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SimRack-
- Posté le
23 juillet 2009 à 19:14:41

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Salut à vous!
Donc voila, je vous propose une nouvelle que j'ai écrit récemment. Elle est assez courte (moins d'une dizaine de pages word), mais elle a l'avantage d'être d'ore et déjà achevée, et donc le risque d'abandon en plein milieu est nul (car ça m'est déja arrivé et c'est bien dommage pour ceux qui suivent).
Pour vous donner une idée du genre, c'est pas tout à fait réaliste mais pas tout à fait imaginaire non plus. Enfin bref c'est assez flou on va dire, mais vous pourrez me donner votre avis si vous la finissez un jour. ^^
Ce n'est pas une nouvelle ambitieuse, mais elle aura eu le me faire passer de bons moments à l'écrire. ^^ Je vous invite donc à la lire, si vous le désirez, et pis voila voila.
Bonne lecture.
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Par delà le Rideau de Pluie
« Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse
S’élancer vers les champs lumineux et sereins
Celui dont les pensers comme des alouettes
Vers les cieux le matin prennent un libre essor »
Baudelaire
***
Palais de marbre et feux brûlants dans l’âtre ! Fumée aux teintes rougeoyantes, fuligineuses spires s’enroulant, recouvrant les poutres de caresses. Rond de danse, tournoiement frénétique de mains et de jambes ! Ondulation sensuelle de bassins et de torses. Et ces doigts qui frappent, et qui battent et qui claquent les toiles des tambours, roulements entêtants et sol vibrant. Et cette flûte dont le son s’élance à travers les masses, s’insinue sous les pieds des danseuses avant de s’élever, éthéré, sous les arches de pierre et les colonnes de jade !
***
Fait-divers : Disparition d’un informaticien dans le quartier Maréchal
Hier soir, la police s’est rendue dans l’appartement n°4, étage 14, Bâtiment A, de l’avenue Maréchal, suite à l’appel des parents de Martin Pickman. Ce dernier n’avait pas donné de nouvelles depuis environ 2 semaines, et n’était plus en contact avec aucun de ses proches. Les forces de l’ordre ont entièrement fouillé son domicile, vide, sans trouver le moindre élément pouvant expliquer sa disparition. Il semblerait qu’il n’ait laissé aucune trace derrière lui.
Les dernières personnes à l’avoir vu sont, d’après enquête, un employé de la poste, lui ayant transmis un colis au contenu banal vers 11h et un livreur de pizza qui était venu lui porter sa commande autour de 11h30, le tout dans la matinée du 12 Mai. On n’a à cette heure encore rien retrouvé de suspect dans ce petit appartement de l’avenue Maréchal, si ce n’est quelques cendres de papier éparpillées sur le sol. Toutefois les draps étaient défaits et les volets tirés. Ce qui indique peut-être que l’affaire se déroula dans la nuit du 12 au 13 Mai. […]
***
Le hurlement strident du réveil rompit avec fracas le mur du sommeil, sirène implacable foulant aux pieds le repos. Martin ouvrit les yeux et les referma aussitôt, fuyant la lumière du jour qui se répandait dans la chambre par l’ouverture béante de la fenêtre. Pendant le court instant où l’aurore de l’esprit se lève, et où les ombres des songes ne se sont pas encore tout à fait retirées, il lui sembla percevoir comme un son, venu d’espaces lointains. Mais quand il tendit l’oreille pour l’identifier, il lui échappa et s’envola en fumée. A peine eut t-il le temps d’entendre un fragment de mélodie.
Il osa écarter ses paupières et jeta un regard prudent sur la pièce. Ses pupilles s’étaient déjà accommodées à l’astre du jour et il ouvrit complètement les yeux. Ecartant les draps il s’assit sur le bord du lit, s’étira et bailla.
Il pensait avoir rêvé cette nuit. Il n’en avait pas de souvenir précis, seulement quelques bribes ça et là retrouvées dans les méandres de son esprit, quelques vagues impressions de couleur et de chaleur ; images entr’aperçues. Comme l’eau que l’on essaye de contenir dans sa main, le songe trouva les failles de sa mémoire et s’enfuit à travers les interstices de ses doigts.
Il se dressa sur ses pieds et alla s’asperger le visage d’eau fraîche dans la salle de bain. Les gouttes glaciales ruisselèrent le long de son visage émacié et devant la glace, il tenta de remettre en ordre ses longs cheveux bruns. Chaotiquement entremêlées, ses mèches noires contrastaient durement avec la pâleur de son teint. Il se saisit d’un rasoir et l’approcha de sa peau nue. Sa lame coupa court la toison disgracieuse qui couvrait sa mâchoire. Cela faisait plus d’une semaine qu’il avait la paraisse de la laisser croître.
Nu, il retourna dans sa chambre, qui faisait aussi office de pièce principale compte tenu de l’étroitesse de son appartement. L’air vicié de l’endroit était tout à fait caractéristique de l’antre d’un jeune homme célibataire. En effet il vivait seul. D’ailleurs, du plus loin qu’il s’en souvenait, il n’avait jamais connu l’amour d’une femme. Il le devait sans doute à sa timidité… Mais au moins se disait-il, le temps consacré à ses occupations et à ses réflexions ne manquait pas…
Un désordre ambiant avait envahit les moindres pores de la pièce. Martin était l’une de ces personnes qui, ayant des pensées très structurées et une logique à toute épreuve, compensent cette rigueur par l’incapacité à ordonner leurs affaires… Il fit chauffer de l’eau, et quelques minutes plus tard, il tournait en rond en buvant son café. Il s’approcha machinalement de la cloison Ouest de sa chambre.
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SimRack-
- Posté le
23 juillet 2009 à 19:16:49

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Morose et ensommeillé, il se tint là, devant la fenêtre, plongeant en esprit dans la ville.
Il habitait au quatorzième étage d’un immeuble nouvellement construit. N’ayant pas de balcon, il bénéficiait au moins de la vue.
Les buildings éclatant dans le lointain exerçaient sur lui une certaine fascination. Ils semblaient obéir à une recherche méticuleuse de perfection. Leurs formes géométriques, tantôt extravagantes, tantôt nobles et sobres, évoquaient la droiture et l’ordre. A leurs pieds, le réseau tentaculaire de rues et d’avenues s’étendait, soumettant et domptant le flot tumultueux des voitures.
A leur sommet, les nappes brumeuses de nuages, mer tourmentée et chaotique, s’écartaient face aux augustes aiguillons qui perçaient le ciel de part en part. Les admirables figures olympiennes, statues d’acier et d’airain dominaient la ville, seigneurs impérieux dont tous étaient les vassaux. Leur pouvoir s’étendaient, semblait-il, des racines de la terre jusqu’à aux confins du ciel, et leur gloire rayonnaient en éclats d’argent sur toutes leurs façades. Le soleil levant caressaient de ses feux ces pics immortels et paraient chaque vitre, chaque gratte-ciel de couleurs mirifiques, des ocres aux vermeils, en passant par de fugitifs entremêlements d’or et de bronze…
Martin contemplait, du haut de sa fenêtre, la globalité de cet équilibre parfait. Il lui sembla alors être face à une création merveilleuse. Un équilibre subtil et puissant qui parvenait à maîtriser, contrôler puis canaliser une tempête d’hommes et de machines, comme une vague qui se fracasserait sur des rochers inexpugnables. Le seul signe de cette effervescence domptée : le continu brouhaha qui s’élevaient des rues et des allées.
Il s’extirpa brusquement de sa rêverie, et s’aperçut qu’il était depuis dix minutes absorbé par ce décor grisonnant. Il soupira. Le temps de quelques rêveries, il lui arrivait parfois de se laisser aller à d’étranges réflexions. Des choses irrationnelles, qui n’avaient pas de sens et n’étaient que futilités. Un mirage, rien de plus. Il se détourna de la triste vérité, de cette ville uniforme, triomphante et mécanique qu’il adorait et haïssait.
Le jeune homme ramassa un peignoir par terre, l’enfila, puis alla allumer son ordinateur. Il grogna lorsqu’il vit l’heure : 7h30 du matin, l’heure pour lui de commencer à travailler. En effet, il était employé par une grande entreprise informatique : Supcom, en temps que développeur/programmer. Il faisait tout à partir de son ordinateur, à domicile, et il envoyait ses travaux par le web. Mais cela exigeait une certaine autodiscipline. Comme tous les jours il ouvrit les logiciels appropriés, et se plongea dans les méandres du langage informatique.
Cela faisait une semaine qu’il travaillait sur un logiciel de cryptage destiné à la protection de données industrielles. Boucles, fonctions, variables, pour lui tout était d’une limpide clarté. Les connexions logiques se superposaient et s’imbriquaient avec subtilité pour former une titanesque cathédrale de chiffres et de données. Lui, devait veiller à sa production, il était le contremaître, le chef de chantier, et savait que toute erreur dans un seul maillon de sa construction mènerait l’édifice entier au disfonctionnement. Il était méticuleux, efficace, la programmation était une discipline où il excellait et il y voyait presque une forme d’art, un processus complexe de création…
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_Azerty777
- Posté le
23 juillet 2009 à 23:07:37

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Plop!
Donc j'ai lu. D'abord commençons par les pheautes atroces que j'ai pu voie, avant que je ne les oublie :
-"paraisse" : oui ça existe, mais je doute que ce soit ce que tu aies voulu dire, vu que ça vient du verbe paraître.
-"Le soleil levant caressaient de ses feux ces pics immortels et paraient " : A moins que ton soleil soit schizo, ça marche pas.
Voilà, ça c'est fait. Donc à part ces quelques coquilles, que dire... ton style est "sismographique" (faut bien trouver de nouvelles expressions, sinon on devient démodé
), et c'est pas un compliment. En fait, parfois les phrases sont simples, efficaces, et à d'autres moments tu te lances dans de la "pseudo-poésie" ultra ampoulée et... ça casse tout. Je sais pas trop quel est l'effet voulu, mais moi j'ai vu un mec qui avait de zoulies images et qui avait envie de les placer coûte que coûte. J'ai trouvé ça pas top, mais bon c'est peut-être une question de goût. Enfin, une phrase de trois kilomètres avec plein d'images paumée dans un paragraphe qui parle de buildings, je pense quand même que ça rend pas bien.
Et ensuite, sur les genre deux-trois pages qu'il y a là... ça ne démarre pas. Osef dans une fiction de trois cents pages (même si j'ai vu dans la partie conseils du site d'un certain éditeur "un roman commence page 1, pas page 50"), mais osef moins quand on a déjà passé le tiers (bon peut-être le cinquième) de la nouvelle et qu'on n'y voit toujours aucun intérêt.
Bref, je suis pas vraiment convaincu, mais je lirai quand même la suite, pour voir.
P.S. On écrit les chiffres en lettres tant que ça ne dépasse pas le millier voire au pire la centaine pour les feignasses.
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SimRack-
- Posté le
23 juillet 2009 à 23:26:36

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Merci beaucoup pour ton commentaire Az'.
Même s'il est plutôt (
) négatif.
Fin pas grave.
Jte répondrais plus en détail sur msn (non en fait, fake, à l'instant où j'écris ce message je suis déja en train de te parler sur msn.
).
Donc voila. Pas plus à ajouter que ce que je t'ai déjà dit.
Ptet que d'autres apprécierons plus... Ou pas d'ailleurs... ><
Tant pis.
J'accepte les critiques.
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Zangetsu05
- Posté le
24 juillet 2009 à 22:08:28

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Lu.
Malgré quelques maladresses (une toison pour qualifier une barbe ? une pièce avec des pores ?), ton style poétique, descriptif, me plaît plutôt. Seulement, il t'arrive d'être trop pompeux là où tu devrais être simple, et le récit avance incroyablement lentement pour une nouvelle censée faire une dizaine de pages. Ce qui ne m'empêche certes pas d'apprécier des descriptions bien faites, propices à l'immersion, mais sans même un aperçu d'intrigue, j'ai du mal à accrocher.
J'attends tout de même la suite, parce que la lecture de ton texte m'a été globalement agréable.
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SimRack-
- Posté le
24 juillet 2009 à 22:18:32

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Je te remercie de ta lecture.
Donc dans l'ensemble tu rejoins ce qu'a dit Az' pour le moment, en étant moins critique toutefois.
Cela dit c'est une question de point de vu. ^^
Donc si je fais la synthèse point par point de ce que vous avez dit. Il y aurait:
-Maladresses (fautes soulignés par Az')
(Et pour les "pores", je trouvais l'image marrante, mais apparemment non. ><)
-Style poussif, trop alambiqués et en définitive, plutôt mal maitrisé.
-Intrigue qui est très très (trop) lente à venir. Et donc un rythme pas du tout bien géré (pour ne pas dire inexistant)
^^ Je comptais poster rapidement la suite, mais je vais devoir reculer un petit peu, puisque je vais me voir dans l'obligation d'opérer à quelques modifications. Épurer le style par exemple, réduire la taille des phrases etc... Ptet enlever du surplus qui au final ne sert à pas grand chose, je l'admet.
Pour ce qui est de l'intrigue, je sais pas trop comment je vais faire. Je penses qu'elle démarrera dans la deuxième partie. Mais rien de tonitruant. Je vois plutôt ce texte comme une lente progression vers une révélation personnelle. Toutefois je vais essayer de dynamiser un peu tout ça. ^^
Merci à vous deux.
Jvais essayer de progresser.
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Zangetsu05
- Posté le
24 juillet 2009 à 23:50:50

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Bonne initiative. Je suis là pour la réécriture.
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Moicesmoi
- Posté le
29 juillet 2009 à 01:46:38

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Lu.
Ouais, pas grand chose à dire en fait. J'ai été très agréablement surpris parce que tu n'es pas quelqu'un que je lis habituellement (ne vois aucune malfaisance personnelle, si ce n'est la caractéristique flemme du plumitif que je suis) et, je vois qu'en fait j'ai beaucoup à gagner à observer un style pareil, qui est excellent. Les points sur lesquels je ferais des remarques porte néanmoins sur le style un peu trop poétique justement. Il pêche en peu sur les côtés "pas poétique": action, il se lève, et tout ça, travaille. Ça fait des phrases simples et courtes qui contrastent avec les autres, plus alambiquées et longues. Parfois pour rien. Personnellement, je touche pas grand chose en programmation, mais voir comment tu t'enflammes pour du code, ça fait bizarre. Brrr!
Enfin bon, j'attends la suite quand même.
Bonne continuation.
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SimRack-
- Posté le
17 mars 2011 à 16:22:41

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Bonjour.
Je reviens (enfin) sur ce topic avec deux ans. Déjà je voudrais m'excuser de ne pas t'avoir répondu Moicesmoi, vraiment. Je suis désolé. Tu avais pris le temps de me répondre, et je n'avais tout simplement pas vu ta réponse. ^^ Je ne suis jamais revenu sur ce topic finalement. J'avais abandonné cette nouvelle car je la croyais irratrappable. Je te remercie pour le style excellent.
Je pourrais te poser des questions plus précises (genre quelle partie tu as préféré), mais maintenant non seulement tu dois plus avoir aucun souvenir de ma nouvelle, mais tu dois sans doute plus trainer par ici, et puis tu dois pas être disposé à me répondre étant donné que je t'ai pas répondu en 2009. ^^
Je m'excuse de remonter ce vieux topic, mais au cas où tu repasserais pas là, ça me paraissait quand même la moindre des choses de te présenter mes excuses. ^^
Sinon je suis actuellement en train de faire une relecture à froid, et c'est vrai que c'est vraiment trop long. Je pense pas que je puisse rendre percutante cette nouvelle, étant donné que je n'avais tout simplement pas prévu "d'intrigue" en soi. J'ai quand même corrigé le style, en épurant un peu les descriptions. (C'est un peu moins alambiqué, je crois).
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Thonmauve
- Posté le
17 mars 2011 à 17:15:52

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Sinon essaye le mp, parce qu'après 2 ans, ça m'étonnerait qu'il se souvienne!!
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SimRack-
- Posté le
17 mars 2011 à 17:19:20

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Ah mais oui c'est vrai. Y a des mp maintenant! ><
Pardon. Moi et ces nouvelles technologies vous savez.
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Sujet : « Par delà le Rideau de Pluie »