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Littledocteur
- Posté le
21 août 2009 à 12:49:15

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MOn torchon ci dessous n'ayant pas marché, je me permets de reposter une fic, cette fois bel et bien consacrée au thème e MHF (oui, quand même)
Je préviens juste que cela ne se rapporte pas vraiment à ce premier opus, mais à MHF Unite, puisque j'y joue en ce moment.
Dsl du deuxième topic, laissez couler bien profond l'autre.
Donc voilà, si vous aimez bien, je continue et je verrais si je poste sur le Unite, sinon, je me retire.
Je préviens ce n'est que le début =/
Chapitre I
Les Popos se tenaient à quelques centaines de mètres. Je les observai minutieusement dans mes jumelles, embusqué derrière une colline, distinguant mes futures proies parmi tant d’autres. La chasse au Popo était une tradition de la saison. Ces bêtes migraient des monts enneigés l’hiver, pour s’installer dans le désert, et ne pas mourir de froid. Et de nombreux chasseurs chaque années les cueillaient au désert. Tout servait dans le Popo. La fourrure permettait d’être vendue pour habit, ou revêtement de tente, la langue était l’un des aliments préférés des gourmets, et toute sa viande était mangeable sous diverses manières.
Mais je préférais attendre le coucher du soleil pour attaquer, afin d’éviter la fuite des bêtes. Quatre autres chasseurs et un Félyne, dont je ne connaissais pas leur nom qui m’importait peu, se tenait non loin à les observer, bien mieux armés, comparé à ma petite lance taillée à même le bois. Une pointe de fer ornait son bout, ainsi que des plumes d’Hypnocatrices trouvées ça et là, pour la décoration. Je ne portai aucun bouclier, afin d’avoir une maniabilité parfaite. Et puis, vu la taille des monstres chassés, esquiver leur charge suffisait amplement.
J’étais parti de ma modeste demeure une semaine auparavant, ayant chargé mes principales affaires sur mon Apceros. Je logeai dans une cabane bâtie par mes soins, en pleine jungle. Il me fallut un an et huit mois d’efforts intensifs pour la terminer. Je dus en premier construire les pilotis pour la surélever, et éviter les attaques de serpents, et Bulfangos. Chaque poteau était solidement enfoncé dans la terre. Je trouvai les pierres dans la montagne, a quelques kilomètre. Une fois les bases faites, je les renforçai avec de la Dragonite. Seul un tremblement de terre pouvait ébranler mes structures. Je reliai au sommet les pilotis entre eux grâce à quatre planches de conifères trouvées en pleine forêt au nord. Puis j’en déposai toute une couche afin d’avoir la base de mon habitat. Les murs n’étais que les tronc d’arbres posées les un sur les autres, et reliés avec du jus de Charpentinsecte, qui assurait une solidité parfaite. Pour le toit, je déposai à nouveau plusieurs planches les unes à côté des autres. Les bases étaient fondées. Mais le plafond prenait souvent l’eau des intempéries. La seule solution pour imperméabiliser le toit était la peau d’Anteka. L’Anteka fut simple à chasser à main nue-je ne possédai pas encore d’arme. A chacune de ses charges, il suffisait de lui saisir les cornes, d’y prendre appui pour se hisser sur son dos, et de tirer de toutes ses forces vers soi la tête, pour craquer et exploser les cervicales. Mais le lieu naturel de vie était les montagnes, à quinze jours de marches. Tant pis, je devais le faire. Pour descendre les peaux, il suffisait de les jeter dans la falaise qui surplombait directement la lisière de la jungle. Les peaux chutaient sur 500 mètres avant de toucher le sol
En un mois, j’avais amassé une telle quantité de peaux, qu’après avoir recouvert le toit et chaque mur, après m’en être fait un tapis, et un lit douillet, il m’en restait encore pour la vente. Bien sur, j’utiliser à nouveau un adhésif de Charpentinsecte et de plantes à sèves pour les fixer. Ma coque était finie. Il ne me restait plus qu’à la remplir de meubles. Je dus faire une trentaine d’aller-retour entre la ville de Pokke et ici. Mais désormais, j’avais mon chez-moi, mon havre de paix. La plupart des chasseurs étaient des nomades, et ceux qui ne l’étaient pas, vivaient ainsi, près des monstres, pour ne pas rater une occasion d’abattre un Wyvern égaré pour les plus téméraires.
Je ne me rappelais en rien de ma famille biologique. Ils m’ont abandonné quand j’avais quatre ans, faute de moyen. Une jeune fermière eut pitié, et me recueillit dans sa demeure. Pendant quatre années, je l’aidai aux tâches ménagères et agricoles. Mais elle mourut un jour, à l’age de 31 ans. Alors, prenant un baluchon, j’avais marché, marché, des journées entières, sillonnant les routes jusque arrivé sur un petit village au nom ridicule : Kokoto. Là, un marchand de soi-disant élixirs m’aperçut, et me proposa un petit métier. Ravi, j’adhérai à sa demande. Grave erreur. Je servais de cobaye sur place public, et si les clients étaient mécontents, je me faisais roué de coups de ceinture. Durant deux ans, je vécus l’enfer, je vis le mal en personne. Mon tuteur fut arrêté pour vente mensongère. Je me présentai à la guilde, sous le nom de Jack Crabb. Ils m’entraînèrent au métier de chasseur, parmi tant d’autres élèves. Chaque jour, je me vidai de mes forces. Chaque jour, je me démoralisai, pendant quatre année. Puis vint le jour de l’examen, du passage vers la vie de chasseur de la Guilde reconnu, aimé de tous. Je révisai chaque technique de chasse, les faiblesses des monstres, la géographie des cartes. Je me croyais au top. Au jour J, je restai muet devant mon examinateur, impassible devant ma feuille. Je fus renvoyé. Pendant des mois je refusai tout soins, toutes nourritures. Je crus que c’était le début de la fin. Je crus que je ne pourrais jamais chassé. Mais le directeur du comptoir de Guilde vint en personne me trouver. Il m’expliqua longuement que les chasseurs de la Guilde était une élite, réservé aux meilleurs. Ce métier n’était pas fait pour moi, me dit-il. Mais il me rassura. La Guilde proposait des quêtes pour les chasseurs déchus. Des quêtes compliquées, certaines plus que celles réservées à l’élite. Et je pourrais chasser quand je voudrais, comment je voudrais, où je voudrais, sans être sous les ordres d’un capitaine. Il me quitta sur ces paroles. Après cette entrevue, mon espoir rejaillit au milieu de nul part.
Je pourrais chasser ! Dès le lendemain, je quittai Kokoto pour m’élancer à travers les routes et les champs, par monts et par vaux, vers une destination inconnue. Je m’étais acheté une carte de Gardemine. Je cherchai un endroit calme, isolé, loin de tout ordre, de toute hiérarchie. Je choisis la jungle. Bien sur, je m’étais égaré sur les sentier plus d’une fois. Mais au pied des arbres gigantesques, je ressentis une euphorie toute nouvelle, encore jamais éprouvée : la liberté. Et c’est ainsi que je choisis mon terrain.
Bien sur, lorsque la chasse et la récolte étaient me rapportaient peu de provisions, je montais à Pokke me nourrir. Pokke était perché sur une montagne, le Toit de Gardemine. La plus haute montagne du pays. Et Pokke était le village le plus haut du pays. Au pied de cette montagne, se situaient au nord la jungle, à l’est et à l’ouest une étrange forêt, et au sud le désert. Cette situation m’intrigua au début, mais un tavernier cultivé m’expliqua que tout était physique :
« -Vois-tu, la mer se situe au nord. Et la mer elle fait les nuages et les pluies. Alors, quand les nuages pleins d’eau ils s’avancent sur les terres, ils se heurtent au Toit. Tout leur pluie se déverse, donc y’a des arbres bizarres qui poussent. Mais avec le soleil, l’eau, elle s’en va un peu. Il y règne donc une brume. Et du coup, les plantes elles sont encore plus bizarres. C’est la jungle. Sur les côtés, y’a un peu de pluie, un peu de soleil. On a une forêt agréable à vivre. Et au sud, y’a pas de pluie, mais beaucoup de soleil. C’est le désert. Ca sera pareil avec chaque montagnes que tu verras en Gardemine. »
Je n’avais pas choisi l’endroit le plus confortable dans la jungle, mais qu’importe, je m’y plaisait, même entouré de Vespoids et autres bêtes surprenantes.
C’était mon histoire un peu résumée. Mais, en attendant, j’étais toujours face aux Popos. Et il fallait attendre la nuit avant qu’ils s’endorment, pour les prendre par surprise. Le soleil disparut à l’horizon. Les Popos sommeillèrent. Nous cinq nous levâmes prudemment, toujours accroupis, voire en rampant, vers le troupeau. Il fut convenu que chacun aurait ses bêtes à tuer. La même part pour chacun.
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juju35235
- Posté le
21 août 2009 à 13:38:47

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prem's !!!!!!!!!!!!!!!
je lis ça ;)
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juju35235
- Posté le
21 août 2009 à 13:43:58

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magnifique
toujours aussi bien que la première ;)
et comme j'ai commencé MHF2, je connais tous les animaux dont tu parles
continue encore comme ça (je me répète)
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joraskattitude2
- Posté le
21 août 2009 à 14:05:03

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Lol, le mec il a un apcéros de compagnie, putain il a pas peur!
Mais tu t'es encore foiré dans les temps, parce que quand il parle de sa maison, on dirait qu'il est en train de la construire; t'aurais du utiliser du plus-que-parfais, et non pas du passé simple.
En fait tu t'es complètement foiré sur les temps, j'ai l'impression, mais tu pourra encore largement t'améliorer.
Sinon, au niveau du récit lui-même, il est bien, mais c'est presque plus un prologue qu'un chapitre 1, vu qu'il ne fait que raconter des trucs passés.
J'espère mon analyse constructive, et te souhaite bonne chance pour la suite.
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Gaga69
- Posté le
21 août 2009 à 14:15:06

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Pourquoi en commencé une nouvelle ? ( ca fait un moment que je me suis arrete donc ca partait ptet' en live mais bon, je sais pas .... )
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DeDe_VeloCiPRey
- Posté le
21 août 2009 à 14:47:07

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Oui Gaga, sa fic partait en live.
____________
Joarsk
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Gaga69
- Posté le
21 août 2009 à 15:00:51

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Bon ben je recommencerais avec celle la
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JoRAsKaTTitUdE2
- Posté le
21 août 2009 à 15:26:51

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intègre-moi, je poste ma description tou de suite.
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JoRAsKaTTitUdE2
- Posté le
21 août 2009 à 15:31:14

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nom: Jorask
yeux: verts
cheveux: blonds très clair, cheuveux longs ( coiffé comme Séphiroth, le perso de FFVII, mais plus courts)
sexe (c'est mieux^^): masculin
arme: arrête glacée
armure: full garuga avec avec un bandeau autour du front
caractère: hyperactif. profondément hyperactif. Jorask ne tient pas en place, et adore faire des percussions; il tape donc sur tout ce qui bouge -et le reste- , allant de la boite cranienne d'un wyvern encore vivant à sa propre armure, qui fait un sont de xylophone marrant (bien sur quand il tape sur autre chose qu'un wyvern, il est pas armé...).Son humour vole bas et il se la pète énormément. En clair: c'est un con, mais un con sympa quand même.
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Littledocteur
- Posté le
21 août 2009 à 15:40:09

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Ok, Bon les temps c'est pas mon truc...
Oui gaga, ca partait en live =)
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juju35235
- Posté le
21 août 2009 à 16:14:53

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tu peux intégrer mon perso aussi ?
tout pareil qu'avant sauf
armure full Giaprey et katana os loup comme il faut des équipement pas trop avancé ^^
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Littledocteur
- Posté le
21 août 2009 à 16:34:01

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Ok parfait.
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JoRAsKaTTitUdE2
- Posté le
21 août 2009 à 16:59:09

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Ah oui, attend, comme dans unite arrête glacée c'est devenu une arme pourrie, met-moi plutôt le tranchant ukanlos, c'est un katana.
Nan je déconne, juste le fendoir gémissant (katana foudre)
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Littledocteur
- Posté le
21 août 2009 à 18:08:21

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T'aurais pas plutot une Sns ou DS?
Y'a déja un Katana =S
Bon PG je vais essayer
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JoRAsKaTTitUdE2
- Posté le
21 août 2009 à 18:15:41

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Bien sûr, si tu veux. Je te propose un croc de glace, l'amélioration ultime de l'arrête glacée (dsl j'ai pas de screen).
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Littledocteur
- Posté le
21 août 2009 à 19:51:29

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Parfait =)
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Gaga69
- Posté le
21 août 2009 à 20:18:00

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Tu peux m'integrer ?
Nom : Gaga ( libre a toi de le changé si il te derange ... )
Yeux : Marrons
Cheveux : Mi- court (
), brun - chatain
Sexe : Masculin
Armure : J'ai pas Unite, a toi de voir, mais un truc pas trop mal non plus
Arme : Une epée + bouclier ( style Falchion Brulant
) ou une DS
d'avance
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Littledocteur
- Posté le
21 août 2009 à 21:06:25

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Ok je vais essayer .
Artilleur ca te va pas ?
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JOrAsKatTiTuDE2
- Posté le
22 août 2009 à 12:59:44

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Moi si tu veux un arti j'ai un panzer chronos. Il fait très mal.
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Littledocteur
- Posté le
22 août 2009 à 14:12:11

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Je t'ai déjà mis une épée =S
Je sais pas si ca va déranger Gaga, au pire c'est pas grave, je, lui mettrai des DS
Chapitre II
Je rampai aux côtés de mes compagnons, mon épieu fermement tenu entre mes doigts, prêt à l’emploi. Nous n’y voyions que très peu, malgré une Lune resplendissante. Mais je sentais la respiration lente et saccadée de mon gagne-pain. Mon groupe de proie se situait sur la gauche. Nous n’attaquerons qu’une fois chacun en place, pour éviter la débandade générale. Mais l’un d’eux ne tint pas en place. Il voulait de l’action. Il ne cessait de remuer à l’idée de livrer un combat sanglant dont l’issue était certaine. Alors il frappa de son Croc de Glace sur le Popo. Ce dernier meugla, réveillant toute la horde. Son cou se mit à geler, ses poils se hérissèrent. Le crétin porta un coup rotatif, puis enchaîna une série de coups aux endroits précis pour l’achever lentement dans d’atroces souffrances. Mais il n’eut pas le temps de nous montrer son œuvre, car les Popos faisaient trembler le sol sous leurs sabots, creusant un petit fossé, en fuyant. Un chasseur l’insulta. Tout notre plan d’action loupait à cause d’un imbécile sanguinaire.
Je frappai mon Popo d’un coup sec dans une de ses pattes, avec le bois de la lance, puis lui tailladait de ma petite pointe son tendon. Il s’effondra. Il essaya de se relever, en vain. Je me plaçai face à lui, et poussant un cri de guerre totalement inutile, je lui plantai mon épieu entre les deux yeux. Le sang aspergea ma chemise. Et d’un. Un deuxième chargea, lancé à pleine vitesse. Etant compressé par d’autres bêtes, je ne pouvais esquiver. Il mit ses cornes en avant. Du bois de ma lance, je le stoppai net en la plaçant dans les embouchures de ses cornes. Il remua, mais je tenais bon. Déployant une force surhumaine, je le renversai de côté, et lui fichai mon épieu quatre fois dans le ventre. J’essuyai d’un revers de main la sueur qui humectait lentement mon front. Je vis au loin l’idiot, fou de rage, détruisant tout, même à coups de pieds, son insulteur, qui de son katana esquivait les charges aisément avant de frapper par derrière et le félyne, qui était au sol, et retenait de son mieux le Popo l’agressant. Il cria de sa petite voix. Nous l’aidâmes.
Etant à une vingtaine de mètre, je tins ma lance à bras-cassé pour l’expédier droit sur le monstre. Les plumes se raplatirent, le vent siffla. Mon javelot s’enfonça jusqu’une bonne partie du bois. Le chasseur au Katana courut, son arme de côté, pour placer un coup rotatif puissant, mais insuffisant face au Popo, qui remuait toujours autant. Alors, le crétin se montra. Il prit appui sur un rocher, et après un saut périlleux complètement inutile, il retomba debout sur le dos de la bête. Il prit sa lame des deux mains, et l’enfonça jusqu’au pommeau dans sa nuque. La bête hurla, et le Félyne eut juste le temps de rouler sur le côté pour esquiver la chute brutale du monstre. Puis, cet étrange personnage nous fixa dans la nuit. Malgré l’obscurité, je sentais son regard. Il nous dit :
« -Et c’est qui le meilleur, maintenant ?
Pour seule réponse, il eut celle de Mr. Katana :
-Il n’en manque pas un ? »
Hélas, si, un chasseur manquait à l’appel. Nous cherchâmes à tâtons dans l’obscurité. Le Félyne le trouva, sous un cadavre de Popo. Nous accourûmes. Le spectacle fut atroce. Sa gorge était arrachée de moitié, et trois doigts manquaient sur chacune de ses mains. Je détournai mon regard. Le félyne et l’homme au Katana m’imitèrent. Seul le crétin eut une remarque sensée et intelligible :
« -Trop Top ! On voit même les artères !
Ah, je n’avais pas remarqué, tiens, merci de me prévenir ! Et il continua
-Qui a faim ? Il y a du chasseur haché au menu.
J’explosai de rage. Je me jetai sur lui, le rouant de coup. Mais on me tira en arrière. Heureusement, ou un autre chasseur serait porté disparu. Je l’attaquai :
-C’est de ta faute, c’est toi qui n’a pas respecté les plans ! Il y a plein de bêtes qui ont filé ! Et lui maintenant, il est… mort.
Mon dernier mot fut à peine perceptible. Il se défendit :
-Ecoute, mon petit, des morts j’en ai vu plein, comme par exemple, une fois où nous étions…
-Ta gueule, le coupa Mr. Katana.
Mais il continua.
-… son nez totalement arraché, on voyait un peu de cerveau…
Le Félyne et l’autre se regardèrent, puis, d’un commun accord, ils lâchèrent leur chien : moi. Je courus vers lui. Il fut beaucoup plus rapide. Il dégaina, me retint d’une main, et de l’autre plaça sa lame sur mon cou. Il sourit, et me repoussa. Il ajouta :
-Bon, on prend nos gains ? »
Chacun se mit au travail. Je découpai de mon mieux la peau des bêtes à la lance, peu pratique pour ce genre d’ouvrage. Je récupérai les parties comestibles que je jetai dans une barrique pleine de sel, sur mon Apceros domestique. Une fois que tout fut en place, j’attendis, sans savoir pourquoi, mes compagnons. Ils revinrent peu après. Chacun se préparait à repartir, lorsque le Félyne nous retint :
« -Attendez ! Vous m’avez sauvez la vie. Pour nous, ça n’a pas de prix. Venez au village, nous allons festoyer, nia !
-D’accord, mais personne n’a une lanterne ? intervint l’imbécile.
-Et comment tu vas l’allumer, crétin ? dis-je.
-Mon gars, le défunt chasseur était un artilleur. Si on trouve dans son sac des munitions enflammées, on pourra s’éclairer facilement.
-Au fait, on pourrait ramener le corps à sa famille. Il vient de Pokke, je crois qu’il s’appelle Karol. »
Nous adhérâmes. Il fut placé sur une charrette. On alluma les lanternes. Je remarquai que j’étais le seul sans armure. J’examinai mes compagnons. Le premier portait une armure composée d’écailles et de peaux de Giapreys des glaces assemblées. Un long Katana à base d’os lui courait dans le dos. Ses cheveux étaient rentrés sous son casque. Il avait des yeux noirs sur un teint livide. Je le trouvai maigre, à cause de l’armure peut-être. Il se présenta sous le nom de Juji. L’imbécile était le plus avancé de tous. Une armure Garuga laissait deviner ses formes, équipé de son Croc de Glace. Sous son casque, ses cheveux gris cascadaient lentement sur ses épaules. Il était musclé, un peu bronzé. Son œil était d’un vert si émeraude, qu’il perçait la nuit. SON œil, car l’autre était couvert par un bandeau. Il raconta que le Garuga qu’il chassait pour son armure le lui avait extirpé d’un coup de bec. La bête l’avait laissé pour mort. Mais il s’était relevé, et avait fini sa tâche. Le félyne nommé Rack avait une armure peu efficace, et friable, sans aucun nom précis. Il possédait un sabre tranchant dans son dos. Sabre pour lui, jouet pour un humain. Mais il avait acquis comme chacun de sa race les techniques ancestrales d’arts martiaux. Sa fourrure coloré d’un brun pâle rayée de noir était celle de la plupart des félynes que j’avais rencontré. Ses petits yeux verts en formes d’amande me firent une forte impression de bonté dans ce petit être.
Nous arrivâmes le lendemain aux portes du village Félynes. Des éclaireurs embusqués dans les fourrées nous sautèrent dessus, mais Rack les en dissuada, an leur annonçant que ce jouer était un jour de fête. Les portes se présentaient comme deux buissons couvrant un puit. Nous dûmes laisser les montures, un Félyne se dévoua pour les garder. Rack nous expliqua qu’il suffisait de se jeter dans le puit, pour tomber dans une marre d’eau profonde, et en ressortir. Jorask s’élança en premier avec un saut périlleux arrière terminé en plongeon, alors que le trou était fait pour les félynes. Je sautai ensuite, suivi de Juji. L’entrée de la grotte était à nouveau gardée. Nous nous engouffrâmes dedans.
Finalement, nous débouchâmes sur un petit village animé. Mais les rires et les cris cessèrent dès notre arrivé. Le Chef se déplaça en personne :
« -Qui êtes vous, étrangers ?
Rack se plaça devant nous, et prit parti :
-Ceux sont de braves et nobles chasseurs, qui m’ont sauvé la vie. Ils ont perdu un des leurs. Ils méritent notre respect et notre attention.
-Ainsi avez-vous sauvez la vie d’un de nos frère. C’est un jour de fête ! Des humains à la rescousse d’un Félyne. Hé, le conteur, tu pourras nous faire une histoire dessus ! Allons, venez, nous allons déjeuner. Je suis Yôd’hah, chef de ces braves petits. »
Il nous emmena à une table de festin, longue selon lui. Nous occupâmes trois places. J’examinai notre hôte. Il était le plus grand de sa horde, m’arrivant au nombril, en robe de poils orangés rayée de jaune. Je ne distinguai presque pas ses yeux, cachés sous d’épais sourcils. Une longue barbe descendait jusqu’à mi-corps, signe de sa vieillesse, même si je ne connaissais que peu cette race Lyniène. Il possédait une étrange couronne. Je le questionnai sur cette étrange coiffe :
« -C’est une plate rare de Rathalos, surmonté d’un Rubis de Rathalos Argenté, d’une valeur inestimable. Mon sceptre, quant à lui, est un morceaux de longue corne de Fatalis, serti à son bout d’un rubis de Lao-Shan Lung. Ils descendent de nos ancêtres depuis bien longtemps. Chaque objet à une légende précise. Je pourrais vous la résumer, tant elles sont longues. Mais à chaque fois quelque chose revient ; le Roi, après un combat avec sa troupe acharnée, est le dernier survivant, qui tue la féroce bête, et récupère un objet précis. La couronne a été fabriquée par le Maître Drogh’târ, il y a 528 ans. Et le sceptre par le Maître Izol’fehr, 469 ans auparavant. Eux deux furent de très connus forgerons félynes. Les félynes sont les meilleurs travailleurs manuels. Vous imaginez un humain fabriquer une telle merveille ? A chaque réveil le matin, je suis émerveillé, je me dis que la vie possède tant de beauté, et qu’il faut en profiter, même au prix de sa vie. ET chaque Chef en possède une différente. Mais festoyons donc, plutôt que de bavasser. »
Mais, moi aussi, je restai émerveillé. Juji aussi, vu son regard. Seul Jorask déchiquetait les cuisses de Kelbi, comme s’il voyait cela chaque jour. Je détournai mon regard au bout de quelques minutes. Le festin fut gai et joyeux. Des cuisses de Kelbi, du jambon de Mosswine cuit à la broche, des pinces d’Hermitaur, du fromage au lait de Kirin, et de la Boisson d’Or, un mélange de jus de Foudrinsectes, de miel, et de graines jaunes. Durant le repas, le Chef, assis à ma droite, m’expliqua l’arrivée des Félynes en Gardemine, bien avant les hommes, ainsi que leurs techniques ancestrales, et quelques tactiques de chasses. Plusieurs choses retinrent particulièrement mon attention. Le Chef me parla d’une technique nommé Paï-Meï, nom de son inventeur :
« -Il existait un Félyne du nom de Paï-Meï. Il vagabondait paisiblement le long d’un sentier. Un soldat humain passait par là, au hasard. Paï-Meï lui adressa le bonjour, mais l’humain l’ignora. Fut-ce volontaire, ou simplement ne l’avait-il pas vu, on en sait rien. Cela étant, il se sentit insulter, et tua l’humain d’un coup de griffes dans la nuque. Il se dirigea vers le fort le plus proche, et expliqua aux gardes qu’il désirait parler au chef. Le garde acquiesça, et il raconta au chef la situation, et le soldat tué. Le chef, fou de rage, ordonna l’assaut. Alors, Paï-Meï utilisa sa techniques. Il les frappa, malgré leurs armures, à cinq endroit différents près du cœur. Il suffisait ensuite que le soldat fasse cinq pas pour s’effondrer d’un arrêt cardiaque. Et les 60 soldats furent tous tués ainsi. Nul ne connaît cette technique, hormis Paï-Meï.
Il me raconta ensuite comment gagnaient les Félynes en toutes circonstances :
« -Vois-tu ce village, tâte le sol de tes mains. Tu le sens mou, tu te demandes : « Est-ce un vrai sol ? Cache-t-on des objets précieux ? » C’est un vrai sol. Seulement la terre est posée à même sur des Barils de Poudre Félyne. Si les humains se font trop nombreux, et que même les plus courageux, même les plus téméraires, et même les plus puissants n’arrivent à les repousser, nous faisons sauter le village. Pourquoi ne pas fuir, t’interroges-tu ? Un Félyne est toujours appelé au devoir, fuir, non, plutôt mourir. Chaque Félyne a un sens précis du mot devoir.
« -Tu connais les Félynes agressant les humains en pleine chasse ? Tu te dis, si ça t’ai déjà arrivé, que ceux qui ont fait ce massacre devait être puissants. Il n’en est rien. Ils sont simplement armés d’un bâton. En fait, ils distraient l’humain. L’humain va essayer de les tuer, mais adroits sont-ils, et esquiver feront-ils. Mais un gros Wyvern qui passe par là, cherchant gibier pour ses petits, sera intéressé par cet humain. Distrait sera ce dernier, et le Wyvern n’aura aucun mal à le tuer.
« -Les Félynes bombardiers, comme nous les nommons, utilise des barils de Poudre sur les monstres ou humains nombreux. Ces Barils ne proviennent pas de la magie, comme beaucoup le croient. Ils proviennent de trous creusés au préalable, à des endroits stratégiques. Chaque Bombardier connaît leur emplacement exact.
« -J’espère ne pas vous avoir trop ennuyé avec la vie trépidante de ceux de notre race. Avez terminer de déguster nos glaces ? Venez, je vous emmène dans ma suite. J’ai un présent pour vous. »
Nos yeux s’illuminèrent, espérant un joyau félyne. Je pensai déjà à le décorer sur une arme, Juji songeait à le sertir au milieu de sa tunique, et Jorask se demandait combien ce joyau pourrait se vendre. Nous entrâmes accroupi dans sa loge. Les murs étaient tapissés de peaux de toute sorte de bêtes. Sur les côtés se trouvaient des coffres et des chaises. Des dessins primaires Lyniens ornaient le tout. Enfin une matière où ils n’étaient pas le maîtres. Au fond, sur une estrade ressortaient un large fauteuil. Il fouilla dans un de ses coffres, puis ressortit trois vulgaires bout de papiers rosâtres. La déception naquit sur nos yeux :
«-Je vois que vos traits se creusent, vous espériez un présent d’une forte valeur. Sachez que pour nous, ce papier n’a aucune valeur matérielle, mais est pourtant un objet puissant. C’est une Patte-de-Chat. Ce papier vous assure tout immunité auprès de félynes qui essaieraient de vous agresser. Presentez-le leur, et ils se retireront.
Il s’arracha quelques poils de sa fourrure :
-Ceci est ma signature, que je fixe à la Plante à Sève sur vos feuilles.
-Mais si on nous agresse, et qu’on leur montre ce sceau, peut-être croiront-ils qu’il a été volé ? intervint Jorask.
-Remarque pertinente mon chère. Si un chef se fait voler un sceau, il prévient ses messagers qui porteront le message à toutes les autres tribus. Et la disposition des poils changera.
-Nous vous remercions tous pour cet accueil chaleureux et…
Soudain, un soldat pénétra dans la loge :
-Chef, un étranger est tombé par hasard dans le puit ! L’entrée est découverte ! »
Le visage souriant du chef devint soudainement terne.
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