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Forum : Prince of Persia : Les Sables Oubliés

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Sujet : « {FIC} L'Autobiographie de Kaileena »

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  • SyndroMantic Voir le profil de SyndroMantic
  • Posté le 21 décembre 2009 à 23:59:40 Avertir un administrateur
  • :salut: A l'occasion de ce nouveau forum sur la série Prince of Persia, j'ai décidé de faire déménager ma fanfiction de Warrior Within ici. Comme le titre le suggère, elle traite de la vie de l'impératrice, de son arrivée sur l'île du temps jusqu'à sa préparation des sables, et toutes les aventures qu'elle a pu y vivre, confrontée à son destin.
    Vous pourrez trouver l'intégralité des chapitres que j'ai écrits jusque là, en cliquant sur ce lien : http://www.jeuxvideo.com/forums/1-836-8769821-1-0-1-0-l-autobiographie-de-kaileena-fan-fic.htm (oui, c'est pas sur le forum de WW, mais ce dernier était mort). Cependant, les chapitres que je poste sur ce topic-ci seront corrigés et retravaillés (par conséquent améliorés, je l'espère), et donc je les recommanderais mieux, si vous êtes patient.
    /!\ ATTENTION /!\ :d) je me dois de prévenir les âmes sensibles que certaines périodes de mon récit risquent de les mettre mal à l'aise, pour des raisons que je mentionnerai chaque fois à l'aide de spoilers (progressifs, dans la mesure du possible), herbergés sur une site à part dont je mettrai le lien. A vous de juger à quel point point vous vous sentez concerné, si vous voulez avancer tête baissée dans le chapitre, ou plutôt passer outre les mauvaises surprises.

    Sur ce, bonne lecture :ok:




    Le Maharadjah d’Inde et son Vizir firent un long voyage en mer, à la recherche d'une île de légende. Au cœur de la zone la plus dangereuse des cartes océaniques, leur flotte accosta sur les rives d'une terre oubliée du monde, au sommet de laquelle siégeait un château abandon-
    né. La jungle émit le bruit d'étranges mouvements, à leur passage. En explorant ce qu'il restait des salles antiques de la forteresse, aujourd'hui enterrée sous la végétation, le Maharadjah et ses hommes durent affronter une colonie d'humanoïdes putréfiés, maintenues en vie grâce à une mystérieuse substance pareille au sable. A force de courage, les guerriers découvrirent de fabuleux trésors, non loin d'un trône vide, qu'un cataclysme ravagea. L'armée du souverain re-
    tira de ces ruines, plus que des richesses, la somme de trois reliques obscures : Un sablier, un sceptre, et une dague. Mais leur découverte ne se résuma pas à cela...
    Une annexe de la citadelle, qui semblait avoir été une bibliothèque, était réservée aux archives écrites par la main de l'ancienne gouvernante des lieux, une certaine «Impératrice du Temps». Entre ses lignes, résidaient les arcanes d'une civilisation disparue depuis longtemps. Des textes immémoriaux témoignaient des origines de l'Humanité, depuis une époque millénaire. Des secrets fondamentaux furent révélés, d'un point de vue religieux, comme d'un point de vue ontologique. Mais surtout... ils y apprirent le pouvoir des Sables. Un manuel expliquait com-
    ment, canalisés dans les artefacts récupérés dans la salle du trône, ils étaient capables de plier le cours de l'Histoire à sa volonté. Toutefois, pour accomplir l'expérience, il fallait le Sang de l'Impératrice. Et elle avait malheureusement disparue...

    Ce fut dans un de ses livres, une autobiographie, qu’ils en apprirent la cause...



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  • SyndroMantic Voir le profil de SyndroMantic
  • Posté le 22 décembre 2009 à 00:02:25 Avertir un administrateur


  • ~{ L’AUTOBIOGRAPHIE DE KAILEENA }~




    Préface :


    Mon nom est Kaileena. J’ai 2503 ans, et dans quelques années, je vais mourir. Ma dernière vision m’a montré qu’un Prince de Perse frappé d’une malédiction viendrait sur l’Île et me tuerait. La Ligne du Temps ne dévie jamais. Cette tragédie est inévitable. Si je survis à cette mort, le Dahaka me poursuivra à mon tour, éternellement. Je n’ai pas le choix. Cependant, rien ne me retient d’écrire mes souvenirs, tout ce j’ai vécu, tout ce que j’ai senti. Afin que ce que j’ai créé, ce que j’ai accompli, ce château, cette armée, afin que tout cela demeure, même dans ma tombe. A jamais...

    Je suis l’Impératrice du Temps, Fille de Zervan, Dieu de l’Histoire et de la Création. Pour ce qui est de ma mère, jamais je ne la connus, et ne sais presque rien d’elle. Ma naissance fut une erreur dans le cosmos. Jadis, le Dieu Suprême voulut un héritier. Il féconda dans ce dessein un millier de femmes, venues de toute la Perse, durant des nuits interminables, sous l’œil "bienveillant" de ses prêtres adorateurs, que l’on appelait à l’époque les Zervanistes. Lorsque ces derniers s’aperçurent que l’une d’entre elles était enceinte, ils la prirent immédiatement en charge, durant la totalité de la gestation. Après de longs mois d'attente insoutenable, l’enfant naquit. Par chance, ils avaient encadré l’accouchement dans le plus grand secret, au cas où un imprévu survienne. Ce fut ce qu’il arriva : j’étais une petite fille.
    Conscients que Zervan voulait un fils, ils étouffèrent la nouvelle de ma naissance, et assassi-
    nèrent ma génitrice avant qu’elle ne puisse protester ou témoigner. Le Dieu du Temps ne soupçonnait rien de tout cela. Mon père était pris de doutes, à cette période. C’était mieux, de toutes façons. S’il avait appris mon existence, sa colère aurait créé un désastre sur le Temple, et l’humanité toute entière. Quant à moi, je n’aurais certainement pas survécu.
    On me fit embarquer dans un navire, un soir nuageux, où le monde des hommes se fut évanoui. Les flammes du continent s’effacèrent, à l’horizon, et notre vaisseau fila dans l’obscurité. La croisière dura longtemps. Beaucoup trop, quelques fois. Je me sentais horriblement seule, entourée par tous ces mâles distants, qui m’en voulaient du mal que je leur donnais, à protéger leur caste. Chaque jour, ils me jugeaient, plein de ressentiments. J’avais beau essayer de me rendre utile sur le pont, ils refusaient mon aide sous toutes ses formes, considérant qu’elle portait malheur. Je passai donc le temps à observer le ciel, la mer, les humains... Ce sont là de bien curieuses créatures, dominées par leurs états d’âme, leurs pulsions de destruction, leur soumission. Ces êtres ne s’encombraient pas de le cacher, à une fille aussi méprisable que moi.

    Puis un jour, dans la brume, est apparu une Île...



    :mort:
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  • Goddess Voir le profil de Goddess
  • Posté le 22 décembre 2009 à 03:14:35 Avertir un administrateur
  • Je lis. :noel:
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  • SyndroMantic Voir le profil de SyndroMantic
  • Posté le 22 décembre 2009 à 22:14:52 Avertir un administrateur
  • C'est cool :mort:
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  • Darkilinki Voir le profil de Darkilinki
  • Posté le 25 décembre 2009 à 13:33:03 Avertir un administrateur
  • Sweet :oui:
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  • SyndroMantic Voir le profil de SyndroMantic
  • Posté le 26 décembre 2009 à 17:17:09 Avertir un administrateur

  • Chapitre Premier : SABLE ROUGE


    Alors que notre barque voguait en direction de l’une de ses plages, mes yeux ne pouvaient se détacher de son impressionnante silhouette. A ne plus savoir si la sensation de mouvement que j’éprouvais émanait des vagues, de ma respiration,... ou de l’essence de cet endroit. La mer faisait balancer notre esquif dans une sorte de prosternation dansante, à travers les soupirs de l’écume. Nous étions deux chaloupes, à se rendre là-bas, chacune occupée par deux ou trois zervanistes et quelques marins volontaires. Des outils avaient été chargés dans l’autre barque, mais j’ignorais leur fonction. Le bateau n’avait pas nécessité beaucoup de travaux, durant la traversée. J’en avais suffisamment usé les composants pour le savoir, partout où j’avais crapahuté. Les mats se dressaient encore, intactes, loin derrière nous. La lumière du soleil brouillait son image, devant l’horizon. J’aurais tellement voulu y demeurer, avec le reste de l’équipage.
    Mais il fallait que je sois là. J’allais devoir les accompagner dans cette jungle, trop jeune pour oser en juger de l’utilité. Nous étions maintenant assez pour ne plus voir ses extrémités. Je pouvais à présent discerner les arbres, avant ses premiers pics rocheux. Les timoniers eurent même pied, poussant notre coque au dessus des flots. La mer devint turquoise, par delà le rebord. Notre barque dérapa sur le sable, et les zervanistes marchèrent dans l’eau, tenant leur robe aux mollets. Zohak m’aida à enjamber le rebord de mes petites jambes, juste avant que les marins charpentés aillent tirer l’embarcation jusqu'à un cocotier, pour l’y attacher en cas de marée inattendue. La longue manche du grand prêtre m’enveloppait.
    Zohak était un zervaniste avec qui je liai mes premiers contacts, des années avant les créatures de sables. Nos relations remontaient à mon plus jeune âge, quand nous n’avions pas encore embarqué sur le navire. Du plus loin que je me souvienne, il avait toujours veillé sur moi, au milieu de ses rustres confrères. Au cours du voyage, il venait souvent me voir, pendant que je rêvais au clair de lune, sur la proue. Nous parlions de tout, de rien, de nos goûts, de nos idées... J’avais beau être une petite fille curieuse, jamais je n’avais compris pourquoi il s’était conduit de cette manière, avec moi. Il m’avait l’air d’être un zervaniste comme les autres, mais aucun d’eux ne s’était approché de moi comme il le fit. Rapidement, un lien amical se tissa entre nous.
    Lorsqu’il m’eut garantit que je n’avais rien à craindre de cette île perdue, j’acceptai sans réfléchir de participer à l’exploration. Cela m’aérerait l’esprit, selon le grand homme. Je lui cédais toute ma confiance. Alors que les marins finalisaient les taches du débarquement, il me vit tournée vers la sombre forêt.
    « Désires-tu que l'on aille se promener ? Fit-il avec douceur.
    Je me tournai vers lui, les lèvres tremblantes.
    – J'ai entendu des bruits...
    Son sourire faiblit un peu, sous sa barbiche noire. Son crâne chauve se plissa, dans une expression interrogative. Zohak suivit mon regard. Les buissons à l'orée du bois frémirent.
    – Ce sont sûrement des félins, des panthères,... Réfléchit-il. ou bien des oiseaux, des perruches,... Nous verrons cela bientôt.
    – J'ai peur...
    Le zervaniste se figea, l'air pensif. Je pus lire de la tristesse dans ses yeux. Il se mit à ma hauteur et me caressa la joue. Je sentis le malaise, dans sa voix.
    – Tu n'as pas à avoir peur... Murmura-t-il en me souriant.
    – Ces animaux,... ils sont dangereux ?
    Le grand homme me considéra en étirant ses joues, faussement attendri.
    – Non... Ce sont des êtres vivants, comme toi et moi... Tu verras, tu vas beaucoup les aimer... »
    Sans me laisser le temps de répondre, Zohak se leva et rejoignit ses frères, regroupés plus loin, me laissant seule, face à mes craintes. Du regard, je le suppliai de me ramener à bord, mais il ne me prêta aucune attention, et me fit signe de rester où j'étais, me tournant le dos. Je vis les zervanistes parler entre eux, à voix basse. A l'époque, je n'avais aucune idée de ce qu'ils pouvaient se raconter. On aurait dit qu’il prenait des sortes de marquages. Ils regardaient tous dans la même direction, sur le sol, dans un dénivelé. Certains faisaient autour les cent pas, une besace dans la main. De ma position, je ne pus voir ce qui suscitait tant d'intérêts. Je décidai de m'approcher. A peine faisais-je quelques mètres vers le groupe d’adultes, que l’un d’entre eux me remarqua. Zohak se retourna vivement. Plusieurs secondes d’hésitation après, il s’exclama, comme s’il en fut obligé :
    « Kaileena ! Reste là-bas quelques secondes ! Nous devons parler de choses très importantes !
    Je stoppai net. Réflexe de jeune bébé. Intimidation de son libre arbitre.
    Des choses très importantes... Dès mes premiers pas, je savais que les zervanistes nourrissaient un projet, en secret. Ils s'étaient souvent réunis, dans une cale, à débattre de je ne sais quoi. Chaque soir, ils m'imposaient un couvre feu, et m'enfermaient à clé dans ma cellule. J'avais beau coller mon oreille contre les planches de bois, nulle son autre que celui intimiste des flots ne me parvint. Lorsque je demandais à Zohak ce qu'ils se racontaient, il me répondait que cela ne me regardait pas. Bien sûr, comme une naïve, je pris cela comme argent comptant...
    Mais ce jour-là, il n'y avait plus de cellule, plus de porte fermée à clé, plus de cale, et surtout, plus de silence ! Je savais que ces « choses très importantes » étaient sous nos pieds, bien visibles. Ma curiosité s'additionna à ma peur. Je repris la marche, vers les zervanistes. Ce coup-ci, ils semblaient davantage investis dans leurs affaires, pour ne pas me voir approcher. Les formes derrière eux m’apparurent plus flagrantes. Elles étaient faites de courbes régulières, des ronds peut-être. Mais quelques uns des mages virent ce que j’étais en train de faire. Jehak fut évidemment le premier à réagir. Sa carrure rigide s'avança précipitamment vers moi, m'empêchant la vue.
    – Ça suffit, petite ! Me gronda-t-il. On t'a dit que ça ne te regardait pas !
    Il me prit par le dos du col et me souleva presque, pour m'emmener à l'écart. Derrière, les zervanistes semblaient déconcertés. Jehak me tira vers une souche d'arbre effondrée. La peur, visée sur le terrifiant prêtre, se transforma en colère. Mon front rougit. Il me fit asseoir sur le bois séché et me regarda dans les yeux.
    – Écoute moi bien ! Si tu lèves ne serait-ce qu'une seule fois ton postérieur de cet arbre mort, je te jure que tu verras en "détails" ce qu'il y a sous le sable !!! Tu m'as compris ?!! »
    Je hochai de la tête, les larmes aux bord des yeux. Jehak me regarda lui aussi un moment, la mâchoire remuante. Son expression était comme toujours partagée entre la haine et la crainte, au fond de ses larges yeux bleus. Alors qu'il se relevait lentement, écartant les mèches grasses de ses cheveux, il paraissait plongé dans ses réflexions. Comme s'il venait de réaliser ce qu'il venait de faire. J’ai toujours eu du mal à savoir comment interpréter ses regards, lourds de mystères. En dépit de tout, il me semblait toujours y voir l’étincelle torturée d’une sorte d’amour que je ne connaissais pas. Qu’il confondait peut-être avec une autre. Car c’était chaque fois comme s’il voyait une autre, à travers moi. Et ce constat le faisait regretter la méchanceté avec laquelle il m’avait traitée... Le pas hésitant, il fit demi tour et revint auprès de ses camarades, au loin.
    Jehak était, à l'échelle de mes relations, aux antipodes de Zohak. Je ne sus pour quelle raison, il n'avait jamais eu l’air de me porter dans son cœur. Depuis que je le connaissais, il avait toujours été distant, me foudroyant des yeux quand je voulais m’intéresser à lui. De mon ressenti, les zervanistes m’étaient complètement indifférent, à une exception. Mais lui, pourtant, me voua constamment une injuste rancœur. Le souvenir est encore gravé dans ma mémoire, du jour où il avait tenté de me ligoter au mat du bateau, l'espace d'une nuit, parce que je m'étais accidentellement trouvée dans son bureau. Il avait ensuite subi les foudres de ses collègues.
    Lorsqu'il retourna parmi eux, sur la plage, Zohak s'avança agressivement vers lui. Sûrement pour lui passer un savon, à propos sa violence excessive. La situation parut s’envenimer, lorsque Jehak voulut s’en prendre à lui, échauffé par mon comportement. Ses confrères s’efforcèrent de le maîtriser, tandis que mon ami se dressait courageux face à lui, près à se battre pour ma cause. Alors, ses compagnons se tournèrent vers lui, étrangement, puis lui dirent quelque chose au nom du groupe que je ne pus entendre, en raison du faible volume de leur voix. Seulement puis-je discerner, quelques secondes plus tard, les bribes d’une dispute que Jehak raviva, en tendant l'oreille.
    « Y en a marre de tes réactions de gamin ! C'est une petite fille ! Bon sang !
    – Ta gueule, Zohak ! Tu n'es pas son père !
    – Si je l'avais été, cela fera un moment que je t'aurais éjecté hors de ce monde !
    – ÇA SUFFIT ! VOUS DEUX ! » s'exclama un autre zervaniste.
    Le silence revint. L'atmosphère se calmait, bien que les deux rivaux se défiaient encore du regard. Les cachotteries redémarrèrent. Cependant, il était visible que, dans la conversation, Zohak était mis à part. Toutes les têtes étaient rivées vers lui, et il semblait avoir du mal à se justifier de leurs accusations. Jehak restait en retrait, de crainte d'avoir à trop s'énerver. Finalement, Zohak baissa les bras, et donna l'air de capituler.
    Quant à moi, je n'en pouvais plus de rester immobile. Cela faisait trop longtemps que je me taisais, et supportais l’attitude d'exclusion de ces maudits prêtres. Je n'en pouvais plus d'être rejetée. J'avais une soudaine envie de grandir. Grandir d'une vingtaine d'années, afin de pouvoir me mesurer à ces lâches adultes. Quelque chose en moi me persuadait que je pouvais leur être supérieure. Que j'avais un potentiel jusque là inexploré. Comme si je pouvais tout détruire d'un simple souffle. Les réduire à l'état de poussière. Malheureusement, je n'avais que 6 ans, à l'époque, et me sentait bien impuissante.
    Les larmes continuaient de verser, sur mes paupières, pour s'égoutter sur ma robe rouge. Je n'aimais pas cette couleur. Elle donnait une impression de violence. D'agressivité. Comme la peau de Jehak lorsqu'il se mettait en colère. Comme la douleur que j'éprouvais en me scarifiant. Comme le sang qui coulait de mon cœur, lorsque je le transperçais de rage, avec ma plume. Tout cela me ramenait à une sensation de haine enfouie. Pourtant, selon Zohak, ces blessures, qui m'étaient seulement douloureuses lorsque je me les infligeais, pouvaient être mortelles chez la plupart des humains.
    Peut-être aussi n'aimais-je pas cette couleur parce que c'était celle que m'avait imposée les zervanistes. Sur le bateau, n'ayant pas d'habit pour jeune fille, ils avaient découpé l'une de leur toge inutilisée pour la mettre à ma taille. Ce qu'ils appelaient un vêtement ne m'allait en vérité pas du tout.
    Je sanglotais, abandonnée sur cette sinistre souche. J'en avais du mal à percevoir les lointaines silhouettes des prêtres. Un rideau liquide coulait sur mes yeux. Autour de moi, les formes se confondirent. Tout n'était que brume. C'est alors que je baissai les yeux. Je fus alors prise de véritables vertiges : les sables de la plage se mouvaient autour de mes pieds. Le sol ondulait en formes circulaires, continuellement perturbées. Des reflets de lumière apparaissaient, sur certaines zones. C'était comme si des vagues minuscules s'échouaient à partir de mes talons, vers l’extérieur. Le sable semblait influencé par ma présence. J'étais hallucinée.
    Des formes se dessinèrent alors, devant moi. Sur la toile ocre, je vis le tableau d'un monstre poursuivant un homme. C'était une créature immonde. Noire. Hérissée de piques. Avec des cornes. Des tentacules palpitantes sortaient de son ventre. Ses yeux brillaient d'une lueur pale, comme deux étoiles. Prisonnières du néant. Je me mis alors à entendre des voix. Leur intonation était effroyablement grave. Cette voix me parlait, mais dans un langage totalement incompréhensible. Son détenteur n’était pas humain. Pas divin non plus.
    J'étais terrorisée.
    Zohak revint vers moi. Je relevai la tête vers lui, sans m'apercevoir que je m'étais levée, prise de panique, devant cette vision. Le prêtre remarqua mon expression de terreur. Il tenta d'adapter la sienne et me prit par les mains. Les images, dans le sable, avaient disparues.
    « Détends toi, ma chérie... Jehak ne voulait pas te faire du mal. Il est simplement un peu nerveux. Ne lui en veut pas... Maintenant viens avec moi. Il faut les laisser entre adultes...
    – ZOHAK ! M'exclamai-je, des sanglots dans la voix. C'EST HANTÉ ! CETTE ÎLE EST HANTÉE !
    – Quoi ?! Mais... Qu'est-ce que tu racontes !
    – LAISSE MOI PARTIR !
    – Non, tu restes ici ! Tu vas me dire ce qu'il t'arrive !
    Je me débattit avec fureur. Zohak me prit par la taille, me bloquant les bras. Je continuais de hurler.
    – IL VEUT ME TUER !
    – Qui ! Jehak ?
    – LA BÊTE !!!
    Tandis que je me débattais dans tous les sens, le cœur battant la chamade, Zohak se figea. Ma peur semblait lui aussi le gagner. J'avais toujours eu ce pouvoir, sans comprendre pourquoi, d'intimider les gens par mes paroles. Rien de ce que je pouvais dire n'était anodin. Pourtant, ce jour-là fut le premier où Zohak osa me contredire.
    – IL N'Y A AUCUN DANGER A L'INTÉRIEUR DE CETTE ÎLE, TU M'ENTENDS ?!! ALORS TU TE TAIS, MAINTENANT !
    Je me tus. Zohak semblait hors de lui. C'était la première fois, depuis l'accident de Jehak, sur le bateau. Ses tempes étaient rouges. Ses yeux étaient luisants, presque au bord des larmes. A cet instant, je compris que lui aussi était à bout de nerfs, depuis un certain temps. Je n'étais, finalement, peut-être pas seule, dans mon malheur. Cette constatation me réconforta. Je me calmai, dans ses bras puissants.
    Après quelques secondes, Zohak me serra fortement dans ses bras. Au contact de sa poitrine, je sentais son cœur battre à tout rompre. Il ne m'avait jamais tenue avec autant d'affection. Son visage était grave. Lentement, il se tourna vers ses frères, alertés par mes précédents hurlements. Ils étaient tous immobiles, impassibles. Zohak les foudroya du regard. Je crois que Jehak sourit, à cet instant. Puis il me dit d'un air monocorde :
    – Viens...Nous allons nous promener dans les bois... Ça nous détendra... »



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  • Darkilinki Voir le profil de Darkilinki
  • Posté le 26 décembre 2009 à 17:42:48 Avertir un administrateur
  • Wouah ! :ouch2:
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  • misstina Voir le profil de misstina
  • Posté le 16 février 2010 à 23:16:52 Avertir un administrateur
  • je suis d'accord c trop "Wouah!" c génial
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  • Taylor_007 Voir le profil de Taylor_007
  • Posté le 19 février 2010 à 21:27:51 Avertir un administrateur
  • Très bon récit.

    J'aime vraiment ton style d'écriture, je trouve que tu es talentueux :)
    Et puis, t'arrives à faire ce pour quoi j'ai le plus de mal ; ne pas passer dans l'exagération des sentiments personnels mais garder son sang froid durant toute l'écriture, et rester concentré sur notre objectif initiale. C'est l'épreuve la plus difficile pour faire un bon récit, à mon avis, une fois que l'on a des bases essentielles telles que l'orthographe, la syntaxe, etc. bien sûr :)

    Enfin bon, j'ai tendance à dériver de trop, même dans un simple commentaire…
    Bref ; un grand bravo et bonne continuation :)
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  • kaspersy Voir le profil de kaspersy
  • Posté le 20 février 2010 à 15:52:44 Avertir un administrateur
  • Tu a un grand taleux :) et beaucoup d'imagination :ok:
    je t'encourage a faire une suite :ok: c'est génial :ok:
    quelque fautes d'orthographe mais bon tous le monde en fait :oui:
    tu a pris combien de temps pour écrire ce texte :question:
    et chapeau encore une fois :-p
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  • SyndroMantic Voir le profil de SyndroMantic
  • Posté le 20 février 2010 à 17:58:57 Avertir un administrateur
  • Merci beaucoup pour ces commentaires super sympa ! (désolé, misstina, j'avais déjà vu ton post mais je uppe mon topic que quand j'ai plus de chose à mettre dans mon message)

    Taylor_007 :d) Je vois ce que tu veux dire, l'idée de perdre son sang-froid. ça m'arrive aussi, quand je me lâche en impro sur le clavier après une "journée sans". Mais ce n'est pas la même chose pour ma fic, parce que je ne partage presque rien avec mon héroïne, hormis quelques textes longuement muris et pas très spontanés (ceux du dernier chapitre, en particulier). Mon objectif, justement, a été de tester jusqu'où le lecteur se laisse embarquer par ce que l'impératrice raconte, un objectif qui m'a demandé de bien garder un regard extérieur sur l'ensemble. Cela dit, quand tu parles de sang-froid je crois que peu de romanciers/
    scénaristes/etc en conservent, quand il s'agit d'imaginer (vous voyez un gosse entouré de ses personnages ? bah l'image n'est pas loin). Autant vous dire qu'à la fin de certains chapitres, je soufflais un bon coup pour me changer les idées. A près, dans l'ensemble, j'ai toujours dès le début ce que je vais faire vaguement à l'esprit, et c'est justement en écrivant que ça prend forme. Que veux-tu, on ne dit jamais que ce qu'il nous importe de dire :p)
    Sinon, en ce qui concerne l'exagération des sentiments, en fait je dirais plutôt que pour l'instant c'est du au bas âge de Kaileena. Étant donné sa jeunesse, comme celle du récit, elle n'a pas encore développé sa vraie personnalité, surtout vu le peu qu'elle connait du monde qui l'entoure, y compris l'histoire qui se met en place. J'ai passé beaucoup plus de temps sur ses émotions dans la seconde partie, parfois au point de lasser mes lecteurs (et pourtant, même en revenant sur ce premier chapitre, je n'ai rien trouver de plus à rajouter). ça doit quand même dépendre de la complexité de ce qu'on a à exprimer. Toutefois, j'aimerais m'améliorer sur ce plan-ci, quand viendra l'occasion. Le plus dur pour un écrivain, c'est d'aller à l'essentiel, par dessus tout. Allier profondeur et simplicité.
    Voila, comme quoi tu es loin d'être le seul à t'étendre (exagérément ?) dans un "simple" commentaire :ok: J'en profite pour le dire : ne vous gênez surtout pas pour faire des commentaires encore plus longs. Même si de rapides encouragements font toujours plaisir, ce sont ces derniers que je préfère :-)

    kaspersy :d) eh oui, j'ai tout de même encore des bases à peaufiner. Même si j'en fais moins que ceux que je vois, je fais aussi des fautes d'orthographe qui ne manquent jamais de me navrer, chaque fois que je me relis. La première version en était envahie ! Certes, le fléau est trop poussé dans notre génération pour "faire les méchants" :-))) mais ce n'est pas une raison pour le légitimer. En espérant qu'avec l'entraînement...
    J'écris en fonction des priorités et, c'est vrai, avec si peu de commentaires, j'ai délaissé ce topic pour me consacrer au dernier chapitre. Désolé de devoir vous faire attendre, j'ai un ****** bac blanc à réviser toute la semaine qui vient. Mais je m'y remettrai dès que possible.
    Pour te répondre, la première écriture de ce texte s'est faite en trois ou quatre soirs environs. Tu peux juger sur le lien que j'ai mis en haut de la qualité qui en résulte. En général, pour ce qui est de la première partie de cette fic, il me suffisait de m'y mettre pour bien avancer dans le chapitre. La retouche n'a duré qu'en deux coups, plus la mise au propre. Depuis la rentrée des vacances d'été, j'écris mes chapitres en plusieurs mois, tant que l'inspiration me vient. Mais bon... je pense qu'il suffit de lire pour comprendre pourquoi :peur:

    :merci: encore :gni:


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    | Death is EveryWhere... The Chains of your Mind... |
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    :mort:

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    Mes deux fics du moment, présentes sur plusieurs forums de la même série :
    http://www.jeuxvideo.com/forums/1-23062-888-1-0-1-0-fic-l-autobiographie-de-kaileena.htm (Prince of Persia) Cycle achevé !
    http://www.jeuxvideo.com/forums/1-19226-106095-1-0-1-0-fic-assassin-s-creed-breach.htm (Assassin's Creed)
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  • faztek94 Voir le profil de faztek94
  • Posté le 8 mars 2010 à 21:55:55 Avertir un administrateur
  • Excellent ! Continues...
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  • kaspersy Voir le profil de kaspersy
  • Posté le 8 mars 2010 à 22:30:58 Avertir un administrateur
  • sweeeeet :bave: ? continue :coeur:
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  • SyndroMantic Voir le profil de SyndroMantic
  • Posté le 10 mars 2010 à 09:59:10 Avertir un administrateur
  • Pas trop eu le temps d'écrire, à part mercredi dernier pour le chapitre final. Je pense que je l'aurais ce week-end, de réécrire le deuxième chapitre. Merci beaucoup de vos commentaires :ok: :-D :mort:
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  • Durmir Voir le profil de Durmir
  • Posté le 15 mars 2010 à 15:58:03 Avertir un administrateur
  • Bon j'ai plus de temps que prévu, j'ai donc pu lire ta fic plus tôt que je l'avais espéré, et je vais m'attarder sur une critique (je rappelle qu'une critique relève autant les bons aspects que ceux encore à travailler) qui, j'espère, te satisfera.

    Tout d'abord, je tiens à préciser que je ne suis pas du tout familier avec Prince of Persia ni avec l'univers associé, ni même avec la culture arabe, mésopotamienne ou indienne, donc je ne pourrais pas intervenir de ce point de vue.

    Ceci étant posé... :P





    Au niveau de la forme, le texte se lit bien. Des phrases courtes, bien ponctuées, sans abus de propositions ou d'épithètes inutiles.

    Au niveau du fond, par contre, je regrette personnellement un "trop plein" d'informations qui nuit à la lisibilité. On sent que tu n'aimes pas écrire une phrase pour rien, mais une phrase peut être pleine de sens, sans pour autant apporter automatiquement une info supplémentaire. Au final, on se noie un peu, et il est parfois nécessaire de relire plusieurs fois un passage pour comprendre tout ce qu'il y a dedans, tout ça pour souvent éliminer une partie importante des informations, jugées non pertinentes pour la suite.

    Il serait judicieux, pour remédier à cela, de trouver un moyen de mettre en valeur ce qui est important. La méthode la plus courante est d'engager une description autour d'un thème uniformisé. Je te donne un exemple : tu écris "La mer faisait balancer notre esquif dans une sorte de prosternation dansante, à travers les soupirs de l’écume.". Ici, typiquement, il n'y a pas de thème à proprement parler. Tu choisis de mettre la mer comme sujet, on s'attend donc à une certaine forme de passivité de la part de l'esquif. Or il n'en est rien, puisque tu compares le balancement à une prosternation qui, outre sa connotation fortement religieuse, est un acte purement actif. Et finalement, tu rajoutes une comparaison dont l'inutilité n'a d'égale que son décalage par rapport aux deux premiers thèmes introduits (passivité et religion) : les soupirs de l'écume, qui suggère à la fois une personnalisation de la mer et une certaine nostalgie. Bref, le champ lexical est à revoir.

    Donc, pour bien mettre en valeur l'information principale et lui trouver une place dans l'esprit du lecteur, il faut trouver un thème principal et contenter ton champ lexical audit thème, que tu auras choisi pour sa pertinence en rapport avec l'information.

    Cette remarque est surtout vraie pour toute la première partie du premier chapitre. Elle consiste essentiellement en une énumération décousue, où on peine à trouver la logique.
    C'est malheureusement d'autant moins crédible qu'il s'agit d'une autobiographie basée sur des souvenirs de 2500 ans... Dans les cultures antiques, habituellement, l'humanisation des différentes déités était poussée à son paroxysme : les dieux perdaient parfois la mémoire, ils avaient des vices parfaitement humains, et pouvaient même être physiquement blessés (!), je te renvoie à l'Iliade pour cela. Il est donc remarquable qu'une divinité humanisée, quelconque, puisse se souvenir d'un épisode pourtant a priori peu marquant dans la vie d'une divinité, s'étant passé il y a 2500 ans, avec autant de détails à ce point poussés !
    Je pense qu'on aurait préféré (en tout cas c'est mon cas :p) avoir les commentaires et états d'âme de l'Impératrice, ex post, sur une situation générale, car c'est aussi ce qui l'aura marqué et ce dont elle pourra donc parler le mieux. Je pense que cet aspect pourrait être développé plus tard ;)

    Attention aux lourdeurs dans les dialogues. J'imagine mal un mec de base dire "Désires-tu que l'on aille se promener ?", mais plutôt quelque chose du style "tu veux qu'on aille se promener ?". De même, il a très peu souvent le mot "cela" dans un dialogue. "Cela" est pour la narration, "ça" pour les dialogues, en gros.

    Sinon, d'ordre purement formel :
    On écrit "de toute façon" dans 90% des cas. "De toutes façons" est réservé lorsque tu cherches à dire "de toutes les façons possibles". Sinon c'est au singulier.
    Le participe passé dans un récit à la première personne pique un peu les yeux, surtout quand il n'est pas justifié. Pour les actions qui affichent une durée quelconque, l'imparfait est préféré. C'est une erreur trop répétée dans ton texte pour être une faute de frappe.
    Lorsque tu es dans un dialogue, l'aparté descriptif ("dit-il", "expliqua-t-il" etc.) ne prend pas de majuscule, même après un point d'exclamation et d'interrogation, et le point précédent l'aparté est remplacé par une virgule.
    "Je-ne-sais-quoi" prend des traits d'unions ;)
    Il y a plusieurs autres fautes d'orthographe (donc j'arrête là d'énoncer les plus "flagrantes"), mais dans l'ensemble ça va, d'autant plus que sur ce forum on ne peut pas éditer son propre message pour les corriger...
    Evite les "!!!" ou "!!?". Tu n'es pas dans une BD? mais dans de la prose, une seule ponctuation de fin de phrase suffit (même dans les dialogues) ;). Le but d'une ponctuation est de donner le ton de la phrase. Un seul "!" donne autant le ton que "!!!" et il se lira de la même façon.
    De la même façon, en prose, on évite souvent les phrases en caps lock, on n'est pas sur le forum kevinou des pokemons :p. Certains auteurs s'y risquent pourtant, mais généralement, si les auteurs en question sont bons, c'est dans un but littéraire ostensible. Je ne vois pas de but littéraire à tes majuscules, ici, donc j'imagine que c'est une maladresse ;)
    Lors d'un dialogue avec plusieurs intervenants, au moment de fermer les guillemets, si tu ajoutes au préalable un aparté, il doit intervenir juste avant le guillemet. L'aparté n'apparaît après que s'il y a un unique intervenant dans ce qui n'est alors qu'un monologue.


    Tout ceci étant dit, je n'ai que ça à reprocher. J'entends déjà le "que ça ?????????!!!!!!!" :D
    Oui, "que ça".
    Dans l'ensemble ce sont des petites remarques, qui témoignent du caractère perfectible du texte. Ce qui est perfectible est de suffisamment bonne facture pour qu'on s'y attarde.

    De façon globale, donc, ça se lit plutôt bien, le style est fluide et agréable, l'histoire est pour l'instant cohérente.
    Dernier petit conseil, pour la route : dans l'univers des fics ou des fanfics, il est d'usage de maintenir ses lecteurs en appétit en attendant les chapitres/épisodes suivants, avec une petite phrase à la fin qui fait dire "mais bordel, pourquoi tu t'arrêtes là ? Elle est où la suite ???" ;)

    En tout cas, bon courage pour la suite, je le dis souvent, mais je me répète, se lancer dans la production littéraire n'est pas toujours facile, c'est long, ça demande du temps et des efforts, la plupart du temps tout ça pour se prendre une salve de la part d'abrutis dégénérés comme moi (:p), voire pire : ne pas être lu. C'est donc un essai très louable, perfectible certes, mais très encourageant pour la suite, surtout en considération de ton jeune âge ;)
    Keep going on !
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  • Diforde Voir le profil de Diforde
  • Posté le 15 mars 2010 à 18:26:16 Avertir un administrateur
  • Chaud, en voyant ce pavé j'ai cru que c'était la suite de la fic... Mais non :noel:
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  • SyndroMantic Voir le profil de SyndroMantic
  • Posté le 16 mars 2010 à 13:55:54 Avertir un administrateur
  • Salut, Durmir :-) Merci beaucoup :merci: pour ton commentaire. Ouais, moi aussi, Diforde, comme il était censé poster plus tard qu’hier, je me suis demandé l’espace de quelques secondes si un c****d de première serait aller faire un copier coller de la suite à partir du lien que j’ai donné en haut (à ce propos, du coup, t’as lu ?). C’est vrai que je ne m’attendais pas à un post aussi long, mais sur JVC, je sais pas si ça le ferait de créer deux topics, un pour les chapitres et l’autre pour les coms… Après tout dépend du nombre de coms que j’aurais de ce genre ^^

    Alors, Durmir, comme j’ai pas suffisamment de mémoire pour en improviser, je vais te répondre dans le même ordre à chacun de tes paragraphes :

    – Pour la familiarisation avec l’univers, sache que cette fic est une sorte de genèse de la série, l’histoire qui se déroule avant toutes les autres (enfin, avant, c’est une façon de parler, avec une déesse du temps). En principe, je fais tout pour qu’un lecteur qui n’a pas joué aux PoP y trouve tout de même son compte. Pour les autres, ils verront des clins d’œil et connaîtront ce qu’amène tel ou tel passage, mais la narratrice elle-même n’est pas censée en avoir conscience. Brèves précisions pas très importantes : :spoiler: le Dahaka traque le prince de perse tout simplement parce qu’il a utilisé les sables du temps, y a pas à chercher plus loin + le prince de perse cherche Kaileena, même s’il vivra bien plus tard qu’elle, pour se guérir de sa malédiction. :spoiler: Du reste, j’ai fait un résumé des épisodes sur ce topic http://www.jeuxvideo.com/forums/1-23062-2611-1-0-1-0-le-scenario-de-chaque-episode.htm . Comme tu peux le voir, l’histoire de PoP n’est pas celle où on a le plus à dire.
    – Première critique : par trop plein d’informations, je ne vois pas trop ce que tu entends. Si c’est un problème de compréhension, alors j’aurais du mieux m’appliquer sur certains passages :desole: j’avoue que j’ai écris ce chapitre il y a un moment, je trouve la qualité de départ vraiment pas terrible http://www.jeuxvideo.com/forums/1-836-8769821-1-0-1-0-l-autobiographie-de-kaileena-fan-fic.htm et je l’ai un peu bâclé, à la correction (faute de temps. Je peux vraiment pas m’investir comme je voudrais, cette année). Du coup, si ça se trouve, en mélangeant mon expression actuelle avec celle d’avant, c’est peut-être encore moins évident. Si tu parles d’informations à éliminer, il n’y en a aucune dans ce passage. Mais il faudra lire la suite pour faire les liens. Seulement, pour les scènes des zervanistes, je les ai compressés au max, façon méga simplifiée, pour une raison qui spoilerait sur la suite. A toi de voir si tu veux que je te la donne, par message perso. Est-ce que lire la suite t’intéresse, maintenant que tu sais ne pas devoir t’y perdre ? Au passage, quand je t’aiu demandé si tu pouvais me commenter (oui, j’assume, je racole des lecteurs, mais bon, c’est pas vraiment n’importe qui non-plus), c’était surtout l’ensemble des chapitres que j’aurais bien aimé que tu juges, puisque l’histoire n’exige pas de connaissances préalables.

    – Deuxième critique (contrairement à toi, je préfère un « je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi, mais… ») : en fait, j’ai l’impression d’avoir compris ce que tu veux dire, mais l’exemple, je ne saisis pas le contraste que tu fais entre passif et actif. La prosternation concerne l’esquif autant que le balancement, toujours sous l’influence de la mer. Ce que tu dis reviendrait donc à invalider toute phrase du type « Machin fit faire à truc quelque chose. » Dans ce cas-là, sûr, il y a une nuance dans l’auteur de l’action, mais, comment dire… ça passe, quoi :rouge: C’est une complexité, basique certes, mais pas un manque de rigueur d’une girouette, selon moi. Au passage, je ne me suis jamais trop posé de question sur ces nuances de passivité et d’activité, et ça m’a fait plaisir de me triturer les méninges là-dessus. Au cas où (si jamais celui-ci n’en est pas déjà un) un bon exemple de cette erreur se présente lors de mes futures rédactions, j’espère alors m’en rendre compte :ok:
    La prosternation justement : http://www.mediadico.com/dictionnaire/definition/prosterner/1 (certes, ils ont oublié ce que j’ai vu autre part, l’adoration, mais on peut adorer n’importe quoi – personne de visé, hein) n’est pas réservée au religieux (m’enfin, on va pas blasphémer :ange: ). Cela dit, j’aurais peut-être du séparer l’action de sa signification pour être plus clair. Mais les thèmes que tu as interprétés ne sont pas fondés, selon moi. A toi de me dire si je me trompe ?
    Sinon :-) : peut-être le décalage de thème intervient-il à partir de « dansante », etc… ? En fait, je vois dans la prosternation quelque chose d’un peu cérémonieux, où l’on cherche à en mettre plein la vue à celui que l’on admire, d’où la danse (j’verrais mal un nouveau code de soumission consistant à se gratter le nez un pied derrière la nuque, si tu vois l’image) dans le but d’attirer sa sympathie et sa bienveillance. Pour le soupir, elle devait être involontaire mais il y a une signification explicitée dans le dernier chapitre. Si tu n’as pas le temps de t’y reporter, je peux t’expliquer brièvement, mais c’est un spoiler :-( Quoiqu’il en soit, déjà le thème semble changer avec la danse, il me semble, car si l’on ne la voit pas comme moi, le lecteur reste imperméable à la métaphore.
    De plus, même si je ne suis pas d’accord sur l’inexactitude du vocabulaire, ce que tu dis résonnes pour moi, par rapport à ce que j’ai pu écrire dans la seconde partie. Je ne vois pas (pourrais-tu mieux préciser, stp) où le champs lexical fait son anarchie dans ce chapitre, mais il y en a d’autres où l’exemple saute aux yeux. Je te reporterais bien au premier chapitre de la seconde partie, maaiiis… c’est un spoiler En clair, je retiens qu’il me faut faire des efforts de maîtrise du champ lexical.
    L’énumération décousue : à part pour la description de l’impression que donne l’île, tout le reste n’est que la narration du débarquement. Les rapports sont chronologiques, avec des parenthèses d’ajout, quand l’héroïne parle des outils emportés. C’est peut-être cette mention précise, qui est un peu brutale (?)

    – Troisième critique : La question de la déification et de l’humanisation, là, c’est vraiment du gros spoiler. Ça revient à parler de la façon dont je vais mener toute la fic. Seule chose que je peux déjà dire, c’est qu’en tant qu’Impératrice du Temps, Kaileena, comme on le voit dans TTT, est une sorte de personnage omniscient, en particuliers grâce à la Ligne du Temps. En gros, elle sait tout ce qui concerne la chronologie, sur les événements du lointain futur comme ceux du lointain passé. De plus, elle contrôle le temps, donc ça aide pour revenir sur sa mémoire, rendre une visite à ses 6 ans, etc…
    Aussi, là je gâche une surprise, mais en même temps personne n’a envisagé, sinon redouté celle inverse : Je ne compte pas raconter 2500 de mémoire, dans l’autobiographie. A moins que je lâche les études et que je survis jusqu’à deux siècles environs (ce qui est légèrement contradictoire). La fic s’articule en 5 parties, traitant une période plus ou moins courte de sa vie, mais chaque fois des événements exceptionnels, qui l’ont marqué, comme tu dis. C’est une mémoire sélective, des souvenirs gravés dont elle se souviendrait, ne serait-ce que vaguement 2500 ans plus tard.

    – Quatrième critique : Ex post, ça veut dire Jean Jacques écrit Rousseau ? Le jugement de l’impératrice sur sa jeunesse ? comme « je n’ai jamais su comment interprété… » ? Il y en a beaucoup dans la seconde partie + . Pour tout dire, j’aurais aimé en mettre, c’est vrai – Il y en aura quelques unes de plus dans le prochain chapitre (envoi peut-être ce week-end). Mais pour ne pas trop donner d’indices aux lecteurs, Kaileena est surtout dans le narratif pur, pour l’instant. Tant qu’il n’est pas question encore de donner toutes les révélations, je ne peux pas trop la faire intervenir directement. Mais dès que je pourrai, j’essayerai

    – Cinquième critique : les deux exemples que tu as donné concernent Zohak. Idem, je ne veux pas faire de spoiler. Il faut juste que vous remarquiez que chacun des personnages a sa propre expression (ou du moins, j’ai essayé de le rendre ainsi). Pour l’instant, vous avez peut-être du mal à bien cerner leurs caractères (ça viendra, faites moi confiance), mais Kaileena est encore loin de poser une question comme ça, et Jehak emploie effectivement le mot « ça » plutôt que « cela ». Ne t’inquiètes pas, d’autres dialogues tendent (exagéremment ?) vers un ton qu’on a l’habitude d’entendre.
    – La formalité : boah là… j’ai vraiment que dalle à répondre. Je ferai gaffe, pour le "de toute façon". Par contre je n’ai pas compris ce que tu as dit sur les participes passés. Je me souviens avoir mis du passé composé dans la première version. Ça m’a traumatisé quand j’ai relus plus tard. Pour l’imparfait, pourrais-tu être plus précis ? Je n’ai pas à le remplacer par du passé composé, cela va de soi, mais qu’on s’entende bien sur la notion de durée… Je n’ai jamais trop fait gaffe à la mise en forme des apartés descriptives. S’il te reste encore un peu de charité, pourrais-tu me mettre un exemple bien concret, avec ce que tu dis plus loin pour les intervenants multiples ? Sinon, je le corrigerai à l’avenir ^^ Je ne sais pas pourquoi j’ai oublié les traits d’union à l’expression ci nommée. Pourtant je le fais dans la plupart de mes écrits . ‘referai plus l’erreur.
    – Les "!!!" ou "!!?" : pour tout dire, je faisais de la BD, justement, avant de me consacrer uniquement aux scénarios Il y a sûrement des automatismes qui me sont resté, mais je me suis toujours limité à trois points maximum. S tu dis que c’est pas la peine, j’arrêterai.

    – Tu as l’air de brièvement me comparer à kévinou sur le forum des pokémons Avant tout, j’ai eu l’impression que les majuscules s’imposaient dans ce passage, pas pour que ça gueule dans tous les sens, que ça fasse du bruit, si je saisis bien l’image que tu prends. C’est vraiment parce que je voulais montrer une émotion qui déborde, chez Kaileena, quelque chose qu’elle ne peut pas retenir, comme si elle était prise dans un traquenard fatal. C’est presque déjà un cri de douleur. En plus, quand on voit que les gosses ont besoin de moins pour nous les casser, parfois… Quand ça passe à Zohak, c’est pour montrer (mais ce serait plus approfondi dans la suite), qu’il ne vaut pas bien mieux coté self control, en dépit de son âge.
    Maintenant, vu que tu as souligné ceci, j’ai balayé des yeux mes chapitres, et me suis aperçu que j’en mettais pas mal, c’est vrai. Ce n’est pas justifié pour la très grande majorité (l’autre minorité, c’est celle que je n’ai pas vu), donc je les enlèverai
    – Dernière critique : les cliffhangers (yespère ne pas avoir fait de faute d’orthographe), je les regarde aussi en tant que lecteurs, dans les séries, etc… Tu vas me dire, c’est vachement con, vachement naïf et pas du tout marketing, mais j’ai pour but de combler le lecteur à chaque chapitre, sans qu’il doive être frustré pour avoir envie de lire la suite. En plus, je ne poste pas assez régulièrement pour faire subir au lecteur une telle attente. En général, j’essaye de faire qu’il se dise (oups, qui est l’actant ?) « Waouw, elle pète, c’te fin ! ». J’suis pas là pour lui pomper son attention mais lui offrir ce qu’il veut. C’est pourquoi je pense que toutes mes fins sont compréhensibles, tandis que tu préfères un « pourquoi tu t'arrêtes là ? ». D’autre part, la fin que tu décris, selon moi, laisse beaucoup trop le temps au lecteur d’anticiper la suite « Oh ! Une main armée ! Bon alors, dans la suite, on va découvrir qui a pu en arriver là. Voyons qui ça peut bien être… ». Je préfère, plutôt que ta technique Shéréazade, le laisser sur un indice laissant penser « tiens, y va se passer un truc, mais j’en ai absolument aucune idée ». Par exemple, vous ne les avez peut-être pas relevées, c’est pas très mis en valeur pour l’instant, mais la fin de ce chapitre ouvre sur pas mal de questions, autre que celle de la vision de l’Impératrice. Rien de quoi permettre au lecteur d’anticiper ce qui va suivre.
    Ceci étant dit il y a deux fins brutales dans la première partie, et j’ai essayé de balancer toujours un coup de théâtre à la fin, dans l’autre (dont un cliffhanger bien méchant dans l’avant dernier).

    Voilà donc ma réponse. J’espère que, réciproquement, elle ne t’a pas dérangé, et même que tu y trouveras à reprendre, parce que j’aime me rendre compte que j’ai tort.
    Pour les moments où j’ai marqué un spoiler, tu n’auras qu’à me demander de t’envoyer un mail, s’ils t’intéressant, mais je te répondrai quand j’aurais le temps. Faudra déjà que je réponde au tien, mais en cas, on va optimiser
    Bon, là, ça fait quand même un grogros pavé, je vais m’arrêter là. Pour mon projet d’être écrivain, je te répondrai aussi par mail. Je lirai aussi les critiques que tu m’as proposé de voir, avant de recevoir la tienne complète… Quand j’aurais le temps Quoiqu’il en soit, en général, coté critique, avec moi, il y a toujours des « que ça ? rien d’autre ? »
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  • Diforde Voir le profil de Diforde
  • Posté le 16 mars 2010 à 17:59:26 Avertir un administrateur
  • Tu me demandes à moi si j'ai lu ?
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  • Diforde Voir le profil de Diforde
  • Posté le 16 mars 2010 à 19:39:15 Avertir un administrateur
  • Ah, ben non, fin le début mais j'ai un peu la flemme et pas trop le temps, faudrait que je m'y conssacre :noel: Un jour t'inquiète pas :-)))
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Sujet : « {FIC} L'Autobiographie de Kaileena »

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