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Gulliman
- Posté le
16 août 2009 à 16:10:40

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Bonjour a tous & toutes.
Je me suis donc lancer depuis un petit moment, dans l'adaptation de Cryostasis, le jeu que vous cherissez tant
L'histoire est pas mal modifier, mais la trame principale reste la même.
J'espere que vous lirez, aimerez, et commenterez
Cryostasis – Partie 1 : Suivez les Chiens.
C’était comme si la neige et le vent avaient décidé de faire tout leur possible pour empêcher Alexander Nesterov d’atteindre son but, ou plutôt d’atteindre un abri viable. Les immenses morceaux de glaces alentours semblaient le toiser d’un regard dur et menaçant, et Alexander se sentait peu de chose face à ces géants d’eau gelée.
De temps en temps, on pouvait percevoir le son d’un craquement, et Alexander, de part les connaissances qu’il avait acquises en devenant météorologue devinait alors que bien que la température extérieure soit négative, elle ne l’était pas suffisamment pour permettre à la glace de perdurer…
Les chiens qui se trouvaient a la tête du traîneau aboyaient et grognaient dans la faible lueur du crépuscule mourant, mais le bruit qu’ils causaient était imperceptible comparé au rugissement du vent et au grognement de la terre gelée. A bien y réfléchir, Alexander commença à comparer le mugissement de la tempête avec une longue plainte ne recevant aucune réponse, comme si une immense bête tapie sous la croûte terrestre se plaignait de son sort, protestant contre sa condamnation à rester à jamais sous terre et cette seule pensée suffit à le faire frémir. Pareil aux crocs acérés d’un animal légendaire, le blizzard mordait la chair exposée du météorologue, le forçant à recouvrir son visage d’épaisses lunettes et d’une sorte d’écharpe douce et épaisse. L’immensité arctique qui entourait Alexander lui rappelait le peu de chose qu’il était, comme s’il était en train de subir le blâme d’un supérieur, il se sentait faible et insignifiant, mais au moins, lui, il allait bien… Après avoir abandonné la station flottante « Pôle 21 » à la suite d’un message urgent du continent lui enjoignant de les rejoindre a bord du « Mitra IV », un navire confortable et moderne qu’il devait rejoindre à un lieu donné et à une date bien précise. Mais Alexander Nesterov se demandait bien pourquoi.
Soudain, tel le réveil sortant l’homme de son sommeil, un son puissant et grave ce fit entendre, coupant court aux questions qui trottaient dans la tête de l’homme au lourd manteau de fourrure et, alors qu’il tournait la tête vers l’origine du bruit, il distingua au travers du blizzard la silhouette d’un gigantesque navire. Ainsi, ce son si puissant était la sirène d’un navire ? Comme pour répondre à la grave plainte du navire, les chiens se mirent à aboyer, plongeant Alexander Nesterov dans une cacophonie d’aboiement assortit au sifflement du vent.
Alors que le météorologue s’évertuait à tenter de maîtriser ses chiens, un brusque craquement sonore se produisit, ébranlant la surface du glacier sur lequel évoluait le traîneau de Nesterov. Un fissure, large d’au moins trois pouces se creusa sur le sol, et bientôt, le glacier ne fut plus qu’un ensemble de plaques d’eau gelée plus ou moins large qui s’entrechoquaient et continuaient à se diviser dans une cacophonie de craquements assourdissants.
Alexander Nesterov n’eut même pas le temps de réagir, une autre fissure s’ouvrit entre lui et ses chiens, et, quelques secondes plus tard, la glace qui le soutenait s’effondra dans un bruit mat, entraînant avec elle le météorologue dans les noirs abysses gelés de l’Arctique.
Il eut d’abord l’impression que sa chute allait être infinie, puis, comme on émerge d’un rêve, la corde qui le retenait au traîneau se prit dans un piton de glace et sa chute se figea. Le choc fut si brusque que la corde sembla pénétrer dans la chair du météorologue, lui arrachant un faible cri de douleur vite étouffé par sa combinaison anti-froid.
Il percevait toujours le bruit des chiens, leurs aboiements, leurs glapissement de peur dû a la situation instable de la banquise. Par-dessus ce bruit discontinu, il entendit à nouveau le bruit de la sirène du navire qu’il avait entraperçu quelques secondes plus tôt.
« - Putain de glacier, jura t-il. »
Il commença à s’interroger sur la façon dont il allait sortir de ce trou, ne pouvant voir si le sol se trouvait loin de lui, il renonça à l’idée de couper la corde qui le retenait. Une nouvelle secousse ébranla soudainement la glace, et il descendit d’à nouveau une dizaine de mètres, avant de finalement s’arrêter de tomber, la corde lui rentrant une nouvelle fois dans la peau. Il réalisa alors que sa situation était précaire, et à la vue du balancement de la corde, il vit qu’elle menaçait à chaque instant de céder sous son poids. D’ailleurs, il continuait de tomber lentement, de quelques centimètres a peine par secondes, mais il savait bien que chaque instant qui s’écoulait le rapprochait d’une mort lente et terrible. Une mort qu’aucun homme ne devrait endurer, une mort froide et sinistre. Mourir de froid au fond d’un glacier en train de se désagréger.
Alors qu’il continuait à s’enfoncer lentement dans les sombres entrailles du pôle nord, le reste du traîneau commença a pointer une de ses extrémités par-dessus le bord de la faille, et Alexander Nesterov eut soudain la vision d’un bloc composé de vivres, d’équipement et de vêtements s’effondrant sur lui et le précipitant vers une mort affreusement glauque. Il commença à s’agiter, la peur lui donnant des ailes. Il accentua le balancement de la corde de manière à heurter le mur de glace et ainsi, de tenter de s’agripper à lui.
Il y arriva et entama de monter le long de la paroi, saisissant de ses mains gantées les rares prises qui s’offraient a lui, et il s’éleva d’un bon mètres après une dizaine de minutes d’effort et autant de violence faite sur lui-même… il commençait à regretter de ne pas avoir suivi le régime que lui avait proposé le professeur Pavlov de la Station flottante pôle 21. Cette pensée lui arracha un sourire ou planait un rictus de fatigue. Il banda une nouvelle fois chaque muscle dont il était doté, puis tenta à nouveau de s’élever un peu vers la lumière mourante du crépuscule, vers la vie. Mais il le savait, la fatigue le terrasserait avant qu’il n’atteigne la surface. Il commença même à penser aux raisons pour lesquelles il s’infligeait une dose aussi intense d’effort en un si court instant, après tout, il n’avait jamais été très sportif, et il n’avait pas un physique d’athlète, alors, a quoi bon s’évertuer à tenter de survivre alors qu’il était sûr d’y rester… il reconsidéra l’idée de couper la corde qui le retenait encore pour tenter sa chance en se laissant tomber vers le fond du glacier. Il commença même à sérieusement y penser ! Mais, alors qu’il commençait à tenter de sortir son poignard de sa poche, le sac d’équipement qui était placé sur le traîneau bascula dans le vide, et passa à un bon mètre de son visage. Se saisissant de l’occasion pour évaluer la distance qu’y le séparait du sol, il entama de compter le temps que le sac mettrait avant d’atteindre le sol.
Il compta bien une quinzaine de secondes avant que le choc ne se produise, et qu’un grand fracas métallique emplisse la crevasse dans laquelle il était bloqué.
Alexander Nesterov déglutit péniblement, conscient que s’il chutait, il ne mourrait pas sur le coup, mais se briserais sûrement les os avant de mourir de douleur, transis de froid et couvert de sang. Cette fois, il frissonna en s’imaginant rendre le dernier soupir dans l’obscurité, une douleur terrible irradiant tout son être.
Et, alors qu’il se laissait gagner par la peur et le désespoir, il entendit un aboiement qu’y lui sembla proche, et il tourna sa tête vers la source du bruit, vers la lumière, vers l’extrémité de la crevasse. Il vit alors la tête d’un des chiens le toisant d’un regard doux et amical, comme si cet animal dénué de l’intelligence d’un homme lui proposait son aide. Il dévisagea l’animal, cherchant à comprendre la raison de son insistance.
La réponse vint à lui comme une bulle d’air remontant à la surface : le chien lui intimait véritablement l’ordre de continuer ses efforts, de ne pas cesser d’espérer que tout ceci puisse avoir une issue positive et heureuse.
Il se sentit pousser des ailes, l’attitude du chien lui ayant octroyé de la force et de la volonté. Il banda ses muscles et recommença à monter, faisant pression sur chaque parcelle de son corps pour ce faire et en quelques minutes, il avait déjà parcourut une demi-douzaine de mètres. Il était bien partit pour monter encore comme ça jusqu’en haut lorsque le traîneau basculât enfin dans le vide.
Alexander Nesterov eut l’impression de le voir dégringoler vers le fond de la crevasse au ralentit, il vit distinctement chaque objet à bord du véhicule se détacher, créant une pluie de matériaux divers et hétéroclites qui s’effondrèrent sur lui. C’est au contact d’un objet ressemblant beaucoup à sa lampe a gaz qu’il faillit lâcher prise, mais au dernier instant, il se rattrapa a un piton de glace. Il sentait sa tête tourner, et ressentait chaque battement de son cœur comme si une bête cherchait à sortir de son corps.
Et, alors qu’il s’attendait à être entraîné vers le fond de la crevasse par le poids du traîneau auquel il était attaché. Il vit le traîneau passer près de lui, puis continuer sa chute jusqu'à ce qu’un grand bruit se fasse entendre.
La corde qui le retenait à lui avait été coupée.
Le surprise le laissa bouche bée, et il resta une bonne minutes pantois, le visage inexpressif avant d’enfin réagir. Il était vivant, VIVANT ! Si il n’était pas suspendu au dessus du vide, il aurait bien pousser un hurlement de bonheur en agitant les bras en l’air, mais, comme pour le rappelait a la dur réalité, un nouveau tremblement agita le glacier, et il se remit a escalader, jouant sa survie. Et, une vingtaine de minutes plus tard, il était enfin parvenu à la surface. Là, il s’effondra dans un râle de fatigue et de douleur, il était harasser et avait les muscles courbaturer, mais il était vivant. Il se laisse vite allez a la quiétude du repos, oubliant presque qu’il était tout de même seul sur la banquise, sans vivre ni équipement, avec pour seul compagnie un bateau qu’il avait a peine aperçut et un chien intriguant. Au bout d’une dizaine de minutes de repos, plus vautré qu’allongé dans la neige, il consentit enfin à se lever, bien que tous son corps proteste véhément contre cela. Ses os craquèrent et ses muscles furent parcourut de douleur inquiétante, mais il réussit tout même à se remettre sur ses pieds.
Il avait du rester longtemps bloqué dans la crevasse, car le soleil n’était plus au crépuscule. La nuit était tombée, et le regard bienveillant de l’astre incandescent avait été remplacé par la veillé silencieuse et mystérieuse de la lune. La pâle lumière de cet dernière illuminé a peine assez le glacier pour qu’Alexander puisse discerner plus que quelques mètres devant lui, mais dans la froide nuit arctique, il distingua soudain une tache de gris argentée parmi le tapis de neige.
C’était le chien ! Le chien qui lui avait inspirée l’envie de vivre, de survivre ! Le chien qui le fixait toujours du même regard amicale et intelligent.
« - Qu’est ce qu’il y a le chien ? Tu veux jouer ? »
Pour lui, l’animal était un sorte de lueur dans le noir, une corde a la qu’elle s’attacher, une sorte de raison de survivre, une raison de tenter l’impossible pour s’en sortir. Et, comme si il voulait répondre à l’interrogation du météorologue, le chien jappa, puis se coucha sur le sol en agitant la queue. Mais, alors qu’Alexander allait s’approcher pour le caresser, le chien se redressa et partit en courant vers une direction inconnue. Bien décidé à ne pas rester seul dans le grand nord, le météorologue se lança à sa poursuite, remarquant rapidement que l’animal marquait des pauses fréquentes de manières à ce qu’il puisse le suivre.
« - Tu veux que je te suive ? »Il était exténué par sa brusque course-poursuite dans une tenue aussi lourde et épaisse, mais il consentit à suivre le chien lorsque celui-ci s’élança une nouvelle fois dans les ténèbres froids et inconnues du grand nord. Il parcourut encore une bonne cinquantaine de mètres ainsi, avant de perdre la trace du chien.
« - Hey, tu es où ? Hurla t’il »
Mais la seule réponse qu’il obtint fut le hurlement du vent.
Alors qu’il tournait la tête en tous sens, paniqué, cherchant à apercevoir ne serais-ce qu’un poil de l’animal, il vu, le temps d’un éclair fugace, un éclat de gris dans la nuit.
« - Attend moi ! Brailla t’il. »
Mais le chien avait déjà disparut.
Alors qu’il se laissait allez au désespoir, il entrevus encore une fois le pelage du chien, et s’élançant vers lui, il ne vit rien.
Son esprit lui jouait t’il des tours ? Était-il en passe de devenir fou ? Étais-ce le froid qui allait le rendre malade, et le laissait sombré dans des délires sans queue ni tête ? Alors qu’il était entrain de ce poser ces sombres questions, un animal gris argentée se jeta sur lui et le fit trébucher. C’était le chien.
« - Que… qu’est ce qu’y te prend ? »
Le chien lui montait sur le torse et lui mordait les bras, et bien que la tenue d’Alexander soit épaisse, il sentait tout de même les crocs de l’animal pénétrait assez profondément pour lui faire mal. Mettant de côté toutes sa pitié et son amour envers l’animal, il le frappa violemment de sa main droite, l’envoyant rouler dans la neige un ou deux mètres plus loin. Mais quelques secondes plus tard, l’animal était déjà de nouveau sur ses pattes, et se jetait a nouveau violemment contre l’homme. Ce dernier avait eu lui aussi le temps de se relever, mais l’assaut du chien le cloué a nouveau au sol, où sa tête alla heurté une surface plate et dur… tellement dur qu’il sombra dans l’inconscience en pensant qu’il allait finir dévorer par un chien brusquement redevenu sauvage.
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