Sugawara No Michizane - Ecriture sur JeuxVideo.com

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Sujet : « Sugawara No Michizane »

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  • Metatron Voir le profil de Metatron
  • Posté le 30 juillet 2009 à 14:30:50 Avertir un administrateur
  • Prologue (?)


    ANTHOLOGIE DE LA POESIE ROZARIENNE (ouvrage de référence publié par l’académie des lettres en 2145)

    « Si le vent d’est se lève, fleur de prunier, envoie-moi ton parfum,
    Et si tu n’as plus de maitre, n’en oublie pas pour autant le printemps »
    Sugawara no Michizane
    Commentaire : Poète d’une rare sensibilité, Sugawara est aussi connu pour son rôle politique et scientifique de première importance. Ce poème a été écrit à quarante ans, alors qu’il était férocement frappé par la maladie. Ce poème est adressé au prunier de son jardin au palais impérial, qu’il devait définitivement quitter pour suivre une longue thérapie.
    Son affection particulière pour les fleurs de prunier fait d’ailleurs l’objet d’une pièce de théâtre( Les rêveries absorbantes ) écrite par Hitaro peu après sa mort.




    ************************************


    « Nous arrivons bientôt Mademoiselle Eliphea ; les terres de Shibata sont en vue » annonça le chauffeur d’une voix placide. C’était la première fois depuis qu’ils avaient quitté Ambervale qu’il lui adressait la parole. Il mettait dans la neutralité si étudiée de sa voix une telle distance avec son interlocutrice qu’on pouvait y déceler une nuance de mépris. La jeune passagère se contenta d’un vague hochement de tête avant de reporter à nouveau son attention sur le paysage qu’elle voyait défiler à travers la vitre. Si elle s’efforçait de conserver une attitude calme et détachée, la perspective de rejoindre enfin le Château d’Itachi ne la laissait pas indifférente. A mesure que sa silhouette basse et trapue se rapprochait, elle sentait l’excitation croitre en elle. Ce n’était pas à proprement parler de l’impatience, même si le trajet avait été long et particulièrement ennuyeux. Il s’agissait d’un sentiment flou et diffus tenant à la fois du triomphe et de la satisfaction. Elle, la jeune fonctionnaire ambitieuse, allait être attachée en tant qu’assistante sénatoriale auprès du Comte no Michizane. Servir le membre le plus éminent de toute l’aristocratie! Celui auprès duquel disait-on, Sa Majesté prenait conseil quotidiennement ! C’était là un succès certain dans sa jeune carrière, et elle le contemplait à présent avec une joie teintée d’orgueil. Elle était aussi gagnée par l’ivresse de côtoyer enfin les puissants, et éprouvait un plaisir presque mystique à pénétrer dans des sphères qu’elle avait cru jusque là inaccessibles du fait de son statut de plébéienne.

    Ils étaient à présent arrivés, la voiture s’engageait déjà dans l’allée centrale du château.. Eliphea fut surprise par le mélange d’extrême raffinement et de grande austérité qu’offrait la demeure. .L’on voyait émerger à travers les remparts sombres de pierre grossière qui ceignaient le bâtiment, des pagodes baroques finement ouvragées peintes de couleurs vives. Cette demeure construite près de mille ans auparavant, présentait en effet la caractéristique d’avoir été à la fois la résidence d’été du clan Itachi et d’avoir également servi d’avant poste militaire. Le château apparaissait à Eliphea comme l’incarnation parfaite de l’idéal antique, cette synthèse quasi-alchimique entre la délicatesse, la sensibilité et la valeur militaire. Elle ne pouvait contempler sans une certaine émotion ce symbole éclatant de tradition héritée des âges glorieux.

    Le véhicule s’arrêta enfin devant le seuil du pavillon principal dans un abominable crissement de pneus , soulevant une gerbe de poussière et de graviers. Aussitôt un domestique en livrée accourut pour ouvrir la portière.

    « Le Comte vous attend » déclara-t-il à la jeune femme d’un ton étouffé, ce qui donnait à ce message formel une teinte bizarre de confession secrète. La jeune femme s’apprêtait à répondre quand l’autre ajouta soudain « Monsieur le Comte est navré de ne pas pouvoir vous accueillir lui-même, mais dans son état de santé, vous comprenez… » Sa voix était devenue un murmure et Eliphea dut tendre l’oreille pour comprendre ses propos. Le serviteur semblait extrêmement confus, comme s’il s’excusait personnellement de ce manquement mineur à l’étiquette.


    « Très bien, répondit simplement Eliphea avec un sourire engageant » Dire que ce n’était rien aurait pu en effet être perçu comme une marque d’outrecuidance de la part d’une simple plébéienne. La rigidité avec laquelle le personnel observait l’étiquette lui rappelait de façon insidieuse qu’elle se trouvait bien dans une résidence aristocratique.

    L’homme l’invita à la suivre et elle pénétra à sa suite dans le Pavillon Pourpre, le bâtiment central. Elle s’était attendue à parcourir des salles décorées avec un luxe extravagant et d’une opulence rare, aussi fut-elle surprise du dénuement radical des pièces qu’elle traversait. Elles ne contenaient que de rares meubles de bois précieux, polis par les siècles et par l’usage. Il y avait quelque chose de presque obscène dans ce respect si strict d’un austère bon gout ancestral, tant il était hautain et hors d’époque. Le domestique s’arrêta soudain devant une lourde porte de bois sculptée et frappa. « Votre excellence, voici Eliphea Risal, votre assistante » annonça-t-il d’une voix forte..


    Sugawara No Michinaze venait tout juste d’achever de rédiger une note au ministre de la Gauche quand on lui annonça la venue de sa nouvelle collaboratrice. Il avait mis longtemps avant d’accepter l’assistance d’un envoyé sénatorial, et même s’il s’y était résolu quelques mois auparavant, le doute le tourmentait encore. Il n’avait guère fermé l’œil de la nuit, pesant sans répit le pour et le contre d’une telle décision. Chose étrange pour un personnage politique, le Comte No Michinaze abhorrait la prise de décision. Et c’était précisément à cela qu’il attribuait ses succès en tant qu’homme d’état : il répugnait à décider quoi que ce fût s’il ne disposait pas de toutes les données du problème. Aussi concevait-il tout avec une extrême prudence, se gardait de toute initiative hâtive et malheureuse, et ne s’engageait qu’une fois assuré du succès. Ce trait de caractère, vraisemblablement exacerbé par ses travaux scientifiques, lui avait valu au sein du gouvernement le surnom de « Mathématicien Matois ».

    Jouir d’un collaborateur sénatorial était un grand privilège, accordé seulement aux plus éminents représentants de la Chambre, et Sugawara n’aurait pu refuser sans choquer ses pairs. De plus, il n’ignorait pas les rumeurs que propageaient ses ennemis « Le Comte No Michinaze devient fou, il vit reclus depuis si longtemps… Un véritable ermite asocial ! », voila ce qui se murmurait dans le parti libéral. En acceptant avec plaisir un collaborateur du sénat, il balaierait enfin ce tissu de calomnies et rassurerait ses propres fidèles conservateurs. Mais ce qui l’avait décidé avant tout c’était le poids écrasant de sa solitude : pour la première fois depuis une demi-décennie, quelque chose allait enfin changer dans la morne routine de son existence. Cela faisait des années qu’il n’avait pas rencontré d’être humain véritable. Bien sur, c’était là quelque chose qu’il ne s’était jamais avoué, réprimant de toute la force de sa volonté ce désir inconscient et sourd, s’efforçant de le bannir à jamais de son univers aride de certitude et de rationalité. Quand parfois une pensée à ce sujet surgissait, défiant sa vigilance, il s’empressait de se reprendre, l’attribuait à la fatigue et aux médicaments et tachait de l’oublier instantanément.

    La jeune femme avait presque atteint son bureau et pourtant Sugawara la distinguait à peine : il ne voyait d’elle qu’un silhouette floue, comme nimbée d’une brume fantomatique. Depuis hier déjà, sa vue s’était dramatiquement dégradée. Il avait beau savoir que ces accès de cécité aigus n’étaient que des crises temporaires, ils le plongeaient toujours dans une profonde angoisse. Ainsi donc elle se nommait Eliphea Risal. Sugawara réprima un léger mouvement de surprise. On lui envoyait donc une plébeienne ? Etait-ce une plaisanterie ? Il s’occuperait de ça plus tard, pour l’instant il devait se reprendre. Il pourrait toujours demander des explications au président du sénat plus tard dans la soirée, voire exiger le remplacement de sa collaboratrice, ce n’était pas un problème. Ce qui était en revanche tout à fait inconcevable, c’était de la recevoir discourtoisement. Sugawara faisait partie de ces hommes étranges pour qui le respect de la convenance était une exigence stricte et indépendante des circonstances. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle, malgré les cabales incessantes qu’il avait mené contre son vieux rival libéral Jiang-Qin, il entretenait des rapports cordiaux avec ce dernier.

    Il prit appui sur son bureau pour tenter de se lever de son fauteuil. Recevoir quelqu’un assis était le comble de l’impolitesse. Une soudaine douleur au bas du dos le paralysa soudain. La décharge névralgique se propageait à présent dans toute la colonne vertébrale et Sugawara retint à grand peine un cri de douleur. Il s’efforça de garder un visage impassible, mais il n’y parvenait pas, il sentait son visage se crisper sous la souffrance, malgré sa volonté. Puis la douleur reflua, lentement d’abord puis de plus en plus rapidement, jusqu’à disparaitre tout à fait. La crise était passée. Elle n’avait duré que quelques secondes, mais pour le Comte, chaque instant avait paru étiré à l’extrême, comme si le temps s’était mystérieusement et soudainement distendu. Encore tremblant, épuisé par cette attaque brutale, Sugawara acheva de se lever. La jeune femme avait esquissé un geste dans sa direction, surement pour lui porter secours et à présent elle se tenait là, hébétée et confuse, ne sachant quelle conduite adopter : fallait-il prévenir des secours ? S’enquérir de l’état de santé de son excellence ? Ou serait-ce malséant ?

    « Je suis navré de vous recevoir ainsi, s’excusa sugawara. Sa voix n’était guère plus qu’un murmure rauque et ses derniers mots se perdirent dans une soudaine quinte de toux. Dire qu’il était certainement l’orateur le plus brillant du Sénat Rozarrien ! La douleur ne lui réussissait décidemment pas, pensa-t-il avec ironie.
    « Je suis navré de vous recevoir ainsi, reprit-il d’une voix mieux assurée. Et je suis également confus de vous offrir le pénible spectacle d’un infirme, mademoiselle. Si vous voulez bien m’excuser… » il laissa sa phrase en suspens et s’inclinât légèrement avant de se laisser retomber lourdement dans son fauteuil.

    « C’est bien évidemment un plaisir et un honneur pour moi de vous recevoir, poursuivi Sugawara d’un ton égal avec un geste vague de la main qui pouvait signifier n’importe quoi.
    S’il saisissait toute l’ironie amère de cette formule consacrée, il n’en laissait rien paraitre pour autant. Quel honneur ? Quel plaisir ? Il s’agissait d’une simple plébéienne tout de même ! A moins que…
    « Me permettez-vous de vous poser une question... peut-être plus… personnelle ? , interrogea Sugawara d’une voix douce.
    Eliphea était surprise par cette courtoisie si solennelle et si prudente. Elle avait toujours admiré le Comte, pour ses talents hors du commun et sa détermination politique. C’était cette estime et ce respect sincère qui l’avait déterminée à se battre pour obtenir ce poste, bien plus que l’ambition personnelle ou la vanité. Elle avait nourri pendant si longtemps l’espoir d’assister l’un de ses modèles politiques ! Or sugawara s’isolait dans cette déférence glacée, et emmuré dans sa fierté, rejetait violemment toute compassion. Elle était déçue, davantage blessée ainsi qu’elle n’aurait pu l’être par le mépris le plus évident. Mais à peine ce sentiment naquit-il en elle qu’il fut immédiatement chassé par une vague sincère d’empathie et de pitié pour ce vieillard trop jeune et trop digne.

    « J’ai bien connu un certain Raphael de Risal, baron de Fujiwara, continua le Comte. Savez-vous s’il se pourrait que ce soit l’un de vos parents ? »
    La question était habile et élégamment tournée, se félicita intérieurement Sugawara. Il restait un mince espoir qu’elle fût une Fujiwara et qu’elle ait renoncé à son titre pour conserver le patronyme secondaire de Risal. Mais il n’y croyait pas véritablement.
    -Je crains que non excellence, je suis d’origine plébéienne. Je ne saurais être apparentée aux Fujiwara, je suis navrée.
    Eliphea s’en voulu aussitôt d’avoir employé un ton aussi agressif. Bien sur Sugawara n’avait pas fait le moindre reproche quant à ses origines, et sa question était suffisamment fine pour être tout à fait neutre… Mais elle avait tellement souffert de sa naissance et de son rang inférieur qu’elle faisait montre d’une susceptibilité extrême à ce sujet.
    « C’est dommage, répondit le Comte d’une voix empreinte de bienveillance. Cela fait longtemps que je n’ai pas vu ce cher Raphael. J’aurais cru que vous auriez pu lui adresser mes amitiés voyez vous… Enfin n’en parlons plus alors.
    Il marqua une légère pause
    « N’allez pas croire que les origines comptent outre mesure pour moi bien sur, se récria-t-il, conscient du malaise de sa jeune interlocutrice. Non, c’était simplement de la curiosité de ma part à l’égard d’un vieil ami, c’est tout.
    Sugawara avait pris un air vaguement offensé, mais totalement compréhensif. Il avait ce don exceptionnel de masquer ses émotions. La confusion se peignait sur les traits d’Eliphea à mesure qu’elle réalisait sa maladresse, mais son soulagement était également visible. Sugawara la distinguait nettement à présent. Une immense rage se mit à déferler de lui et il du déployer des efforts considérables pour se contrôler. Il la voyait enfin, et ce qu’il voyait le brisait. Elle était jeune, en bonne santé et si naïve. C’était la première fois depuis des années qu’il observait aussi précisément un être humain. Le sentiment d’injustice était sur le point de le submerger, et ses efforts pour se maitriser devenaient héroïques. Il était Sugawara No Michinaze, dernier descendant du clan multiséculaire des Michinaze et héritier direct de la seconde maison d’ambervale. Son sang était si pur ! C’était lui qui était censé avoir tout les dons ! Lui, l’élu des dieux ! Exceptionnellement intelligent, doué dans les arts comme dans les sciences, il était peut-être l’homme le plus brillant de Rozarria. Alors comment, comment était-ce seulement possible qu’une simple plébéienne paraisse infiniment plus heureuse que lui ? Au nom de quoi osait-elle se tenir là et le narguer avec sa santé parfaite et sa beauté. Il fixa son regard sur son visage, sur ces traits magnifiques, et la contemplation de cette beauté pure et exempte de souffrances lui était insupportable. Ce n’était pas simplement injuste, c’était tout à fait malsain, insensé !

    Il était tout à fait conscient que la jeune femme n’était pas responsable de ses tourments, mais pour lui elle n’était déjà plus un individu mais un symbole, la cristallisation de ce qu’il aurait toujours désiré être et de ce qu’il était pourtant censé mépriser ; et tout son ressentiment envers son destin insensé et tragique était dirigé contre ce symbole. Il devait mettre fin à cette colère absurde immédiatement, il n’avait aucun droit de déverser ainsi toute sa haine de l’existence sur des individus innocents. Au prix d’un ultime effort de volonté, il achevait de canaliser ce flot furieux d’émotions et de désespoir. Lorsqu’ il reprit la parole, ce fut d’un ton calme et dégagé, comme si cette victoire l’avait en même temps épuisé et apaisé.

    « Je suis vraiment honoré de votre présence, Eliphea. Pour avoir obtenu un poste gouvernemental sans jouir des privilèges de la noblesse, vous devez être quelqu’un de tout à fait exceptionnel.
    La jeune femme voulut le remercier mais il ne lui en laissa pas le temps et l’arrêta d’un geste
    « Je devais écrire une lettre au Ministre de la Gauche, mais il me manque des données sur les derniers contrats gouvernementaux, avec Air Ivalice, pourriez vous les ajouter, je vous prie »
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  • Titimathy Voir le profil de Titimathy
  • Posté le 30 juillet 2009 à 14:40:17 Avertir un administrateur
  • Que voilà un titre joli. je vais lire ça. :-p
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  • Metatron Voir le profil de Metatron
  • Posté le 30 juillet 2009 à 14:50:10 Avertir un administrateur
  • Merci Titimathy ! (je suis pas habitué à une telle activité sur ce forum... Effet vacances scolaire :o)) ? )
    Petite correction
    *Il s’efforça de garder un visage impassible, mais il n’y parvint pas (et pas parvenait)
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  • emy_la_fumeuse Voir le profil de emy_la_fumeuse
  • Posté le 30 juillet 2009 à 15:19:31 Avertir un administrateur
  • tiens tiens tiens sugawara je savais pas que c'était toi
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  • Metatron Voir le profil de Metatron
  • Posté le 30 juillet 2009 à 15:29:57 Avertir un administrateur
  • Ah salut Emy !
    Mon beau pseudo c'est fait bannir c'pour ça (j'essaie pas de poster des trucs incognitos :rire: ).
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  • [JV]kay Voir le profil de [JV]kay
  • Posté le 31 juillet 2009 à 18:58:23 Avertir un administrateur
  • Un petit :up: pour empêcher ce topic au si beau nom d'aller en deuxième page.

    Suga :d) Je présume que tu vas arrêter la Chevauchée Insensée de FFXII maintenant que tu tiens cette énième fic ? :p)
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  • Epitaph Voir le profil de Epitaph
  • Posté le 31 juillet 2009 à 19:54:56 Avertir un administrateur
  • Sauf qu'on ne uppe pas les topics en 1ere page, merci de lire et respecter les règles.
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  • [JV]kay Voir le profil de [JV]kay
  • Posté le 31 juillet 2009 à 20:10:01 Avertir un administrateur
  • Deuxième règle que je ne respecte pas dans ce forum sans m'en rendre compte, décidément ~

    Sur ce, bonne soirée !
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  • Metatron Voir le profil de Metatron
  • Posté le 31 juillet 2009 à 22:11:51 Avertir un administrateur
  • Kay=> J'écris avant tout dans le cadre de la chevauchée, dans la mesure où c'est là d'où me vient l'inspiration de ce personnage. Je posterai pas la même chose évidemment sur ces deux supports, mais j'envisage de poster les éléments forts sur la chevauchée et de reprendre ensuite ça dans le cadre de mon récit, tout en étoffant certains points.
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  • Moicesmoi Voir le profil de Moicesmoi
  • Posté le 1er août 2009 à 15:19:01 Avertir un administrateur
  • Lu. C'est très bien, même si c'est très lent et enrobé de beaux mots. C'est pas particulièrement un défaut, c'est la situation qui veut ça, mais ça me dérange un peu. Voila.
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  • Metatron Voir le profil de Metatron
  • Posté le 1er août 2009 à 20:37:36 Avertir un administrateur
  • Merci pour ton commentaire McM ! Le rythme a toujours été très lent dans mes récit ("The Republic of..." en est un exemple paroxystique mais voulu d'ailleurs ). Je vais tenter d'adopter un rythme plus harmonieux ici, sans pour autant sacrifier le réalisme psychologique.
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  • jack_kincaid Voir le profil de jack_kincaid
  • Posté le 1er août 2009 à 23:57:54 Avertir un administrateur
  • Si certaines phrases n’ont aucun sens tu m’excuseras ça fait un bail que j’ai pas dormi.
    Un pattern général, t’as tendance à assez souvent associer des choses qui sont forcément associées, soit par synonymie soit par antonymie. Je prends quelques exemples dans un seul passage vite fait : ‘opulence rare’ vs ‘dénuement radical’, associé juste après à rares meubles, bon goût ‘ancestral’ vs hautain + ‘hors d’époque’. Le seul qui m’ait vraiment choqué jusque là c’est Ancestral + hors d’époque vu que bon, c’est une question de logique. Mais y en a eu plusieurs, et je pense que si ça continue, ça finira par se voir beaucoup.
    Très intéressant de manière générale. Je n’ai pas eu l’impression que tu maîtrisais entièrement le style que tu as tâché d’employer, de temps à autre un mot ou une tournure semble n’être là que pour montrer que tu la connais. Mais ça reste un écrit de bonne qualité. Comme d’hab, prends que ce qui t’intéresse et osef du reste des commentaires.


    - Important

    « un succès certain dans sa jeune carrière, et elle le contemplait à présent avec une joie teintée d’orgueil. »
    :d) Je suis quasi certain que tu peux pas employer contempler dans un contexte de ce genre. Et si je me plante et que tu le peux effectivement, bah, je persiste je trouve pas ça très approprié.

    « les remparts sombres de pierre grossière qui ceignaient le bâtiment, »
    :d) ça fait beaucoup de compléments pour un seul mot, il étouffe. Par ailleurs je vois pas trop ce que les remparts d’un château pourraient ceindre d’autre que le bâtiment.

    « Cette demeure construite près de mille ans auparavant, présentait »
    :d) Virgule entre le nom et le verbe. Si tu veux en mettre une ici faut en mettre une autre avant construite.

    « d’avoir été à la fois […] et d’avoir également […] »
    :d) Je suis pas sûr que ce soit une faute à proprement parler mais en tout cas c’est la première construction de tout le texte qui ne fait pas vraiment pro.

    « ce symbole éclatant de tradition héritée des âges glorieux. »
    :d) Dans une phrase standard ce serait le symbole qui serait hérité, je sais pas si t’as voulu créer un effet particulier ?

    « Sa voix était devenue un murmure »
    :d) Bah non. Dès le départ il a une voix étouffée, je vois pas trop comment elle pourrait ensuite devenir un murmure.

    « Très bien, répondit simplement Eliphea avec un sourire engageant »
    :d) Y a eu un bug ici tes guillemets sont mal placés.

    « L’homme l’invita à la suivre et elle pénétra à sa suite »
    :d) Sans déconner ? XP

    « Il n’avait guère fermé l’œil de la nuit, pesant sans répit le pour et le contre d’une telle décision. »
    :d) Tu connais l’histoire de Mark le chevalier noir ? :-D Parce que dans les deux cas, faudrait voir à éviter les exagérations, ne pas fermer l’œil de la nuit pour savoir si oui ou non il prend une assistante, c’est quand même légèrement abusé^^

    « ses ennemis « Le Comte No Michinaze […] » »
    Manque un *:* ici avant d’ouvrir les guillemets.

    « qu’il n’avait pas rencontré d’être humain véritable. »
    A part s’il y a ensuite des faux êtres humains ce véritable n’a pas lieu d’être. Et sans vouloir te casser, il a au moins un majordome^^

    « ces accès de cécité aigus »
    Il me semble que c’est la cécité qui est aigüe dans le jargon médical plutôt que les accès.

    « Une soudaine douleur au bas du dos le paralysa soudain. […] mystérieusement et soudainement distendu.»
    C’est une soudaine invasion de soudains.

    « s’excusa sugawara. »
    Majuscule moi tout cela, veux-tu.

    « Une immense rage se mit à déferler de lui et il du déployer »
    Généralement une rage déferle en quelqu’un plutôt que de quelqu’un. Et c’est « il dut », pas il du.

    - Moins important

    « une telle distance avec son interlocutrice qu’on pouvait y déceler une nuance de mépris. »
    j’aime pas *avec son interlocutrice*. J’ai l’impression d’une part que c’est assez obvious, on voit pas de qui d’autre ça pourrait parler. Et me semble en plus que la phrase est devenue trop longue à cause de cette information. Par ailleurs la distance dans la voix c’est un signe typique de mépris, je vois pas pourquoi tu prends autant de précisions *déceler* + *nuance* pour le dire, mais ça c’est du détail.

    « la laissait pas indifférente. A mesure que sa silhouette »
    le dernier anaphorique se rapporte à la fille, du coup quand la phrase reprend on s’attend à ce que *sa* désigne aussi la fille, et on accroche. J’aurais mis un truc du style « la silhouette du bâtiment » mais je dois avouer que c’est pas super classe.

    « du fait de son statut de plébéienne. »
    Je supprimerais cette proposition. Avec le contexte, ça ne nous apporte pas de nouvelles infos, et me semble que le paragraphe se clorait avec plus d’impact s’il s’arrêtait sur la proposition précédente. Sur tout le texte d’ailleurs t’as été un petit peu lourd avec ça, plusieurs mentions insistantes dont on aurait pu se passer imao.

    « Ils étaient à présent arrivés, la voiture s’engageait déjà »
    La transition est pas classe. A présent + déjà, d’une part, mais en fait c’est simplement le « ils étaient à présent arrivés » qui m’a l’air superflu.

    « Le véhicule s’arrêta enfin »
    ça doit être la sixième fois que quelque chose se passe *enfin*, en plus ou moins autant de paragraphes.

    « quand l’autre ajouta soudain »
    Ici je vois pas trop de raison de mettre « l’autre », avec un simple *il* il n’y aurait pas de confusion, c’est lui le dernier perso masculin dont on a parlé.

    « lui rappelait de façon insidieuse »
    Je vois pas ce que ça a d’insidieux ^^’

    « venait tout juste d’achever de rédiger »
    C’est tellement plus sexy de dire achevait de rédiger, et ça change tellement rien…

    « Un véritable ermite asocial »
    Par opposition aux ermites sociaux ?

    « Je ne saurais être apparentée aux Fujiwara, je suis navrée. »
    Boh et depuis quand c’est un savoir ? La formule me semble pas plausible.

    « se récria-t-il »
    Il ne peut pas se récrier ici. Personne ne lui a crié dessus.

    « lui était insupportable. »
    La phrase doublerait (au minimum) d’intensité si t’avais mis un passé simple ici. J’ai failli le mettre dans important tellement ça collerait mieux au rythme, mais c’est pas une réelle faute…

    « Je devais écrire une lettre »
    D’après le début de l’entretien il l’a déjà écrite.


    - Même moi j’osef

    « le trajet avait été long »
    Tu l’as déjà dit, à peu près. Mais ça choque pas.

    « Celui auprès duquel disait-on, Sa Majesté prenait conseil quotidiennement ! »
    Ici j’aurais inversé quotidiennement et conseil, parce que ta version fait une rime, si on peut dire, avec disait-on, et donne un rythme binaire à la phrase qui n’a pas lieu d’être (. . . rime 1 / . . . rime 2)

    « la délicatesse, la sensibilité et la valeur militaire. »
    D’un point de vue architectural je pense pas qu’on puisse parler de *valeur* militaire.

    « vous comprenez… »
    Avec la voix et le style que tu lui donnes je m’attendrais plutôt à ce qu’il dise « vous comprendrez », s’plus chiadé. Mais bon, hem, bref…

    « ce manquement mineur à l’étiquette. »
    D’ailleurs ouais, ça me fait penser, tu penses que le comte le plus puissant de l’aristo superroxxante est censé accueillir à la porte la moindre assistante sénatoriale qu’il engage, selon l’étiquette ? ça me choque pas qu’il vienne pas à la porte, moi. Mais bon j’ai pas fait d’études sur le sujet non plus. Ptêt qu’elle a un rôle d’assistante personnelle plus important et plus distingué, mais dans ce cas ça aurait été sympa de nous le dire plus tôt, c’est pas vraiment l’impression que ça donnait jusque là. (edit : ok j’ai lu la suite entre temps et c’était bien ça, donc comme je l’ai dit au départ tu ne donnais pas vraiment cette impression).

    « Le domestique s’arrêta soudain »
    Pourquoi tu reviens pas à la ligne ici ?

    « Mathématicien Matois »
    Sauf ton respect, c’est un des surnoms les moins crédibles que j’aie jamais eu l’occasion de lire ‘^^. Un surnom se propage parce que beaucoup de gens l’emploient. Je vois vraiment pas, mais alors vraiment pas, beaucoup de gens parler de qqn avec un nick pareil.

    « Eliphea Risal »
    Tain, ça me fait penser que faut vraiment que je finisse the Wheel of Time

    « Il avait ce don exceptionnel de masquer ses émotions. »
    Ici je suppose que c’est Eliphea qui pense. Le problème c’est qu’un paragraphe plus tôt elle pensait le contraire, que le fait qu’il masquait ses émotions derrière une barrière était une saloperie insurmontable enfin j’ai pas les mots exacts sous les yeux mais ça fait contradiction.
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  • jack_kincaid Voir le profil de jack_kincaid
  • Posté le 2 août 2009 à 00:00:09 Avertir un administrateur
  • J'ai le doc sous les yeux, y a des :d) partout. Pourquoi jv.com en prend la moitié et pas la moitié suivante, well, beats me.
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  • Moicesmoi Voir le profil de Moicesmoi
  • Posté le 2 août 2009 à 00:03:22 Avertir un administrateur
  • Parce qu'on est limité à 10 smileys par message :-)
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  • Zangetsu05 Voir le profil de Zangetsu05
  • Posté le 2 août 2009 à 01:45:32 Avertir un administrateur
  • _xbq :d) C'est beau, ce genre de commentaires. :snif:

    Sinon, c'est lu.
    J'apprécie pas mal le propos de ton texte (et surtout son titre), et c'est en général très bien écrit. Et puis, je sais pas mais, je trouve ça "stylé" (wesh :noel: ).
    'Fin bon, c'est bizarre, j'ai pas grand chose à dire de plus, mais ça m'a bien plu.
    J'attends la suite.
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  • Metatron Voir le profil de Metatron
  • Posté le 2 août 2009 à 10:13:00 Avertir un administrateur
  • Merci à vous.

    jack_kincaid => sublime commentaire ! Je te remercie pour ces nombreuses remarques, très justes et très profitables (enfin je l'espère). Ce style est un tout petit peu nouveau pour moi, donc merci de ces mises au points et d'avoir relevé ses défauts les plus criants.

    Je répondrais à quelques points :

    "« les remparts sombres de pierre grossière qui ceignaient le bâtiment, »
    :d) ça fait beaucoup de compléments pour un seul mot, il étouffe. Par ailleurs je vois pas trop ce que les remparts d’un château pourraient ceindre d’autre que le bâtiment. "
    => J'ai précisé parce que j'ai fait cette description sur la base de photos (du chateau de Nagoya, d'Himeji...) et que des remparts sont rares dans ce type d'architecture défensive (en général le chateau est ""relevé"" c'est tout) et font plutôt office de "palissade" pour couvrir les points clefs.

    "« d’avoir été à la fois […] et d’avoir également […] »
    :d) Je suis pas sûr que ce soit une faute à proprement parler mais en tout cas c’est la première construction de tout le texte qui ne fait pas vraiment pro. "

    => Tout à fait :rouge: ! C'est le style estudiantin pointilleux des dissertations d' HGG qui revient à la surface :rire:

    "
    « ce symbole éclatant de tradition héritée des âges glorieux. »
    :d) Dans une phrase standard ce serait le symbole qui serait hérité, je sais pas si t’as voulu créer un effet particulier ? "
    => C'est volontaire, j'ai voulu casser et déstructurer la phrase pour rendre compte de la tension sous-jacente à l'harmonie des lieux..

    "« L’homme l’invita à la suivre et elle pénétra à sa suite »
    :d) Sans déconner ? XP "
    => Shamefull de ma part, comment des trucs aussi énormes peuvent passer à la relecture :rire: ?

    "Tu connais l’histoire de Mark le chevalier noir ? :-D Parce que dans les deux cas, faudrait voir à éviter les exagérations, ne pas fermer l’œil de la nuit pour savoir si oui ou non il prend une assistante, c’est quand même légèrement abusé^^ "
    => J'ai pas saisi l'allusion :( . Désolé ^^
    Sinon, les exagérations sont nombreuses avec le Comte qui change tellement peu son quotidien que la moindre modification le perturbe complétement. Mais là je suis d'accord c'est un peu too much.

    "
    « qu’il n’avait pas rencontré d’être humain véritable. »
    A part s’il y a ensuite des faux êtres humains ce véritable n’a pas lieu d’être. Et sans vouloir te casser, il a au moins un majordome^^ "
    => C'est précisément par opposition au Majordome et au petit personnel qu'il précise véritable, ces derniers n'étant guère plus à ses yeux que des "machines à forme humaine"


    "
    « Je ne saurais être apparentée aux Fujiwara, je suis navrée. »
    Boh et depuis quand c’est un savoir ? La formule me semble pas plausible. "

    => là si par contre, je crois bien que ça se dit. C'est une formule de pseudo politesse assez cassante et agressive ("je ne saurais être tenu pour responsable", dans les contrats par exemple)

    "« Une soudaine douleur au bas du dos le paralysa soudain. […] mystérieusement et soudainement distendu.»
    C’est une soudaine invasion de soudains. "
    => en effet, d'où vient donc ce bug infâme :question:

    "
    « se récria-t-il »
    Il ne peut pas se récrier ici. Personne ne lui a crié dessus. "
    => c'est une des rares remarques que j'approuve pas inconditionnellement. Se récrier comme synonyme de protester ici.

    "
    « Une immense rage se mit à déferler de lui et il du déployer »
    Généralement une rage déferle en quelqu’un plutôt que de quelqu’un. Et c’est « il dut », pas il du. "
    => La faute de style est affreuse ! Je devais être dans un état second à causes des anti-douleurs, c'est pas possible sinon


    « la délicatesse, la sensibilité et la valeur militaire. »
    D’un point de vue architectural je pense pas qu’on puisse parler de *valeur* militaire. "
    => je cherchais désespérément une traduction potable de l'idéal du "Bun-Bu" (littéralement Lance-Art )du bushido et je pouvais pas laisser ça parce que c'aurait fait pédant et innapprorié. J'ai pris la traduction la plus courante comme le gros feignant que je suis. Après, c'est d' une tradition dont on parle et plus du chateau stricto sensu.


    "
    « Il avait ce don exceptionnel de masquer ses émotions. »
    Ici je suppose que c’est Eliphea qui pense. Le problème c’est qu’un paragraphe plus tôt elle pensait le contraire, que le fait qu’il masquait ses émotions derrière une barrière était une saloperie insurmontable enfin j’ai pas les mots exacts sous les yeux mais ça fait contradiction."

    => ah. Je voulais en faire du point de vue omniscient ou même interne centré sur le Comte. Donc j'en déduit que ça prete à confusion et que c'est donc mal fait. Enfin, c'est plutôt une pensée à rapporter au Comte donc. (3 donc en 3 phrases, record battu ^^)

    Pour ce qui est de la politesse, techniquement parlant en tant que membre d'une classe supérieure Sugawara pourrait envoyer chier Eliphea sans que ce soit choquant. Mais justement, son respect des convenances est absolu et inconditionnel.

    Zangetsu : merci ! Le titre du texte c'est juste celui d'un très grand poète de haikai dont j'ai inversé une syllabe (me suis pas foulé^^)
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  • Ronceval Voir le profil de Ronceval
  • Posté le 3 août 2009 à 03:51:50 Avertir un administrateur
  • Texte Analysé : Sugawara No Michizane
    Auteur : Metatron
    Note globale: 16.5/20
    Appréciation: Bonne

    Impressions Générales : J’ai d’abord commencé ma lecture avec des pensées pas très tendres à ton égard. D’abord, je déteste tous les trucs de mangas, par conséquent tous les noms à sonnerie asiatique de proche ou de loin me filent le goût de cliquer ce joli x rouge au coin droit de mon écran. C’est quand même pas tout ça, j’ai quand même lu. J’ai été surpris vers la fin d’avoir cette agréable sensation d’avoir lu quelque chose de qualité. Quelques petites erreurs de structure, mais ça se corrige c’est pas bien grave. J’aime également beaucoup ton ton de narration qui est à la fois simple, fluide et je ne te cacherai pas que j’ai pu y remarquer une certaine touche, une façon de tourner tes phrases qui me plaît. L’Histoire, quant à elle, semble plutôt intéressante car pour une fois tu évites de présenter un de ces horribles clichés de « j’ai 15 ans, je suis l’élu d’une prophétie et je vais sauver le monde! ». Tu parles d’un (plus ou moins vieux, mais je dirais vieux pour la forme) type qui souffre de la maladie et qui semble plutôt bien bâti, riche et intéressant à découvrir. La jeune femme ne m’intéresse pas tellement, mais elle sert d’un prétexte intéressant pour que tu puisses introduire le comte No Michizane au lecteur. J’ai fini ma lecture sur un « mouaip, pas mal » de bonne foi. Je crois que si tu peux développer l’histoire un peu plus lors des prochains chapitres (si autres chapitres il y a, bien sûr), tu pourrais nous présenter quelque chose de très acceptable, et je crois que tu en es fort capable d’après la solidité de ton style, qui peut encore être raffiné.

    -Structure-

    Tu vois, le seul truc que j’aurais tendance à te reprocher est quelques petites erreurs (à mon avis) de structure. Par exemple, le paragraphe débutant par « Jouir d’un collaborateur sénatorial était un grand privilège, accordé seulement aux plus éminents représentants de la Chambre, et Sugawara n’aurait pu refuser sans choquer ses pairs. De plus, il n’ignorait pas les rumeurs que propageaient ses ennemis » et bla bla bla eh bien je l’aurais mis plus tard. Tu fais là une erreur que plusieurs font : ils en disent un peu trop au mauvais moment. Tu devrais garder ce passage, mais peut-être juste pour l’insérer plus tard. Cela te permettrait à ta belle jeune femme de se faire d’abord sa première impression, par conséquent celle du lecteur, et ensuite d’ajouter quelques détails qui permettent de rectifier ou de changer le point de vue du lecteur sur ce fameux comte No Michizane. Aussi, un petit conseil : évite les points d’exclamation lors de la narration. Généralement, j’ai tendance à les réserver pour les dialogues, ou pour les interjections, mais je te conseille d’éviter de les laisser dans la narration parce qu’on sent qu’il y a un petit quelque chose qui cloche. Tu te vois écouter un film et voir le narrateur « Bienvenue dans le royaume de Zorglub. Vous voyez ce petit garçon, eh bien c’est un zombie !!! ». M’enfin, j’imagine que tu comprends l’idée. Je te laisse le loisir de te laver le derrière avec cette suggestion, si l’envie te prend.

    -Intrigue-

    L’intrigue, eh ben tu as peut-être un petit je-ne-sais-quoi à améliorer. Tu démarres l’histoire mais sans scotcher le lecteur sur-le-champ. Tu sembles prendre ton temps, ce qui n’est pas une mauvaise chose, mais rappelle-toi que la patience du lecteur pour voir des mystères et une bonne histoire se développer a une limite pathétiquement courte. Les noms, aussi, varient de plusieurs cultures à d’autres. Tu as un mec au nom chinois (jiang quelque chose), un autre au nom japonais (No Michizane, right?) (je n’y connais rien, mais j’imagine) et puis un mec qui s’appelle Raphael. C’est bizarre, mais on verra bien. Ce sera ton boulot de nous faire découvrir ton univers multiculturel.

    -Style-

    Le style est correct, bien maîtrisé. Ça rend la lecture agréable à l’œil et fluide comme il le faut. Je n’ai pas grand-chose de négatif à dire de ce côté.

    -Ambiance-

    L’ambiance est encore un peu trop brouillonne à mon goût. On ressent d’importantes influences asiatiques, avec les pagodes et tout ça. Ce n’est pas pour me déplaire, mais hors le contexte physique dans lequel ton histoire se déroule, il manque peut-être une atmosphère particulière à l’histoire. Tu sais, ce genre d’atmosphère « sombre à la Diablo II » ou antique à la « Alexandre le Grand », t’vois. Tu sembles comprendre comment fonctionnent les sociétés asiatiques, tu parles un peu de poésie avec des avec des pruniers et tout ça, c’est joli, mais il manque quelque chose. C’est des choses très simples à expliquer. Peut-être as-tu mentionné quelques éléments, mais si oui je ne les ai pas remarqué. C’est souvent associé au paysage et à la nature; genre rivière qui coule du haut des monts de l’Himalaya, tu vois le genre. Néanmoins ton contexte semble solide. Tu te mérites donc une étoile.

    -Critique-

    Bon, à tous ceux qui se demandent s’il devrait ou non s’user les yeux sur ce cher comte No Michizane. Ma réponse est : attendons de voir le prochain chapitre, et s’il est aussi bon que le premier, et même meilleur comme je crois qu’il peut l’être, jetez-vous là-dessus. La psychologie des personnages semble bien maîtrisée, et plusieurs éléments très intéressants sont subtilement insérés de façon à vous procurer une lecture légère, pas trop alambiquée de branlettes stylistiques comme ces chers poètes aiment le faire. À première vue, ce texte n’a pas l’air de grand-chose, mais il suffit de se donner 10 minutes pour lire les premières lignes et puis je puis garantir qu’on ne verra plus le temps passer par la suite. Donc, je recommande ce texte aux curieux, il y a beaucoup de potentiel chez ce Metatron.

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  • Ronceval Voir le profil de Ronceval
  • Posté le 3 août 2009 à 03:53:33 Avertir un administrateur
  • Et merde, quelle bourde j'ai pas posté sur le topic à Marty. Bon triple-post alors.

    Edit: Et le code de confirmation 'fait chier.
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  • jack_kincaid Voir le profil de jack_kincaid
  • Posté le 3 août 2009 à 04:27:15 Avertir un administrateur
  • Pour récrier tu dis que c'est dans le même sens que protester mais je ne pense pas non plus qu'il puisse protester ici. J'ai dit que personne ne lui avait crié dessus pour faire style, ce que je voulais dire c'est que pour se récrier, protester etc, il faut que quelqu'un donne la réplique et attaque, ce qui n'a pas été le cas.

    (normalement je réponds pas sur mes critiques parce que c'est ton texte et t'en fais ce que tu veux mais je voulais juste préciser ça vu que ça avait l'air d'être mal passé).

    Pour Mark c'est bien sûr tiré d'un texte de Dieu, qui n'avait rien à voir mais auquel je pensais par hasard. Désolé de la digression :

    "Il a été dit bien plus tard dans les livres interdits, il a été chanté dans les sagas et narré dans les légendes que nul homme de son temps n'égalait en force et en adresse aux armes le sinistre Chevalier Noir. Il a été dit que nul n'avait plus effroyable réputation de brutalité, que nul n'avait plus donné la mort et répandu la souffrance, et que nul n'en avait conçu si peu de remords. Bien des explications avaient été données sur l'origine de cette âme tourmentée, morte avant le trépas, bien des histoires avaient couru au sujet de ce sombre serviteur des dieux du mal. Il a été dit, mais bien après que son souvenir terrifiant eut commencé de s'affadir dans la mémoire des hommes, que sur le passage de sa noire monture à l'œil fou et au naseau frémissant, la terre meurtrie, elle-même, se tordait de douleur tandis que les femmes, les enfants et même les hommes les plus courageux fuyaient à perdre haleine, maudissant le sort qui les avaient fait croiser le chemin du paladin de la mort. Nombreux furent les chroniqueurs qui décrivirent les cicatrices qui défiguraient son corps et sa face et inspiraient la plus profonde répugnance, bien des ménestrels rendirent compte de sa voix qui bien que posée et sans émotion, résonnait à cent pas à la ronde, et nul n'oubliait de citer ses yeux couleur de sang, si ardents de haine que quiconque croisait son regard était hanté jusqu'à son dernier jour par d'horribles cauchemars.

    Ben, c'était exagéré."
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  • UltimateJudge Voir le profil de UltimateJudge
  • Posté le 3 août 2009 à 22:00:58 Avertir un administrateur
  • Merci pour cette précision, kincaid.
    Et un grand merci à Ronceval pour son commentaire pertinent, constructif, et positif (beau rythme ternaire, bien balance :fier: )/
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Sujet : « Sugawara No Michizane »

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