Phoenix Wright Ace Attorney, le Roman - Phoenix Wright : Ace Attorney sur JeuxVideo.com

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Forum : Phoenix Wright : Ace Attorney

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Sujet : « Phoenix Wright Ace Attorney, le Roman »

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  • [Zoloom] Voir le profil de [Zoloom]
  • Posté le 29 novembre 2008 à 00:54:49 Avertir un administrateur
  • Bonjour à tous.

    Comme moi, vous êtes fan de ce merveilleux jeux qu'est Phoenix Wright Ace Attorney.
    J'ai eu l'idée de transposer le jeu en roman, afin de faire découvrir cette belle histoire sous un autre angle.

    En même temps, ça m'a fait un exercice de style. J'ai du parfois adapté quelque peu les dialogues et les événements, pour pas que ça ne devienne trop lourd ou décalé. J'ai fait quelques changements, mais globalement, tout est conservé, et les dialogues sont fidèlement reproduits.

    Je posterais les chapitres régulièrement si j'ai des bons retours et si j'ai des lecteurs. Donc donnez-moi vos impressions. Vous pourrez aussi repérer tous les petits changements que j'ai opéré.

    Je vais poster le Premier Chapitre. S'il y a des intéressés, je continuerais régulièrement.
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  • [Zoloom] Voir le profil de [Zoloom]
  • Posté le 29 novembre 2008 à 00:55:29 Avertir un administrateur
  • Introduction

    Du sang. Des gouttes de sang. Un objet ensanglanté. Des marmonnements. Une femme étendue sur le sol. Du sang qui se répand sur le parquet. Des mots:

    « Bon sang, pourquoi moi? Je ne peux pas me faire prendre… Pas de cette façon là! »

    Un homme devant la femme étendue.

     « Il faut… Il faut que je fasse porter le chapeau à quelqu’un!

    Un sourire.

    « Quelqu’un comme…lui!

    Un souvenir.

    « Je ferai en sorte de faire croire que c’est LUI qui a fait ça!
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  • [Zoloom] Voir le profil de [Zoloom]
  • Posté le 29 novembre 2008 à 00:56:44 Avertir un administrateur
  • 3 AOUT, 9h47
    TRIBUNAL FEDERAL
    SALLE DES ACCUSES N°2

    Je suis assis sur un canapé moelleux, ne cessant de tripoter ma veste. Il faut dire que je n’ai pas l’habitude d’être dans un endroit pareil, à un moment pareil! Je lève la tête: un des deux policiers qui encadre la porte du tribunal est en train de m’observer avec amusement. Gêné, je détourne le regard vers un miroir en face de moi. Je suis pas mal en costume, faut dire… Le bleu me va bien. Dommage que ces chaussures me fassent autant mal. En fait quand j’y repense j’aurais dû les porter plus tôt, histoire de m’habituer, parce que là mon gros orteil ne doit pas être beau à voir. Enfin, j’ai bien fait d’avoir pris le temps d’astiquer mon badge d’avocat: ses dorures brillent de mille feux, si je ne m’abuse. Il faut bien qu’il soit visible au moment du procès.
    Je jette de nouveau un coup d’œil au policier. Mince, il me fixe encore! Ça doit être ma coiffure. Il ne doit pas voir souvent un avocat avec une coupe en pique comme ça. Mia a longtemps insisté pour que je change mon look, mais c’est impossible! Ces cheveux font partie de ma personnalité! Si je me rase la tête, alors je ne serais plus Phoenix Wright mais un simple quidam sans saveur!
    Je me regarde une fois de plus dans le miroir. Pfiou, qu’est-ce que je peux être nerveux! Ouh la! J’ai fait des plis à mon veston! A quoi je ressemble maintenant? Je fais tout ce que je peux pour le retendre, mais j’espère que ça ne se verra pas trop pendant l’audience. En plus j’étouffe dans ce costume! Faut souffrir pour être classe, malheureusement…

    - « Wright! »

    Spontanément, je me relève, droit comme un « i ». C’est Mia. Elle s’arrête devant moi et m’inspecte de haut en bas, avec un plaisir et une fierté non dissimulés. Enfin son élève va subir le « baptême du feu ». Moi? Je lui réponds gauchement, essayant toujours de tirer mon pantalon, qui me semble trop court pour moi, bien que le vendeur et Mia m’aient certifié qu’il était bel et bien à la bonne taille.

    - « Oh, bon…bonjour, Patron.

    Mia est, contrairement à moi, rayonnante, bien qu’un peu essoufflée. Elle porte son tailleur noir très sexy, avec un joli décolleté. Son porte-bonheur, un pendentif en forme de 9, est posé en évidence sur sa poitrine. Tandis qu’elle me jauge pour deviner dans quel état je dois être, elle ramène ses longs cheveux châtains derrière son oreille, la tête de côté.

    - Ouf, je suis contente d’être arrivée à temps!

    Devant mon faible sourire, elle m’adresse son petit clin d’œil dont elle a le secret.

    - Alors, ça y est, on y est… Ton premier procès!

    Je déglutis avant de lui répondre.

    - Je…je ne m’étais jamais senti aussi nerveux que depuis le lycée et nos faux procès.
    - Eh bien, il est grand temps de te replonger dans le monde merveilleux de la justice!

    Ah, si elle dit ça c’est qu’elle commence à s’inquiéter pour moi… Rassurons-la.

    - Oui, euh… Je… Vous devez avoir raison.

    On a déjà vu mieux comme paroles apaisantes… Enfin, passons.

    - Vous savez, Patron… Je suis désolé que vous ayez dû venir jusqu’ici aujourd’hui à cause de moi…
    - Mais pas du tout, Phoenix! Je ne manquerais tes débuts pour rien au monde! s’écrie-t-elle en me prenant l’épaule. N’empêche, je suis impressionnée! Beaucoup n’auraient pas accepté un procès pour meurtre aussi rapidement. Ça en dit long sur toi… et sur ton client également.

    Si elle voulait se montrer rassurante, c’est raté…

    - Hum, merci. En fait c’est parce que je lui dois un service.
    - Un service? Tu veux dire que tu connaissais l’accusé avant cette affaire?
    - Oui. En fait c’est un peu grâce à lui si je fais ce métier. Il est l’une des raisons qui m’ont poussé à devenir avocat.
    - Eh bien, ça c’est une nouvelle! dit Mia, intéressée.
    - Je veux le sortir de là, par tous les moyens! Je veux juste… je veux vraiment l’aider. Je lui dois énormément. »

    A ce moment, des gémissements retentissent de l’extérieur de la salle des accusés.

    - Tout est fini! Ma vie, tout est fini!

    Surprise, Mia a sursauté et s’est retournée. Moi, je sais déjà l’auteur de ces plaintes.

    - Ce ne serait pas ton client qu’on entend hurler? s’interroge Mia.
    - Oui… c’est bien lui.

    A ce moment je suis un peu embêté. Je préférerais que Paul se fasse tout petit, vu les faits qu’on lui reproche. Mais ses cris s‘intensifient.

    - Absence! Désespoir! Ohhhh! Je vais le faire, je vais mourir!

    Choquée, Mia me fixe, l’air de dire: « Mais qu’est-ce que tu nous as amené là, Phoenix? » Je ne peux que lui adresser mon regard le plus incrédule.

    - On dirait qu’il souhaite mourir… fait pertinemment remarquer ma patronne.
    - Hum, oui, dis-je dans un long soupir.

    Paul entre avec fracas dans la salle des accusés, et dans une démarche théâtrale, vient m’attraper la veste dont j’ai eu tant de mal à enlever les plis.

    - Nick! » s’ecrit-il, les yeux brillants de larmes.

    Paul, est un peu, disons, excentrique. Aujourd’hui, il a mis sa plus belle veste orange fluo, qui va d’ailleurs très bien avec son pantalon de la même teinte. Sa grande houppette a, comme d’habitude, dû nécessiter quelques flacons de gel, à moins qu’il n’ait réussi à se lever comme ça ce matin. Sa barbichette est soyeuse, comme à l’accoutumée, et sa manière de se comporter n’a pas changé depuis hier, et depuis tous les autres jours, bizarrement.

    -« Salut. Salut Paul, je lui réponds, en lui tapotant la main qui m’agrippe mon costume tout neuf, et en jetant des regards désolés à Mia, plutôt amusée.

    Paul continue sa sérénade.

    - Mec, je suis si coupable! Dis-leur que je suis coupable! gémit-il en désignant les policiers atterrés. Condamnez-moi à la peine de mort! J’ai pas peur de mourir!

    Gentiment, je retire la main crispée de mon ami de mon vêtement hors de prix, et le fait s’asseoir sur le divan. Je me pose à côté.

    - Quoi? Qu’est-ce qui ne va pas, Paul?

    Un peu calmé, Paul se prend la tête dans les mains, désespéré.

    - Bah, c’est fini… JE suis fini! FINI! Je peux pas vivre sans elle! Je peux pas!

    Mon vieil ami m’attrape soudain les épaules et me secoue comme un prunier.

    - Qui… qui me l’a prise, Nick? Qui a bien pu faire ça?

    J’attends que Paul me lâche pour émettre une hypothèse, mais ce bougre ne daigne pas cesser de me remuer. Il insiste.

    - Allez, Nick, tu dois me le dire! Qui m’a pris ma copine?
    - (Hmm, la personne responsable de la mort de ta petite amie?) »

    Heureusement que je ne fais que penser cette évidence et que je ne lui en dit mot, sinon je crois qu’il m’étriperai. D’après les journaux, c’est lui…


    Au fait, j’ai oublié de me présenter… Mon nom est Phoenix Wright.

    Voici les faits: ma première affaire est on ne peut plus simple.
    Une jeune femme a été tuée dans son appartement. Le malheureux qui a été arrêté est son petit ami: Paul Defès… mon meilleur copain depuis l’école primaire.
    A l’école, on avait un dicton: « Quand Paul Defès arrive, tout part à la dérive. » Depuis 18 ans que je le connais, ça s’est souvent confirmé. Il a le chic pour se mettre dans le pétrin. Mais je peux dire une chose: en général, ce n’est pas de sa faute: ce type a la guigne! Mais je sais mieux que quiconque qu’au fond, c’est un bon gars. Et puis je lui suis redevable. Alors j’ai accepté l’affaire, pour le laver de tout soupçon. Et c’est exactement ce que je vais faire!
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  • kidmew Voir le profil de kidmew
  • Posté le 5 décembre 2008 à 09:29:54 Avertir un administrateur
  • Salutation , je voudrais te dire que je trouve le concept sympatique.
    Je ne manquerais pas de lire le recit de mon avocat préféré.
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  • [Zoloom] Voir le profil de [Zoloom]
  • Posté le 5 décembre 2008 à 22:51:24 Avertir un administrateur
  • En ce cas, je posterai la suite régulièrement.

    Hésitez pas à me donner vos impressions.

    Parce que si j'ai pas de retour j'en déduirai que ça n'intéresse pas, et donc j'arrêterai.

    Mais si j'ai des réponses, je continue, bien sûr.
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  • M43ll3 Voir le profil de M43ll3
  • Posté le 13 décembre 2008 à 16:25:41 Avertir un administrateur
  • moii je trouve que c'est super bien fai et jpeu te dire que je my connai en livre...
    tu pourrais p'tetre te dénicher un éditeur pour notre avocat préféré...
    en tout cas si sa se fait moi je l'achète tout de suite sa c'est sûr...
    en tout cas bonne chance!!!
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  • [Zoloom] Voir le profil de [Zoloom]
  • Posté le 14 décembre 2008 à 00:05:16 Avertir un administrateur
  • C'est sympa de ta part.

    En attendant des jours meilleurs, tu peux continuer à lire la suite ici-bas.

    D'ailleurs je poste la suite demain.
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  • [Zoloom] Voir le profil de [Zoloom]
  • Posté le 14 décembre 2008 à 23:31:46 Avertir un administrateur
  • 3 AOUT, 10H
    tribunal fédéral
    salle d’audience n°2

    La salle est bruyante, beaucoup de monde a fait le déplacement pour venir assister au procès. Je me tiens debout derrière mon barreau, avec Mia à mes côtés. Paul est plus éloigné derrière moi, entouré par des policiers. J’ai juste jeté un coup d’œil par-dessus mon épaule pour savoir où à peu près il se trouve, mais à présent j’évite de le regarder, de peur qu’il me déconcentre ou qu’il me mette la pression.
    Avec Mia près de moi, je me sens comme protégé, comme si rien ne peut m’arriver au procès. Mais j’essaye de m’enlever cette idée de la tête: la patronne n’est là que pour m’épauler: il ne faut pas que je compte trop sur elle car c’est à moi seul de mener le débat et de prouver l’innocence de Paul. A cette pensée, je me mets à avoir chaud, tiens. J’aimerais bien enlever cette cravate qui m’étrangle, mais je crois que ça n’est pas trop indiqué à un moment pareil.
    Je me rappelle des conseils de Mia: avant le procès, se vider la tête… Pas des éléments du dossier, certes, mais de tout ce stress emmagasiné depuis des jours que je penche sur ce dossier. Mon regard fait le tour de la salle, qui est relativement grande. Il y a une cinquantaine de personne dans l’assistance. Le tribunal est très pompeux, avec beaucoup de dorures, de motifs gravés dans le bois des barreaux et des sièges. Les murs ont l’air neufs, d’un blanc impérial avec des colonnes à la mode grecque en guise de décoration. A la place, pour l’instant vide, du juge, surplombant avec majesté le tribunal, un portique encastré dans le mur derrière le siège du magistrat est impressionnant. En son centre, dans un cercle, le signe de la justice, c’est à dire une balance, est représentée sur un fond blanc.
    Après quelques longues minutes d’attente, un homme, le juge, fait son entrée par une porte près de sa place, et s’installe dans l’indifférence générale. Il est tel que je me l’imaginais: d’un certain âge, chauve avec une barbe grise et touffue. Il pose son dossier sur son bureau, l’ouvre à la bonne page, jette plusieurs regards satisfaits à l’audience et tape enfin sur son bureau avec son petit marteau que je n’avais pas aperçu jusque là pour réclamer le silence.
    Lorsque l’assistance se tait enfin, un court malaise me prend à la gorge, mais je me ressaisis, ressentant la présence de Mia à mes côtés comme une assurance tout risque.
    Le juge s’exprime d’une voix sonore, claire, calme et presque lasse, son expérience éclatant au grand jour pour une affaire comme une autre lors d’un matin comme un autre, tandis qu’un pauvre avocat novice tel que moi tremble dans son costume pour une des matinées les plus extraordinaires de sa vie.

    - Je déclare la séance ouverte pour le procès de Monsieur Paul Defès.

    Me faisant sursauter, une voix criarde retentit juste en face de moi. A un barreau tel que le mien, un homme se tient debout, et je me rends soudainement compte que je ne l’ai pas remarqué depuis que je suis arrivé dans le tribunal, alors qu’il doit manifestement se tenir là depuis aussi longtemps que moi.

    - L’accusation est prête, Votre Honneur. »

    L’homme, d’une quarantaine d’année, n’a aucun charisme: il est de taille moyenne voire petite, porte un costume gris des plus tristes, de grosses lunettes carrées. Il n’a pas un physique avenant, certaines femmes pourraient même le juger laid, avec une calvitie avancée, des gros sourcils fuyants et une bouche un peu tordue.
    Il ne semble pas très à l’aise, en tout cas moins que le juge. Mais à côté de moi, il semble d’une sérénité sans égale.

    Je sors enfin de ma rêverie pour me rendre compte que toute l’audience attend mes paroles, en particulier le procureur qui me fixe, décontenancé.

    - « La, euh, la défense est prête, Votre Honneur. 

    Ma voix m’a surprise moi-même: elle sonnait terriblement mal dans ce tribunal! Le procureur a pas mal de charisme, finalement.
    Le juge toussote un peu dans sa barbe, les yeux fixés sur son dossier. Cependant il s’adresse à moi.

    - M. Wright? Ceci est votre premier procès, n’est-ce pas?
    Je deviens rouge et très gêné: j’en veux au juge à ce moment là: pourquoi a-t-il dit ça? Maintenant tout le monde le sais! Je suis « le bleu » du procès, comme si je portais un étendard indiquant que je suis novice.

    - O…oui, Votre Honneur. Je suis, hum, un peu nerveux.

    Au moins je l’ai dit. J’espère que personne ne reviendra dessus.

    - Votre conduite lors de ce procès décidera du sort de votre client. Un meurtre est une grave accusation. Pour votre client, vous devrez vous maîtriser.

    Je prends les paroles du juge comme du pain béni. Espérons qu’il prenne en compte le fait que je sois débutant et qu’il ne soit pas trop dur avec moi.

    - Merci… Merci Votre Honneur.

    Le juge continue de me jauger du regard mais mon air (faussement) assuré lui fait comprendre qu’il est grand temps de débuter le procès.

    - Eh bien… Commençons par une question de l’accusation. M. Boulay?
    - Oui, Votre Honneur? piaille le procureur en étirant le cou.
    - Si j’ai bien lu le dossier, la victime a été frappée à l’aide d’un objet. Pourriez-vous expliquer à la cour ce qu’était cet objet?
    - L’arme du crime est cette statue du « Penseur » précise le procureur en brandissant une grande photo montrant l’objet à la cour.

    La statue est davantage une statuette, d’environ 30 centimètres de haut. Elle représente en effet la célèbre œuvre d’art de Rodin, à savoir un homme en bronze (ou imitation bronze) nu, la tête posée sur son poing, le coude reposant sur son genou, assis sur un bloc carré en marbre (ou imitation marbre) blanc.

    Boulay continue son explication.

    - « Elle a été trouvée par terre, à côté de la victime.
    - Je vois… La cour l’accepte en tant que pièce à conviction, conclut le juge.

    Le procureur apporte la photo de l’arme du crime au magistrat qui, situé en hauteur, doit se pencher pour la récupérer. Pendant ce temps, Mia s’adresse à moi à voix basse.

    - Wright… Pense à étudier toutes les pièces à conviction ajoutées au cours du procès. Ces éléments sont les seules armes dont tu disposes à la cour. Mets souvent à jour le dossier de l’affaire.

    La patronne est interrompue par le juge.

    - M. Boulay, l’accusation peut appeler son premier témoin.
    - L’accusation appelle à la barre l’accusé, M. Defès.

    Un peu perdu, je m’adresse alors à Mia.

    - Euh, Patron, je fais quoi maintenant?
    - Sois attentif. Tu ne dois pas passer à côté d’aucune info susceptible d’aider ton client, répond-elle avec beaucoup de sérieux. Tu va être amené à répondre à l’accusation, alors tiens-toi prêt. Espérons juste qu’il ne dise rien de… regrettable. »

    Je connais bien Paul: il monte facilement sur ses grands chevaux… Ça pourrait mal tourner. C’est donc avec une certaine appréhension que je le vois déambuler devant moi et aller se placer à la barre, face à l’accusation, avec à sa gauche le juge, à sa droite moi-même, Mia et l’assemblée. Il semble à présent s’être vraiment calmé, regardant de haut l’assistance, moi y compris, les mains sur les hanches.
    Le procureur Boulay s’éclaircit la gorge et prend la parole.

    - M. Defès, est-il vrai que la victime vous avait quittée il y a peu de temps?

    Paul commence à s’énerver contre Boulay, les mains crispées sur la barre, à ma grande tristesse.

    - Hé, attention à ce que vous dites, mon pote! On était super bien ensemble! C’était Roméo et Juliette, Cléopâtre et Marc-Antoine!

    Je me rends compte avec pertinence que tous ces personnages sont morts, ce qui est un point commun avec l’affaire. De son côté, Paul continue son monologue, sous les yeux ébahis de l’audience.

    - Elle m’a pas largué! Ok, elle répondait plus à mes coups de fil. Et refusait de me voir… ET PUIS QU’EST-CE QUE ÇA PEUT BIEN VOUS FAIRE? hurle mon vieil ami devant le pauvre procureur affolé.

    Boulay ose prendre la parole d’un ton timide.

    - M. Defès, ce que vous décrivez est généralement ce qu’on entend par « quitté ». En fait, elle vous avait totalement abandonné… Et elle voyait d’autres hommes, précise-t-il en consultant son dossier, les lunettes à la main. Elle est rentrée de l’étranger avec l’un d’eux un jour avant le meurtre.
    - Qu’est-ce que vous voulez dire par « l’un deux »? demande Paul, toujours aussi colérique. Vous mentez! C’est que des mensonges! J’en crois pas un mot!

    En guise de réponse, le procureur sort un objet de son dossier et le montre de loin au juge.

    - Votre Honneur, le passeport de la victime.

    Il le feuillette et consulte la bonne page pour lui-même.
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  • [Zoloom] Voir le profil de [Zoloom]
  • Posté le 14 décembre 2008 à 23:32:18 Avertir un administrateur
  • - Si l’on en croit ce document, elle se trouvait à Cuba jusqu’à la veille de sa mort.

    M. Boulay va donner le passeport au juge et revient à sa place. Le magistrat lit à son tour le contenu du document.

    - Hmmm… En effet, il semble qu’elle soit rentrée la veille du meurtre.
    - C’est pas possible, mec… essaye de se prouver à lui-même le pauvre Paul.

    De nouveau, Boulay consulte et lit son dossier tout en tournant les pages.

    - La victime exerçait la profession de mannequin mais ses revenus étaient modestes.

    Je me rappelle que la photo que j’avais reçu de la victime montrait une jeune femme très jolie. En fait Paul ne me l’avait jamais présenté, car il change souvent de petite amie.

    - Il semblerait qu’elle ait eu plusieurs « tontons » continue le procureur.
    - Des tontons? s’interroge Defès, incrédule.

    Il est vrai que moi aussi je ne sais pas vraiment ce que peuvent bien être des « tontons » hormis des oncles… Et ça m’étonnerait que ça soit de ça que veut parler Boulay.

    - Oui. Des hommes plus âgés, qui lui offraient de l’argent et des présents, explique le procureur. Elle prenait leur argent pour améliorer son style de vie.
    - Meeec! gémit Paul en secouant la tête.
    -On se rend bien compte du genre de femme qu’était Mlle Stone. Dites-nous, M. Defès, que pensez-vous d’elle à présent?

    Mia me chuchote quelque chose à l’oreille.

    - Wright… J’imagine que tu ne souhaites pas qu’il réponde à cette question.

    J’avoue que Paul est doué pour dire tout ce qu’il lui passe par la tête. Je ne devrais peut-être pas le laisser faire. Voyant que Paul va ouvrir la bouche, je prends mon courage à deux mains.

    - Mon client ne savait absolument pas que la victime voyait d’autres hommes! Cette question est hors de propos dans cette affaire!

    C’est avec un plaisir non dissimulé que j’aperçois la tête grimaçante de Boulay: je l’ai coincé. Me voici satisfait de ma prestation. Mais voila que Paul s’en mêle.

    - Eh, Nick, mec! Comment ça, hors de propos? Cette petite garce me trompait!

    Mon ami devient soudain fou de rage.

    - Je vais mourir. Tomber raide mort, là, maintenant. Ouais, et quand je la retrouverais dans une autre vie, je découvrirais le fin mot de l’histoire!

    Sa voix retentit dans tout le tribunal, semant la stupeur dans l’assistance. Quand tout le monde reprend ses esprits, le juge élève la voix.

    - Poursuivons le procès, voulez-vous?
    - J’imagine que le motif de l’accusé est clair pour tout le monde, précise Boulay.
    - Oui, tout à fait, consent le juge avec un hochement de tête et une mine désapprobatrice à l’égard de Paul.

    Je me rends soudainement compte que les choses s’annonce plutôt mal. Mon objection à l’égard de la question du procureur n’a servi à rien puisque ce sacré Paul a quand même ouvert la bouche.

    - Question suivante! Vous êtes allé chez la victime le jour du meurtre, n’est-ce pas? interroge Boulay.

    Mon ami avale sa salive: il se rend enfin compte qu’il est dans de sales draps!

    - Eh bien, répondez, ordonne le procureur sans grande autorité.
    - Hein? Hé hé, p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non! »

    Et voila une réponse à donner dans un tribunal! Sacré Paul! Qu’est-ce que je fais, moi? Je sais! Je vais lui envoyer un signal. Si il raconte la vérité, il sera sûrement encore plus suspecté.
    J’attire le regard de Paul en frappant sur mon barreau. Il tourne la tête vers moi et sans sortir un mot de ma bouche, j’articule les lèvres pour lui faire comprendre ce que je veux: « Raconte des mensonges!»
    Au sourire complice de mon ami, je m’aperçois qu’il a compris le message. Il se retourne vers Boulay et prend la parole.

    - Eh bien, voyons voir… hésite-t-il en triturant sa barbichette. Je ne me souviens pas.
    - Vous ne vous « souvenez pas » ? Eh bien, nous allons devoir vous rafraîchir les idées! clame soudainement le procureur, fier de lui.





    J’ai un mauvais pressentiment en voyant un tel sourire s’afficher sur sa figure.

    - Nous avons un témoin qui peut prouver qu’il S’EST BIEN RENDU chez la victime ce jour-là! insiste Boulay, triomphant.

    Je me sens mal tout à coup.

    - Bien, cela simplifie les choses. Qui est votre témoin? demande le juge.
    - L’homme qui a trouvé le corps de la victime. Juste avant de faire cette macabre découverte… Il a vu l’accusé s’enfuir des lieux du crime! s’écrie le procureur en pointant le doigt sur un Paul devenu livide.

    Un brouhaha envahit la salle et le juge est obligé de frapper avec son marteau pour réclamer le calme.
    - Silence! Silence dans la salle! crie-il avant de se tourner vers le procureur. M. Boulay, l’accusation peut appeler son témoin.
    - Oui, Votre Honneur. »


    Tout ça n’est pas bon… Si un témoin atteste avoir vu Paul, les choses se compliquent fortement. Mon ami, fébrile, est raccompagné au box des accusés par des policiers. J’évite son regard.

    - « Le jour du meurtre, mon témoin vendait des journaux dans l’immeuble de la victime. J’appelle M. Frank Khavu à la barre! »

    Un autre homme se lève dans l’assistance et va prendre la place de Paul. Il a l’air assez nerveux, et n’arrête pas de pivoter de droite à gauche, les mains croisées sur la barre. C’est un asiatique avec un rictus qui dénote son malaise, la trentaine. Il semble s’être fait beau pour l’occasion, avec un vieux costume violet, et les cheveux coiffés en raie sur le côté. Je remarque surtout une verrue immonde sur son front.

    - « M. Khavu, vous vendez des abonnements de journaux, c’est bien cela? demande Boulay.
    - Oui, c’est bien ça, oui! Des journaux, tout à fait! répond le témoin en hochant maintes fois la tête.
    - M. Khavu, vous pouvez nous donner votre témoignage, propose le juge. Veuillez dire à la cour ce que vous avez vu le jour du meurtre.

    Le témoin commence son récit:

    - Je faisais du porte-à-porte pour vendre des journaux quand j’ai vu un homme s’enfuir. Je me suis dis qu’il devait être pressé car il a laissé la porte entrouverte. Comme j’ai trouvé ça bizarre, j’ai jeté un œil à l’intérieur. C’est là que je l’ai vu, par terre… Une femme immobile… Morte! Je tremblais de peur et je n’ai pas pu entrer. J’ai de suite pensé à appeler la police. Mais son téléphone ne fonctionnait pas. Alors je suis allé dans le parc le plus proche pour trouver une cabine. Je me souviens parfaitement de l’heure: il était 13 heures. L’homme qui s’est enfui était, sans nul doute, l’accusé assis là en face de moi.

    Voyant que Khavu a fini son témoignage, le juge met sa main dans sa barbe, méditant sur les paroles prononcées. J’en veux à Paul de ne pas avoir dit la vérité tout à l’heure, mais je me rends soudainement compte que c’est moi qui lui a indiqué de le faire. Je ne peux pas le défendre contre un témoignage pareil!
    Le juge sort de sa réflexion: une question le turlupine.

    - A propos, pourquoi le téléphone de la victime ne fonctionnait-il pas?
    - Votre Honneur, au moment du meurtre, une panne de courant touchait tout le bâtiment, répond le procureur.

    Mais le juge n’est pas convaincu par Boulay.

    - Les téléphones ne sont-ils pas censés fonctionner même en cas de panne de courant?
    - Oui, Votre Honneur… mais certains téléphones sans fil ne fonctionnent pas correctement. C’était le cas pour le téléphone utilisé par M. Khavu. Votre Honneur… commence le procureur en fouillant dans son dossier, puis il brandit une feuille. J’ai ici un relevé faisant état de la panne, à titre d’information.

    Boulay distribue une copie du document au juge et à moi-même. Je parcoure rapidement le papier: en effet, l’immeuble de la victime a subi une panne d’électricité entre midi et 18 heures le jour du crime. Je suis interrompu par le juge.

    - A présent, M. Wright?
    - Oui! Euh… oui, Votre Honneur?
    - Vous pouvez commencer votre contre-interrogatoire.
    - Nous y voila, Wright! La partie devient intéressante! souligne Mia à voix basse. Commence par trouver des contradictions entre le dossier et le témoignage et montre-les à la cour. »

    Je sais tout ça, Patron! Je lui fait comprendre avec un froncement de sourcils. Bon, ok, c’est à moi de jouer maintenant. Tout d’abord, lui poser des questions et lui montrer des évidences.

    - Vous avez vu un homme sortir de son appartement… Mais n’est-ce pas chose courante? Il me semble étrange que vous ayez remarqué sa présence…

    Khavu est apparemment embêté.

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  • Posté le 14 décembre 2008 à 23:33:27 Avertir un administrateur
  • - Je ne sais pas. Il m’a juste paru bizarre, c’est tout. Comme s’il était à la fois en colère et effrayé. Comme… Comme un criminel fuyant les lieux d’un crime!

    Cette remarque ne me plait pas et je le fais savoir au témoin.

    - La défense demande au témoin de ne pas émettre d’hypothèse!
    - Bien sûr. Ce que veut dire le témoin, c’est que l’homme qu’il a vu avait l’air suspect, fait remarquer Boulay. Bon, et que s’est-il passé ensuite?
    - Il a laissé la porte entrouverte, précise Khavu.
    - Entrouverte, vous dites? je demande, un peu suspicieux quant au témoignage.
    - Oui, oui, la porte était entrouverte, c’est ça. J’ai attendu là un moment, mais personne n’est venu fermer la porte. Je me suis dit: « Bizarre, dans une si grande ville… »
    - Je vois. Que s’est-il passé ensuite? interroge le procureur, apparemment pressé d’en finir.
    - J’ai regardé dans l’appartement.
    - Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de faire cela? je le questionne.
    - Ben, la porte était à moitié ouverte, vous savez. N’est-ce pas humain de vouloir… jeter un petit coup d’œil? On escalade des montagnes parce qu’elles existent! C’est pareil.
    - C’est exactement cela! Tout le monde aurait regardé à l’intérieur, coupe Boulay.

    Cette vive interruption du témoignage par le procureur me met la puce à l’oreille.
    - Donc vous avez regardé dans l’appartement. Que s’est-il passé ensuite?
    - J’ai vu le cadavre de la victime, étendu.
    - Etes-vous certain qu’elle était morte? je lui pose.
    - Ben, non, je ne peux pas l’affirmer. Mais elle était totalement inerte et il y avait du sang partout.

    J’imagine qu’en effet n’importe qui aurait conclu à un décès.

    - Très bien, que s’est-il passé ensuite?
    - Je suis resté tétanisé un moment.
    - Vous dites donc que vous n’avez touché A RIEN dans l’appartement? je conclus.
    - Hum, oui. Enfin, non! A rien.

    Je m’aperçois qu’il est de plus en plus nerveux. Mais je n’insiste pas.

    - Bon. Que s’est-il passé ensuite? Vous avez voulu appeler la police?
    - Oui.
    - Mais vous ne l’avez pas fait tout de suite!
    - S’il vous plait, écoutez la suite du témoignage, m’interrompt Boulay.

    A ce moment j’ai envie de lui dire ma façon de penser. Mais mieux vaut me taire.

    - Le téléphone de l’appartement ne marchait pas, précise Khavu.
    - Son téléphone ne fonctionnait pas?
    - Oui, enfin non, il ne fonctionnait pas, c’est exact.
    - Mais vous avez prétendu ne pas être entré dans l’appartement! A moins que…?
    - Ah, ok, ça? Je peux tout vous expliquer! Il y avait un téléphone sans fil sur une étagère, dans l’entrée. J’ai juste tendu la main pour l’attraper, puis j’ai essayé de téléphoner…
    - Mais ce téléphone ne fonctionnait pas, c’est bien cela? interroge le procureur.
    - Oui, c’est pour ça que je suis allé à une cabine à l’extérieur.
    - Pourquoi utiliser une cabine publique? je demande.
    - Eh bien, voyez-vous, je ne possède pas de téléphone portable. On était au beau milieu de l’après-midi, aucun voisin n’a répondu présent.
    - Bien, bien… A quelle heure dites-vous avoir téléphoné?
    - Vers 13 heures, je vous l’ai déjà dit.
    - 13 heures? En êtes-vous certain?
    - Oui. Absolument.

    Le fait qu’il est parfaitement sûr de lui me laisse penser qu’il était bel et bien cette heure-ci. Mais Mia me fait signe:

    - 13 heures? Wright, cela ne te semble pas étrange? Regarde ton dossier.

    Aussitôt, je me penche sur mon dossier, parcourant les pages. Une chose m’interpelle immédiatement. Triomphant, je hurle, peut-être un peu fort:

    - Vous avez trouvé le corps à 13 heures. En êtes-vous certain?
    Le témoin reste cependant sur sa déclaration.

    - Oui. La pendule indiquait très exactement 13 heures.
    - Honnêtement, je trouve cela difficile à croire, dis-je d’un ton moqueur. Votre déclaration est en totale contradiction avec le rapport d’autopsie. Celui-ci fixe l’heure du décès un peu après 16 heures. Il n’y avait aucun cœur à 13 ors, euh, aucun corps à 13 heures!

    Je suis tellement excité à l’idée de gagner ce procès que j’en perds mes mots. Cependant, cela ne m’empêche nullement de continuer.

    - Comment expliquez-vous ces trois heures d’écart?

    Khavu ne sait maintenant plus où se mettre. Il transpire à grosse gouttes et ne sait que répondre. Après un moment de silence pesant, il déglutit avant de bredouiller des mots d’une voix nerveuse.

    - Ah, ça! Oh, euh…

    Boulay, voyant son témoin incapable de s’exprimer calmement, comprend qu’il doit agir. Mais il n’est pas plus à l’aise pour autant.

    - Ceci n’a aucun intérêt! Le témoin a tout simplement oublié l’heure qu’il était!

    Le juge fait non de la tête pour réfuter l’argument du procureur.

    - Après un tel témoignage, j’ai du mal à y croire. M. Khavu. Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que vous avez trouvé le corps à 13 heures?

    Le témoin est de plus en plus tremblant, et son sourire n’est plus qu’une grimace.

    - Je, hum… Et bien je… Wouah, ça c’est une bonne question!

    Mia cherche à cacher sa joie, le procès n’étant pas terminé, mais je vois bien qu’elle est fière de moi.

    - Excellent travail, Wright! Tu vas arriver à le déstabiliser! Un mensonge en entraîne toujours un autre! Démasques-en un et toute l’histoire tombe à l’eau!

    Khavu s’écrie soudain dans le tribunal:

    - Attendez! Je me souviens maintenant!
    - Pourriez-vous nous redonner votre version des faits? interroge le juge, suspicieux.
    - Voyez-vous, lorsque j’ai découvert le corps, j’ai entendu l’heure. Une voix donnait l’heure. Ça venait probablement de la télévision. Oh, mais elle retardait de trois heures, c’est bien ça? Je suppose que la victime regardait une émission qu’elle avait enregistrée. C’est pour ça que j’ai cru qu’il était 13 heures! Je suis vraiment navré pour ce malentendu.
    Le juge est plongé dans ses pensées:

    - Hmm… Je vois. Vous avez entendu une voix qui disait l’heure dans une émission enregistrée. M. Wright, vous pouvez interroger le témoin.
    - Wright! m’interpelle Mia. Tu sais quoi faire!
    - Je le tiens, je lui assure avec un sourire machiavélique.

    Puis j’élève la voix en direction de Khavu.

    - Vous dites avoir « entendu l’heure »… Pas « vu »?
    - Oui, entendu. La seule chose que j’ai vue, c’est ce corps allongé, là. Je n’ai pas pensé à regarder quoi que ce soit d’autre, encore moins à ma montre.
    - Hmm… N’est-ce pas quelque peu étrange? Vous affirmer donc avoir « entendu » quelque chose. Mais si la vue du corps vous avait tant choqué, vous n’auriez rien entendu du tout!
    - Le témoin déclare avoir effectivement entendu l’heure, me fait remarquer Boulay. Il serait ridicule de penser qu’il eût pu « ne rien entendre »!
    - Hmm… Je dois reconnaître que l’accusation a raison, admet le juge.
    - Etes-vous certain qu’il s’agissait d’une télévision et non… d’une radio? je demande au témoin.

    Khavu tremble un peu.

    - Eh bien, non, j’imagine que ça pouvait très bien être une radio.
    - Pour votre information, il n’y avait pas de poste radio sur les lieux, indique le procureur en consultant son dossier. Il n’y avait qu’un grand téléviseur.
    - Wright! Je n’arrive pas à mettre le doigt sur ce qui ne va pas mais quelque chose me semble louche, me dit Mia. A propos du fait qu’il ait « entendu » la télévision…
    - Le témoin l’a affirmé sous serment, il a entendu l’heure, déclare Boulay afin de mettre un terme à ce débat.
    - Vous pensez que la victime regardait une émission enregistrée, c’est ça? je demande au témoin.
    - Oui, ce qui expliquerait pourquoi l’heure n’était pas bonne.
    - C’est vrai, c’est vrai…

    De nouveau, Mia me chuchote quelque chose.

    - Wright! D’après moi, le problème se situe ailleurs…
    - Nous sommes d’accord, vous avez entendu l’heure sur place, dit le juge.

    Je continue mon interrogatoire.

    - Etes-vous sûr que la voix que vous avez entendue a dit qu’il était 13 heures?
    - Oui, je l’entends pour ainsi dire encore. C’était très net.
    - M. Boulay, l’accusation a-t-elle vérifié ce témoignage? questionne le juge.
    - Je vous présente mes excuses, Votre Honneur. J’ai moi-même entendu à l’instant que le témoin avait « entendu » l’heure.
    - Ouh, je suis vraiment désolé, je viens juste de m’en souvenir, s’excuse Khavu, très gêné.
    - Eh bien, faites attention à ce que vous dites! je gronde le témoin, bien que cela ne serve à rien.

    Mia commence à s’inquiéter à mon sujet:

    - Tu remarques quelque chose de suspect?

    Je hoche la tête pour lui montrer que je contrôle parfaitement la situation. Puis je hausse la voix:

    - L’accusation a dit qu’il y avait une panne de courant au moment de la découverte. D’ailleurs, ce relevé le prouve! fais-je en brandissant la copie du relevé de la panne de courant que m’a donné Boulay.

    Un sursaut se fait sentir chez Khavu.

    - Il est impossible que vous ayez entendu une télévision, ni même un enregistrement.

    Le témoin se cramponne de plus en plus à la barre. Il se remet à bredouiller, sans qu’on puisse entendre le moindre mot sensé.

    - La défense marque un point, reconnaît le juge. Avez-vous une explication à cela, M. Khavu?
    - Non, je… Je trouve ça moi-même très intrigant!

    L’assistance attend la suite de son explication, mais rien ne vient. Le témoin sursaute de nouveau, si bien que ses cheveux, ou devrais-je dire sa perruque, se mettent en travers de sa tête. Tandis qu’il la remet à l’endroit, il donne sa nouvelle version des faits.

    - Attendez! Je me souviens maintenant!
    - M. Khavu? La cour préfèrerait entendre un témoignage exact, depuis le début, dit le juge d’un ton menaçant. Ces rectifications constantes nuisent à votre crédibilité. Et puis, vous me semblez plutôt… affolé.

    Le témoin au lieu de se calmer, continue de pivoter de droite à gauche.

    - Toutes mes excuses, Votre Honneur! Ça doit, euh, ça doit être le choc lié à la découverte du corps!
    - Très bien, M. Khavu. Écoutons à nouveau votre déposition.
    - En réalité, je n’ai pas entendu l’heure, je l’ai vue! Il y avait une pendule dans l’appartement, il me semble! Oui, l’arme du crime! Le meurtrier l’a utilisé pour frapper la victime! C’est cela que j’ai dû voir.
    - Vous avez vu une pendule? Je suppose que ceci explique cela, conclut le juge.
    - Votre erreur de confondre « voir » et « entendre » l’heure me paraît vraiment très louche, M. Khavu, je déclare.
    - Oui, je comprends que vous puissiez avoir quelques doutes… Je suis vraiment navré. Je viens de me souvenir de cette pendule!
    - Alors l’arme du crime est une pendule? Pourquoi ne nous avez-vous pas dit cela dès le départ?
    - Cela m’était complètement sorti de la tête, tout simplement! Même moi je ne suis pas tout à fait sûr de ce qui s’est passé…
    - Le témoin dit qu’il a vu la pendule. Point final, conclut Boulay.
    - Mais l’arme du crime n’est pas une pendule, j’insiste. Il s’agit de cette statue! Trouvez-vous que cela ressemble à une pendule?

    Le témoin me coupe soudain la parole, apparemment hors de lui.
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  • Posté le 14 décembre 2008 à 23:34:47 Avertir un administrateur
  • - Quoi? Avec vos objections et vos pièces à conviction… Mais pour qui vous vous prenez?
    - Répondez simplement à la question, M. Khavu.
    - Mais, je… je l’ai vue là-bas, ok? C’est une pendule!
    - Votre Honneur! Si je puis me permettre…
    - Oui, M. Boulay?
    - Comme l’a déclaré le témoin, cette statue est en effet une pendule. Son cou est un bouton: vous le basculez et elle vous donne l’heure à voix haute. Comme on ne dirait pas une pendule, je l’ai soumise en tant que statue. Je m’excuse.
    - Je comprends. L’arme du crime était donc bien une pendule. Eh bien, M. Wright? Il semble que la déposition du témoin soit correcte. Cet objet est une pendule. Sa déclaration vous gêne-t-elle toujours à présent?
    - Je ne pense pas. Il y avait bien une pendule sur les lieux, donc tout est parfait.

    Un soupir de mécontentement s’élève derrière moi: Mia n’a pas l’air de mon avis.

    - Wright! Tu as perdu la tête? Cette pendule ne ressemble absolument pas à une pendule! Le témoin n’a pas pu savoir qu’il s’agissait d’une pendule simplement en la regardant! Il l’a dit lui-même, il n’est jamais entré dans l’appartement. C’était dans sa déposition!
    - Hé! Mais vous avez raison! j’admets, un peu gêné.

    Le juge nous observe.

    - Quelque chose ne va pas? La défense a-t-elle quelque chose à ajouter?
    - Oui… Oui je veux ajouter quelque chose! La seule façon de savoir que l’arme est une pendule est de la tenir dans sa main. Or le témoin a déclaré n’être jamais entré dans l’appartement! La contradiction est évidente!
    - Hmm… en effet! admet le juge.
    - Le témoin savait qu’il s’agissait d’une pendule parce qu’il est entré dans l’appartement! Vous mentez! Vous étiez dans l’appartement le jour du meurtre!
    - Ah ouais? Prouvez-le! Prouvez que je suis entré!
    - Je vais même faire mieux que ça! Je peux prouver que c’est vous qui l’avez tuée! Vous l’avez frappée avec la pendule et le choc du coup a déclenché la voix! C’est cela, le son que vous avez entendu!

    Mon accusation sème la stupeur dans l’assistance, et de nouveau le juge est obligé de réclamer le calme.

    - Silence dans la salle!

    Puis son ton se radoucit alors qu’il me parle.

    - Curieux. Veuillez poursuivre, M. Wright.
    - Oui, Votre Honneur.

    Je me tourne vers le « prétendu » témoin.

    - M. Khavu, ce son a dû vous faire une drôle d’impression. Ce qui se comprend: l’arme du crime a parlé au moment où vous avez assommé la victime! Cette voix est inscrite dans votre mémoire. C’est pour cela que vous étiez si formel à propos de l’heure.

    Le témoin est médusé et Boulay en profite pour crier:

    - Objection! Q-q-qu’est-ce que cela signifie? Tout cela n’est qu’hypothèse sans fondement!
    - Sans fondement…? je réplique. Regardez donc le visage du témoin!

    Toute les personnes présentes dans le tribunal semblent à présent observer Khavu, qui serre ses dents et son poing, impuissant.

    - Le témoin pourrait-il donner des détails? Avez-vous frappé la victime avec cette pendule? demande le juge.
    - Je… Je…! Ce… ce jour-là… Je…je n’ai jamais…! Ecoutez… Je… la pendule… Je l’ai entendue… non, je veux dire, je l’ai vue… gnnn!

    Khavu ne semble plus contrôler ses balbutiements. De rage, il s’arrache sa perruque, et la jette à terre. Il ouvre son col pour mieux respirer.

    - Taisez-vous, taisez-vous, taisez-vous! Je vous déteste! C-c’était lui, je vous dis! Je l’ai vu! I-il l’a tuée et il mérite de brûler en enfer! Condamnez-le à mort!

    Alors que le témoin continue de jeter son dévolu sur Paul, la salle s’échauffe.

    - Silence! J’ai dit silence dans la salle! ordonne le juge.
    - Votre Honneur, j-je vous demande un instant, bégaie le procureur, le front baigné de sueur. Il n’y a pas la moindre preuve de ce qu’avance la défense!
    - M. Wright! tonne le magistrat.
    - Votre Honneur?
    - Vous affirmez que le son entendu par le témoin provenait de la pendule… Pouvez-vous le prouver?

    Toute l’affaire repose sur ça! J’ai tout intérêt à m’appliquer.

    - Oui, Votre Honneur. Le son que M. Khavu a entendu provenait sans aucun doute de cette pendule. Pour le démontrer, il suffit simplement de faire retentir la pendule. Ecoutons-la maintenant, dans ce tribunal. Votre Honneur, puis-je avoir la pendule?

    N’y voyant aucun inconvénient, le magistrat confie l’arme du crime au greffier qui vient me l’apporter, dans un silence pesant. Le penseur en main, j’élève la voix.

    - Je demande à la cour d’écouter très attentivement…

    Je bascule le bouton près du cou de la statuette et une voix retentit: Je pense qu’il est 8 heures 25.

    - Cette façon d’annoncer l’heure me parait tout à fait étrange, conclut le magistrat.
    - Eh bien, il s’agit du « Penseur », après tout, je lui fais remarquer.
    - Bon. Nous avons entendu la pendule. Qu’en concluez-vous, M. Wright?
    - M. Boulay, pouvez-vous me dire l’heure qu’il est?
    - Il est 11 heures 25, observe le procureur sur sa montre. Il pousse ensuite un petit cri d’étonnement.
    - Comme vous pouvez le constater, cette pendule retarde très exactement de trois heures. Soit la différence entre ce qu’a entendu M. Khavu et l’heure réelle de la mort. Donc, M. Khavu… essayez un peu de vous en sortir, cette fois!

    Le témoin, devenu accusé, ne répond pas, ayant toujours du mal à reprendre son souffle. Mais il arbore après réflexion un sourire.

    - Vous avez oublié une chose!

    A ces mots, je me sens parcouru par un frisson.

    - Même si cette pendule retarde effectivement de trois heures… Cela ne prouve rien! Comment pouvez-vous savoir qu’elle retardait de trois heures le jour du meurtre? Si vous ne pouvez pas le prouver, vous êtes à court d’argument!

    Il a raison! Comment vais-je bien pouvoir prouver ça? Bon sang, j’étais si près du but! Le juge m’interroge en voyant mon regard affolé.

    - M. Wright? Vous ne semblez pas être en mesure d’apporter la preuve de ce que vous avancez.

    Un nouveau frisson me prend dans la moelle épinière.

    - Oui, Votre Honneur.
    - Ce qui signifie que je ne peux pas vous laisser accuser le témoin. Malheureusement…

    Il frappe avec son marteau.

    - Cela met fin au contre-interrogatoire de M. Frank Khavu.
    - Je fais le déplacement jusqu’ici pour témoigner et voila ce que se passe! s’insurge le témoin, qui semble avoir retrouvé ses moyens. On me traite comme un criminel! Un criminel! Les avocats sont tous des vermines! »
    Je suis pourtant convaincu de sa culpabilité et je m’aperçois avec amertume que je le tenais presque. Désolé Paul… Je n’ai pas réussi à respecter mes engagements envers toi. Il n’y a plus rien que je puisse faire à présent…

    Soudain, une voix forte me sort de mes pensées: c’est Mia.

    - Pas si vite, M. Khavu!

    Son intervention sème le trouble dans l’auditoire. Je m’adresse à elle, décontenancé.

    - Mia! Pardon, Patron!
    - Ecoute-moi bien, Wright! N’abandonne pas, pas comme ça! Réfléchis!
    - Mais, Patron, c’est terminé. Je ne peux pas prouver que la pendule retardait le jour du meurtre. Personne ne peut prouver ça!
    - Hum… Je l’admets. Mais tout n’est pas perdu! Essaie de repenser les choses sous un autre angle. Arrête de douter des faits. Considère que la pendule retardait de trois heures et… Réfléchis! Demande-toi pourquoi la pendule retardait de trois heures! Trouve la raison, et tu auras ta preuve! Ok, Wright? Peux-tu imaginer pourquoi la pendule retardait de trois heures?
    - Mais comment pourrais-je le savoir?
    - Je sais que tu peux y arriver! Il doit y avoir un élément essentiel dans le dossier de l’affaire… Quelque chose qui expliquerait pourquoi cette pendule retardait de trois heures. Trouve-le et il ne saura plus sur quel pied danser! »

    Je me plonge immédiatement dans mon dossier, recherchant en même temps dans ma mémoire une partie du procès qui pourrait me mettre sur la voie. Une chose me saute rapidement aux yeux, comme une évidence. Je sens tenir ma preuve.

    - M. Wright? demande le juge qui commence à s’impatienter.
    - O-o-oui, Votre Honneur?
    - Vous dites que la pendule retardait déjà le jour du meurtre… Pouvez-vous le prouver?

    On y est… C’est tout ou rien.

    - Oui, Votre Honneur. Je pense avoir la preuve de ce que j’avance.

    Khavu éclate de rire.

    - J’aimerais bien voir ça!

    Je déglutis une dernière fois avant de présenter mon ultime recours.

    - La victime était revenue de l’étranger la veille du meurtre. Comme nous le savons tous, le décalage horaire entre ici et Cuba est de trois heures! La victime n’avait pas remis sa pendule à l’heure depuis son retour! C’est pourquoi l’heure annoncée lorsque vous l’avez assommée chez elle était fausse! Ces preuves vous suffisent-elles, M. Khavu? Ou devrais-je plutôt dire… M. Qu’a fait? »
    Khavu devient pâle et manque de s’affaler par terre, sous le choc. Il est aidé par des policiers qui l’emmènent hors de la salle. Un tumulte de parole envahit le tribunal pendant plusieurs minutes devant un tel spectacle.

    - Silence! J’ai dit silence! tonne le magistrat. Bien… Cette affaire prend une tournure assez inattendue, je dois dire. M. Boulay… votre client?
    - Il… euh… il a été arrêté et emmené, Votre Honneur.
    - Très bien. M. Wright?
    - Oui, Votre Honneur.
    - Je dois avouer que je suis impressionné. Je ne pense pas avoir déjà assisté à une défense aussi rondement menée! Non seulement l’accusé est innocenté, mais le véritable coupable est démasqué!
    - Merci, Votre Honneur.
    - A ce stade, ceci n’est qu’une simple formalité, mais… La cour déclare l’accusé, M. Paul Defès… non coupable.

    Il frappe une dernière fois avec son marteau.

    - Sur ce, la séance est levée. »

    Finalement, il s’est avéré que Frank Khavu n’était qu’un simple cambrioleur. Il se faisait passer pour un vendeur de journaux afin de repérer les appartements vides. Ce jour-là… Quand Paul s’est rendu chez sa petite amie, elle n’était pas chez elle. Une fois Paul parti, M. Khavu s’est introduit chez la victime pour faire son sale boulot. Alors qu ‘il fouillait l’appartement, la victime est rentrée chez elle. M. Khavu s’est énervé, il a attrapé le premier objet qui lui tombait sous la main…

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  • ninoudu80 Voir le profil de ninoudu80
  • Posté le 26 décembre 2008 à 18:02:43 Avertir un administrateur
  • Cool!!!!j'adore Phoenix wright , le roman c'est ce qui manquer.
    G-E-N-I-A-L !!!!! merci
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  • [Zoloom] Voir le profil de [Zoloom]
  • Posté le 30 décembre 2008 à 00:17:48 Avertir un administrateur
  • Mais de rien.

    Je poste la 2e affaire dans un autre sujet.
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  • Maya-81 Voir le profil de Maya-81
  • Posté le 25 janvier 2009 à 18:10:37 Avertir un administrateur
  • Oué un peut plus et je m'endormé c nul a chier ton truc
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  • Intello76 Voir le profil de Intello76
  • Posté le 14 février 2009 à 10:27:11 Avertir un administrateur
  • J'ai lu le roman et je dois dire que je suis impressionné ! Bravo pour ce roman, c'est le même frisson que dans le jeu. Je ne me suis pas ennuyé une seconde et j'attends de voir la suite.
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  • Justice119 Voir le profil de Justice119
  • Posté le 19 février 2009 à 15:22:17 Avertir un administrateur
  • Franchement c'est très bien fait tout est bien décrit jusqu'au moindre détail, Bravo ! Vivement la seconde affaire.
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  • kidmew Voir le profil de kidmew
  • Posté le 19 février 2009 à 16:32:16 Avertir un administrateur
  • Cool a quand la suite?
    Franchement c le kiff de lire les aventure de notre avocat préféré.

    En revanche "Maya-81" Je trouve ta réfléction déplacer;
    Pour ma par je trouve qu'il faud un certain talent pour retranscrire d'un jeu au papier.

    [Zoloom] On est nombreux je pense a reconaitre ton travaille et franchement tu devrait adrésser ton idée a une maison d'édition car l'idée est bonne et sa se vendrais bien vu le succes rencontrer par les jeu.
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  • Akisatu Voir le profil de Akisatu
  • Posté le 22 février 2009 à 21:31:53 Avertir un administrateur
  • C'est vrai que c'est bien écrit, mais il ne pourra jamais publier les aventures de Phoenix Wright, et je dis bien jamais ! Les personnages appartiennent exclusivement à Capcom, et cette société possède un copyright indiscutable là-dessus. Donc personne ne peut publier un livre à but commercial sans l'accord de Capcom. C'est la dure vérité.
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  • [Zoloom] Voir le profil de [Zoloom]
  • Posté le 24 février 2009 à 18:46:35 Avertir un administrateur
  • Je reviens là à tout hasard et c'est avec plaisir que je me décide à vous faire la deuxième affaire, vu que j'ai des lecteurs. C'est uniquement ça qui me motive, alors n'hésitez surtout pas à me donner vos impressions.

    Ok je lance un nouveau sujet avec la deuxième affaire, merci à vous tous.

    Je précise qu'en effet, si je voulais faire ça, il me faudrait l'accord de Capcom, et je ne doute pas que c'est mission impossible. Donc pour le moment je me contente de le livrer gratuitement.

    Si un jour j'envisage de faire un bouquin, je le ferais plutôt avec une autre transcription, à savoir Final Fantasy VIII. Si ça vous intéresse prenez mon MSN (dans mon profil), je vous la filerai.
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  • Phoenix-W Voir le profil de Phoenix-W
  • Posté le 1er mars 2009 à 17:10:40 Avertir un administrateur
  • Pas mal du tout! tu devrait envoyer sa a un éditeur,kidmew a raison mais pour les histoires avec Capcom, tu peut trouver un arrengement mais sa risque d'etre long...
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Sujet : « Phoenix Wright Ace Attorney, le Roman »

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