Fiction - Onimusha : Nobunaga's Guntlet - Razor Freestyle Scooter sur JeuxVideo.com
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Sujet : « Fiction - Onimusha : Nobunaga's Guntlet »
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Posté le 23 juillet 2007 à 20:41:37

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Fan-Fiction
Version non corrigée et non définitive.
ONIMUSHA
Nobunaga’s Guntlet
Tome 1 : Cinq Héros.
Introduction : A faire plus tard.
« Shiba, ou l‘histoire de la Force. »
Une légende raconte qu’à l’aube de la civilisation Nippone, des monstres appelés Genma existaient en grands nombres dans la Nature.
Seul un clan de Guerriers Ogres, appelé Oni, osait les affronter et pouvait les tuer.
On raconte également qu’un de ces Oni, après avoir irrité ses frères, fut envoyé en exil sur terre sous la forme d’un jeune homme.
Sous cette forme il affronta le plus terrible des Genma, un dragon noir immense appelé Yamata-no-Orochi qui sévissait en demandant des sacrifices de jeunes vierges à un village.
Le combat entre l’Oni du ciel Susano-o et le Genma dura 4 jours, au bout desquels l’Oni réussi à atteindre le cœur du Monstre après avoir marché les 3 autres jours tout le long de sa queue.
Depuis Susano-o est redevenu un Oni respecté pour sa force, et tous les siècles il réapparaît sur terre pour sauver une princesse et l’emporter avec lui dans le monde des Oni.
**************
Comme tous les jours, le soleil se levait sur l’horizon de bleu infini qu’offrait la mer. Et outre ce spectacle féerique sans cesse renouvelé de l’astre sortant des eaux, l’océan offrait un autre cadeau encore plus inestimable à ceux qui vivaient à son bord : la pêche.
C’était dans un village de pêcheurs d’une petite province campagnarde que vivait Shiba, modeste jeune homme qui passait son temps soit à pêcher soit à s’amuser avec les jeunes gens de son âge.
A encore 21 ans, rester silencieux sur une barque était dur pour notre jeune ami, et souvent une fois à terre et sa pêche vendue, il partait avec les fils de commerçants ou de samouraïs, pour parler de leurs vies sans histoires ou s’amuser à lutter entre eux, faisant là ce que tous les jeunes hommes de leurs âges faisaient.
Mais un jour, le village tranquille de Shiba fut victime d’un malheur sans précédent…
Shiba s’était levé à l’aube comme tous les jours, et préparait son filet et ses appâts avant de sortir en mer comme le lui avait appris son père et le père de son père avant lui. Cela faisait maintenant 2 ans que Shiba vivait seul, sa mère étant morte à sa naissance et son père emporté par la mer. Shiba ne se plaignait pourtant pas, il connaissait bien des personnes ayant vécu pires situations, et louait les kamis (dieux protecteurs) d’avoir donné d’aussi simples morts à ses parents comparés à toutes les atrocités qui parfois frappaient encore à l’improviste en ces temps.
C’était alors qu’il sortait sa barque et la poussait vers le rivage qu’un de ses amis, Jinnosuke, était venu le chercher en courant, totalement bouleversé.
-Shiba… Shiba… le Vieux a ordonné de rassembler tout le monde au temple, il faut vite qu’on s’y rende ! Vite ! commença à bégayer Jinnosuke encore essoufflé de sa course.
-Que se passe t-il ? Pourquoi l’Ancien me convoque moi aussi ?
-Je ne sais pas mais il a fait dire que tout le monde devait venir car c’était grave et touchait tout les habitants du village, sans exceptions, même les enfants doivent venir !
Shiba n’eut donc d’autres choix que de suivre Jinnosuke vers la grand-place du village, puis les deux jeunes gens filèrent se frayer un passage à travers une petite foule qui s’était réunie autour de la maison de l’Ancien, la personne la plus âgée, et donc sage, à même de prendre les décisions et de commander les rassemblements.
Shiba et Jinnosuke venaient donc de se placer dans les premiers rangs, avec les autres jeunes du village, quand le vieil homme vêtu d’un simple kimono usé de coton couleur paille se mit à parler.
-Du calme, du calme, assez d’agitations pour moi, est ce que tout le monde est présent ?
-Oui Ancien, il ne manque personne, répondit une voix anonyme.
-Bien, j’ai fait réunir le village pour une raison très importante… hier soir, à la faveur de la nuit, le temple qui se trouve un peu plus haut s’est fait attaquer. Et une personne s’y est faite kidnapper. Les prêtres ne pouvant pas combattre, ils m’ont fait demander de vous exposer la situation et demandent qu’une poignée de volontaires aille se charger de les aider contre ceux qui les ont attaqués.
-Mais, Ancien, nous n’avons rien à voir avec les prêtres… pourquoi veulent-ils que nous les aidions ? demanda une voix un peu rauque et gênée.
-Par charité et par reconnaissance, vous allez bien prier le Kami du Riz dans leur temple pour chaque nouvelles récoltes ? Ou le Kami des eaux quand vous partez à la pêche ? Les prêtres estiment qu’en échange du soin qu’ils prennent auprès des statues et de leurs prières aux Kamis que vous louez, il serait naturel que le village soit reconnaissant.
Dans l’assistance plusieurs rires gras se firent entendre… de simples paysans et pêcheurs, aider des prêtres ? Ils ne travaillaient guère pour subvenir à leurs besoins, et avaient une vie facile à s’empiffrer des dons que le village faisait au Temple…
-Vieil homme, j’irai voir les prêtres et je les aiderai, dis-moi où se trouve ce temple !
La voix était surgie de derrière la troupe amassée devant la maison de l’Ancien, et tous s’écartèrent, surpris, pour laisser passer celui qui venait d’ainsi parler.
La surprise continua en voyant s’avancer un vieillard au visage à peine moins usé que celui du chef du village. Mais si l’Ancien paraissait vraiment n’être qu’un homme simple ayant beaucoup vécu, le nouvel arrivant respirait encore une certaine force malgré le poids des années. De taille moyenne, un peu recourbé en marchant, il n’en restait pas moins que ses habits semblaient de bien meilleure provenance que ceux de quiconque dans l’assemblée, et à sa ceinture pendait une arme, entourée de tissus déchirés mais qui laissait deviner la poignée et la garde d’un Katana, l’arme réservée à ceux qui naissaient Samouraï !
-Excuse-moi étranger, mais tu semble aussi vieux que l’Ancien, alors que pourrais-tu pour aider les prêtres qui auraient plutôt besoin de bras vigoureux pour repousser leurs assaillants ? demanda un homme dans la foule.
-Ksh ! Je ne suis pas si ramollis que vous semblez le croire, et j’ais été un bon combattant par le passé, répondit l’inconnus avec un étrange sourire.
-Vous devez être un rônin (samouraï sans maître, itinérant), et je ne peu vous empêcher d’aller où vous le souhaitez, mais pas seul… qui veux aller avec lui voir les prêtres ? redemanda l’Ancien.
Personne dans la foule ne semblait vouloir sacrifier une journée de travail pour aider le Temple, mais Shiba, attiré par l’allure du vieux samouraï, ne pu se retenir d’avancer d’un pas, le visage baissé pour masquer ses joues rouges de confusions. Jinnosuke fut d’ailleurs tellement surpris de l’action de son amis que, sans y prêter attention, il avança lui-aussi d’un pas, sortant des rangs.
-Jinnosuke et Shiba, c’est bien que vous vous soyez présentés de vous-même pour aider le Rônin. Conclut l’Ancien alors que Jinnosuke comprenait dans quelle posture il venait de se mettre et maudissais entre ses dents sa bêtise.
-Ravis de vous avoir pour me guider, gamins, autant nous présenter avant de commencer à marcher pour que j’économise mon souffle, je suis Jintarô Suzano. Déclara le Samouraï (au Japon médiéval, seul les Samouraïs et Nobles pouvaient avoir un nom de Famille).
-Shiba. Répondit Shiba, toujours un peu honteux de son audace.
-Jinnosuke. Reprit Jinnosuke entre ses dents, vert de colère envers lui-même et Shiba.
-Bien, en routes les gamins, conduisez-moi au Temple.
La route n’était pas longue jusqu’au temple, mais raide et escarpée, aussi Jintarô Suzano profita des bras de Shiba et Jinnosuke pour transporter ses charges, confiant aux jeunes gens divers pots, boites, linges et ne gardant sur lui que son arme, toujours masquée de tissus.
-Excusez-moi, mais pourquoi vous êtes vous lancés dans cette aventure ? Demanda Shiba alors que le vieux Rônin soufflait un peu à l’ombre du bord de chemin.
-Hum… j’ais déjà vécu l’enlèvement d’être chers, et j’y mets un terme à chaque fois que je peu… enfin je suppose aussi que j’ais agis impulsivement, je ne savais pas que j’allais parler avant de me dire prêt à partir à votre Ancien. Et vous, gamins, pourquoi avoir voulus m’accompagner ?
-Et bien… je ne sais pas non-plus, mais quant je vous ais vus, seul à vous porter au secours du Temple devant notre village entier, j’ais eu un peu honte et j’ais voulus…
-…agir comme un Homme et non pas juste comme un couard ? Je pense te saisir, et toi, Jinnosuke ?
-…pour vous dire vrais je ne voulais pas y aller, mais quant Shiba c’est avancé la surprise m’a fait l’imiter. Répondit Jinnosuke, honteux.
-Un vieillard, un idiot et un simplet, le temple ne pouvai pas espérer de meilleurs défenseurs. Conclut le vieux Samouraï en riant à gorge déployée alors que les deux jeunes gens le maudissaient pour sa sénilité.
Ce bavardage mis à part, le reste du chemin fut aussi silencieux que court, et après une vingtaine de minutes de marche, ils arrivèrent tout trois devant le porche du temple.
C’est là que Shiba et Jinnosuke perçurent le premier changement chez leur mystérieux compagnon, car à peine passé la première porte délimitant les terres du temple que le Rônin essoufflé par une simple marche au soleil se mettait à monter 4 à 4 les escaliers de pierres menant au Temple proprement dit, dépassant même en vitesse ses deux cadets certes chargés, mais plus vigoureux… du moins avant.
Ils furent reçut par une poignée de moines qui comprirent vite le peu d’intérêts qu’avait eu le village en contre-bas pour leurs malheurs, et se firent mener vers le plus sage des moines, chef du Temple.
-Je m’attendais à ne recevoir qu’une maigre aide, mais vous me semblez encore moins utiles que l’ensemble des moines ici présents. Dit le chef du monastère en guise de bienvenue.
-Ksh ! Deux jeunes gens vigoureux et un Rônin qui a passé sa vie l’épée à la main, que voudriez-vous de plus ? répondit le vieux Samouraï avec mépris.
-C’est que pour un enlèvement, vous êtes bien peu à réagir.
-Karma (ce qui équivaut à « C’est le destin mon coco »), mais quels kidnappeurs justifieraient que nous soyons plus ?
-Ecoutez il faisait nuit noire quant l’attaque c’est produite, mais je peu vous dire deux choses seul à seul ? demanda le chef du monastère.
-…les gamins, sortez voir si vous pouvez récupérer de quelconques armes auprès des prêtres. Congédia Jintarô Suzano.
Les deux villageois sortirent, un peu mécontent de se faire voir comme gênant dans la discussion qui allait suivre, mais n’ayant d’autres choix, laissant le chef du monastère et Jintarô Suzano seul.
-Vous êtes un Rônin, comme vous devez parcourir les routes vous devez savoir qu’en ce moment plusieurs Seigneurs se font la guerre à la barbe de l’Empereur. Un de ces Seigneurs a prit peur pour une de ses filles et l’a envoyée ici, dans ce minuscule Temple dont personne ne se doutait qu’il abritait une princesse, aussi son kidnapping est-il une affaire grave. Si son père apprend sa disparition il pourrait propager la guerre jusqu’à cette province qui échappe encore aux agitations.
-Ksh ! Je vois mieux vos soucis, vous l’auriez clairement dit dés le départ nous n’en serions pas là… enfin, même avec seulement trois Hommes je vous la sauverais, quel que soient ceux qui l’ont kidnappée !
-Justement, d’après les dires de mes moines, et malgré la nuit, ils ont vu des faces de Genmas se refléter à la lune.
-De Genmas? Mais les Genmas ne font pas de kidnapping, Ils tuent tout sur leur passage ! Vous avez du imaginer les voir !
-Je le sais, mais imagination ou pas, c’est tout ce que nous savons, mis à part où les déloger.
-Pourquoi ne pas être passés à l’attaque vous-même alors ?
-Nous ne sommes pas des moines guerriers mais des contemplatifs, prendre les armes ou utiliser la violence nous est interdite.
-Ksh ! Et attirer la guerre jusqu’à vos portes ? Ca ne vous aidera sûrement pas à rester contemplatifs !
L’entrevue se fini là, Jintarô Suzano quittant à grands pas le chef des moines, retrouvant Shiba et Jinnosuke occupés à se préparer des armes…
Alors que Shiba s’était contenté de prendre un bâton de prêtre en taillant le bout en pointe, Jinnosuke avait quant à lui relié deux bâtons par une boucle en fer, les transformant en fléaux.
-Alors, gamins, avez-vous des armes dignes de vous ? fit Jintarô avec malice.
-Je suis pêcheur, aussi ce simple harpon de bois me suffira je pense, dit Shiba.
-Moi je battais le riz au village, aussi je me suis fait un fléau comme j’en utilise tout les jours… mais, savez-vous ce que nous allons devoir combattre maintenant ? demanda Jinnosuke, un peu tendus.
-Non, je ne le sais toujours pas, mais rien qui n’ai à nous faire peur. Vous êtes jeunes et le travail dans votre village vous a forgé un corps, ca ne vaut pas un corps de guerrier mais au moins vous ne manquez pas de force ni de vigueur. Avec moi en plus nous avons l’expérience et la force qui nous manquait.
Un coup d’œil dubitatif entre les deux jeunes gens sur la force de leur aîné fut oublié de la part de Jintarô, qui se mit alors à exposer son plan aux deux jeunes gens….
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Posté le 23 juillet 2007 à 20:43:26

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Alors que la nuit tomberait, Jintarô Suzano irait se présenter bien en vue du campement des kidnappeurs, quels qu’ils soient, et les occuperait en combattant le temps que Shiba et Jinnosuke n’aillent délivrer la prisonnière.
Puis uns fois celle-ci mise en sécurité, ils le feraient savoir au Rônin qui romprait son combat et filerait avec eux, ramenant la fille au Temple avant de retourner purger les bandits sans doutes dispersés sur leurs traces, évitant ainsi de continuer à les affronter tous en même temps.
Le plan était donc ficelé et trois ombres se mirent en route à travers la forêt bordant le Temple, suivant les indications que leur avaient données les prêtres.
Au bout d’une heure de marche nocturne, ils arrivèrent à entendre les paroles et cris de ce qui semblait être un campement dans la forêt, s’approchant à couvert, Jintarô, Shiba et Jinnosuke purent voir les personnes qui s’étaient prises au Temple deux nuits plus tôt.
Au tour d’un feu de camp dansaient des hommes portant des masques, tous torses-nus avec une arme rudimentaire à la ceinture, tous gesticulants en chantant, semblant prier une statue de Genma grimaçant.
-Ce n’était donc pas des Genmas, mais des hommes portant des masques de Genmas… bien, j’y vais comme prévus, souffla Jintarô Suzano, sortant des ombres de la forêt pour arriver dans la lumière du feu de camp.
Aussitôt les cris, chants et danses s’arrêtèrent, tous dévisageant le vieillard qui leur faisait face, les regardants pire que du chiendent. Quelques hommes armés de tridents de bambous s’avançaient même vers le vieux Rônin alors que les autres semblaient vouloir juste profiter du spectacle de leurs frères massacrant le vieil homme et se bornaient à lancer insultes et quolibets en riant sur la malchance de Jintarô d’avoir croisé leur campement.
-Allons-y… Kusanagi ! rugit le vieil homme en empoignant son sabre et déchirant les tissus le recouvrant.
La surprise fut totale pour ses adversaires aussi bien que pour Shiba et Jinnosuke puisque, d’un seul coup dans le vide, Jintarô venait de faire reculer les hommes qui voulaient l’attaquer.
De plus l’épée aux mains ridées du Rônin semblait resplendir de milles feux, comme si la lame était surnaturellement puissante, réellement on eu put la comparer à l’épée Kusanagi de Susano-o ! (L’épée Kusanagi « coupeuse d’Herbe » est celle que Susano-o, le dieu du Vent et des orages, trouva dans la queue du Dragon Yamato No Orochi en sauvant la princesse Kusinada)
-Kamis tout puissants ! Le vieux semble assez fort pour tous les combattre maintenant ! siffla Jinnosuke à Shiba, tout deux encore masqué dans les ombres de la forêt.
-Oui, mais ne perdons pas de temps, tout fort qu’il puisse être il est vieux et seul contre tout un groupe, allons récupérer le prisonnier et allons-nous-en !
Les deux jeunes gens laissèrent donc Jintarô Suzano continuer seul à occuper leurs ennemis, et se glissèrent silencieusement dans le campement des brigands, jusqu’à arriver devant une grossière cage de bois gardée par une sorte de monstre…
Du moins cet homme semblait tout avoir de Genma, une force de la nature aussi large d’épaule que grande, au visage vicieux, avec même les dents dépassant des lèvres, comme un réel Ogre.
-Flûte, ce n’était pas prévus… tant pis, je l’occupe et toi tu ouvre cette cage ! Cria Jinnosuke en courant sur l’Ogre pendant que Shiba fonçait vers la cage en question.
L’Homme au physique de Genma sortit alors immédiatement une masse aux proportions aberrantes, faite du tronc complet d’un arbre, et garnie de clous pointus, que Jinnosuke réussi à éviter une première fois quant le colosse la fit tournoyer dans les airs, manquant briser la tête du jeune homme.
Shiba quant à lui s’escrimait avec son harpon de fortune à ouvrir la cage de bois, se servant la hampe de son arme comme d’un levier pour arracher le bois de la prison de fortune.
Quant enfin il eu réussi, il passa rapidement dans la cage, cherchant des yeux le prisonnier à l’intérieur pour voir une jeune fille vêtue comme une prêtresse, pleurant dans un coin de sa prison.
-Venez, nous sommes venus vous sauver, n’ayez plus peur. Dit Shiba en tendant la main à l’inconnue.
La jeune fille releva la tête, cherchant à stopper ses larmes pour voir qui lui parlait ainsi, et prit peur en voyant Shiba, vêtu comme les brigands… mais lui tendant la main avec, derrière lui, un trou dans le bois qui la retenait prisonnière.
Soudain un cris plus rauque que les autres de la part de Jinnosuke sortit Shiba de ses efforts pour faire sortir la prisonnière. En effet son ami venait de se faire dangereusement frôler par la massue de son adversaire, et le simple souffle de celle-ci l’avait envoyé à terre alors que l’Homme-genma se préparait à l’achever en l’écrasant !
Shiba n’en vit pas plus, son corps bondit, harpon de bois en avant, pour enfoncer la pointe de son arme dans le dos musculeux de l’ennemi, faisant rater Jinnosuke à celui-ci.
De son coté, la jeune fille captive était sortie de sa prison, et regardait Jinnosuke et Shiba faire face à son gardien, priant pour que les jeunes hommes réussissent à le terrasser.
Mais le porteur de la massue n’avait gère accusé le coup du harpon de Shiba, et sa massue toujours aussi vive au bout de son bras alla envoyer Jinnosuke au tapis une seconde fois, faisant se cogner contre une pierre la tête de l’amis de Shiba !
-Jinnosuke ! Maître Jintarô, Jinnosuke est battu ! cria Shiba, mort de peur pour lui et son amis évanouit alors qu’un homme de plus de 100 kilos de muscles faisait vrombir sa masse dans les airs.
Contre toutes attentes, Jintarô vint vers eux, traînant derrière lui bon nombre des brigands, dont certains blessés et mal en points. Le vieux Rônin alla s’adosser à la prison de la jeune fille qu’ils étaient venus sauver alors que Shiba y traînait également le corps de Jinnosuke, toujours inconscient.
-Nous voilà prit au piège ! remarqua le vieux Samouraï, contemplant l’état de Jinnosuke, de Shiba et de la captive.
-Qu’allons-nous faire maintenant encerclés et devant l’espèce d’Ogre à la massue ? se lamenta Shiba.
-« Vous pourriez vous rendre, nous ne vous tuerons pas, et on vous vendra juste comme esclave. » Répondit une voix parmi les brigands.
Un homme venait de s’extirper de la masse de leurs assaillants immobiles. Un homme assez grand, chauve, et portant des vêtements de prêtre, ainsi qu’un sceptre de prière orné de symboles. Visiblement c’était là le chef des brigands.
-Hey ! Monsieur de vieux Samouraï, c’est un bon marché non ? Vous avez tué plusieurs gens de ma bande mais je vous laisse une chance… hoy ! Répondez ! reprit le chef des brigands.
Dans la prison de bois où s’étaient réfugiés les 4 fugitifs, la tension de faisait sentir, Shiba ne savait plus quoi penser, sur de mourir s’il ne se rendait pas, mais ne voulant pas non-plus finir esclave, Jinnosuke ne se réveillant toujours pas, la jeune fille qu’ils auraient du sauver s’étant remise dans son coin, pleurant et sachant qu’elle ne sortirait plus d’ici maintenant que tous s’étaient fait piéger… seul Jintarô Suzano semblait tranquille quant il se leva et sortit de la cage de bois sous les yeux de Shiba et de la prisonnière des brigands.
-J’ais une autre proposition, fuyez dés maintenant et vous aurez peut-être assez d’avance pour vivre un jour de plus quant je me mettrais à votre poursuite. Murmura le vieux Rônin en fixant le chef des brigands dans les yeux.
-Que voilà un vieil homme plein d’humour… tuez-le ! siffla le chef.
L’Homme à l’allure de Genma leva aussitôt sa massue pour l’abattre sur le vieux Samouraï, mais alors que Jintarô levait à son tour son épée, un vent déferlant se mit à repousser tout le monde, ne laissant capable de résister aux bourrasques que le colosse armé de sa masse cloutée, et encore le pauvre ne pouvait plus gère attaquer sous le souffle du vent déchaîné !
-Quelle honte qu’il m’ait fallu ainsi utiliser mes capacités d’origine !
Jintarô Suzano était toujours debout, prit d’un calme impressionnant pour la situation, son épée levée vers le groupe de bandits, comme s’il les repoussait lui-même juste en pointant son arme vers eux…
-Cette fois libère ta vraie force… Kusanagi !
Le vieil homme leva encore plus haut son sabre, créant une folle tornade qui faisait battre le tonner à ses habits, le vent faisant tourbillonner ses cheveux et sa barbe tout en repoussant toutes choses dans son périmètre.
Lorsque l’épée se rabaissa, c’était pour faire cesser la tornade et montrer un jeune guerrier portant la Kusanagi, un guerrier plus beau et imposant que nul autres, ses pieds reposants sur des roues aillées, son corps parcouru de milles éclairs…
-Susano-o… l’Oni du ciel ! Balbutia Shiba, encore sous le choc de la vision du Dieu enfin dévoilé.
-Brigands, vous m’avez obligé de quitter l’enveloppe mortelle dans laquelle j’ais été punis (Dans le Clan Oni, Susano-o était si intenable qu’il se faisait souvent exilé sur terre sous forme humaine, c’est lors d’un exil qu’il tua le Genma Yamato-no-Orochi), pour ceci mon épée Kusanagi vous fera souffrir milles morts !
D’un simple mouvement de sa lame, Susano-o leva un souffle de vent ahurissant, envoyant tout le monde à terre, même l’Homme à la massue, et tuant même certains des filous qui virent le souffle de l’attaque les découper !
Le Chef des Brigands avait déjà disparus quant Susano-o se lança dans la meute apeurée de ce qu’il restait des kidnappeurs du Temple, et son épée fendait tout sur son passage, hommes, armures, armes, réduisant tout ce qui touchait sa lame en fragments épars alors que Susano-o lui-même restait intouchable, entouré d’une barrière invisible de milles vents déchaînés !
Il ne fallut pas plus de 3 minutes pour faire place nette, tout le campement des brigands ayant été décimé !
Mais Susano-o avait préjugé de ses forces, car il avait été scellé dans un corps mortel par les autres Onis, et nul enveloppe humaine ne pouvait contenir sa puissance, même à moitié éveillée. Pris de vertiges, l’Oni fut forcé de poser genoux à terre et de souffler, laissant à son corps mortel le temps de se remettre de la libération de ses pouvoirs.
Cependant le repos du dieu reprenant ses forces au milieu des cadavres ne put durer aussi longtemps qu’il aurait fallu, le chef des brigands ayant réapparus, accompagné d’une gigantesque créature à la face grimaçante et armée d’un sabre certes minuscule en comparaison de sa taille, mais à l’apparence visiblement puissante.
-Je ne sais pas si tu es réellement un Oni ou juste un guerrier Onimusha, mais essoufflé comme tu es le Genma protecteur de notre clan ne fera plus qu’une bouchée de toi maintenant que je l’ais éveillé ! annonça le chef des brigands, rendus à moitié fou par le massacre de ses hommes.
-Un Genma ? De ceux qui obéissent à la terre… même lui ne peut pas me tuer pauvre fous !
La réplique de Susano-o ne fit aucuns effets, et la créature se mit aussitôt à l’attaque, propulsant l’Oni paralysé de fatigue à chacune de ses attaques, sans lui causer de blessures cependant.
Mais devoir résister au Genma empêchait Susano-o de se reposer, et chaque coup de son opposant annulé retardait sa récupération, rendant le combat sans doutes infinis si Shiba n’était pas intervenus !
Ramassant son Harpon de bois et le fléau de Jinnosuke, le jeune homme s’était lancé seul à l’assaut de la créature, la frappant de toutes ses forces sans lui causer nuls dommages, mais la distrayant de Susano-o. Entre l’Humain et le Genma une terrible différence de force se faisait clairement sentir, le simple souffle du monstre faisait voler les cheveux de Shiba, et chaque pas de la créature faisait trembler le corps du jeune homme, mais il luttait néanmoins, frappant de ses armes le corps du monstre et esquivant chaque attaques, utilisant sa plus petite taille pour rester intouchable.
Mais la créature se lassait vite de frapper dans le vide, et rapidement oublia Shiba, retournant s’occuper de Susano-o. Shiba n’eu donc d’autres choix que de frapper de toutes ses forces sur la main du Genma qui portait son sabre, le forçant à lâcher son arme, mais mettant aussi le jeune homme en position terriblement vulnérable !
Le Genma poussa un cris qui se voulait sans doute de rage, puisque c’était la première attaque à lui faire mal, et sa main alla tenter de broyer la tête de Shiba qui, essoufflé comme jamais il ne l’avait été, ne put voir qu’à travers un brouillard d’inconscience l’attaque de son adversaire, et n’esquiva que légèrement trop tard, laissant les ongles du Genma balafrer son visage.
Shiba, réveillé par la douleur, mais aveuglé par le sang qui coulait de son visage, plongea entre les jambes du Genma, ramassant son arme encore à terre, puis se redressant pour faire face au monstre qui désormais semblait hésiter à attaquer… comme si son sabre entre les mains d’un homme l’inquiétait.
Shiba compris vite qu’avec une telle arme d’exception, il pourrait plus facilement blesser le Genma, et que c’était là la raison de la méfiance du monstre. Plongeant une nouvelle fois entre les jambes de son immense adversaire, il entailla un mollet de sa nouvelle arme avant de reprendre ses distances, évitant les énormes poings de la créature qui lui aurait sans doutes broyés le crâne d’un seul coup !
-Jette ton arme, petit, où je tue celle que vous étiez venus libérer ! cria une voix derrière Shiba !
Le Chef des Brigands tenait désormais la jeune fille qu’ils étaient venus délivrer devant lui, un couteau posé sur sa gorge. Le visage du brigand ne faisait aucuns doutes sur la panique qui était en lui, et il n’hésiterait pas à ouvrir les chairs de son ancienne captive, aussi Shiba dut lâcher l’arme du Genma, le monstre en profitant pour l’envoyer rouler au sol d’un revers de main, comme s’il chassait une mouche capricieuse, manquant cependant d’arracher le corps de Shiba qui sentit sa bouche prendre un goût métallique de sang chaud.
-Bien, achève-le ! Après tu iras tuer le faux Oni ! continua le survivant des brigands, bavant presque.
-J’en doute… En avant… Kusanagi !
Susano-o ne laissa pas le temps à l’homme de se retourner, son épée s’abattit vers ce dernier, et le corps du preneur d’otage tomba aussitôt en poussières, laminés comme si milles fois il s’était fait trancher par une arme plus tranchante que tout ce qui pouvait être imaginé.
La jeune fille enfin libérée eu alors une réaction imprévue, au lieu de se mettre à l’abris, au lieu de se tourner vers son sauveur Oni, elle fila comme une flèche s’interposer entre le Genma et le corps incapable de se mouvoir de Shiba, étendant les bras comme pour se dresser en bouclier contre la prochaine attaque du monstre…
Le Genma ayant ramassé son sabre aurait pu les fendre en deux d’un seul coup si son épée ne s’était pas mise à lui brûler les mains, se recouvrant d’éclairs pour finalement aller s’immobiliser dans les airs auprès de Susano-o une fois qu’il l’eu lâché, surpris et tenant ses mains sous ses bras sans comprendre.
-Pauvre créature… non seulement tu lèves ton arme sur un Oni, mais en plus ton arme fait partie des Sabres Magiques dont je suis le Maître ! Réveille-toi Izakuchi !
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Posté le 23 juillet 2007 à 20:44:28

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Posant la paume de sa main sur l’épée, Susano-o la fit changer de forme, l’arme devenant une sorte d’esprit sous forme d’oiseau de foudre et de vent, un des esprits mineurs du Ciel, subordonnés à Susano-o.
-Maître, ce Genma de la Terre m’a volée au temple des Onis, et me gardait par la force à son service ! Je n’ais jamais voulus me tourner contre vous… dit l’oiseau/esprit, totalement dominé par Susano-o. (Izakuchi est un des dieux mineurs de la foudre et du vent, là il possède une forme de phénix de foudre et de vent)
-Je le sais, mais dans ce cas tue celui qui t’as ainsi manipulé, tu en as la force désormais.
D’un geste de l’Oni l’esprit disparu, redevenant épée pour finalement filler se planter dans le cœur du Genma, l’abattant net !
De son coté Shiba venait de rouvrir les yeux, mais restait incapable de bouger, regardant juste Susano-o s’approcher de la captive enfin délivrée pour lui prendre les mains et se préparer à l’emmener avec lui…
Cependant, un regard en arrière de la jeune fille le sortit de son immobilisme, un regard emplis d’anxiété qui fit se relever Shiba alors que lui-même s’en savait incapable.
-Oni Susano-o ! Que… qu’allez-vous faire maintenant ? réussi à prononcer Shiba malgré cet horrible goût de sang encore présent dans sa bouche.
-Ce que je vais faire ? Et bien emmener cette personne avec moi. Répondit Susano-o, intrigué.
-Que les Kamis me pardonnent de parler ainsi à l’Oni du ciel… mais est-ce que tu t’es demandé si elle voulait te suivre ?! ?
-…
-Parce que, tout Oni que tu es, et invulnérable aussi… je t’ais aidé à regagner tes forces non ? Tu n’as pas vaincu seul, même si au fond tu n’avais pas besoin de l’aide d’un mortel…
-Ksh ! Tu vas trop loin gamin ! J’avais presque tendance à avoir apprécié ta bravoure et la minuscule aide que tu avais voulu apporter, mais là tu oublie à qui tu parle !
L’épée Kusanagi apparue à la main de Susano-o, se dirigeant vers la gorge de Shiba pour s’arrêter juste au contact de la peau du jeune homme ! Ce dernier tremblait de tout ses membres, ruisselait de sueurs froides, mais ne baissa pas les yeux, fixant Susano-o avec peur, mais aussi une lueur de combativité.
-Tout les milles ans je suis exilé dans une enveloppe mortelle et je sauve une princesse, répétant là la légende qui m’a vue tuer Orochi et sauver la princesse Kusinada. Cette année je sauve cette femme prisonnière non pas d’un dragon Genma mais d’un groupe de brigand, mais un mortel semble s’opposer à moi… te rend-tu compte de ce que tu fais ? Je peu te tuer et faire que même ton âme continue à souffrir pour ton audace ! rugit l’Oni alors que le ciel se couvrait de nuages plus noir que l’encre !
-Je sais, mais tout mortel que je suis, et même si je ne peu que mourir, je dois tenter de m’opposer à une décision aussi égoïste !
Rapidement, Shiba roula de coté, vers le cadavre du Genma, récupérant le sabre de l’esprit Izakuchi, le retournant contre Susano-o.
-Susano-o, Oni du Ciel, un petit pêcheur t’ordonne de relâcher la main de la princesse que tu viens de sauver si elle ne veut pas partir avec toi ! cria Shiba pour se donner le courage de juste se tenir debout en face d’un vrai Oni.
-Et comment ne le voudrait-elle pas ? Avec moi elle aurait une vie douce et merveilleuse, loin de ton monde qui souffre et qui rentre constamment en guerre ! Tu es décidément un pauvre pêcheur fou !! ! répondit Susano-o, lâchant une seconde la main de sa future promise afin d’empoigner son épée Kusanagi !
Mais une nouvelle fois la belle alla se faire bouclier de Shiba, et lorsque la Kusanagi lâcha son coup, ce fut elle qui se le prit, laissant sa robe et ses chairs se fendre sous l’invisible puissance de Susano-o et son arme mystique !
-Susano-o ! Oni infâme !
Shiba se rua immédiatement sur son adversaire, Izakuchi vibrant d’une orbe de vent entre ses mains, pour finalement que le coup de sabre ne s’arrête avant de toucher les habits de l’Oni, entouré d’une barrière de vents.
-Tu ose m’attaquer misérable, et avec Izakuchi, une épée de mon domaine céleste !
L’arme en question venait de reprendre sa forme d’oiseau, quittant les mains de Shiba pour se poser sur l’épaule de Susano-o alors que Shiba, impuissant plus que jamais, reculait pour tomber à genoux et relever du sol le corps inerte de la princesse…
-Maître Susano-o, excusez-moi mais je n’ais pas pu résister à la volonté de cet humain, sans doutes est-il lié d’une façon ou d’une autre au Phénix ? demanda l’esprit Izakuchi.
-Oui, il m’a dit se nommer Shiba (ce qui se traduit par Phénix)… et il a osé attaquer un Dieu, et ma promise est morte pour lui alors que je lui proposais la vie et le bonheur éternel… je ne sais plus que penser. Murmura Susano-o alors que l’esprit/phénix allait se poser sur l’épaule de Shiba.
-Maître Susano-o… ne pourriez-vous pas… laisser vivre cet homme ?
-Il s’est opposé à ma volonté !
-Visiblement pour un grand sentiment s’il a risqué sa vie pour libérer par deux fois une princesse inconnue des brigands puis d’un Oni pur, et si elle-même s’est faite deux fois le bouclier de cet homme qu’elle ne connaissait pas… un sentiment que vous avez aussi connus milles ans plus tôt. Répondit doucement Izakuchi.
Susano-o semblait désormais hésiter, sa fureur passée comme passait l’orage menaçant au-dessus d’eux. Bien sur il voulait cette compagne le temps de son exil sur la terre des hommes, mais il lui fallait aussi avouer que le courage de Shiba et le renoncement de la princesse lui avait touché le cœur…
L’Oni du vent prit alors une décision qui allait sceller le futur de Shiba, et de celle qu’il tenait encore dans ses bras sans forces.
-Soit ! Vous venez tout trois de faire plier un Dieu… Izakuchi, Shiba, princesse Majikina, je vous lie par le destin !
Entre les bras de Shiba, la princesse se réveillait, comme sortant d’un rêve, indemne, souriant à Shiba qui lui ne pouvait plus retenir ses larmes devant l’avalanche de sentiments qu’il venait d’éprouver.
-Susano-o… je vous ais insulté alors que vous êtes un Oni emplis de bonté… excusez-moi. Dit Shiba dans un sanglot mal retenus.
-Ne me remercie pas encore, Princesse Mina Majikana, es-tu sur de vouloir rester avec cet homme ? Tu ne le connais pas et lui ne sait rien de toi.
-Seigneur Susano-o, je me suis faite le bouclier de cet homme que je ne connais pas par deux fois, et même quant votre épée a tranchée ma vie je n’ais pas regretté mes actes.
-C’est un pêcheur dans un petit village et tu es une Princesse de clan ! Même de l’amitié entre vous ne sera jamais acceptée dans ce monde. Retenta Susano-o.
Ni Shiba ni la princesse Mina Majikana ne dirent mots, se bornant tout deux à se regarder dans les yeux, sur que même si la société était contre eux ils ne changeraient rien à ce qu’ils ressentaient à la seconde même.
-Tant pis, j’ais donc dit que je lierais vos destins… mais la princesse Majikana sera à tes cotés en tant qu’épée Shiba, son âme et son corps seront scellés dans le sabre Izakuchi !
Avant que Shiba et la princesse n’aient le temps de réagir, l’esprit phénix s’était posé sur l’épaule de celle-ci, et doucement les deux êtres disparaissaient, se fondant sous la forme d’une massive épée articulée !
Shiba regardait la princesse sans dire un mot, seuls les yeux du jeune homme pouvant encore retranscrire l’horreur de ce qu’il éprouvait à voir le maléfice s’opérer.
-Shiba, tu t’es opposé à un Oni, tu as levé une arme contre lui, et tu lui as volé celle qu’il voulait comme sienne… comme punition je te condamne à mourir !
L’épée Kusanagi frappa alors le jeune homme de la pointe de sa lame, lui rayant la figure d’une nouvelle entaille croisant celle qu’y avaient fait les griffes du Tengu.
-Shiba le petit pêcheur n’est plus, tu viens d’être tué par mon épée, personne dans ton village ne te reconnaîtra plus, ton nom ne sera plus dans les souvenirs de tes amis, Jinnosuke se réveillera demain sans savoir ce qu’il faisait ici, et les prêtres croiront qu’il a seul fait fuir les brigands, et le porteront en héros pendant que toi tu deviendras un étranger pour ton propre village. Cependant tu es toujours vivant devant moi, car désormais et pendant toute ton existence tu sera un guerrier dans la guerre entre Onis et Genmas, tu ne sera cependant pas Onimusha, car en toi je scellerais l’âme d’Orochi, le Divin Serpent noir, que j’ais tué il y a longtemps. Tu erreras entre les deux clans, condamné à lutter contre les deux !
Shiba ne parvenait plus à comprendre, son cœur totalement ravagé par tout ce qu’il venait de vivre cette nuit où il avait cru n’accompagner d’un vieux Samouraï itinérant, une nuit où il s’était découvert de la bravoure, de la force, de la volonté et aussi de la folie… et bien sur une nuit où il était follement tombé amoureux.
-Une dernière chose Shiba, ne tente pas d’échapper à ta vie de guerrier, je veux te voir traquer les genmas où je te laisserais sous ton sort et m’emparerait de la princesse Majikana ! Pour t’aider et parce que tu n’as rien d’un guerrier mis à part l’épée ou est scellée ta princesse, je te donne ce masque que Bishamon lui-même m’avais offert, il contient l’âme d’Orochi et te donnera la force, tout en faisant de toi un être non-humain et son nouveau sceau. (Bishamon est un des Dieux de la guerre)
l’Oni du ciel prit alors un masque de guerre rouge dans ses mains, et le posa sur le visage de Shiba.
Aussitôt le jeune homme sentit son visage le brûler comme si Susano-o lui avait appliqué un tisonnier dessus ! Hurlant de douleurs il se démena comme un diable pour finalement voir qu’il ne pouvait plus enlever son masque !
-Tu es un hybride mi Homme mi Genma désormais Shiba. Tu porteras l’âme d’Orochi, tu combattra les Genmas mais en tant que non-Humain tu sera aussi la proie des Onimusha …si tu survis, si tu me montre que tu as été capable malgré cela d’affronter les pires créatures Genmas, alors je te libèrerais d’Orochi et te rendrai l’âme et le corps de ta princesse ! conclu Susano-o
-…mon visage… brûle… le jour où tu viendras ma libérer Susano-o… je te tuerais !! ! cria alors Shiba en se tenant son visage, devenus un avec le masque rouge.
-Tu pourras toujours le tenter, mais jamais tu ne le pourras… Maintenant je vais te sceller jusqu’à ce que le monde déborde de Genmas, et que l’on vienne te libérer !
Susano-o le releva en l’attrapant par la ceinture, le décollant du sol pour les faire disparaître et réapparaître au fond d’une grotte…
-C’est ici que tu reposeras jusqu’à ce que l’époque ait besoin de tes talents, si je te laissait sous cette forme dans la nature… tu risquerait de tout détruire !
C’est ainsi que, recouvrant le corps de Shiba d’une épaisse couche de Cristal de roche, Susano-o enferma ce dernier dans un sommeil sans fin, le séparant de son arme jusqu’à ce qu’une personne n’aille réunir les deux entités, en brisant la coque de verre naturel emprisonnant le corps du nouveau porteur de l’âme d’Orochi.
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Posté le 23 juillet 2007 à 20:46:35

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« Yahouran-Lee, ou l’histoire de la Charité »
Il était tard le soir, le soleil descendait à l’horizon. Du bruit venait de l’est, comme une armée qu s’approchait du village d’Utaï. Les villageois finissaient leur journée, tous fatigués de tout ce travail. Mais beaucoup d’entres eux ignoraient que, dans une maison du village, allait naître une future héroïne. Shéra, l’épouse du forgeron du village, accouchait. C’était un jour comme les autres, rien d’inhabituel ne se passait, sauf na naissance de cette petite. Lorsque Shéra finit d’accoucher, Yldan, son époux prit l’enfant dans ses bras. Shéra savait depuis le début que ce serait une fille, elle l’avait senti. Ils baptisèrent l’enfant Yahouran, Yahouran de la famille Lee. Les bruits de pas s’intensifiaient.
« — Quel boucan, dehors ! fit Yldan, regardant à l’extérieur.
— Je me demande ce que ça peut bien être. Dit Shéra, inquiète. »
A cet instant, entra dans la pièce le jeune Senter-Lee, celui qui venait juste de devenir grand frère. Senter était un jeune garçon de sept ans, énergique et maître de la bravade. Yldan mit Yahouran dans son berceau et prit le jeune Senter dans ses bras en le faisant tournoyer. Puis, il s’approcha du berceau de la petite fille et chuchota aux oreilles du garçon :
« — Tu vois, Senter ? Cette petite fille qui dort paisiblement dans le berceau n’est autre que ta petite sœur, Yahouran. »
Senter quitta la pièce, heureux d’avoir vu sa petite sœur. Yldan marcha vers son épouse, et lui dit :
« — Avec la survie d’un groupe Genmas, j’ai apprit à Senter comment se battre. Et ce sera pareil pour Yahouran quand elle en aura l’âge. Je ne serais pas tranquille si je ne sais pas que mes enfants sortent sans savoir se battre.
— Je pense que tu as raison, Yldan.
— Comme tu me connais, je ne me contenterai pas de leur apprendre l’art du combat, je leur ferai à chacun un sabre qu’ils porteront tout le temps.
— Crois-tu que c’est raisonnable, Yldan ? Ne penses-tu pas que ça les complexera plus que ça ne les rassurera ? De plus, Senter préfère l’arc.
— Je ne leur ferai pas un simple sabre comme j’ai l’habitude de vendre. Je leur ferai à chacun un magnifique sabre, chacun unique ! Des sabres qu’ils utiliseront s’ils se font attaquer et dont ils seront fiers, des lames qu’ils porteront en souvenir de leur père… Hein ? Que dis-tu ? Senter préfère se battre avec un arc ? Soit ! Je vais lui fabriquer un arc incassable ! Et je ferai un sabre à Yahouran. »
Le silence s’installa, les deux parents observaient leur petite fille qui dormait profondément. Tous deux profitant du silence pour méditer chacun de son côté sur le bonheur dont ils jouissaient et le malheur qu’ils vivraient si l’un des membres de leur famille venait à mourir. Yldan se leva et déclara :
« — Je vais commencer à fabriquer l’arc de Senter. Si je ne le finis pas trop tard, je ferai le sabre de Yahouran. »
Sur ce, Yldan quitta la pièce et se mit au travail. Il travailla pendant des heures à la fabrication de l’arc de son fils, avec un bois indestructible et une corde extensible pour tirer des flèches avec précision, à une vitesse phénoménale sans casser ni la corde ni l’arc. Il passa l’autre moitié de la nuit à forger le sabre de sa fille, bien qu’elle ne s’en servirait pas immédiatement. Il alla vers un coffre et y sortit une énorme plaque argentée. C’était du mythril, un métal réputé pour être indestructible, léger et qui ne subissait pas les dégâts du temps tels que l’oxydation ou le fait que le métal ternis. On l’appelait également le “ Vrai argent ”. Ce serait parfait pour faire un sabre ! Oui, vraiment parfait. Avec de l’or, il fit la Tsuba qui était en forme d’aile de dragon. Au matin, il avait fini les deux armes. Il les mit toutes les deux dans un coffre ou il avait inscrit les initiales S&Y-Lee
Le soleil allait se lever, lorsque tout le monde se levait pour faire son travail respectif, des Genmas attaquèrent le village. Tout le monde s’enfuit à toutes jambes. Yldan et Shéra se levèrent en même temps et Yldan alla réveiller Senter pendant que Shéra s’occupait de Yahouran. Ils sortirent tous les quatre de la maison, Shéra vit la rue déserte, elle était plus qu’angoissée.
« — Les Genmas s’attaquent à la porte du village ! Nous n’aurons jamais le temps de nous échapper. Dit Yldan.
— Que veux-tu qu’on fasse, Yldan ? Nous sommes coincés. On n’arrivera jamais à s’enfuir à temps avant de se faire massacrer.
— Nous, non. Mais nous pouvons tenter de protéger nos enfants. Allons à la Grotte Protectrice. »
La grotte protectrice était nommée ainsi grâce à la légende qui disait que, lors d’une invasion de barbares, les villageois avaient peur de se faire massacrer. Ils menèrent les enfants dans une caverne. Pour protéger les enfants, les dieux envoyèrent une déesse qui protégea les enfants. Les barbares furent décimés et les enfants sauvés. Une fois devenus adultes, ils élevèrent une statue de bronze en hommage à la déesse qui leur avait sauvé la vie. On raconte que, depuis, la Grotte Protectrice serait le refuge de tous les êtres humains qui avaient le cœur aussi pur que celui d’un enfant.
Yldan et Shera menèrent Senter et Yahouran à la Grotte Protectrice. Ils mirent le coffre destiné à Senter et Yahouran, leur dirent adieu et laissèrent les enfants seuls. Ils sortirent et tentèrent de se battre pour donner un maximum de chances de survie à leur progéniture. Ils moururent tous deux dans l’honneur et les Genmas passèrent leur chemin. Senter s’occupa de sa petite sœur comme de sa propre fille pendant des semaines.
Puis vint le jour où Senter décida de partir, pensant que lui et sa sœur ne seraient pas bien dans la caverne car il manquait de la nourriture. Il prit une charrette et y mit le coffre de son père ainsi que le berceau de sa petite sœur. Il voyagea pendant des semaines, des mois ; jusqu’au jour où la petite Yahouran atteint sa première année. Elle commençait à peine à marcher. Son frère était arrivé dans un village où les gens étaient malveillants et les gardes tentèrent de voler la charrette. Senter tenta de les en empêcher, ils le firent emprisonner. Ils le condamnèrent à mort, pendant son emprisonnement, il écrivit son histoire à partir de la naissance de Yahouran et demanda s’il pouvait retourner à son lieu de naissance et y être exécuté, ils acceptèrent et il cacha le journal dans la Grotte Protectrice ainsi que le coffre de son père. Il ne mourut pas sur le gibet ni sur la guillotine : il se suicida, préférant mourir de sa propre main que sur une potence ou sans sa tête. On le retrouva mort, dans un bain de sang au lever du soleil. Yahouran fut en quelque sorte adoptée par un vieillard. Elle passa son enfance dans sa ville natale, élevée par un inconnu et la seule chose qu’elle posséda de lui était le shuriken familial que ses parents avaient confié à feu Senter...
La découverte de la vérité :
Le soleil se couchait vers les montagnes, Yahouran eut une impression de déjà vu, chaque moment important de sa vie se passait avec un couché ou un lever de soleil. Celui qui l’avait élevé et éduqué venait de mourir de vieillesse. Elle était un peu seule à présent. Elle sortit du village pour se rafraîchir les idées. Soudain, elle entendit craquer une branche. Elle se retourna et vit un sanglier. Il se prépara à charger, elle se dépêcha de fuir avant de se faire percuter par la bête. Elle courut, vit au loin une grotte et s’y engouffra. La bête se cogna comme si elle avait foncé dans un mur.
Yahouran avança dans la caverne, il faisait sombre et elle n’y voyait rien. Soudain, elle percuta un objet et trébucha. Des flambeaux s’allumèrent comme par magie et elle vit un coffre ainsi qu’un berceau. Elle vit gravé sur le coffre les lettres S&Y-Lee. Elle comprit que c’était pour elle et feu son frère et ouvrit le coffre. Elle fut frappée par son contenu : c’était des armes. Il y avait un magnifique arc dans un carquois en cuir superbe elle trouva, gravé sur l’arc, le nom de son frère en caractère latin d’un côté et japonais de l’autre. Elle tourna la tête et vit, dans l’axe de l’arc, un sabre resplendissait, on aurait dit que la lame était d’argent, mais si c’était bien le sabre qui lui était destiné, il aurait près de douze ans ! Voir plus, si c’était le sabre d’un de ses ancêtres. A la Tsuba, on pouvait distinguer l’aile d’un dragon et le t’autre côté, ses griffes. Elle alla vers le berceau et tâta le matelas, elle sentit quelque chose de dur. Elle enleva le petit matelas de berceau et vit deux feuilles de papier. Voici ce que ça disait :
Ma chère petite Yahouran,
Si tu lis cette lettre, c’est que tu es assez grande pour sortir hors de la ville, ou bien c’est que tu en as été bannie…Comme tu dois le savoir, je suis mort il y a un certain temps (je ne sais pas quand tu auras lu la lettre…) Je vais mourir le 2 juillet 1607, je suis condamné à mort, mais rassure-toi ! Je ne mourrai de la main d’un bourreau, je me suiciderai avant. De cette façon, mon honneur ne sera pas souillé. J’avoue que j’ai peur de ce qui t’arrivera après…Que vont-ils faire de toi ? Enfin bon, si tu lis cette lettre c’est qui ne t’est rien arrivé de grave. Je ne te retiendrai pas longtemps car ni toi ni moi n’en avons le temps (ça paraît un soupçon ironique de dire ça quand on sait que je vais mourir, je vais juste relater ce qui s’est passé pour que tu sois élevée pas un autre que moi, car j’ai peut qu’on ne te raconte pas la vérité. Tu es née un 3 février au coucher du soleil, je me souviens du bonheur qu’éprouvait toute notre famille. Le lendemain, des Genmas attaquèrent notre village et, pour nous protéger, nos parents nous emmenèrent dans la grotte où tu te trouves actuellement. Ils voulurent se battre contre les Genmas mais trépassèrent pour notre salut. Ne pouvant pas rester sans eau ni nourriture trop longtemps, j’ai décidé de partir avec toi dans une charrette. Un an passa, et des gardes m’arrêtèrent je ne sais plus pourquoi. Ils attendirent encore un an avant de me condamner a mort et je leur ai supplié de me laisser mourir dans notre ville natale. Ils ont accepté et j’en ai profité pour y laisser quelques objets familiaux auquel je ne voulais pas que les gardes touchent. Objets que tu trouveras dans le coffre avec nos initiales gravées. Voilà, ma chère sœur, je te dis adieux avec énormément de retard, mais si ça se trouve, tu ne sais même pas que j’existe…Je t’aime, petite sœur. Ne doute jamais de cela. Dans deux jours, je reverrai nos parents, et je serai avec eux, je veillerai sur toi, de là haut ! Garde mon arc en souvenir de ton frère !
Adieu, passe une bonne vie auprès de quelqu’un qui, je l’espère, s’occupera de toi aussi bien que je n’aurai jamais le pouvoir de le faire.
Yahouran sentit une larme couler le long de sa joue. Elle avait bel et bien entendu parler de son frère Senter. On lui avait dit qu’il s’était suicidé, mais pas qu’il avait été condamné a mort. Elle tint son bracelet où se tenait son shuriken et l’arracha, elle serra si fort le shuriken qu’elle en écorcha la paume de sa main. Elle décida de venger sa famille et devint une tueuse de Genmas. Elle s’y connaissait dans l’art Ninja, et elle deviendrait l’archer que son frère n’aura pas pu devenir.
Yahouran en 1622 :
Pendant quatre ans, Yahouran est devenue la meilleure des Ninjas, mais elle a également été obligée de voler pour se nourrir. Elle était reconnue non seulement comme une grande Ninja mais aussi comme une dangereuse fugitive. Elle vola la nourriture pendant quatre années. C’est d’ailleurs comme ça qu’elle rencontrera le groupe de chasseurs de démons dont elle fera partie dans quelques mois, mais elle l’ignore encore.
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Posté le 23 juillet 2007 à 20:47:11

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« Sen, ou l’histoire de l’Honnêteté »
En 1615, Osaka. Un homme est reçu d’urgence dans un temple. Il a de très graves blessures qui peuvent lui être fatales. Mais les bonzes réussissent à le sauver, et le prennent en charge. Après plusieurs mois l’étranger commence à comprendre et à parler japonais.
Cependant l’homme leur parait étrange, car il dit venir de Chine, et de l’an 235…
Pendant une année, cet homme leur raconte son histoire, mais personne ne le croit,ils se disent que ses blessures étaient trop grave finalement. Mais un bonze, nommé Indra, décide d’écouter son périple.
L’histoire du chinois était dure à croire, car il disait venir du passé, et par-dessus le marché à cause de démons qui l’aurait piégé dans une sorte de faille. Mais le fameux bonze n’y voyait pas de mensonges, et décida d’écouter toute l’histoire…
Après l’avoir écouté, le moine fut intrigué, et termina en disant : « Je vois… Tu as atterrit à notre époque à cause d’une pierre maléfique… » et le guerrier acquiesça. Le moine lui dit de retourner dans les salles de travaux, mais en lui il se dit « Les Genmas ont fait des siennes dans le passé, et ont donc envoyé indirectement ce guerrier par la faille temporelle. Il a une chance inouïe d’être encore en vie, il nous sera sûrement utile dans notre lutte contre les démons. »
Juste après le bonze alla écrire sur un parchemin Oni l’histoire du guerrier. ../..
En 235, dans la montagne de Kyusubaara, un guerrier était en recherche de son maître, connu sous le nom de Maître Niao Jiao .Ce dernier s’était exilé de la Chine, en attendant que le chaos s’arrête. Son élève qui l’avait cherché par delà 1000 montagnes et 1000 rivières, se nommait Zhang Liao Bu, et avait entendu des rumeurs comme quoi son maître était venu au Japon, dans cette montagne. Il n’hésita pas un seul instant et quitta dans les plus brefs délais la Chine. Cependant, le lieu dans lequel il s’était rendu fut attaqué par des démons puissants, qui semblaient eux aussi à la recherche de quelque chose, ou quelqu’un… Ils arrivèrent par la plaine sous forme d’une petite armée, et avançaient de plus en plus vers Zhang Liao Bu. Celui-ci les ayant vu, n’avait d’autre choix que de fuir, mais une escouade de démons arriva par le sommet de la montagne et vit le guerrier. Après l’avoir dévisagé longuement, ceux-ci se mirent à hurler, et donc à alerter les autres monstres. Cela semblait sans issue pour l’étranger, il était encerclé et vulnérable, mais d’un coup surgi de lui une aura qui se mit à l’entourer avec des flammes, des flammes d’un jaune orangé vif, l’air devint agité, et l’étranger sortit une arme longue, ressemblant à une Hallebarde et aussi à une Lame polaire, ornée d’un phénix sur le bâton qui contenait une orbe verte dégageant un vent agité. Il tourna son arme de haut en bas circulairement, et d’un saut puissant, se jeta dans une bataille sans merci…
Deux heures après, l’étranger, sérieusement blessé avait combattu le tiers de l’armée, mais se retrouvait dans un piteux état. Il sentait une mort proche, mais continuait à se battre de toutes ses forces. Au bout d’un moment il vit des démons rentrer dans une grotte en nombre, et il ne restait plus qu’une partie de l’armée qui restaient immobile dans la plaine. Enervé de les voir traîner ainsi, il descendit la basse montagne pour aller continuer le combat dans la plaine. C’était un guerrier qui ne connaissait que le champ de bataille, et son maître. Il vivait pour le combat, mais était toujours à l’écoute de la vertu. Enfin arrivé en bas, le guerrier se dressa contre ces monstres qui commençaient à s’agiter, tout en restant dans leur formation. Soudain, arriva un silence lourd comme le monde. Seul le vent continuer à chanter, entre les multitudes de mètres qui séparaient le guerrier des démons. Les deux camps se fixèrent dans les yeux, observant la moindre peur qui pourrait y avoir. Et à ce moment un éclair tomba entre les camps opposés, qui marqua le début de l’acharnée bataille.
L’étranger fonça sur les démons en sautant en longueur tout en donnant des coups d’hallebarde perpendiculaires au sol et frappa le sol pour retomber, il continua à attaquer en donnant des coups rapides d’empalements entre autres, et termine la première attaque par un coup circulaire rapide formant une défense forte. Il avança vers les autres monstres en faisant tournoyer son arme en l’air et en repoussant les démons par des coups avec la partie en bois de l’arme. Deux monstres vinrent l’immobiliser en attrapant son arme, mais il ne lâcha pas prise et attaqua avec ses pieds les monstres voulant le tuer, et au bout d’un moment il tordit élastiquement son arme pour en faire un propulseur, puis sauta avec l’élan obtenu sur le cou d’un monstre et se mit à le faire pivoter tout en donnant une succession de coups rotatifs et en cassant le cou du monstre monté. Il continua sa folle course tout en donnant des coups sautés, coups de pieds et autres décapitations. Puis arrivé vers le centre de la masse de démons, Zhang Liao Bu commença à tournoyer son arme et lui-même dans tous les sens et de haut en bas pour éloigner les démons, puis une aura rouge se mit à l’envelopper lui et son arme, et l’aura augmentait au fur et à mesure qu’il tournoyait puis il sauta et frappa le sol d’un coup puissant. Aussi tôt son aura explosa, drainant sa vie et projetant tout le monde dans les airs, tout en réduisant en cendres les monstres tandis que le guerrier dans un dernier effort se dirigea sur un monstre plus imposant que tous les autres, pour tomber sur lui en le pourfendant en deux lui et son arme.
Agonisant, le guerrier tomba sur le sol croyant que c’était finit, et ferma lentement ses yeux. Cependant après plusieurs heures, les démons qui étaient rentrés dans une grotte, sortirent de celle-ci avec un char imposant, qui transportait une énorme pierre ronde et verte. On aurait dit une sorte de cristal maléfique, parsemé de lézardes, avec des couleurs sombres tout autour et un cyclone vert à l’intérieur. Les monstres la transportaient avec difficultés, mais ils s’approchaient des sentiers plats pour pouvoir descendre. Le bruit que cela provoquait, pouvait réveiller n’importe quel mort. Mais dans ce cas présent, se fut le jeune Zhang Liao Bu en quête de son maître qui se réveilla à côtés du seul cadavre de monstre qui restait. Le reste était soit éparpillé en cendres, soit en train de se traîner vers les transporteurs. Au fur et à mesure que la pierre approchait, une énergie négative en sortait, qui faisait froid dans le dos.
Après quelques instants de répit, les monstres arrivèrent sur la plaine avec la pierre, hurlant, sûrement de joie. Mais le guerrier, lui y voyait un grand danger, et comme il sentait déjà son âme partir, il décida de mourir en détruisant cette pierre. Tant bien que mal, tout en s’appuyant sur son arme, il se leva, et commença à marcher vers le cristal. Il titubait, et de plus des monstres gardaient la pierre. Il ne savait que faire, quand il vit apparaître devant lui, dans un vent flou, plusieurs cartes Tao… Ces cartes étaient en lévitation dans les airs, quand soudain apparut le maître de Zhang Liao Bu, Zuo Ci. Il était lui-même tout aussi flou que ses cartes, vêtu d’habits qui portaient des symboles, et avec des cheveux longs et blancs, tout comme sa barbe,qui témoignaient de son ancienneté sur ce monde…quand le temps se figea, et un calme paisible s’instaura :
-« Zhang Liao Bu…Que fais-tu donc ici ? Je t’avais dit de rester en Chine pour arrêter le chaos, je t’ai appris tout ce que je savais, et je t’ai donné, la meilleure arme qui te conviennes …
-Maître… Vous savez que je… ne peux pas tenir… sans votre aide…
-Bien sûr que si… Je t’ai entraîné pour cela, pour que tu puisses anéantir le Chaos qui règne entre les Trois Royaumes… Tu dois rejoindre Liu Bei avant qu’il ne soit trop tard, seul lui pourra arrêter le Mal Rampant….
-Qu’a…llez vous faire…Maître…
-T’envoyer là où tu devras prouver ta vraie valeur… Ta venue m’est finalement profitable…
-Com…ment ?. ..
-Je vais tester tes capacités, pour voir si tu seras bien celui qui délivrera notre peuple… «
Et le sage disparut dans le vent comme il était venu, ne laissant à Zhang Liao Bu qu’une carte étrange et singulière. Dessus était marqué « Vis, et prouves «. D’un coup le temps sortit de sa tétanie, et le guerrier retrouva le juste nécessaire pour détruite la pierre. Il ne fit ni une ni deux pour directement aller sur le Cristal qui était devenu sa priorité. Tous les démons qui s’avançaient vers lui furent balayés aussi sec que la paille par son arme, puis arriva le moment où le combattant sauta dans les airs pour pourfendre la pierre depuis son centre.
A ce moment, le ciel s’assombrit, le vent et le tonnerre se déchaînèrent, et de la pierre sortit de l’électricité ainsi qu’un champ d’énergie noire la limitant sur le sol. D’un coup une barrière d’énergie blanche transparente entoura tout le monde à proximité de la pierre, et une demi-sphère d’énergie se forma sur le sol : Une faille se créait. Elle aspira tout ce qui était proche, puis en un coup une explosion d’énergie sombre transporta tout le monde dans une autre époque… En arrivant à notre époque, le guerrier vit autour de lui un endroit dévasté par l’énergie libérée, puis il perdit connaissance. Après, alertés par le bruit, les moines vinrent sur les lieux et recueillirent ce qu’ils pouvaient, dont l’unique survivant… Celui actuellement dans le temple…
../.. Pour avoir réussi à tuer des Genmas, il était forcément très avancé dans l’art de la magie du Tao et dans l’art de la guerre. Le moine Indra brûla ensuite le parchemin avec une poudre Oni pour l’envoyer à un Oni qui vint immédiatement :
-« Tu as bien fait de me prévenir, ce guerrier à un potentiel non négligeable.
-Vous allez en faire un Onimusha ?
-Non, il n’en a pas besoin… Mais tu devras l’investir de la mission suivante : »
Il fut soudainement coupé par l’intéressé, Zhang Liao Bu :
« -Laquelle ?
-Je vous avais dis de retourner au travail.
-Mais après avoir entendu une histoire pareille vous n’alliez pas continuer votre journée normalement, surtout que vous êtes le seul à m’avoir écouté.
-Tu es perspicace jeune homme.
-Qu’êtes vous vous ?
-Je suis un Oni.
-Comment ?
-Les Onis combattent depuis toujours les Genmas, monstres que tu as combattu. Notre objectif et de protéger ce monde toujours menacer par eux, et pour cela, nous demandons parfois de l’aide aux humains. Et à cette heure, des Genmas venus d’une autre contrée préparent une invasion contre vous.
-Ah bon…
-Et aujourd’hui, c’est à ton tour de nous aider !
-Comment ?!
-Ton maître t’as envoyé ici pour que tu prouves ta vraie valeur en combattant les Genmas. Car ta mission n’est pas à la portée de tous. Ton époque est dans le chaos, et si tu veux arrêter ce fléau, tu devras d’abord réussir à éradiquer les Genmas , car si tu arrives à les tuer,tu seras en mesure d’aider tes seigneurs féodaux pour enfin réunifier ton pays.
-Un test hein… Si je peux retourner dans le futur par la suite, alors je serais votre allié !
-Bien ! Adieu, guerrier des Trois Royaumes ! »
Et avant que Zhang Liao Bu ne parte, Indra lui dit :
-« Préparez-vous à partir dans votre quête dans les prochaines semaines à venir, car vous irez avec un groupe de tueurs de démons qui viendra chercher refuge ici… mais surtout, si dans votre quête vous croisez une jeune fille avec des yeux et cheveux rouges dans un village, prenez la avec vous, elle vous sera indispensable pour votre combat…
-Il n’y a pas de problèmes, même si je n’ai pas vraiment le choix… »
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Posté le 23 juillet 2007 à 20:47:56

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« Kratos, ou l’histoire de la Foi »
1 : Un monde tourmenté…
Dans un monde inconnu à tout être vivant, très haut dans le ciel, se trouve la cité des anges ! Aux premiers abords, on pourrait penser que ce lieu est féerique, que les habitants sont pacifistes et qu’en cet endroit, le chaos n’existe pas… Mais, ici ce n’est pas le cas. Les anges résidants dans la cité sont pour la plupart, tous aux ordres du seigneur Claudius, un roi cruel !
C’est un sinistre personnage, dont on sait peu de chose, aussi bien sur son physique que sur son passé. Il est d’ailleurs toujours recouvert d’un grand manteau noir, la tête enfouie dans sa capuche.
Parmi le peuple angélique, certains refusent de se soumettre à Claudius. En réponse à cet affront, ils ont étés traqués, massacrés, brûlés vif et contraints à se cacher on ne sais ou. Pour autant aucun ne s’est soumis à Claudius. Depuis lors, ils se font appeler les renégats, et sont obligé de se réunir en secret pour établir des plans pour arrêter Claudius. Malheureusement, la plupart de leurs attaques ont échouées. Pourtant, tous savent qu’un jour, la prophétie se réalisera et qu’un ange différent des autres, mettre fin a cette dictature…
2 : Un mystérieux général…
Cinquante ans plus tard…
« Toc toc toc !
– Entrez ! Ah ! Général Kratos, Je ne vous attendais plus. Je dois constater que vous avez accepté ma proposition, et donc que vous êtes d’accord pour partir combattre les espions Genmas terrés dans les plaines désertes de Kyoto. »
Le général mesurait un mètre quatre-vingt-huit, pesait soixante-quinze kilos de muscles d’acier forgés au fil des combats. Il était revêtu d’une armure à la blancheur éclatante, faite d’un matériau inconnu des hommes et portait dans son dos un long sabre dont la lame noire semblait veinée de rouge.
Son visage était quant à lui, très intéressant : deux yeux bleu turquoise, un nez petit et fin, sa bouche, mystérieuse… Ses cheveux, noirs, lui arrivaient jusqu’au bas du dos. Au son de sa voix, on distinguait à la fois son caractère calme et sa très grande détermination.
Kratos LEONARTH, personnage au passé malheureux : Un soir, alors qu’il n’était âgé que de huit ans, un Genma, monstre sanguinaire, profitant que Kratos était sortit jouer dehors, assassina ses parents, des renégats pourvu de hauts grades. N’ayant plus d’autre membre de sa famille, il dut vivre seul. Depuis ce jour terrible, Kratos massacre tous les Genmas se trouvants sur son chemin, espérant un jour réussir à venger ses parents.
Pourquoi ne rejoignit-il pas les renégats ? Tout simplement car il ne souhaitait pas vivre la même vie qu’eux. Beaucoup de renégats considèrent Kratos comme étant l´élu qui délivrera le peuple de la dictature qu’inflige Claudius aux anges, car comme le dit la prophétie, il est différent de ses semblables : Contrairement aux autres anges, ses ailes ne sont pas blanches… Mais noires !
Malgré tout ces propos, Kratos ne pense pas être celui qui les sauvera. Il s’est donc engagé dans l´armée de Claudius, et à trente ans est Général de ses propres troupes : Les Black-Angels.
Il se tenait maintenant debout dans le bureau du seigneur, et devant Claudius lui-même ! Le général répondait au dictateur :
« - Ne vous méprenez pas. Si je vous aide à vaincre les Genmas, c’est dans le but unique de retrouver un jour l´assassin de mes parents. Je n’ai nul autre intention que celle que je viens d’évoquer.
– Toujours est il que vous consentez à nous aider.
- Oui…
- Hé bien partez immédiatement, seul ou accompagné, dans les plaines désertes de Kyoto !
3 : Une cruelle trahison…
Kratos s’est finalement rendu seul dans les plaines ou sont censés se trouver des espions Genmas. Les plaines désertes de Kyoto portent en tout cas très bien leurs noms. A part le bruit du vent, il n’y a aucun autre son. A se demander si quelqu’un peut s’y cacher !
Kratos scruta l´horizon durant dix bonnes minutes, sans trouver le moindre Genma. Il entendit alors soudainement derrière lui, une voix familière lui dire :
« - Hé hé hé… Général Kratos, vous êtes tombé dans notre piège à ce que je vois… »
En se retournant, Kratos vit devant lui le colonel attaché à la garde personnelle de Claudius et aussi l´éternel rival de Kratos : Yuan NORI !
Yuan portait comme d’habitude sur lui son manteau noir et sa cape blanche. Sur son visage, on pouvait voir la haine qu’il éprouvait envers Kratos. Dans un visage au profil aquilin s’ouvraient deux immenses yeux verts perspicaces, entourés d’une chevelure ambrée s’arrêtant à mi-torse
Il tenait dans ses mains, deux sabres rouges de taille moyenne. Kratos lui répondit aussitôt :
« -Yuan… Que fais tu là ?
– Tu tiens donc tant à le savoir… Alors ouvre grand tes oreilles. Comme tu le sais, beaucoup de gens te considèrent comme une sorte de messie, qui un jour, tueras le seigneur Claudius, mettant fin à son règne.
A vrai dire, mon maître et moi ne croyons pas en cette prophétie, mais le seigneur préfère rester sur ses gardes, il t’a donc fait croire que des Genmas se trouvaient dans ces plaines, et m’a par la suite demandé de te capturer. Tu ne peux donc savoir la joie que j’éprouve de pouvoir te vaincre au moins une fois.
-… Et qu’est-ce qui te fais croire que tu peux me battre ?
- Mon heure a sonné, tu as déjà gagné maintes fois contre moi. Ce coup ci… C’EST A MON TOUR ! ! ! »
-
En un clin d’œil, les deux guerriers se fonçaient dessus, déclenchant à chacun de leurs coups d’épées, des gerbes d’étincelles jaunes et oranges.
- Ce fut un combat acharné, tant les deux combattants étaient forts. Mais au fil du combat, Kratos prenait le dessus de la mêlée. Alors qu’il s’apprêtait à lancer sur Yuan une vague de magma incandescent, celui-ci déploya ses ailes blanches, et s’envolant dans le ciel dit à Kratos :
« - Tu ne me laisse pas le choix… »
Il sortit de son manteau une seringue dans laquelle se trouvait un liquide verdâtre, liquide qu’il s’injecta aussitôt.
4 : Une terrible mutation…
Une explosion jaillit du corps de Yuan, provoquant un souffle de vent très puissant et détruisant une partie de l´endroit ou se trouvait Kratos.
Suite à cet embrasement un épais nuage de poussières dissimulait Yuan dont on pouvait apercevoir la silhouette.
Plus le nuage se dissipait, plus Kratos distinguait Yuan avec netteté. Au moment ou le nuage disparus complètement, le cœur de Kratos fit un bond dans sa poitrine : La substance contenue dans la seringue avait complètement transformé Yuan. Corps, manteau et cape avaient fusionnées, sa peau étaient devenue noire comme la nuit, des ailes de démon hérissaient son dos de pointes acérées et ses yeux luisaient dangereusement d’une couleur rouge sang.
Ses épées rentraient et sortaient de son corps à la guise. Métamorphosé en Genma !
Il dit à Kratos :
« - Ahh… Ahhh… Le math peut continuer… YAHH ! ! ! ! »
La mutation ayant augmenté les capacités de Yuan, le Genma n’eut donc aucun mal à passer dans le dos de Kratos, pour lui assener un puissant coup qui envoya Kratos en l´air, le forçant à sortir ses ailes pour se figer dans le ciel, et l’empêcher par la suite de retomber sur le sol. Il s’exclama :
« - Yuan ! Qu’a-tu fais ?
- C’est clair pourtant, la substance contenue dans la seringue n’est autre que du sang de Genma, que le seigneur m’a donné. Grâce à cet échantillon, je me sens un homme nouveau. Même si je n’ai presque plus rien d’humain, et que mes capacités physiques sont incroyablement améliorées, mon esprit, lui, n’a pas changé !
- Et puis de toute façon, mon plus cher désir reste : te vaincre ! Il peut ainsi se réaliser maintenant en un instant !. Tu veux une démonstration ?
- Mm… »
Ce court dialogue achevé, Yuan prit son élan , et, d’un vif coup de sabre sur la nuque, assommât Kratos sans se faire prier…
5 : De sombres projets…
« -Mm…
- Colonel ! Le détenu se réveille.
- Bah ! c’est pas trop tôt ! Laissez-moi seul avec lui sergent.
- Bien colonel. »
Péniblement, Kratos réussi a ouvrir ses paupières pour voir ou il se trouvait. En découvrant l´endroit ou il reposait, son sang ne fit qu’un tour.
Il était attaché sur table d’acier posée à la verticale, dans une grande salle blanche qu’il connaissait : le laboratoire du palais royal ! Le lieu n’avait pas changé depuis sa dernière visite. Tout autour de la pièce, figurait tables et armoires, dans lesquelles se trouvaient des outils de dissection, du matériel inconnu, des substance étranges etc…
Il vit aussi debout devant lui, Yuan, qui avait retrouvé son ancien aspect.
« - Tu fais une sacré tête Kratos ! Tu te demande ce que tu fais ici, dans le laboratoire du palais royal, maintenu prisonnier sur la table grâce à des menottes électriques ?
- Grumff…
- Comme tu l´as certainement remarqué, j’ai perdu tous les effets de l´échantillon de sang Genma. A vrai dire, j’en suis moi-même étonné. Mais après quelques petites recherches, nous avons appris que notre sang n’était pas compatible avec du sang de Genma pur. Nos anticorps détruisants en moins d’une heure les célules Genmas, la transformation, et tous ses effets en ont donc une durée restreinte. Ce qu’il nous faudrait, c’est, en plus du sang Genma, un peu de ton sang. Tout simplement car ton code génétique est différent du nôtres, et que organisme, lui est compatible à cent pour cent avec le sang Genma. Nous allons donc, prélever un peu de ton sang, puis le cloner pour que tout le peuple soit transformé en hybrides, dans lesquels nous implanteronspréalablement, des puces, servant à les faire obéir à tous nos plans.
- Grâce à ça, nous pourrons conquérir la terre puis l’univers tout entier ! ! !
- Et qu’allez vous faire de moi après avoir prélevé mon sang ?
- Tu auras le privilège de devenir le premier ange/Genma au monde ! ! Maintenant, que tu le veuilles ou non, nous all… »
Yuan fut interrompu par le bruit d’une explosion.
« Qu’est que ? … »
Un soldat à demi carbonisé entra à genoux dans le Labo.
« Co…lonel… Les renégats attaquent les jardins du palais… Aidez…nous… »
La mort eu alors raison du malheureux. Yuan repris :
« Eh ! zut, manquais plus que ça. Je vais devoir m’absenter un moment. Surtout ne fais pas de bêtises héhéhé… »
Sur ce, il partit, laissant ainsi Kratos seul…
6 : L´évasion…
Profitant de ce moment de calme, Kratos sortit avec difficulté ses ailes, et réussi à se propulser se libérant des menottes électriques qui le maintenaient prisonnier.
Sitôt libre, il quittait cette pièce. Il franchit une succession de couloirs blancs, tous aussi longs les uns que les autres. Sa vision se troublait petit à petit, ses muscles faiblissaient, la fatigue s’installait en lui… Il avait perdu toute notion du temps.
Alors qu’il allait abandonner son long parcours, il vit au loin, la lumière du jour ! Soudain pris d’une grande joie, il oublia totalement la présence d’un éventuel danger, et se précipita en direction de la sortit.
Mais cette joie fut de courte durée : Si il avait perdu tout ses réflexes, il serait certainement mort : Le pont faisant la jonction entre la ville et le château avait disparus ! Le seigneur avait certainement donné l´ordre de le détruire pour empêcher des intrusions ennemies au niveau de l´entrée principale. Apparemment, le champ de protection de l´entrée avait été lui aussi déclenché. Ce champ de protection empêchait quiconque d’entrer, mais laissait sortir.
Le trou étant trop grand, Kratos ne pouvait voler jusqu’en ville. Il se retourna donc, en quête d’une autre sortie. Mais en voyant au loin Yuan foncer sur lui, il fit volte-face, et sans réfléchir, plongea en direction du Japon !
7 : Une « chance » hors du commun…
L´on pourrait penser que Kratos s’était lamentablement écrasé sur le sol des plaines du Japon , ses trente-deux dents hors de sa bouche, et qu’il gisait inerte sur le sol… Mais le destin fit que Kratos, arrivé au terme de sa chute, s’écrasa dans une charrette tirée par une vache, avec à l´avant un paysan, et à l´arrière… des algues séchées ! ! !
Sa chute fut donc amortit par la cargaison. En se relevant, la première chose qu’il vit fut la tête du conducteur de la charrette, visiblement très étonné de voir Kratos se relever.
Il s’exclama :
« - Vous allez bien monsieur ?
- Oui…Je crois.
- Vous avez de la chance d’être tombé dans ma cargaison, sinon, c’en était fini de vous ! Mais au fait… qui êtes vous et comment avez vous atterris ici ?
- Je m’appelle Kratos LEONARTH, je suis un ang… mercenaire, travaillant en solitaire. J’ai croisé un groupe de personnes malveillantes, qui ont réussi à m’assommer, puis à me mettre dans leur catapulte pour ensuite, me balancer…
- Ah ! Je comprends mieux pourquoi vous vous êtes retrouvé ici. Je me présente, Sima SUN, Chinois de naissance mais Japonais de nationalité. Et le fier étalon qui tire ma charrette…
- C’est une vache…
- Peut importe, elle, c’est Marguerite. Nous sommes en route vers le village de pécheur, Sakai, pour livrer nos algues séchées.
- Vous accepteriez de m’y emmener ?
- Volontiers. Reposez vous donc un peu., je vous réveillerais quand nous serons arrivés à bon port.
- Merci… »
Il s’endormit, suite à ce dialogue…
8 : Un nouveau départ…
« Kra… Krat… Kratos… Levez vous… »
Péniblement, l´ange, se leva et vit Sima SUN s’enfuir en hurlant. Il ne comprit pas du premier coup, mais en regardant un peut mieux, il vit Sakai en flamme !
Il s’empressa d’aller voir ce qui se passait la bas. En pénétrant dans la ville, il se senti frustré : Les maisons étaient en feu, des dizaines de corps gisaient sur le sol, du sang éclaboussaient les murs à demi détruits !
Il Vit un homme gravement blessé sur le sol. Il accouru jusqu’à lui et lui demanda :
« - Que c’est-il passé ?
- Des Genmas ont attaqué notre pauvre village. Voyez ce qu’ils en ont fait…
- Grrr…
- Nous ne nous doutions de rien, ils nous ont attaqués sans que nous ne puissions nous défendre… Vous êtes un guerrier n’est ce pas ?
- Oui…
- Alors prenez toutes les marchandises que je possède si tel est votre désir, mais s’il vous plaît… sauvez-vous par pitié… »
Le pauvre homme mourut sur cette phrase. Suivant ses recommandations, il se servit dans le tas d’objets. Il prit une amure noire légère et résistante (son ancienne étant à moitié détruite), des vivres, de l´eau et c’est tout.
Allant à l´encontre de la prière du défunt, il partit de Sakai à pied, non pas pour se sauver… mais pour pouvoir venger le peuple de Sakai
Peut importe les dangers qu’il courrait. Il était maintenant plus déterminé que jamais. Ayant désormais un seul but en tête : Eliminer une bonne fois pour toute les Genmas ! ! !
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Posté le 23 juillet 2007 à 20:48:50

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« Hideyori, ou l’histoire du Respect »
Chapitre 1 : Deux rivaux.
Contrairement à d´autres, le jeune Hideyori fut bercé par une enfance chaleureuse et enviée par tous. Ce n´était pas un hasard mais seulement le fait d´être le fils illégitime du défunt Hideyoshi et de sa concubine Yodo. Durant ses plus jeunes années, Ohatsu, tireuse hors pair, l´avait formé à l´aide d´un autre homme. Cet homme en question savait manier la lance et le sabre avec une aisance ahurissante, déjà plus jeune il croisa la route de l´Oni qui vaincu Nobunaga, Samanosuke et sa compagne Kaede. Fils d´un simple fermier, son destin n´était pas d´errer sans avenir ni futur dans les champs mais de devenir un combattant au talent exceptionnel, un maître, Yumemaru. C´est justement avec lui que s´était marié Ohatsu en quête du grand amour après avoir perdu Soki. L´homme était arrivé au Château de Kyoto après d´innombrables combats aux côtés des Oni, certains ouvrages racontaient même qu´il aurait fait équipe avec Samanosuke, après que celui-ci soit sorti victorieux face au Dieu Genma Fortinbras. Il fut donc l´un des rares disciples du guerrier Onimusha et continua son périple seul par la suite, sauvant quelques années plus tard avec bravoure et audace le grand Ieyasu actuellement au pouvoir lors d´une embuscade de Genma. On ne pouvait énumérer tous ces actes de courage tellement nombreux. Une chance pour le jeune Hideyori qui gagna l´unique place de disciple auprès de Yumemaru.
Âgé de 24 ans aujourd´hui, le jeune homme aux allures sombres et énigmatiques se cherchait toujours, il n´aimait pas cette vie, ce destin. On lui mentait souvent, il n´avait jamais une seconde à lui, il n´était pas heureux, mais pourtant il avait tout pour l´être. Seul Yumemaru et Ohatsu bénéficiaient de son entière confiance et quant à Ieyasu, il le méprisait car c´était Hideyori qui devait prendre un jour ou l´autre la place du trône et non pas son fils, le jumeau de Soki, l´Oni du frêne. Une rivalité constante était donc venu s´installer entre les deux jeunes hommes qui voulaient toujours être le plus convainquant. Pourtant, Keiji comptait plus d’années que son miroir lui en indiquait. En effet, de son étrange physique, il paraissait encore plus jeune qu’Hideyori…bien qu’ayant le double, aurait-on dit falsifié, d’anniversaires en son honneur.
Pourquoi ? Nul ne le savait, autre mystère venant s’ajouter dans l’océan de toute cette magie qui berçait ce monde.
L´un était téméraire et l´autre plus sage, l´un était avantagé l´autre non, l´un était le moins fort et l´autre le plus fort. Le rôle de Yumemaru fut décisif dans cette première et dernière tâche. Les deux novices se doutaient bien que le choix de Ieyasu approchait, bien qu´on eusse put deviner qui allait être désigné...
Lors d´une séance d´entraînement au bâton, Hideyori et son maître eurent une courte discussion.
<< Tu sais, fit Yumemaru, ce n´est pas la force qui fait le guerrier mais son état d´esprit, tu dois toujours être sage dans chacune de tes décisions, réfléchir vite, être le plus simple possible, mais aussi le plus objectif et le plus rusé. Tourne ton environnement à ton avantage, bats en retraite si tu as des difficultés majeures, ne tente pas l´impossible. Ne te jette jamais sur ton ennemi dès la première seconde, attends plutôt qu´il ait sa garde baissée, le moment le plus propice pour lui donner le seul et unique coup de grâce. Essaie de ne pas trop te précipiter mais ne tarde pas non plus, sois vigilant même si tu as pratiquement gagné le combat, de nos jours, les choses les plus surprenantes te trompent avant même que tu n´aies dégainé ton sabre ! Aussi, ne sous-estime jamais ton ennemi, c´est cette chose là qui annonce le verdict avant même que le combat ait pu commencer.
- Oui ! s´exclama Hideyori qui n´arrivait pas à toucher son maître extrêmement rapide et si démonstratif, Et la maîtrise de ses pensées, de ses sentiments? Vous ne m´avez encore rien dit...à ce sujet !
Le jeune disciple s´était écroulé à terre suite à un coup des plus vifs que lui avait porté Yumemaru.
- Je ne peux t´enseigner cela pour le moment, avec le temps et l´expérience tu comprendras bien assez tôt. La haine est une arme mais elle est très dangereuse. L’intelligence est une ruse mais elle est contemplative. La compassion est un atout mais elle te voile la face. Bon nombre de sensations te sont à élucider, tu as encore tout le restant de tes jours pour y réfléchir.
L´homme leva son pied en direction d´Hideyori et le rabattit au sol, ce fut esquivé de justesse. Le parquet lui n´avait pas tenu. Quatre planches de brisèrent sous la puissance destructrice du maître.
- Tu ne dois cependant pas retenir tes coups ! Une fois qu´ils sont partis rien ne doit pouvoir les arrêter. Allez, tu as une arme et je suis à mains nues, tu devrais l´emporter ! lança t-il pour motiver le jeune apprenti.
Hideyori se releva et attaqua les pieds de son adversaire au bâton, puis, directement après qu´il eut sauté, il lui administra un coup à la tête mais en vain. Il tenta en dernier recours un coup de pied alors que son maître avait encore le dos courbé. Il réussit.
- Hmpf ! Premier coup après 16 tentatives, c´est beaucoup mais c´est mieux que tout à l´heure ! remarqua Yumemaru en essuyant sa longue robe qui trainassait à terre.
- Cela fait trois heures que l´on s´entraîne, pourrait-on faire une pause maître ? objecta Hideyori, épuisé.
- Hmpf, d´accord, de toute façon je dois discuter avec notre Roi.
- C´est à mon sujet ? demanda le jeune en allant s´asseoir sur un coussin moelleux prévu à cet effet.
- Oui, il va sûrement nommer Keiji, ton rival, comme successeur et malgré mes rapports tendus que j´ai avec lui je vais essayer de le convaincre d´organiser des épreuves pour voir lequel de vous deux est le plus digne d´hériter du pouvoir absolu sur tout le Japon.
- Des épreuves ?
- C´est tout ce que je peux faire, tu ne voudrais quand même pas un peu d´ambroisie !
- Vous aimez la religion grecque ? rétorqua Hideyori en souriant.
- J´aime ce qui est vrai. Sur ce nous nous voyons demain, sois en pleine forme !
- J´y veillerai. >>
Il partit sans se changer, sans doute devait-il être en retard. " J´aime ce qui est vrai " , cette phrase était ambiguë, elle était dépourvue de tout sens, surtout aux yeux des pratiquants comme les deux amis très proches. Mais Hideyori ne s´attarda pas sur cela et partit dans sa chambre se reposer un peu. Sur sa route, il croisa Ohatsu, toujours aussi charmante malgré l´âge, vêtue d´une magnifique robe en soie verte, s’étirant d’un air abusif.
<< Ah ! Te voilà, je te cherchais. Viens, allons discuter ailleurs. fit-elle brusquement. >>
Ils partirent dans sa propre chambre et celle de Yumemaru. Tout y était méticuleusement rangé, l´entretien de cette suite pouvait rivaliser avec celle du roi, de nombreuses bougies éclairaient le lit de plumes et les peintures des deux mariés, Hideyori put même se reconnaître sur l´une d´entre elles.
<< Tu veux une tasse de Saké ? questionna la ravissante femme avec une voix douce, apaisant l´esprit de quiconque osait l’entendre.
Le jeune homme acquiesça et resta sur le seuil de la porte.
- Va t´allonger dans le lit pendant que je vais te servir.
Les rapports entre Hideyori et Ohatsu équivalaient à ceux d´une mère et de son fils. C´était elle qui s´occupait de lui, Yodo, la mère génétique ne le faisait que très rarement, le temps lui manquait.
- Tu sais, le Roi te déteste aussi bien qu´il déteste ses propres suzerains. Si tu veux, moi et Yumemaru allons nous installer dans les plaines de Suruga, loin de ce Royaume et de tous ses problèmes. Tu pourrais venir avec nous non ? proposa t´elle en portant délicatement sa tasse à sa bouche en forme de coeur.
- Mais...Et le trône ?
- Ne pense pas à cela, tu sais bien que c´est inutile nous l´avons déjà remarqué de nombreuses fois...
- Si Keiji arrive au pouvoir ce sera la foire comme ça l´est maintenant, ce sera même encore pire. Avec ton aide et celle de Yumemaru je suis sûr que nous pourrions réunifier le Japon. De plus Yumemaru va demander l´autorisation à Ieyasu d´organiser des épreuves et je pourrai facilement vaincre Keiji !
- Des épreuves ?
- Oui, dès demain.
- Je n´ai jamais entendu parler de cela, ce sera certainement très dangereux je te déconseille de participer à ce genre de chose. pria t-elle en lui saisissant les mains.
- Non, il est de mon devoir d´y aller c´est une promesse que j´ai faite à père.
- Mais ton père est...
- Il est mort, mais ça ne change rien. finit-il d´un ton excessivement sec. Si jamais j´échoue, alors je viendrai avec vous et nous mènerons une vie paisible, mais si je réussis notre vie sera meilleure. Tout ce que je te demande c´est de me faire confiance.
- Je sais mais...
- Je vais aller me reposer un peu, j´en ai grandement besoin, à demain. fit-il subitement en l´embrassant sur la joue. >>
Il quitta la pièce et laissa Ohatsu les yeux fixés à même le sol, désemparée. Sa perte serait un bouleversement total envers elle mais c´était sa décision et elle ne pouvait y remédier.
Pendant ce temps-là dans une vaste salle discutaient deux homme à fière allure, ils marchaient le long du balcon qui donnait sur un paysage sensationnel. Une rivière venait pacifiquement se jeter dans un grand fleuve, des milliers de fleurs jonchaient les plaines verdoyantes à perte de vue et des étoiles ornaient le ciel et son clair de lune divin. On pouvait même distinguer quelques lueurs violettes, elles venaient droit de l´étoile de la prophétie qui avait disparu il y a vingt-quatre ans de cela et subsistaient encore.
<< Que voulez-vous exactement ? souffla Ieyasu qui semblait perdre patience.
- Organiser des épreuves pour vous désigner un successeur digne de vos services.
Ieyasu ne savait que répondre, et le regard de Yumemaru n´arrangeait pas les choses. Il imposait le respect.
- Hmpf, c´est toujours le même schéma, je désignerai mon successeur moi-même ! Inutile de passer par des...épreuves pour savoir qui accèdera au pouvoir ! s´égosilla-t-il, perfide, en toisant son compagnon.
- Vers qui vous penchez-vous alors ?
- Je ne sais pas...Mon fils, ou Hideyori peut-être...dit-il en regardant son interlocuteur du coin de l´oeil.
Il mentait et ne pouvait le cacher, Yumemaru garda son calme.
- Il serait plus sage de voir qui a le mérite pour conduire notre pays à la réunification non ? Ce sont là deux prétendants au potentiel unique, départageons-les sans avantager personne, cela ne doit pas se faire par intuition.
- Vous êtes exigeant...Ces épreuves, en quoi consisteront-elles?
- En plus du trône, il y aura une autre récompense, mes propres lances, Kûden et Igraa. J´irai les cacher au sommet de deux montagnes à quelques kilomètres du Château, ils devront partir chercher leur arme respective le plus vite possible et reviendront ici-même se livrer un combat au bâton, celui qui sortira victorieux gardera les lances et accèdera au trône.
- Pourquoi les départager par la force ? s´exclama t-il en dévisageant Yumemaru de son champ de vision.
- Ces deux apprentis, si j’ose encore me restreindre à cela, nous ont prouvé qu´ils pouvaient gérer des effectifs et prendre des décisions eux-même, leur stratégie de combat est commune. Ils savent diriger le pays tout entier, ils ont livrés des batailles ! Souvenez-vous, sur ce point là il en sont à égalité.
Le Roi, dans toute sa noblesse, dans tout son kimono bordé de motifs nuptiaux formant étoiles, lunes et constellations prenait du recul sur la situation et réfléchissait allègrement avec, sans doute, quelques idées en place.
- Hmpf ! Très bien...Nous ouvrirons ces épreuves dès demain à l´aube, et elles se clôtureront le soir au coucher du soleil, qui l’emportera sera couvert de gloire…
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Posté le 23 juillet 2007 à 20:49:46

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Le lendemain avant même que le soleil n´ait pu envahir le ciel et le couvrir de toute sa beauté, Hideyori fut surpris par Yumemaru qui le sortit de ses songes assez violemment.
<< Suis-moi et vite ! >> fit-il en le mettant brusquement sur ses deux jambes alors qu´il manquait de trébucher.
Il partit donc avec son maître du mieux qu´il le pouvait, celui-ci l´amena dans une petite salle où une demi-douzaine de femmes attendaient le jeune homme. Yumemaru resta à l´écart et semblait très nerveux. On prépara donc Hideyori en le couvrant d´une armure en bronze assez simple mais d´une qualité irréprochable. Sa longue chevelure châtaigne qui tombait sur le bas de la nuque ne fut pas attachée, c´était sa décision, peut-être fallait-il garder un minimum d´esthétisme ? On l´arma d´un seul sabre plutôt modeste au tranchant discutable mais qui se révélerait très utile. Pendant tout cela il dévorait (difficilement) la collation que l´on lui avait apportée. Quelques minutes plus tard, il fut fin prêt.
<< On y va ! >> ordonna Yumemaru de sa voix sévèrement troublante.
Nos deux amis arrivèrent derrière le château et virent en premier Ieyasu assit sur son trône qui avait été posé lui-même sur un vaste piédestal entouré d´une dizaine de gardes. Keiji quant à lui toisait son adversaire du regard avec sarcasme et arrogance, du haut de son destrier noir, très imposant. Et il ne put s´empêcher de voir que l´ennemi écarquilla ses yeux noisettes de stupéfaction lorsque ce dernier vit son armure. Une armure en or massif sur laquelle étaient gravés des écrits en argent qui éblouissait notre guerrier quand le soleil passait et repassait dessus. Un soleil qui ne dura pas et qui laissa place à un ciel gris et orageux. Hideyori monta à son tour sur son cheval qui par temps comme celui-ci demeurait plutôt rétif. Il pointa lui aussi son rival d´un regard glacial et fut interrompu par son maître.
<< N´y prête pas attention, concentre-toi plutôt. On s´est entraîné durant des années, tu vas réussir ça sans problème.
Ohatsu rejoignit les deux hommes.
- Tiens, c´est un grappin, je pense que ça te sera utile.
- Merci. Le temps n´est pas avec nous on dirait. remarqua Hideyori, embarrassé.
- Le temps n´aura aucune influence sur toi. poursuivit Yumemaru.
- Sur moi non, mais sur lui oui... rétorqua l´apprenti en essayant de rassurer son cheval.
- Ce sont les animaux, traite-le comme ton frère.
Soudain un gong retentit, il annonçait le commencement de l´épreuve.
- Tu nous reviens vivant d´accord ? pria Ohatsu apeurée par la totalité de ce contexte impulsif..
- C´est une certitude. >> affirma t-il en tentant d´instaurer la confiance dans l´esprit de sa mère spirituelle.
Yumemaru partit en direction de Keiji et lui lança un << Bonne chance >> qui fut totalement ignoré.
Mari et femme prirent donc place et laissèrent Ieyasu entamer son discours dans le fracas de la pluie qui s´abattait lourdement sur les protagonistes.
<< Jeunes guerriers, vous avez été convoqués pour voir lequel de vous deux méritait le plus le statut de successeur au Roi Ieyasu, c´est-à-dire moi-même ! En tant que samouraïs incontestables, des épreuves ont été organisées pour vous départager, je laisse le maître Yumemaru prendre la parole !
Il fallait presque s´égosiller pour pouvoir se faire entendre, il se rassit et Yumemaru se leva à son tour.
- Mes lances ont été cachées aux sommets de deux montagnes, vous devrez aller les chercher votre arme respective, Kûden pour Hideyori et Igraa pour Keiji ; vous la ramènerez ici tout en sachant que vous ne disposez que d´un jour ! Cette épreuve se clôturera ce soir, je vous souhaite bonne chance !
Ieyasu reprit le dessus.
- Soyez braves, soyez de vrais samouraïs ! >>
Le gong annonçant le départ de la course résonna dans les collines lointaines, les deux combattants s´élancèrent dans un cri bravant les conditions climatiques déplorables. Les spectateurs n´avaient plus qu´à attendre toute la journée pour -espérer- revoir les deux apprentis partis chacun de leur côté accompagnés de leur seul destrier.
Un homme mystérieux ressemblant fortement à un ninja s´approcha près du roi.
<< Comme nous l´avions prévu, tue-le ! >> chuchota Ieyasu de par sa voix emplie de malice.
Il attendait ceci depuis longtemps et n´avait jamais pu réussir tant Hideyori était extrêmement bien protégé, il ne manqua pas l´occasion cette fois-ci.
L´homme s´éclipsa furtivement à l´aide son cheval dans le brouillard qui commençait à stagner le long des plaines infinies.
Hideyori chevauchait, résistant tant bien que mal au froid qui gagnait la chaleur de son corps au fur et à mesure que le temps défilait. La situation empirait de plus en plus, son cheval pris de panique changeait de direction fréquemment et les éclairs n´atterrissaient pas loin de notre jeune samouraï. Kasei fonça subitement droit devant et les deux compagnons ne savait pas à quoi s´attendre. Une falaise assez mince (ressemblant à une faille) se dévoila à la dernière enjambée et ce fut juste à temps pour Kasei d´entreprendre un saut prodigieux qui n´atteint pas son but, malheureusement.
<< Kasei ! >> hurla le cavalier mais c´était trop tard.
Hideyori réussit in extremis à s´agripper sur la roche délavée mais le cheval n´eut pas cette chance et commença une chute aux Enfers qui se révéla fatale. Il remonta et jeta un dernier long regard dans le vide avant de s´effondrer en larmes pour celui qui l´avait accompagné toute sa vie. Suite à cela, il continua sa route avec une immensité de regrets, seul.
Et quand il leva la tête, la stupéfaction atteignit son paroxysme. La montagne se tenait juste devant lui. A vrai dire elle n´accueillait pas grand monde à bras ouvert vu les méandres et la forêt noire qui s´en suivait...
Hideyori s´enfonça dedans.
Après de nombreuses heures de marche, il décida de faire une pause et de cueillir quelques fruits. Après cela, il fallut trouver une rivière et il pouvait entendre un ruissellement couler au loin. Il ouvrit attentivement ses oreilles et se dirigea vers la source du bruit tranquillement. Les nuages s´écartaient et laissaient place au soleil qui éclaira la région dans toute sa splendeur. Cela donnait d´avantage l´envie de continuer. Il arriva aux abords d’un pont usagé maintenu par des cordes qui s´effilochaient en copeaux de tissus et des planches qui manquaient à l´appel. Si Hideyori venait à y faire un faux pas, alors ce serait la fin. Se serrant le cœur, il commença une marche peu mouvementée, très prudent.
Et alors qu´il était pratiquement arrivé à la fin, des shuriken furent lancés à toute vitesse vers les cordes qui maintenaient la structure en place. Tout devint instable et il y était impossible d´y avancer, il fallut donc sauter avant que le pont ne lâche prise, il le fit juste attend mais sa détente ne le permit pas d´aller au bout. Il sortit précipitamment son grappin et le plantait pour remonter. Sur la terre ferme, il en conclut qu´il n´était pas seul...
La rivière ne se trouvait désormais qu´à une dizaine de mètres, Hideyori alla s´hydrater tout en restant sur ses gardes. Il plongea sa tête dans cette eau limpide, se rafraîchit et but énormément. Avant de traverser vivement le courant, il jeta un dernier regard derrière lui... Pas un bruit, rien. De toute façon, sans le pont, un gigantesque détour s’imposait afin d’arriver de l´autre côté du précipice. Néanmoins quelqu´un cherchait lui aussi activement une lance de façon similaire et c´était ce pourquoi il ne fallait pas négliger les quelques minutes perdues. Il poursuivit son ascension jusqu´au sommet en hâte. Quand les arbres, robustes et ombrageux, et le sol couvert de feuilles mortes devinrent de plus en plus rares, le samouraï comprit vite qu´il touchait au but. Le chemin qu´il avait emprunté débouchait sur une caverne sombre mais éclairée par une lumière bleue marine qui brillait intensivement. Il s´empressa d´aller voir de quoi il s´agissait, bien qu´il le savait au fond de lui-même. Tout en suivant la lueur du mieux qu´il le pouvait, il se rapprochait, toujours un peu plus... Mais rien, cependant il continuait à chercher &eac