Les forums de JeuxVideo.com
-
Raziel5689
- Posté le
13 juin 2006 à 20:07:40

-
Questions
II - LA MORALE DU TEXTE
Dans une analyse hâtive, on pourrait réduire cette morale au proverbe : "l´argent ne fait pas le bonheur". Cet homme souffre, et meurt de ce "don" que lui a transmis la nature. Il se ruine, notamment, à tous les sens du terme, à cause de sa jeune épouse, coquette et dépensière.
En réalité, Daudet, dans la morale de son apologue (voir deuxième partie de la question) évoque toutes sortes de sacrifices : des êtres humains, doués dans quelque domaine que ce soit, ("pauvres gens") peuvent en souffrir et même en mourir, parce que non reconnus ou exploités à outrance.
On pouvait penser par exemple aux artistes incompris, aux talents exploités, à toutes sortes de trahisons, de marchés de dupes, dans le monde humain, conduisant certains individus à leur perte, dans leurs esprit, âme et coeur, à l´image de cet homme à la cervelle d´or qui a tout pour être heureux et réussir mais se confronte à un destin terrible qui, non seulement ne le rend pas heureux mais le tue.
Daudet évoque également la tentation du suicide : "quand ils sont las de souffrir".
III - LE(S) GENRE(S) DU TEXTE
Attention, le cadre du texte est une lettre qui contient un récit qui prétend être une légende.
En réalité, il s´agit d´un apologue ou court conte moral.
Le plan choisi, et qui nous a semblé le plus simple, est de type dialectique.
PREMIERE PARTIE : APPAREMMENT, C´EST UNE "LEGENDE"
En apparence, ce texte est une lettre ("A la dame qui demande des histoires gaies"), cadre d´un récit fantastique dont l´auteur dit que c´est une légende : "malgré ses airs de conte fantastique, cette légende est vraie d´un bout à l´autre".
La lettre de Daudet répond à celle, peut-être d´une lectrice. C´est l´occasion pour Daudet de raconter une "légende" : "vous n´aurez encore aujourd´hui qu´une légende mélancolique" :
celle-ci commence, évidemment par "il était une fois".
Comme dans tous les contes et légendes, le personnage est extraordinaire, atypique, doué d´une particularité merveilleuse : un cerveau d´or. Ce don va faire son malheur.
Daudet suit la chronologie de l´existence du personnage, de sa naissance jusqu´à sa mort.
On notera l´emploi des temps du récit (imparfait, passé simple), les connecteurs logiques ("il était une fois", "un jour", "à dix-huit ans seulement", "dès lors", "une nuit", "à quelque temps de là", "pendant deux ans").
Il donne à son récit toutes les marques de la réalité en décrivant les différentes étapes de l´existence du personnage : enfance, jeunesse, mariage, mort.
Transition
Même si le texte présente les caractéristiques d´une légende et d´un conte fantastique, c´est en réalité un apologue ou un conte moral.
DEUXIEME PARTIE : EN REALITE, C´EST UN "APOLOGUE"
Daudet brouille les pistes : en racontant l´histoire de l´homme à la cervelle d´or, il arrive à une morale, une conclusion à portée universelle (objet de la première partie de la question).
Son texte est donc un apologue, petite fable visant essentiellement à illustrer une leçon de morale.
A partir de l´histoire de cet homme "malheureusement doué", Daudet arrive à la conclusion que des "pauvres gens" sont condamnés, à cause de leur esprit mais aussi dans leur coeur et dans leur âme.
On passe du récit à la troisième personne du singulier, à la généralisation (par "le monde, eux, ils").
IV - LES FAUSSES PISTES
Il ne fallait pas :
● Mélanger les deux parties de la question, l´une portant sur le fond, l´autre sur la forme.
● Considérer le texte, simplement, comme un récit fantastique ou une légende.
La suite plus tard
- Lien permanent
-
Raziel5689
- Posté le
13 juin 2006 à 20:09:37

-
Commentaire
II - LES DIFFERENTS TYPES DE PLANS POSSIBLES
Le sujet ne donne aucune piste pour l´élaboration du plan. On vous demande juste de commenter l´extrait.
Vous pouviez bâtir un plan :
1. A partir de l´étude de la structure de l´extrait (sans dissocier l´étude du fond et de la forme) : par exemple : le récit, le dialogue, la morale de l´apologue.
2. A partir de l´étude des personnages: la jeune épouse, l´homme à la cervelle d´or, les hommes qui "sont condamnés à vivre de leur cerveau".
3. A partir des thèmes, en vous appuyant sur les champs lexicaux : le bonheur, l´argent, le chagrin et la mort.
III - LES PISTES DE REPONSES
A - NATURE ET STRUCTURE DE L´EXTRAIT
1. Récit
Daudet raconte une histoire à laquelle il veut donner une portée universelle. Vous pouvez relever les indices du récit :
Connecteurs logiques : à quelque temps de là, cela dura ainsi pendant deux ans, alors, aussi
Emploi des temps : imparfait, passé simple
Verbes d´action (acheter, s´en allait, mourut)
Descriptions : "une petite femme blonde", "les pompons, les plumes blanches, les jolis glands mordorés"
2. Dialogue
Le discours direct (dont vous aurez reconnu les caractéristiques : ponctuation, emploi des temps, des pronoms) est présent dans le texte au seul moment de "bonheur"du personnage. Il restitue essentiellement les paroles de la jeune épouse gâtée.
Ce "dialogue" qui n´en est pas vraiment un, puisque la jeune femme seule s´exprime et lui ne répond que par une plainte : "Oh, oui... bien riches", est court, comme le temps partagé dans le couple avant la mort de la femme : "cela dura ainsi pendant deux ans"
3. Morale
Après le récit du destin malheureux du personnage, Daudet conclut l´apologue par une morale à portée universelle.
On passe de la troisième personne du singulier à celle du pluriel, mettant en relief la généralisation : "pour eux, ils".
Daudet prévient le lecteur "cette légende est vraie d´un bout à l´autre". Il veut montrer que certains êtres peuvent être exploités pour leur intelligence et en mourir.
B - LES PERSONNAGES
1. La jeune femme
Elle est présentée comme une coquette, très intéressée par l´or de son mari, tout en ne cherchant pas à connaître l´origine de cette fortune et tout en ignorant la souffrance qu´il endure : "une petite femme blonde, mignonne créature, moitié oiseau, moitié poupée", "petit oiseau bleu qui lui mangeait le crâne innocemment", "la petite femme"
Elle est punie, en quelque sorte par une mort prématurée : "la petite femme mourut, comme un oiseau"
2. L´homme à la cervelle d´or
Sa destinée va l´entraîner vers la mort : "il devint amoureux, et cette fois tout fut fini"
Il est dupé par cette femme qui ne s´intéresse qu´à son argent : "elle l´aimait bien aussi" alors que lui : "l´aimait du meilleur de son âme": "
Cependant il est lucide : la peur le prenait, des envies d´être avare
A la mort de sa femme, il est désespéré et précipite sa perte en se "suicidant" c´est à dire en augmentant ses dépenses, épuisant son cerveau.
Daudet fait une description édifiante de la mort du malheureux, dans l´esprit du roman fantastique : "un grand cri, recula de peur, air hébété, main toute sanglante, avec des raclures d´or au bout des ongles".
C - LES THEMES
1. Le bonheur
Il va être de courte durée pour le personnage : "cela dura ainsi pendant deux ans".
Ce bonheur est artificiel, éphémère mais on peut relever plusieurs termes le caractérisant : amoureux, du meilleur de son âme, mignonne créature, "0 plaisir, il souriait avec amour"
2. La fortune
Le cerveau d´or apporte certes la fortune à l´homme mais précipite sa fin. Daudet illustre d´une certaine façon l´adage bien connu : "l´argent ne fait pas le bonheur".
Le champ lexical de la richesse est abondamment représenté : "or, jolis glands mordorés, piécettes, sa fortune, bien riches, si riche, il lui achetait quelque chose de bien cher, le trésor, larmes d´argent dans le velours"
3. Le chagrin et la mort
Après la mort de la jeune épouse, le personnage accélère sa perte : financière, bien sûr, mais vitale. La fortune qui lui a permis de vivre le tue également.
Daudet brosse le portrait d´un homme accablé par la douleur : "l´air égaré, les mains en avant, trébuchant comme un homme ivre, le veuf".
Sa mort est mise en scène d´une façon théâtrale : "un grand cri, la regardait douloureusement, main toute sanglante, avec des raclures au bout des ongles".
Avant la morale de l´apologue, Daudet peaufine l´exercice de style du récit à la manière du fantastique, à la limite du parodique.
IV - LES FAUSSES PISTES
Il ne fallait surtout pas :
-mélanger les deux parties dans la question (fond et forme).
-dissocier l´étude du fond et de la forme dans le commentaire.
-être trop général et trop imprécis.
-envisager le texte comme fantastique, sans voir la distance établie par Daudet, dans la parodie.
- Lien permanent
-
1_kich_dan_anus
- Posté le
13 juin 2006 à 20:10:20

-
cipier-coller
- Lien permanent
-
Krenka69
- Posté le
13 juin 2006 à 20:12:06

-
Encore heureux que c´est un copier/coller, il ne va pas nous l´inventer...
- Lien permanent
-
Raziel5689
- Posté le
13 juin 2006 à 20:17:47

-
Bah oui
sinon j´écris bien vite en tre mes mess tss
- Lien permanent
-
Raziel5689
- Posté le
13 juin 2006 à 20:18:33

-
Dissertation
II - LES DIFFERENTS TYPES DE PLANS POSSIBLES
Avant de choisir un plan, il faut bien réfléchir sur l´énoncé du sujet. Vous devez vous demander pourquoi des écrivains font le choix de la fiction : ceux-ci n´utilisent pas, pour écrire, des faits qui se sont réellement passés, mais préfèrent inventer de toutes pièces ce qu´ils livrent à leurs lecteurs.
S´ils préfèrent inventer des faits imaginaires, fictifs, irréels, c´est parce qu´ils estiment que c´est un moyen plus efficace pour transmettre leur message.
Votre travail est donc de comprendre comment la morale et des idées estimées vraies, passent mieux lorsqu´elles ont comme support une fiction.
Quel plan choisir ?
Un plan dialectique ? : On ne vous demande pas si la fiction sert à transmettre des vérités ou des leçons, mais on vous demande d´expliquer pourquoi certains écrivains font le choix de la fiction. Dès lors, il est difficile de choisir un plan dialectique (c´est-à-dire du type : thèse, antithèse, synthèse).
On peut cependant envisager la solution suivante :
1. L´écrivain qui donne des leçons de façon directe risque vite d´être ennuyeux. La fiction est alors un moyen commode de plaire tout en instruisant.
2. Il existe cependant des écrivains qui choisissent de délivrer directement leurs messages en puisant dans la réalité : ils contraignent leurs lecteurs à voir d´emblée le monde comme il est.
3. Quel que soit son choix, l´écrivain opère des transformations. Son originalité, son imagination l´emportent, et c´est toujours d´une façon distanciée et personnelle qu´il transmet ses idées.
Un plan analytique ? Vous pouvez envisager un tel plan : il faut exposer les raisons du choix de la fiction puis montrer les conséquences d´un tel choix :
1. L´écrivain utilise la fiction pour mieux susciter la curiosité et l´adhésion à ses idées.
2. Le lecteur est contraint d´interpréter la fiction. Il est un lecteur plus actif.
3. La littérature, en se détournant du réel, permet cependant à l´écrivain de dire ce qu´il pense du monde et des hommes.
C’est le plan que nous proposons :
III - LES PISTES DE REPONSES
PREMIERE PARTIE
1. L´écrivain utilise la fiction pour mieux susciter la curiosité et l´adhésion à ses idées.
L´écrivain choisit d´utiliser la fiction, car il souhaite d´abord attirer l´attention de son lecteur, susciter sa curiosité, le charmer, afin de l´amener plus facilement à entendre son message.
Ionesco dans Les Chaises crée une situation totalement irréelle : un couple de vieillards reçoit des invités, leur parle, alors que le spectateur ne voit que des chaises. Cet effet de surprise, qui peut dérouter le lecteur ou le spectateur, peut aussi permettre à l´écrivain de mieux introduire son message.
Les grands discours sont ennuyeux : pour convaincre un lecteur il faut d´abord l´attirer. Une anecdote célèbre depuis l´antiquité rappelle que le grand orateur grec Démosthène parlant au peuple de la guerre qui s´annonce, .découvre que son public est inattentif. Il change subitement le contenu de son discours et raconte une anecdote à propos d´un âne et de son ombre. Le public l´écoute, alors qu´il s´agit d´un sujet bien futile par rapport au danger imminent... La Fontaine reprend une histoire analogue dans "Le pouvoir des fables". Ce titre est très clair : c´est en parlant à l´imagination du lecteur qu´on peut le mieux capter son attention.
En choisissant la fiction, l´écrivain peut mieux diriger l´esprit de son lecteur. En effet, puisqu´il invente une fable, un conte bâti de toutes pièces, il peut graduellement amener le lecteur à rentrer dans ses idées.
Transition
On pourrait penser que ces stratégies de l´auteur sont seulement une manière de manipuler le lecteur. On va se rendre compte que le lecteur a, lui aussi, quelque chose à gagner.
DEUXIEME PARTIE
Le lecteur est contraint d´interpréter la fiction. Il est un lecteur plus actif.
Le lecteur est comme surpris : il pensait lire une pure fiction et voilà qu´il est amené à "décoder" des idées. On lui a fait croire qu´il pourrait s´abandonner au plaisir des "légendes" mais l´auteur lui demande en fait d´être un lecteur très actif. Il sollicite à la fois son imagination et sa pensée.
On peut trouver cela aussi dans un texte poétique qui prend l´allure d´une fiction, comme dans Les Petits poèmes en prose de Baudelaire : "Le mauvais Vitrier", par exemple, raconte comment le poète se venge brutalement d´un vitrier qui ne lui apporte que du verre blanc alors que le poète voudrait toutes sortes de verres colorés. Au lecteur de décrypter et de comprendre que Baudelaire veut souligner le désir que l´homme a de s´évader pour ne pas voir la réalité. Solliciter le lecteur, le rendre plus actif est donc une conséquence du choix de la fiction.
La fable, l´allégorie, le conte ont une puissance d´expansion dans l´esprit du lecteur. Une fois sa lecture achevée, le texte continue à interroger le lecteur qui sent bien qu´il doit chercher des significations à un texte aux allures quelquefois étrange.
Un lecteur du texte de Daudet pourra se demander qui sont ces hommes à la cervelle d´or que le monde exploite : est-ce le génie qu´on utilise sans le reconnaître ? Est-ce un être qui a reçu un don et qui le dilapide dans des actions futiles ? Est-ce celui qui est incapable de résister aux sollicitations du désir ? Dans la mesure où l´idée n´est pas explicitée, le lecteur est amené à faire des hypothèses multiples pour saisir le message ou les messages de l´auteur. Faire envisager des hypothèses multiples pour comprendre le message, la leçon de l´auteur. Il garde ainsi une part de liberté. Les leçons ne sont pas assenées mais le lecteur doit les deviner.
Transition
On s´aperçoit que ces textes qui s´éloignent de la réalité nous ramènent à une interrogation sur la réalité de la vie.
TROISIEME PARTIE
La littérature, en se détournant du réel, permet cependant à l´écrivain de dire ce qu´il pense du monde et des hommes.
La littérature qui s´éloigne de la réalité par l´imaginaire, la fantaisie, permet souvent de mieux cerner le monde. C´est un paradoxe : l´écrivain, en apparence, tourne le dos au réel pour mieux faire entendre ce qu´il a à dire sur la vie, le monde, les hommes. C´est le choix de La Fontaine, dans ses Fables : on y entend des animaux parler mais cette irréalité est au service d´une morale qui met en garde contre les dangers de la vie, comme dans la célèbre formule : "La loi du plus fort est toujours la meilleure".
C´est donc en étant irréelle, fantaisiste, fantastique (et vous avez peut-être de nombreux exemples dans ce domaine ?) que la littérature peut parler efficacement du monde. Ecrire est souvent une conduite de détour : parler de la peste (Camus) ou de rhinocéros (Ionesco) pour dénoncer la montée du fascisme. C´est une dimension essentielle de la littérature: sa puissance symbolique, sa force de suggestion. La littérature engagée, qui nous parle bien de la réalité, a plus de force d´impact en utilisant la fiction.
CONCLUSION
Utiliser la fiction est une stratégie efficace pour l´écrivain car cela lui permet d´être plaisant tout en arrivant à ses fins : convaincre ou persuader le lecteur de la vérité de ses idées. C´est aussi une façon pour l´écrivain de s´engager tout en demeurant un artiste.
Cette stratégie peut-être une manipulation du lecteur et constituer un vrai danger : la prise de pouvoir d´un écrivain sur l´imagination et la pensée du lecteur. Mais la toute puissance de la fiction peut aussi faire éclore la vérité et être la source d´une vraie richesse en suscitant les interprétations multiples d´un lecteur devenu plus actif.
IV - LES FAUSSES PISTES
Il ne fallait surtout pas :
-Confondre vérité avec réalité.
-Confondre fiction avec récit réaliste.
-Réduire le sujet à la question de la transmission d´une morale.
- Lien permanent
-
Raziel5689
- Posté le
13 juin 2006 à 20:19:23

-
Ecrit d´invention
Caractéristiques générales du texte attendu :
Genre littéraire : lettre
Type de texte : narratif et argumentatif
Enonciation : "la dame qui demande des histoires gaies" parle à la première personne
Niveau de langue : au moins courant, potentiellement soutenu en l´absence de précision. En tout cas, le style sera naturel comme il convient à une correspondance suivie.
Tonalité : la dame peut tout à la fois exprimer son indignation parce que l´auteur ne répond pas à son attente et lui proposer une histoire particulièrement sordide ; elle peut également faire part de l´émotion qui l´a étreinte face à ce personnage malheureux ; elle peut aussi exprimer son admiration devant l´habileté du conteur. En fait tout dépend du degré de lisibilité de la lectrice. Elle peut en effet être convaincue que c´est à l´auteur d´écrire comme il l´entend.
II - LES DIFFERENTS TYPES DE PLANS POSSIBLES
Par un plan analytique, c´est celui que nous proposons ci-dessous :
1. la dame commence par renouer le dialogue épistolaire avec Daudet ;
2. elle rapporte les sentiments qui l´ont traversée à la lecture de l´apologue et en analyse les causes ;
3. elle en tire les réflexions morales que ce récit lui inspire.
Par un plan libre :
Sous le coup de/des émotion(s) née(s) de la lecture du texte, l´épistolière répond "à chaud". Son propos est alors décousu, mêle impressions et réflexions. Il s´agit alors d´écrire un texte marqué par la vivacité et la spontanéité.
III - LES PISTES DE REPONSES
Le plan choisi, et qui nous a semblé le plus simple, est de type analytique, il consiste à :
1. renouer le dialogue avec Daudet en livrant une première réaction à la réception d´une histoire tout sauf gaie ;
2. rapporter les réactions au cours de la lecture en évoquant les sentiments éprouvés ;
3. formuler les réflexions morales induites par cet apologue.
PREMIERE PARTIE
La dame qui réclame des histoires gaies est déstabilisée par l´envoi d´une nouvelle "légende mélancolique", bien loin des "poèmes couleur de rose et des paniers pleins de contes galants" auxquels Daudet fait allusion dans le deuxième paragraphe.
Ainsi peut-elle regretter le peu d´intérêt manifesté à sa demande par l´auteur, ou s´indigner ouvertement de la tendance à "broyer du noir", qu´il impose à ses lecteurs. Une référence à d´autres textes de Daudet, comme "La chèvre de monsieur Seguin", ou à d´autres textes contemporains de la même veine serait valorisée et construirait l´idée d´une lectrice avertie.
DEUXIEME PARTIE
Le texte de Daudet peut susciter plusieurs réactions du fait de sa complexité :
● l´apitoiement est la plus attendue : le récit se veut un apologue pathétique, qui n´est pas sans rappeler l´univers de la tragédie. Le héros est en effet marqué dès sa naissance par une singularité qui lui vaudra une existence malheureuse et tourmentée. Daudet ne manque pas d´insister sur les détails sordides qui ancrent son récit dans la réalité : insistance sur la lourdeur de la tête, foule de personnages cupides et multiplication de situations théâtrales. L´absence de détails sur la manière dont il "s´arrach[e] la cervelle" lui-même contribue à l´horreur. Le recours à la focalisation interne, au moment du vol par l´ami facilite lui aussi un rapprochement du lecteur et constitue un appel à sa pitié.
● l´indignation naît des diverses étapes du récit. L´attitude des parents est des plus ambiguës ("On vous volerait, mon beau trésor !" fortement ironique ; la demande d´argent pour payer son éducation). L´épouse intéressée devient une image en raccourci de la condition féminine, ce qui ne peut qu´indigner une lectrice avertie.
● il est également possible d´envisager que la "dame qui demande des histoires gaies" ne se laisse pas abuser par Daudet. Les précautions oratoires qui marquent l´ouverture de la lettre et justifient la tonalité sombre du texte sont trop outrées pour être honnêtes. Elle peut louer l´habileté du récit qui mêle réalisme et merveilleux, user habilement des raccourcis et des formules et disputer du paragraphe final, signalant ironiquement qu´elle n´est pas dupe du procédé.
TROISIEME PARTIE
En tant qu´apologue, le texte peut susciter la réflexion sur les thèmes suivants :
● la cupidité qui frappe les hommes et les pousse à profiter des plus naïfs. La famille, l´amitié, l´amour, rien ne trouve grâce aux yeux de Daudet. La lectrice pourrait minimiser le pessimisme de l´auteur.
● la grandeur du personnage éponyme : initialement ébloui par la richesse qu´il contient, il finit par se détourner des tentations du monde, opérant ainsi un revirement individuel louable ; confiant en l´amitié, il est volé ; amoureux, il sacrifie sa richesse et donc sa vie à celle qu´il aime. La lectrice pourrait s´étonner d´une telle candeur face à la société, mais n´est-elle pas liée à la disparition progressive de la cervelle, organe du raisonnement ? Si elle accueille également l´âme, l´apologue offre une image effrayante de la société qui ne reconnaît pas les valeurs de l´intelligence et de l´esprit, et les rabaisse au matérialisme le plus vil.
● un candidat attentif aura judicieusement pensé qu´une lectrice avertie pourrait aussi gloser la démarche de création de Daudet : les paragraphes qui ouvrent et ferment sa lettre, l´omniprésence du narrateur dans le récit en tant que tel, qui commente et souligne la dimension morale du propos peuvent donner lieu à des remarques.
CONCLUSION
La lettre peut se clore par des postures diverses :
● elle renouvelle sa demande "d´histoires gaies" ;
● la lectrice renonce à lire tout texte de Daudet, incapable de répondre aux demandes ;
● elle accepte finalement de laisser l´auteur écrire comme bon lui semble.
IV - LES FAUSSES PISTES
Il ne fallait surtout pas :
-ignorer le texte de Daudet, aussi bien ce qui relève de la correspondance (récit-cadre) que le conte lui-même ;
-multiplier dans la lettre des émotions contradictoires qui nuiraient à la construction du personnage de la lectrice.
- Lien permanent
-
Formol-88
- Posté le
13 juin 2006 à 20:25:11

-
bon ca va, je pense avoir 8/20
- Lien permanent
-
Robert_31
- Posté le
13 juin 2006 à 20:30:25

-
Merci pour tes infos
J´espere avoir la moyenne
^^
- Lien permanent
-
dark_de_toi
- Posté le
13 juin 2006 à 20:31:52

-
moi je peux avoir 10 mais à la question je n´ai pas mis apologue j´ai mis lettre, roman et conte
- Lien permanent
-
Manubeys
- Posté le
13 juin 2006 à 20:32:24

-
je pense avoir 5.
ce qui est un peu énervant quand on a eu 14 au bac blanc .
- Lien permanent
-
puissance93
- Posté le
13 juin 2006 à 20:33:30

-
putin c´est sa le bac
- Lien permanent
-
Raziel5689
- Posté le
13 juin 2006 à 20:35:33

-
C´est la structure
- Lien permanent
-
NiVeT
- Posté le
13 juin 2006 à 20:36:37

-
Au sujet d´invention :
Triste , l´homme est mis a l´écart de ses camarades lors de sa jeunesse --> les êtres différents semblent tjr rejetés
Rêveuse et envieuse , l´argent de l´homme lui permet de faire le bonheur de son entourage --> L´argent peut faire le bonheur
Horrifiée , par la fin de l´histoire , l´homme est détruit en même tps que son or -->l´argent peut faire du mal si on en devient dépendant
Cls : vision pessimiste de la vie
Voila a peu près ce que j´ai mis... qu´en pensez-vous ?
- Lien permanent
-
Krenka69
- Posté le
13 juin 2006 à 20:39:38

-
Eh bah on est pas dans m...
- Lien permanent
-
Schlappschwanz
- Posté le
13 juin 2006 à 20:44:39

-
vous pouvez faire qqch pr moi?????
Priez pr que j´ai un 8, je vous revaudrai ca
- Lien permanent
-
Raziel5689
- Posté le
13 juin 2006 à 21:35:06

-
T´en que j´ai la moyenne
- Lien permanent
-
[jt]
- Posté le
13 juin 2006 à 21:36:44

-
c´est toto il est au toilettes.
et vous connaitre jamais la fin il est resté enfermé dedans
xD
- Lien permanent
-
[jt]
- Posté le
13 juin 2006 à 21:37:43

-
je me suis trompé de topic dsolé.
- Lien permanent
Sujet : « ~ Correction du bac de Français S / ES ~ »