[Retro] La Super Nintendo - Starfox Adventures sur JeuxVideo.com

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Sujet : « [Retro] La Super Nintendo »

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  • RaptorFire Voir le profil de RaptorFire
  • Posté le 6 septembre 2009 à 08:48:06 Avertir un administrateur
  • :pacg: Mais quel est ce topic ?


    Je vous avais dit sur Cornéria FM que j’avais en tête, depuis quelques semaines, un projet qui me tient beaucoup à cœur. Je vous avais dit également que ce topic serait une sorte d’hommage envers vous tous, mais qui servirait cependant aussi à autre chose. Tout d’abord, une brève présentation de ma part, même si on me connaît déjà ici.
    Je suis RaptorFire, membre du forum depuis 540 jours, ce qui équivaut environ à un an et demi, ce qui semble peu. Pourtant, en ce court laps de temps, j’ai fait et vu pleins de choses sur JV.com.
    Venant tout droit des ruines du défunt Site francophone StarFox, LylatWing, je me suis retrouvé sur le forum de SF Adventures pour continuer à parler de cette Série fantastique. J’ai commencé à faire connaissance avec le forum en créant trois topics plutôt inutiles ; l’un pour ma présentation, l’autre pour une demande de bd.s StarFox et enfin le dernier pour des liens de musiques. Pas vraiment la meilleure démarche, je le concède.
    Mais peu après, un topic du nom de « The War of Lylat », du style Rôle Play - dont plusieurs membres y participèrent, lesquels étaient Timtris, MK4ever, Cyrius et Spesnaz - fut crée et me permis d’établir enfin un contact avec d’autres personnes. En plus de cela, ce topic fut certainement ma plus grande réussite jusqu’à maintenant.

    Je me suis ensuite attaqué aux FanFictions, avec une de mes fictions de LylatWing (ma troisième), qui est désormais le très connu « StarWolf ». Je n’aurais pensé obtenir un tel succès alors que la médiocrité du style proposé était affligeante. Il n’empêche que cette fic reste toujours en première page à ma grande surprise, et j’en suis très heureux.
    Les fics suivantes, « Corruption dans Lylat » et « Lylat en Guerre Froide », ne connurent pas un grand succès malgré leur qualité, et ce à cause d’une trop longue … longueur, xd. Ce qui était tout à fait normal, puisque les pavés ne sont que très rarement appréciés.
    J’ai tenté également plusieurs jeux dans l’Interactivité avec les « très-vite-délaissés » « StarFox Lanta » et un retour non triomphant du « Qui veut gagner des Millions ? » version StarFox. « Adventures of StarFox » gagna un certain succès, même s’il fut délaissé également.

    J’ai finalement arrêté de créer des topics pour rien, et j’ai commencé à aller voir ailleurs. J’ai lu les énormes fictions de Timtris et Davefox, les fics plus modestes de Valoo, MK4ever et Sombracier, ainsi que la meilleure fiction du forum à mes yeux, Lylat Legacy, de Fox Feather.
    Evidement, il y a d’autres fics hein, comme notamment la fiction collective de Nightwishfan qui aurait pu connaître un plus ample succès. Il y a des fics que je n’ai pas lu ou qui ne m’ont pas intrigué, mais je tenais quand même à remercier tous les auteurs du forum pour leurs efforts car créer une histoire n’ait jamais quelque chose de aisé.
    Je suis ensuite retourné dans l’atmosphère de l’écriture avec ma toute récente fiction « Le Pacte », pour laquelle j’éprouve plus d’intérêts à la continuer que les autres, et dont le scénario, que j’ai imaginé, me fait tout le temps vibrer et m’encourage à continuer, tout comme plusieurs personnes ici et ailleurs qui se reconnaîtront.

    Je suis parti un temps du forum pour m’intéresser à d’autres univers, comme Metroid pour les forums Metroïd Prime 3 Corruption et Other M de JV ou encore le site Planet Zèbes. J’ai été sur le forum de Super Paper Mario du Site JV, où j’ai entrepris une fiction qui fut également ratée. Et enfin, je découvris le forum de SSBB, où les fics sont en quelque sorte les maîtresses du forum. J’ai dévoilé mes talents d’écriture et je suis devenu un membre des GEBs (Gens qui Ecrivent Bien).

    Finalement, après tout ça, je suis allé comme tout le monde sur les deux principaux topics de ce forum, « photos de Krystal » et « Cornéria FM », où j’ai vraiment commencé à parler aux autres, à m’amuser et à partager.
    Donc voilà. Après l’année qui arrive, je ne serais probablement plus là, et ce pendant au moins deux ans. Même si au cours de mes présences ici je fus déçu par certains comportements ou que mes topics tombèrent dans l’oubli, je n’oublierai jamais ce forum qui, comme LylatWing, fut une étape dans ma vie.


    Bref. Ce topic ne sert pas non plus à vous dire au revoir, alors là pas du tout. Et le titre est là pour le prouver. Je tiens à profiter de cette dernière année pour rendre également hommage à Nintendo, car sans cette société, je ne vous aurais jamais rencontré. C’est grâce à une de leurs consoles que j’ai découvert plusieurs univers et jeux que j’aurais pu ne jamais voir. Et je tiens à rendre hommage à cette console et à ses jeux, par le biais d’articles. Je tiens à parler d’une merveille de la technologie, qui berça mon enfance dans des chefs d’œuvre mythiques. Ce topic est là pour garder en mémoire cette console, qui n’est autre que la Super Nintendo.
    Après l’article en dessous, je parlerais des jeux de la console, comme le ferais un rédacteur pour son journal. Si vous avez des jeux qui vous tiennent à cœur, vous pouvez me demander de faire un article pour eux. Je le ferais avec grand plaisir, car pour moi, il n’y a pas plus grande console que la SNES.
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  • RaptorFire Voir le profil de RaptorFire
  • Posté le 6 septembre 2009 à 08:53:12 Avertir un administrateur
  • Article I : ~ La Super Nintendo ~

    Sortie : 1990
    Fabricant : Nintendo
    Type : Console de Salon
    Génération : Quatrième


    Qui ne connaît pas la Super Nintendo ? Qui aurait l’audace de prétendre n’en avoir jamais entendu parler ? Même si cela date, les personnes qui ont encore 18 ans comme moi doivent s’en souvenir. Sortie en 1992 dans nos contrées, elle marqua l’histoire du jeu vidéo de sa plume. Revenons un peu en arrière …


    Nous sommes à la fin des années 80. Nintendo possède 90% des parts du marché du jeu vidéo, et ce, grâce au succès planétaire de sa console 8-bit, la Nintendo Entertainment Systèm, appelée plus couramment la NES. Malgré des concurrents acharnés tels que la Master System de Sega ou encore l’Atari 7800 d’Atari, rien ne semble pouvoir arrêter la marche de Nintendo. Les autres fabricants passent donc à la vitesse supérieure, et fabriquent les premières consoles 16-bit de l’histoire du jeu vidéo !
    Tout d’abord, c’est Namco, en 1987, qui se voit le mérite de créer le premier module 16-bit, mais seulement en bornes d’arcade, sous le nom de System 1. Vers la fin de l’année, Namco créait le System 2, amélioration de la précédente version, en sortant dessus Final Lap, le premier jeu unique de la société.
    Mais voilà, à cette époque, les gamers s’intéressent plus aux consoles de salon. Pour contrer Nintendo, on voit donc en 1987 NEC qui lance la PC-Engine, suivi de Sega avec sa Megadrive en 1988. Mais voilà, la NES continue de faire des parts du marché malgré tout ça ! Finalement, quelques années plus tard, Sega prend le pouvoir sur le monde du jeu vidéo avec sa console 16-bit, grâce à des prix plutôt bas pour l’époque et une panoplie e de jeux dans son effectif.

    Nintendo se voit contraint de réagir, et décide à son tour de se fabriquer sa propre console 16-bit. Masayuki Uemura, le concepteur de la Famicom (NES) originale, sort le mercredi 21 novembre 1990 la Super Famicom au Japon. Le succès est total ! Malgré l’avance de la Megadrive sur tous les continents, notamment en Amérique et en Angleterre, la Super Famicom se vend très bien, et ces différentes versions en Amérique (Super Nintendo Entertainment System- Août 1991) et en Europe (Super Nintendo – Avril 1992) font un tabac. Nintendo vend même ses consoles NES et SNES au Brésil en 1993 à une entreprise de jouets.

    Pourtant, devant la bibliothèque de jeux de la Megadrive, la Super Nintendo pouvait claquer des dents. A sa sortie, elle est vendue avec Super Mario World et F-Zero en Amérique, alors qu’en Europe, nous ne disposions que de Super Mario World avec la console, ainsi que d’une poignée de jeux à côté, seulement.
    Alors comment la SNES réussit-elle à inverser la tendance et à permettre à Nintendo de reprendre son trône ? La réponse : son innovation.

    Ayant gardé contact avec ses développeurs tiers tels que Capcom, Konami, Tecmo, Square ou encore Koei, Nintendo affronte les lois de la technologie et apporte sur certains jeux un rendu similaire à la de 3D avec le Mode 7. La firme impressionne encore plus quand elle dévoile de la vraie 3D avec la puce FX dans le jeu StarWing. Et ce n’est pas fini.

    Des jeux mythiques sortent sur la console les uns après les autres, comme par exemple Street Fighter II, Super Castelvania IV, ou bien encore Super Bomberman.
    En 1994, alors que plusieurs compagnies se dirigent vers des systèmes 32-bits, Nintendo surprend une nouvelle fois avec Donkey Kong Country. En collaboration avec Rare, le jeu dévoile des textures et des modélisations 3D qui lui permettent carrément de rivaliser avec les consoles 32-bit. En 1997, Nintendo sort une nouvelle version de la Super NES, accompagnée du légendaire jeu Super Mario World 2 : Yoshi’s Island, et cela fut également un carton. Après avoir dominé l’ère des consoles 16-bit et même des 32-bit, Nintendo of America stoppe finalement la production de console en 1999, et la console s’arrêtera définitivement au Japon en 2003.

    La Super Nintendo, c’est avant tout une console 16-bit pouvant insérer des cartouches ROM, comprenant deux manettes avec une croix directionnelle, six touches de jeux, des boutons Select, Start, Power et Reset et une possibilité d’amélioration des rendements graphiques par des processeurs additionnels.
    C’est aussi une console à accessoires avec :

    - La Super Scope : Pistolet optique de la console, en forme de bazooka, fourni avec six jeux ;
    - La Souris : Utilisée principalement dans Mario Paint. Possède deux boutons et est fournie avec une petite surface de glissement ;
    - La Super Game Boy : Permettait de lire les jeux Game Boy et de les jouer sur la télévision. Elle recolorait l’image du jeu ;
    - Les adaptateurs : Avaient l’immense privilège de lire sur une même console des jeux japonais, européens et américains ;
    - Le Super Multitap : Accessoire qui permettait d’avoir jusqu’à cinq manettes branchées ;
    - Le Super Advantage : Cette manette spéciale conçue pour les jeux d'arcade disposait d'un énorme joystick et de boutons plus gros que la manette originale.
    - Il y a d’autres accessoires, mais ces derniers n’ont été vendus uniquement qu'au Japon.

    La Super Nintendo, c’est ma première console de salon, et même ma première console tout court ! Lorsque mon frère eût sept ans, mon oncle lui offrit cette console avec trois jeux supplémentaires. Ce fut le début d’une époque joyeuse et pleine d’enrichissement virtuel. Mais imaginez-vous qu’à cette époque, la N64 et la PlayStation étaient déjà sorties ! Imaginez-vous que mon frère reçoive à la place la console de Sony ! Je n’aurais probablement jamais joué aux jeux Mario, Zelda ou aux autres jeux grandioses de la console. Mais je suis heureux de l’avoir eu. Cela me permis de m’éclater comme un fou pendant plusieurs années et de m’acheter peu après ma première console portable, la Game Boy Color. Et s’en suivi un déluge de consoles de Nintendo dans mon domicile.

    La Super Nintendo, c’est finalement plus de 49 millions d’unités vendues à travers le monde, à travers des jeux innovants, surprenants, et de tous les styles. Nous reparlerons de plusieurs de ces jeux qui ont marqué son histoire, mais avant tout, rendons ensemble, s’il vous plaît, un dernier recueillement pour cette console fantastique …


    Lors du prochain article, je parlerais plus précisément des débuts de la console, alors j’espère vous retrouver à mes côtés, très chers petits amis du 21ème Siècle :)
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  • Timtris Voir le profil de Timtris
  • Posté le 6 septembre 2009 à 11:24:55 Avertir un administrateur
  • Merci pour ce bel hommage et les informations qu'on a eu sur toi :ok:
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  • Sombracier29 Voir le profil de Sombracier29
  • Posté le 6 septembre 2009 à 12:00:11 Avertir un administrateur
  • Toi RaptorFire tu devrais postuler a GameOne et prendre la place de Marcus :noel:

    Et puis c'est bô cet'hommage a Nintendo (qui n'est plus aussi grand qu'avant il le dire )

    Et j'espére surtout que ce ne sera pas ton dernier topic :ok:
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  • shark999 Voir le profil de shark999
  • Posté le 6 septembre 2009 à 12:09:00 Avertir un administrateur
  • Raaah la SNES, ma toute première console :bave:

    Je me rappelle encore quand mon père apporta la grosse boîte noire en carton ce fameux samedi matin, et brancha la console avec Donkey Kong Country :bave:

    Depuis ce jour là, j'ai idolâtré Big N de la même manière que toi :-) (surtout que Pokémon faisait fureur dans les cours de récré :bave: )
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  • RaptorFire Voir le profil de RaptorFire
  • Posté le 6 septembre 2009 à 13:31:08 Avertir un administrateur
  • Tim :d) L'hommage n'est pas fini, loin de là :-)

    Sombre :d) Ouais, faut que j'envisage de lui piquer sa place à la télé :noel:

    Shark :d) Gloire à la Super Nintendo ! :bave: :ange:


    Je voulais aussi dire que mes articles paraîtront le dimanche, qui est le seul jour de la semaine où je ne fais strictement rien. Je ne sais pas par contre si je pourrais faire un article chaque semaine, mais je vais essayer.

    Merci à tous pour votre soutien :)
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  • lightbird Voir le profil de lightbird
  • Posté le 7 septembre 2009 à 21:05:58 Avertir un administrateur
  • Merci beaucoup de cet hommage, Raptor ! =)

    J'attends avec beaucoup d'envie ton premier article ! :)
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  • [EagleDawnII] Voir le profil de [EagleDawnII]
  • Posté le 12 septembre 2009 à 18:14:25 Avertir un administrateur
  • Mais dis donc je sens une légère inspiration. :noel:
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  • RaptorFire Voir le profil de RaptorFire
  • Posté le 13 septembre 2009 à 14:51:07 Avertir un administrateur
  • En même temps, je doute que quelqu’un puisse établir un article sans avoir fait des recherches avant.

    Nous sommes dimanche, et comme promis, je m’attaque aux jeux vidéos que la Super Nintendo - et surtout nous, les joueurs – a accueilli dans sa bibliothèque, et qui nous ont fait rêver. Voici, pour commencer, les débuts de la console.


    Article II : ~ Les premiers jeux ~


    :globe: Super Mario World :globe:

    Sortie : 1990
    Editeur : Nintendo
    Développeur : Nintendo
    Concepteur : Shigeru Miyamoto
    Genre : Plates-formes


    Vous enlevez la console de son carton d’emballage et vous la posez par terre, sur votre moquette. Vous tremblez. Depuis l’annonce de la sortie de cette nouvelle console, vous n’avez cessé d’y penser. Et là, vous l’avez enfin obtenue. Vous n’y croyez pas. Vous branchez la console à votre télévision, et vous installez ce jeu, se trouvant dans le carton avec les manettes. Sur l’étiquette, vous apercevez avec joie notre plombier préféré, ainsi que les mots « Super Mario World ». Cependant, Mario semble chevaucher une sorte de dinosaure. Qu’est-ce que ça signifie ?
    Vous introduisez la cartouche dans la fente de la console, et vous poussez le bouton Power vers le haut. L’écran devient noir, puis les mots « - Nintendo - présents » apparaissent.

    Là, vous apercevez un extrait du jeu. Plutôt sympathique comme première approche, d’autant que la musique est assez entraînante. Vous appuyez sur un bouton, vous remarquez que vous pouvez avoir jusqu’à trois parties différentes et jouer jusqu’à deux joueurs (à tour de rôle). Vous choisissez votre partie, et l’aventure commence.
    Vous arrivez donc sur Dinosaur Land, et on vous explique que Bowser vient une nouvelle fois d’enlever la Princesse du Royaume Champignon. Bon, il est vrai que quand on voit ça, on tire une légère grimace. Mais le scénario ne s’arrête pas là. Vous arrivez sur une carte dans laquelle vous allez pouvoir choisir librement vos niveaux (après les avoir débloquer), comme dans Super Mario Bros 3.
    Appuyez sur un bouton et vous entrerez dans la demeure de Yoshi. Ce nouveau personnage a laissé un message (dans le haut-parleur, qui sera le guide tout au long du jeu) et il explique qu’il est absent pour le moment, et qu’il faut laissé un message après le bip sonore … Nan je plaisantes :noel:
    Il semblerait qu’il soit parti à la recherche de ses amis, également prisonniers de Bowser et de ses sept enfants dragons. On sort de la petite maison (dont la fumée donne vraiment un côté apaisant) et on retourne sur la carte où l’on remarque … que c’est grand … trop grand …

    C’est le premier constat qui vous frappera dans ce Mario : les niveaux ont atteint un gigantisme que les trois premiers épisodes NES ne proposaient pas. Le jeu contient 72 niveaux équitablement répartis, et la grande nouveauté est que certains d'entre eux possèdent deux sorties, ce qui nous donne un total de 96 sorties différentes ! L'univers à parcourir est donc vraiment très vaste et propose de très nombreux chemins différents pour en faire le tour, de quoi réserver aux joueurs d'innombrables surprises. La progression, pour la première fois dans un Mario, est facilitée par la présence d'une fonction de sauvegarde. Dès que vous terminez une maison fantôme, que vous sortez d'une forteresse ou que vous bouclez un monde, la partie est sauvegardée automatiquement. Il en va de même lorsque vous achevez un " Switch Palace ". Celui-ci est représenté en quatre exemplaires dans le jeu. En actionnant le gros interrupteur qu'il contient, cela transforme les blocs en pointillés pour les solidifier. Ils contiendront alors des options ou bien faciliteront l'accès à certains endroits. Avec tous ces nouveaux niveaux équitablement répartis et ce système de progression bien moins linéaire, la durée de vie du jeu s'en trouve considérablement rallongée, et tout joueur, même expérimenté, se cassera la tête plusieurs heures pour venir à bout des 96 sorties à dénicher.

    On en vient donc à la caractéristique principale : le jeu se déroule toujours selon un scrolling horizontal et on avance de gauche à droite. De nombreux ennemis vous barrent la route, et il faudra bien souvent les éliminer, selon des principes assez différents. La technique la plus classique est bien entendu le « saute-tête », mais le timing sera cette fois plus ardu que dans les épisodes précédents. Les monstres sont plus rapides qu’avant, et réagissent aux coups donnés pour les plus coriaces. On retrouve donc les Koopas comme ennemis les plus courants, ainsi que les Goomba (dont la tête arrondie est assez déstabilisante), les plantes Piranhas, les Boo et une panoplie de monstres, originaux pour l’ensemble.
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  • RaptorFire Voir le profil de RaptorFire
  • Posté le 13 septembre 2009 à 14:55:27 Avertir un administrateur
  • Pour livrer bataille face à toute cette armée, Mario se voit attribuer une liste de coups de combats. Bien qu’elles soient formidables, on peut regretter la diminution du nombre de costumes par rapport à SMB 3. On retrouve donc progressivement : un mini-Mario, plus grand et plus costaud après l’absorption d’un Champignon, pyromane quand il a obtenue une Fleur de Feu, et, petite nouveauté, il obtient une belle cape flamboyante lorsqu’il a attrapé une Plume (qui remplace l’ancien costume de raton-laveur). On peut aussi apprécier la technique de la toupie lorsque l’on a un Mario grand, qui permet de pulvériser en un seul coup les ennemis démunis de pointes et les blocs jaunes, sans compter le tremblement de terre engendré par l’atterrissage en piquée de Mario-cape.

    Effectivement, on a de quoi se défendre. Mais ne serait-ce pas un peu bête d’avoir un délivré un monde, nouveau et complet certes, mais dans la solitude la plus totale et avec des boss déjà vus dans SMB 3 ? C’est là qu’intervient un allié de taille, faisant toute la différence avec les prédécesseurs : Yoshi !

    C’est la première apparition de Yoshi dans un jeu vidéo ! Vous le trouvez dans le premier niveau à droite de la « Yoshi’s house » dans un bloc. Une fois libéré, il vous explique que durant son voyage (il n’a pas été très loin faut dire …), il a rencontré Bowser et a été enfermé dans un œuf ( ?) puis dans un bloc. Pour vous remercier de l’avoir sauver, il se joint à vous et à votre quête (en espérant du même coup retrouver ses amis et ne plus être coincé dans un vulgaire bloc). Nous assistons là au premier lien entre ces deux personnages, plus liés dans leur histoire que nous l’imaginons.
    Ce dinosaure vert, en plus d’être une protection supplémentaire à Mario, a une puissance d'écrasement incroyable ! Les ennemis ayant leur tête à l’air seront réduits en poussière dès le premier contact. Et pour les ennemis à pointes, les plantes Piranhas et autres ennemis du genre, il pourra se servir de son arme spécial pour lutter : sa langue ! Les Yoshi ont un appétit féroce, ils sont capables de gober environ 90% des ennemis de Mario à eux tous seuls. Mais en plus, certains ennemis dont les Koopas, leur permettent de gagner une capacité supplémentaire selon la couleur de la carapace dans la bouche. Mis à part pour les carapaces vertes qui n’attribuent aucun effets, Yoshi pourra cracher trois boules de feu avec une carapace rouge, pourra se déplacer dans les airs avec une carapace bleue et créera des séismes avec une carapace jaune. Il existe même une carapace très rare qui permet tous ses états en même temps. Malgré sa fidélité (vous pouvez vous détacher de lui et il vous attendra là où vous l’avez laissé) et son calme (il vous attendra à l’entrée des manoirs et des donjons sagement, et vous le récupérerez à la sortie), Yoshi est un froussard. Le moindre contact enlève Mario de son dos, et il se met à détaler jusqu’à ce que vous reveniez sur lui, ou alors jusqu’à ce qu’il tombe dans un fossé … Et oui, que voulez-vous, l’aventure passe aussi par les sacrifices, même si faut dire que ça fait mal de voir ça … *snif*
    Il y a des Yoshi un peu partout sur Dinosaur Land, et si vous trouvez un œuf de Yoshi alors que vous en possédez déjà un, l’œuf se transformera en Champignon Up. Yoshi lui-même peut créer des up seulement s’il a suffisamment mangé, alors n’hésitez pas à balayer les niveaux sur son dos et à manger les jolies pommes roses (mmmh … pommes roses …) que vous croiserez sur le chemin.

    En parlant des chemins, même si il n’y a pas beaucoup de niveaux de glace et que les paysages aquatiques ont été réduits, on constatera beaucoup de souterrains et de niveaux aériens, ainsi que les habituels niveaux de campagne. Vous débuterez sur l'Ile de Yoshi pour terminer dans la Vallée de Bowser, en passant par les sublimes Forêt des Illusions et Ile au Chocolat. Sans oublier les deux mondes facultatifs, la Star Road et le Special Stage qui augmentent la difficulté d'un jeu somme toute ni trop simple ni trop difficile, mais qui se corse quand même pas mal dès qu'on cherche à le compléter dans son intégralité. Le jeu entier est un distributeur de bonus, avec ceux cachés sous les tuyaux ou encore celui que l’on obtient après avoir accumulé un score de « 100 » (il faut toucher le plus haut possible la barre de fin de niveau).

    La palette de couleurs utilisées est énorme, l’animation est fluide, la gestion des chocs est parfaite. Il n’est pas rare non plus de revenir en arrière pour activer un interrupteur qui rend le tableau entièrement interactif. Enfin, côté musical, on se régale. Pour la première fois, les échos s'entendent vraiment dans les cavernes, ce qui accentue le réalisme des niveaux et renforce l'immersion du joueur dans l'univers magique de Super Mario World. Les thèmes, notamment celui des châteaux, ont des rythmes endiablés, dignes d'un vrai concert de musique classique. Les effets sonores ne sont pas en reste, puisque Yoshi fait un bruit qui lui est devenu caractéristique, Mario fait des sauts toujours aussi bruyants, et les chocs de carapaces sont devenus de vrais chocs.

    Ce jeu, qui accompagne chaque SNES, permet à cette dernière de faire une entrée flamboyante dans le monde du jeu vidéo. Au final, ce Mario est un dépaysement total, un hymne à l’aventure, une ode à la poésie dans le jeu de plate-forme. Pourvu de graphismes attachants et d’une bande-son de très haute volée qui marquera son temps, cet excellent jeu sera réédité à juste titre dix ans plus tard sur Game Boy Advance en guise de clin d’œil à ce qui fut un des plus grands jeux de la Super Nintendo et l'un des meilleurs Mario de tous les temps. C'est le jeu le plus vendu de la SNES. Il se place même en sixième position des jeux les plus vendus au monde avec 20.6 millions d'exemplaires vendus. Ce titre n’est pas démérité, loin de là …
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  • RaptorFire Voir le profil de RaptorFire
  • Posté le 13 septembre 2009 à 15:07:30 Avertir un administrateur
  • Au fait Eagle, je voulais savoir :

    Est-ce que ça passerait si je créais ce genre de topic sur le forum de SSBB ? :(
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  • RaptorFire Voir le profil de RaptorFire
  • Posté le 13 septembre 2009 à 15:08:04 Avertir un administrateur
  • Vos avis les autres sinon :gni:
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  • Timtris Voir le profil de Timtris
  • Posté le 13 septembre 2009 à 15:28:54 Avertir un administrateur
  • Dès que tu parlais de la bande son en précisant les domaines concernés, j'entendais aussitôt la musique associée ( souterrains, niveaux dit " campagne ", les niveaux bonus etc...

    Quelle nostalgie, si Nintendo pouvait nous offrir un autre Mario de ce genre :snif:

    Super Mario world 2 Yoshi's island a été bien différent car maintenant, on va chercher Mario en jouant Yoshi...

    Mince, c'est ce que tu allais dire ? xD

    Un merveilleux jeu sur lequel j'ai dû passer pas moins de 100 heures à chercher les niveaux cachés, à recommencer le jeu dans son intégralité pour le plaisir.

    Merci pour ce moment de Nostalgie intense :ok:
    Très bel article :ok:
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  • RaptorFire Voir le profil de RaptorFire
  • Posté le 13 septembre 2009 à 20:06:22 Avertir un administrateur
  • Merci :-)

    Pour Yoshi's Island, j'en parlerais, mais dans longtemps aussi :lol:

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  • [EagleDawnII] Voir le profil de [EagleDawnII]
  • Posté le 13 septembre 2009 à 21:56:05 Avertir un administrateur
  • J'en sais rien vraiment.
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  • lightbird Voir le profil de lightbird
  • Posté le 14 septembre 2009 à 06:46:02 Avertir un administrateur
  • J'ai beaucoup aimé l'article :ok:
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  • Sombracier29 Voir le profil de Sombracier29
  • Posté le 14 septembre 2009 à 07:11:17 Avertir un administrateur
  • Tu fait tes articles dans l'ordre temporelle Raptor ?

    Alors vivement l'article sur Starwing :gni:

    Et vive Mario par la même occasion :noel:
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  • RaptorFire Voir le profil de RaptorFire
  • Posté le 14 septembre 2009 à 19:05:18 Avertir un administrateur
  • Nan. Mes articles ont tous un rapprochement avec un certain thème. Pour l'instant, je parles des premiers jeux de la console, mais après, les thèmes changeront et ils seront variés :-)

    Eagle :d) Erf ... j'hésite vraiment à le faire, car quand je pense à tous ceux qui ont crée des topics pour en faire des hommages, ça peut peut-être me permettre de poster ce sujet :-(

    Merci à vous tous pour vos commentaires, la suite dimanche ! :p)
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  • RaptorFire Voir le profil de RaptorFire
  • Posté le 20 septembre 2009 à 17:04:49 Avertir un administrateur
  • Article III (suite) : ~ Les premiers jeux ~


    :globe: Gradius III :globe:

    Sortie : 1990
    Editeur : Konami
    Développeur : Konami
    Genre : Shoot them up

    Intro : http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.gamemusicjukebox.com/%3Fid%3D82&ei=OSO2SsThK9uL4gbkibR8&sa=X&oi=translate&resnum=2&ct=result&prev=/search%3Fq%3Dmusiques%2Bgradius%2B3%26hl%3Dfr%26rls%3Dig%26rlz%3D1R2GCNV_fr



    « *Ennemis localisés*. Ouverture de la soute. *Ouverture enclenchée, Capitaine*. Baissez les rampes de lancement. *Rampes baissées, Sir*. Contact avec le vaisseau. *Communication établie*. Soldat, notre planète natale a été envahie par des extraterrestres aux origines inconnues. D’où le fait que les quatre milliards d’habitants ayant survécus aux récentes guerres et aux possesseurs psychiques soient en capsule d’hibernation dans les quelques milliers de transporteurs que nos industries ont pu créer avant de se faire détruire. Bref, nous ne savons pas d’où viennent ces nouveaux ennemis. Nous connaissons par contre leur objectif : Prendre le contrôle de ce système solaire. Notre force spatiale a été intégralement réduite en miettes. Vous êtes désormais le seul capable de venir à bout de ces créatures. Vous avez sur le dos l’espoir de tout notre peuple de survivre à cette invasion. Vous ne devez pas échouer … Et encore une chose, Jimmy, votre frère, est mort hier soir. Il a glissé sur une peau de banane au réfectoire et s’est fendu le crâne quand il a atterrit par terre. Je suis désolé … Mais il m’a dit de vous dire avant de décéder, qu’il fallait que vous exterminiez ces monstres pour son salut, et pour le souvenir de votre mère et de votre père. Respectez cette dernière parole, et remplissez du même coup la mission qu’on vous a confié. Bonne chance, soldat … »

    Et c’est dans un cri de rage que le chasseur du soldat se détacha des rampes et fusa dans l’espace, pour venger le défunt …


    Bon okay. Le soldat n’a pas de frère et personne ne parle. Mais c’était juste pour donner un sens à l’intro au-dessus :noel:

    Peu de monde doivent connaître ce jeu, puisque que tout comme Gradius II, son prédécesseur, il n’est jamais sortit en Europe. Revenons donc un peu sur ses origines.
    Sorti en 1985 sur borne d’arcade, Gradius est un shoot them up à défilement horizontal. Connu en Europe sous le nom de « Nemesis », il est le seul de la Série à avoir franchi les portes de ce continent. Il faudra attendre le cinquième opus, sortit sur Playstation 2, pour rejouer à cette Série chez nous.

    Gradius III est le premier shoot them up que la Super Famicom ait connue. Il fut cependant mal reçu par les critiques qui lui trouvaient beaucoup de défauts. Pourtant, le jeu avait de quoi conquérir ne serait-ce que le cœur des amoureux de l’astronomie. Alors pourquoi donc tant de haine ? Première raison : Aucune originalité … ou presque.

    Gradius III reprend tout ce qui a fait la fierté de son grand frère, Gradius II, dans les moindres détails. On retrouve le même gameplay, la même barre d’options, quasiment les mêmes mondes, une panoplie de gardiens ainsi que l’ultime boss identique au second opus. Foutage de gueule ? Pas du tout. On ne peut pas en vouloir à Konami de ne prendre aucun risque avec sa Série, même si ça frôle la bulle protectrice anti-chocs avec climatisation. Ca frôle, mais ça ne touche pas. Car oui, ils ont fait tout de même quelques changements.

    Revenons un peu tout d’abord au véhicule de combat star de la Série : le Vic-Viper. A bord de votre oiseau de métal, vous êtes le dernier espoir de votre planète natale, qui se fait amocher de tous les coins par des envahisseurs. La partie semble quand même perdue d’avance, car vous êtes tout seul, vous n’êtes pas un dieu, vous avez peur, et vous ne comprenez pas pourquoi c’est vous qu’on a choisi parmi le reste de votre peuple. Sans compter qu’en face, ils sont nombreux, ils sont méchants, ils sont organisés, et en plus ils visent bien.
    Mais pour vous empêcher de rebrousser chemin, les développeurs ont instaurés ce qui donne du piment au jeu : des bonus. Grâce à des pastilles rouges appelée « gradius » collectées après avoir abattu quelques ennemis, votre vaisseau pourra évoluer et devenir surpuissant. Ainsi vous aurez droit à des accélérateurs de vitesses, des missiles, des doubles tirs, des lasers, des boucliers... Tout un arsenal de guerre !
    Mais ce n'est pas tout, en plus des pastilles rouges, il y aura aussi les pastilles bleues. Celles-ci, plus rares, élimineront dès que vous les toucherez tous les ennemis se trouvant à l'écran. Voilà, c'est à peu près tout question équipement. C'est simple, mais particulièrement efficace. En bas de l'écran, vous retrouverez la ceinture d’options (speed up, field, option, laser ) qui s'allumeront à chaque fois que vous prendrez un power up. Pour activer l’armement voulu, vous n'aurez qu'à appuyer sur le bouton quand la case de ladite arme est allumée.
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  • Posté le 20 septembre 2009 à 17:05:21 Avertir un administrateur
  • La grosse nouveauté de ce premier épisode 16-bits est la barre d'option paramétrable. Grâce à elle on peut désormais choisir les options de son choix ce qui approfondit le gameplay et permet d’apporter un peu de stratégie à l'ensemble. Avec la barre d'option paramétrable arrivent également de nouvelles armes qui vont enrichir l’arsenal de votre engin. Egalement la nouveauté de cette version est d'intégrer une nouvelle arme symbolisée par un point d'exclamation qui permet de lancer une super attaque, d'améliorer au maximum votre tir ou de rétrécir. Trouver la combinaison optimale augmente vos chances de survivre, ce qui est dans un jeu comme Gradius un paramètre à ne pas négliger sous peine de finir en « game over ». Car le jeu est dur, bien plus dur qu’était le tout mou Gradius II. Il se veut même impitoyable, puisque le nombre de vies se réduit à … une seule. C’est ça la vie …

    Questions niveaux, on retombe dans ce que j’ai dit au-dessus : pas ou peu d’originalité. Cinq des dix niveaux viennent des opus précédents. Les mondes originaux sont tout d’abord les deux premiers, et il faudra arriver jusqu’au sixième niveau pour voir du renouveau. Et nous arrivons à un nouveau point faible du jeu. La difficulté étant trop grande, beaucoup de joueurs préféreront arrêter de jouer plutôt que de tout recommencer depuis le début. Il faudra faire preuve de beaucoup de patience pour boucler le jeu dans son intégralité, car il existe également des niveaux bonus, dont certains peuvent ne pas vous faire combattre contre les boss. Fuir avec la certitude d’aller un peu plus loin ou affronter le gardien en risquant de mourir ? Telle est la question …

    Niveau graphismes, on a là encore une inégalité, puisque seule la seconde partie du jeu peut se permettre des décors fascinants. Les premiers niveaux sont désolants, avec un fond noir déprimant et des étoiles en formes de pixels (ou l’inverse). Heureusement, les animations des ennemis et des boss sont quasiment impeccables. Après le passage au 16-bits, la Série a vaincu un de ses vieux démons à savoir les clignotements. Mais beaucoup de niveaux ont comme du noir en arrière plan, ce qui gâche un peu la prestation. Même si le jeu est modeste, les graphismes de certains niveaux ont bénéficié d'un soin particulier. Le jeu est également rempli de clins d'oeil et de références aux épisodes antérieurs de la Série que les connaisseurs s'amuseront à débusquer.
    Cependant, le défaut qui plombe le jeu, ce sont les ralentissements. A cause d'eux, le rythme du jeu est trop haché, notamment lorsque l'écran est rempli par un trop grand nombre d'ennemis. Mais ce défaut se transforme en astuce qui facilite un peu le jeu car il est plus facile alors d'éviter le tir nourri de vos adversaires. Les ralentissements sont la principale cause de l'accueil mitigé du public lors de la sortie du jeu. Pourtant, nombre de shoot them up (a des rares exceptions) sur SNES ont eu le même problème. C’est sûrement le titre de « premier shoot them up sur Super Famicom » qui lui a engendré cette déception. Même si le jeu est très dur et que le jeu souffre de ralentissement, il reste jouable et garde son souffle épique.
    Epique, c’est également le mot pour qualifier les musiques du jeu. Konami a vraiment soigné la bande son de cet épisode 16-bits avec des rythmes électro pop rock collant parfaitement à l'ambiance des différents niveaux. A part la bande-son optimiste du jeu, il y a également les bruitages, qui eux sont moins réussis que la musique, malheureusement. En effet, ils manquent de punch (surtout pour les explosions) et sont un peu légers pour ce genre de jeu.

    Malgré ses problèmes techniques et l’accueil inacceptable qu’on lui a fait, Gradius III mérite d’être considéré comme un des meilleurs shoot them up de la SNES, de part sa barre d’options paramétrables, ses musique et sa difficulté endiablées, mais aussi de par son accroche immédiate sur le gamer, qui aura envie de surmonter ce challenge donné.
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