*** Golden Epopée *** - Final Fantasy VIII - Page 4 sur JeuxVideo.com

Les forums de JeuxVideo.com Taille normale Grande taille

Forum : Final Fantasy VIII

Ajouter ce forum à mes forums préférés Ajouter ce forum à mes forums préférés

Sujet : « *** Golden Epopée *** »

Créer un nouveau sujet   Liste des sujets
Alerte mail  Répondre  Rafraichir
  • Apotheose Voir le profil de Apotheose
  • Posté le 4 août 2007 à 23:53:05 Avertir un administrateur
  • Toutefois, elle avait beau être près de lui, elle n´arrivait jamais à le saisir par la capuche, comme si cette poursuite avait pour fin d´être infinissable. Pardonnez le néologisme mais les faits sont là, on ne peut pas rattraper la Mort quand elle vous fuit, et on ne peut pas lui échapper quand elle vous poursuit. Aussi, Hellia décida d´entreprendre quelque chose de fou, d´insensé, de suicidaire.

    Elle saisit l´épée qui dormait dans son fourreau, s´arrêta de courir, et dans un geste grandiose, dirigea la lame vers elle-même et se transperça le ventre. Aussitôt, une gerbe de sang éclata hors de sa bouche, le monde se mit à tourner, ses yeux à cligner, elle chercha un mur contre lequel s´appuyer mais elle ne fit que gesticuler dans le vide avant de tomber lourdement sur le sol, soulevant dans sa chute un grand tapis de poussière rougeâtre.

    L´individu encapuchonné arrêta alors aussi sa course, se retourna, et se rapprocha d´Hellia, le visage toujours caché par l´ombre de sa capuche. Il prit sa main. Hellia reconnut une froideur familière. Elle agonisait. La Mort avait enfin une raison de l´écouter, puisqu´elle était mourante.

    Hellia__ Qui... que... qui es-tu...?

    Mais l´individu restait silencieux, toujours aussi froid, sans émotions. Il tenait la main d´Hellia. Le souffle de celle-ci s´amenuisait de secondes en secondes.

    Hellia__ Il faut que... que je parle à... la Terre... Il faut... Il faut...

    Mais une fois encore l´individu ne répondit pas un mot, attendant patiemment que la vie s´échappe complètement du corps qui s´offrait tout gisant devant lui. Hellia n´eut soudain plus la force prononcer un seul mot. Son souffle se mit à ralentir... ralentir... Son tout nouveau coeur perdait de son rythme... Ses poumons luttaient pour donner encore pour quelques instants les dernières traces d´air... Les jambes pesantes... Les mains immobiles et blanches... Les yeux levés vers le ciel... la bouche débordant de sang... la lumière qui s´éteint doucement...

    et soudain...



    Un bruit de porte qui grince ! La Mort qui tourne la tête, comme surprise ! Des éclats de voix ! La Mort qui se relève précipitamment et qui s´en va ! Des hommes en haillons qui courent, qui la regardent avec leurs grands rires édentés, qui prennent tout son corps, son corps tout pesant, et qui la transportent, qui la transportent pendant une éternité, et puis le noir. Le noir.



    ___ Cache secrète de Karzus ___

    Au loin, en haut, Padgram et Karzus entendaient les coups de Toneo contre la porte. Il ne faudrait plus beaucoup de temps pour que le mur s´effondre et qu´ils soient découverts.

    Karzus avait déposé Londe sur sa table d´opération, une table de bois, dans une pièce aux murs gris et nus, qui était meublées d´étagères remplies de parchemins, d´instruments scientifiques, de fioles multicolores contenant mille et une mixtures, mélanges rares, produits d´une connaissance aujourd´hui disparue, et dont Karzus restait le seul représentant.

    Padgram le pressait d´agir car le chasseur de primes ne se décourageait pas là-haut, en-haut des escaliers qu´ils avaient dévalé après avoir franchi le mur.

    Padgram__ Combien te faut-il de temps pour la soigner ?

    Karzus__ Je n´aurais pas le temps de lui refaire la jambe, il nous faut vraiment une couturière et il est difficile de s´en procurer. Par contre, je peux lui rendre sa virginité.

    Londe__ Comment ?

    Karzus__ Je vais devoir t´endormir pour cela!

    Londe__ Pourquoi ?

    Karzus__ Parce que c´est en dormant que tu l´as perdue.

    Londe__ Tiens c´est... c´est vrai ! Le prêtre a fait son terrible office pendant que je... mais comment peux-tu le savoir ?

    Karzus__ Les corps parlent, chaque seconde ils ne cessent de raconter leurs histoires. Vous autres, vous n´êtes pas attentifs à leurs voix. Je fais partie de ceux qui leur prêtent attention.

    Londe__ Et en quoi le fait que j´aie été endormie pendant l´affaire rend la chose différente ?

    Karzus__ Pour ton corps, engourdi par la fatigue, cela change tout. Maintenant, je vais te demander de me regarder fixement dans les yeux. Je vais compter jusqu´à dix et tu t´endormiras.

    Londe se mit alors à le fixer profondément. Le shaman se mit à compter. Sex yeux devinrent soudain, alors, aussi transparents que de l´eau. La jeune fille ouvra la bouche, médusée. Il la prit par les épaules, serra les dents, et rapprocha son front du sien, jusqu´à les faire tous deux rentrer parfaitement en contact.

    Karzus__ ...neuf... et dix!

    Londe ferma aussitôt les yeux, profondément endormie. Karzus maintenait son front collé contre le sien. Il cherchait à se concentrer. Mais les coups de bélier de Toneo et le gloussement des bourrelets de Padgram tout stressé ne l´aidaient pas vraiment. Aussi, tout en gardant les yeux fermés par la concentration, il demanda à Padgram de bien vouloir partir de la pièce et d´aller faire taire ce foutu chasseur de primes.

    Padgram fit la moue, essuya quelques gouttes de sueur qui perlaient le long de sa joue, puis se décida à quitter la pièce pour remonter les escaliers de pierre en colimaçon et revenir tout penaud devant la paroi, contre laquelle Toneo n´en finissait pas de tambourinner. Ne sachant pas trop comment lui dire d´arrêter, Padgram entreprit de pratiquer la sincérité, et d´être direct.

    Padgram__ Euh ! dites ! Vous, derrière la porte là ! Vous allez continuer à frapper longtemps comme ça ?

    Voix de Toneo__ Ben non, tant que je vous ai pas chopés, je m´arrête pas. Et puis en plus je trouve ça marrant.

    Padgram__ J´en conviens, j´en conviens ! Mais enfin quoi, mon vieux, vous n´êtes plus un enfant ! Ne sauriez-vous donc pas taper, je ne sais pas moi, contre le mur d´à côté par exemple ?

    Voix de Toneo__ J´adorerais le faire mais le mur d´à côté donne sur une écurie et vous comprendrez bien que je n´ai guère besoin d´une monture! D´ailleurs, la seule monture à laquelle j´aspire pour l´instant se prénomme Lysette, voyez-vous, et la seule façon de l´obtenir, c´est de péter ce mur, alors vous m´excuserez mais quand je dis non c´est non, je ne m´arrêterai pas!

    Padgram__ Vos arguments frisent le bon sens! Et je suis prêt à poursuivre cette discussion avec vous, voire à négocier, car vous me semblez bon garçon et ouvert aux compromis. Il me serait donc appréciable d´en apprendre un peu plus sur vos ambitions car je ne comprends pas comment vous avez pu être envoyé par Lysette qui est la femme que j´aime et pour laquelle je me bats!

    Voix de Toneo__ Eh bien voyez-vous, très cher gros homme, la dame de mes pensées, et apparemment des vôtres, souhaite vous voir revenu illico presto à Barzabute...

    Padgram sentit son coeur battre à toute allure.

    Padgram__ Vous... vous devez vous méprendre, cher ami! Ou cela signifie-t-il qu´elle pense à moi, qu´elle m´aime ? Ne vouliez-vous donc pas m´occire, il n´y a pas moins de vingt minutes ?

    Voix de Toneo__ Oh bien sûr, bien sûr, mais son messager m´a expliqué qu´elle vous voulait, mort ou vif. Et vous comprendrez qu´il m´est difficile d´accepter les alternatives, aussi ai-je choisi la voie du radicalisme. Et je vous préfère mort que vif.

    Padgram__ Vos opinions sont les vôtres et je les respecte! Néanmoins, tout ce que vous me dites ne me plaît guère, mais je saurai vous prouver que Lysette peut me vouloir vif car je lui montrerai que je suis digne de et de ses beaux yeux et de ses cheveux ardents! Me direz-vous enfin comment vous m´avez retrouvé?

    Voix de Toneo__ Eh bien, c´est-à-dire que je connais cette ville comme ma poche, Prince, et que je circule davantage de toits en toits que de rues en rues. Le message de Lysette m´ayant prévenu, j´ai tout de suite grimpé sur un balcon pour observer la ville, et j´ai aperçu au loin un gros homme qui foutait une rouste à des soldats. Je n´ai pas cherché plus longtemps à me poser des questions et j´ai suivi du regard les trois personnes qui couraient pour retrouver cette impasse. Quoi de plus facile !

    Padgram__ Vous êtes sacrément fûté ! Mais dites-moi, pourquoi faites-vous tout ça pour Lysette, au juste ? parce que vous l´aimez ?

    Voix de Toneo__ En effet, je l´aime, plus que tout.

    Padgram__ Mais vous le rend-t-elle ?

    Les coups de bélier soudain s´arrêtèrent.

    Padgram__ Toneo ?

    Voix de Toneo__ Je... je crois qu´elle me le rend, oui...

    Padgram__ Vraiment ?

    Voix de Toneo__ Je... je ne sais pas...

    Padgram__ Vous souhaitez conquérir son coeur mais elle se refuse à vous, n´est-ce pas ?

    Voix de Toneo__ Eh bien, c´est-à-dire que...

    Mais la voix de Toneo fut soudain interrompue par de grands cris de soldats.

    Voix de soldats__ Là ! C´est lui ! Le voilà ! Sûr de sûr ! Pas de doute ! Toneo Bulzor ! Ici ! Vite ! Attrapez-le !

    Voix de Toneo__ Oups! Des ennuis derrière moi!

    Padgram__ Pas de chance! Vous vous en sortirez, vous croyez ?

    Voix de Toneo__ Euh ils sont vingt! Prince Padgram, est-ce que vous ne me laisseriez pas un peu entrer, histoire qu´on continue cette conversation bien au chaud ??

    Padgram__ Vous croyez que je vais me laisser avoir par une feinte pareille ?? je suis peut être gros mais pas con !

    Voix de Toneo__ S´il vous plaît!!

    Padgram__ Okay.

    Et il fit pivoter le mur pour faire rentrer immédiatement Toneo dans le passage secret.

    Toneo se retrouva aussitôt à côté de Padgram. Le mur se referma. Ils entendirent les soldats jurer derrière la paroi. Ils ne comprenaient pas où le chasseur de primes avait bien pu disparaître et après un court moment rebroussèrent chemin.

    Toneo__ Bon... bah merci... Va falloir que je vous capture maintenant...

    Padgram__ Vous pourrez me capturer plus tard, pour l´instant je vous ai sauvé les fesses alors vous allez rester gentil et quand on vous relâchera, vous pourrez faire ce que vous voulez.

    Toneo hocha la tête constatant que de toute façon, il n´avait plus ses armes avec lui, les ayant laissé, dans sa précipitation, de l´autre côté du mur.

    En bas, Karzus avait terminé son travail. Il se saisit d´une petite fiole blanche, la décapuchonna et la tendit sous les narines de Londe qui se réveilla immédiatement.

    Karzus__ Et voilà! Vierge comme au premier jour!

    Londe se tâta l´aine, glissa quelques doigts dans son jeune vagin, et découvrit avec surprise que sa virginité était en effet parfaitement retrouvée.

    Londe__ Mais... mais comment... c´est...

    Karzus__ Chuuut, chuut, maintenant... regarde-moi bien dans les yeux. Attention, je vais t´embrasser, trois, deux, un, bisou!!

    Et lorsque Londe retira ses lèvres du shaman, tout alla encore mieux que jamais. Elle chercha à se relever mais se souvint qu´elle n´avait plus de jambe, ce qui la rendit déjà moins joyeuse.

    Padgram s´approcha de Karzus et lui demanda en chuchotant pourquoi elle avait l´air si joyeuse maintenant.

    Karzus__ J´ai effacé de sa mémoire ce qu´elle a subi. A la virginité physique s´est ajoutée la virginité psychologique. Elle peut désormais vivre sans culpabilité.

    Padgram__ Mais d´ailleurs pourquoi les femmes violées ressentent-elles de la culpabilité ?

    Karzus__ Je suppose que c´est parce que malgré la situation, elles ont aimé, malgré elles. Le corps décide souvent mieux que l´esprit, et cette contradiction est source de grands troubles pour les femelles..

    Mais soudain Karzus se retourna et aperçut Toneo.

    Karzus__ Qu´est-ce qu´il fait ici, celui-là ?

    Padgram__ Je lui ai sauvé les miches. Il reste là et il ne bouge pas.

    Karzus__ Il vient avec nous ?

    Padgram__ Non, il restera là.

    Karzus__ Alors je vais devoir l´endormir.

    Toneo__ M´endormir ? moi ! Jamais, plutôt crever !

    Padgram__ Euh je te jure que dormir c´est plus cool que mourir.

    Toneo__ Vous ne m´hypnotiserez pas!

    Karzus__ T´es pas là pour décider, archer de mes deux !

    Et il lui balança dans les yeux une bourse de poussières d´étoiles qui le fit aussitôt tomber dans les pommes. Padgram le prit par les pieds, le traîna sur le sol, le ficela, le baîllona et l´enferma dans un placard à balais.

    Karzus__ Quand il se réveillera, il aura tout oublié.

    Tout allait donc pour le mieux, puisque Karzus avait maintenant le temps de se procurer une couturière et de refaire la jambe de Londe.

    Mais des cris vinrent troubler la paix à peine retrouvée. En haut, derrière le mur, les soldats à la poursuite de Toneo avaient retrouvé des renforts et s´étaient saisi du bélier que le chasseur de primes avait utilisé pour défoncer le mur.

    Padgram__ L´avantage au moins c´est que maintenant ils cherchent Toneo, et plus nous.

    Karzus__ L´endroit n´en reste pas moins dangereux! Il faut quitter cet endroit!

    Londe__ Comment ? Et Rune, et Hellia ! Comment elles nous retrouvent maintenant !

    Karzus__ Ne vous inquiétez pas et venez avec moi!

    Londe et Padgram n´hésitèrent pas plus longtemps et suivirent Karzus en courant, Londe dans les bras de Padgram, tandis qu´ils entendaient le mur connaître ses premières fissures.


    __ Au Palais de Fërucora ___

    Rune, seule parmi les soldats, dans son armure, était arrivée dans la salle du trône. Là, le sous-préfet Balfoy le Truculent, petit vieux et gentiment grassouillet, le crâne dégarni, et vêtu de façon très bourgeoise, poilu sur les épaules, les accueillit.

    Balfoy__ Qu´il y a-t-il, capitaine ?

    Le Capitaine__ Le fugitif est en ville. Les renfors locaux ne suffisent plus, il faut créer un siège autour de la cité pour empêcher Padgram de s´échapper. Il nous faut plus d´hommes, il faut engager les civils.

    Balfoy__ Très bien. Il nous faut donc plus d´armures. (aux pages) Faites venir le forgeron de Barzabute !

    Le coeur de Rune se mit à battre. Il était là!

    Le forgeron entra par une porte dérobée, accompagné par deux apprentis. C´était un homme de grande taille, aux cheveux argentés, aux épaules solides et à la moustache épaisse. Il salua Balfoy d´un air très calme.

    Balfoy__ Galdone, nous avons besoin de vos talents.

    Galdone__ Je vous écoute, monseigneur.

    Balfoy__ Nous avons besoin de deux cent nouveaux soldats. Il me faut donc deux cent nouvelles armures pour demain.

    Galdone__ C´est impossible !

    Balfoy__ Pour les incapables, oui. Mais vous, Galdone, vous avez du génie! Alors cessez d´être insolents et filez vous mettre au travail!

    Galdone__ Mais je...

    Il ne put en dire plus, les gardes lui piquèrent les fesses avec leurs lances, l´obligeant aussitôt à partir vers son atelier, suivi par ses apprentis.

    Le capitaine remercia le sous-préfet et ordonna à ses hommes de le suivre dans les sous-sols destinés aux soldats pour changer de tenue et se réarmer car ils étaient encore tout puants de leur séjour aux égoûts.

    Rune fut contrainte de les suivre, donc, mais du coin de l´oeil elle regardait partir le forgeron. Comment réussir à capturer ce gars là ??

    à vous la suite!
    Apotheose
  • Lien permanent
  • Carnavale Voir le profil de Carnavale
  • Posté le 5 août 2007 à 08:43:57 Avertir un administrateur
  • En parcourant les corridors de l´immense palais Fërucorien avec les autres soldats, elle trouva la solution. Après avoir emprunté quelques portes dérobées, elle sentit un petit lacet de boeuf bourguignon lui titiller les narines. Puis des flagrances de beurre qu´on fait fondre dans de grandes poëlles en airain, des nuances de cannelle, des entrelacements de framboises et de pouliches au miel, le crépitement des petites herbes, la vivacité du vin qu´on fait venir sur le palais, et le feu qu´on maintient coûte que coûte, rondin après rondin, en soufflant dessus comme de gros dératés! Les cuisines du palais étaient à deux couloirs d´ici !

    En tendant l´oreille, tout en marchant au pas, Rune entendit de grands éclats de voix dont l´auteur devait assurément être le grand chef.

    "Allez, bande de trouffions! Plus d´ardeur dans le coup de fouet! Moins rigide la fourchette ! Plus romantique la découpe ! Je veux de l´amour dans cette crème, de l´amour ! Pas du sperme ! C´est bien ! Mais moins bourgeoise la cuisson ! Très bien, le potage aux asperges est prêt, file amener ça à Galdone !"

    Rune sut que c´était sa chance! Elle s´éclipsa discrètement hors du rang des soldats à un moment où plusieurs couloirs se croisaient et où plusieurs serviteurs dépassaient la troupe, se mêla à eux, puis dévia vers les cuisines, d´où sortit un petit marmiton, fièrement coiffé d´une charlotte, et portant avec une grande aisance un plateau d´argent sur laquelle reposait un bol de bois. Une succulente odeur d´asperges venait confirmer qu´il s´agissait bien là du repas de Galdone.

    Alors elle se précipita vers le petit homme.

    Rune: Coucou, petit homme! Si tu veux, je peux porter ce plateau à ta place!

    Petit homme: Alors déjà, de un, je suis pas petit, de deux, je suis pas un homme mais un garçon, de trois mon nom c´est Yoldou, et de quatre, j´ai un pourboire pour porter ce tableau!

    Rune: Oui, mais je suis un soldat, je suis plus grand que toi, et je peux te casser la gueule si tu me donnes pas ce plateau.

    Yoldou: La force ne résoud rien et je n´ai pas peur de foutre des beignes!

    Rune: Bon, combien te paye le cuistot pour la commission ?

    Yoldou: Quatre yalz.

    Rune: Quatre yalz?? Mais c´est de l´exploitation! Je t´en offre le double!

    Yoldou: Pas intéressant!

    Rune: Le triple !

    Yoldou: Hum ça devient moins pas intéressant que pas intéressant.

    Rune: Bon d´accord, cent garils, ça te va ?

    Yoldou: C´est un peu excessivement intéressant pour juste un potage d´asperges, là.

    Rune: Je m´en fous, je veux le plateau.

    Elle fouilla dans l´armure pour tirer tout l´argent que le soldat qui la portait pouvait en avoir et le tendit au marmiton, dont les yeux brillaient devant le pécule.

    Yoldou: Hé! Il n´y a que quatre-vingt-dix-neuf garils, là!

    Rune: Ouais, bah tu t´en contentes!

    Elle lui arracha le plateau des mains et se dirigea vers l´atelier des forges. Mais aussitôt, elle entendit des petit pas derrière elle, des petits pas précipités. Elle se retourna à temps pour éviter le vol plané que Yoldou voulait faire sur elle. Il retomba lourdement sur le sol en se cognant la mâchoire. Mais il n´eut pas mal pour autant, il se releva et se jeta sur Rune qui eut juste le temps de déposer le plateau sur le sol. Cette fois il la percuta de plein fouet et la plaqua par terre en lui immobilisant les jambes et les pieds.

    Yoldou: Quand on dit cent garils, c´est cent garils! Je veux voir ta tête!

    Et sans que Rune ne puisse rien faire, le marmiton lui enleva le casque et découvrit son visage.

    Yoldou: T´es une damoiselle?? Je me disais bien que t´avais l´air sacrément pédé pour un soldat! T´es borgne en plus! Fais voir ta bouche!

    Il la força à ouvrir les lèvres et découvrit ses dents cassées.

    Yoldou: Pouah! T´es toute moche! Mais bon au moins, je vais pouvoir avoir mon garil supplémentaire en nature.

    Alors, il la prit par les bras, la traîna sur le sol et l´isola dans un coin sombre d´un couloir, et sans que Rune ne puisse rien faire, immobilisée qu´elle était par une clé de bras, il glissa son petit pantalon, et enfonça son petit sexe maintenant énorme dans le trou qu´avait laissé l´oeil crevé puis le fit aller et venir.

    Rune réprima ses hurlements pour éviter d´alerter toute la population du château mais la verge du marmiton lui touchait le bout du cerveau et elle ne supportait pas cette sensation. Elle voulut agir avec sa super armure mais celle-ci semblait ne pas fonctionner à l´intérieur du palais. Yoldou continua son petit jeu horrible à l´intérieur du crâne de notre jeune pirate jusqu´à laisser parler sa joie en quantités non négligeables. Toute la cavité oculaire fut remplie d´une épaisse bouillie de sperme, laquelle se mit à dégouliner le long de la joue de l´adolescente.

    Yoldou poussa un petit ouf de soulagement, remit son pantalon en place, prit le casque, l´enfonça sur la tête de Rune, et en se frottant les mains, déclra à voix haute.

    Yoldou: Eh bah voilà! Là, ça fait cent garils!

    Ainsi se dirigea-t-il à nouveau vers les cuisines, prêt à prendre une nouvelle commande et très impatient de savoir si une nouvelle soldate allait avoir l´idée de la lui prendre.

    Rune se releva avec difficulté, ôta à nouveau le casque, se tapa plusieurs fois la nuque pour faire sortir tout le liquide séminal de son oeil, reprit son souffle, et repartit prendre le plateau avec le potage qui était maintenant tiède.

    Furieuse par ce qu´il venait d´arriver, elle décida alors d´attendre que Yoldou ait une nouvelle commande. Lorsque celui-ci réapparut, avec un plateau chargé d´une assiette remplie de...

    à vous la suite!
    -Chapterving-
  • Lien permanent
  • -PlacidVlad- Voir le profil de -PlacidVlad-
  • Posté le 6 août 2007 à 23:41:34 Avertir un administrateur
  • Dites, je sais qu´il doit y avoir aucune limite, mais oubliez pas non plus que notre grande déesse à tous, Miss Canna, veille et des histoires de viols toutes les deux lignes ça va peut etre pas plaire à grand monde...
  • Lien permanent
  • JujuDredd Voir le profil de JujuDredd
  • Posté le 6 août 2007 à 23:46:25 Avertir un administrateur
  • En plus là, c´est quand même pas mal gore :malade:
    Trop de violence tue la violence !
  • Lien permanent
  • Carnavale Voir le profil de Carnavale
  • Posté le 7 août 2007 à 04:08:48 Avertir un administrateur
  • On peut supprimer la suite si vous voulez, j´enleve le passage gore rigolo et comme ca tout le monde est content.

    Mais il n´y a pas eu tant de viols que ca et puis c´est un monde dangereux! Y a eu seulement le sanglier, le pretre, les fous, une tentative des soldats mais heureusement avortee, et puis la le coup de Yoldou c´en est pas vraiment un c´est plutot une forme de pitchnette.

    Ceci dit, je suis d´accord avec Jujudredd, donc a vous de decider!
  • Lien permanent
  • -PlacidVlad- Voir le profil de -PlacidVlad-
  • Posté le 7 août 2007 à 09:13:42 Avertir un administrateur
  • Non, non, laissons celle ci, le jeu est ainsi fait. Mais à l´avenir, evitons de tomber dans ce genre de tentation, nous avons assez d´imagination pour inventer d´autres situations, non? Et puis je pense surtout aux eventuels lecteurs (et lectrices) qui pourraient avoir vécu des moments diffiles et que notre histoire pourrait blesser. Ce n´est pas le but. Ce n´est pas non plus le but de se retenir de dire ce qu´on veut, mais sur des sujets plutôt graves, évitons la récurence.

    Je pense que le viol est le seul sujet à réel problème.

    Sinon continuons à y aller à fond, mais pas dans l´orbite des jumelles, OK?


    Merde je vais passer pour le gros emmerdeur de service lol
  • Lien permanent
  • -PlacidVlad- Voir le profil de -PlacidVlad-
  • Posté le 7 août 2007 à 10:52:03 Avertir un administrateur
  • Avec une assiette remplie de petits bouts de papier, de milliers de petits bouts de papier.

    Qu´est-ce que ça pouvait bien être!?

    Rune attendit, cachée, que Yoldou, cet infâme pourceau, avance un peu, elle lui sauterait ainsi sur le rable et se vengerait de l´humiliation qu´il lui avait fait subir.

    Le petit chacal avança donc, guilleret, et Rune lui sauta dessus et le plaqua à terre, faisant tomber le plat plein de bouts de papier.

    Le petit bonhomme se prit moult et moult coups de poing dans la gueule. Rune lui expliquait tout haut, pendant qu´elle le frappait, le plan qu´elle venait juste de concocter pour se venger. Elle se releva donc et regarda le visage de son bourreau/victime.

    Il souriait.

    Rune n´avait pas besoin de son QI incalculable pour comprendre tout de suite que quelque chose n´allait pas. Elle prit donc un des morceaux de papier dans le plat. Dessus, il y avait noté: "Tu t´es fait eu!". Elle regarda une dizaine d´autres morceaux de papier et sur chacun, il y avait cette phrase. Elle se releva et garda le silence, pour réflechir. Elle n´entendait plus que le souffle saccadé du cuisinier... Ainsi qu´un murmure, comme une brise irrégulière. Elle se concentra davantage et se rendit compte enfin de ce que c´était: c´était le bruit de la respiration. Mais vu la nature de ce qu´elle entendait, il devait s´agir d´une douzaine de respirations melées...

    Les soldats sortirent des interstices des murs et se jetèrent sur elle. Ils la ligotèrent, la baillonèrent et lui cachèrent l´oeil.

    Rune n´avait pratiquement pas eu le temps de réagir. Elle se sentit soulevée et transportée pendant plusieurs minutes. Après quoi, elle fut jetée dans un cachot, en attendant de comparaitre devant un tribunal pour qu´elle explique qui elle était, avant de subir la peine capitale. Les choses se passaient comme ça, au palais de Fërucora.




    Padgram: "On est vraiment obligés de courrir aussi loin? On les a semés depuis longtemps! Ils ne nous poursuivaient même pas!"

    Karzus: "Oui, mais j´ai pas eu le temps de faire mon petit jogging ce matin."

    Padgram s´arreta à l´aide d´une charette pleine de tonneaux. En effet, le seul moyen pour Padgram de s´arreter en pleine course était de se prendre un obstacle.

    Londe: "ATTENTIOOON!!!"

    La charette et son contenu volèrent en éclat, révelant le contenu des récipients: du vin , et, à en juger par l´odeur, du bon vin! Padgram venait à l´instant de foutre en l´air le millésime des vignes du pays de Coquelard, le plus grand producteur de vin de tout le continent de Barzabute!! Quelle infamie! Un vin si bon (et si cher!)

    C´est alors que Padgram se rendit compte de son environnement: C´était une ruelle sombre et humide, completement déserte, mis à part nos trois amis, ce qui expliquait que personne ne les ait vu et balancés aux soldats.

    Padgram: "Euh... Ou sommes nous?"

    Karzus: "Dans la partie ouest de la ville"

    Padgram: "Et maintenant, que faisons nous?"

    Karzus: "On va prendre des nouvelles de Rune et de Hellia"

    Londe: "Comment va t on faire!?"

    Karzus: "Et bien c´est simple! Padgram, il me faut de quoi faire du feu!"

    Padgram sortit de son ventre des brindilles, une belle buche et un briquet (dans un flacon, un peu d´alcool. On y met un bout de corde ou de chanvre, qui s´imbibe de l´alcool et prend feu facilement à l´aide de la pierre à roulette qui frotte sur une surface métalique non polie. Brevet déposé). Il donna tout ce matériel au shaman, qui sortit de son pagne (qui réservait pas mal de surprises) un petit sac contenant apparement de la poudre.

    Londe: "Je sais! Vous allez jeter dans le feu une poignée de poudre et à l´aide d´une formule magique vous pourrez voir Rune et Hellia!"

    Karzus: "Euh... non, en fait, le feu c´est pour manger. Padgram, j´imagine que tu as toujours de quoi se restaurer sur toi?"

    Padgram: "Oui, mais j´ai essentiellement de la viande sechée..."

    Karzus: "Peu importe, on fait ce qu´on peut avec ce qu´on a!"

    Londe: "Et le sac de poudre, il sert à quoi?"

    Karzus: "Ce sont des herbes des lointaines Zalzaries, si on les met dans le feu, ça évite les odeurs de fumées, pratique pour les vetements et puis ça régule la puissance du feu, ce qui permet de controler la cuisson et de ne rien faire bruler!"

    Londe: "Et Hellia!? Et Rune!? Comment va t on savoir ce qu´elles font en ce moment!?"

    Karzus: "Aaah ça! Tu veux qu´on fasse ça maintenant?"

    Londe: "Oui!"

    Karzus: "Padgram, tu veux bien t´occuper du feu, s´il te plait? J´en ai pour deux minutes"

    Padgram essaya de se débrouiller. Le problème avec son briquet, c´est qu´il fallait l´utiliser à deux mains: une pour actionner la roulette, l´autre pour bien tenir le morceau de chanvre. Et Padgram n´arrivait pas a joindre ses deux mains. Il n´avait jamais su applaudir les spectacles et les pièces de théatre, c´était un des grands drames de sa vie.

    De leur côté, Karzus et Londe marchaient dans une rue voisine.

    Londe: "qu´est ce qu´on fait ici?"

    Karzus: "Il me faut une surface parfaitement lisse"

    Londe désigna un grand mur blanc et bien plat: "Comme ça?"

    Karzus: "Oui! Attention, pousse toi un peu."

    Londe s´appretait à en avoir plein les mirettes: Karzus était un puissant shaman et rien que la position qu´il avait prise le prouvait: il était face au mur, à deux mètres de distance, cambré vers l´avant, les jambes écartées et flechies, les deux mains en l´air à côté de son visage, paumes face au mur. Il semblait se concentrer et il marmonait des choses incompréhensible. Il finit par lacher un pet et se redressa: "Aaah ça fait du bien ça faisait bien dix minutes qu´il me taraudait, celui la! Bon, maintenant, voyons Rune et Hellia."

    Il s´approcha du mur, tapota trois fois celui-ci de la phalange et le mur se mit à grésiller.

    Karzus: "Montre nous Hellia!!"

    Le mur se troubla puis une image apparut. C´était Hellia, mais elle n´était pas avec Rune. Elle était couchée dans un lit, inerte. Quelqu´un, dont on ne voyait pas le visage, était en train de préparer un pansement. Lorsque le pansement fut pret, la personne retira les draps et commença à déboutonner le vetement de l´ex-mort...

    Karzus: "Héhé..."

    Londe, à Karzus: "Hey! Mais ça va pas, non!? Pervers!!"

    Karzus: "Ooooh ça va! De toutes façons y a rien à voir!"

    En effet, le corps d´Hellia était couvert d´un pansement.

    L´image se brouilla et le mur réapparut.

    Karzus: "Comment se fait il que Rune ne soit pas avec Hellia!?"

    Londe: "Et comment ça se fait qu´Hellia soit blessée!?"

    Karzus: "Je ne comprend rien, elles ne devaient pas de séparer!"

    Londe: "Et ou est Rune!?"

    Karzus sembla reflechir encore quelques instant puis s´adressa au mur: "Montre nous Rune!!"

    Le mur se brouilla à nouveau

    C´était bien Rune. Elle était ligotée, baillonée et aveuglée dans ce qui semblait être un cachot.

    Londe: "Mais! Que se passe t il!!??"

    Karzus: "Je ne sais pas, mais Rune est dans un des cachots du palais de Fërucora et ce n´est pas bon signe..."

    Londe: "Einh!? Pourquoi!?"

    Karzus: "Et bien... Fërucora n´aime pas les troubles-fete. Alors on les élimine. C´est ce qui attend ta soeur..."

    Londe: "il faut la sauver!"

    Karzus: "Oui, Hellia étant pour le moment hors de danger, c´est Rune qu´il faut sauver. Je me demande ce qui a put se passer... je n´y comprend rien..."

    Ils abandonnèrent le mur qui était redevenu normal et rejoinrent Padgram, qui avait réussit à allumer le feu.

    Padgram: "Alors?"

    Karzus: "Et bien... Hellia a prit apparement une blessure grave et est en train de se faire soigner je ne sais ou. Quand a Rune, elle est prisonnière dans un cachot du palais, privée de tous ses sens"

    Padgram: "Pardon? C´est une blague?"

    Londe: "Non, Padgram, j´ai tout vu aussi."

    Padgram: "Hellia blessée? Rune emprisonnée? Mais qu´est ce qui s´est passé?"

    Karzus: "Nous n´en savons helas rien du tout. La priorité semble etre de sauver Rune. Hellia ne court apparement aucun danger pour le moment, et je garderai un oeil sur elle tout me temps."

    Padgram, prit entre son amour pour Hellia et son sens du devoir, finit par en arriver à la même conclusion que le shaman: sauver Rune puis recuperer Hellia. Mais il la vengerait, il attraperait l´homme qui l´avait blessée!!

    Londe, qui elle aussi était amoureuse de Hellia, ne l´oublions pas, n´avait pas pour autant hesité. De plus, elle s´en voulait car en general, lorsque sa soeur avait un problème, elle le ressentait. Ici, elle n´avait rien ressentit et ça leur avait peut etre bien fait perdre un temps précieux.

    Padgram: "Comment comptes tu t´y prendre pour surveiller Hellia en permanence, Ô puissant Karzus?"

    Karzus ouvrit la main et en montra la paume à Padgram. Padgram regarda dedans et vit que, sous la peau, quelque chose bougeait. Très vite, ça forma des bosses et la peau se déchira, sans provoquer la moindre grimace sur le visage du shaman. Un petit oiseau se trouvait là, mais il n´avait ni plume ni chair. C´était un squelette. L´oiseau s´envola aussitot, semblant connaitre parfaitement sa mission. Padgram le suivit des yeux quelques instants et puis regarda à nouveau le shaman, qui le fixait.

    Karzus: "Ne t´inquiete pas, il surveillera Hellia et me fera savoir si quelque chose tourne mal pour elle. Maintenant, pensons à Rune"

    Londe: "Comment va t on la sortir de la!?"

    Karzus: "Je pense qu´un déguisement est de bon aloi. Padgram est recherché par tout le monde et moi je ne passe pas facilement inaperçu. Quand a toi, Londe, une pirate blonde borgne et à qui il manque une jambe ne manque pas d´attirer l´attention. Les executions ont toujours lieu au lever du soleil, parce que c´est le moment de la journée où les gens sont le moins saouls. Il nous reste donc encore plusieurs heures. Nous allons aller soigner ta jambe et sur le chemin nous imaginerons comment nous allons nous introduire dans le palais."

    Londe: "Très bien!"

    Padgram était songeur. Comment un gros tas come lui pourrait entrer dans le palais sur-gardé de Fërucora sans se faire prendre?

    Karzus: "Il nous faudra une bonne vingtaine de minutes pour aller chez la couturière."

    Ils avançaient en reflechissant. Après quelques minutes de marche, Padgram dit: "Dis donc, Karzus, j´ai l´impression d´être déjà venu ici...´

    Karzus: "C´est normal, nous sommes passés ici tout à l´heure en courant! Nous rebroussons chemin, en fait: la couturière est ma voisine!"

    Londe et Padgram regardèrent le shaman d´un oeil d´abruti.

    Karzus: "Bon, j´ai peut etre bien trouvé le moyen de nous faire entrer au palais!"

    Padgram: "Et comment?"

    Karzus: "Et bien... Balfoy est un homme qui aime l´exotisme. C´est un mécène reconnu et très riche. Nous n´aurons qu´à nous faire passer pour une troupe qui a besoin d´argent. Il demande toujours à voir une demonstration abant de financer quoi que ce soit. C´est ainsi qu´il anime ses banquets quotidiens."

    Londe: "Mais on va nous reconnaitre tout de suite! Padgram est recherché par tout le monde!"

    Karzus: "Il existe un peuple de femmes enormes. Certes, elles ne sont pas si gigantesque que toi, Padgram, et leur poitrine n´est pas aussi genereuse, mais je pense qu´on pourrait te faire passer pour une de ces femmes, en disant que tu es particulièrement pachydermique et en te deguisant."

    Padgram: "Euh... Bonj ben puisqu´il le faut... Mais on serait une troupe de quoi?"

    Karzus: "De danseurs! Ces femmes sont extrèmement douées pour la danse du ventre..."



    A vous la suite!


    -PlacidVlad-
  • Lien permanent
  • Carnavale Voir le profil de Carnavale
  • Posté le 9 août 2007 à 08:33:35 Avertir un administrateur
  • J´aimerais préciser que nous ne faisons pas l´apologie du viol ou de toutes les choses sordides horribles et violentes qui peuvent surgir dans l´histoire, leur caractère excessif présente cette ambiguïté d´être à la fois grinçantes et drôles, selon un certain point de vue, mais ce qui fait rire (jaunement) c´est qu´on met en scène des salopards que l´on méprise. Qu´on ne se méprise pas, les filles sont nos héroïnes, pas nos joujous, nos victimes, nos accessoires de fantasmes, il existe d´autres sites pour ça et ceux qui veulent y voir une glorification amusée du vice n´ont qu´à interroger en eux leur capacité à faire usage de leur esprit critique et de lire entre les lignes. En créant une héroïne assez humaine pour être le sujet d´une pratique que l´on condamne mais assez forte pour se battre et résister à ce monde, eh bien on peut ne pas blesser mais au contraire surmonter le drame pour faire triompher la fiction et prendre la distance que l´on pratique naturellement face à un texte.

    Sur ce, une nouvelle suite^^.
  • Lien permanent
  • Carnavale Voir le profil de Carnavale
  • Posté le 9 août 2007 à 09:26:25 Avertir un administrateur
  • Padgram: Mais je ne contrôle pas mon ventre !! Si je me mets à danser, qui sait ce qui peut arriver ? Je ne veux blesser personne !

    Karzus: Hum tu as raison, il ne faudrait pas se faire enfermer pour homicide involontaire. Peut-être te faut-il une maîtresse!

    Padgram: Sauf ton respect, je pense pas que c´est le moment de penser à ça et puis mon coeur est déjà occupé par...

    Karzus: Mais non une entraîneuse, voyons! Quelqu´un qui t´apprenne à contrôler ton volume!

    Padgram: Une danseuse du ventre professionnelle ?

    Karzus: Exactement!

    Padgram: Où va-t-on trouver ce genre de truc ?

    Karzus: Il va falloir se rendre au Bazar des Milles Peaux.

    Londe: Qu´est-ce que c´est ?

    Karzus: Le quartier chaud. Ribaudes et mécréants du monde entier s´y retrouvent. On y trouve les bars et les cabarets les plus mal famés de la ville. Il faudra veiller à ne rien montrer de précieux . Il faudrait même éviter d´être beau ou attirant en une quelconque façon.

    Londe: Que veux-tu dire ?

    Karzus: Au Bazar, il faut être laid ou grotesque pour être sûr de se fondre dans la masse. La beauté attire les corrupteurs, la richesse attire les dérobeurs, les gros ventres attirent les poignards ou les affamés. Si vos dents sont intactes, si vous avez vos deux yeux, si vous ne souffrez d´aucun handicap, n´espérez pas vivre longtemps au Bazar des Mille Peaux. Ou du moins, vous ne ressortirez pas tel que vous étiez auparavant.

    Padgram: Il faut donc que nous nous maquillions! Prenons l´apparence de lépreux!

    Londe: J´ai déjà une jambe en moins, ça nous aidera!

    Karzus: Venez dans ce coin de la rue, j´ai de quoi faire de nous des lépreux.

    Ainsi Londe et Padgram suivirent donc Karzus dans un coin sombre, où personne ne pourrait les voir. Le shaman était à son aise dans les ténèbres. Il sortit de son pagne plusieurs petits sachets contenant des pâtes de couleur et de consistance différentes, aux odeurs follement aphrodisiaques. Padgram ne pipa mot mais Londe regretta fortement qu´Hellia soit absente, tandis que Karzus lui appliquait sur le visage plusieurs mixtures qui allaient peu à peu la défigurer superficiellement.


    === Dans les sous-sols d´un certain cabaret ===

    Hellia reposait sur une table, le corps couvert de pansements, au milieu d´une cuisine qui sentait le renfermé. Les murs étaient bleus, et la décoration sobre. Lorsqu´elle rouvrit les yeux et regarda autour d´elle, elle ne vit personne.

    Elle porta la main à son ventre et constata le bandage autour de son estomac. Elle se rappela son geste insensé, et puis cette expérience de la mort. Comment avait-elle pu imaginé que son remplaçant lui adresserait la parole ? Ce gars faisait très bien son boulot, elle-même avait l´habitude de toujours rester muette. La Mort ne dit rien. Elle prend et puis s´en va. C´est tout. Mais toutes ces stupides légendes à propos de la vie qui défile et la lumière et tout ça, comment les humains pouvaient-ils y croire ? La mort, ce n´était qu´un battement de paupières et une grosse douleur qui s´éteignait peu à peu. C´est comme lorsqu´on s´endort. On ne s´en rend jamais compte et on ne se rappelle jamais du moment précis où le cerveau a eu le déclic et s´est noyé dans son propre grenier. Enfin bref, tout ça n´expliquait toujours pas qui l´avait sauvée et pourquoi.

    Elle n´allait pas tarder à le savoir.


    A peine commença-t-elle à faire quelques pas, qu´elle entendit des éclats de voix derrière une porte et puis soudain une vieille femme édentée et courbée sur une canne surgissant dans l´encadrure, suivie de trois vauriens aux barbes épaisses et aux cheveux gras.

    La vieille: Elle s´est réveillée! Maintenez-la, mes enfants!

    Et sans qu´Hellia n´ait le temps de réaliser, les trois gaillards avancèrent vers elle, la prirent par les épaules et l´assirent sur la table, avant de l´immobiliser. Hellia ne comprenait pas ce qui se passait.

    La vieille s´avança en souriant, laissant apparaître de grands trous noirs infectés, boitant de manière disgrâcieuse, et faisant cogner sa canne contre le pavé.

    La vieille: Je suis bien contente que tu te sois remise, ma jolie. Mes lotions et mes herbes sont toujours d´excellents remèdes. Dans deux jours ta cicatrice aura presque disparu. Ceci dit, cela pourra quand même être un avantage pour tes futurs clients.

    Hellia: Pardon?

    La vieille: Silence, maintenant, tu vas bien comprendre ce que je vais te dire. Quand je parle, on ne parle pas.

    Tout en disant ceci, elle examinait les dents, les yeux, et la poitrine d´Hellia d´un oeil sévère. Elle pesait ses bras, envisageait la taille de ses doigts et la qualité de ses ongles, faisant quelques fois la moue, puis tournait autour d´elle, renifalant quelques fois la racine de ses cheveux.

    La vieille: Dans une heure, tu partiras dans une carriole avec d´autres jeunes femmes chanceuses comme toi, et vous ferez un beau voyage jusqu´à Kuliz.

    Hellia: Le port Coquelardien ?

    La vieille la gifla.

    La vieille: Jusqu´à Kuliz, donc... Il y aura un bateau, là-bas, et puis vous vous en irez. Qui que tu sois, tu t´appelleras désormais Malzacie, esclave sensuelle.

    Hellia: Comment! De quel droit osez-vous me vendre ! Moi ! Vendue à un marchand d´esclaves !


    La vieille trépigna de colère. Ses trois bras droits resserrèrent leur étreinte contre Hellia et laissèrent ce qui devait être leur mère donner trois nouvelles gifles à notre brave ex-faucheuse.

    La vieille: Tu auras besoin d´être dressée... Emmenez-la !

    Et sans pouvoir se débattre, Hellia fut emmenée, la tête cachée par un sac de pommes de terre, jusqu´à une carriole où elle retrouva d´autres jeunes femmes. Le conducteur cria aux chevaux d´avancer et ceux-ci se mirent à galoper à toute allure à travers une vallée qu´Hellia ne connaissait pas.

    "Padgram... Padgram...". Pensée triste qui cogne dans sa tête tandis que Fërucora s´éloigne de ses yeux, se réduisant peu à peu à un point minuscule, semblable à un grain de sable...


    === Dans le cachot du palais ===

    Rune se tapait le front en serrant les poings. Comment avait-elle pu être aussi idiote ? Tout était perdu! Et il n´y avait que des rats pour être témoin de sa mauvaise humeur. Une chose était sûre. Quand elle sortirait d´ici, si elle devait être condamnée à quoi que ce soit, elle retrouverait ce maudit marmiton, et elle lui ferait payer cher sa perfidie.

    Mais le bruit d´une clé tournée dans une serrure interrompit ses pensées vengeresses...


    à vous la suite!
    -Chapterving-
  • Lien permanent
  • -PlacidVlad- Voir le profil de -PlacidVlad-
  • Posté le 9 août 2007 à 21:35:47 Avertir un administrateur
  • Rune entendit une clé jouer dans la serrure. La porte s´ouvrit peu après. Elle devinait à la façon dont la porte s´était ouverte que c´était quelqu´un de costaud. La jeune pirate avait peur: sa vie avait été jusqu´à maintenant bordée par la mort, la souffrance et la perversité. Son intelligence ne pouvait rien contre ça. Elle sentait qu´elle allait encore se faire molester par le nouvel arrivant, elle le sentait jusqu´au plus profond d´elle.

    Le nouvel arrivant la prit dans ses bras et elle fut transportée après quelques minutes dans un endroit qu´elle sentit moins humide, plus confortable, une chambre, peut être. On la déposa sur une chaise, on défit ses liens, puis son baillon et, enfin, on enleva le bandeau qui lui cachait l´oeil.

    Rune: "Vous!?"


    ---


    Padgram: "Incroyable!"

    Londe: "Je suis méconnaissable! J´ai au moins prit quarante ans d´un coup!"

    Karzus: "Ah! Au fait, Londe, prends ça!"

    Il lui tendit une grosse bille de verre.

    Londe: "Qu´est ce que c´est?"

    Karzus: "C´est un oeil de verre. Il réagira aux signaux de ton cerveau et bougera en même temps que l´autre oeil. Hélas, il ne guérira pas ton handicap."

    Londe: "Je n´en demande pas tant, j´imagine qu´avoir deux yeux me dérangerait, maintenant que je suis habituée à n´avoir qu´un oeil... Mais... Cet oeil est vert, et j´ai l´oeil bleu..."

    Karzus: "L´effet sera joli, tu verras! C´est un truc très rare qui s´appelle l´hétérochromie, et ça attire pas mal les gens!"

    Londe: "OK, mais j´ai l´air d´une vieille toute moche, alors avoir un oeil bleu et un vert, ça change pas grand chose..."

    Elle pensait surtout à Hellia.

    Padgram: "Bon, on y va?"

    Karzus: "Oui! Mais je pense, Londe, qu´on devrait quand même aller te faire recoudre la jambe."

    Londe: "OK!"


    ---


    Dans la carriole, Hellia faisait son possible pour ne pas regarder les autres femmes qui étaient aussi du voyage. Ces femmes n´avaient pas l´air de s´appitoyer sur leur sort. Pire, elles avaient l´air heureux!

    Jeune femme 1: "J´ai hâte d´arriver à Kuliz! On dit que là bas tous les trottoirs sont en marbre!"

    Jeune femme 2: "Et peut etre que j´arriverai à trouver un bon homme bien riche pour m´acheter!"

    Hellia: "Pourquoi etes vous si heureuses?"

    Jeune femme 3: "Kuliz est une des plus grande concentrations de riches et de nobles. C´est un joli port ensoleillé, au sud ouest du royaume de Barzabute. On n´envoie la bas que les esclaves de premiere classe. Il y a de grandes chances que nous tombions dans les mains de riches personnages et peut etre que si nous finassons assez, nos maitres nous affranchiront."

    Jeune femme 4: "T´es givrée, ma pauvre!"

    Jeune femme 3: "Oh, toi, ferme la!"

    La jeune femme 4 avait le visage caché. Le silence s´installa ensuite.

    Hellia, tout bas, à la jeune femme 3: "Qui c´est, cette fille là? Elle a pas l´air d´accord avec toi!"

    Jeune femme 3: "C´est Messerille, elle est esclave depuis sa naissance, mais jamais elle ne s´est laissée faire. Elle est tellement belle que tout le monde la veut et elle décide elle même le prix qu´elle vaut. On l´a déjà achetée, à Kuliz, elle va chez son nouveau propriétaire. En fait, on dirait plutot que l´esclave est son maitre, pas le contraire..."

    Hellia: "Ah..."

    Messerille: "Fermez la, j´ai dit!"

    Calme plat.

    ---

    Au chateau de Barzabute, pendant ce temps...



    A vous la suite!

    -PlacidVlad-

    P.S.: Chapter, oublie pas qu´on n´est pas en train de réécrire Orange Mécanique!
  • Lien permanent
  • JujuDredd Voir le profil de JujuDredd
  • Posté le 9 août 2007 à 23:13:27 Avertir un administrateur
  • Et de toute façon votre fic est mieux que Orange Mécanique :gni:
  • Lien permanent
  • Apotheose Voir le profil de Apotheose
  • Posté le 10 août 2007 à 09:23:33 Avertir un administrateur
  • Au château de Barzabute, pendant ce temps, Conspiru recevait dans la salle royale les différents rapporteurs de Barzabute. Le Juge avait envoyé de par tout le royaume des tortionnaires convertis en agents officiels, censés surveiller les moindres faits et gestes de tous les habitants. Il avait réussi à faire parler Bougrasse, il connaissait désormais les plans de Padgram. Voilà pourquoi le ton avait changé. Voilà pourquoi il avait soudainement tant pris au sérieux la fuite du gros tas inutile. Il fallait traquer tous les obèses à la ronde, leur modeler le corps tel que la morale l´exigeait, et les unir à la cause de Barzabute. Mais par-dessus tout, il fallait surveiller Lysette car il connaissait l´amour de Padgram. En détruisant tous les meubles de sa chambre, il avait trouvé le journal intime du prince et son esprit s´était surpris à s´éprendre du style. Les mots qu´employait Padgram pour parler de Lysette valait tous les regards du monde. A la limite, la lire était plus agréable que vivre avec elle. La toucher sur le papier était déjà plus facile, et finalement tellement plus parfait puisqu´elle ne pouvait pas répondre. Conspiru avait gardé le journal. Et maintenant, il avait peur, parce qu´il savait qu´on peut tout tenter par amour. Padgram voulait Lysette et Lysette était une femme assez volage pour se laisser séduire par l´ennemi, fût-elle si hostile à son aspect.

    Désormais, dans tout Barzaabute, des milices se créaient. Chaque habitant était visité, chaque maison examinée, chaque individu physiquement défectueux enfermé dans une cage avec ses semblables, et envoyé directement dans un fort à l´extérieur des cités, où ils devaient se préparer à recevoir un entraînement aussi long qu´intense. Conspiru voulait une armée. Une armée gigantesque. Le gros homme lui faisait peur, et pour ce seul fait, il allait le payer cher. La justice devait triompher.

    Il congédia les ministres de l´écologie qui lui apprenaient avec bonheur le retour des floraisons, de la végétation et de la faune dans les forêts, et reçut les émissaires de Fërucora qui lui apprirent que Padgram était assurément dans la ville et que de nouveaux renforts se constituaient pour construire un fort autour des murs extérieurs afin d´éviter toute fuite de l´ennemi.

    Conspiru : Ne le laissez pas s´échapper, je le veux vivant, pour en faire un exemple. Que la révolte soit une idée à jamais oubliée parmi les esprits de notre bon peuple.


    Pendant ce temps, Lysette s´affairait dans les cuisines. Elle voulait éviter à tout prix que son tyran de mari continue d´être un tyran. Aussi avait-elle décidé de lui préparer un somptueux repas, de se comporter en véritable épouse pour une fois, afin de taire la fureur sanguinolente qui prenait racine dans le pays.

    Mais tandis qu´elle touillait une casserole remplie d´un délicieux bouillon de poule aux tomates, elle ressentit le besoin irrépressible de se taper le front avec la cuillère en bois! Tout en faisant, elle chantait une petite chanson.

    "Stupide, stupide, stupide potiron, quand tu tournes, quand tu tournes, quand tu tournes en rond, tu es comme, tu es comme, un petit ourson, qui se brouille, qui se brouille, qui se noie, et sans raison, va mourir dans la cuisson! hihihi ! cuisson ! hihihi!"



    à vous la suite.
    Apotheose

    (en ce qui concerne les sujets chauds, je suis d´accord. Evitons la récurrence. Mais pour ma part, j´ai trouvé l´idée du viol de l´oeil très amusante par son côté excessif lol. Enfin bref, the show must go on!)
  • Lien permanent
  • Carnavale Voir le profil de Carnavale
  • Posté le 15 août 2007 à 17:00:46 Avertir un administrateur
  • Elle se rendit soudain compte de l´absurdité de sa chanson, et puis continua à touiller, à touiller jusqu´à ce que le potage ne connaisse plus aucun grumeau. Elle se demandait bien dans quelle mesure le petit ourson allait pourvoir s´extirper hors de ces bulles. Et ça faisait clop clop dans son cerveau et blup blup dans ses mirettes et flak flak dans sa poitrine, c´était un peu comme une danse aux dimensions de l´univers mais partout, partout, il n´y avait qu´elle et son corps de privilégiée qui chantait, et qui chantait encore en tambourinant à pleine gorge les casseroles et les robinets de cuivre, tous ouverts pour la gloire de Conspiru, ignoble tyran, infâme mécanique qui tirait sur la corde, sur la corde du malheur, et le gros tas puant qui court par la nature, où est-il celui là que je lui touille les joues ? Il m´échappe et pourtant qu´il est gros je le trouve pathétique handicap fanatique de son propre appendice je suis presque à deux doigts de trouver le bon goût pour peu que la cannelle fasse bien son ouvrage il faudrait pour cela m´en aller à Kuliz où les femmes dit-on sont plus belles que des poulpes à peine mises au four de la bienpensance zalzarienne ahahahaha qu´ils sont forts tous ces navets rigolos et drôles parce qu´ahuris par leur propre noirceur, je suis la femme qui parle! la femme qui tourne et qui retourne les boutons de manchette de tous les chevalier, yodelali yodelalou il n´y a de place que pour une bouche dans le monde, on y met ce qu´on veut mais pas de tomates, pas de cannelle, non, soyons sobre et vive Barzabute car c´est ici qu´on meurt pour les fleurs de cassis, bijoux de la Nature, à peine renaissante, je suis moi-même l´iris et le lys enflammé qui m´entame le coeur à qui je crie... à qui je crie... à qui je crie...

    Tête de Lysette qui vacille au-dessus du bouillon, cuillère qui ne touille plus, et dégringolade sur le sol, casserole renversée, bouillon tout répandu, robe blanche de rouge tachée, où est le prince des rossignols ?



    === Dans le palais de Fërucora, une certaine pièce ===

    Rune : Vous ??

    Le prêtre la regarda avec un grand air de satisfaction.

    Rune : Mais que faites-vous là ? Vous étiez censé être mort !!

    Le prêtre : Oui, mais j´ai changé d´avis.

    Rune n´en croyait pas ses yeux. Il s´agissait bien là de l´ignoble prêtre qui avait mutilé sa soeur et qui les avait enfermés, elle et ses amis, dans le monstrueux labyrinthe du temple de Myosotis.

    Rune : Que faites-vous là ? Que me voulez-vous ? Où suis-je ?

    Le prêtre : Je suis ici pour te confesser, mon enfant. Pas pour répondre à tes questions. Demain à l´aube tu seras pendue et décapitée pour avoir illégalement franchi l´enceinte du palais de Fërucora, avoir secondé un fugitif extrêmement dangereux, et bien sûr pour avoir été la fille du pirate le plus recherché du monde.

    Rune : Comment savez-vous qui je suis ??

    Le prêtre : Pas de questions, ma chère. Il nous reste peu de temps. Il te faut confesser tes fautes si tu veux reposer en paix.

    Rune : Je n´ai rien à me reprocher! Je n´ai rien à vous dire! Vous n´êtes qu´un vieux satyre pervers, criminel! Je vous tuerai de mes propres mains!

    Le prêtre : Pour pouvoir me tuer, il faudrait être certain que la Mort est de ton côté...

    Rune fronça les sourcils. Que signifiait tout cela ?

    Le prêtre se mit à sourire.

    Le prêtre : Oh mais bien sûr, tu l´ignores peut-être mais tu avais avec toi, récemment encore, une personne d´une très très grande qualité. Une personne qui aurait pu vous rendre, toi et tes amis, tout à fait immortels.

    Rune : Quoi ??

    Le prêtre : Pour la bonne et simple raison qu´elle était la Mort en personne.

    Rune : De quoi parles-tu ??

    Le prêtre : Hélas, trois fois hélas, en s´associant si bassement avec des humains, Dame Helliarane a commis une erreur fatale. Elle a perdu sa fonction, et de fait, pour avoir tué un homme contre la volonté de la Terre de Saldra, elle a été renvoyée à son statut d´humaine.

    Rune : Hellia ? La Mort ??

    Le prêtre : Je n´étais pas censé mourir dans le temple de Myosotis, ce n´était pas là la destinée que la Terre avait inscrit dans mon sang. Le mal d´Hellia, corrompue par les sentiments humains, a donc été purifié, et me revoilà frais hors de la tombe, au service de Balfoy le Truculent et Conspiru le Trublion pour leur donner toutes les informations nécessaires sur les criminels les plus recherchés du monde.

    Rune : T´as déjà dit ça pour mon père...

    Le prêtre : Peu importe. Maintenant, fais tes prières car je n´ai pas que ça à faire.

    Elle sentait que le prêtre suait l´envie de l´attaquer, comme sa soeur, mais des gardes surveillaient l´entrevue, il devait maintenir les apparences.

    Rune : Et Balfoy et Conspiru sont-ils au courant de ce que tu faisais aux vierges dans ton temple ?

    Le prêtre fronça les sourcils et serra les dents.

    Le prêtre : De quoi parles-tu, petite sorcière ?

    Rune : Ahah tu as peur n´est-ce pas ? Ce serait malvenu d´être reconnu comme un criminel lorsqu´on veut soi-même juger les autres ?

    Le prêtre : Tu es possédée. J´ai besoin d´un exorciste !! !

    Il s´était levé, véritablement ennuyé par la conversation avec la petite garce.

    Le prêtre : Gardes! Faites venir le meilleur exorciste de Fërucora ! Cette fille doit être lavée de son esprit sordide!

    Garde : Peut-être qu´on pourrait essayer de contacter Karzus le Shaman.

    Le prêtre : Parfait, parfait ! Amenez-le moi !

    Et Rune ne put s´empêcher de sourire. Son confesseur était en train de lui apporter sur un plateau la clef de sa libération.

    Seulement, elle ignorait qu´à l´heure actuelle, Karzus faisait déjà tout pour essayer de la libérer.

    === Le Bazar aux Mille Peaux ===

    Nos trois héros, maquillés comme d´affreux lépreux boiteux, se traînaient, méconnaissables et anonymes dans la foule des diminués, à la recherche de la couturière qui serait assez habile pour redonner sa jambe à Londe...

    Au détour d´un mur, ils...



    à vous la suite!
    -Chapterving-
  • Lien permanent
  • Apotheose Voir le profil de Apotheose
  • Posté le 16 août 2007 à 08:17:32 Avertir un administrateur
  • ...découvrirent une flaque de vomi qui, de par son fumet on ne peut plus saisissant et de par la fréquence excessivement instable du nombre de ses grumeaux, annonçait avec certitude l´existence d´une fête de proximité assez étonnamment fraîche pour un début d´après-midi.

    Lorsqu´ils relevèrent la tête, non sans s´être eux-mêmes retenus de rejeter moult et moult autres verdissusseries d´acabit similaire, ils rencontrèrent alors visuellement la source même du produit buccal qui évoquait en eux soudain tant de souvenirs d´enfance malheureuse.

    Il s´agissait bien de la couturière du Bazar aux Mille Peaux, vieille peau pour l´occasion, et peau cuivrée comme le cuivre - on n´a jamais trouvé plus cuivré que le cuivre ! - mais éternelle fileuse, plus douée que celles qu´en notre monde nous nommons les Parques, plus habile qu´un pêcheur, plus finaude qu´un lampier, plus roublarde qu´un notaire, c´était la couturière du Bazar aux Mille Peaux, qui revenait à peine d´une orgie décadente et qui, la bouche emplie d´une bave peu sucrée quoique riche en protéines, venait de s´affaler la tête sur sa table de travail, sur laquelle étaient répandus moult et moult outils, de ceux que l´on utilise lorsqu´on se dit prêt à recoudre une jambe.

    "Par Mégakiss" s´exclama le gros Padgram "cette vieille bigote est ronde comme un trou! Il faut qu´elle décuve vite!"

    "Hélas, humble graisseux," lui répondit Karzus "cette pauvre fileuse vient de se vider, je le sens de toutes mes fébriles narines, quelques vingt-cinq bouteilles d´un trop bon Bouscadet. Il lui faudra trois jours avant de dessaoûler !"

    "Diantre, mais c´est impossible," s´exclama Londe la Blonde, "Rune ne dispose pas de ce temps! Et ma jambe finira par pourrir dans la besace du moussu!"

    "Qui diable a déjà dit que j´étais un moussu??" s´indigna gros Padgram du haut de ses vingt tonnes.

    "Ne te vexe donc pas, Padgramoumouminet ! Je suis juste très inquiète au sujet de cette jambe!" lui répondit la Londe pleine de compassion dans ses... euh son oeil insolent !

    "Ecoutez, mes amis ! Ne vous fâchez donc point!" tempéra le Karzus qui bouillait dans son pagne. "Je m´en vais de ce pas revenir en mon antre pour chercher un breuvage qui, je n´en doute pas, pourra aider cette femme à cuver aussitôt absorption faite!"

    "Fort bien, fort bien, vénérable chenu, pendant ce temps, Londe et moi-même nous partirons en quête d´une danseuse du ventre qui veuille bien m´apprendre à maîtriser mon corps aux généreuses rondeurs! Hâte-toi, bonhomme chauve! Notre sort en dépend!"

    Ainsi, Karzus partit retourner en son antre, espérant bien trouver rapidement ses potions.

    Mais quelle ne fut pas sa douleur en découvrant que les soldats avaient réussi à percer la paroi secrète. Ils avaient trouvé Toneo, bailloné et ficelé dans une armoire, ayant désormais les cheveux complètement rouges.

    "Quelle andouille!" jura silencieusement le shaman, caché dans l´ombre, "ce n´était pas de la poudre d´oubliette que je lui ai envoyé en pleine figure! Ce n´était que poudres et poudrettes cramoisies! Vieilles reliques d´anciennes règles perdues par je ne sais quelles vierges en quête d´un trop précoce épanouissement!"

    Toneo fut libéré et menacé sur le champ, tandis que d´autres hommes faisaient tomber toutes les étagères, détruisant sans pitié toutes les heures de travail et de dure réflexion que Karzus avait prises au bon dieu Chronomis, dieu du Temps, dieu grandiose au service de l´esprit.

    "Oyez donc un moment, oh braves gentilhommes" s´exclama Toneo, devant les lances affûtées "je pourrais payer ma dette, en tant qu´hors-la-loi, en vous offrant le nom de celui qui aide Padgram le Fier Glouton dont vos supérieurs convoitent tant la capture!"

    Les soldats se regardèrent entre eux, pleins de soupçon et d´incertitude. Toneo préféra briser la tension et mettre fin à l´insoutenable suspense.

    "Vous le connaissez mieux sous le nom de Karzus, Karzus le Grand Shaman!"

    Les soldats, étonnés, demeurèrent silencieux, puis libérèrent Toneo le Rouge. L´infâme hors-la-loi avait bien joué sa carte. Karzus, caché dans l´ombre prit sur lui de s´enfuir, passablement castré par le fait détestable mais fatal malgré tout qu´il ne pourrait plus désormais transformer l´apparence de son corps, privé de ses lotions, et de tous ses parfums, pas plus qu´il ne pourrait aider la fileuse alcoolique à cuver sa piquette. C´était jouer de malchance! Ca commençait à sentir le roussi!

    Lorsqu´il se retrouva dans la rue, ayant pour intention de retrouver Padgram et Londe le plus vite possible, il se fit soudain arrêter par des soldats qui venaient à peine de sortir du palais!

    "Aaah! Karzus le Shaman ! Tu tombes bien ! Nous sommes venus te chercher ! On a besoin de toi au palais de Fërucora ! Il faut que tu exorcises une jeune condamnée à mort !"

    Karzus avait d´abord cru à une arrestation, et avait été alors soulagé. Mais lorsque le soldat avait terminé sa phrase, il avait soudainement compris que Rune était plus en danger que lui et Padgram ne le pensaient alors! Il s´apprêtait donc à suivre les quémandeurs.

    Hélas, les soldats qui étaient en train, au même moment, d´examiner l´antre maintenant saccagée du shaman, apparurent devant la patrouille accompagnant Karzus. Toneo les guidait.

    "Le voilà! Karzus le Shaman! Bravo, soldats ! Vous l´avez déjà arrêté!"

    Les autres ne comprirent pas, Karzus si. En quelques mots, tout le monde comprit dans la rue que le chauve au pagne indécent était sans aucun doute le complice de Padgram le prince de Barzabute, et qu´il n´était maintenant désormais question que d´une seule chose : l´emmener en prison, l´interroger, et le condamner à mort lui aussi, châtiment réservé à tous ceux qui trahissent.


    ___ Pendant ce temps, dans le Bazar aux Mille Peaux ___

    Padgram et Londe venaient d´écumer toutes les danseuses du ventre, tous les plus noirs tripots, tous les plus moiteux, tous les plus déliquescents, tous les plus décadents, et pas une ne voulait pratiquer des tarifs un tant soi peu décents, remarquez qu´en matière de rime qui font sang j´ai la côte en ce moment, ahahaha hihan hihan rebelote et puis vlan, mais cela nous éloigne de ce conte charmant et je veux désormais céder à vos penchants qui sont, et j´y consens, très proches de vos parents, c´est-à-dire, mes enfants, qu´il vous faut du marrant et un peu de cinglant pour comprendre un peu mieux vos instincts répugnants. Poursuivons le récit avant qu´il ne s´échappe.

    Dépités, ils finirent par poser leurs trop lépreux derrières sur des chaises pourries par le temps et l´ennui, dans une taverne sordide où des fumées obscènes contaminaient l´air pur qui depuis trop longtemps avait vidé les lieux.

    Ils buvaient du sirop de brenade, seule boisson accessible pour les pauvres comme eux. Ils auraient bien voulu se saoûler eux aussi mais ils savaient combien être saoûl coûtait cher. Ils étaient sur le point de poser leurs deux joues sur le bois de la table, épuisés par la marche et par leur maquillage.

    Mais c´est alors que Padgram sentit son ventre remuer comme jamais auparavant, comme si quelqu´un... le contrôlait à sa place! Il prêta l´oreille à ce qui, vraisemblablement, contribuait à faire bouger si saillamment sa graisse!

    Lorsqu´il se retourna, il aperçut à quelques tables de lui, un joueur de mandoline qui fermait les yeux, pénétré par sa propre mélodie, comme tous les grands artistes. Padgram fut aussitôt charmé par la profondeur de cette musique. Il sentait au milieu de tous ces grands pourris, de tous ces rejetés, qu´une âme pure naissait sous les doigts de cet homme. Sans même réfléchir, il leva ses grosses fesses et marcha jusqu´à lui.

    "Salut l´artiste! Dis-moi, ta mandoline est belle, et j´aimerais la faire mienne! Quel est ton nom ?"

    "Salut gros... Tu déranges mes bémols. Pourquoi tout ce tumulte dans ta bouche ? Mon nom est Djaz´k, va-t-en maintenant!"

    "Non, non, je te propose quelque chose, Djaz´k! Tu es un charmeur de ventre! Aide-moi à participer à un magnifique numéro et Balfoy le Truculent te rendra riche!"

    "Que veux-tu dire, énorme importun? Je ne comprends goutte à ton insupportable babil!"

    Padgram__ Bon, j´en ai marre des florississures de mordicus ! Pour une raison que j´ignore, tes cordes peuvent contrôler la fréquence de mon ventre ! Sous ces traits dégueulasses, je suis en fait un prince en mal de royaume qui a besoin d´aller aider une amie. Je suis ami de la musique, alors bon sang de bonsoir j´aimerais que la musique soit aussi mon amie!

    Djaz´k fut tout à fait frappé par l´insolence de cette remarque et cette insolence toucha sa sensibilité d´artiste incompris. Ce profane avait du coeur. Malgré l´épaisseur de ses doigts maladroits, il y avait quelque part dans ses bourrelets de quoi réconforter le plus ancien des cadavres de son ancienne mort. Aussi, comme un seul homme - ce qu´il était - il se leva, regarda Padgram les larmes aux yeux, tendit sa main et se contenta d´hocher la tête.

    Djaz´k__ Très bien, épais lépreux, faisons-le.

    Padgram lui montra alors un sourire d´une admirable sincérité, le serra dans ses bras, et l´accompagna jusqu´à sa propre table où il le présenta à Londe.

    Mais les présentations tournèrent court car un mécréant surgit soudain dans la taverne en gueulant comme un grand porc.

    Le mécréant__ Croirez pas la dernière!! Karzus a été arrêté!! Le Shaman a aidé le gros fugitif!! Il est condamné à mort demain!!

    Padgram et Londe se regardèrent avec dépit en se disant que mine de rien il fallait bien que les ennuis ne s´arrêtent pas là. Aussi, dans la bousculade des mendiants cherchant à partir de la taverne pour aller raconter la nouvelle eux-mêmes à quelqu´un d´autre, ils prirent Djaz´k par la main et se précipitèrent jusqu´à la couturière pour la plonger dans un gros sac en vieille toile, avec tous ses outils, de façon à être là quand elle se réveillerait plus tard, breuvage ou pas breuvage.

    Il fallait désormais trouver un endroit tranquille pour créer rapidement un numéro de musique et de danse parce que d´après les plus bruyantes rumeurs, la double exécution aurait lieu le lendemain, à l´aube...


    ___ Dans les cachots de Fërucora ___



    Les cages de Karzus et de Rune étaient côte à côte. Karzus avait été jeté comme un moins que rien dans son cachot. On n´avait rien pu tirer de son interrogatoire. Le prêtre, quant à lui, privé d´exorciste, avait dû renoncer à ses pulsions envers Rune. Il s´était contenté de ricaner en lançant mesquinement qu´il prendrait plaisir à la voir se contorsionner, pendue à sa corde.

    Karzus, après s´être remis de ses émotions, interpella Rune, qui était encore en train de méditer sur tout ce qu´elle venait de vivre, et d´apprendre.

    Rune__ Karzus... Le prêtre...

    Karzus__ Quel prêtre ?

    Rune__ Karzus... Le prêtre...

    Karzus__ Quoi, le prêtre ??

    Rune__ Il est vivant...



    à vous la suite!
    Apothéose
  • Lien permanent
  • Un_poil_sur_leQ Voir le profil de Un_poil_sur_leQ
  • Posté le 16 août 2007 à 16:41:26 Avertir un administrateur
  • Karzus: Eh bien c´est une bonne chose de vivre, non ?

    Rune: Oh que non, pas pour lui! La mort serait la meilleure des...

    Elle s´interrompit soudain. Par le foutre du gros Nanarchiss! Hellia était-elle la Mort ??

    Rune: On a croisé un pervers au détour d´une route, un prêtre aux apparences trompeuses qui était à deux doigts de tuer ma soeur et qui est responsable de sa mutilation! Et... Et... on l´a tué... et, et... et... et j´en ai marre de le tuer ! Et il me dit que... il me dit que Hellia est la mort... enfin était, était ! Et que, et que, et que elle a tué alors qu´elle avait pas le droit, et que alors, quelqu´un d´autre l´a remplacé, je pense! Et que du coup le prêtre est sorti de sa tombe ressuscité par je ne sais quelle Terre de Saldra!

    Karzus hocha la tête, plein de compréhension dans sa tête chauve.

    Karzus: Je le savais. Enfin pas pour le prêtre. Mais je savais pour Hellia. C´est mou à croire mais Helliarane était bien la Mort en personne. Elle est maintenant en disgrâce!

    Rune: Mais c´est dingue! Je croyais qu´elle nous faisait une blague à Londe et à moi quand elle nous l´a dit!

    Karzus: De toute façon, ce n´est pas l´urgence pour le moment. Que peux-tu me dire sur le château?

    Rune: Pas grand chose sinon qu´un marmiton va se faire exploser le bide très rapidement si par bonheur je sors de cette cage pourrie. Ceci dit, la chose la plus importante reste qu´il y a dans ces murs un forgeron qui se nomme...

    Karzus: Galdone?? Galdone est ici??

    Rune: Euh... Ouais, voilà, Galdone. Tu le connais ?

    Karzus: Hum... c´est une vieille connaissance. Je connais son talent. C´est donc lui qui fabrique ces si puissantes armures ?

    Rune: Dans le mille.

    Karzus: Il serait en effet profitable de l´avoir de notre côté pour seconder Padgram. Le problème est que...

    Rune: Quoi ?

    Karzus: Il ne m´aime pas beaucoup...

    Rune: Pourquoi ??

    Karzus: Je t´expliquerai...

    Le shaman changea alors de sujet et raconta à Rune tout ce qui s´était passé pendant qu´elle était au palais.

    Rune: Et vous savez pas où est Hellia ??

    Karzus: On a décidé que tu serais notre priorité. Mais il est vrai que je n´ai aucune nouvelle à son sujet. Pour l´instant, il s´agit de voir comment on peut sortir d´ici.

    Rune: On peut pas. J´ai tout essayé. Corruption par le sexe, par les cheveux, les dents, pisser sur les barreaux pour les faire fondre, rien n´y a fait, ces cachots seront nos dernières demeures si Padgram et Londe ne font pas quelque chose.

    Karzus: Et ils m´ont détruit toutes mes potions! Je ne sais même pas si...

    Rune l´interrompit par un cri assez hurlant de vérité. Elle se mit à se contorsionner comme une contorsionniste! En se tenant le crâne férocement, comme si on lui avait lancé une flèche en plein visage.

    Rune gémissait.

    Rune: Ca!! Ca pousse!! Ca apparaît!! Ca apparaît!!

    Karzus: Quoi ? Quoi ? Quoi ? C´est quoi ça ??

    Mais Rune continua à faire sa danse, tête à l´envers, en faisant la danse du hoola-hoop trudurien en faisant des zim et des zoum avec son petit corps de pirate!

    Karzus essaya de la maintenir dans ses bras à travers les barreaux qui séparait son cachot du sien mais elle bougeait tout le temps et en plus aucun garde ne prêtait plus attention à son cirque maintenant. Ils savaient ce qu´elle voulait. Elle pouvait toujours courir! Et danser aussi!

    Elle finit par rehurler un grand moment et s´effondra par terre, le dos sur la paille moisie, essoufflée et moite de sueur.

    Karzus: Rune?? Que se passe-t-il enfin??

    Elle releva la tête, étourdie, laissant le shaman découvrir que son oeil manquant venait de repousser!

    Karzus en resta bouche bée.

    Karzus: Par la barbe de Myosotis! Ton oeil a été fécondé! Rune ! Tu n´es plus borgne!



    à vous!
    (Chapter, mission accomplie mon général ;- )
  • Lien permanent
  • Blina Voir le profil de Blina
  • Posté le 19 août 2007 à 18:03:00 Avertir un administrateur
  • RUNE> C´est incroyable! Je n´avais jamais ressenti ça depuis que j´ai perdu mon oeil!

    KARZUS> Euh... j´imagine bien...

    RUNE> Que faire maintenant pour nous libérer? Incroyable, je vois, et je vois par les yeux! Les deux!

    KARZUS> Eh bien, peut-être qu´en proposant aux gardes de faire une partie de dés, il y aurait moyen de négocier notre libération officieuse.

    RUNE> Je t´ai dit que j´ai tout essayé! Mes yeux! Mes yeux! J´ai tout essayé, ça ne marchera pas.

    KARZUS> C´est parce que tu es jeune et que tu ignores les subtilités de la diplomatie. L´argent gagné au jeu fait tourner les têtes les plus moralisées!

    Rune approuva alors d´un regard un peu perplexe et puis laissa Karzus appeler les gardes pour leur proposer de jouer. Le garde arriva, tout rouillé, gromela quelque chose dans sa moustache toute sale, et puis, après avoir regardé de part et d´autre, consentit à s´asseoir pour jouer avec le shaman.

    KARZUS> Voilà, celui qui fait un chatuple à trois scrouyouns près remporte la prime intégrale. J´ai à proposer... euhm... (il baissa la voix)... la jeune fille que tu vois avec les deux yeux là bas...

    LE GARDE> Hum... C´est tentant!

    KARZUS> Et toi, quelle prime intégrale proposes-tu ?

    LE GARDE> Eh bien... As-tu des envies ?

    KARZUS> Diantre! Seriez-vous un sodomite, mon bon ami?

    LE GARDE> Non, non, ma question est innocente!

    KARZUS> Eh bien, pourquoi pas une clef, et puis un geste, une libération et hasta la vista, bambin.

    LE GARDE> Incroyable! Comment connais-tu mon nom??

    KARZUS> Euh ta mère t´a vraiment appelé Bambin?

    BAMBIN> Oui! C´est une dame bien charitable, ma mère, on n´a pas trouvée plus vieille qu´elle!

    KARZUS> Formidable... Jouons-nous ?

    BAMBIN> Jouons!

    Alors Karzus commença et fit trinquer les dés dans le creux de son poing, la langue tirée hors de la bouche, pour sentir en lui toute la concentration se concentrer.

    Bambin le garde le regardait avec un air farouche. Il fallait qu´il gagne la petite pouliche! Le chauve au beau babil n´allait pas l´embobiner, lui, Bambin au beau bedon et aux bajoues bouffies!


    à vous la suite!
    -Blina-
  • Lien permanent
  • Carnavale Voir le profil de Carnavale
  • Posté le 20 août 2007 à 13:03:41 Avertir un administrateur
  • Ce fut soudain à son tour de jouer, il n´était pas dupe des ruses du vieux sorcier, et il ne comptait pas se laisser faire.

    Mais au moment où il était prêt à aligner un magnifique double youpli, une voix tonitruante interrompit la partie de manière brutale!

    "Ca alors! Quel scandale! Soldat Bambin, levez-vous!!"

    Bambin se retourna terrifié, et se releva tant bien que mal, au garde à vous.

    Balfoy venait en personne de surgir dans le Corridor des Noirs Cachots.

    Balfoy: Ainsiiii, c´est ainsiii que mes gardes, mes tâcherons de garde accomplissent leur mission! Ah bravo soldat Bambin! Ca! Vous donnez l´exemple! Oooh mais quel éclat dans votre moustache! Par Cifillis, vous êtes complètement givré! Jouer avec les prisonniers ! Ah ! Non mais Ah ! Je rêve! Oui, c´est bien ça! Voilà qui tient du rêve! Et pourquoi pas du fantasme, hein ?? Pourquoi pas du fantasme!! Vous m´agacez, soldat Bambin, aaaah vous m´agacez, vous m´agacez, c´est une attitude qui me scandalise, voilà qui doit être dit, oui, mon petit monsieur, vous me scandalisez l´anus avec vos incartades et ça me défrise le pubis si vous m´passez l´expression, pour peu qu´ l´argot fasse encore bonne fortune à notre époque nauséabonde! Ah nom de nom je suis bien remonté, nom d´un chien! Mauvais soldat! En voilà des manières de me mettre dans des états pareils! Je suis tout déconfit, tiens! Oui, voilà! Tout déconfit! Les bretelles m´en tombent! C´est vous dire! Oui! C´est vous dire! Si je m´écoutais eh bien savez-vous ce que je ferais là, maintenant, sur le champ? Une exécution publique! Oh que oui, Monsieur, une exécution publique! Et vous seriez jeté dans l´arène avec les deux autres condamnés! Aaaah mais vous n´avez donc pas de tête derrière cette vieille conserve qui vous sert de casque?? C´est à pleurer! Oui, vraiment! A pleurer! Que penserait Monseigneur Conspiru s´il savait tout cela?? Bien du mal, sans doute! Oh oui! Bien du mal ! C´est moi qui vous le dis et je ne suis pas fier d´avoir à vous rodomontader de si abrupte manière, vieux chenapan, mais là, nom d´un bouc, ça m´en met un coup dans la panse, vous me décevez mais alors, bien sec, oh là là, sec de chez cul sec, et c´est pas quelqu´un d´autre qui vous le dis, oh que non, c´est bien moi, Balfoy le Truculent et je trucule si ça me chante et quand ça me plaît! Pour l´heure, il n´est question de truculer personne parce que la truculence c´est pour les grandes occasions! Alors là! Vous imaginez bien que pratiquer cette sordide enguirlandade, ça ne me grande occasionne mais absolument, absolument pas! Vous comprendrez que j´aimerais bien mieux faire trucule comme ma réputation et mon surnom l´exige, mais non, non, non, je suis fâché, voilà, et vous me gâchez la journée avec vos youlayoupi! Et en plus, je suis bien plus fort que vous à ce jeu!!!

    Karzus: Euh... vous voulez jouer??

    Balfoy toussa un peu. Regarda vers le plafond. Chassa une mouche de la main et puis, l´air songeur, prit une profonde inspiration afin de... bah afin de répondre en fait.

    Balfoy: Allons bon... Bon, bon, bon. Eh bien tiens ! Pourquoi pas, tiens! Cela sera divertissant sans doute de vous mettre la honte! Mais attention, qu´on soit bien flou, cela ne remet pas en cause que demain scouiiiic, hein!

    Karzus: Oui, oui, bah je comprends bien. Le protocole, hein!

    Balfoy: Vous ne sauriez mieux analyser la question, bravo!

    Rune s´approcha.

    Rune: Euuuh je peux jouer moi aussi? Sans faire partie de la prime intégrale?

    Bambin la regarda en poussant un grand soupir de déception et puis en se grattant le poil hirsute de son menton grassouillet accepta que la jeune demoiselle vienne se joindre à la partie.

    Karzus : ok ok ok, bon alors, les gens, faut savoir que à quatre, les règles sont un peu différentes...

    Balfoy: Sans blague!

    Karzus: Ah mais non, pas de blague! Voilà! Quand on est quatre, le principe aux dés, c´est que...


    à vous la suite!
    -Chapterving-
    (merci poilitou^^!)
  • Lien permanent
  • Apotheose Voir le profil de Apotheose
  • Posté le 21 août 2007 à 01:32:30 Avertir un administrateur
  • Karzus__ Voilà! Quand on est quatre, le principe aux dés, c´est qu´on donne tout de suite des clefs, genre n´importe quel clef à l´adversaire d´en face.

    Balfoy__ Vraiment ? je ne connais pas ces règles!

    Karzus__ Mais je suis un shaman, donc vous pouvez me faire confiance.

    Balfoy__ Admettons! Commençons la partie, païen!

    Et ils se mirent chacun leur tour à lancer les dés, espérant bien youdelaler et yodfafiler pour je ne sais encore combien d´inutiles minutes. Karzus était convaincu que Balfoy et Bambin allaient être assez bêtes et scrupuleux pour leur donner la clef de leurs cachots, à lui et à Rune. Mais le problème, c´est que le sous-préfet le garde moustachu étaient vraiment super forts au jeu des dés! Si bien que Karzus, à défaut de clé, dut céder son pagne!

    Balfoy__ Eh bien... Voilà une partie rondement menée. Et regardez le gros lot! Un pagne de shaman jamais lavé depuis... depuis... depuis combien de temps déjà ?

    Karzus (dépité)___ Oh... quelques trente-sept ans...

    Balfoy__ Ooh le précieux trésor que voilà! Je m´en vais l´encadrer dans la Salle des Trophées immédiatement ! Quelle victoire alors!

    Et il s´éloigna, tout satisfait, en se frottant les mains. Bambin, quant à lui, qui n´avait eu le droit qu´à un piou de Rune - c´était le gage ! - se releva en bougonnant un peu et revint se poster avec les autres gardes qui n´avaient absolument rien capté de ce qui se passait depuis le début, trop occupés par l´activité d´une mouche qui avait décidé de les perturber sérieusement dans leur énergique passivité.

    Oui, il s´agissait bien de la même mouche que Balfoy avait tout à l´heure chassé de la main! Et ce n´était pas une mouche ordinaire, mes amis, oh non, et vous m´excuserez si je vous semble soudain excessivement familier, mais ce que j´ai à vous dire en vaut la chandelle!

    Vous n´imaginerez pas que cette mouche était en réalité ni plus ni moins qu´une mouche enchantée, ou plutôt charmée par une mélodie, jouée au loin, qu´elle seule pouvait entendre. La bourdonneuse était une espionne aux apparences irritantes, ce qui d´ailleurs compromettait sa mission. Quoiqu´il en soit, quand elle décida qu´elle en avait assez vu, elle consentit à s´enfuir par la jalousie, seule percée de ciel bleu dans ces sombres corridors.

    Karzus et Rune avaient perdu tout espoir... Ou étaient sur le point en tout cas!


    ___ Dans un grand tonneau vide sur une charrette abandonnée au milieu d´une rue malfamée de Fërucora __

    Padgram, qui portait sur l´épaule le sac rempli de la couturière, Londe, et Djaz´k s´étaient réfugiés dans l´endroit le plus improbable qui soit, convaincu que personne n´irait chercher dans un tonneau probablement rempli d´un mauvais vin destiné aux pauvres en mal d´oubli. Assis confortablement en tailleur, les yeux fermés, Djaz´k laissait courir le long de ses doigts une mélodie à la fois très rauque et très profonde, parsemée ici et là de quelques pizzicatti agressifs rappelant l´agaçante pollution sonore qu´ont l´habitude de produire les coléoptères... ou autres mouches en tous genres.

    Alors que Padgram, inquiet, commençait à s´impatienter, la mouche finit par faire entendre son vol et pénétra par une fente du tonneau. Elle vola directement sur le front du musicien, lui fit une petite bise et puis s´évanouit de fatigue dans un bocal que Djaz´k sortit juste à temps de sa besace.

    Il referma le pot, observa attentivement l´insecte, le félicita et puis le remit dans sa besace, l´air satisfait.

    Londe__ Alors?? Qu´a dit la mouche??

    Djaz´k__ Elle m´a dit, et c´est charmant! sur une mélodie que je lui ai apprise, qu´en gros tout plan d´évasion était prématuré, voire impossible.

    Padgram__ Comment ça ?

    Djaz´k__ Eh bien, à en croire les notes qu´elle m´a si délicieusement transcrites, la mouche a identifié trois humanoïdes infiniment stupides mais terriblement armés chargés de surveiller les deux prisonniers qui, eux, ont essayé de négocier leur libération d´une manière idiote puisqu´ils l´ont perdue au jeu. Leurs barreaux et les pierres des murs qui les entourent sont faits de kalamitium et de barbikubzik qui sont a priori les matériaux les plus indestructibles de ce continent. En d´autres termes, leur potentiel musical est proche de la plus plate des nullités. Médiocrité de ces mains badaudes d´ouvriers rougeauds qui accumulent pierre sur fer à longueur de journées et qui me cassent les oreilles, comme ton souffle grognard, Padgram, que j´ai bien de plus en plus de mal à supporter.

    Padgram haussa les épaules. Laissant ainsi retomber le sac de la couturière qui continuait d´empester le vin, ce qui était d´ailleurs une bonne chose pour faire continuer d´admettre aux éventuels curieux paranoïaques qu´il pouvait y avoir autre chose que de l´alcool dans ce tonneau.

    Londe__ Donc, pas d´autre moyen, il faut les libérer en public, demain. Détourner l´attention de Balfoy et de la foule avec la danse du ventre enchanté de Padgram pendant que j´irai les libérer.

    Padgram__ Et comment veux-tu les libérer dans ton état?? En plus, nous n´avons même plus les armures pour passer inaperçu!

    Londe__ Nous n´avons pas le choix, il faut me recoudre la jambe maintenant!

    Padgram__ Mais la couturière...

    Londe__ Réveillons-la!! Djaz´k, joue nous un bon mordu!!

    Djaz´k fut tout à coup tout affolé par l´initiative esthétique de cette petite handicapée. Aussi, commençant un peu à suer, craignant le bide artistique, s´épongea-t-il le front avant de faire retentir le premier accord sur sa mandoline et faire rocker terriblement le tonneau, dont les mouvements n´alerteraient certainement pas grand monde attendu qu´il était monnaie courante que les ivrognes viennent se noyer la nuit dans les grandes barriques de piquette, tentant vainement d´en ressortir par moult gesticulades, le matin, à la première heure... la deuxième n´étant pas exclue...

    L´air, enjoué, vivifiant, cocasse, astucieux, virevoltant, rebondissant et désinhibant, était rudement efficace, Padgram et Londe en redemandaient! Et ils auraient bien dansé un bon coup dans le tonneau si Padgram n´avait pas arrêté par lui-même et si Londe n´était pas amputé de tout ce qui fait le drame depuis un bon moment dans cette histoire. Si un seul d´entre vous pense à une expression aussi stupide que ça me fait une belle jambe eh bien qu´il ait l´amabilité de bien vouloir prendre mon pied là où le Seigneur me guidera! Ceci étant dit, reprenons.

    Le but recherché était bien évidemment le réveil de la couturière ivrogne mais celle-ci ne bronchait pas. Il y avait même plus inquiétant : elle ne bavait plus. Ses ronflements avaient cessé, et ses yeux s´étaient soudain détendus.

    Padgram__ Oh bougre de bougre, je n´aime pas ça!

    Comme un seul gros, il se pencha sur la femme étendue par terre dans ce tonneau obèse aux dimensions de l´univers, et il prit sa tension. Notre prince fut sous le choc.

    Padgram__ Elle est... Elle est morte!

    Djaz´k et Londe poussèrent un cri de stupéfaction.

    Djaz´k__ Quoi?? Mais c´est impossible?? C´est ma meilleure composition!!

    Padgram (en colère)__ Oui, pour les crises cardiaques sans doute!! Comment ça s´appelle ce morceau??

    Djaz´k (la voix un chti peu plus basse)___ Euh... "Requiem"...

    Londe__ Ah bah bravo! Bravo! On te demande un truc qui déménage et tu nous fous un requiem ! Pas étonnant qu´elle ait flanché, la pompière!

    Padgram__ Euh, Londe, elle était couturière.

    Londe__ J´me comprends! Et puis ferme-la! J´en ai plus que marre de toute cette histoire! Je ne sais même plus pourquoi j´ai perdu une jambe!

    Eh oui, grâce à Karzus, elle avait perdu toute trace, physique et psychique, du traumatisme des précédentes attaques dont elle avait été la victime, mais la jambe manquante, elle, était toujours là! enfin euh... enfin elle manquait quoi! Et évidemment Padgram ne pouvait pas lui expliquer pourquoi!

    Londe__ Et ce que je ne comprends vraiment pas, c´est où est passée ma force, bon sang! Mais où?? Rune est censée être la superintelligente et elle s´est faite enfermée comme une amatrice!! Je suis censée être la superforte et je suis la plus faible de tous à me faire porter, à me faire précautionner de tous les côtés! Les forces léguées par notre mère Nescence nous ont abandonnées! Et tout ça depuis que nous t´avons plus ou moins rencontré Padgram! Tout ce qu´on voulait, nous, c´est manger! Manger! Alors, tu nous as promis la bouffe, ça oui, tu nous l´as promise! Et on se retrouve avec une affaire politique sur les bras, on est recherchés par tout le continent, ma soeur est sur le point d´être exécutée, et je ne suis même pas foutue de pouvoir l´aider!

    Padgram__ Londe, calme-toi...

    Londe__ Oh que non, je me calmerai pas! Je veux ma force! Je veux ma force, ici et tout de suite! MAINTENANT!!

    Et en même temps qu´elle disait cela, sa voix fit trembler toutes les cordes de la mandoline de Djaz´k qui vit avec horreur son instrument se briser en mille morceaux. Le tonneau trembla et finit par éclater sous le choc. Cette fois, ils étaient à découvert.

    La première chose que les badauds reconnurent, c´est le cadavre d´une femme qui leur semblait familière. Et la deuxième chose, c´était le gros homme qui ressemblait bien au gros qu´on recherchait. Alors la troisième chose que les badauds reconnurent, c´était que la politique, c´était vraiment pas pour eux et qu´ils laisseraient bien les soldats les trouver parce qu´avec toutes ces conneries, le commerce et le tourisme commençaient un peu à perdre de leur superbe. Au diable les fugitifs et les poursuivants! Fërucora reprendrait convenablement le cours de sa vie de ruche!

    Cette soudaine prise de conscience de la ville permit à nos trois héros, dont l´une, enfin Londe, était fortement en colère comme on aura pu vaguement le supposer, de s´éclipser dans les sous-sols d´un cabaret pour pouvoir réviser leur numéro du lendemain. Cependant, il fallait d´abord aider Djaz´k à réparer son instrument, et pour cela, il fallait trouver un luthier.

    Or, il se trouvait que le seul luthier de la ville habitait juste...


    Au pied du palais de Fërucora.

    ____ Dans les sous-sols du cabaret ____

    Padgram__ Comment allons nous y rendre sans être pris par les gardes et par quelques autres citoyens avides de récompense ?

    Djaz´k___ Je peux y aller seul, moi, je ne suis recherché par personne.

    Londe__ Ecoutez, on va perdre encore du temps si on attend encore qu´un luthier veuille bien réparer l´instrument.

    Djaz´k__ Alors qu´est-ce que tu suggères, intelligente petite démolisseuse d´objets uniques et conçus par moi-même, hum??

    Londe__ Tu dis bien que ce qui compte dans ta mandoline, ce n´est pas tant le coffret, facilement recollable, que les cordes, pas vrai ?

    Djaz´k__ Oui, la nuance est juste.

    Londe__ Eh bien, je vais te les donner tes nouvelles cordes.

    Djaz´k__ Ah oui ? Tu as fait un héritage ? Je suis impatient de voir ça!

    Il éclata d´un petit rire ironique qui fait du bien quand on veut casser les gens qui ponctuellement, c´est pas de leur faute, hein, mais on les trouve vraiment stupides.

    Padgram__ Londe, où donc veux-tu trouver des cordes ?

    Londe sourit et puis souffla sur sa mèche, qui retombait sur le front.

    Londe__ Vous n´avez qu´à prendre mes cheveux...



    à vous la suite!
    Apothéose
  • Lien permanent
  • Un_poil_sur_leQ Voir le profil de Un_poil_sur_leQ
  • Posté le 26 août 2007 à 01:11:48 Avertir un administrateur
  • °° A Barzabute °°

    Lysette se regardait dans la glace avec des yeux souillés par les cernes, elle ne reconnaissait plus sa mâchoire toute osseuse. Ses yeux avaient pleuré mais le goût de ses larmes sur le bout sa langue avaient un goût un différent. Ses robes étaient froissées et avaient perdu de leur éclat. Ses mains autrefois douces étaient devenues rugueuses et des bleus venaient d´apparaître.

    Lysette: C´est cette vie de princesse qui me rend folle, qui m´alaidit, qui me dédouble...

    Elle respira un grand coup.

    Lysette: Je ne suis pas faite pour ce train de vie. Il le faut!

    Elle respira encore un grand coup. Elle se releva, marcha d´un pas décidé hors de la chambre, ouvrit la porte et s´écria, hurlant dans le château.

    Lysette: "CONSPIRUUU! JE REDEVIENS SERVAAAAAAAAAAAANTE!!!"

    Et en entendant sa voix résonner dans les couloirs, elle fut emplie d´une grosse joie qui lui donna envie de danser pieds nus. Enfin elle allait pouvoir retourner à son état primitif! Sa nature première! Elle allait retrouver ses repères et fuir la toute récente monstruosité de son vieux tyran de mari!

    Mais, hélas, la jeune femme s´était montrée trop téméraire. Son attitude bizarre des derniers jours, y compris ce cri qu´elle venait de pousser, n´avait pas échappé au très humble alchimiste, médecin officiel du gouvernement de Barzabute, Broalcoeur de Méchanie. Vous savez quoi ? Ce vieux savant à la tête, à peine chevelue, enfoncée de moitié dans sa cage thoracique, traînant depuis toujours son vieux manteau usé bleui par les microbes, tousseux et rebouteux, toujours flanqué de ses petites lunettes rondes dont les surfaces sont en fait des miroirs, si bien qu´on ne sait pas à quoi ses yeux ressemblent, ce vieux savant, eh bien c´était un fayot!

    Etant issu d´une famille aristocrate, il n´avait guère apprécié qu´une simple servante, pour le seul prix de sa beauté, accède aussi aisément au statut d´une princesse. Et comme Lysette était dépensière, les fonds du gouvernement n´étaient plus disponibles, comme Broalcoeur les aimait autrefois, remplis et bien garnis, tout disposés à servir ses intérêts et ses recherches : car notre homme menait de grandes et mystérieuses expériences... qui avaient probablement rapport avec de l´or! Mais on y reviendra, les gars, parce que pour l´instant ce qui nous intéresse c´est que Broalcoeur a bien saisi à quel point Lysette était pas bien dans sa tête ces derniers temps. La folie est un grand crime à Barzabute, et le châtiment est juste.

    En ricanant, sortant d´une interstice du couloir depuis laquelle il observait Lysette en train de danser toute seule sur les murs, il fila, tel un poisson flotteur, jusqu´à la chambre de Conspiru et lui raconta tout ce qu´il savait dans les moindres détails sur le nouveau comportement de Dame Lysette.

    Conspiru fut tout étonné par les inepties de son fou de médecin qui mériterait bien de mourir pour être aussi fou mais voulut tout de même en avoir le coeur net. Alors il suivit Broalcoeur jusqu´à la chambre de Lysette.

    Mais celle-ci était vide et les tiroirs avaient été vidés.

    Conspiru: Oh la petite garce... Elle s´est enfuie! GARDES !! Rattrapez Dame Lysette!! La raison l´a abandonnée!! Elle doit être encore dans les jardins de la cour! Cherchez parmi les oublicotiers! Ce sont ses arbres préférés! Dès que vous l´aurez, menez la directement dans ma chambre, et attachée avec une corde, s´il vous plaît! Exécution!!

    Les gardes qui étaient on sait pas trop où mais qui en tout cas avaient bien capté le message se mirent aussitôt à la recherche de la fugitive tandis que Broalcoeur applaudissait son seigneur avec ses grands doigts ossus et onglus de façon inquiétante.

    Broalcoeur: Admirable, Monseigneur, admirable décision, huhuhuhu !

    Conspiru: Cesse de ricaner, persifleur, et va plutôt te terrer dans ton laboratoire. Je te rappelle que je t´ai demandé quelque chose...

    Broalcoeur: Oui, Messire, mais...

    Conspiru: Tu devrais te hâter, ma patience a des limites.

    Broalcoeur cessa alors d´aborder tout sourire, salua brièvement Conspiru, et fila hors du couloirs, vers un passage secret, qui allait le mener à son encore plus secret laboratoire d´expériences mystérieuses. Et secrètes.

    Conspiru, lui, se dirigea vers les écuries, afin de seller son cheval. La route était longue jusqu´à Fërucora... Et il était invité à une exécution publique. Qui avait en plus un rapport avec Padgram! Alors... il fallait partir en avance!




    °° Le lendemain matin, Fërucora, Place Royale °°


    Huit heures du matin.



    Le soleil est encore un peu rose.



    On a installé le gibet. Les cordes sont attachées et bien fixées.



    Pas loin, il y a le tronc où l´on posera leurs têtes, afin de les couper pour les montrer au peuple.



    Et le voilà, le peuple ! Il afflue ! La foule grossit, et bavarde, et rigole, et se tape sur le ventre, et fait des pronostics. Qui mourra le premier ? Le shaman bronzé et chauve ou la donzelle aux cuisses miam-miam?? Les paris fusaient de tous côtés. C´était la foire d´empoigne. Des voleurs à la tire en profitaient pour dérober des bourses pleines de blucats.


    Les VIP (Vils aux Injustes Pouvoirs) allaient bientôt arriver dans leurs carosses, afin de déposer leurs généreux fessiers, juchés sur une estrade où étaient disposés d´élégants gros fauteuils recouverts d´une admirable soie rouge de merlan à peine importée de Haal-ka-Fa, laquelle faisait la jalousie de toutes les matrones venues, curieuses, se joindre à la foule des regards avides d´entendre hurler et de voir gicler les trachées nettement tranchées.

    Dans leurs cages, perchés sur un chariot tiré par des ânes peints en jaune, attendant encore dans une écurie surveillée par cinquante-sept soldats armés jusqu´aux cuisses, Rune et Karzus n´en menaient pas large...


    Dans quelques instants, ils allaient traverser la ville sur leur chario, à la merci de la foule en délire. Et puis après le chariot, c´était la potence, et après la potence, c´était la mort, et alors là pour le coup, ils savaient que connaître la meuf qui avait l´habitude de faire crever les gens avant de tomber en disgrâce allait pas du tout, mais alors pas du tout, les aider.



    à vous!
  • Lien permanent
Alerte mail  Répondre  Rafraichir

Sujet : « *** Golden Epopée *** »

Créer un nouveau sujet   Liste des sujets

Flux RSS du sujet "*** Golden Epopée ***"

Toutes les infos du jeu Final Fantasy VIII sur : Final Fantasy VIII sur PC Final Fantasy VIII sur Playstation 3 Final Fantasy VIII sur Playstation Portable Final Fantasy VIII sur Playstation