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Negatum
- Posté le
16 juin 2008 à 21:50:51

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Ben voila
Alors, merci de ton comm' ^^ Pour les fautes, je pense que je vais prendre un beta-lecteur (d'ailleurs, si quelqu'un est intéressé...), ce sera mieux pour tout le monde.
Pour le trip du gros athée haineux qui veut détruire la religion... Je suis gnostique ^^ Mais tu n'as pas tout à fait tort, le début y fait penser. Ca va s'améliorer dés le chapitre suivant, je pense ^^ Pour la suite de l'histoire, ben... Je pense pas que ce soit trop prévisible, même si y a des éléments qui ont déja été placé dans l'histoire pour le montrer. Dis toujours à quoi tu pense, pour voir
Bref, merci de ta lecture!
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Corneille_inc
- Posté le
17 juin 2008 à 14:15:08

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Bah tant qu'à être utile
Et je vais continuer sur cette lancée ! Je veux bien être ton bêta-lecteur Ô grand et admirable et talentueux et magnifique et... c'est bon ? T'as craqué ? T'acceptes ?
Plus sérieusement, ça ne me déplairait pas d'être le bêta-lecteur de ton texte. Quant à ce que je pense, j'ai ton msn mon bon Negatum (à moins que t'en aies changé, auquel cas ta CDV n'est point à jour ^^ Et faut dire aussi que ça fait un bon moment que je l'ai et que je t'ai jamais adressé la parole
) je préfère pas le dire là, comme cela, si ça se révèle vrai, ça restera sous silence et si c'est faux, je me taperai pas la honte devant tout le monde t'vois ?
_________________
Ca fait plus de 15 ans que "Les Feux de l'Amour" nous les casse justement parce que ce sont toujours les meilleurs choses qui ont une fin....
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_Azerty777
- Posté le
1er juillet 2008 à 21:34:05

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Et...C'est tout? J'ai attendu tant de temps pour si peu?
Ben voilà, à part que j'ai un peu rien compris pour Asamaan, j'aime beaucoup. Un style similaire à celui du Monde des Etoiles, mais légèrement plus épuré, ce qui le rend sûrement meilleur.
Et...bah vu qu'en fait y'avait très peu à lire, t'auras pas mieux comme com'.
Ah si, y'a moins de fautes dans la dernière partie postée, c'mieux.
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Zangetsu05
- Posté le
2 juillet 2008 à 02:48:52

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Commencé à lire, pas fini (c'est pas que c'est nul, mais je m'endors entre chaque phrase donc :/). Je fais ça demain.
Petite remarque par contre : j'aime bien les noms, mais pour Sehël, les trémas ne servent à rien, je crois^^ A part à donner un effet de ressemblance avec les autres noms...
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Negatum
- Posté le
5 juillet 2008 à 13:47:42

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Bon, chapitre suivant, merci à Corneille pour la beta-lecture. Je me permet, dans un but plein de sympathie et d'amour, de rappeler un mot qui, je le crois, a perdu tout son sens premier
:
demain /də.mɛ̃/ adverbe de temps: 1. Le jour qui suivra immédiatement celui où l’on est. ex: On se voit demain ?
(le prenez pas mal, je déc'
)
Sinon, fin du chapitre 2
Michael leva la tête. Le jeune ange leva le coude, et, d'un geste lent, étendit la main. Son doigt plongea vers le ciel.
Une percée de lumière trouait les nuages, transperçait la couche de cendre. Se faufilait dans le labyrinthe des nuées. Déchirait le ciel, et se plantait, là, à quelques kilomètres d'eux, illuminant le palais. Depuis un mois, le soleil n'était pas apparu dans le ciel du paradis, et il était là, jaune et éclatant comme une divinité sauvage, le char d'Hélios qui traversait le ciel.
Autour de lui, les nuages s'effilochaient, se dispersaient, comme de la buée soufflé par un éternuement d'enfant.
Sehel eut son sourire un peu distant, aérien, tranquille.
-C'est peut-être le début de la fin, non? La Peste va s'arrêter, vous pensez?
Michael attendit le bonheur et l'espoir bondir dans son coeur, mais rien ne sorti. Il aurait dû sauter de joie, hurler au ciel, comme le faisaient les recrues un peu plus loin, mais il recula de frayeur. Parce que, dans l'âme de Michael, les murs de la certitude s'étaient lentement effondrés... Parce qu'il y avait quelque chose de...
*Ses poumons sont gravement touchés et l'air qu'il exhale est vicié. Il est malade, terriblement malade.*
Un pressentiment hideux poussa son premier cri. Un lien effroyable se tissait au creux de son crâne, et les araignées de ses cauchemars allaient et revenaient en grinçant, abominables. Les engrenages de la logique et de l'absurde s'entremêlaient dans son âme, bousculaient sa pensée.
*Seigneur Michael, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais...*
Et, avec la rapidité de l'évidence, sa conscience entama un long parcours, jonglant sur les terreurs, dansant avec les souvenirs, titubant toujours, comme un homme ivre et fou, mais avançant implacablement, jusqu'à...
*J'ai ma réponse.*
Le cri d'un aigle fissura la plaine.
Les murs qui s'effondrent.
Les réponses qui s'enfuient.
Les certitudes...
Majesté...
-Seigneur? Interrogea Sehel.
Mais déjà, il n'existait plus. Michael se jeta de la rambarde avec un grognement d'animal blessé, et courut sans s'arrêter vers son char.
-Au palais, immédiatement! Hurla t-il Frappez vos bêtes, jusqu'à la mort si il le faut, mais faîtes vite, au nom de Dieu!
Le conducteur obéit, le fouet s'éleva, les chevaux partirent dans des hennissements effrayés.
Sehel, seul, resta quelques instants sans voix.
-Mais qu'est ce qu'il lui prend?
Les foules, autour du char déchainé, sortaient des maisons, montaient sur les toits. Les cris et les choeurs en liesse montaient au ciel. Les enfants couraient dans la plaine en riant. Des villages, les musiques et les tambours tonnaient déjà. Et, au loin, la Nouvelle Jérusalem étendait ses murs blancs comme autant de miroirs argentés, dressant le Palais de l'Univers dans son aberration cyclopéenne, ses balcons improbables et ses tours défiant les nuées. Un aigle, l'Aigle des Aigles, arriva jusqu'au char lancé à pleine vitesse par derrière. Il poussa un cri rauque, et ses yeux remplis de Néant défièrent Michael. D'un coup d'aile, il plongea vers Jerusalem, survola la ville basse, dansant avec les donjons, plana vers le palais, et remonta brutalement en chandelle, droit vers la plus haute des citadelles, celle qui se perdait dans les plus hauts nuages, celle qui frôlait l'œil unique et fou de la Terre. Celle où dormaient l'Alpha et l'Oméga dans le même lit.
Michael fut ralenti à l'entrée de Jerusalem par la foule curieuse et hurlante, qui pleurait ses morts et criait ses espoirs. Il ravala un juron, sauta du char, et continua en courant. Chaque seconde devait compter. Les gardes n'eurent pas le temps de le saluer à l'entrée du palais.
L'archange traversa la grande salle plongée dans un chaos joyeux, et commença à grimper quatre à quatre les escaliers interminables du long dédale du palais. Il dégaina son épée.
-Seigneur Michael! Cria une silhouette. Je dois vous parler!
-Pas le temps!
-Mais...
Avant que le notable puisse ajouter autre chose, Michael avait de nouveau disparu.
-Mais... Il... Il est ici...
L'archange sentit son souffle raccourcir. Ses sens surentraînés le prévenir qu'il était encore loin, bien loin de son but. Il poussa un juron, avisa une fenêtre ouverte, sauta dans le vide. Quatre ailes d'or et d'argent se déployèrent dans un souffle colossal, et d'un coup puissant,assommèrent le vent. Il atteignit les nuages le temps d'un soupir.
Il battit des ailes quatre fois. Quatre fois où l'air vrombit à ses oreilles, où sa peau se tordit sous le vent, ou ses dents s'entrechoquèrent sous la puissance des forces. Quand il eut fini, il se trouvait au dernier étage de la plus haute tour du dernier des Univers.
Avec l'énergie du désespoir, il se jeta contre une vitre, atterrit souplement dans un fracas de verre brisé, et, d'un regard, analysa la pièce autour de lui.
C'était la grande salle, là où siégeait Dieu, quand le ciel était encore clair et l'avenir riant. Une grande pièce circulaire et dénudée, où les dalles blanches se succédaient aux grandes fenêtres voilées par des rideaux de sang. Au fond, un trône de rouge et d'or, entouré d'une étoile, d'une lune et d'une croix. Le vent sifflait en s'engouffrant par la vitre éclatée , et les rideaux rouges dansaient comme dans un cauchemar. Mais Michael les ignora superbement. Sans perdre de temps, il marcha à grandes enjambés jusqu'à une petite porte dérobée derrière le trône. Les appartements,et la chambre, de Dieu.
L'archange eut un temps d'arrêt quand sa main toucha la poignée. Il savait, au fond de lui-même, ce qui venait d'arriver. Il n'avait pu qu'arriver trop tard. Pourtant, une partie de lui-même, celle qui s'accrochait toujours aux murs et aux lois, ne voulait pas le croire, penser que rien n'était arrivé. Si il gardait cette porte fermé, il y avait une chance pour cette douce voix du passé de survivre. Si il n'ouvrait pas tout de suite, peut-être pouvait-il vivre encore insouciant et heureux pendant quelques minutes, peut-être même quelques heures, le temps que quelqu'un lui annonce la nouvelle. Si il ]reposait cette poignée, il donnait une survie à son futur.
Mais Michael pensa à ce qu'il était, et il ouvrit la porte (et avec elle son âme) en admettant pleinement que son maître, son mentor, son Dieu, et surtout son père, était mort.
Le Seigneur de toutes les Terres reposait là, allongé dans son lit à baldaquin. Sur son vieux visage, celui qu'il avait toujours pris pour parler à Michael et aux Archanges, celui qui avait inspiré Adam, une paix infinie et une bonté indicible rêvait, lascive. Mais il n'irradiait rien d'autre maintenant, ni aura de puissance, ni de vertu. Son corps était celui d'un simple vieillard, comme il y en avait des milliers sur Terre, le visage buriné d'un mélange de toutes les ethnies, tous les sangs...
Avec une douceur fébrile, Michael rengaina son épée, et s'approcha de lui. Il ne respirait pas, mais ça ne voulait rien dire. Son coeur ne battait plus, mais ça non plus, ce...
-Majesté? Murmura doucement Michael.
Pas de réponse.
-Seigneur? Dieu tout-puissant? Réveillez-vous...
Il sentait les larmes dans ses yeux maintenant.
-C'est un cauchemar, mon Roi. Un simple cauchemar... Tout, depuis un mois... réveillez-vous, mettez fin à tout ça...
Le Silence.
-Majesté!
Sa voix avait monté d'un cran.
-Majesté, je vous en conjure, réveillez-vous! Ne nous jouez pas des tours, par pitié!
Le vent qui hurlait dans la tourmente.
-Majesté! Seigneur! Yahvé! Allah! Celui qui est!
Il se pencha, et son souffle effleura le visage de l'homme. Sa main frôla son épaule.
-Seigneur Dieu!
Un vague bruit de bottes, un grincement floué, dans la salle du trône.
-Père!
Michael, malgré toutes ces années à la tête du Paradis, avait pensé que ce cri, venant du fin fond de son âme et de son amour, transcenderait la réalité. Que cette vague de noirceur et de chagrin qui le submergeait bondirait hors de son corps, et déchirerait ce présent hideux, ce futur menaçant, qu'il ferait renaître l'immortel et le remettre sur son trône. Qu'il retirerait les murs effondrés.
Mais Dieu ne répondit pas à l'appel, et quelque chose se craquela dans la main de Michael. Il pleura. La portion de bras qu'il s'était risqué à tenir venait de s'effondrer en cendre entre ses doigts. C'était fini, définitivement fini.
Michael eut un sourire douloureux, grimaçant. Il savait que rester plus longtemps ici ne servirait à rien. Le corps serait peut-être assez solide pour tenir quelques heures de plus, mais il en doutais, et il valait mieux qu'il ne soit pas là pour voir ce qui allait se passer. Il ravala ses larmes, et sorti de la chambre divine.
La salle du trône était déserte, mais le cri strident du vent était difficilement supportable. Les rideaux volaient en tout sens, et les ailes de Michael frémirent à la puissance du souffle. Malgré les ombres persistantes, le soleil perçait à travers les larges balustrade, et l'édifice était maintenant baigné d'une lumière éclatante.
Au loin, les bruits de liesse allaient en s'amplifiant. La peste n'était peut-être pas finie, mais les anges, désespérés, célébraient le retour de la lumière et de l'espoir qu'ils avaient perdus. Des nuages de colombes s'envolaient des montagnes blanches du paradis, et les vallées vertes de l'Eden se couvrait couvraient de flammes et d'artifices. Tout semblait si joyeux...
Michael s'essuya les yeux. Les larmes luttaient pour couler, et, d'une certaine manière, il n'avait que l'envie de les laisser couler. Mais sa dignité, au fond de lui, lui murmurait de se tenir droit et fier, de sécher ses larmes, et de brandir son épée, encore et encore.
Encore et encore.
-J'arrive après la fiesta, hein? C'est toujours pareil, on me fait toujours le même coup...
A gauche! hurla l'âme de Michael...
Dans son esprit, un gigantesque couloir, noir et profond, rempli de haine et de rancoeur, s'écrasa autour de lui dans un fracas d'apocalypse. Michael bondit vers la voix avec un cri de rage, l'épée déjà dégainée.
Un terrible éclat métallique jaillissant de l'Invisible fit valser sa lame, mais il tint bon. Il frappa, avec une fureur redoublée, à gauche, à droite, au centre, de nouveau à gauche, coup d'estoc, milieu, coeur, bras. Il enchaîna les passes et les bottes à une vitesse incroyable, pivota sur le coté, tournoya, esquiva avec une grâce divine, et, d'un coup magistral, ré attaqua.
-Mewto! Ca fait une putain de paye, pas vrai?
Il y eut un nouvel éclat métallique, et l'épée de l'archange fut bloqué dans son élan par une longue lame noire. Elle dévia sans mal l'attaque de Michael, et la bloqua au dessus de sa tête.
-Tu oses? Hurla l'Archange.
Il rompit d'un geste, lança sa lame d'une main à l'autre, frappa d'un coup d'estoc fulgurant.
-Wesh, negro.
L'épée noire para une nouvelle fois, et une main bandé apparut à sa poignée.
-Je t'avoue, je pige pas tout, moi aussi. J'ai pensé que ce s'rait bien une petite réunion de famille, à l'ancienne, avec les frangins, histoire de piger tout ce merdier. Alors oui j'ose.
Lentement, comme si un feu inconnu brûlait ses membres, l'adversaire apparut à l'ombre de la danse mortelle. Son bras blanc tatoué de funeste signe, son corps encadré par une longue cape et une tunique noire. Son visage fin et pâle, beau et terrible, encadré par deux excroissances au coin de ses tempes. Ses ailes de chauve-souris d'un noir translucide, qui battaient doucement derrière lui. Et ses yeux rouges, qui riaient de la chute de Dieu.
-Je suis le Diable, après tout.
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Negatum
- Posté le
11 juillet 2008 à 01:39:01

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*Soupir* Up.
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__tony_montana
- Posté le
11 juillet 2008 à 01:54:46

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J'emmène ça dans mes bagages ^^
Je commenterai à mon retour de vacances, la flemme de lire maintenant
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Zangetsu05
- Posté le
13 juillet 2008 à 18:36:38

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pour que je lise...
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Aristimbault
- Posté le
13 juillet 2008 à 19:17:18

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Hop, tout lu.
Le récit est de très bonne qualité, rien à dire là-dessus, et le scénario est sympathique. Par contre, je parie à 10 contre 1 que les démons sont atteints aussi et que Satan vient justement quémander de l'aide. Le titre, "La Voie des Hommes", m'évoque bien justement un monde sans puissances supérieures. Mais on verra bien ^o^
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Zangetsu05
- Posté le
14 juillet 2008 à 02:08:07

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Neg', chaque jour est le lendemain de sa veille, s'tu vois ce que je veux dire^^ Donc je t'ai arnaqué
Blague à part, j'ai lu. Je trouve ça... Intéressant. Du point de vue purement littéraire, c'est très bon. Style maîtrisé et fluide, indéniablement. Mais c'est pas le plus important dans ton texte. Tu m'as fait quelque chose d'assez unique, à savoir, tu m'as donné envie d'imaginer ce qui pourrait bien se passer après. Je crois que c'est du à la trame qui m'a particulièrement séduit (dieux et mythes, ce sur quoi j'aime bien scribrouiller), un peu à la Werber. et puis, ça m'a l'air très travaillé.
En gros, c'est très prometteur. Je suis bien évidemment là pour la suite
Et je suis assez d'accord avec Aristimbault.
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Zangetsu05
- Posté le
17 juillet 2008 à 00:14:33

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Maintenant que j'ai lu, je te lâche pas pour la suite
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Negatum
- Posté le
19 juillet 2008 à 15:29:40

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Merci à vous deux, et désolé pour le retard. Tout sera rendu demain sans faute
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Negatum
- Posté le
22 juillet 2008 à 14:57:19

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Chapitre 3: Au retour d'un Frère
Michael avait immédiatement compris de qui il s'agissait. On peut oublier le Diable, mais on n'oublie jamais son frére. Le moindre frottement de lame, la moindre de ses parades, de ses réflexes, de ses bottes, Michael les avait appris, répétés, étudiés. Il avait passé des semaines à méditer, travailler encore et encore ses contres et ses attaques, pour, un jour, trouvé la faille décisive.
Mais en cent mille ans, Michael ne l'avait jamais trouvé. Les faiblesse du Diable lui restait inaccessible.
L'archange tournoya sur lui-même et frappa d'un coup horizontal. Le diable fit une roue arrière, atterrit sur ses mains, et d'un coup puissant, se propulsa à l'autre bout de la salle. Michael fut sur lui en un instant. Avec un cri de rage, il abattit la lame sur Lucifer.
Étincelles.
Le diable raffermit sa prise sur son épée, et frappa du doigt la gaine en acier. Deux fois. Il lança son arme dans un coup vertical, puissant. La lame blanche de Michael fut projeté vers le haut. Entraînant son propriétaire vers les dernières volutes de la tour de Jerusalem. Deux ailes noires se déployèrent, et d'un coup, le diable s'envola.
Michael tournoya dans les airs, luttant avec la vitesse. Tourné vers le sol, il brandit son épée contre l'ombre titanesque qui fondait sur lui.
La pointe de la lame noire percuta la gaine du cimeterre blanc. Une fois, deux, et au moment où l'épée attaquait pour la troisième fois, Michael fit tourner son épée autour de celle de Lucifer, la déviant vers ce qui, dans ce tourbillon de volute, ressemblait le plus à un haut.
Et laissa la gravité reprendre ses droits.
Lucifer cambra ses ailes, écarta les bras, partit en arrière. Un instant figé, la lame effleura son torse noir. Puis, son corps pivota complètement, et ses bottes jointes frappèrent le ventre de Michael. L'archange percuta violemment les murs blancs de la tour.
Lucifer se posa sur un rebord à pic.
-Ca fait un moment Michael, lança-t-il Depuis Arbil, au début de la troisième guerre du Golfe, c'est ça? Cinq ans, ça passe de plus en plus vite.
L'archange sentit les jointures de ses ailes craquer sous le choc, mais il tint bon. Dans un cri de rage, ses mains cherchèrent une prise dans les blocs de granit, et tirèrent d'un coup sec. Une pierre taillé, haute comme un cercueil, fila vers Lucifer à une vitesse stupéfiante.
Le Diable étendit la main.
Le bloc de pierre se fracassa devant lui.
Derrière lui, Michael apparut, l'épée levé, la face distordue par la fureur. Lucifer pivota, para calmement, et fit revenir les lames au-dessus d'eux.
-Je ne suis pas venu me battre, Michael.
Mais l'archange ne l'écoutait plus. Une partie de lui s'était écroulé, et s'accrochait désormais à la haine comme un enfant à une bouée. Son esprit n'était plus qu'une forge fumante et hurlante, ou des murs effondrés s'écoulait le pus de la haine. Lucifer était le responsable de tout cela. Il devait payer.
Et il devait payer maintenant.
Ses ailes d'anges battirent un coup pour reprendre de l'altitude, et Lucifer, déstabilisé, repartit en arrière. Michael tournoya sur le coté, se laissa tomber, attaqua sur le flanc. Mais l'épée noire et lumineuse se dressait à nouveau, comme une muraille infranchissable.
-Il me semble que tu as oublié qui je suis! S'écria le diable.
-Nous allons voir!
Tout deux se laissèrent tomber.
La tête en avant.
Face à face.
Michael ré attaqua.
L'air autour d'eux bourdonna sous le choc des lames qui s'entrechoquaient, des flammes qui jaillissaient, des coups lancés, du métal rougi d'ou jaillissait des étincelles. Les yeux dans les yeux, le Démon, et l'Ange, les deux frères luttaient.. Pendant quelques ultimes secondes, ils se regardèrent, face à face, lame contre lame...
Et puis Lucifer tournoya une dernière fois, frappa de sa botte. Se rétablit. Et sa lame se ficha dans la chair de Michael. Qui fut propulsé de l'autre coté de la salle.
Le combat était terminé.
Lucifer, triomphant, approcha de son adversaire. Michael s'était recroquevillé contre un mur, la main crispé sur son épaule. Sa tunique était devenue bleue.
Du sang des anges.
-Mille deux cents cinquante, c'est ça? Sourit Lucifer.
Michael répondit en sifflant.
-Mille... deux cents cinquante deux...
-Voila, fit Lucifer. Mille deux cents cinquante deux défaites... et pourtant, tu respire toujours, Mewto. Tout ça parce que dés que m'sieur l'archange avait des petits problèmes avec ce bon Lulu, son cher petit papa rappliquait avec tout ses pouvoirs, et le récupérait entier.
L'épée noire toucha l'épaule de Michael. L'archange n'eut pas un mouvement.
-Aujourd'hui... continua Lucifer, c'est à mon tour de jouer ce rôle.
Il se retourna, et jeta son épée à Michael.
-Je me rends. Tu as gagné, Mewto.
(suite au prochain post)
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Negatum
- Posté le
22 juillet 2008 à 14:58:57

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-La même chose?
Michaël était abasourdi. Accroupi contre le mur blanc, le bras en sang, il nettoyait la plaie avec nervosité, guettant du coin de l'oeil le moindre geste de Lucifer.
-Bravo, mon mignon, tu sais entendre, railla le Diable en inspectant les deux étagères remplis de livres. Encore un peu, et tu sauras comprendre.
-Ne te moque pas de moi, et finis ce que tu as à dire! S'écria Michael.
Sa plaie prit un malin plaisir à lui rappeler son existence.
Son interlocuteur lui jeta un regard et un des fameux rires méprisants dont il avait le secret. C'était un ricanement impur et superficiel, qui sonnait comme une injure, comme un déchet dans une rue propre, un « hin-hin » de hyéne assoiffée qui éveillait en Michael tout un univers de haine et rage.
Le diable commença.
-Il y a environ un mois, des tonnes et des tonnes de rats ont débarqués dans Babylone,fit-il en feuilletant un livre au hasard. A vrai dire, des bestioles, on en as jusqu'aux cornes là-bas -tu sais que nous, niveau hygiène...-, mais autant, et sans maîtres, c'était plutôt surprenant. Enfin, Abbadon avait réussi à faire une percée jusqu'à l'Eden, la routine que tu connais déjà s'était accéléré sur Terre, on s'amusait beaucoup trop pour aller compter les pattes et les oreilles de hamster à grosses queues, tu comprends...
Lucifer reposa le livre, en prit un autre, un énorme livre rouge, et pivota sur lui-même. Il avait une étrange façon de se mouvoir et de parler, comme un mauvais acteur qui surjouait sans cesse, accentuant les mimiques, tordant les sourires, clamant et criant comme une parodie de tragédien. Michaël avait toujours détesté cette façon de vivre exubérante et odieuse, de n'être qu'une parodie exagéré de soi-même. La vie n'était pas un film de grimace et cri, un monde d'ombre déformé et de caricatures irréelles. Du moins, elle ne devrait pas l'être pour le premier fils -et le favori- de Dieu.
Lucifer se tourna vers Michaël, et il leva l'index bien haut, le livre dans ses bras, comme si il en lisait un passage.
-Et puis ça nous est tombé dessus. Ca a commencé prés du Front, et ça s'est propagé dans tout l'enfer, surtout a Babylone. En face, je n'ai plus vus d'armée, donc j'ai cru que ca venait de vous et j'ai retiré mes troupes en vitesse, mais c'était trop tard. Il y a bien les trois quarts de la population qui a été massacré...
-Le chiffre est moins importants de notre coté, intervint Michael. J'estimerais peut-être à... Un tiers? La moitié? Quelque chose comme ça, mais je ne peux dénombrer les morts qu'à Jerusalem
Lucifer approuva doucement, et haussa les épaules
-C'est quand Nahash est mort que j'ai décidé d'arrêter les frais. Pour la première fois, vous m'aviez battu en horreur et en sadisme, et si Dieu était capable de faire ça, ça voulait dire qu'il n'avait plus besoin de moi pour faire le sale boulot.
Michael sourit crânement.
-Dis plutôt que tu capitule pour sauver ta peau. Avec le quart de tes forces encore debout, tu peux plus te permettre de jouer au bel adolescent rebelle.
Lucifer ferma les yeux et sourit d'un faux air innocent.
-Ah mais je voulais capituler. C'est pour ça que je suis venu. Mais vu les circonstances, c'est hors de question.
Les pupilles de Michael se dilatèrent de surprise.
-Comment?
-Quand je suis parti, j'ai cru que vous étiez derrière tout ça, et que l'Enfer était le seul pays touché. Apparemment, tu pensais la même chose à propos de moi, n'est-ce pas? Demanda-t-il.
Il posa le livre sur l'autel. Michael ne répondit pas.
-Mais les choses sont différentes. J'ai pu traverser tout le Paradis seul avec un garde du corps, et personne ne nous a interpellés. Nous avons croisés deux ou trois anges dans les couloirs du palais, mais ils nous ont laissés passé ou se sont enfuis. J'ai réussi à m'infiltrer ici sans dégainer une fois mon épée.
-Il nous reste bien plus d'hommes que vous, répliqua Michael, et mes armées sont sur le qui-vives. Si ce que tu dis est exact, il me suffit de prendre une petite dizaine de milliers d'anges et de marcher jusqu'à Babylone pour pouvoir me passer de ta capitulation.
-Parfaitement, Michael, répondit Lucifer. Mais tu oublies une chose.
Il s'approcha de lui.
-Si mon enfoiré de père était encore vivant, j'aurais lâché l'affaire, bien sur. Mais je ne vais pas m'agenouiller devant un macchabée.
-Alors tu s'agenouillera devant son successeur, répliqua Michael sans vraiment reflechir à ce qu'il disait.
-Autrement dit, toi, pas vrai, Mewto?
Michael eut un coup au coeur, mais il approuva. Tout allait si vite... Dans son âme, la plaine s'était fissuré, et les derniers murs s'écroulaient dans un chaos noir et électrique; Il sentait des éclairs d'incertitudes, de peur, de haine et de chagrin lui traverser les veines avec un grésillement de chair brûlée. La fureur qui l'avait possédé tout à l'heure sans était allé, même si il n'avait toujours aucune confiance en Lucifer. A sa place se mêlait un mélange de sentiments intenses et contradictoires qui lui rongeaient l'esprit. Lui... le successeur de Dieu?
Plus tard, se dit-il. Plus tard. Pour l'instant, tu joue peut-être le sort du monde sur ces quelques paroles, alors concentre-toi. Ce n'est pas parce que Lucifer a rangé son épée qu'il n'est plus dangereux.
-Oui, dit-il, moi.
-Voila le problème, fit Lucifer dans un sourire. Je veux bien accepter de me rendre à Dieu... Pas à un guignol comme toi.
Le ton de Michael se fit glacial.
-Même si cela signifie la mort de tous les tiens?
-Si cela doit-être, ainsi soit-il Mais ça me surprendrait.
-Comme tu voudras, Satan, siffla Michael.
Il tenta de se lever, mais se figea. Un sourire condescendant s'accrocha aux lèvres du diable pour se glisser en mépris liquide dans sa voix.
-Je crains que tu n'ai toujours pas compris, Michael... La mort de Dieu change beaucoup de choses chez vous, et des troubles risquent de secouer ton pays pour la sucession, alors que chez moi, c'est toujours Lulu le patron... Mais enfin, tu devrais t'imposer comme le leader évident, au moins par intérim.
Il avança de deux pas en direction de l'archange, dégaina sa lame noire et la posa doucement sur le cou de Michael.
-Le véritable problème, c'est que si tu décide de reprendre les hostilités, je ne vois ce qui me force à te laisser en vie, petit frère... Et là, le problème de la succession se posera vraiment. Le temps que les moutons que ton père dirigeait se décide à se bouger le train, à choisir un chef qui ne soit pas toi, j'aurais une armée de cent mille homme pour piller Jerusalem, je peux te l'affirmer.
L'ange et le démon se défièrent longuement du regard. Dans chacun des yeux des deux fréres, du Ciel ou des enfers, montaient des vapeurs de haine et de rancoeurs, de jalousies et de violences. Plusieurs longs instants s'écoulèrent doucement dans la salle baigné de soleil et de vent.
-Tu as toujours le dernier mot, hein? Murmura Michaël en baissant la tête.
Le sourire de Lucifer se fit plus serein.
-C'est pour ça que j'ai réussi et pas toi, railla-t-il en rangeant son épée. C'est dans la tête, Mewto. C'est une question de cervelet, tu vois...
-Qu'est-ce que tu veux, alors? Massacrer nos deux clans et laisser la Terre seule et sans défense contre sa propre folie?
Lucifer alla a grand pas chercher le livre rouge qu'il avait laissé sur l'autel.
-Je veux négocier! S'écria-t-il d'un ton théâtral. D'abord, la paix pour les démons, et leur retour au Paradis! Ensuite, le choix d'un successeur commun pour régner sur les deux royaumes! Et troisièmement...
Il prit le livre et chantonna:
-La transformation de tout les italiens en rhino nazi, moins un qui reste tout seul, libre et décrépi !
C'était parfaitement idiot, et pourtant Michael ne put s'empêcher de sourire. Comment un fou pareil pouvait avoir tenu tête au Paradis pendant cent mille ans?
-Je suppose que le petit trois est une tentative d'humour, alors j'appose mon accord de principe. Mais ça va pas être aussi facile que tu ne le crois, tu sais.
Lucifer redevint sérieux, peut-être pour la première fois depuis sa rencontre avec Michael. Pourtant, un sourire s'affichait sur son visage, un sourire différent de celui habituel, petit, discret, doux. Il est enthousiaste, pensa Michael. Chez lui aussi; les murs se sont abattus, et il est heureux de voir qu'il peut sortir du labyrinthe qui le menait jusqu'à la fin. Il a hâte de voir comment les choses vont se passer.
Je l'envie.
-Je sais bien. Mais pour l'instant, ce n'est pas le problème. Ton Pére, qui était censé être immortel, omniscient, invincible, indivisible, non-imposable et tout le bazar, vient de crever dans la pièce d'à coté, et ça va être coton d'annoncer ça à tes potes, surtout si j'étais dans les parages au moment du dernier souffle. La sono, elle va pas gueuler longtemps, ça je peux te le dire.
-Sans compter la Peste, qui va continuer à frapper tant qu'on ne trouve pas une antidote, intervint l'archange.
Lucifer regarda le ciel lumineux autour d'eux.
-A vrai dire, ça me surprendrait. Les premiers morts sont tombés quand le ciel s'est couvert, et j'ai eu le pressentiment en arrivant ici que c'était bel et bien fini... Que ce soit pour Dieu, ou pour la peste.
-J'ai eu le même genre de sentiment, mais rien ne nous indique que...
-Qu'ils étaient liés?
La question devait finir par être posé. Dés qu'il avait appris que Dieu était tombé malade, Michael avait douté de la responsabilité de son frére, qui aurait été incapable d'un tel exploit. Et maintenant qu'il avait prouvé son innocence (pourquoi l'aurait-il fait autrement?), ils n'avaient plus aucune piste.
Lucifer continua:
-Réfléchis une seconde, Michael. J'ai pas traversé le Paradis comme ça, quelque chose m'y a poussé. Et pareil pour toi, si j'ai bien saisi. Et à l'instant même où le barbu tire enfin son arme vers la gauche, le soleil se met à briller dans le ciel, et nous nous retrouvons tout les deux, le Seigneur des Enfers et le Premier Archange, seul à seul. C'est un peu gros, nan?
-Que veux-tu dire? Lâcha Michael.
-Je veux dire que...
Lucifer s'interrompit. Quelque chose venait de s'envoler du livre rouge. Une page d'un blanc pur, éclatante au soleil, qui tournoya sous le vent. Elle roula, zigzagua dans l'air, chuta brusquement, se releva, tourna une derrière fois, et se posa doucement sur le sol, exactement entre Lucifer et Michael.
Le diable sourit.
-Je veux dire que le barbu a tiré ses fils pour qu'on se voit ici. Pour nous dire quelque chose.
Et sur, ce, il saisit la feuille.
Michael s'affala sur le mur en pierre.
-Tout va si vite... La Peste, les morts, et maintenant ça...
-Ouais, je sais, répondit machinalement Lucifer, occupé à décrypter la feuille, les emmerdes arrivent souvent par paquet de vingt kilos. Ce genre de trucs, ils vendent plus au détail depuis dix mille berges, man, t'était pas au courant?
« Toc » fit la tête de Michael quand elle percuta doucement le granit pur de la salle du trône. La tornade de fureur disparue, la discussion s'effacant, il sentait ses pensées revenir implacablement vers Dieu, et ses yeux revenir aux larmes. Dans son âme, il sentait la plaine craqueler à son tour, et les derniers murs s'effriter. Désormais, son ennemi de cent mille ans, son adversaire éternel, son rival de toujours, Lucifer, était un allié. Désormais, le responsable de la Peste tombait dans l'ombre,
se maquant dans son absurde existence. Désormais, Dieu, son pére, le seul a qui il avait fait confiance dans toute sa vie, était mort. Tout avait changé...
Lucifer leva la tête de la feuille.
-Hé, Mewto! T'es parti en bad trip? On a pas vraiment le temps, hein.
Michael ne répondit rien. D'ici dix minutes, il serait sorti de cette salle balayé par les vents, et redeviendrait l'archange Michael, celui qui ne doute jamais, à l'autorité incontesté, au charisme puissant et à la dextérité incroyable. Il redeviendrait le troisiéme être le plus puissant du monde.
Mais là, blessé, avec la dépouille de son pére et le visage diabolique de son frére à ses cotés, il se sentait comme un enfant perdu et boudeur, triste et confus. Il avait conscience que la présence de son frére le rendait nerveux et puéril, et c'était en partie pour cette raison qu'il le haïssait. Mais alors que les larmes lui venait aux yeux, il sentit cette tristesse d'enfant infiniment plus doux que le désespoir de son âme adulte.
Lucifer s'accroupit vers lui. Sa voix se fit plus douce, plus compréhensive.
-Nous pond pas un cassis, Mewto. Dis-toi que c'est qu'une épreuve de plus qui pave le chemin de l'Apocalypse. Nous avons traversé tous les deux les tourments humains et les guerres d'ici et nous n'avons jamais réussi à nous entretuer tout à fait. Si notre combat a bâti cela...
Il se leva, et désigna une fenêtre. Derrière la vitre, l'oeil de la Terre, immense à cette hauteur, plongeait vers le paradis, irradiant de lumière et de beauté.
-Imagine ce que peut faire notre union, Michael.
Le Diable tendit la main. L'Archange la considéra un long moment, silencieux et grave. Les chants montèrent plus encore dans leur cacophonie joyeuse. Il sentit le soleil illuminer ses cheveux platines. Et ce fut Michael, qui, perdu dans son monde de ténèbres, décida de saisir la queue de serpent qu'on lui tendait, et de s'y hisser. Il décida de faire, pour la première fois en cent mille ans, confiance à son rival de toujours.
-L'Empire Céleste dans sa splendeur originelle est restauré.
Et si ce fut l'Archange et le Diable qui se serrèrent la main, ce furent les vies des deux premiers fils de Dieu qui se jurèrent fidélité.
-Et la Voie des Anges rejoint la Voie des Démons.
(Un pavé comme tu les aimes, Az')
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Aristimbault
- Posté le
22 juillet 2008 à 15:47:02

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Excellent.
Oui, pas grand chose d'autre à dire.
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Zangetsu05
- Posté le
22 juillet 2008 à 16:18:41

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Si.
La suite
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_Azerty777
- Posté le
22 juillet 2008 à 16:32:21

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Ben tu vois, quand tu veux.
Ouais, je devrais lire toutes les deux suites, c'est bien mieux, au moins y'a quelque chose à lire, là.
Bon, sinon...pas grand-chose à dire en effet. Tu connais toujours pas tes conjugaisons, mais ça je suppose que ça fait limite partie de ton style d'écriture.
Ah, et j'aime pas ton Lucifer, mais tu t'en doutais sûrement, et tu t'en fous vu que c'est pas mon texte. Juste que le "wesh" était *peut-être* (
) de trop, nan?
Bon, à dans deux ou trois semaines, le temps que tu te décides à poster assez pour que je puisse venir?
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iron66
- Posté le
22 juillet 2008 à 19:19:26

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Il est vrai que si l'on oublie les fautes qui font mal à mes pauvres noeils c'est pafait !
J'adore l'ambiance et surtout le principe !
Meme si parfois j'ai du mal à te suivre...
J'aime aussi la référence à Sunjata Keita !! enfin bon ça c'est personnel, ça apporte rien mais j'avais envie de le dire.
C'est rare que ça m'arrive mais comme l'as dit l'autre ça donne envie de deviner ce qu'il va se passer et ça c'est génial ! Enfin voila : la suite !!
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Sujet : « La Voie des Hommes »