Sega fut fondée par un Américain en 1954, du nom de David Rosen. Au début, la célèbre compagnie de jeux vidéo se nommait Service Games et se spécialisait dans l´exportation de machines de divertissement pour les cafés, tels que des machines à boules ( flippers), des juke-box et des machines à sous. Par la suite, vers 1965, Rosen eut l´idée de fabriquer ses propres machines et aussi de s´installer au Japon, puisque c´était l´endroit où la majorité de ses machines étaient exportées. Il achètera donc une ancienne fabrique de juke-box de Tokyo et engagera plusieurs employés japonais. Le nom de « Sega » que l´on connaît aujourd´hui vient du fait que les employés de l´époque de Rosen avaient de la difficulté à prononcer « Service Games ». Ils avaient donc pris l´habitude de raccourcir le nom pour « Se-Ga ». Ce n´est que lors d´une visite dans la fabrique que Rosen prit connaissance de cela, étant donné que les employés écrivaient le diminutif sur toutes les boîtes. Amusé, Rosen avait alors décidé d´adopter ce nouveau nom comme nom officiel de sa compagnie.
Après avoir sorti le jeu d´arcade Periscope en 1966, qui obtint un véritable succès, Sega se fusionna avec Gulf & Western Industries. Cela permit à Sega de faire beaucoup d´argent, en commercialisant et en développant leurs propres jeux d´arcade. En 1982, leurs chiffres d´affaires tournaient autour des 240 millions de dollars. Par la suite, en 1983, Sega innova en sortant le premier jeu d´arcade à utiliser le support de disques optiques, le Sega Astron-Belt, ce qui permettait d´inclure des séquences filmées dans le jeu. Ensuite, il y eut le premier jeu vidéo en 3D de l´histoire, SubRoc-3D. Toujours en 1983, Sega lança sa première console, le SG-1000, qui ne fut vendu qu´au Japon. Après plusieurs modifications, cette console devint le SG-1000 Mark III. Elle fut la première console 8-bits de Sega.
À la suite des années 1984 et 1985, qui furent les années connues comme le « crash du marché des jeux vidéo », Rosen se joignit à Hayao Nakayama et d´autres investisseurs japonais pour relancer Sega. Nakayama devint le président exécutif et Rosen ne prendra que la tête de la filiale américaine de Sega, Sega of America. Sega était alors devenue une compagnie japonaise. En 1984, Sega devint Sega Enterprise Ltd. et sa direction fut entièrement basée au Japon, alors que Sega of America n´avait plus comme rôle que de faire la promotion et la distribution des produits de la compagnie aux États-Unis.
À partir de 1985, Nintendo devint la concurrente de toujours de Sega, avec le très populaire Nintendo Entertainment System. Devant ce succès mondial, Sega renommera sa console SG-1000 Mark III pour Sega Master System. Cette console 8-bits, au hardware plus puissant que le NES, connaîtra un succès au Japon, mais ne fera pas de coups d´éclat en Europe et en Amérique, comme l´avait fait le NES.
Plus tard, vers 1988-89, la technologie avance de plus en plus et Sega prit de l´avance sur sa rivale Nintendo en sortant sa console 16-bits, le Genesis. Avec de nombreux jeux de bonne qualité, cette console trouva une clientèle plus « adulte » et eut un véritable succès grâce au bon marketing de Sega. La compagnie deviendra même, au début des années 90, l´une des marques les plus populaires auprès des jeunes Américains, avec Nike et Levi´s.
En 1995, après les sorties infructueuses des extensions pour le Sega Genesis telles le Sega-CD et le 32X , Sega sortira le Saturn, console qui était supposée égaler les standards des jeux d´arcade. Malgré d´excellentes critiques de la presse spécialisée, la console ne parviendra jamais à impressionner en dehors du Japon. En tout, le Saturn aura un catalogue de 300 titres, dont la plupart ne sortiront qu´au Japon. Par la suite, Sega deviendra une compagnie prospère ne cessant de grandir en se spécialisant dans les jeux d´arcade et obtiendra le quasi monopole de ce marché, n´ayant aucune autre compagnie comme concurrente, à la seule exception de Namco.
En 1997, Sega commença a étudier une console 128-bits et en 1999, la compagnie maintenant japonaise sortit en début septembre le Dreamcast en Amérique, la console la plus puissante du marché à l´époque. N´ayant aucun véritable concurrent durant plus de 2 ans ( Sony ne sortit son PS2 qu´en novembre 2000), la console eut un véritable succès. Avec une bibliothèque de jeux très vaste et possédant plusieurs bons titres, le Dreamcast fut une très bonne console.
Malheureusement pour ses fans, Sega annonça en mars 2001 qu´elle arrêtait de produire des consoles et qu´elle se consacrerait désormais à la création de jeux vidéo, marquant ainsi la « mort » de sa console 128-bits. Mais comme le malheur des uns fait le bonheur des autres, ce fut une bonne nouvelle pour les détenteurs de PS2 et les futurs acheteurs de GameCube et de Xbox, car désormais, ils pourront jouer aux meilleurs jeux de Sega sur leur console...
Bizou d´Algérie.