta impressionnante, aidé par une invasion de Contaminés. L'homme que devait maudire tout être humain encore vivant sur cette terre profita de l'aubaine pour regagner sa liberté. Denzel Hackman ne souhaitait plus qu'une chose, qu'on le laisse poursuivre ses expériences, qui, quoi qu'on en dise, avaient le mérite d'être inédite. Il s'en donnerait les moyens, et c'est sur cette certitude intérieur qu'il quitta la prison, accompagné d'Alberto. Jouer avec la vie humaine, c'était comme faire l'amour à une femme. Délicieux et profondément excitant.

    La suite ne fut pas de tout repos, mais ils arrivèrent tout de même au centre de recherche qui avait vu partir le virus. Denzel y trouva ses anciens quartiers dévastés, mais pas inutilisable. Après avoir réparer quelque peu les installations, il ne lui manquerait plus que des être humains pour continuer ses expériences. Des matériaux, encore trouvable, du moins l'espérait-il. Le sous terrain comportait quatre pièce principal, chacune comportant des instruments du dernier cri. Et dire que c'était les même personne qui avaient fait des pieds et des mains pour lui avoir ces installations, qui finalement l'enfermèrent dans une cage. Lui, Denzel Hackman, enfermé dans un vulgaire cachot! Cette raison en elle même suffisait à expliquer ses actes futur, du moins de son point de vue. Si les machines fonctionnaient, alors il ne lui restait plus qu'à convaincre Alberto de le suivre. Le grand gaillard basané pouvait écraser bon nombre d'empêcheur de tourner en rond, et c'était un luxe plutôt appréciable.
    Alberto Gutieres était un homme de foi, profondément croyant et donc influençable. Pour Denzel, le faire se rallier à sa cause fut un jeux d'enfant, et il en remercia ironiquement le ciel. Après de longue négociation, il réussit même à le convaincre de lui ramener un sujet d'expérience. Cet Alberto ressemblait à un cadeau de dieu, et c'est avec une joie non dissimulée qu'il l'envoya lui chercher de la chaire fraiche. Les mots et la faiblesse de l'être humain pouvait donner naissance à des choses magnifiques!
    _J'en ai trouvé une...
    Denzel se retourna vers la provenance de la voix, et se mit à rêver devant cette arrivée inattendue. Alberto lui amenait une jeune fille à peine majeur, et en pleine forme, semblait-il. Posée sur le dos de son ravisseur, elle tentait de le mordre tout en criant à qui voulait bien l'entendre qu'elle ne serait pas contre une aide providentielle. Il intima à Alberto de la placer dans la grande sphère vitrée trônant fièrement au milieu de la pièce, et l'homme, après quelque protestation, s'inclina au grand regret de la jeune femme.
    _Maintenant tiens la tranquille.
    Il n'avait eut le temps de préparer qu'un type de virus assez sommaire, et de toute façon, il avait besoin de donnée. L'emprisonner, lui?! Ces gens la ne semblaient pas avoir grand chose dans la tête. La seringue s'enfonça profondément dans le bras de la jeune fille maintenue en respect par Alberto, et ils se reculèrent tout deux en l'enfermant à double tours dans la sphère vitrée, grâce à laquelle ils pourront observer à loisir la transformation.





    :mort:
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  • Rock_n_Rolla Voir le profil de Rock_n_Rolla
  • Posté le 27 février 2011 à 11:25:42 Avertir un administrateur
  • Ca devient intéressant :bave:
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  • Jo_du77 Voir le profil de Jo_du77
  • Posté le 27 février 2011 à 16:07:03 Avertir un administrateur
  • Tiens choco je te retrouve ici !
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  • Chocobo[3] Voir le profil de Chocobo[3]
  • Posté le 27 février 2011 à 17:10:55 Avertir un administrateur
  • En espérant que tu continue à trouver ca intéressant Rock :)

    Jo> Eh bien oui, je n'y venais plus depuis longtemps, mais j'ai toujours squatté ce forum, depuis sa création. D'ailleurs à l'époque il portait le nom beaucoup moins reluisant de "Fan-Fiction" :o))



    ---------------------




    V.


    Des véhicules en tout genre sillonnaient la ville en direction de l'aéroport dans un silence de mort, regroupés comme une longue file d'animaux cherchant désespérément un point d'eau. Le soleil dardait de chaleur le macadam, et la température, un 26 juin, montait à plus de trente degré en cette belle après-midi d'été. Le temps contrastait avec l'état de la « cité ardente », qui s'était apparemment un peu trop enflammée ces derniers temps. Tout n'était plus que chaos et destruction. D'autres personne devaient plus que certainement survivre, reclus comme des bêtes dans des trou à rat. Tu parle d'une résistance! Tous plus effrayés que leur voisin, incapable d'agir et de conserver un tant soit peu de contrôle sur cette ville qu'il considérait comme sienne.
    _T'es sur que la gamine craint rien? J'l'aime pas, elle me brise les couilles en deux juste par sa présence, mais j'voudrais pas que ce qu'il s'est passé au square la nuit dernière se reproduise, question de principes je suppose.
    Gray, qui conduisait une voiture de sport incroyablement préservée du chaos, se retourna vers Sacha.
    _C'est comme si j'étais dans la voiture qui nous suit, il ne lui arrivera rien, lui assura-t-il en bifurquant sur sa droite pour s'engager sur l'autoroute.
    Leur duo ouvrit le chemin, et Sacha se retourna pour admirer la scène, plutôt surréaliste. Des voitures, des motos, et même un camion!, voyageaient joyeusement sur une autoroute déserte, ou ne résidait plus que des amas de taule abandonnés depuis longtemps par leurs propriétaires.
    _Tu les connais depuis longtemps?
    _Qui ca? Lui demanda distraitement Gray.
    _Killyan et Paul.
    L'homme au cheveux électrique sembla s'absorber dans une profonde réflexion, puis sourit en se remémorant les souvenirs passé.
    _J'ai rencontré Killyan quant l'invasion nous est tombée dessus, ca semblait être la tête pensante de son groupe de l'époque, et notre alliance est pour beaucoup dans la survie de cette joyeuse compagnie...
    Il marqua un temps d'arrêt, puis sourit de nouveau.
    _Et pour autant que je m'en souvienne, j'ai toujours été avec Paul. De mes premiers pas jusqu'à ce que cette malédiction nous tombe dessus, je l'ai toujours considéré comme mon grand frère. J'pense pas que je serais ce que je suis aujourd'hui si il n'avait pas été la.
    Sacha ne pouvait qu'être ravi de ce discours. Presque un an de survie avec tout ces branquignols incapable d'imaginer autre chose que leur possible survie du lendemain! L'alliance qu'il venait de rejoindre n'avait rien de professionnel, mais les épreuves qu'ils durent traverser leur avaient fournit une aura particulière. Alors pourquoi pas prendre l'avion vers l'Amérique du sud, après tout?

    L'ensemble de la troupe finit bien vite par arriver à l'aéroport, ou les attendaient -comme escompté par Gray- plusieurs Boing abandonné sur la piste. En descendant du véhicule, il divisa ses effectif en deux. La majeur partie de ses hommes restèrent sur le parking, à préparer un camps retranché sous l'œil avisé de Killyan. Le jeune arabe, dont un bandana rouge vif serrait fortement le front, donnait ses consignes d'une voix autoritaire, et les hommes qui autrefois ne se seraient laissés diriger par rien ni personne, obéirent à celui qui venait d'être désigné comme leur « supérieur ». C'était la seule façon de survire, et ca avait plutôt foutrement bien marché jusqu'ici.
    Sacha regardait attentivement le déroulement des opérations, et tout d'un coup, ne put s'empêcher d'éclater d'un rire qui résonna si fort que tout le monde porta son regard vers lui.
    _Je peux savoir ce qui t'amuse, cette fois?
    Le jeune homme écarta machinalement l'une de ses longues mèches de couleur encre, dans un geste presque théâtral, puis se courba pour accomplir une révérence.
    _Seulement toi et moi, et sans arme à feu.
    _Tu prend ca pour un jeu? Lui demanda Gray tout en s'approchant pour planter ses deux yeux d'un bleu délavé dans les siens, qui brillaient d'une malice presque malsaine.
    _Ça pourrait bien le devenir. Mais si tu pense que t'en es pas capable, j'peux ouvrir la voie avec ma fidèle batte, et vous appelez une fois que le chemin est sécurisé. C'est peut-être dangereux, ca m'étonnerait mais c'est possible.
    L'homme au cheveux électrique se crispa légèrement, et Sacha, tout en maintenant son regard plein de sous entendu, se demanda pendant une fraction de seconde s'il n'aurait pas dut pousser un peu plus loin son analyse de celui qu'ils surnommaient tous « Gray ».
    _Une condition.
    _Tout ce que tu voudra, lui répondit Sacha en s'amusant de voir que son jugement avait été à la hauteur.
    _Si tu veux venir, avec moi seul j'entends, ca sera à main nue.
    Les hommes pré-sélectionné pour l'expédition éclatèrent de rire simultanément. Ce jeune fou un peu téméraire n'avait même pas idée de ce que Gray serait capable de faire à un homme -ou à un semblant d'homme- se mettant sur sa route. Sacha n'en démordit pas, et jeta sa batte sur le sol.
    _A main nue alors, et si je crève pas, toi aussi tu bois ce soir!
    Gray lui signifia que c'était hors de propos, mais Sacha pénétrait déjà dans le hall de l'aéroport, sans arme, sans même sa fidèle batte... A quoi bon tenter de croiser du Contaminé si c'était pas avec une batte à la main droite? Survivre, c'est une chose, prendre du plaisir, c'en est une autre. Voir tout ca comme un énorme jeux-vidéo, ou comme un mauvais film de série B, lui permettait de regarder les événements autrement. Vivre, mourir? Ces considérations ne l'intéressait que très peu. Bonne raison pour rentrer dans un aéroport ou réside plus que certainement de possible sources d'ennui, sans arme, juste avec sa grande gueule! Ouais, il aimait ca.
    Ou pas.

    La lumière du jour ne pénétrait pas très loin à l'intérieur des murs de l'aéroport, et c'est dans une obscurité plutôt dérangeante qu'il pénétra dans l'édifice. Le grand escalier du hall semblait l'inviter à monter à l'étage, ce qu'il fit après avoir prit la peine de laisser son regard trainer un peu partout. Gray le suivait tranquillement, prêt à intervenir au moindre signe d'hostilité.
    _Et tu sais ou on va, exactement? Lui demanda Sacha.
    _La tour de contrôle, c'est l'endroit le plus sur, à première vue.
    _T'espère vraiment trouver un pilote comme ca, sortit de nul part?
    Gray s'arrêta pour méditer la question.
    _En tout cas je vois pas de meilleur endroit pour ca, lui lança t-il en prenant les devant.
    Il le suivit d'un pas déterminé, et leur périple fut stoppé net par une injonction qui se voulut autoritaire. A l'intersection d'un couloir, un homme les tenait en joug du bout de son révolver, la main tremblante.
    _Vous ne vous êtes pas fait mordre?!
    _Aucune morsure, et aucune arme non plus, lui répondit Gray en levant les main au ciel.
    _Qu'est ce que vous voulez ?
    _Trouvez un mec capable de...
    Gray coupa Sacha d'un geste rapide, et continua à sa place.
    _Pour l'instant, rien de spécial, mais on pourrait vous offrir de la nourriture, ou des boissons.
    Le regard de l'homme s'éclaira, et Gray comprit qu'il avait visé juste. Peut-être n'avait-il plus rien mangé de convenable depuis une éternité, et la possibilité de faire un repas correct ne le laissa pas de marbre.
    _Et pourquoi vous feriez ca? Se méfia t-il.
    _Pourquoi pas? On est la pour vous aider, et aussi pour vérifier si la tour de contrôle est encore en service.
    L'homme finit par baisser son arme, et essuya la sueur qui lui perlait sur le front.
    _De toute façon j'ai pas grand chose à perdre... Suivez moi.



    A l'extérieur, les hommes s'affairaient à préparer un camp digne de ce nom. Un périmètre de sécurité fut établi, et Killyan posta une petite douzaine d'homme muni d'arme à feux à ses extrémités. Le soleil était encore haut dans le ciel, mais lorsqu'il amorcerait sa descente, la défense de leur position ne serait certainement pas des plus aisée. Les Contaminés ne se montraient pas, mais il pouvait les sentir, tapis dans l'ombre, attendant que la lumière de feu disparaisse, leur permettant d'arpenter l'endroit à la recherche de nourriture humaine.
    Des couvertures, des tentes et des générateurs d'énergies virent emplir le parking de l'aéroport, lui donnant un air de camping en plein air. Les véhicules furent disposés de façon à ce qu'ils forment un énorme cercle à l'intérieur duquel ils purent prendre place. Killyan demanda à ses troupes de se rassembler, et, comme une armée miniature, ils lui firent bientôt face, le regard terne et l'air blasé.
    _Finissez de décharger, puis relayer vous aux postes de garde. Je laisse Paul prendre les commandes, annonça t-il tout en se dirigeant vers le Hall d'entrée.
    Le grand gaillard au crane rasé cilla, puis héla son compagnon d'infortune. Celui-ci ne se retourna pas, et il dut lui barrer la route pour l'empêcher de pénétrer l'aéroport.
    _Et je peux savoir ou tu va? Lui demanda t-il ironiquement.
    _Tu le sais très bien, ca fait presque deux heures qu'ils sont la dedans. Maintenant, pousse toi.
    L'armoire à glace ne bougea pas d'un pas, et dut lui rappeler les consignes. Personne d'autre que Gray ne donnait des ordres, et chacun était tenu de les suivre à la lettre, c'était la règle, et elle était valable même pour lui.
    _Tu m'emmerde, Paul...
    _Peut-être, mais c'est comme ca. On attend que Gray revienne, et on prépare le camp, c'est tout.
    _Mais il est tombé dans le jeu de ce débile! Il est partit sans arme, juste pour le plaisir! Se révolta t-il.
    Paul se contenta de lui sourire. Et alors, qu'est ce que ca pouvait bien faire? Comme si Gray avait à craindre quelques Contaminés, arme ou pas en main? Ridicule.
    _T'as pas confiance?
    _En lui? Bien sur que si. Mais j'aime pas trop les manières de celui qui l'accompagne...

    L'attende ne fut plus fort longue, et lorsque Gray apparut, il avait l'air content de lui, ce qui était plutôt rare. Il se dirigea vers le stock de denrées alimentaires qu'ils avaient précieusement transporté, et sélectionna quelques articles de choix, plus de la bière et des soda.
    _Alors? Lui demanda Killyan, y'a quelqu'un la dedans?
    _Ouais, ils sont retranché dans la tour de contrôle, lui répondit-il distraitement.
    _Et on peux savoir ce que tu fais avec ca?
    Gray regarda sans y penser ce qu'il tendait à Sacha. Des céréales, des patates, et des canettes de bière.
    _Je leur amène de quoi manger, bien sur.
    _Et lui? Demanda le jeune arabe en posant son regard sur Sacha.
    Gray s'arrêta d'emmagasiner les marchandises, et compris ou son compatriote voulait en venir.
    _Un problème, peut-être?
    _J'ai un problème avec tes différentes prise de décision, depuis qu'il est la, oui.
    _On en parlera ce soir, si tu le désire vraiment, pour l'instant, je retourne à l'intérieur. Préparez le campement, et allumez un feu.
    _J'ai pas finis, Gray...
    _Moi bien, le coupa le jeune homme au cheveux électrique.
    Il se retourna vers le hall d'entrée, et Killyan laissa tomber. Pour le moment.



    :mort:
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  • Jo_du77 Voir le profil de Jo_du77
  • Posté le 28 février 2011 à 20:11:34 Avertir un administrateur
  • J'hesite moi aussi poster mon bebe ici ^^
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  • Chocobo[3] Voir le profil de Chocobo[3]
  • Posté le 4 mars 2011 à 10:11:47 Avertir un administrateur
  • VI.

    Le groupe de rescapés retranchés dans la tour de contrôle accueilli les nouveau arrivant d'un œil interrogateur. Composé de quatre hommes affaiblit par la terreur et la faim, ils se doutèrent qu'ils avaient dut être plus nombreux, par le passé. Ceux qu'ils voyaient aurait d'ailleurs certainement finit par servir de repas aux Contaminés, sans leur aide providentielle. L'homme qui les avaient tenu en joug quelques instants auparavant leur confia leur triste sort, condamnés à se cacher en attendant une fin horrible, et inéluctable.
    _Tenez, c'est pas grand chose.
    Gray déposa la nourriture sur le sol, et ne fut pas surpris de les voir se jeter dessus comme des animaux. La faim était un ennemi pénible, et l'arrivée de quelque chose de comestible ne manqua pas de créer un pugilat inattendu.
    _Calmez-vous... Pourquoi ne descendriez vous pas avec nous? On prépare de la viande pour ce soir, et vous seriez en sécurité.
    _On est en sécurité ici aussi, lui répliqua l'un des hommes en avalant goulument une pomme de terre.
    Il tenta de les convaincre, en vain. La psychose qui les tenaillaient les empêchaient de faire confiance à qui que ce soit, et encore moins à un groupe de racaille armé jusqu'au dents. Gray leur laissa les sodas et les bières, et finit par les laisser seul, s'en retournant vers le parking.
    _Pourquoi tu joue le mec attentionné avec eux? Lui demanda Sacha.
    _Parce qu'on à besoin d'eux, tout simplement.
    _Alors pourquoi on part sans même leur avoir demandé quoi que ce soit?
    _Je les laisse réfléchir, ils viendront d'eux même vers nous.
    Le jeune homme haussa les épaules, et suivit Gray sans poser plus de question. Après tout, ici ou ailleurs, son film n'en continuerait pas moins d'exister.

    Le soleil, en bon gentleman, laissa sa place à dame la lune, et partit prendre un repos bien mérité. Le parking de l'aéroport fut bientôt plongé dans l'obscurité, et un énorme feu ne tarda pas à venir égayer les lieux. Ses flammes se répercutaient sur les châssis chromés des véhicules l'entourant de toute part, comme pour danser un slow torride avec le diable. Les premier coups de feu retentirent dans l'air, signe que la tranquillité relative de la journée venait de prendre fin. Gray et Sacha sortirent de l'aéroport pour rejoindre le groupe, qui venait de sortir d'énormes baffles de concert. Une musique Hip-Hop -que Sacha n'appréciait que moyennement- vint compléter le tableau.
    _Alors, raconte.
    Gray se tourna vers Paul, et lui fit signe de prendre place à leur cotés.
    _Pour l'instant, on va juste passer une soirée comme au square, ce te va?
    Le grand gaillard sembla méditer la proposition, puis se remémora les réserves de Vodka et d'autre alcool qu'ils possédaient encore en réserve.
    _Pas de problème, je vais chercher de quoi trinquer.
    _Vous buvez beaucoup trop, lui fit remarquer Gray.
    _Et toi, pas assez.
    Il se détourna, et revint avec deux bouteille de Vodka de premier choix. Peut-être buvait-il trop, mais après tout, il ne voyait pas bien ce que ca pouvait faire. A survivre au milieu d'un décor d'apocalypse, autant le faire la bouteille à la main. Il administra à Sacha un large sourire édenté.
    _Encore bien que t'as débarqué... Gray est quelqu'un de très bien, mais ne pas boire, c'est criminel.
    _Mais ce soir il va trinquer à nos cotés, c'est le deal. Lui répondit le jeune homme en lui rendant son sourire.
    _Je ne bois pas, et certainement pas ce soir, alors qu'on vient d'arriver dans des lieux inconnu...
    Sacha le coupa vivement. Il avait accepté les conditions de Gray, et dut laisser sa fidèle batte sur le sol pour pénétrer dans l'aéroport. Donnant donnant, comme on dit.
    _Je t'ai suivis sans ma batte, en acceptant tes conditions, à toi de respecter ta part du contrat.
    _Je n'ai jamais accepté un tel marché.
    Paul éclata d'un rire libérateur.
    _Allez Gray! Laisse toi aller un peu, merde! Killyan!!! Beugla celui-ci pour couvrir le bruit presque assourdissant de la musique.
    Le jeune arabe vint s'enquérir de la situation, qui était foutrement simple. Gray allait boire ce soir, et ne serais peut-être plus en mesure de diriger le clan, au moins pour une nuit. Ça ne posait pas le moindre problème à Killyan, qui lui assura d'un ton fatigué qu'il prenait en charge la surveillance jusqu'au lendemain. Ne pouvant plus invoqué la responsabilité de son groupe, il finit par se laisser aller, et but pour la première fois depuis plus d'un an de l'alcool fort. C'était une mauvaise idée, mais Paul, enivré par la situation, sembla l'oublier. Il trinquèrent une première fois pour l'arrivée de Sacha par mis eux, puis une deuxième fois pour l'avenir du monde. Monde qui, finalement, leur appartenait de plus en plus de jour en jour.

    Sacha savait mieux qui quiconque que l'alcool pouvait faire ressortir des pans de personnalité tapis dans l'ombre, et c'est bien dans ce but qu'il fit boire Gray jusqu'à plus soif. Le trio, rejoint par une dizaine de gars, descendait les bouteilles de vodka à une vitesse hallucinante. Le chef de clan, d'habitude si sérieux, ressemblait maintenant à la plupart de ses subordonnés. Déchiré jusqu'à la moelle.
    _Dis moi, pourquoi voir ca comme un jeu? Demanda t-il à Sacha.
    _C'est plus simple, et beaucoup plus amusant.
    Gray était saoul, et se leva en vacillant légèrement. La flamme dans ses yeux n'inspirait rien de bon à Paul, qui comprit, trop tard, que le faire boire n'était pas l'idée du siècle. L'homme au cheveux électrique se dirigea vers la voiture de sport qu'il était encore en état de conduire quelques heures plus tôt. Il ouvrit le coffre et s'empara du magnifique katana qu'il avait récupéré lors de l'une de leur expédition dans la ville fantôme.
    _Gray... Qu'est ce que tu compte faire avec ca?
    Il ne reçu qu'un éclat de rire comme réponse. Un éclat de rire qui lui rappela les hystéries passagères de Sacha, ce qui ne laissait rien présager de bon. Il coupa la musique, puis intima aux tireurs de cesser le feu. L'un d'eux eut la mauvaise idée de lui répondre, et Gray fut sur lui en une fraction de seconde. Son katana vint se poser sur la gorge du malheureux.
    _Celui qui ouvre le feu, je lui tranche la gorge! Hurla t-il.
    Killyan s'approcha prudemment.
    _Qu'est ce que tu fous, Gray?!
    _Ta gueule, je m'amuse.
    Il sauta sur le capot d'une des voitures, et cria toute sa haine à l'intention des Ignobles tentant d'approcher leur campement. Paul tenta de le retenir, mais n'y parvint pas. Le jeune homme, la chemise ouverte, une chaine d'argent dansant à son cou, se précipita hors du périmètre de sécurité, et fit face au Contaminés d'un air triomphant. Que la fête commence, pensa Sacha en essayant de masquer sa joie.

    La cinquantaine d'homme sous ses ordres avaient l'habitude de voir l'un des leurs avoir trop bu. Le problème n'était pas la. Celui qui s'érigea comme leur chef incontestable – et incontesté-, lui, ne buvait pas, ou très peu. Le voir dans cet état tétanisa la plupart d'entre eux. Gray, le grand manitou, semblait être prit d'une folie irrésistible. Son katana bien en main, il se jeta à corps perdu dans une bataille au corps à corps sans intérêt, sinon celui de mettre stupidement sa vie en jeu. Le premier Contaminé fut décapité sans autre forme de procès, et il commença un vrai carnage, découpant les membres des Ignobles un par un.
    Paul ne savait plus trop quoi faire. Intervenir, pendant qu'il était dans cet état, semblait plutôt dangereux. Sacha, lui, ne dut pas réfléchir plus longuement à la situation -qu'il provoqua, quelque part-, et ramassa sa fidèle batte sur le sol, avant de rejoindre l'homme au cheveux électrique sur le champs de bataille improvisé. Son arme de fortune s'abattit avec rage sur le Contaminé le plus proche, lui arrachant une partie du crane. La musique ayant laissé place à un silence de mort pesant, seul le râle des Ignobles, et les cris de joie des deux fou les affrontant d'une manière un peu trop téméraire déchirèrent la nuit.
    _Mais tirez leur dessus, bordel! Hurla Paul en empoignant le fusil d'assaut des mains d'un des tireurs, qui regardait la scène sans trop savoir quoi faire.
    Les deux aventuriers se faisait tout doucement encercler par le nombre, et une seule morsure suffiraient à les transformer en abomination. Paul en dégomma quelque un, leur laissant une liberté d'action plus grande. Gray s'arrêta comme une machine à court d'énergie. N'avait-il pas bien préciser que celui qui ouvrirait le feu se verrait décapiter sans autre forme de procès? C'est ce qu'il lui semblait avoir dit, en tout cas. Il fit marche arrière, et fondit vers Paul comme un poisson dans l'eau. Son katana vint se poser sur la gorge du grand gaillard, qui ne cilla pas, et lui lança un regard de braise.
    _Bah va y, qu'est ce que tu va faire?
    _Je t'ai dis de ne pas intervenir...
    _Et moi, je te dis que tu fais n'importe quoi.
    Le poing du colosse l'envoya au sol avec une rare violence. A bien y penser, ca devait être la première fois qu'il frappait Gray. La première et la dernière fois, espérait-il. Le jeune homme n'aurait eut aucun mal à éviter cette attaque en temps normal. Mais Saoul comme toute la Pologne, il ne put qu'encaisser, et retomber lourdement sur le macadam dur et froid du parking.

    Les tireurs, sous l'impulsion autoritaire de Paul, reprirent les armes, et Sacha les rejoignit d'un air satisfait. A peine de retour dans le périmètre de sécurité, Killyan l'empoigna par le col, et l'envoya rejoindre Gray sur le macadam.
    _Pauvre connard! Lève toi que je te défonce une bonne fois pour toute!
    Pas plus impressionné que ca, Sacha se remit debout pour faire face à l'emmerdeur de service. Il ramassa sa batte et lui fit signe d'approcher. Gray se remit péniblement debout, recevoir un coup de poing de Paul, c'était comme se prendre une enclume en pleine face. Putain, quel punch!
    _Laisse tomber Killyan, lui intima Paul en s'interposant.
    _Toi laisse tomber! J'vais lui apprendre à jouer les gros bras, j'en ai marre de cet enculé!
    _Je t'ai dis de laisser tomber...
    Les deux « lieutenant » se fixaient froidement, et si Gray n'avait pas reprit ses esprits, dieu seul sait ce qui aurait put advenir de cette coalition improvisée. Le coup qu'il reçu avait eut le mérite de le faire redescendre sur terre, mais ne pouvait malheureusement pas éliminer l'alcool coulant dans ses veines.
    _C'est bon... Paul, va me chercher un verre d'eau, s'il te plait.
    Il s'exécuta, et s'en retourna avec une seule certitude. Gray ne devait plus boire d'alcool, comment avait-il put l'oublier! Il jura en s'éloignant, et balança son énorme poing dans la carrosserie d'une des voitures, toujours bien en cercle autour du feu. Merde! Pour la première fois depuis longtemps, leur joyeuse coalition avait failli éclater comme un œuf trop cuit. Tout ca était à imputé au nouveau venu, et pourtant, il ne pouvait s'empêcher de l'apprécier. La suite du film promettait d'être mouvementée.





    :mort:
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  • Chocobo[3] Voir le profil de Chocobo[3]
  • Posté le 19 mars 2011 à 02:59:13 Avertir un administrateur
  • La suite.

    Faut de l'espoir dans la vie :o))




    ---------------



    Infection.



    VII.

    Les rescapés reclus dans l'aéroport finirent par rejoindre le groupe de Gray, exactement comme il l'avait prévu. Ils leurs servirent de la viande, et quelques canettes de bières finirent de délier les langues. L'un des quatre hommes était un ancien pilote, et pourrait sans trop de mal faire voler l'un des ces gros tas de ferraille trônant fièrement sur la piste à proximité. Le problème, c'est qu'aucun d'entre eux ne comptaient se lancer dans un pari aussi fou que celui de rejoindre un autre continent. C'était inutile, et dangereux, du moins de leur point de vue. Gray tenta bien de les amadoués, mais sans résultat. Il les raccompagna jusqu'à leur refuge, et leur demanda une fois de plus de se joindre à lui. Le refus fut catégorique, et le jeune homme au cheveux électrique n'eut d'autre choix que de les mettre en garde.
    _Je vous laisse la nuit pour réfléchir à ma proposition, et je vous conseil de l'accepter.
    _On ne bougera pas d'ici, et nous ne reviendront pas sur notre décision, lui répondit l'un des hommes avant de se retourner vers le Hall.
    Gray, comme la plupart de ses alliés, avait tout perdu. Famille, perspective d'avenir, amour, tout ca n'était plus que de vague souvenirs douloureux. Si un homme était capable de faire voler un avion, alors il le ferait. La nuit porte conseil, parait-il, et c'est sur cette idée qu'il rejoignit ses troupes, espérant que Morphée rallie le pilote à sa cause. Sans quoi, c'est un autre Gray qu'ils découvriraient le lendemain. Un Gray décidé, et qui n'avait, finalement, plus rien à perdre.
    Si la nuit portait conseil, alors c'était également valable pour lui. Il eut du mal à s'endormir, s'imaginant ce qu'il s'apprêtait à faire. Il ne croyait ni en dieu, ni en une quelconque force supérieur. C'est sa conscience qui le torturait, lui intimant de rester modéré. Il finit par l'envoyer chier. La situation ne laissait aucune place à la modération, et si demain, les rescapés ne voulaient toujours pas coopérer, alors il les y forcerait, d'une manière ou d'une autre.

    Il invita Sacha à le suivre. Le jeune homme fut tout d'abord surpris de le voir se saisir d'une arme à feux. Pour ce qu'il en avait vu, Gray préférait se balader Katana en main. Il ne put s'empêcher de le questionner à ce sujet tout en pénétrant le hall de l'aéroport. Il ne lui répondit pas, et arma son flingue avant de pénétrer dans la tour de contrôle.
    _Tu la ferme et tu regarde, c'est tout, lui annonça t-il en poussant la porte qui menait au refuge des résistants.
    Sacha haussa les épaules, et ils passèrent une bonne demi heure à tenter de convaincre le pilote de les suivre. En vain. Gray aurait voulu ne pas en arriver la, mais il n'avait plus le choix. Il sortit son arme et logea une balle en pleine tête de l'un des rescapés. Sa cervelle éclata comme un œuf, répandant de la chair fraiche sur le visage des autres homme assit à ses cotés. L'un d'entre eux cria à la mort, et tenta de fuir. Gray l'abattit sans sommation. Le pilote et le dernier survivant se contentèrent de le fixer droit dans les yeux, ne semblant pas tout à fait comprendre la situation, qui pourtant, était des plus simple.
    _Lève toi.
    Le pilote resta prostré pendant quelques seconde, puis lui obéit. Avant tout, il ne voulait pas mourir, et désobéir à cet homme le condamnerait à subir le même sort que ses anciens camarades.

    Le campement provisoire fut démonté, et ils chargèrent le Boing d'arme, de denrée alimentaire et de tout ce qui leur sembla utile d'emporter. L'oiseau de fer, après quelques vérifications, s'avéra être aussi prêt que possible pour un décollage immédiat. Le pilote tenta bien de les dissuader, mais la scène de la tour de contrôle lui avait enlevé toute envie de protester plus longtemps. Le parking se vida petit à petit, et bientôt, il furent tous à l'intérieur de l'avion, se préparant à une escapade hors du commun.
    _Décolle, et si tu tiens à ta vie, arrange toi pour mettre le cap sur le Mexique, et a nous y faire atterrir sans encombre.
    Gray laissa Paul s'occuper de surveiller le pilote, au cas ou celui-ci tenterait quelque chose d'inconsidéré. Tout en prenant place sur l'un des sièges de première classe, il ne put s'empêcher de se demander si tout ca était bien raisonnable. Il venait d'abattre deux hommes sans sommation, et maintenant, s'apprêtait à faire voler un Boing vers l'Amérique du sud. Sacha se posa à ses cotés, et décapsula une bière.
    _Décidément, il semble que tu sois plein de surprise...
    _J'ai tout perdu, Sacha, et si je dois abattre d'autre personne, je le ferais sans hésiter.
    _Et notre objectif, c'est quoi?
    Gray partit d'un petit rire sinistre.
    _Notre objectif? Le mien c'est de tuer tout ceux qui ont contribuer à propager le virus. La question est plutôt de savoir ce que toi, tu recherche.
    Sacha sembla s'absorber dans une profonde réflexion. Son objectif? En voila une question! Le monde n'était plus qu'un joyeux bordel, et il ne comptait pas le laisser sombrer sans y mettre son grain de sel, c'était aussi simple que ca.
    _Je suppose que mon objectif est de te suivre le plus loin possible.
    Gray lui fit signe de lui envoyer une bière -il buvait de plus en plus, ce n'était pas bon signe- et fixa Sacha droit dans les yeux.
    _Tu prend toujours ca pour un jeu? Et si l'avion s'écrase en plein océan?
    _Alors ma chair nourrira les poissons, et cette partie de l'histoire prendra fin.
    _Cette partie de l'histoire?
    _Oui, la partie actuelle.
    _T'es complètement barje...
    _Et c'est ce qui t'amuse, lui répondit-il en éclatant de rire.

    Il n'avait pas tord.
    Le Boing décolla sans encombre, et ils s'envolèrent vers le nouveau monde. Il mit à profit la traversée pour tenter de cerner Sacha plus en avant. Le jeune homme l'intriguait au plus haut point, et il lui proposa un jeu pour le moins simple. Chacun posait une question, et l'autre était tenu d'y répondre le plus sincèrement possible. Sacha accepta avec joie, et Gray lui laissa le soin d'ouvrir la danse.
    _Quelles sont tes préférences sexuelle?
    Il resta un moment sans comprendre, puis se rappela à qui il avait à faire. Sacha ne semblait posséder aucune logique, et surtout, un gout prononcé pour l'ironie et le ridicule.
    _Mes préférence sexuelle... Je dirais qu'elle sont normale, j'aime les femmes. Pourquoi n'avoir pas émit d'objection lorsque j'ai abattu ces deux pauvre types?
    _Parce que je n'en avais rien à foutre.
    Gray voulu continuer, mais la règle était la règle, une question à la fois, et c'était à son tour.
    _Quel est ton nom, ton vrai nom, j'entends?
    _Grayson. As-tu déjà été interné?
    _Ouais. Si je désobéis à tes ordres, es-ce que tu me tuera?
    _Ça dépend des circonstances, mais dans le doute, je vais répondre que oui.
    Ils continuèrent leur discussion en s'amusant l'un de l'autre. L'avion survolait maintenant le Pacifique, et le pilote -semblant soucieux de sa propre survie- ne tenta rien d'inconsidéré. L'énorme oiseau de fer prit la direction de Mexico, espérant y trouver une piste d'atterrissage dégagée. Le groupe de résistant contrôlé par Gray n'avait encore aucune idée de ce qui les attendait, et, fort de leur insouciance, s'imaginait être les seuls en route vers l'origine du fléau. Pour peu qu'il réussissent à faire atterrir leur embarcation, ils poseraient le pieds sur le sol du Mexique d'ici une heure ou deux. La deuxième partie du film pourrait voir le jour, et s'il avait dut nommé cette partie lui même, il l'aurait nommé « Ma vendetta contre l'humanité ». Malheureusement, il n'était qu'un acteur par mis d'autre, rien qu'un pion qu'on déplace et qu'on sacrifie au gré du vent.



    £££££



    Ash ferma les yeux, se remémorant combien de fois il avait tenté de mettre fin à la folie de celui qu'il traquait sans relâche. Pour l'instant sans résultat probant. La plupart des gens l'avaient érigé au rang de légende vivante... Tu parle! Une légende incapable d'éliminer un parasite, voila ce qu'il était vraiment. Tout en se mettant debout, il porta un regard emplit d'une affection masquée sur ses subordonnés. Loyd ne bougeait pas d'un cil, le regard bas, attendant plus qui quiconque de mettre pieds à terre, et d'éliminer le seul homme encore en vie à avoir oser le prendre de haut. Shinji et Azora discutait tranquillement, fumant une cigarette en s'échangeant leur souvenirs respectif. La jeune femme porta son regard vers son capitaine, et lui décocha un sourire qu'elle voulu le plus assuré possible.
    Comment avait-il put échouer, avec ces trois la à ses cotés? Hackman leur avait filé entre les doigts par deux fois. Deux fois de trop. En plus de s'être mit à dos l'organisation de mercenaire la plus terrifiante du monde, l'homme qui plongea ce monde dans le chaos les transforma profondément. Il y avait bien entendu la mission, mais ces quatre la faisait surtout du cas Denzel Hackman une affaire personnelle. Cette fois -et même pour Ash- la finalité de la mission ne représentait plus l'objectif numéro un. Si cet homme pouvait encore fouler cette terre à l'heure actuel, c'est parce que leur commenditaire le voulait vivant.
    Le quatuor de la Lune Rouge débarqua à Mexico avec une seule idée en tête. Remplir leur mission, dans la mesure du possible, mais avant tout faire en sorte de pouvoir enterré Denzel Hackman six pieds sous terre au plus vite.
    « Je pisserais sur sa tombe! » comme avait coutume de dire Loyd.



    :mort
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Sujet : « Infection. »

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