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[[le_maitre]]
- Posté le
15 février 2011 à 20:35:04

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Bonsoir, bonjour, bonne après-midi, bonne vie et bonne chance, messieurs, mesdames, et autres, je vous propose une idée qui me passait par la tête, qui, je dois dire, a été fortement renforcée par la lecture de PotagerDePapa, étant donné que cela traite du même jeu, mais, je suppose, de différentes manières.
Je vous laisse à votre lecture, et espère que vous aimerez.
Dans leur tête.
« Tiduuu »
Toussotements dans la classe, raclements de gorges et de chaises, têtes qui se retournent, des « c’est toi ? » à tout va, des portables qui apparaissent miraculeusement dans les mains ci et là, mais tout ceci dans une discrétion frisant le ridicule.
Sourcils s’exerçant au saut en hauteur, lèvres décrivant la courbe représentative d’une parabole passant d’un extrême à une autre, goutte de sueur en chute libre, menaçant une main tremblante sur une feuille faiblement chiffonné, tandis que quelques cheveux dans la nuque se hérissent malgré la tentative d’apaisement inhabituelle.
Poings qui se serrent, sourcils qui se froncent, veine palpitante en un coin défraîchi du front, craie se fissurant légèrement, frissonnement de l’aile du nez, épaule en ascension lente et intimidante, jusqu’à remontée redoutée d’une bulle d’aire en la gorge du professeur, qu’il utilisera pour cracher sa colère, régurgitant en ce même instant la rage accumulée pendant les quelques premières minutes de notre heure d’histoire.
Alors que le quarantenaire entamait sa marche impériale pour me délivrer son ultime sentence, celle sur laquelle il aurait pu cogiter toute la nuit, le connaissant, je me livrais à une petite réflexion sur moi-même. L’immense éventail des possibilités d’actions s’ouvrait à moi, et plutôt que de partir en courant, ou de réaliser un petit saut périlleux vrillé pour atteindre la fenêtre du salut, je restais là à analyser chaque réaction.
Ces dames se targuent d’être capable d’exercer deux actions en même temps, il est donc temps de prouver qu’elles n’ont pas besoin d’inventer des pouvoirs pour rehausser leur image, étant donné qu’elle est au même stade que nous, hommes. C’est comme l’intuition féminine qui n’a pas réellement lieu d’être, étant donné qu’il s’agit simplement d’une plus grande capacité de réflexion et le passage sous silence des erreurs, et non d’un pouvoir magique, mais ne nous écartons pas autant.
Alors, allons-y ! Observons en même temps qu’écoutons.
« - Tristan, je vous sais très absent durant mes cours… »
Une main s’engouffre discrètement dans ma trousse, tandis que mon voisin de table hilarant prépare son célèbre « Tu m’passes ton effaceur ? » triomphant, alors que bien évidemment, ledit effaceur n’est plus à sa place.
« - …, mais j’ai toujours eu une certaine estime quant à votre respect des règles… »
Un mot passe de tables en tables, venant de Cindy, la bavarde de la classe, en direction de sa meilleure amie, les deux filles ayant été déplacées dès les cinq premières minutes. Sa chevelure blonde attirant les rayons d’un soleil perçant les nuages ne suffit pas à m’empêcher de remarquer le regard de Romain, tendu comme jamais, alors qu’il s’emparait cette fois-ci de mon taille-crayon.
« - …, seulement, voilà que votre portable dont je ne soupçonnait pas l’existence sonne… »
Une sarbacane de fortune brillamment conçue détonna, certes faiblement, frappant Floriand, éternelle cible de toutes les moqueries, principalement de celles de Patrick, le tireur. Exaspéré, mais impuissant, le grand garçon muni de lunettes trop grandes se retournait pour chercher son agresseur, mais le moqueur au blouson noir savait rester discret.
« - … Ainsi vous demanderais-je d’éteindre votre téléphone et de le ranger au fond de votre sac pour le restant de l’heure. »
Je m’exécute en silence, tête baissée pour bien figurer ma soumission. Le professeur s’en retourne à son cours bien structuré, mais qui m’attire si peu, et je m’emploie alors à demander chacune de mes affaires à Romain, qui marmonne que je ne suis pas « marrant ».
Voilà, vous m’avez cernés. Je ne suis pas marrant. Faîtes moi une blague que je chercherai la chute suffisamment longtemps pour que l’effet n’y soit plus. Toujours à essayer d’avoir une longueur d’avance sur les autres, sans doute parce que j’ai du mal à rester de marbre face à mes insuffisances musculaires. Ma culture générale est elle aussi à déplorer, si bien que je n’ai pas le moindre intérêt au regard de mes camarades du sexe opposé, n’ayant rien à lui dire, et n’ayant surtout pas envie.
Je n’aime pas les pertes de temps, ou ce que je considère comme tel. Des plus sages vous diront qu’il n’existe pas de perte de temps, et que chaque action et inaction socialise l’individu, un gain permanent en quelques sortes, mais je ne trouve pas d’autres termes que « perte de temps ». Pourquoi diable parlerais-je avec Cindy du temps. Cela fait dix-sept ans qu’elle voit le soleil laisser place à la pluie, les nuages se scinder ou la neige tomber, donc à quoi servirait-il de la déranger d’une phrase comme : « Hé, il fait beau aujourd’hui. »
Elle n’est pas aveugle et encore moins insensible aux rayons de soleil qui soulignent toute sa beauté.
Non, je ne suis pas amoureux de Cindy. Elle est de ce genre à discuter de choses futiles, et ce n’est en aucun cas ses formes divines qui me feront changer d’avis. Non. Droit devant moi, une chevelure brune se distingue du reste, mais je dois être le seul à remarquer cette rencontre dimensionnelles. Hélène ne semble pas ressentir ce halo angélique percé par mon regard de démon, autour d’elle. Ses yeux imprimés sur les miens m’aidaient à m’éloigner d’elle sans remords. Simple chose à savoir, elle ne sait pas ce que je ressens pour elle, principalement pour la raison du paragraphe précédent.
Ainsi se prolonge le cours d’histoire, une oreille employée à l’inutile écoute du professeur, l’autre à la recherche d’une quelconque discussion intéressante, en vain, et les deux yeux fixés sur Hélène, ne se doutant certainement pas qu’elle était la cible de la quasi-totalité d’un esprit pendant une heure de plus. La sonnerie libératrice en même temps que condamnatoire résonne. En effet, finir le mercredi matin offre une après-midi méritée, mais c’est aussi une occasion de perdue d’être en compagnie de Hélène. En sortant du lycée, j’écoute la conversation du groupe dans lequel je me suis un peu intégré : Romain le clown, Patrick le moqueur et Maxime le sage, en même temps que lire mon message.
Précisons que je dis de Maxime qu’il est sage, car il est le plus impressionnant de nous tous en taille et en poids, et qu’au centre de sa grosse tête s’active un cerveau aux proportions sûrement étonnantes. Premier de la classe, mais pas moins sympathique, il brillait dans tout les domaines, et son calme légendaire faisait des envieux. Je dois avouer qu’il a longtemps été mon idole, mon modèle, et que j’ai tout fait pour lui ressembler intellectuellement.
Le message est succinct : « RDV chez moi ct’aprem 15h pour loup garou
ramene l extensiom LN stp ^^ »
Mon cœur fait deux bond à la suite. Le Loup-Garou, ce jeu génial ou il faut découvrir l’identité des autres joueurs et remporter la victoire par déduction et une bonne part de chance. Mais surtout, Hélène viendra. Cette après-midi serait si merveilleuse. Ne tenant pas en place, je me hâte de prévenir mes amis présents et m’engage sur le chemin qui m’avait vu endormi ce matin, et qui peut à présent sentir mes sautillements et ma joie.
Un steak haché dégoulinant de sauce m’attend dans mon assiette, avec une bonne purée de pomme de terre. Mon repas préféré, comme souligne ma mère en besoin d’affection. Je la félicite plus longtemps que nécessaire et déguste avec délices la simplicité même. Pas besoin de rajout d’herbes ou autres épices. J’aime quand les choses sont simples et compréhensibles par tous. Mon dessert prit, j’informe mes parents de mon emploi du temps de l’après-midi et descends dans ma chambre. Deux livres ouverts, une Game Boy sur l’un d’eux, mille et une feuilles remplies de débuts d’histoires et un jeu d’échec en milieu de partie m’attendent. Oui, j’aime aussi faire des tonnes de choses en même temps.
Deux heures me séparent de mon départ. À toute à l’heure.
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[[le_maitre]]
- Posté le
16 février 2011 à 13:39:35

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(Je viens de me rendre compte du smiley inutile, je m'en excuse).
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PotagerDePapa
- Posté le
16 février 2011 à 15:21:19

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Je m'y attaque. \o/
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PotagerDePapa
- Posté le
16 février 2011 à 15:48:08

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Alors, ça y est. Tu t'es enfin décidé à poster cette immondice, ce torchon, ce... Non, je rigole, hein.
( Ne t'attends pas à une super critique de la mort, je suis une bille dans ce domaine.
)
Alors, tout d'abord, c'est extrêmement bien écrit. Ca se lit vraiment facilement, c'est fluide, aéré. En plus, il n'y a pas ( ou peu ) de fautes. Du moins, je crois pas, mais bon. C'est pas à moi qu'il faut demander pour ça. Donc, de ce côté, aucun problème, c'est vraiment impeccable.
Il y a tout de même un truc que je peux te reprocher ( en plus du honteux plagiat que tu nous sers ici
), c'est le côté un peu "cliché" des personnages. On retrouve la victime et ses grosses lunettes, celui qui embête les autres, la jolie fille, l'intello, le héros qui est différent, un peu sombre, qui est fier et droit dans un monde qui ne le comprend pas ( Ouais ! C'est un héros romantique, on a vu ça en français ! ).
( Je viens juste de voir que t'étais un Hunter première génération, en plus. Ca n'a encore rapport, mais voilà. )
Enfin, bonne chance pour la suite. Travaille bien la psychologie de tes personnages, c'est quand même le plus important dans un jeu comme les Loups-Garous.
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Lyla
- Posté le
16 février 2011 à 16:22:48

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(Le coup du Hunter, je viens de le remarquer également!)
Perso je suis de loin, et vraiment d'une façon non négligeable absolument pas déçue de ce que je viens de lire. Se priver d'un texte comme ça aurait été une erreur. Contrairement à Potager, j'ai pas vraiment de mal avec tes personnes principaux, parce qu'ils ont beau rentrer dans le cliché des personnages qu'on a l'habitude de rencontrer un peu partout, tu en fait, par tes descriptions et la fluidité de ton texte, des personnages qui finalement restent intéressant et accrocheurs.
Je crois que j'ai tout dit pour le moment, j'aime beaucoup.
Voilà, là où quelque chose me gène c'est plutôt dans le banal de ton scénario, une classe et une partie de Loup-Garou un mercredi après-midi, qui j'espère se transformera en quelque chose de prometteur et de réellement alléchant, et qui saura sortir quelque peu de cet "stabilité" pour nous emmener un peu plus loin là ou on ne penserait pas forcément mettre les pieds en te lisant jusque-là.
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[[le_maitre]]
- Posté le
16 février 2011 à 21:31:32

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Les Velociprey n'auront qu'à bien se tenir, face à trois anciens ! ^^
(Si seulement je pouvais retrouver ce jeu, suite au vol inadmissible dont j'ai été la victime).
Merci pour vos critiques. Je suis assez content de celles-ci, puisque c'est celles que je voulait entendre (bien sur, on aime souvent être félicité ^^), en particulier pour les personnages.
Je ne révèlerais rien pour l'instant, mais je fais bien exprès de faire place à des clichés. Vous vous doutez qu'il s'agit d'une partie de loup-garou (ou presque) et qu'ainsi, le personnage (mon personnage, si je puis me permettre) sera conduit à les examiner. J'essaye de conduire le lecteur à vivre cette partie, et surtout vivre à travers mon personnage.
Au niveau de la stabilité, j'ai peur de ne pas pouvoir rendre une partie de loup garou très épique, même si une idée me traverse l'esprit en ce moment-même... Disons qu'il y aura peu de viscères et autres immondices décoratives, à l'inverse de mon collègue que je plagie, j'ai nommé Potager (Puis-je ?).
(Notons que je travaille en parallèle sur une partie d'échec romancée avec une double narration, le point de vue des joueurs, calmes et sujets à de la réflexion, et d'un autre côté, le point de vue de la bataille que se livrent les pièces (peut-être avec quelques rajouts n'entrant pas dans le cadre d'une partie d'échec), comme l'introduction de plusieurs jeux de gestion comme Age of Empire 2 (le seul me venant à l'esprit)).
Non, ce n'est pas autobiographique, je n'ai jamais vécu la partie qui se jouera "cette après-midi", mais le personnage de Tristan est une reproduction très satisfaisante de moi ^^)
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Lyla
- Posté le
16 février 2011 à 21:50:16

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Perso MH premier du nom est actuellement juste à côté de moi et il y restera jusqu'à ce que la mousse des temps moderne l'ensevelisse complètement, et au-delà!
Joli évocation aussi qu'est ce jeu que je nommerai "Age of Empire II", tu sembles aimer tout particulièrement décrire et entrer dans le jeu des pièces. Ici il s'agit de Loup-Garou, et j'espère que tu sauras tenir la baguette tout du long. Mine de rien c'est pas facile et ça demande de la dextérité au bout des doigts (de l'imagination, plutôt). J'espère que pas être déçue, mais je t'avoue que je préfère l'idée de la partie qui tourne au cauchemar comme l'a fait Potager.
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Lyla
- Posté le
16 février 2011 à 21:50:51

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Ne pas être déçue.
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[[le_maitre]]
- Posté le
16 février 2011 à 22:15:27

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Héhéhé, dirais-je seulement.
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Lyla
- Posté le
17 février 2011 à 13:30:20

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Je me disais que ton pseudo me disait quelque chose. Je viens de me rendre compte à l'instant que j'ai lu ton topic sur les hypothèses axées sur le passé, sur le forum de Shadow of the Colossus.
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PotagerDePapa
- Posté le
17 février 2011 à 15:56:10

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"'ai nommé Potager (Puis-je ?). "
Bien sûr.
Sinon, la partie d'échec me donne envie, aussi. Tu comptes adapter ton jeu des loups de la même façon ? ( Une partie avec les pensées des joueurs, et une où les villageois essaient vraiment de traquer les loups. )
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[[le_maitre]]
- Posté le
18 février 2011 à 23:31:58

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Voici le premier chapitre. Supposons que la première juxtaposition de paragraphes était un prologue. J'espère que vous aimerez cette première nuit.
Chapitre 1 : Douce nuit.
Attraper Mewtwo ne fut pas une mince affaire, étant donné que je ne veux pas utiliser de Master Ball. La joie associée au petit pourcentage de chance de victoire que j’avais réussi à saisir s’accompagnait d’une tension palpable, alors que Guillemot du Livre des Étoiles découvrait la vraie identité de l’Ombre. La note finale de When You Were Young que je n’avais découvert que récemment ne résonnait plus que faiblement quand trois des chiffres de l’éternel 14h59 se transformaient. Sauvegarde, marque-page, arrêt de la musique débutant avec toute la puissance d’un orchestre talentueux interprétant l’un des thèmes de Shadow of the Colossus.
Je m’engage dans une lutte contre le temps, me jugeant capable d’atteindre ma porte d’entrée en comptant le détour rapide par la salle de bain en un temps record. Perdre du temps à me coiffer me semble inutile. Il suffit d’avoir l’air acceptable et sentir bon. Ce n’est pas d’une copie de star ou d’amis que doit tomber amoureuse Hélène. Pourquoi ne serait-ce pas cet après-midi que mon rêve se réaliserait ? Après tout, m’employer à ce que je fais de mieux n’est-il pas la présentation parfaite de ma personne, livrée en entrée dans l’attente d’un plat d’amour réciproque ?
Les rayons de soleil emprisonnés par les cheveux de Cindy, ce matin, allaient sûrement être les seuls chanceux à jouir du monde sous les nuages aujourd’hui. J’observais deux nuages en épreuve de force l’un contre l’autre, bien que leur faible densité les voue à ne faire plus qu’un, plus tard, sauf changement soudain de direction du vent fort et humide. La pluie imminente a un effet visible sur les passants. Des parapluies s’ouvrant inutilement, de l’empressement et de l’exaspération, l’absence de sourire et la noirceur de certains visages. L’influence du temps est immense sur les humeurs de chacun, et je remarque que moi-même, j’ai tendance à baisser les yeux et regarder ma montre.
Comment serais-je pendant les nuits du jeu ? Y aura-t-il des difficultés à garder notre sérieux, ce qui serait dû à l’énervement lié au temps ? Ah, nous approchons d’un autre aspect de ma personnalité. J’aime quand les choses sont bien faîtes. Je hais la tricherie, en particulier quand je m’épanouis. C’est pour cela que j’aime le rôle de la petite fille, quand celui-ci est attribué à un tricheur, car il se trouve dans son domaine, et se débrouille plutôt bien, ce qui est rare pour ce personnage.
Les règles sont très faciles à comprendre. Chaque joueur à l’exception d’un meneur du jeu masochiste ont une carte sur laquelle est représentée un rôle qu’il devra jouer tout le long de la partie, jusqu’à sa mort ou sa victoire. On approche sensiblement de la véritable ampleur du jeu avec ce simple mot, « mort ». Je m’explique. Tous les joueurs sont habitants d’un village, mais sont sujets à un fléau. La nuit, des loups-garous parmi les joueurs s’attaquent à un joueur qui sera donc éliminé de la partie. Le but des loups garous est donc d’éliminer tous les villageois pour jouir du village à leurs fins… lunaires.
Les villageois purement humains, quant à eux, doivent tuer les loups-garous, car les produits de mélanges interraciaux ont toujours été des méchants dans les esprits. Ils peuvent ainsi pendre un villageois parmi tous les joueurs, chaque jour, après délibérations de qui semble soupçonneux. Habituellement, les votes sont biaisés par la camaraderie, ce qui peut restreindre l’intérêt du jeu, mais viennent les pouvoirs chez les villageois.
Ayant récoltés trop de cendres avec les bûchers, les villageois ont décidés d’épargner une sorcière, qui, s’alliant avec la voyante et Cupidon, sont les trois personnages anormaux qui n’ont aucun problèmes dans le village. Ces derniers ont respectivement le pouvoir de ressusciter et tuer une personne (Chaque potion est utilisable une seule fois), de voir la carte d’un autre joueur (la voyante aime être informée), et rendre deux villageois amoureux (Ceux-ci étant liés par la vie, mais aussi par la mort, et formant, dans le cas d’une relation zoophile, un troisième camp).
Ils agissent tous trois de nuits, car chaque joueur doit garder son identité secrète. Je précise d’ailleurs que la nuit, tous les joueurs ferment les yeux pour que chaque personnage exceptionnel puisse jouer d’insomnies sans dévoiler sa vraie identité. Il y a encore le chasseur qui, son heure venue, choisit un joueur et abat la cible de ses réflexions. Pour finir, il y a la petite fille, joueuse ou joueur qui doit user de son pouvoir la nuit, quand les loups-garous désignent leur cible, en les espionnant discrètement. Si la jeune demoiselle est repérée par les loups-garous, elle trépasse sur l’instant, à la place de la victime du soir. Une combinaison efficace de sorcière et petite fille peut donc être décisive pour une partie.
Il s’agit donc d’un jeu de réflexion, de dissimulation et de discrétion, mêlé à de la perspicacité et de la tromperie. Je ne pourrais me … « Tiduuu ».
« Oué finalment vener a 17h mes parent veulent pa avant -_-‘’ »
Je m’insurge en même temps que je me questionne. Arriverais-je à parcourir les vingt-six secondes qui me séparent de chez le frère de Maxime en deux heures ? Décidant de voir ce qui suivra, je continue au même pas, rencontrant Floriand, ses lunettes un peu de travers sur son nez boutonneux, qui me salue en bégayant.
« - Ah, c’est à dix-sept heures ? S’étonne-t-il, suite à ma courte explication des faits.
- Ouais, mais on a qu’à y aller direct et demander si on peut juste squatter un peu, répond-je doucement. »
Dans son œil s’éteint une petite flamme de volonté, et il décide de me suivre docilement. Je vois ses muscles se contracter et ses épaules tenter une petite visite à ses oreilles, mais tout cela se révèle très bref. Il n’ose jamais dire non, le Floriand. J’ai toujours remarqué qu’il se livre une bataille intérieure à chaque fois qu’on s’adresse à lui, comme s’il s’agissait d’un événement surnaturel et que la réponse qu’il choisirait déciderait du sort de la Terre. Impossible d’aller plus loin qu’une ou deux phrases en ses jours de grande ouverture au monde sans remarquer sa gène et le prendre en pitié. N’étant pas maître des relations sociales, j’évitais de le prendre sous mon aile, mais je me jurais de tôt ou tard recommander à quelqu’un de le travailler.
Vingt-six secondes de silence plus tard, nous arrivons à la porte de cette petite maison récemment bâtie qui sera notre village pour une après-midi. Chevillette et bobinette tirée, nous nous répandons en excuse pour notre avance – Floriand étant très doué pour cela – et prenons place dans un grand salon mal aménagé pour un cercle de grandes jambes. Notre hôte, répondant sous le nom de Julien, frère de Maxime le sage, nous demande de l’excuser pour son absence suivante, nous apportant à boire.
Plus grand que son petit frère, et plus maigre, il semble très intelligent aussi. Un tatouage sur le côté de son cou se trémousse à chaque syllabe qu’il produit, et sa pomme d’Adam ressort plus que la normale. Son habitude à fermer les poings souvent lui impose une couleur plutôt pâle des mains, et un affichage spectaculaire de sa structure veineuse. Ses petits yeux sombres lui offrent un visage séducteur, mais peu expressif. C’est lui qui a proposé l’idée de cette après-midi, et je l’en remercie du fond du cœur, intérieurement.
Difficile d’imaginer ce que pense Floriand, à ma droite, mal assis sur le canapé, comme s’il était gêné d’être là. Le temps file et il ne dit mot, scrutant parfois la petite horloge accrochée au mur, comme s’il guettait l’arrivée de quelqu’un. Peut-être craint-il la venue de Patrick, le moqueur. Moi-même, je dois avouer que sa présence me dérange de temps en temps. Étant peu réceptif aux blagues de mes amis, je deviens tout naturellement un sujet de moquerie. Le simple « Tristan il est pas drôle » qui amuse la galerie. Mais il peut se révéler très agréable… très très rarement.
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[[le_maitre]]
- Posté le
18 février 2011 à 23:32:09

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Quand enfin la sonnette raisonne. Je vois mon voisin de canapé sursauter et s’asseoir plus confortablement, comme s’il voulait se donner un genre. Quant à moi, je soulève les yeux de cette petite araignée que j’avais décidé d’étudier, concluant que sa vie allait s’écourter si je ne prenais pas les choses en main. En effet, l’arachnide avait élu domicile en plein centre de la pièce, croyant possible de passer inaperçu au moyen de son camouflage corporel, mais n’importe quel observateur parviendrait à la repérer. J’attrape alors un morceau de sa toile, et l’emmène – elle croyant à un ouragan – en lieu sur, sur le rebord extérieur d’une fenêtre ouverte.
Viennent Romain, mon stupide voisin de classe, Patrick, la terreur des asociales, Cindy et Marie, la belle blonde qui pouvait se permettre de se croire supérieure, par rapport à son amie admiratrice et quelque peu jalouse. Tout le monde sauf les demoiselles s’occupe alors du déplacement des canapés et chaises pour libérer un espace suffisant. Floriand, discret, sursautant chaque fois que la chaise qu’il déplace grince sur le parquet, comme s’il voulait se faire oublier en vain, Patrick, soulevant sa chaise au-dessus de sa tête avec des petits clins d’oeil en direction des spectatrices, et Romain, un sourire aux lèvres, s’imaginant certainement une blague qu’il ne tardera pas à énoncer.
Maxime le sage et un Alain inattendu font alors leur apparition, sous les applaudissements inutiles de Patrick, revêtant toujours son blouson noir favori. Alain a longtemps été mon meilleur ami en primaire, jusqu’à ce que l’on se perde de vue au collège. Nos émouvantes retrouvailles se concentrent dans une chaleureuse poignée de main, et commence alors le lourd défi du « Qu’est-ce que tu deviens ? », supposant une ribambelle de questions et de réponses, alors que personnellement, je me fiches de ce qu’a été le passé de ce garçon, mais apprécie sa présence actuelle.
Le cheveu long, son apparence suffit presque à le décrire. Habillé de manière détendue, son visage souriant et sa voix lente sont représentatives de la pertinence de ses phrases et de sa vitesse de réflexion. Il est difficile de ne pas lui associer l’adjectif de « lent ». Son rire communicatif et sa tendance naturelle à tout prendre comme très drôle font tout de même de lui une personne amicale, et je m’imagine déjà la solide amitié qui pourrait se créer entre Romain et lui.
La minute qui dépasse le nouvel horaire me semble si longue que j’ai déjà des milliers de scénarios tous plus horribles les uns les autres en tête. Hélène ne vient pas. Pourquoi ? A-t-elle été attaquée par des voyous, ou même par des extra-terrestre ? La probabilité est faible, mais le risque n’est pas négligeable. Ou alors, serait-ce parce qu’elle a appris que je serais là, et qu’elle ne veut pas me voir ? Non. Elle n’est pas du genre à demander des détails quand elle reçoit une invitation. Elle est si gentille qu’elle essaye d’accepter avant même de voir si elle est disponible, et si elle ne l’est pas, elle tente de se désister de sa première occupation.
« - Putain de policiers ! S’exclame la voix aimée.
- Qu’est-ce qu’y a ? S’enquit Patrick, accourant comme un lapin à la venue de la si belle jeune fille.
- Mon père a dépassé la limite de vitesse de sept kilomètres/heures. Sept ! C’est n’importe quoi. »
Personnellement, je ne trouve pas que ce soit n’importe quoi. Les règles sont édictées de telle façon à ce que tout se passe sans esclandres. Dépasser la vitesse est punissable. Seulement, lui faire la morale serait une bien bête technique de séduction, face à l’adversaire Patrick insultant déjà les gardiens de la paix. Je lance un inutile « Ouais, c’est des connards. », et m’en retourne au cercle déjà bien rempli. Quand Hélène prend place et qu’un certain Grégoire, retardataire, s’assoit à ses côtés, la partie commence à être envisagé. Nous sommes onze, soit dix joueurs et un meneur du jeu. Marie, l’amie ronde de Cindy, se dévoue pour assumer ce rôle et commence à mélanger les cartes. Julien, le tatoué, explique qu’il aime laisser au meneur de jeu le soin de choisir les cartes sans en informer les joueurs. Ainsi, l’on ne sait quels rôles seront présents dans la partie, et le nombre de loups-garous, même si dans ce cas-là, cela ne devait pas s’aventurer au-delà de trois. Hélène ayant oublié l’extension, mais mon cœur l’excusant plus vite que mon esprit, nous nous préparons mentalement aux personnages du jeu initial.
Les cartes sont distribuées, les lumières sont éteintes. Marie se révèle très douée pour rappeler les règles, et pour tout ce qui dépend d’elle, en début de partie. Sachez que le meneur du jeu ne doit pas révéler quoique ce soit de la partie. Il – elle en l’occurrence – n’est là que pour guider les joueurs dans les journées et les nuits. Ainsi, même si un rôle est absent de la partie, elle doit le mentionner comme s’il existait. Même si la sorcière a déjà usée de ses deux potions, elle doit supposer que rien n’a été fait pour faire croire aux joueurs qu’ils ont encore une chance d’être tués ou sauvés, bien que seule la sorcière est au courant du stratagème trompeur.
Je reçois alors ma carte et la découvre en même temps que chaque joueur observe sa carte. Des protestations, ironiques ou non, se propagent dans le groupe, mais le maître du jeu est là pour rappeler de ne rien révéler. Je suis un simple villageois. Ainsi, la nuit, je devrais patienter, n’ayant aucun impact sur la partie, et le jour, je devrais briller si je veux être utile au village. Tous se font peu à peu à leur rôles, et quelques sourires se profilent sur certains visages. Patrick arbore son sourire carnassier et fait mine d’aboyer, tandis que Cindy y répond par un miaulement innocent. S’ensuivent des rires de la part d’Alain et Romain, et des regards inquiets tournés vers chacun de Floriand. Hélène est toute belle avec son regard perdu dans les restes de toile d’araignée, et les frères Maxime et Julien sont déjà en train de scruter les expressions de chacun, à mon instar. Grégoire, l’inconnu m’observe intensément, comme s’il veut que je cède à son insistance et lui dévoile mon identité. Julien reçoit par hasard la carte de capitaine, ce qui lui offre un double vote.
« - C’est la nuit, le Soleil se couche, les villageois de Thiercelieux s’endorment, déclare Marie d’une voix impliquée. »
Un cri de loup retentit, et des gloussements le suivent. J’ai les yeux fermés, mais j’ai très envie de vérifier si tout le monde joue le jeu. Je finis par me dire qu’il suffit d’espérer et écoute attentivement.
« Je n’ai pas mis le voleur. Je préfère le préciser, mais je ne dirais rien d’autre. Bon. Cupidon se réveille. »
Silence. La voix de Marie se tourne vers moi, comme pour cacher la véritable direction de Cupidon.
« Il me désigne deux joueurs qui seront amoureux. »
Le sentiment qu’un doigt légèrement boudiné se lève vers moi me fait trembler légèrement. Je n’ai pas envie d’être l’un des amoureux. Imaginons que je sois avec Hélène. Que faire ? J’espère.
« Il se rendort. Je tape sur la tête des amoureux qui se réveillent et se reconnaissent. »
Patrick ne peut s’empêcher de feindre la douleur, comme s’il s’était pris un violent coup sur la tête. Le rire de Romain met du temps à laisser place au silence.
« Les amoureux se rendorment. J’appelle la voyante. La voyante ? Ah. La voyante me désigne le joueur qu’elle désire connaître un peu mieux. »
Ma carte est déplacée après un bref silence, tout comme celle des autres joueurs, pour éviter de savoir qui a été sondé. J’espère intérieurement que c’est moi, pour avoir un premier allié en ce début de partie.
« La voyante se rendort. Voici venir l’heure des loups-garous ! »
Cri de terreur de Romain.
« Ils se reconnaissent et me désignent le joueur qui sera dévoré cette nuit. »
J’espère que nous disposons d’une petite fille discrète, mais pas inefficace.
« Les loups-garous se rendorment. La sorcière se réveille. Voici la victime des loups-garous. »
Petit rire de la part d’Hélène. Serait-elle la sorcière ?
« Souhaite-t-elle la ressusciter ? Souhaite-t-elle tuer quelqu’un ? La sorcière se rendort. Le jour se lève sur Thiercelieux. »
Tout le monde ouvre les yeux. Chacun à un certain mal à se réhabituer à la lumière. Certains moins que d’autres. Je note en particulier Patrick, Hélène, Julien et Maxime qui n’ont aucun problème oculaire. Ce n’est pas une preuve de leur implication dans les différents rôles agissant la nuit, mais c’est tout de même quelque chose à retenir. Je vois toujours les tremblements de Floriand, comme s’il avait quelque chose à se reprocher. Cindy et Romain ne présentent aucun signe suspect, et Alain garde ses yeux fermés, peut-être par surdité passagère ou par réel sommeil. Grégoire s’est mis à passer Floriand au rayon X, et ce dernier semble très mal le vivre.
« Chers villageois de Thiercelieux. Cette nuit a été douce et calme. Sauf pour une personne. Cette nuit, quelqu’un a trouvé la mort, clame Marie avec mystère. Aujourd’hui, pleurons Romain. »
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Lyla
- Posté le
19 février 2011 à 11:27:04

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Ton style est presque un peu trop complexe parfois, c'est dommage. On dirait que t'essaie d'aligner le plus d'information mais parfois d'une manière quelque peu "trop" poussée.
Sinon j'avais hésité entre Bob Dylan, mais le deuxième choix était le bon : The Killers!
C'est bien d'avoir expliqué brièvement ce qu'était le Loup-Garou, même si je ne suis pas sûre qu'un néophyte sache s'y repérer quand même.
Bon bon bon, c'est pas une bonne idée que de lire en venant de me réveiller, je terminerai donc plus tard dans la journée.
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[[le_maitre]]
- Posté le
20 février 2011 à 21:16:35

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Merci pour ton commentaire. Oui, on m'a souvent dit qu'il était difficile de me comprendre, mais j'ai du mal à me mettre à votre place, d'où l'absence de changement dans les réactions de mes lecteurs. Guitar Hero m'a en effet fait découvrir cette musique de The Killers qui me met en une sorte de transe (moi qui n'en a strictement rien à faire de la musique), et je tenais à le placer, étant donné que je l'écoutais en même temps que j'écrivais.
Pour ce qui est du rappel des règles, je me suis dis que ce serait utile pour éviter de restreindre mon public, et je pense qu'avec ce que j'ai dit, quelques journées pourront aider à mieux saisir le concept.
Eh bien, von repos (dit-il le lendemain), et j'espère que tu continueras à me lire ^^.
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PotagerDePapa
- Posté le
22 février 2011 à 15:37:11

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Le livre des étoiles.
Ce bouquin que j'ai adoré dans ma folle jeunesse.
Ouais, avec Guillemot qui fait des signes bizarres avec ses doigts, en gueulant des machins étranges.
Et ta master-ball, honnêtement, si tu l'utilises pas sur Mewtwo, tu comptes l'utiliser sur qui ?
Nan, je rigole. Y a les oiseaux légendaires. Ou roucool.
Enfin bref, passons au choses sérieuses.
C'est toujours super bien écrit. Le texte est sacrément fluide, et ça se lit très vite. Peut-être même trop vite, parce que du coup, on est déçu d'y avoir passé aussi peu de temps, plongé dans l'histoire.
Parce que t'arrives à nous ( du moins, à m'y ) faire plonger entièrement. C'est plutôt rare, même dans les bouquins. D'habitude, quand je lis des histoires sur Internet, je regarde d'autres fenêtres en même temps, j'écris un peu, tout ça. Mais pas là. Là, je lis jusqu'au bout, et c'est bien mieux.
Félicitations.
Comme l'a dit Lyla, faire un petit rappel des règles, c'est pas mal, ça permet d'ouvrir ton histoire aux gens qui ne connaissent pas forcément le jeu.
Enfin bref, voilà. Je suis une grosse bille pour faire des critiques, j'espère que tu m'en voudras pas.
Sur ce, j'ai un texte à finir, moi.
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[[le_maitre]]
- Posté le
22 février 2011 à 18:22:50

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Tu ne me semble pas être une si grosse bille xD
En tout cas, ça me fais réellement plaisir que vous aimiez.
La suite bientôt, j'ai un duel à écrire au préalable. ^^
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Mike0059
- Posté le
22 février 2011 à 23:27:34

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Pas mal
Je comprend mieux pourquoi on ne te voit plus ailleurs, il y a plus de lecteurs ici.
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[[le_maitre]]
- Posté le
23 février 2011 à 11:52:46

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En effet, et j'en ai marre de la communauté de RB2 (donc, la future commu' de RB3).
Ainsi ai-je décidé de migrer en des terres plus accueillantes.
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Sujet : « Dans leur tête. »