La mafia Italienne, inscrivez-vous ! - Grand Theft Auto III - Page 65 sur JeuxVideo.com

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Sujet : « La mafia Italienne, inscrivez-vous ! »

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  • Erion Voir le profil de Erion
  • Posté le 26 mars 2002 à 13:05:38 Avertir un administrateur
  • je sais, vous en avez rien à foutre mais bon, je me fais la conversation...

    Ai ! laurië lantar lassi súrinen « ah ! comme l´or tombent les feuilles dans le vent » - Ai ! : interjection de chagrin, ici traduit « ah! »; la version interlinéaire dans RGEO :66 donne « hélas ! ». laurië : « doré » (ici traduit « comme l´or »), la forme plurielle de l´adjectif laurëa (pl. en accord avec lassi « feuilles », voir plus bas). Dans plusieurs passages, Tolkien affirma que le nom correspondant laurë ne se réfère pas au métal or, mais à la couleur ou à la lumière dorées. lantar : la forme plurielle du verbe lanta « tomber », ici au présent « tombent » ou « sont en train de tomber » : terminaison du présent -a et pluriel -r (Dans le cas de verbes se finissant en -ta, le radical du verbe et le présent sont de formes identiques, exceptés quand le verbe a un pronom ou - comme c´est le cas ici - une terminaison plurielle). Le verbe est au pluriel car il s´accorde en nombre avec le sujet, lassi : pl. de lassë « feuille », cf. le nom Legolas « Vertefeuille » (lui-même une variante du Sindarin). súrinen : « dans le vent », súrë « vent » (MC :222) + la terminaison instrumentale -nen « par, avec », indiquant ici ce qui fait se produire l´action verbale (ce qui fait tomber les feuilles). « Par le vent » serait une traduction plus littérale que celle de Tolkien, « dans le vent ». La raison pour laquelle le ë final de súrë devient i quand la terminaison -nen est ajoutée; peut-être le i est préféré quand une voyelle longue précède la syllabe, comme le ú dans ce cas. Il a aussi été suggéré que súrë pourrait avoir été *súri antérieurement, puisque la terminaison en i devient ë en quenya, et que le *i resterait inchangé s´il n´était pas à la fin d´un mot.
    Dans la version en prose, Tolkien amenda l´ordre des mots en Ai ! lassi lantar laurië súrinen, « ah ! [les] feuilles tombent dorées dans [le] vent ». Noter que le sujet lassi se trouve ici devant le verbe lantar; ceci est apparamment l´ordre normal, « non poétique ».
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  • Erion Voir le profil de Erion
  • Posté le 26 mars 2002 à 13:06:31 Avertir un administrateur
  • 1282?

    yéni únótimë ve rámar aldaron « de longues années innombrables comme les ailes des arbres » - yéni : pl. de yén. La traduction par Tolkien de yéni, « longues années » fut plutôt une tentative. En effet, yén désigne en quenya une période de 144 années solaires, un « siècle » Elfique - les Elfes utilisaient généralement un système dodécadécimal pour compter, dans lequel 144 est le premier nombre à trois chiffres, comme notre 100 (il semble cependant que, dans ses travaux antérieurs, Tolkien avait l´intention que yén signifie une année solaire normale : voir YEN dans les Etymologies). únótimë : « innombrables [impossible à compter] » < préfixe ú- « in » (préfixe négatif), not- « compter » et la terminaison adjectivale -ima, ici sous une forme plurielle -imë, qui souvent à la signification de « -able » (d´où ú-not-imë « incomptable, qu´on ne peut compter »). Lorsqu´elle est ajoutée à un radical verbal basique, cette terminaison provoque le rallongement de la voyelle, ainsi not > -nót-. Dans la traduction en interligne donnée dans The Road Goes Ever On, Tolkien ne précisa pas explicitement que únótimë est un adjectif pluriel, bien qu´il le fit avec plusieurs autres verbes et adjectifs pluriels. A cause de cela, An Introduction to Elvish en déduisit que la terminaison -imë était à la fois singulier et plurielle (p. 32). Ceci est faux ; la forme du singulier -ima est maintenant bien attestée (quoique la forme *únótima puisse seulement apparaître dans un dictionnaire; pour des raisons sémantiques évidentes, un adjectif signifiant « innombrable » ne peut jamais être singulier dans un contexte textuel). ve : « comme ». rámar : pl. de ráma « aile ». aldaron : « des arbres », génitif pluriel de alda « arbre ». Ce mot possède une double marque du pluriel : le nominatif pluriel est aldar, auquel est ajouté la terminaison génitive -o, qui requiert encore une autre terminaison plurielle -n quand elle est suffixée à un nom pluriel. C´est la même terminaison génitive plurielle -on que dans Silmarillion, « (l´Histoire) des Silmarils ».
    Dans la version en prose, Tolkien amenda l´ordre des mots en yéni únótime ve aldaron rámar, avec le génitif aldaron précédent rámar « ailes », le mot qu´il décrit. Donc littéralement « [des] arbres [les] ailes » (ce concept est difficilement traduisible en français, mais correspond à l´anglais trees´ wings : « les ailes d´arbres »).

    ( ca me fait plaisir de rajouter des mess...)
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  • Erion Voir le profil de Erion
  • Posté le 26 mars 2002 à 13:07:06 Avertir un administrateur
  • 1283

    yéni ve lintë yuldar avánier « [les] longues années ont passé pareilles à de rapides gorgées » - yéni : « longues années » encore. ve : « comme » encore. lintë : « rapides », pl. de l´adjectif *linta, autrement non attesté. Ce mot remonte à l´enfance de Tolkien; dans la langue nevbosh primitif que lui et certains autres enfants avaient inventé, lint signifiait « rapide, habile, agile » (MC :205). Lintë est pluriel car il s´accorde avec le mot suivant, yuldar. yuldar : pl. de *yulda « gorgée ». avánier : « sont passées », le parfait assez irrégulier du verbe auta- « passer », qui apparaît aussi dans le cri précédent la bataille de Nirnaeth Arnoediad : Auta i lómë! « La nuit est passée ! » (Silmarillion ch. 20). En dépit des irrégularités, avánier a la terminaison -ië qui est caractéristique du parfait (ici avec la terminaison plurielle -r pour s´accorder avec son sujet pluriel yéni). Il possède aussi une augmentation préfixée : La voyelle de la racine (ici a) est redoublée au début du mot (comparer avec utúlië, le parfait de tul- « venir »). La voyelle de la racine est elle-même rallongée si elle n´est pas suivie par un groupe de consonne.
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  • Erion Voir le profil de Erion
  • Posté le 26 mars 2002 à 13:07:59 Avertir un administrateur
  • 1284...


    mi oromardi lissë-miruvóreva Andúnë pella « [gorgées...] de l´hydromel sucré dans les hautes salles au-delà de l´Ouest » - mi : « dans le (la, les) ». Dans les Etymologies, racine MI, mi est simplement défini « dans, à l´intérieur de » (LR :373), et non « dans le ». Le texte de Namárië dans RGEO :66 a mí avec une longue voyelle (deux fois, ce n´est donc pas une erreur d´impression). Puisque « le, la » (article défini) est i, la forme mí semble représenter mi i, suggérant que la lecture correcte devrait être mi = « dans » et mí = « dans le » (mais dans UT:317, CLI3 :60, 65, mi avec une voyelle courte est encore donné avec le sens de « dans le »). oromardi : « hautes salles ». L´élément oro- est évidemment la partie traduite « hautes »; cf. la racine ORO « haut; lever; haut; etc. » dans les Etymologies (LR :379). Mardi pourrait être le pluriel d´un mot autrement non attesté *mardë « salle »; il pourrait aussi être une forme de mar « demeure » (comme dans Eldamar « Demeure Elfique »), si l´on considère que celui-ci a la racine mard- (cf. sar « pierre », pl. sardi). lissë-miruvóreva : « de l´hydromel sucré » [lit. « du doux nectar »]. Lissë est clairement l´élément traduit « sucré [doux] »; les Etymologies donnent lis « miel », datif sg. lissen (LR :369, racine LIS). Miruvóreva est la forme possessive de miruvórë, traduit ici « hydromel ». Selon RGEO :69, miruvórë était « un mot dérivé de la langue des Valar; le nom qu´il donnaient à la boisson versée lors de leurs festivals » (voir mirub- dans la liste de mots ajoutée à l´article à propos du Valarin pour plus d´informations). Le cas possessif, ou génitif « possessif-adjectival » comme Tolkien le nomme dans WJ :369, est ici employé adjectivalement - pour décrire de quoi quelque chose est fait ou composé (et ce cas fut effectivement appelé « compositif » car c´était le seul exemple que nous avions). Lissë-miruvóreva « de l´hydromel sucré » se rapporte à lintë yuldar ou les « rapides gorgées » dans la ligne précédente : « de rapides grogées de l´hydromel sucré ». Andúnë : « Ouest », dérivé de la même racine NDU que le mot plus usuel Númen (comme dans Númenor, Ouistrenesse). Dans les Etymologies, Andúnë est défini « coucher du soleil » (LR :376), alors qu´il signifie « soir » dans le poème Markirya (MC :222 cf. 214-215). pella : « au-delà »; noter qu´en quenya, ce mot semble être une postposition plutôt qu´une préposition : Andúnë pella « (l´) Ouest au-delà ». Comparer avec elenillor pella, « d´au-delà des étoiles » dans le poème Markirya.


    (mes respects si vous lisez tout...)
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  • Erion Voir le profil de Erion
  • Posté le 26 mars 2002 à 13:09:04 Avertir un administrateur
  • Vardo tellumar nu luini yassen tintilar i eleni ómaryo airetári-lírinen « sous les dômes bleus de Varda où les étoiles tremblent par la voix du chant de la reine sainte » - Vardo : génitif de Varda; la terminaison génitive -o remplace le -a final; un autre exemple tiré de Namárië est Calaciryo « du Calacirya » (pour *Calaciryao, voir plus bas). tellumar : « dômes (voûtes) », pl. de telluma. WJ :399 explique que c´est une alternation du mot quenya original telumë « dôme, particulièrement des cieux » (cf. LR :391, racine TEL, TELU). Il fut altéré en telluma sous l´influence duValarin delgûmâ. Le nouveau mot telluma fut spécialement appliqué pour le « Dôme de Varda » au-dessus de Valinor; il fut également employé pour les les dôme de la demeure de Manwë et Varda sur le Taniquetil. Le premier sens semble être applicable ici. nu : « sous ». luini : « bleu », pluriel pour s´accorder à tellumar; la forme sg. est *luin ou *luinë. L´ordre des mots fait de grandes concessions à la métrique; en fait le texte menace de tomber dans le non-sens (« Les dômes de Varda sous bleu » pour « sous les dômes bleus de Varda »). yassen : « en quoi » ou « *dans lesquels » : pronom relatif ya « qui, que, lequel » + la terminaison -ssen pour le locatif pluriel (pluriel pour s´accorder avec tellumar ou « dômes »; la forme au singulier serait *yassë, e.g. *Vardo telluma yassë... « le dôme de Varda dans lequel... »). tintilar : « tremble », plus littéralement « scintille » (comme dans la traduction interlinéaire de RGEO :67). Apparamment une racine tintil- + la terminaison du présent -a + la terminaison plurielle -r pour s´accorder avec le sujet pluriel suivant, « les étoiles ». tintil- pourrait-il être une racine passive ou réflexive de tinta- « faire étinceler » - la forme tintilar impliquant des étoiles que quelqu´un les « *fait briller » ou qu´elles « *se font briller d´elle-même » ? i « la, le, les ». eleni : « étoiles », pl. de elen « étoiles », le sujet de tintilar. ómaryo : « de sa voix », génitif de ómarya « sa voix » (comme dans Vardo « de Varda », la terminaison génitive -o remplace le -a final). ómarya est óma « voix » avec la terminaison -rya « sa, son ». En quenya, les pronoms - même les pronoms possessifs comme « mon », « ton » ou « sa, son, ses » - sont généralement exprimés sous forme de terminaisons, et non comme mots séparés. Il fut longtemps pensé que la terminaison -rya signifiait seulement « elle », mais dans WJ :369 il y a deux exemples de cette terminaison signifiant « son » dans un cas et « sa » dans l´autres. Le contexte détermine le genre. Cette terminaison apparaît à nouveau dans Namárië, dans le mot máryat « ses mains »; voir plus bas. airetári-lírinen : « par sainte-reine-chant », c-a-d « par le chant de la sainte reine (= Varda) ». C´est le mot décrit par le génitif précédent, de sorte que ómaryo airetári-lírinen signifie littéralement « par la voix de son chant de reine sainte », ou, comme Tolkien le traduisit « dans la voix de son chant, béni et royal » (« in the voice of her song, holy and queenly »). Airetári est tári « reine » avec un élément préfixé airë, ici traduit « saint, béni »; Tolkien l´expliqua ultérieurement dans PM :364 : « L´adjectif aira était l´équivalent le plus proche de ´béni´; et le nom airë de ´sainteté´. Airë était utilisé par les Eldar comme un titre à l´adresse des Valar et des plus grands Máyar [Maiar]. On s´adressait à Varda par le titre Airë Tári (Cf. La Complainte de Galadriel, où il est dit que les étoiles tremblaient au son de la voix de la reine sainte : la forme en prose normale de cette phrase aurait été tintilar lirinen ómaryo Airë-tário.) » -PM :364.
    Dans la version en prose de The Road Goes Ever On, Tolkien employa l´ordre de mots suivant : yéni avánier ve lintë yuldar lisse-miruvóreva mí oromardi Andúnë pella Vardo nu luini tellumar, yassen tintilar i eleni ómaryo lírinen aire-tário. « *De longues années ont passées comme de rapides gorgées d´hydromel sucré dans les hautes salles au-delà de l´Ouest sous les dômes bleus de Varda, dans lesquels les étoiles tremblent par le son de sa voix (, celle de la) sainte reine ». Noter plus particulièrement que la phrase lintë yuldar lisse-miruvóreva « de rapides gorgées d´hydromel sucré » n´est plus interrompue par mí oromardi « dans les hautes salles ». L´ordre des mots de la phrase « sous les dômes bleus de Varda » est très étrange : Vardo nu luini tellumar, « de Varda sous bleus dômes ». Il a été suggéré qu´en quenya, un génitif ne peut pas se placer entre une préposition et le nom-phrase qu´il qualifie. Cependant, la version en prose de Namárië a aussi ve aldaron rámar « comme les ailes des arbres » avec l´ordre des mots qu´on pourrait espérer, et non *aldaron ve rámar, cela pourrait donc ne pas être une règle absolue. Un changement substantiel plus qu´un changement d´ordre des mots : le composé plutôt maladroit airetári-lírinen « par sainte-reine-chant » est à présent dissout en un génitif aire-tário « de (la) sainte-reine » gouvernant le nom à l´instrumental lírinen « par (le) chant », donc « par (le) chant de (la) sainte-reine ». Nous avons déjà cité une autre « forme de prose ou normale », celle qui est donnée dans PM :364 : lirinen [lire lírinen] ómaryo Airë-tário, c-a-d. « *par (le) chant de sa voix, celle de la reine sainte ».
    La première moitié du poème s´achève sur une question : sí man i yulma nin enquantuva ? « Qui à présent remplira la coupe pour moi » - sí : « maintenant », man : « qui », i : « la », yulma : « coupe », nin : « pour moi » (ni « je, moi » + terminaison dative -n « pour »), enquantuva : « remplira ». Le mot enquantuva est composé de en- « re (encore, à nouveau) », une racine quat- « emplir » et la terminaison future -uva. La racine apparaît sous une forme nasale infléchie : quant-. Il a été traditionnellement pensé que la racine du verbe « emplir » était quant- ou *quanta-, dont la conjugaison aurait donné quelque chose comme : infinitif *quantië « emplir », présent *quanta « emplit », passé *quantanë « a empli » (voir ortanë de orta-), parfait *aquantië « avait empli », futur. quantuva. Cependant, on s´est rendu compte que la racine n´est pas du tout quanta- : dans WJ :392, dans l´essai Quendi and Eldar, il est clairement établit que la racine quenya est quat-. Cela semblerait indiquer que cette classe de verbes subissent une inflexion nasale au futur. Nous devons nous rendre à l´évidence que la conjugaison n´est pas celle donnée plus haut, mais plutôt celle d´un verbe basique « fort » : infinitif *quatië « emplir », présent *quáta « emplit » (et aoriste *quatë, *quati-), passé *quantë « a empli », parfait aquátië « avait empli », futur quantuva « emplira » (attesté ici avec le préfixe en-). L´idée que cette classe de verbes montre une inflexion nasale au futur est peut-être tardive; en effet il y a une inscription en Tengwar de cette ligne qui semble plutôt se lire enquatuva (voir Vinyar Tengwar #21, p. 6).



    (C pour tout ceux qui voudrons se la pete de parler le quenya...)
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  • Erion Voir le profil de Erion
  • Posté le 26 mars 2002 à 13:09:59 Avertir un administrateur
  • 1286

    An sí Tintallë Varda Oiolossëo « Car désormais [l´]Enflammeuse, Varda, à partir du mont Toujours-Blanc... » - an : « pour ». sí : « maintenant », comme dans la ligne précédente. Tintallë : « [l´]Enflammeuse », un titre de Varda qui alluma les étoiles : la racine verbale tinta- « allumer, enflammer » avec un suffixe -llë, à l´évidence une terminaison féminine agentale. Varda : « la Sublime, la Haute », nom de la Reine des Valar, l´épouse de Manwë. Oiolossëo : « du [à partir du] Mont Toujours-Blanc ». En fait, il n´y a pas d´élément signifiant « Montagne », mais tous les Elfes savaient que l´Oiolossë était une montagne. Les morphèmes sont oio- « toujours », lossë « neige » ou « neige-blanche », et -o, qui est d´habitude la terminaison génitive mais est ici employée dans le sens ablatif « [à partir] de ». Cela apparaît être un usage exceptionnel du génitif, bien que la terminaison -o soit en fait descendue d´un élément de Quendien Primitif HO « [venant] de ». De même, Oiolossëo est utilisé au lieu de l´ablatif normal *Oiolossello parce que ce dernier ne convenait pas à la métrique du poème. Tel qu´il est écrit, Varda Oiolossëo pourrait aussi être interprété comme « **Varda d´Oiolossë ».
    ve fanyar máryat Elentári ortanë » ... comme des nuages ses [deux] mains la Reine des étoiles a élevé » - ve : « comme ». fanyar : pl. de fanya « nuage ». máryat : « ses [deux] mains », c-a-d. má « main » + -rya « son, sa, ses » + la terminaison duele -t, marquant une paire de mains. Comme on l´a noté plus haut, les pronoms - même les pronoms possessifs comme « mon », « ton » ou « ses » - sont habituellement exprimés sous forme de terminaison, et non comme mots séparés. Nous avons déjà rencontré la terminaison -rya « son/sa/ses » dans ómaryo, génitif de ómarya « sa voix ». Elentári : « Etoile-reine, la Reine des Etoiles » (elen « étoile » + tári « reine »). ortanë : la passé de orta- « (se) lever, (s´) élever, monter » (LR :379, racine ORO) (En 1978, dans An Introduction to Elvish p. 37, la racine de ce mot fut pensée comme étant **ortan- avec la terminaison du passé -ë; cette division erronnée était basée sur la théorie que -ë était plus ou moins la terminaison universelle pour le passé. Cette théorie était fausse, mais semblait raisonnable si l´on considère le très petit corpus disponible à l´époque).
    ar ilyë tier undulávë lumbulë « et toutes les routes sont profondément noyées dans l´ombre » - ar : « et ». ilyë : pl. de ilya « tout » (LR :361 racine IL), ici employé adjectivalement et qui donc doit s´accorder avec le mot pluriel qui suit : tier pl. de tië « chemin » (LR :391 racine TE3). undulávë : littéralement « bas-léché » (undu + lávë); lávë est une sorte inhabituelle de passé, formée par le rallongement de la voyelle-racine de la racine lav- « lècher » et l´ajout de -ë. lumbulë : « ombre ». La ligne est traduite « et toutes les routes se sont profondément noyées dans l´ombre », littéralement « *et toute les routes l´ombre à léché bas ».


    (ya vraiment personne???)
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  • Erion Voir le profil de Erion
  • Posté le 26 mars 2002 à 13:10:46 Avertir un administrateur
  • 1287


    ar sindanóriello caita mornië i falmalinnar imbë met « et, venues d´un pays gris, les ténèbres s´étendent sur les vagues écumantes entre nous » - ar : « et ». sindanóriello : l´ablatif de sindanórië, un composé de sinda « gris » (cf. Sindar = « *les Gris », les Elfes Gris; Sindarin « Gris-elfique ») et nórië « pays », apparamment une variante de nórë « terre »; nórië n´est pas attesté ailleurs. caita : « s´étend », un verbe uniquement attesté ici, bien qu´il soit clairement dérivé de la racine KAY « s´étendre, se coucher » apparaissant dans les Etymologies. La terminaison -ta est souvent employée pour dériver des verbes; la terminaison du présent -a est invisible puisque caita se termine déjà en -a. mornië : « obscurité, ténèbres » (apparamment une formation abstraite basée sur l´adjectif morna « noir, sombre »). i : « la, le, les », falmalinnar : « sur les vagues écumantes ». Les éléments sont falma « vague écmante ou crêtée » (primitivement *phalmâ, ma reconstruction, signifierait quelque chose comme « écume-chose »), -li pour le partitif pluriel, -nna pour l´allatif « vers » ou « sur », et une terminaison plurielle supplémentaire (en fait optionnelle) -r. Pourquoi le partitif pluriel est employé, ou plutôt quel fonction possède le partitif pluriel, cela n´est pas bien compris. J´imagine qu´il est employé là ou l´anglais aurait some + une forme plurielle. Combiné avec l´article défini i « la, le, les » comme c´est le cas ici, il pourrait dénoter beaucoup : c´est à dire un grand nombre de vagues. De façon intéressante, Tolkien analysa falmalinnar comme falma-li-nnar dans la traduction interlinéaire de RGEO :67 et défini l´élément central comme « beaucoup ». imbë : « entre ». met : le pronom me « nous » avec la terminaison duelle -t que nous avons déjà rencontré dans máryat « ses [deux] mains ». met est le « nous » exclusif, c´est à dire « moi et quelqu´un d´autre », et non l´inclusif « toi et moi » : Galadriel se réfère à elle-même et Varda, pas à elle et Frodon, l´auditoire de la chanson (elle s´adressera à lui sous la forme « tu » - anglais : thou - dans les dernières lignes de la chanson).
    Dans la version en prose, ces lignes peuvent être lues : an sí Varda, Tintallë, Elentári ortanë máryat Oiolossëo ve fanyar, ar lumbulë undulávë ilyë tier; ar sindanóriello mornië caita i falmalinnar imbë met. L´ordre des mots est ici toujours sujet-verbe, alors que les verbes précèdent souvent leurs sujets dans la version poétique (cf. lantar lassi devenant lassi lantar « les feuillent tombent » dans la première ligne du poème). Noter spécialement que lumbulë « ombre » est ici clairement le sujet et ilyë tier « tous les chemins » est clairement l´objet du verbe undulávë, plutôt que l´inverse. Dans la version poétique, la confusion n´est évitée que par le fait que le verbe est singulier alors que ilyë tier est pluriel et ne peut donc en être le sujet.


    (c´est bientôt fini...)
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  • Erion Voir le profil de Erion
  • Posté le 26 mars 2002 à 13:11:26 Avertir un administrateur
  • 1288


    ar hísië untúpa Calaciryo míri oialë « et la brume recouvre les joyaux de Calacirya pour toujours » - ar : « et », hísië : « brume », untúpa : « bas-couvre » (en anglais down-roofs), c-a-d. « couvre, recouvre ». Le préfixe un- est apparamment la partie signifiant « bas » (cf. nu « sous »); túpa serait le présent (ou la forme continuative) d´une racine *tup- « couvrir », formé par l´allongement de la voyelle de la racine et l´ajout de -a. Les Etymologies donnent la variante TOP- « couverture, toit », d´où tópa- « couvrir ». Calaciryo : « du Calacirya » génitif; comme dans le cas de Varda > Vardo, la terminaison génitive -o remplace le -a final. míri : « joyaux », pl. de mírë « joyau ». oialë : est ici traduit « pour toujours »; selon les Etymologies, la racine OY, est un nom signifiant « âge éternel » (everlasting age en anglais) (le mot « âge » n´était pas lisible avec certitude, mais la forme du mot lui-même semble confirmer la lecture de Christopher Tolkien). Ici, oialë est employé adverbialement : « (dans un) âge éternel ».
    Si vanwa ná, Rómello vanwa, Valimar « perdu désormais est, perdu pour [ceux de] l´Est, Valimar » - sí : « maintenant », un mot que nous rencontré deux fois avant. vanwa : « perdu, parti », la participe passé irrégulier du verbe auta- « s´en aller, partir », dont la forme du parfait, avánier, apparaît aussi dans le poème (voir WJ :366). ná : « est », que l´on rencontre pour la deuxième fois. Rómello : « (à partir, venant) de (l´) Est », ablatif de Rómen « (l´) Est », le -n final est élidée quand la terminaison -llo « (venant) de » est suffixée, puisque le groupement **nll est impossible. (alternativement une voyelle aurait pu être insérée : *Rómenello). vanwa : « perdu » encore. Valimar : convenablement le nom de la Cité des Valar dans le Royaume Bienheureux; il signifie « Vali-demeure », Vali étant une variante de Valar (aussi dans Valinor). Dans le Silmarillion, la forme raccourcie Valmar est utilisée. Dans cette chanson, Valimar est employé dans un sens large et semble inclure tout Valinor.



    (plus qu´un!)
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  • Erion Voir le profil de Erion
  • Posté le 26 mars 2002 à 13:12:12 Avertir un administrateur
  • 1289


    Namárie! Nai hiruvalyë Valimar : « Adieu ! Peut-être trouverez-vous Valimar ! » - Namárië : « Adieu » (je suppose qu´il s´agit de na « pour » + *márië « bonté », une formation abstraite autrement non attestée basée sur l´adjectif mára « bon »; cf. mornië « obscurité » de morna « sombre ». Le sens de namárië pourrait donc être « [puissiez-vous aller] vers quelque chose de bon », sc. « puisse quelque chose de bon être en réserve pour vous ». Cf. l´anglais Farewell = fare, ou voyage, well). Nai : ici traduit « peut-être », mais nai suivi par un verbe au futur, comme c´est le cas ici, constitue une formule optative ou « de souhait ». Dans la traduction en interligne de RGEO :67, Tolkien traduisit nai comme « puisse se faire que » (anglais may it be that), et la phrase dans son ensemble nai hiruvalyë signifie « fasse que tu trouves » (ou « *puisses-tu trouver »). hiruvalyë : « vous trouverez » : hir- racine « trouver » + la terminaison future -uva + la terminaison pronominale -lyë « tu ». A l´inverse de l´anglais thou (mais comme l´anglais Moderne you) -lyë peut ne pas montrer de nombre (c´est pour cela que dans la traduction globale qui en est donnée j´ai favorisé le « vous ». NdT); si c´est le cas, il peut aussi être le « vous » pluriel. Si l´on se réfère à PM :42-43, Tolkien écrivit : « Toutes ces langues, Humaines et Elfiques, n´avaient, ou n´avaient à l´origine, aucune distinction entre le singulier et le pluriel pour les pronoms de la deuxième personne ». Mais savoir si cette idée est valide à tous les stades (et en particulier les stades ultérieurs) de la conception qu´avait Tolkien de l´Elfique, nous l´ignorons. Valimar : apparaît encore, ici comme objet de hiruvalyë.
    Nai elyë hiruva. Namárië! « [C´est] peut-être vous qui [la] trouverez ! Adieu ! » - Nai : « fasse que soit ». elyë : « tu », le seul pronom indépendant dans ce texte. Il est bien sûr apparenté à la terminaison -lyë de la phrase précédente. Ici la forme indépendante est employée car le pronom est emphatique: « Peut-être tu trouveras » - ou comme Tolkien la traduisit, « peut-être toi-même tu trouveras » (anglais : maybe even thou wilt find). Il est reconnu que la plupart des pronoms indépendants sont dérivés comme elyë : en préfixant e- à la terminaison pronominale correspondante (cependant, la forme indépendante de -nyë « je, moi » semble être inyë plutôt que *enyë). hiruva : « trouveras », comme dans hiruvalyë, mais ici sans la terminaison -lyë, puisque le pronom a déjà été exprimé comme un mot séparé. Le poème se termine sur un second namárië : « adieu ».



    ( bah oui, j´avais que ca à faire...)
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  • Erion Voir le profil de Erion
  • Posté le 26 mars 2002 à 13:15:53 Avertir un administrateur
  • bon, je reviendrais ver 17h30/18h00...
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  • Erion Voir le profil de Erion
  • Posté le 26 mars 2002 à 13:17:52 Avertir un administrateur
  • finalement, je reste jusqu´a 1300 mess!
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  • Erion Voir le profil de Erion
  • Posté le 26 mars 2002 à 13:18:56 Avertir un administrateur
  • encore 7!

    p´taint de 30sec!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!)
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  • Erion Voir le profil de Erion
  • Posté le 26 mars 2002 à 13:19:27 Avertir un administrateur
  • encore un effort, 6!
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  • Erion Voir le profil de Erion
  • Posté le 26 mars 2002 à 13:19:58 Avertir un administrateur
  • j´aime po cette phrase:
    Vous venez de poster ou tenter de poster un message il y a moins de 30 secondes, merci d´attendre avant de réessayer.
    5!
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  • Erion Voir le profil de Erion
  • Posté le 26 mars 2002 à 13:20:29 Avertir un administrateur
  • 4...
    vite!!!!!!!!!!!!
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  • Erion Voir le profil de Erion
  • Posté le 26 mars 2002 à 13:21:10 Avertir un administrateur
  • 3!
    allerl´OM!
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  • Erion Voir le profil de Erion
  • Posté le 26 mars 2002 à 13:21:45 Avertir un administrateur
  • 2...
    que d´émotions...
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  • Erion Voir le profil de Erion
  • Posté le 26 mars 2002 à 13:22:16 Avertir un administrateur
  • ...1...
    l´heure fatale est vennue...
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  • Erion Voir le profil de Erion
  • Posté le 26 mars 2002 à 13:22:52 Avertir un administrateur
  • C bon!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    BONNE ANNEE!!!
    C po ca???
    à vous de jouer!
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Sujet : « La mafia Italienne, inscrivez-vous ! »

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