Comment je l'ai rencontré... (DEEM) - Ecriture sur JeuxVideo.com

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Sujet : « Comment je l'ai rencontré... (DEEM) »

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  • Moicesmoi Voir le profil de Moicesmoi
  • Posté le 5 juillet 2009 à 23:05:36 Avertir un administrateur
  • Bonjour, bonsoir, amis plumitologues.
    Ceci est une fiction qui devrait être assez longue lorsque je l'aurai terminé (je suis à un peu plus de la moitié) qui reprend les aventures des personnages du DEEM, ce bureau de détectives privés cinglés dont vous avez déjà pu voir les personnages en action ici:
    http://www.jeuxvideo.com/forums/1-58-142155-1-0-1-0-nouvelle-corde-rompue-deem.htm
    ou là:
    http://www.jeuxvideo.com/forums/1-58-144965-1-0-1-0-nouvelle-passe-temps-belge-deem.htm
    Ici, il s'agit simplement de la narration de la rencontre entre ces personnages. Il s'agit également de la troisième nouvelle (?) qui conclut l'arc D, DANTON. En espérant que ça vous plaise, bande de moules irlandaises. Bonne lecture :-)
    (PS: il n'est bien évidemment pas obligatoire d'avoir lu les deux autres nouvelles pour comprendre celle-ci, bien que ça peut aider à comprendre les personnages. Mais, c'est facultatif.
    PPS: D'un point de vue chronologique, pour ceux que ça intéresserait, cette nouvelle se situe un peu plus de six mois après "Passe-temps belge" et donc un peu moins de six mois avant "Corde rompue")

    7h00. Son réveil mécanique se met en marche et la réveille.

    7h00. Sa radio digitale s'allume et le tire du sommeil.

    Elle s'extirpe de son lit, encore ensommeillée. Elle s'assit, se passe une main sur le visage pour effacer les derniers lambeaux de Morphée.

    Il bondit hors des draps, se saisit d'une canne posée dans un coin. Il revient à la charge, donne un coup empli de violence à sa radio, l'envoyant se fracasser contre le mur. Il pose sa canne sur son épaule, et, avec un sourire diabolique, ajoute: "Personne ne réveille Eric Vansehroft".

    Elle se débarrasse de son pyjama rose à étoiles, et entre dans la douche. Elle n'y reste qu'un court moment, juste ce qu'il faut pour se réveiller et tremper le moins possible ses cheveux couleur ébène bouclés. Elle en sort drapée de buée, sa peau lisse hérissée par le froid. Elle se sèche et commence le rituel quotidien de sa vie estudiantine: se brosser les dents, s'habiller, enfiler ses longs bas noirs, ajuster sa jupe uniforme, se maquiller,... Et finalement descendre d'un étage, prête comme un soldat sur le peloton d'exécution. Elle n'a pas le temps de déjeuner, si ce n'est une pomme, rouge sanguine, rouge à lèvres. Et puis, elle se dépêche pour ne pas rater son bus.

    Il jette son caleçon de nuit dans un coin, tant en lançant une musique sur son i-pod relié à des haut-parleurs. Son nettoyage intensif et vigoureux se fait donc au son d'une batterie rageuse, d'une guitare grinçante, d'une voix infernale,... Un rythme endiablé qui donne le ton à son frictionnage énergique, ponctué de pantomimes faciaux reprenant les mimiques des artistes représentés. Il s'essuie et entame sa routine: prendre soin de son hygiène bucco-dentaire, hésiter entre son T-shirt tigrou et son sweat Lynyrd Skynyrd, se passer un coup de parfum, se mettre du gel,... Et enfin boitiller jusqu'à sa cuisine, où il avale quelques biscottes avant de se saisir de son casque de moto. Bleu. Comme ses sentiments, à ce sale anglais.

    Elle ne le verrait pas passer à côté de son bus, à toutes allures sur son engin d'acier. Il ne la verrait pas descendre à l'arrêt devant l'école. Ils s'ignoreraient, passeraient l'un à côté de l'autre sans se reconnaître. Elle irait près de ses amies, plaisanterait sur tout et rien, surtout sur rien. Il irait derrière le bâtiment principal, retrouver des gens qui lui passeraient une cigarette, un joint peut-être, si la chance le rejoint.
    S'ils avaient été une fille et un garçon ordinaire, ils ne se seraient jamais adressé la parole. Si seulement ils avaient été ordinaires, elle ne l'aurait jamais rencontré.

    C'est tout... pour le moment.
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  • --crazymarty-- Voir le profil de --crazymarty--
  • Posté le 5 juillet 2009 à 23:34:17 Avertir un administrateur
  • Lu :-)

    Sache que c'est le premier texte que je lis de toi (premier texte du DEEM j'entends). Et je suis agréablement surpris (peut être aussi pasque j'écoute du heavy en même temps :gni: ).
    L'alternance entre les deux personnages est agréable, bien maitrisé, intéressante. Juste deux petites fautes
    >> tant en lançant une musique sur son i-pod relié à des haut-parleurs :d) pas plutôt "tout en lançant" :question:
    >>Elle en sort drapée de buée, sa peau lisse hérissée par le froid :d) elle est pas en verre, ça risque pas de faire de buée. Des gouttelettes, non ? Ou alors, c'est que je suis totalement à coté de la plaque.

    Bon, en tout cas, moi je mords à l'hameçon. Vu comment tu explicite la chose, on sait qu'ils vont se rencontrer. Alors on attend le reste.

    Style : y a rien à dire. C'est tonique, même dans les descriptions qui du coup nous immérgent bien dans le texte.



    I need next part, please :-)
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  • Moicesmoi Voir le profil de Moicesmoi
  • Posté le 5 juillet 2009 à 23:58:02 Avertir un administrateur
  • Merci de ta lecture :)

    Donc, je refais les deux phrases, en bien c't'fois:
    "tout en lançant une musique sur son i-pod relié à des haut-parleurs ", effectivement.
    et
    "Elle en sort drapée de vapeur, sa peau lisse hérissée par le froid" voila, ça c'est mieux, c'est fait.

    Suite dans un temps indéfini très court.
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  • --crazymarty-- Voir le profil de --crazymarty--
  • Posté le 6 juillet 2009 à 00:04:16 Avertir un administrateur
  • Beaucoup mieux, je confirme :oui:
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  • Aristimbault Voir le profil de Aristimbault
  • Posté le 6 juillet 2009 à 00:27:55 Avertir un administrateur
  • J'ai bien aimé, mais :
    # S'ils avaient été une fille et un garçon ordinaire, ils ne se seraient jamais adressé la parole. Si seulement ils avaient été ordinaires, elle ne l'aurait jamais rencontré. --> Clichaaaaaay.
    Sinon comme d'habitude, c'est entrainant, un brin relevé d'humour sans être lourd, bref, c'est sympa, même si un peu court pour faire un vrai commentaire.
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  • Moicesmoi Voir le profil de Moicesmoi
  • Posté le 6 juillet 2009 à 11:55:06 Avertir un administrateur
  • Merci de ta lecture :-)

    Comment ça cliché? Le monde est pleins de gens extraordinaires qui se croisent sans se découvrir, en quoi c'est cliché que deux êtres hors du commun finissent réellement par se rencontrer?
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  • Aristimbault Voir le profil de Aristimbault
  • Posté le 6 juillet 2009 à 12:00:51 Avertir un administrateur
  • La phrase est cliché, pas la situation, en fait. "Il(s) ne le savai(en)t pas encore, mais leur(s) vie(s) allai(en)t basculer/ils allaient se rencontrer/etc.". En fait, disons que l'effet n'est pas usé, il donne tout de même une certaine curiosité au lecteur ; mais on voit un peu trop le fil blanc, le procédé est un peu voyant, si j'ose dire.
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  • Negatum- Voir le profil de Negatum-
  • Posté le 6 juillet 2009 à 12:13:35 Avertir un administrateur
  • "un joint peut-être, si la chance le rejoint." -> Yooooooouuuuu

    Sinon rien à dire. J'aime pas trop de la maniére dont tu met en scéne ça, on dirait un peu un clip à la "Bad day", et j'en suis pas fan du tout, clichay, tout ça. De même qu'Ari', j'ai trouvé la formule "Si seulement ils avaient été ordinaires, elle ne l'aurait jamais rencontré." trés téléfilm du samedi soir. Maintenant, bon, si on parle bien de l'Eric que je croie, ça risque de changer assez rapidement. :-)
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  • Moicesmoi Voir le profil de Moicesmoi
  • Posté le 6 juillet 2009 à 13:16:57 Avertir un administrateur
  • Aris :d) Vu comme ça... j'ai tort. Mais j'aime avoir tort quand ça sert la grande cause de mon génie limité (ouhou)

    Neg :d) Merci de ta lecture :-)
    Mais, de un, Daniel Powter est un putain d'artiste (et si t'es pas d'accord, ça se règlera au fleuret :nah: ) et qu'accessoirement, j'avoue avoir légèrement repris la formulation de "How I met your mother" pour cet incipit (j'ai honte, mais qu'à moitié :-) )

    Sinon, sweet? Allez, sweet.


    Comment je l'ai rencontré? Lui?
    Le jour de la rentrée. Tout était normal. Je profitais pleinement de ces retrouvailles avec mes camarades de classe. J'entamais enfin ma dernière année d'étude avant l'université, et ce fut avec une fierté teintée de tristesse que je découvrais quelles étaient les têtes qui ne restaient pas dans la classe inférieur. Toujours les mêmes groupes, les garçons, un peu loosers sur les bords, les filles, un peu aguicheuses au fond, et moi, égal à moi-même, à l'avant-plan.
    Notre prof nous faisait déjà son traditionnel discours d'ouverture, en secouant sa moustache grisâtre au rythme de ses arrêts, et en signalant qu'il était regrettable qu'un tel nombre d'élèves ne soit pas passé, mais qu'au final, c'étaient les déchets qui restaient en arrière, et l'élite qui se présentait face à lui. Puis après un petit regard aux éléments qu'il savait perturbateur, il s'empressa d'ajouter qu'un petit remaniement de places s'imposait.
    Et il entra.
    L'arrivée d'Eric nous parut aussi inattendue qu'une explosion atomique. Mais les explosions atomiques, à l'instar de l'arrivée d'Eric, ne sont réellement inattendues que pour ceux qui ne soupçonnent par le travail accompli entre Gadget - Eric n'était certainement pas le destructeur des mondes, mais ça ne l'empêchait pas d'être un beau fils de pute - et Fat Man. Dans le cas qui me concernait, il y avait bien une série d'événements et de coïncidences insignifiantes qui avaient contribué à l'apparition de ce beau gosse boiteux et au crâne hérissé de pointes gelifiées.
    Il resta planté dans l'encadrement de la porte, légèrement cambré, les lunettes noires posées sur le nez, dans une allure où on pouvait tout aussi bien lire l'habitude que l'hautaineté.
    - Qui êtes-vous?
    Il dévoila ses yeux, rangeant ses lunettes dans une poche de sa veste en cuir, et répondit d'une voix assurée, détachée tout en étant affirmée:
    - Eric Vansehroft, nouvel élève. Excusez du retard, mais comme vous pouvez le voir...
    Il leva une canne vernie qu'il tenait en main droite. Le prof lui fit signe d'aller s'asseoir dans le fond.
    - Kevin, à côté de Lilith.
    Le susmentionné se leva, et me sourit, béatement. Ouais, Kevin, un ami depuis six ans maintenant. Une tête un peu immature, un peu ronde comme celle d'un enfant, et puis des cheveux châtains mi-longs descendant jusqu'aux pommettes, cachant ses beaux yeux bruns brillants; pas mal mignon. Il s'approcha avec ses affaires, prêt à l'installation... et s'arrêta net en se tenant le plexus où moment où une canne s'interposait.
    - N'y pense même pas.
    Eric, bloquant le chemin à Kevin. Même carrure, même taille, ils semblèrent pendant un instant sur le point de se battre comme deux chiens pour un os. Puis, tel un enfant qui pense avoir mérité une gifle, Kevin recula, l'égo brûlé par l'irradiante aura d'assurance de son rival.
    - Qu'est-ce qu'il se passe? S'enquit le prof, occupé à réprimander une élève fan de Superbus et de chewing-gum un instant auparavant.
    - J'ai besoin d'une place près de la porte, à cause de ma jambe.
    Kevin tenta de bredouiller quelque chose.
    - Et Kevin m'invitait justement à prendre sa place. Un vrai gentilhomme, ce Kevin.
    - Vraiment? Tant de compassion pour les amoindris est admirable.
    Dialogue accompagné d'applaudissements de toutes parts, marquant et l'effet de groupe, et l'admiration pour ce nouveau qui avait réussi à rouler l'un des plus vieux roublards du corps enseignant.
    D'un autre côté, il fallait avouer que monsieur Hardington était l'une de ces personnes qui idolâtrait le calvaire des unijambistes et des cul-jattes, décrivant avec moultes de détails sédatifs la misère de son propre père, qui avait perdu sa jambe gauche dans un terrible accident de brouette. Un prof classique, quoi. Et franchement, ce vieux nostalgique était le moins pire.
    Les pathologies des enseignants avaient d'ailleurs été toutes répertoriées dans une liste qui se transmettait de générations en générations depuis trois ans, et qui avait donné naissance à la Super-cagnotte: un jeu stupide dont le but était de déclencher une crise panique phobique à tous les instituteurs. La dernière et première édition de l'année dernière avait permis à Patty, ma ruminante de tout à l'heure, de partir à Paris pendant deux semaines, où elle s'était faite lesbienne pour mieux apprécier Jennifer Ayache.
    - Pas de panique, je ne suis là que pour une dizaine de minutes, me murmura Eric en s'asseyant.
    Il me montra une petite boulette de plastique remplie d'un liquide rouge sanguin. Il la cacha dans la paume de sa main gauche, et défit son sac en bandoulière, pour en sortir une paire de ciseaux.
    Monsieur Hardington regarda la classe, satisfait de son arrangement, puis s'exclama en entendant la sonnerie retentir. Il s'éclipsa, et laissa place à madame Rerauvent, une sorte de grosse boule de couleurs criardes surmontée d'un ballon de basket rose et roux.
    - Bonjour à tous! Lança-t-elle d'une voix plus aigue qu'un ongle sur un tableau. C'est un plaisir de vous revoir cette année!
    Elle posa son sac sur son bureau, avec un de ces sourires qui vous font le tour de la tête et donne l'impression au monde que vous vous êtes faits un fix un instant auparavant.
    - Oh, mais nous avons un nouvel élève!
    Eric releva légèrement la tête, marmonna "salut, je suis Eric." et reprit son ouvrage.
    - Que fais-tu?
    - Il y a une écharde sur le haut de ma canne.
    Il montra le pommeau de sa main gauche et sa paire de ciseaux de la droite. Puis il continua à gratter le verni brillant de son appui.
    - Vraaaiment? Fis la prof en me perçant un tympan. Peux-tu nous parler de toi, un peu?
    - Oui, oui, bien sûr. Donc, j'ai dix-huit ans et je - aaah!
    La lame dérappa et finit dans sa paume gauche. Il la retira aussitôt, en exhibant le liquide écarlate. Il se leva, et boitilla sur sa canne jusqu'à la porte, et disparut.
    Tout le monde resta figé quelques instants, avant que la prof ne réagisse: elle tourna de l'œil et s'effondra à terre. Et oui, madame Rerauvent était bel et bien une hématophobe.

    C'est tout...pour le moment.
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  • --crazymarty-- Voir le profil de --crazymarty--
  • Posté le 6 juillet 2009 à 14:22:15 Avertir un administrateur
  • lu :-)

    Toujours aussi bon. Rapide sans être atteint du syndrome du résumé. Intrigue bien présente, mais on attend toujours "ze truc" qui va nous skotcher.

    Donc j'attends, et je plussoie ton talent :ok:
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  • Suledhel Voir le profil de Suledhel
  • Posté le 9 juillet 2009 à 04:02:21 Avertir un administrateur
  • Lu.

    Alors, chapitre 1 :
    Je ne crois pas avoir lu les deux autres nouvelles dont tu parles, mais en tout cas jusqu'ici j'aime bien celle-ci. La narration au présent, le parallèle entre les deux personnages...j'accroche.
    "Elle n'a pas le temps de déjeuner, si ce n'est une pomme, rouge sanguine, rouge à lèvres."
    "Elle irait près de ses amies, plaisanterait sur tout et rien, surtout sur rien. "
    J'ai particulièrement bien aimé ces deux passages et les effets de style qu'ils contiennent, ça coule bien :-)

    Par contre, comme d'autres je trouve que la fin sonne assez cliché, ouais... Et sinon, quelques coquilles :

    "Elle s'extirpe de son lit, encore ensommeillée. Elle s'assit, se passe une main sur le visage pour effacer les derniers lambeaux de Morphée." Sauf erreur de ma part, "s'assit" c'est du passé simple, or le reste du texte est au présent...

    "Il irait derrière le bâtiment principal, retrouver des gens qui lui passeraient une cigarette, un joint peut-être, si la chance le rejoint" C'est peut-être juste moi, mais avec du conditionnel j'aurais plutôt vu "sil la chance le rejoignait". Pas convaincue cependant...

    "S'ils avaient été une fille et un garçon ordinaire, ils ne se seraient jamais adressé la parole. Si seulement ils avaient été ordinaires, elle ne l'aurait jamais rencontré."
    ordinaireS

    Chapitre 2

    Alors premièrement, j'ai même pas encore lu mais tu si tu t'inspires de HIMYM, j'ai envie de dire que ça ne peut être que legen...wait for it...dary ! Voilà, ça, c'est fait. :fou:

    Bon, le texte...j'accroche toujours, pour l'instant l'histoire n'a rien d'extraordinaire mais on a envie d'en savoir plus sur cet Eric, ma foi. J'apprécie toujours autant le style, ma foi, rien à redire, même si je préférais la narration au présent, je sais pas, ça apportait un petit quelque chose qui me plaisait bien. Merci pour les quelques sourires amusés que cette lecture aura déclenchés.
    Sinon, plus de coquilles cette fois :

    "J'entamais enfin ma dernière année d'étude avant l'université, et ce fut avec une fierté teintée de tristesse que je découvrais quelles étaient les têtes qui ne restaient pas dans la classe inférieur." J'aurais écrit étudeS, mais j'imagine que ça change rien. Par contre, inférieurE.

    "Toujours les mêmes groupes, les garçons, un peu loosers sur les bords, les filles, un peu aguicheuses au fond, et moi, égal à moi-même, à l'avant-plan." égalE

    "Puis après un petit regard aux éléments qu'il savait perturbateur, il s'empressa d'ajouter qu'un petit remaniement de places s'imposait." perturbateurS

    "Mais les explosions atomiques, à l'instar de l'arrivée d'Eric, ne sont réellement inattendues que pour ceux qui ne soupçonnent par le travail accompli entre Gadget - Eric n'était certainement pas le destructeur des mondes, mais ça ne l'empêchait pas d'être un beau fils de pute - et Fat Man."
    ...paS le travail... (vilain clavier, à la niche !)

    "Il resta planté dans l'encadrement de la porte, légèrement cambré, les lunettes noires posées sur le nez, dans une allure où on pouvait tout aussi bien lire l'habitude que l'hautaineté. " Mouais. Personnellement je trouve que "hautaineté" est un peu lourd, sur le coup, mais chacun ses goûts ^^

    "Il s'approcha avec ses affaires, prêt à l'installation... et s'arrêta net en se tenant le plexus où moment où une canne s'interposait. " au moment où

    "D'un autre côté, il fallait avouer que monsieur Hardington était l'une de ces personnes qui idolâtrait le calvaire des unijambistes et des cul-jattes, décrivant avec moultes de détails sédatifs la misère de son propre père, qui avait perdu sa jambe gauche dans un terrible accident de brouette."
    Cul-de-jattes, non ? Et j'aurais dit "moultes détails..." sans "de"

    "Elle posa son sac sur son bureau, avec un de ces sourires qui vous font le tour de la tête et donne l'impression au monde que vous vous êtes faits un fix un instant auparavant."
    donnent

    "- Vraaaiment? Fis la prof en me perçant un tympan. Peux-tu nous parler de toi, un peu? " Fit

    "La lame dérappa et finit dans sa paume gauche. Il la retira aussitôt, en exhibant le liquide écarlate. Il se leva, et boitilla sur sa canne jusqu'à la porte, et disparut. "
    dérapa
    Pour la seconde phrase, je trouve que le premier "et" est inutile et rend la phrase un peu lourde...

    Voilà, j'attends la suite :)

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  • Moicesmoi Voir le profil de Moicesmoi
  • Posté le 9 juillet 2009 à 11:41:40 Avertir un administrateur
  • Elfi! <3
    Ca fait plaisir de te voir de retour sur ce forum, et surtout de voir qu'on peut toujours compter sur toi pour toutes ces fautes impardonnables de frappes :-)
    En tout cas, je suis content que ça te plaise (enfin, d'après que ce que j'ai compris) et ça me met la pression pour le reste :peur:
    Et sinon, quand est-ce que tu nous ponds un truc? :-)
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  • Suledhel Voir le profil de Suledhel
  • Posté le 9 juillet 2009 à 11:52:32 Avertir un administrateur
  • Ca fait plaisir de voir que ça te fait plaisir :-)
    Et oui oui ça me plaît, j'ai peut-être pas été très claire, sorry. Sinon, pondre un truc...mouais. En fait il y a quelque temps, mon ancien pc a rendu l'âme, et ma clé usb a mystérieusement - :sarcastic: - disparu...donc pouf, perdu tous mes textes...:/ Ca m'a assez dégoûtée, je dois dire, et je n'ai plus rien écrit depuis, mais avec les vacances j'imagine que je pondrai bien un truc ou l'autre, faut voir ^^

    (Quand je dis mystérieusement, ce qui me sert de frère a à moitié avoué l'avoir prise parce qu'il pensait que j'en avais pris une à lui (qu'en réalité ma mère a mise de côté quand elle l'a trouvée qui traînait), mais évidemment il a ensuite tout nié en bloc :/)
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  • Aristimbault Voir le profil de Aristimbault
  • Posté le 9 juillet 2009 à 11:57:22 Avertir un administrateur
  • Je n'ai rien à dire, mais je suis toujours. C'est sympa, ça se suit même avec un petit sourire, il y a quelques phrases bien vues... on attend seulement la suite, en bref.
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  • Moicesmoi Voir le profil de Moicesmoi
  • Posté le 9 juillet 2009 à 16:04:15 Avertir un administrateur
  • Elfi :d) Faut les dresser au bâton électrifié, tant qu'ils sont jeunes :-)

    Aris :d) Merci de la lecture.

    Et oui, la sweet donc:

    Évidemment, la petite ruse d'Eric lui avait permis de sécher une heure, mais, lorsque madame Rerauvent, remise sur pied par une bonne paire de claques, envoya quelqu'un à l'infirmerie le chercher, où il ne se trouvait évidemment pas, il dût bien évidemment trouver une excuse valable. Ce qu'il fit, avec la maestria des maîtres du mensonge.
    Quoiqu'il en soit, il venait d'abattre son joker anti-cours de la journée, et il ne trouva donc rien d'autres qui aurait pu le dispenser d'une épuisante heure de mathématiques. Qui débutait par une interro surprise, comme chaque année.
    J'eus un sourire lorsque je dévoilai ma feuille. Les cours reprenaient enfin, malgré les bouffonneries de mon voisin de banc. Mon règne s'amorçait.
    Je n'aimais pas me vanter, mais les évidences étaient ce qu'elles étaient: j'étais la reine de la classe. Dans chaque matière, de la plus intellectuel à la plus physique, de la plus abstraite à la plus pratique, je surpassais tout le monde. Chaque contrôle, chaque test, était une nouvelle occasion de faire mes preuves, et chaque résultat s'accompagnait de la même exaltation. Je n'entrais pourtant dans aucune des "boîtes" que les gens faisaient sur les intellos, les coincés ou autres nerds à la timidité maladive. J'étais également comblée socialement, alignant les amitiés et les amours comme les ivrognes alignent les verres, avec la même ivresse à la pensée de ce train dont j'étais la locomotive.
    Tout le monde gémissait, affrontait les calculs comme s'il s'agissait de monstres géants qu'il leur fallait terrasser d'un coup de stylo, laissant derrière eux une traînée de sang bleutée. J'affichais un sourire jubilatoire à toute cette clameur, poussée vers le ciel, vers ceux qui les asservissent.
    - Il vous reste deux minutes. Annonça madame Rerauvent, avec ce grand sourire repoussant.
    Eric remua, je lui jetai un coup d'œil en biais. Il n'avait pas bougé de toute la demi-heure, restant les bras croisés, soumis à son destin, frappé par l'engrenage qui sépare les seigneurs du peuple. Pourtant, après vingt-huit minutes de silence et de déterminisme, il se révolta, tourna sa feuille d'un geste rageur et griffonna des symboles mathématiques comme autant de formules magiques pouvant inverser l'ordre naturel des choses.
    Lorsque les feuilles furent remises, la prof commença ses corrections, nous laissant les dix minutes restantes pour nous raconter nos vacances. J'en profitai donc pour aller m'asseoir près de ma bande, entendre toutes ces histoires dont je n'avais pas pu profiter pendant mes vacances à Barcelone.
    Matthieu nous racontait ses dernières sorties avec les filles des écoles alentours, qui avaient apparemment beaucoup de charme, Richard, sa dernière virée à Manchester avec ses potes, Patty son dernier concert,... Je profitai d'un instant de silence pour décrire mon séjour en Espagne, où il faisait bon, où les mecs semblaient divinement sculptés dans des blocs de marbre et où la mode avait trois mois d'avance.
    - Bon, j'ai fini, revenez à vos places.
    Nous nous exécutâmes et je retournai à côté d'un Eric inerte aux paupières closes.
    La distribution des copies commença, avec cette manie particulière qu'avait madame Rerauvent de les remettre dan l'ordre croissant des résultats. J'étais ainsi toujours assurée d'être la dernière à recevoir ma copie, déplaisir largement compensé par l'annonce de mes résultats à la classe entière.
    - Kevin, vingt-sept sur trente.
    Kevin s'en tirait bien. Il me talonnait souvent en math, moins dans les autres matières, sans doute parce qu'il voulait faire ingénieur civil.
    Elle s'approcha de mon banc, deux copies dans les mains. Pendant un instant, je me demandai à qui était la deuxième, mais je n'eu pas le temps d'aller plus avant dans ma réflexion, que le couperet tombait déjà:
    - Lilith, vingt-huit sur trente, et Eric, trente sur trente. Je côte d'habitude également le calcul, si la réponse est fausse, tu as eu de la chance d'avoir tout juste.
    Je regardai sa copie: aucun développement, seulement des réponses. Toutes justes, mais cet absence de raisonnement écrit me frappa.
    - Mais un tel résultat mérite tout de même des applaudissements.
    Bien qu'estomaquée par ma position de deuxième, je me joignis aux autres pour saluer sa prestation. Après tout, en éducation, le superlatif est vainqueur et écrase les autres, que ce soit de près ou de loin.

    -Lilith! Y'a un truc qu'il faut que je te raconte!
    Sara avait toujours un truc qu'il fallait qu'elle me raconte. Elle posait toujours ses mains sur mes avant-bras lorsqu'elle disait cela, généralement le matin, dés que nous nous voyions.
    - Voila, c'était samedi soir...
    Ses trucs lui arrivaient toujours le samedi soir...
    - J'étais au Zoo, avec les mecs...
    Toujours au zoo bar and club, ce fameux night club sur Bear Street...
    - Et Richard m'a collé un patin!
    Toujours avec un mec qui l'embrassait...
    - Quoi? Richard, notre Richard?
    - Oui! Avec la langue en plus!
    - Bon, les filles, vous vous dépêchez?
    Nous nous retournâmes vers notre prof de sport, ce culturiste russe reconverti en femme, puis vers les six autres filles, qui avaient déjà abandonné leur jupe et chemise anthracite, pour se tourner vers les shorts et t-shirts respectivement noirs et blancs. Nous étions encore dans un mélange d'uniforme et de petite tenue, trop absorbée par notre conversation.
    En chemin vers le cour de tennis, je baissai la voix vers Sara en ralentissant le pas.
    - Tu vas sortir avec?
    - Je sais pas... C'est Richard après tout.
    J'aurais bien aimé les voir ensemble... Il n'allait pas bien ensemble, c'était sans doute pourquoi je pensais qu'ils seraient bien ensemble.
    C'étaient comme Sara et moi. On était très différentes, et pourtant on ne pouvait pas mieux s'entendre. Moi, petite aux cheveux noirs et bouclés, elle grande blonde au visage aussi lisse que ce qui l'encadraient. Toujours un petit sourire aux lèvres, avec ses dents blanches que son dentiste de père lui avait léguées, en même temps que son nez - ce nez, ni un pic, ni un cap, ni une péninsule, simplement un nez grec, droit et fier, que Gérard Depardieu envierait si il le connaissait. Rien qui semblât m'être semblable, avec mon air impassible, me donnant l'air d'être toujours en rogne, d'après les garçons, avec mon petit appendice nasal recourbé, j'étais tout de même une œuvre d'art, mais d'un autre type.
    Le groupe s'arrêta sur le court en terre battue, que quelques années d'utilisation avait rendu plus ferme, où les garçons nous attendaient déjà, avec leur dégarni de prof, aussi fluet que la nôtre était musclée. Voir tous ces genoux masculins alignés au-dessus d'une marée de poils sombres me donnaient envie de jeter un œil à ces shorts moulants et à ce qu'ils dissimulaient.
    - Bon, pour commencer l'année, on va faire un peu de tennis, lança avec son traditionnel accent notre bodybuildeuse russe. C'est juste un échauffement, vous frapper un peu la balle et vous passez la raquette à un autre groupe. Un gars contre une fille.
    Tout le monde se regarda, puis je me décidai à ouvrir le bal. Je ramassai une raquette dans le sac et m'avançai, avec un petit air de défi adressé aux mâles. Sifflement gêné, ils détournèrent les yeux et s'invitèrent mutuellement à entrer dans la dance. Quelques instants de silence plus tard, le vieux poussa un soupir, souriant, avant de chercher quelqu'un à envoyer au pilori.
    - Bah quoi les mecs, vos boules sont pas encore descendues?
    Tout le monde se tourna vers Eric, en retrait, adossé à l'un des quatre lampadaires du court, chacun situé dans un coin. On ne les allumait pas souvent en pleine journée, et aujourd'hui ne faisait pas exception à la règle, par ce temps ensoleillé et ce ciel bleu dégagé. Ce fut avec cette réflexion sur le climat que débuta ma curiosité pour ce nouveau mec aux allures de Mickaël Vendetta, et avec une question simple: qu'est-ce que c'était que cette tenue?
    Je ne l'avais pas remarqué en cours, car il portait sa veste de cuir mode biker, mais, maintenant qu'il l'avait enlevée, il arborait une chemise blanche à fines lignes bleues, au col soigneusement plié, mais ouverts sur les deux derniers boutons, laissant entrevoir une peau soignée et bronzée - miam. Sur son visage était figé un rictus arrogant, dont les dents blanches tranchaient avec le noir de ses lunettes, dont il semblait avoir autant besoin que s'il avait été myope. Il s'avança, sans canne, apparemment parfaitement valide, dans un pantalon qui semblait être un semblant de smoking, mais en décontracté.
    - Monsieur Vanserhoft! Je ne vous permets pas d'être vulgaire!
    Eric releva ses lunettes, tourna la tête vers son prof, une moue étonnée remplaçant son sourire narquois.
    J'entendis Sara murmurer quelque chose du genre "il ne vouvoie jamais ses élèves". Pas plus qu'il ne s'énerve, ajoutai-je mentalement.
    - Et puis, si vous êtes si malin, qu'attendez-vous!
    C'était plus un ordre qu'une question, ce qui fit que l'explication tenait plus de la réplique que de la réponse.
    - S'il vous plait, je ne suis pas en état.
    Une once d'impertinence qui gommait toute trace de supplique, en même temps que le taux de réussite de cette demande implicite.
    - Ni en tenue! Ni uniforme...
    - Y z'avaient pas ma taille...
    - ... ni matériel de sport...
    - Respectez ma classe naturelle...
    - ... ni certificat confirmant votre incapacité, foncez sur ce terrain avant que je ne perde mon calme!
    Pour quelqu'un de "calme", il était bien rouge. Le soleil peut-être?
    Eric soupira, retira ses lunettes de son front, et ses chaussures de ses pieds.
    - Pas touche les mecs, c'est des Gucci.
    Il s'avança sur le court, attrapa la raquette qui traînait à côté du filet et fouetta l'air d'un mouvement désinvolte.
    Il me regarda, balle en main, en position. Je me sentis tout de suite un peu troublée en voyant ses deux yeux d'un violet mystique me faire de l'œil. Allez, viens faire danser ta reine, petit bouffon.
    Il lança la balle en l'air et se prépara, le regard rivé sur cette sphère jaune. Ce fut au moment où il amorça son geste que je compris mon erreur.
    Je me jetai sur le côté, en poussant un petit cri qui rappelle à toutes les joueuses qu'elles ont manqué une carrière de star du X. La balle repartit mollement, passa de justesse le filet. Eric s'avança, et contre-attaqua, l'envoyant de l'autre côté du terrain.
    J'avais du mal à trouver mon rythme. J'avais clairement sous-estimé cet ersatz de play-boy boiteux, qui n'était visiblement pas handicapé par sa jambe. Il avait sur le visage toute la concentration des grands tennismans lorsqu'ils jouent. Rien de comparable avec les autres mecs qui suaient déjà rien qu'à l'idée de frapper.
    Je frappais la balle de toutes mes forces, faisant fi de la précision. Je voulais montrer à tout le monde que je n'avais rien à lui envier, même si je peinais un peu plus que d'habitude.
    Eric s'avança, quitta sa ligne arrière. Il monta au filet, et étendit son bras. La sphère passa de mon côté en faisant un virage invraisemblable. Je me jetai au sol, m'écorchant coudes et genoux, dans une action désespérée. Réussie. Mais vaine.
    Il donna un petit coup, simple. La balle alla frapper le sol, derrière moi, à environ deux mètres de ma position. J'étais essoufflée, encore au sol, la raquette sur le côté.
    - Bien joué, lança mon adversaire, posant son instrument là où il l'avait trouvé.
    Je me tournai vers lui. Il s'en allait déjà, sans un sourire, sans rien. Il avait la victoire modeste, ce qui la rendait encore plus humiliante.
    - J'étais pas concentrée, fis-je, pour moi-même.
    - Evidemment.
    Ca n'avait rien d'ironique, mais c'était tout de même blessant. Comme si mon excuse était l'aveu de la pire des tares...
    - D'un autre côté, c'est difficile de ne pas être troubler face à moi. Ajouta-t-il en se passant la main dans les cheveux.
    Ridicule. Je me relevai, et m'époussetai, en tremblant. J'avais les poumons en feu, chaque gorgée d'air pénétrant par ma bouche était comme de la lave volcanique. Mon cœur battait dans mon torse, comme un petit démon qui tapait du pied pour s'échapper de sa cage de côtes. Je déglutis avec difficulté, un goût de cendre en bouche, et me dirigeai vers le côté, avec ce sentiment qui ne devait plus me lâcher depuis cet instant qu'Eric était vraiment un connard.

    C'est tout...pour le moment.
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  • Suledhel Voir le profil de Suledhel
  • Posté le 9 juillet 2009 à 21:14:46 Avertir un administrateur
  • Pas mal pas mal, toujours cette envie d'en savoir plus sur Eric, pour ma part, même si son orgueil me tape un peu sur les nerfs, enfin c'est voulu je suppose :-) Sinon bah, j'ai bien aimé, on rentre facilement dans le personnage de Lilith, même si sa colère à l'endroit d'Eric me semble un petit peu puérile, juste parce qu'il est meilleur qu'elle...Enfin je sais pas.

    Sinon:

    "Évidemment, la petite ruse d'Eric lui avait permis de sécher une heure, mais, lorsque madame Rerauvent, remise sur pied par une bonne paire de claques, envoya quelqu'un à l'infirmerie le chercher, où il ne se trouvait évidemment pas, il dût bien évidemment trouver une excuse valable." dut, "dût" c'est le subjonctif imparfait qui n'aurait pas lieu d'être ici

    "Dans chaque matière, de la plus intellectuel à la plus physique, de la plus abstraite à la plus pratique, je surpassais tout le monde." intellectuelle

    "La distribution des copies commença, avec cette manie particulière qu'avait madame Rerauvent de les remettre dan l'ordre croissant des résultats." dans, ton clavier a encore fait des siennes, le bougre :/

    "Toutes justes, mais cet absence de raisonnement écrit me frappa. " cette

    "Nous étions encore dans un mélange d'uniforme et de petite tenue, trop absorbée par notre conversation. " absorbées

    "J'aurais bien aimé les voir ensemble... Il n'allait pas bien ensemble, c'était sans doute pourquoi je pensais qu'ils seraient bien ensemble. " Ils n'allaient, et au passage je trouve la phrase un peu lourde ê_é

    "Moi, petite aux cheveux noirs et bouclés, elle grande blonde au visage aussi lisse que ce qui l'encadraient." J'aurais dit encadrait, sans certitude

    "Toujours un petit sourire aux lèvres, avec ses dents blanches que son dentiste de père lui avait léguées, en même temps que son nez - ce nez, ni un pic, ni un cap, ni une péninsule, simplement un nez grec, droit et fier, que Gérard Depardieu envierait si il le connaissait." s'il

    "C'est juste un échauffement, vous frapper un peu la balle et vous passez la raquette à un autre groupe. Un gars contre une fille. " frappez

    "Sifflement gêné, ils détournèrent les yeux et s'invitèrent mutuellement à entrer dans la dance." danse, en français :P

    "Sur son visage était figé un rictus arrogant, dont les dents blanches tranchaient avec le noir de ses lunettes, dont il semblait avoir autant besoin que s'il avait été myope." La répétition de "dont" alourdit assez le passage, je trouve...mais ça n'engage que moi ^^

    "- D'un autre côté, c'est difficile de ne pas être troubler face à moi." troublée


    Et ta petite phrase à chaque fin de chapitre me fait hélas penser à une ignominie télévisuelle qui passes ces jours-ci sur le petit écran et dont mon père est friand...Et argh, quoi. :fou:

    Sinon pour mon frère, mouais, c'est trop tard maintenant :( J'ai bien retrouvé l'un ou l'autre textes que j'avais imprimés mais c'est essentiellement de la fanfic et pas de la fic, donc bof.
    Allez j'arrête mon blabla :-)
    La suite, now !
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  • Moicesmoi Voir le profil de Moicesmoi
  • Posté le 10 juillet 2009 à 22:52:38 Avertir un administrateur
  • Merci de la lecture :-) (et surtout des corrections).
    "même si sa colère à l'endroit d'Eric me semble un petit peu puérile, juste parce qu'il est meilleur qu'elle..."
    :d) Bah oui, les gens sont cons, c'est bête mais c'est la vie.

    ""J'aurais bien aimé les voir ensemble... Il n'allait pas bien ensemble, c'était sans doute pourquoi je pensais qu'ils seraient bien ensemble. " Ils n'allaient, et au passage je trouve la phrase un peu lourde ê_é "
    :d) Infidèle, va lire 99 francs :nah:

    "Et ta petite phrase à chaque fin de chapitre me fait hélas penser à une ignominie télévisuelle qui passes ces jours-ci sur le petit écran et dont mon père est friand...Et argh, quoi. :fou: "
    :d) J'ai eu un lecteur qui pensait que ça faisait partie du texte... deux fois d'afilée.

    Et la loose pour tes textes =/
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  • Suledhel Voir le profil de Suledhel
  • Posté le 11 juillet 2009 à 00:48:03 Avertir un administrateur
  • "Infidèle, va lire 99 francs :nah: "
    Mouais...je crois que j'ai vu un morceau du film mais j'ai trouvé ça bizarre et n'ai jamais regardé jusqu'au bout :( C'est quoi le rapport avec ta phrase, ça vient de là ?

    "J'ai eu un lecteur qui pensait que ça faisait partie du texte... deux fois d'afilée."
    Ah, quand même :fou:

    Sinon tes autres textes "DEEM", ils reprennent les mêmes persos ? Je les lirais bien si j'ai rien de mieux à faire dans les jours à venir ^^ (ce qui sera probablement le cas vu que je fiche rien de mes vacances :fou: )
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  • Moicesmoi Voir le profil de Moicesmoi
  • Posté le 11 juillet 2009 à 07:54:22 Avertir un administrateur
  • ""Infidèle, va lire 99 francs :nah: "
    Mouais...je crois que j'ai vu un morceau du film mais j'ai trouvé ça bizarre et n'ai jamais regardé jusqu'au bout :( C'est quoi le rapport avec ta phrase, ça vient de là ? "
    :d) Yep. Enfin, c'est un peu dans le genre.

    "Sinon tes autres textes "DEEM", ils reprennent les mêmes persos ? Je les lirais bien si j'ai rien de mieux à faire dans les jours à venir ^^"
    :d) Oui, mais il faut savoir que pour "Corde Rompue", c'est principalement centré sur Eric, et que "Passe-Temps Belge" se passe avant la rencontre du duo Alex-Eric avec Lilith, ce qu'il fait qu'ils sont tout seuls dans l'histoire (avec un autre personnage dont je parlerai également dans cette nouvelle-ci).
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  • Moicesmoi Voir le profil de Moicesmoi
  • Posté le 12 juillet 2009 à 16:21:43 Avertir un administrateur
  • L'heure est arrivée pour une nouvelle suite:

    Je m'assis sur un banc en périphérie du court, avec ma bouteille d'eau. Je regardais les rangs des garçons qui se faisaient laminer par les filles, plus agiles qu'eux. Eric, quant à lui, profitait de sa victoire momentanée sur son prof pour piquer une sieste sous un arbre, de l'autre côté de notre piste athlétique faisant le tour d'une pelouse-terrain de football.
    Un instant, je m'interrogeai sur lui: notre école n'avait rien à voir avec les autres. C'était un lycée privé où il fallait jouer des coudes pour entrer, soit avoir de bonnes relations ou une famille très fortunée. En contrepartie, on s'assurait une éducation au-dessus des autres - l'école était connue pour être l'une avec les meilleurs résultats du pays, même si elle était très petite. Tout le monde savait pourtant que sa place ne tenait qu'à un fil. Un conflit avec un professeur, et c'était la porte directe, sans passer par la case départ. On essayait de se tenir à carreaux, d'être le moins turbulent possible. Il y avait bien quelques têtes fortes, dans les premières années, qui s'amusaient à jouer les caïds en fumant derrière le bâtiment ou tenant tête aux profs. Ceux-là ne dépassaient jamais le premier trimestre en général.
    - Hey, Lil!
    Sara, en sueur, un sourire béat sur le visage, toute décoiffée.
    - Tu m'as vue contre Richard? Tu m'as vue?
    - Oui, oui, bien joué.
    Elle prit la bouteille que je lui tendis, l'air un peu perdue.
    - Qu'est-ce qu'il y a? Tu fais la gueule à cause du nouveau?
    - Euh nan... c'est juste que...
    Je souris, en détournant le regard, avant de me lancer.
    - Ca fait juste longtemps qu'on a pas eu de vrai perturbateur en classe. Ca change.
    - Ouaip, fit-elle en buvant une gorgée. Enfin, ça a rien à voir avec les autres aussi. Tu te rappelles de Dorian?
    Difficile d'oublier ce fameux Dorian, pote de deuxième au derrière en chaleur - ou au pantalon trop bas, au choix - avec lequel Sara était sorti, sans doute parce que c'était une grande gueule débordante d'assurance. Son seul défaut était sa consommation excessive d'herbe, qui lui avait valu un petit séjour au frais - il s'était enfermé dans son congélateur, le pauvre petit.
    - En tout cas, on fait quoi pour ce midi?
    - Bah, comme il fait beau, autant se faire un pique-nique sur la pelouse non?
    Elle sembla réfléchir un moment, puis me lâcha son accord, avec un sourire intriguant.

    Notre pique-nique à deux se changea bien vite, par on ne sait quelle dynamique de groupe, en un repas de classe. Nous étions tous au soleil, grignotant des tartines, engloutissant des sandwichs, papotant, éclatant, huit mecs et huit filles en pleine gaieté.
    Richard discutait voitures avec Charlie, Emmanuelle parlait des cours avec Kevin, tandis que Patty tentait désespérément de convertir Paula au culte de Superbus.
    Je bronzais, les yeux fermés, couchée sur le dos, avec Sara à côté de moi, qui parlotait de choses qui commençaient à m'échapper, tellement engourdie que j'étais.
    Je commençai à sombrer dans le sommeil, le soleil de plus en plus fort caressant ma peau comme les mains d'un amant agile. Je soupirai de plaisir en espérant que ces minutes de pause ne cesseront jamais. J'avais chaud, j'étais repue et mes paupières étaient de plomb. Même le bourdonnement de la voix de Sara, ou les éclats de rire de Jessi qui riait aux pitreries d'Eric me semblaient lointains et insignifiants.
    Mais tout à une fin. Lorsque la cloche retentit, j'eus le plus grand mal à me tirer de mon état de relaxation avancée. Pourtant, je me remis en route, époussetant les brins d'herbe sur ma jupe, remontant mes chaussettes noires.
    Les mecs avaient passé leur veste sur leur épaule, desserré leur cravate et déboutonner le haut de leur chemise. Il devait certainement regretter le tour que les chromosomes leur avaient joué, et qui ne leur permettait pas d'avoir une tenue aussi aérée que la nôtre, aux jupes courtes, nous obligeant à enfiler de longs bas de laine noir en hiver - bien que certaines semblent avoir des soucis exothermiques de ce côté-là. Je ne citerai pas l'exemple de Jessi, qui était connue depuis longtemps pour venir à l'école sans sous-vêtements, ou du moins des pas-convenables, les fesses ficelées fissetées par une majorité des mecs de l'école dont les hormones avaient besoin de se refroidir. Et ils y en avaient qui bouillonnaient, par cette chaude journée d'été, où les coupes "smoking" nuisaient, critiquées. Quoiqu'il en soit, succube ou simple salope, Jessi était sympa. D'ailleurs, tous ces jolis mots commencent par la même lettre, la preuve que l'orthographe était une guine misogyne.
    J'étais vraiment fatiguée. La fatigue me faisait penser n'importe quoi. Et les trois heures de français que nous allions devoir supporter n'allaient certainement pas m'aider, la perspective de ces jeux de langue n'aidant pas à me revigorer.
    Je posai mes bras sur la table et ma tête par-dessus, prête à être comblée par ce doux Morphée - le seul mec qui ne faisait jamais défaut, et qu'aucune migraine n'avait jamais arrêté.
    - Tiens?
    Sara chassa du bout de son bloc de feuilles un poil qui traînait sur notre table.
    - Jessi est passée par là.
    - J'en doute, fis-je. L'herbe ne pousse pas sur les autoroutes.
    Nous pouffâmes, comme des idiotes, avant qu'un bruit sourd nous interrompe.
    Monsieur Monbaud venait d'arriver et, peu heureux de trouver notre classe en pleine "dissipation", comme il se plaisait à nous le répéter, avait fait ce qu'il fallait pour arrêter la turbulence.
    - Vous êtes dissipés.
    Sa diatribe commençait toujours ainsi. Après, il nous répétait comment, lorsqu'il faisait ses études, il était brillant, travailleur, et soudé avec ses camarades. Ah, et puis, il expliquait également que nous étions une génération de dégénérés à qui on mâchait le travail, et, qu'à titre d'exemple, on devrait faire comme dans les autres écoles, et faire qu'une matière soit donnée dans une classe bien précise, et nous obliger à marcher pour nous rendre d'un cour à l'autre, ça nous ferait les jambes, à nous, joyeuse bande de dissipés.
    Il conclut en réajustant son smoking et ses grosses lunettes en cul de bouteille, sur lesquelles la lumière se reflétait, lui donnant un air d'empereur du Soleil Levant. Il toussota pour se donner contenance et fit un rapide appel auquel quinze élèves répondirent présents. Mais lorsqu'il annonça:
    - Vanserhoft, Eric.
    Seul un grand silence s'annonça, suivi d'un murmure "dissipé".
    - Il était pas derrière nous tout à l'heure?
    - Si, il me semblait. Répondit ma voisine dissipée.
    - Mais, il est encore là-bas. Résolut Quentin, posément dissipé, en pointant la fenêtre à travers laquelle on voyait une forme allongée sous un arbre sur la pelouse.
    De grands yeux s'ouvrirent, puis s'agrandirent jusqu'à s'éclater la cornée lorsque Monsieur Monbaud se leva, un rictus tremblotant de colère sur les lèvres et les ouvrit en même temps que la fenêtre.
    - T'es pas censé être en cours, p'tit con!
    La silhouette se redressa. Même à cette distance, je l'entendis clairement murmurer: "pe...tit?", avant de reprendre, dans la langue de Céline (pas la chanteuse):
    - Est-ce que je vous emmerde pendant que vous emmerdez les autres? Non, alors, foutez-moi la paix, bordel de merde!
    Il reprit son souffle, et reprit son monologue de vulgarités en crescendo, prétendant que les vieux de nos jours n'avaient "plus que ça à foutre, de péter les couilles des jeunes", le tout en Français, je vous prie, soyons gentilhomme.
    Agoni d'injures de la tête aux pieds, monsieur Monbaud ferma la fenêtre sur un commentaire sur la vie sexuelle des Irlandais, en déclarant que:
    - Monsieur Vanserhoft semble disposer d'un niveau dans la langue de Molière qui me permet de le dispenser, exceptionnellement, de cours.
    Il toussota, et se passa une main dans le gomina brillant et noir de ses cheveux, avant de nous livrer à des exercices de grammaire.

    C'est tout...pour le moment.
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