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22 septembre 2009 à 21:27:10

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(¯`·._.· | • Hayao Miyazaki • | ·._.·´¯)
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La fin du siècle précédent a vu l’avènement de l’animation japonaise comme une véritable force dans le domaine de la narration cinématographique. Alors que la montée en puissance de Pixar sonnait le glas de la suprématie disneyenne aux États-Unis, l’animation japonaise se voyait accorder une popularité sans précédent hors de son pays d’origine. Si Akira de Katsuhiro Ôtomo avait adressé de sérieux coups de semonces, c’est avec l’œuvre de Hayao Miyazaki au sein de son studio, Ghibli, que le grand public a pu découvrir toute la richesse d’un média très populaire au pays du soleil levant. Après le semi-échec de Porco Rosso en 1992, Princesse Mononoke en 1997 et surtout Le Voyage de Chihiro, lauréat de l’Ours d’Or à Berlin en 2001, popularisent l’œuvre du cinéaste à travers le monde.
1. Biographie - Hayao Miyazaki : L'enchanteur
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Hayao Miyazaki à la loupe
Miyazaki est né à Tokyo, le 5 janvier 1941, ce qui va l’entraîner au cœur même de la seconde Guerre Mondiale, qui va fortement marquer son enfance et finalement son œuvre. Dans le même temps, son père dirige une entreprise aéronautique familiale, produisant les gouvernes d’avions de chasse « Zero », dont l’efficacité a été démontrée durant la guerre. Fasciné par ces engins volants, Hayao est imprégné à jamais des images stupéfiantes que les avions peuvent offrir. C’est donc lors de cette enfance mouvementée que toutes les bases de son travail se sont formées. Ses proches ont également une place privilégiée dans ses futures créations. Dans Mon voisin Totoro, par exemple, on retrouve l’image de sa mère, gravement malade de longues années durant, rappelant sans aucun doute celle de Mei et Satsuki. En 1944, rester au même endroit devient dangereux, et la famille Miyazaki sera par trois fois déplacée en un an. Hayao connaîtra trois écoles différentes entre 1947 et 1952, mais c'est à l’occasion de ses années lycéennes qu'il se passionne pour l’animation, après avoir découvert le premier long métrage couleur diffusé au Japon par le studio Toei, Le Serpent blanc (Hakuja den, de Yabushita Taiji), inspiré d’un conte chinois. Il débute alors dans l’univers artistique, en commençant par dessiner des avions et autres machines volantes, se sentant incapable d’esquisser des personnages. Mais cette passion naissante est fortement inspirée de Tezuka, et la prise de conscience est douloureuse : Hayao brûle l’intégralité de ses dessins, pour se consacrer à ses études d’économie à Gakushuin, où il rédige une thèse sur l’industrie japonaise et rejoint un club de recherche sur la littérature enfantine.
Sa carrière artistique à proprement parler commence en avril 1963, où il trouve un travail d’intervalliste au studio d’animation Toei. C’est en proposant une autre fin, acceptée par le studio, au film Gariba no Uchu Ryoko (1965) que Miyazaki se fait remarquer au sein de l’entreprise, où il est rapidement mis au travail sur Les Fidèles Serviteurs canins (Wan wan chushingura) puis sur la première série télévisée de Toei, Ken, l'enfant-loup (Okami Shonen Ken). En 1964, le studio d’animation est parcouru par une grande vague de troubles opposant les syndicats et les dirigeants de la société. C’est Miyazaki qui prendra la tête des manifestants, et deviendra leur secrétaire en chef, avec Isao Takahata comme vice président. C’est également à cette époque que le maître rencontre Akemi Ota, qui deviendra sa femme en octobre 1966. L’année 65 sera sous le signe d’une collaboration fructueuse entre Miyazaki et Takahata, de laquelle naîtra Hassuru Panchi (Panchi, le bagarreur), puis le premier long métrage d’Hayao, Horus, prince du Soleil, après son impatience à quitter le domaine des séries télévisées. Cependant, le temps de la télévision est arrivé, et le film, chef d’œuvre artistique de l’époque, ne décollera pas, même après sa sortie, le 21 juillet 1968.
En parallèle, Miyazaki travaillera sur diverses séries, comme Sally, la petite sorcière (Mahotsukai Sally), Mystérieuse Akko-chan (Himitsu no Akko-chan), et travaille en tant qu’animateur principal de Le Chat botté (Nagagutsu o haita neko) et du long métrage Le Vaisseau fantôme volant (Sora tobu yureisen) en 1969. Enfin, il se lance dans le manga sous le pseudonyme d’Akitsu Saburo avec Le peuple du désert (Sabaku no Tami), paru de septembre 69 à mars 70 dans Shonen Shojo Shinbun. En 1971, une fois les animations respectives de L’île au trésor des animaux (Dobutsu Takarajima) et de Ali Baba et les 40 voleurs (Ali Baba to 40 no Tozoko) terminées, Hayao Miyazaki démissionne de Toei, jugeant que la politique de l’entreprise ne lui convenait pas. Il rejoint alors Isao Takahata et Yoichi Kotabe aux studios A-Pro. Il s’investira beaucoup dans son travail, et accompagnera Yutaka Fujiota, le président de Tokyo Movie, en Suède pour décrocher les droits de Fifi Brindacier (Nagakutsushita no Pippi). Cependant, cette entreprise échoue, mais permettra à Miyazaki de faire son premier voyage à l’étranger, et de récolter des idées dans les paysages de Scandinavie, qu’il réutilisera notamment pour Kiki la petite sorcière. Il réalisera également, en collaboration avec ses coéquipiers du studio, plusieurs épisodes de la série Lupin III (Rupan sansei) et le court-métrage Panda et Petit panda (Panda Kopanda), ce dernier rappelant d’ores et déjà le design jovial et bienheureux que Miyazaki donnera à Totoro.
En juin 1973, le trio Miyazaki, Takahata et Kotabe quitte A-Pro pour Zuiyo Pictures, une filiale de Nippon Animation. Pendant cinq ans, ils travaillent sur un projet consistant à adapter des romans occidentaux au Japon. On peut par exemple citer Heidi, la petite fille des Alpes (Arupusu no shojo Haiji, 1964), film pour lequel Miyazaki travailla en tant que concepteur scénique et fit un voyage en Suisse pour s’inspirer de l’ambiance nécessaire à la réalisation du film. C’est en 1978 que l’artiste obtiendra enfin l’opportunité d’accéder au statut de réalisateur chez Nippon Animation. De là découle une série de 26 épisodes intitulée Conan, le fils du futur (Mirai shonen Conan). Celle-ci, basée sur un roman pour enfant (The Incredible Tide d’Alexander Key), aborde des thèmes précurseurs des grands succès de Miyazaki. On y retrouve notamment un monde post-apocalyptique, une situation écologique désastreuse ainsi que l’apparition des premières machines volantes créées par le maître. L’année suivante, il rejoint la Tokyo Movie Shinsha et y sort son premier film en tant que réalisateur : Lupin III : Le Château de Cagliostro (Rupan sansei: Kariosutoro no shiro). Ce classique du genre marque donc un grand tournant dans la vie du maître de l’animation japonaise. C’est à peu près à la même période qu’il rencontre Toshio Suzuki, futur ami et chroniqueur de Miyazaki dans Animage. En 1980, il travaillera pour Telecom Animation, et joue le rôle d’instructeur vis-à-vis des nouveaux animateurs arrivés dans la société. C’est à cette période qu’il réalise les épisodes 145 et 155 de la série Lupin III, en utilisant Telecom comme pseudonyme.
De Nausicaä à Ponyo
C’est en 1982 que Miyazaki va réellement construire sa renommée. Avec le soutien de Suzuki, il décide de commencer Nausicaä de la vallée du vent (Kaze no tani no Naushika), mais les producteurs ne veulent s’appuyer que sur des mangas ou de la musique pour accepter un projet. Le duo d’amis ne se décourage pas, et c’est dans Animage que la version imprimée de Nausicaä est publiée, chef d’œuvre en terme de saga épique et écologique qui lui prendra douze ans. Le manga se révèle être un succès considérable, après son élection au titre de lecture favorite des lecteurs du magazine pour lequel travaille Suzuki. Miyazaki se lance également dans la publication de Le Voyage de Shuna (Shuna no tabi), manga se rapprochant fortement de Princesse Mononoké (Mononoke Hime). C’est l’année suivante que la décision d’adapter Nausicaä en film est lancée. Durant ce projet, Miyazaki va recruter des animateurs afin de faire avancer la production, en retard suite à l’exigence du maître, jusqu’à ce que le film sorte en 1984 sur les écrans japonais, remportant un franc succès, d’ailleurs considéré par beaucoup comme le premier véritable film de Miyazaki. C’est cette notoriété qui lui permettra de fonder en 1985 le studio Ghibli en compagnie d’Isao Takahata, son collègue et ami. « Ghibli » est un terme italien désignant un vent du désert. Un tel clin d’œil signifie pour Miyazaki une révolution dans le domaine de l’animation japonaise, à la manière d’un vent qui balayerait tout sur son passage, laissant le paysage fertile et modelable.
Cette réussite va pourtant aller de paire avec de mauvaises nouvelles, notamment la mort de sa mère un an avant la sortie du film, à l’âge de 71 ans. Paradoxalement, c’est sans doute aussi ce qui a plongé Miyazaki dans le travail, en tant que producteur de rares mais magnifiques longs métrages. Ghibli s’impose en 1986, à la sortie du premier projet de film de la compagnie : Laputa, le Château dans le Ciel (Tenku no shiro Rapyuta), pour lequel Miyazaki s’est rendu au pays de Galles. Rapidement, la sortie de Mon voisin Totoro (Tonari no Totoro - 1988) confirme la réputation du studio et de son fondateur, tant le film est devenu un emblème pour les japonais comme pour le studio, qui en a fait sa mascotte, et ce en dépit du premier refus du projet en 1986. C’est grâce à l’intervention de la maison d’édition du roman ayant inspiré Le tombeau des Lucioles, de Takahata, que les deux films verront le jour dans le même temps, multipliant le travail nécessaire à leur réalisation. Puis c’est en 1989 que Kiki la petite sorcière (Majo no takkyubin) sort au Japon, avant une baisse de régime de la part de Miyazaki, suivant la période de crise durant la production de Kiki, faisant pencher dangereusement le studio dans ses limites financières. Après trois années vides de productions majeures, Porco Rosso (Kurenai no buta) se démarque des habituelles sorties de Miyazaki, notamment par l’intermédiaire d’un héros adulte et incarnant lui-même le préjugé de l’apparence. De plus, il y a beaucoup plus de réalités dans ce film (les faits historiques et politiques rappellent les années 1920). 1995 voit ensuite le studio produire un clip de quelques minutes, On Your Mark, pour la chanson du même nom du groupe de j-pop Chage and Aska. Ce clip sera de plus diffusé avec Si tu tends l'oreille (Mimi wo sumaseba - Yoshifumi Kondo), premier long métrage du studio qui ne sera réalisé par aucun des co-fondateurs.
Si Miyazaki est d’ores et déjà une légende au Japon et pour quelques initiés internationaux, c’est en 1996 que sa cote de popularité va exploser. En effet, c’est en cette même année que Disney et Ghibli passent un accord visant à distribuer tous les longs métrages du studio japonais dans le monde entier. Suivant les conseils judicieux de son ami Suzuki, le maître sort Princesse Mononoké (Mononoke Hime) en 1997, plus gros succès de tous les temps lors de sa sortie au Japon, qui se renouvelle lors de la sortie du film en vidéo, alors distribué dans de nombreux pays dont la France en 2000. C’est également une période de frayeur pour les fans de Miyazaki, puisque la rumeur d’une retraite possible, amplifiée et sortie de son contexte, est diffusée après une conférence de presse : « Je crois que c’est le dernier film que je ferai de cette manière. » signifiait seulement que la fatigue éprouvée à force de tout vérifier sur la production du film l’a grandement affaibli. Il décide d’ailleurs de quitter le studio, annulant cette décision lors de la mort de Yoshifumi Kondo, le 16 janvier 1999, qui laissa un vide, le contraignant à revenir en tant que shocho (approximativement « la tête du service »). Après une période de calme, l’idée du film Le Voyage de Chihiro (Sen to Chihiro no kamikakushi) lui vient, film qu’il réalisera jusqu’en 2001, l’annonçant encore une fois comme son dernier long métrage. Devant Princesse Mononoké, Chihiro bat tous les records du box-office japonais, lui assurant une reconnaissance internationale (dont le prix de l’Ours d’Or au festival de Berlin, et l’Oscar du meilleur film d’animation en 2002). En 2003, c’est Le Royaume des chats (Neko no Ongaeshi) que Miyazaki produit pour Hiroyuki Morita, et en fin d’année 2004, le Japon accueille un nouveau succès avec Le Château ambulant (Hauru no ugoku shiro), un film d’animation inspiré d’un roman de Diana Wynne Jones, Le Château de Hurle. En 2005, à Venise, il acceptera le Lion d’or pour célébrer l’ensemble de sa gigantesque carrière, où il déclare : « J’ai une envie intarissable de continuer à faire des films. Je veux créer des films qui inspirent les enfants. ». Il n’est alors plus question de retraite, et l’année 2008 le confirme avec la sortie nippone de Ponyo sur la falaise (Gake no ue no Ponyo), interprétation libre de la légende de La petite Sirène. Ce film sort lui aussi des sentiers battus de l’œuvre de Miyazaki, puisque les graphismes n’ont pas le même cachet que les précédents, l’auteur ayant ici usé des pastels. Le film est sorti en salles en juillet 2008 au Japon et sera projeté lors de la Mostra de Venise 2008 pour le public européen.
• Miyazaki en photo : http://www.noelshack.com/up/aab/hayao-miyazaki_347-2d43da9266.jpg
• Auto-portrait réalisé par Miyazaki : http://www.noelshack.com/up/aab/hayao_miyazaki_drawing-88f7c9068.jpg
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22 septembre 2009 à 21:27:43

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2. Des influences diversifiées
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Il faut savoir que Miyazaki a pu réaliser ce qu’il a réalisé grâce à tous les modèles qui ont pu l’impressionner, le toucher, l’influencer d’une manière ou d’une autre. En tête de liste se trouve Osamu Tezuka, qu’il a imité lors de ses tout débuts pour le dessin. Bien qu’il ait fortement critiqué le travail d’animation de Tezuka, le jeune homme qu’il était alors décide peu à peu de trouver sa propre voie. Sa passion pour l’animation est quant à elle née après le visionnage de Hakujaden (Le Serpent blanc - Taiji Yabusshita), vers ses 17 ans. Il déclare : « Mon âme était ébranlée. Ce film m'a notamment convaincu qu'au Japon aussi, il était possible d'exprimer beaucoup de choses par le biais de l'animation. Pour moi, la vision du Serpent blanc a été une expérience intense », et c’est de là que lui vient l’inébranlable conviction que l’animation ne se résume pas à Walt Disney, auquel on le comparera plus tard à son grand regret. A divers moments de sa carrière, Miyazaki découvre des œuvres qui le stimulent dans son travail. Entre autres, à ses débuts, il vit La Reine des neiges (Snejnaïa Koroleva - Lev Atamanov), qui le fit tout d’abord douter puis reprendre confiance en lui vis-à-vis de son travail, dont il comprit le rôle émouvant. La Bergère et le ramoneur (1952, réédité en 1979 sous le titre de Le Roi et l’oiseau - Paul Grimault), persuade Miyazaki que les films d’animation ne sont pas uniquement destinés aux enfants. C’est sans doute grâce à cela que l’on peut de nos jours savourer des œuvres aussi travaillées et profondes. Le souci du détail et d’une bonne animation des scènes lui vient de son admiration vis-à-vis du Canadien Frédéric Back (Crac!, l'Homme qui plantait des arbres), dont il envie la capacité à animer à la perfection jusqu’au mouvement des plantes. En 1997, le réalisateur reconnaît les influences conjuguées de Akira Kurosawa (La Forteresse cachée) et de Kenji Mizoguchi (Les Contes de la lune vague apres la pluie) présentes dans sa fable épique, Pincesse Mononoké. Les films de Akira Kurosawa, et particulièrement l'humanisme dont ils font preuve envers leurs protagonistes créent en effet chez Miyazaki une solide admiration, admiration qui sera réciproque et partagée entre les deux hommes.
Ayant longtemps travaillé avec Isao Takahata, il est normal que les deux artistes aient une vision du monde commune, d’autant plus que la décision de fonder le studio Ghibli vient de leur collaboration. Les thématiques semblent se répondre, notamment lorsque l’on voit Le Tombeau des lucioles (Hotaru no haka - 1988), qui met en scène deux orphelins confrontés à la violence de la guerre, ou encore Souvenirs goutte à goutte (Omohide Poro-poro - 1991), où le personnage principal cherche à trouver sa place dans la société, tout comme Kiki, dans le film éponyme de Miyazaki, produit peu avant. De même, Pompoko (Heisei tanuki gassen pompoko - 1994) et Princesse Mononoké traitent de la rencontre entre l’Homme et la Nature. Pourtant, la réalisation est aux antipodes : Takahata est sérieux, réaliste là où Miyazaki invente des mondes fantastiques au fonctionnement étrange et aux paysages inconnus. De plus, le graphisme de Miyazaki raffole de beaucoup plus de détails, et sa morale est bien plus axée sur la combattivité, le courage et la volonté de ses héros. Takahata, en somme, tourne son œuvre vers un public plus adulte, à travers des messages plus clairs et plus sombres, sans la dimension de rêve et d’amusement perpétuel que l’on trouve chez son ami, qui annonce toujours un dynamisme des personnages contre la fatalité.
Du côté de la Littérature, Miyazaki reconnaît avoir été très influencé par plusieurs écrivains occidentaux, dont Lewis Carroll, Diana Wynne Jones et Ursula K. Le Guin, à qui il avoua qu’il avait ses livres sur sa table de chevet. Nous pouvons également citer d’autres auteurs britanniques, dont Eleanor Farjeon, Rosemary Sutcliff, et Philippa Pearce. Il dit apprécier les contes sur l’aviation écrits par Roald Dahl (qui fut pilote à la RAF pendant la Seconde Guerre mondiale), la scène de Porco Rosso dans laquelle apparait un nuage de pilotes morts est d'ailleurs inspirée de They Shall Not Grow Old (Ils ne vieilliront pas).
Par ailleurs, Miyazaki a été marqué par deux écrivains français : Antoine de Saint-Exupéry et Jean Giraud (Mœbius) pour lesquels il a dessiné les couvertures des éditions japonaises de Vol de nuit et de Terre des Hommes (et rédigé un épilogue pour ce dernier).
3. Une ode à l'enfance
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Les films de Miyazaki se veulent détachés de toute tentative de définition, pour ne pas être limités à quelques lignes réductrices. Pourtant, son œuvre est guidée par quelques idéaux personnels, souvent éprouvés par l’auteur. On retrouve des personnages voisins, aux mêmes buts et souvent soumis aux mêmes contraintes. Pareillement, la nature a eu une place de choix dans les films du maître, tout comme la technologie, la guerre et les défauts de l’Homme. Les personnages centraux de ses films sont majoritairement des jeunes filles, en quête d’identité ou confrontées très tôt à la vie dans toute sa complexité. Mis à part Lupin dans Le Château de Cagliostro et Marco dans Porco Rosso, les héros sont avant tout des adolescents, voire des enfants. En plus de la facilité avec laquelle il identifie une histoire avec un jeune personnage, Miyazaki fait passer un message d’une manière plus naïve, et en même temps subtile. Cela permet au spectateur de réfléchir inconsciemment aux idées présentes dans chacun des films du maître. En effet, le conte a toujours su faire passer la critique ou la satyre, et Miyazaki ne fait que reprendre le vieil argument de la narration décalée pour toucher, déstabiliser et amener des questions dans les esprits curieux, les jeunes comme les moins jeunes. De plus, la malléabilité de l’esprit d’un enfant amène un développement beaucoup plus conséquent, et une évolution dans ses attitudes. Comme la métaphore du passage de l’enfance au monde adulte, Miyazaki porte ses personnages vers l’avenir, et se sert de leur courage et de leur enthousiasme pour justifier des héros combattants et fidèles à leurs idéaux, aussi décalés soient ils. Le manque d’autorité, par des parents souvent absents, exige une prise de conscience de la part de ces enfants, qui doivent assumer des choix, parfois sans issue, pour grandir face à la réalité. Très naturels, de tels personnages permettent aux jeunes spectateurs de s’y identifier, comme ils obligent les plus âgés à retourner en enfance afin d’entamer une introspection. Mais un enfant n’est pas forcément démuni, laissé dans son plus simple appareil. Pour justifier de tels destins et charmer le public, les personnages de Miyazaki sont souvent exceptionnels, mais dans les limites que cela amène. Ainsi, on peut y voir des descendants d’une famille royale ou ayant de l’influence (Nausicaä, Ashitaka, Sheeta), des sorciers (Kiki, Hauru, Ponyo), mais également des images plus « banales », comme Chihiro, Satsuki, Pazu, Sosuke, qui participent d’autant plus à la réalisation d’une dimension mystique dans laquelle ils sont entraînés, à la manière d’un enfant qui plonge dans le monde réel des adultes : un univers inconnu, effrayant, mais où certains alliés expérimentés peuvent les aider.
Selon Suzuki, un ami d’Hayao Miyazaki, celui-ci serait un féministe déclaré, convaincu que les sociétés valorisant les femmes réussissent mieux. C’est pourquoi on trouve souvent dans ses œuvres une image féminine à l’importance conséquente, même lorsqu’elle n’occupe pas le rôle principal. En effet, de tels personnages mélangent habilement tout un assortiment de personnalités passionnantes, pouvant se révéler tantôt fières et courageuses, tantôt fragiles et craintives, comme seule une femme semble pouvoir l'être. De plus, il est sensiblement plus rare de voir un homme changeant, et il est plus difficile, au vu des à priori du public, d’en représenter dans une situation tragique, alors que le mystère est naturellement incarné par une jeune fille (Mononoké en est la preuve vivante). Miyazaki se fait un plaisir d’explorer des psychologies féminines passionnantes et primordiales, réservant aux hommes des rôles plus définis, souvent héroïques. Il base la plupart des rassemblements de personnes sous le commandement d’une femme, ou bien construits par elles (Yubaba qui dirige dans Chihiro, les femmes qui y travaillent en majorité, si on exclut les grenouilles-guides, la forge de Dame Eboshi dans Princesse Mononoké, la transmission de tout un patrimoine mère-fille dans Kiki, et même les femmes qui assistent Marco pour les réparations de son avion dans Porco Rosso). D’ailleurs, Miyazaki lui-même reconnaît que « quand je réfléchis à un homme pour le rôle principal, cela devient ardu ». Il avoue qu’un film un peu aventureux mené par un homme ne peut que tomber dans le surplus d’énergie masculine, qui convient mieux à un film plus linéaire dans l’action la plus simple. En plus de cela, il confie avoir une préférence pour l’élégance dont une femme - et même une petite fille - fait preuve en n’importe quelle occasion. Face à la question de « Pourquoi des filles ? », il se justifie tout d’abord en énonçant que « ce n’est plus l’époque des hommes » puis, avec beaucoup d’humour, il ajoute « parce que j’aime les femmes ».
Un autre point, souvent abordé dans les films de Miyazaki, est le voyage que tout un chacun effectue à un moment où un autre. N’aimant pas le terme voyage initiatique, le maître n’hésite pourtant pas à le mettre en pratique. La plupart de ses héros, notamment de par leur statut d’enfant, sont loin de leurs origines, et confrontés à une situation nouvelle. Cela permet d’enlever la menace qui pèse lorsque l'on utilise trop l’image d’un enfant sans parents. La plupart de ses œuvres commencent ainsi par un brusque changement dans le quotidien (déménagement pour Chihiro et Satsuki, exil d’Ashitaka, voyages de Kiki et de Sophie, isolement de Nausicaä par rapport au reste du monde...), qui permet une évolution du personnage afin de le mener à un nouvel état de stabilité et de confiance. C’est dans Le voyage de Chihiro que ce but est le plus clairement mis en avant, avec pour dessein de faire grandir la petite fille, plongée dans un univers inconnu et effrayant. Chihiro mûrit, apprend à s’intégrer dans cet univers qui n’est pas le sien, allant jusqu’à s’y plaire. Dans Le château ambulant, également, Sophie part de chez elle pour finir chez Hauru, suite à une malédiction qui va la faire changer de comportement, de vision sur elle-même. On voit à quel point son apparence est liée à sa personnalité, et c’est cet apriori qu’elle va combattre en se retrouvant face à elle-même pour se forcer à réagir. En définitive, même si le héros n’est pas un(e) enfant, Miyazaki accorde une place toute particulière à cet état de fait, cette période particulière. Il le fait également ressortir par de nombreuses allusions aux souvenirs. C’est ce qui confère aux films de l’auteur ce doux amalgame entre passé et présent, mettant en valeur le lien qui les unit, faisant ressortir les conséquences d’un vécu pas si lointain que ça, comme si l’adulte ne se séparait jamais vraiment de ce qui a fait de lui un enfant. Miyazaki lui-même expérimente ceci à chaque fois : « Je ne fais jamais un film avec mon cerveau ni avec mon ventre. […] Je descends encore plus profondément dans mes souvenirs et mes émotions d'enfant. » Cette ode à l’enfance, en toute circonstance, est un des éléments majeurs de ses films, ce qui explique le public diversifié de Miyazaki.
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22 septembre 2009 à 21:28:21

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4. Des messages au-delà du visuel
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Si les personnages se ressemblent dans le fond, pour amener le rêve et l’insouciance qui caractérisent la majorité des films de l’auteur, quelques points dans le scénario sont également habituels. Par exemple, de nombreuses images d’engins volants sont présentes dans l’univers du maître de l’animation japonaise. Révélatrices de son passé, elles s’accordent avec le travail de son père et de son oncle, tout comme elles s’adaptent à l’univers de la guerre qu’il a connue très tôt. De plus, avant d’esquisser ses premiers personnages, le jeune dessinateur ne faisait que dessiner ces étranges machines, construites par les hommes, et les défiant de par leur capacité à planer dans les airs, alors même que leurs créateurs restent bêtement cloués au sol. Porco Rosso est alors l’exemple le plus évident, puisque Marco est un aviateur des années 20. Ce film semble avoir été mis au point pour montrer ces prodiges de métal, pour une fois plus ou moins inspirés de machines déjà existantes. Hauru et Sophie volent grâce à la magie, mais de nombreux autres engins sont représentés, tout comme dans Nausicaä de la vallée du vent, ou bien à la manière de Chihiro qui utilise un dragon pour dominer le ciel, et Kiki qui se sert d’un balai. Au final, si la technologie est un point central de l’œuvre de Miyazaki, c’est surtout cette notion d’envol qui en ressort, défiant les lois de la gravité pour que les humains eux aussi puissent enfin goûter au plaisir de s’évader quelque part, là haut, loin de la réalité, des problèmes (maladie de la mère de Satsuki et Mei, qui se réfugient dans les bras d’un Totoro se déplaçant d’arbres en arbres) et des règles. Ces scènes, loin d’être anodines, sont toujours relatives à l’univers du conte, afin d’insister sur la scène qui les contient : dans Porco Rosso c’est l’ensemble du film, représentant le ciel comme un paradis d’évasion, dans Chihiro, l’envol avec Haku déclenche la prise de conscience vis-à-vis d’un souvenir oublié, Hauru s’envole régulièrement pour s’échapper, fuir, avant de faire face violemment, déclenchant alors les derniers mystères du scénario, Kiki s’envole afin d’accomplir pleinement l’héritage qu’on lui a laissé en tant que sorcière … Il n’y a que Princesse Mononoké qui ne traite pas de cette notion de liberté, de rêve, fait en totale adéquation avec la gravité du film.
Comment parler de Miyazaki sans évoquer le thème de l’écologie ? Lui qui trouve que notre monde actuel est superficiel et qui attend une révolution naturelle pour sauver notre ère… Le rapport de l’homme à la Nature est un élément primordial dans l’œuvre du réalisateur, un problème qui lui tient à cœur. Il serait inutile de citer toutes les œuvres qui s’y rapportent de près ou de loin, cependant on peut y remarquer une chose : Miyazaki ne porte jamais de jugement hâtif. Il imagine des mondes post-apocalyptiques, en friche, dans lesquels la Nature reprend ses droits sur l’Homme, sans toutefois transformer ses contes en films militants. A aucun moment il ne prétend avoir une solution aux désastres écologiques qu’il met en scène, il se préfère en narrateur détaché, décrivant des situations parfois extrêmes, parfois sensées, dans lesquelles les hommes se voient directement confrontés aux conséquences de leurs actes.
Miyazaki voit la Nature comme un être à part entière, qui accepterait beaucoup de choses avant de se rebeller, de priver les hommes de ses bienfaits en devenant hostile. C’est le cas dans Princesse Mononoké, Nausicaä et même le tout récent Ponyo. Mais la place de la Nature dans la carrière de Miyazaki ne se résume pas à cela : pour lui, tout est vivant, les esprits de la forêt sont partout, et le message écologique peut tout aussi bien se cacher dans les paysages de Totoro, les combats dévastateurs du Château ambulant ou tout simplement la profusion d’esprits divers et variés dans Le voyage de Chihiro, bien que ce dernier film s’axe plus sur la progression de l’héroïne dans son environnement.
Miyazaki souhaite choquer, émouvoir, faire réfléchir sur cette place que la Nature occupe dans notre quotidien. Et la perception d’un tel univers étant quasiment instinctive, Miyazaki se détourne peu à peu des messages directement écologiques de Mononoké ou Nausicaä, afin de faire éclater la relation étroite entre la Nature et l’humanité, ainsi que les liens spirituels qui existent entre eux. Il s’exprime lui-même sur le sujet en déclarant : « Dans mes films pour enfants, je veux avant tout exprimer les messages suivants : " le monde est profond, foisonnant et magnifique " et " vous autres enfants avez de la chance d'être nés dans ce monde "... Bien que le monde regorge de problèmes apparemment insolubles qui rendent difficile le fait de garder quelque espoir, il est tout de même merveilleux de vivre. »
Le point central de toute la carrière cinématographique d’Hayao Miyazaki reste néanmoins sa façon de mettre un point d’honneur à ne jamais tomber dans le manichéisme. Ses personnages, au lieu d’une opposition claire et nette gentils / méchants, sont à chaque fois plus travaillés, approfondis et extrêmement ambigus. Comme dans la vraie vie, chacun possède un aspect sympathique et des défauts. Le Mal fait partie de notre monde, au même titre que le Bien. Détruire l’un ou l’autre est incompatible avec la survie de l’univers, il faut apprendre à vivre avec. Par exemple, les monstres du Voyage de Chihiro ne sont pas, au-delà de leurs apparences parfois effrayantes, réellement méchants. C’est ce que le « Sans visage » montre à travers tout le film, les esprits considérés comme des monstres souhaitant juste s’isoler des humains et de leurs vices (cupidité, avarice sont ici bien décelables). Il en est de même pour Dame Eboshi dans Princesse Mononoké ou pour la Sorcière des landes dans Le Château ambulant : chacune d’elle poursuit un idéal personnel ou collectif (pour sa communauté, Dame Eboshi fait ce qu’il y a de mieux), et a des raisons de faire ce qu’elle fait. Les personnages sont alors pensés, analysés et on ne peut séparer les protagonistes en deux camps. Après tout, qui nous dit que si nous avions vu le film sous le point de vue de Dame Eboshi, nous aurions eu ce même sentiment d’injustice face à la Nature, et l’impression que l’humanité était responsable et à punir ? C’est là tout le talent d’un grand auteur. Dans la même catégorie, Ponyo ne présente aucun « méchant » si ce n’est Fujimoto, qui se révèle en fait juste maladroit, possessif, protecteur et amoureux de la nature.
Les premiers Miyazaki sont toutefois moins nuancés, et certains n’abritent aucune figure humaine « méchante » (Mon voisin Totoro et Kiki la petite sorcière), mais il y a toujours l’idée de quelque chose de vraiment mauvais : la maladie, la mort, les tares et vices humains, les préjugés, et le plus souvent la guerre, particulièrement développée dans l’œuvre de Miyazaki. Par là, il dénonce l’inutilité de la violence et l’ampleur de la bêtise dont les hommes peuvent parfois faire preuve. Par contraste, pour rappeler que l’espoir est magique, mais surtout pour critiquer d’autant plus les conflits, on trouve toujours un endroit de calme et de quiétude dans les films de Miyazaki, quelque soit le sujet. Le plus souvent, cet endroit est vide de toute trace humaine, afin de montrer un avant / après la colonisation du sol par l’Homme (le jardin secret du Château ambulant). Toutes ces images, ces animations volantes ou reposantes ne font que servir les messages que Miyazaki fait passer à travers les contes qu’il met en images.
5. Une constance mouvementée
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On retrouve, dans toutes les œuvres majeures de Miyazaki, un même schéma, une même base pour se construire une réflexion. Pourtant, la mise en scène de ces thématiques varie sans conteste d’un film à l’autre. A chaque fois, les mondes qu’il modèle, tant au cinéma que sur papier, sont remplis d’une cohérence surprenante, où chaque détail a son importance. C’est parce que Miyazaki établit des règles à ses univers libres de toute entrave que le public ne peut qu’être admiratif et convaincu. S’il fallait « ranger » le travail de Miyazaki, ce qui bien sûr n’est possible que théoriquement tant ses travaux sont uniques, trois genres se distingueraient, chaque film se caractérisant par les premières scènes que le spectateur peut admirer : calme et insouciant dans Totoro, violent dans Princesse Mononoké, aérien dans Laputa, voyage sur soi même dans Chihiro…
Tout d’abord, les anciens films du maître décrivent une épopée, un combat contre une idée, un soulèvement pour défendre ce qui importe. On pense évidemment à Nausicaä de la vallée du vent et Princesse Mononoké. On y trouve de l’aventure et de l’action, ainsi qu’un message commun clairement identifiable : le respect de l’environnement et la hantise de la guerre. Dans Nausicaä, le réalisateur nous offre la vision d’un futur possible : la technologie a été ravagée par une guerre, et la puissance écrasante de l’Homme s’en trouve détruite. La Terre se rebelle alors, saisissant l’opportunité de soumettre l’humanité aux sévices qu’elle-même a dû subir. La bêtise humaine est alors ici tournée à l’excès, et leur impuissance face aux grandes lois de la Nature est très réaliste. Cependant, Miyazaki ne fait que dénoncer, sans juger. Et cela, il le prouve par l’absence totale de manichéisme chez chacun des « camps ». L’hostilité de chacune des parties est justifiée, et c’est à Nausicaä de concilier les deux. C’est bien elle qui se fait ici porte parole de Miyazaki, dénonçant la violence et ses conséquences, posant le problème d’un choix à faire entre la survie de la planète ou celle de l’Homme, sous les airs d’une princesse rebelle. Princesse Mononoké n’est pas bien différent. En effet, on y dénonce également la bêtise de l’Homme, l’importance de respecter la Nature, à travers une héroïne courageuse et marginale, tout comme Nausicaä, sans tomber un seul instant dans le cliché Bien / Mal, puisque ici encore, on peut trouver des personnages bien plus complexes que ces notions abstraites (Dame Eboshi). Ici, le point de vue de l’auteur est également extérieur, puisque Ashitaka est relativement neutre dans ce combat acharné, et ne fait que rechercher une paix utopique. Pourtant, le lien entre la Nature et l’Homme est bien plus développé, notamment à travers la folie des animaux, qui s’humanisent pour devenir violents, destructeurs et meurtriers. Au final, on a ici deux films très semblables sur le fond, qui gardent néanmoins leur caractère unique et enchanteur, tout en étant globalement sombres et stimulant la réflexion.
Ensuite, le studio Ghibli nous offre un éventail assez large de poèmes allégoriques, fables insouciantes ou morceaux de rêve à l’état pur. Le plus représentatif est évidemment Mon voisin Totoro, dans lequel on assiste aux scènes de la vie quotidienne, sans actions ni drames, sans conviction autre que la Vie. Plus qu’une description de la vie japonaise et des paysages nippons, c’est le rêve qui domine, ne s’adressant pas qu’aux enfants mais également à ceux qui souhaiteraient le redevenir. Ce film n’est pas là pour fournir une réponse à la violence de la vie, mais juste pour bluffer complètement un public occidental qui ne s’y attendait pas … D’une manière assez semblable, Kiki la petite sorcière fait de la vie quotidienne une aventure. Miyazaki dépeint les joies, les peines, les angoisses et les aspirations d’une jeune fille un peu désorientée. C’est ici, un peu à la manière de Chihiro, une héroïne qui cherche à s’intégrer et à prendre une certaine forme d’indépendance. Pourtant Kiki est plus posée, son histoire est moins magistrale, ce qui en fait un film globalement ordinaire, lui conférant une originalité indéniable et une qualité méconnue. La difficulté de grandir intervient aussi dans Le royaume des chats, sous le ton de l’enfance et du rêve, d’une fantaisie très simple et enfantine, qui apporte sa dose d’humour. Enfin arrive le film de Miyazaki le plus délicat à définir. Le château dans le ciel arrive en effet à concilier l’aventure avec toute la dimension posée et enchanteresse de Totoro ou Kiki. On y trouve ainsi les thèmes aventureux tels que la montée en puissance de la Nature sur l’humanité, la déchéance de la technologie, mais également beaucoup d’émotion, simple et presque enfantine, ainsi qu’une dose d’humour qui rapproche le film des plus jeunes spectateurs. Ce dernier chef d’œuvre est la preuve vivante du mélange incessant qui s’opère entre les différentes œuvres du maître, et du caractère mouvementé de la constance qu’on lui attribue.
Enfin, on peut voir dans la carrière de Miyazaki un goût pour les voyages, ceux que l’on fait à l’intérieur de soi. La découverte d’un futur, d’un destin, la découverte que l’on peut faire sur soi même. Véritables voyages initiatiques, Le voyage de Chihiro et Le château ambulant en sont la représentation la plus évidente. Chihiro invite le public à retourner vers son enfance, vers le moment de sa prise d’autonomie, lors du passage à l’âge adulte. La petite fille, si égoïste et gâtée au début du film, devient peu à peu plus souple, apprend à ressentir l’humilité, la peur, l’amour, la pitié et la compassion. C’est comme cela qu’elle prend peu à peu en compte l’ampleur de ses responsabilités, de ce qui dépend directement de son attitude. Après beaucoup d’efforts, notamment au début, Chihiro arrive à s’intégrer dans un système pourtant hostile, afin d’y plonger pour le maîtriser totalement. Imposant peu à peu sa personnalité, Chihiro n’entreprend pas qu’un banal voyage physique, mais bien spirituel, qui donnera naissance à une héroïne plus mature, détachée et sensible du monde. Le château ambulant, quant à lui, sublime le lien entre l’apparence et la personnalité. C’est une Sophie terne, naïve et timide que l’on voit en cette jeune adolescente un peu perdue, et on trouve peu à peu un véritable caractère dans sa peau ridée et ses cheveux blancs, caractère qui va grandir peu à peu jusqu’à s’affirmer totalement, lui rendant sa forme première. Alors oui, les Miyazaki sont plus ou moins semblables. Mais en même temps, ils se trouvent être totalement différents. De nombreux détails et soucis de style chamboulent ce manque apparent d’originalité. Cela ne s’explique pas, c’est simplement le génie du réalisateur et auteur que de fasciner à chaque fois.
• Nausicaä (Nausicaä de la vallée du vent) :
http://www.noelshack.com/up/aab/nausicaa-5ed1733c46.bmp
• Pazu et Sheeta (Laputa : Le château dans le ciel) :
http://www.noelshack.com/up/aab/pazuetsheeta-4cc60aaa49.jpg
• Meï et Satsuki (Mon voisin Totoro) :
http://www.noelshack.com/up/aab/totoro-7bed5eec8.jpg
• Kiki (Kiki la petite sorcière) :
http://www.noelshack.com/up/aab/kiki-4c9be4d474.jpg
• Marco (Porco Rosso) :
http://www.noelshack.com/up/aab/porcorosso-aae35ae646.jpg
• San (Princesse Mononoké) :
http://www.noelshack.com/up/aab/mononok-06098ca44.jpg
• Chihiro (Le voyage de Chihiro) :
http://www.noelshack.com/up/aab/chihiro3-c5bd644b51.bmp
• Sophie (Le château ambulant) :
http://www.noelshack.com/up/aab/ambulant2-8d58288c18.jpg
• Ponyo et Sosuke (Ponyo sur la falaise) :
http://www.noelshack.com/up/aab/ponyo-34c10c1012.jpg
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22 septembre 2009 à 21:29:00

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6. Une production soignée
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Travail et implication sont les marques de fabrique de Miyazaki, notions qui sont clairement identifiables à la vue de ses long-métrages. Plus que simple chef de projet, l’artiste a énormément donné pour la réalisation de ses longs métrages, puisqu’au début de sa carrière il vérifiait chaque détail un par un. À présent, du fait de son âge et de la fatigue qui commence à le gagner, le maître délègue une partie des vérifications à l’équipe du studio, afin de se concentrer sur la création pure d’autres scénarios. L’histoire est créée en même temps que les travaux d’animation commencent, d’où une belle pagaille qui résulte dans l’organisation de Miyazaki, mais qui semble fonctionner. Depuis tous temps, Miyazaki réalise son animation à la main, avec son encre et ses pinceaux, quelque fois à l’aide de l’ordinateur qui clarifie certains détails, notamment depuis Princesse Mononoké. Mais il tient plus que tout à garder une certaine distance vis-à-vis de cette technique qui a tendance à dénaturer l’image qu’il souhaite donner de son travail. De cette manière, les dessins regorgent de couleurs contrastées ou adoucies, ce qui donne cette force visuelle si présente dans l’œuvre de Miyazaki. On reconnaît d’ailleurs très facilement le graphisme de l’artiste, puisque la réalisation de ses personnages est globalement ressemblante, surtout à ses débuts (On retrouve des traits communs à Panzu et Ashitaka, et entre ses jeunes héroïnes). On en vient même à négliger certains exemples détonants : Marco, dans Porco Rosso, est tout sauf ressemblant aux précédents personnages de Miyazaki. Ce qui peut être pris comme un manque d’inspiration ne peut en être un, étant donné la diversité artistique des œuvres du réalisateur. Sans doute doit on y voir une volonté de montrer des enfants, tous semblables au fond, affronter différents destins, tragiques ou merveilleux, et s’en sortir. L’enfance n’est qu’une étape qui rassemble tous les ayants droit, et les personnages qui paraissent semblables permettent une identification immédiate à tous les films de Miyazaki, sans que l’un ou l’autre ne nous rapproche vraiment plus du héros. Cette uniformisation ferait donc partie d’une volonté réfléchie de la part de l’auteur. Et pour ceux qui ne seraient pas convaincus, Miyazaki a pris soin de créer Chihiro, totalement différente de San ou de Nausicaä, avec son visage rond et juvénile, ainsi qu’Haku et Hauru, tout deux ayant un visage plus fin. Au final, son graphisme est rapidement identifiable car attaché à un schéma fidèle, surtout dans son début de carrière, qui se diversifie par la suite afin d’ouvrir de nouveaux horizons à ses personnages, et de renouveler son cinéma.
L’animation, bien qu’elle s’améliore indéniablement au fil du temps, est toujours remarquable pour l’époque qui l’a vue naître, surtout lorsqu’elle est portée par un scénario dynamique et vivifiant. Par exemple, pour Nausicaä de la vallée du vent. Certes, ce film sortant d’un autre temps semble un peu décalé, mais il faut se souvenir du contexte dans lequel il a été réalisé. Les couleurs sont un peu fades, les détails ne tranchent pas sur le fond, mais le fait est là : Nausicaä a eu un succès insoupçonné à sa sortie, ce qui témoigne de sa réussite esthétique pour l’époque. Peu à peu, ce style évolue pour être à présent une réussite indiscutable. De plus en plus soignée, l’animation va jusqu’à s’occuper de détails à peine décelables, et le décor est si coloré et réaliste que le résultat artistique est souvent à couper le souffle. Le voyage de Chihiro, Le château ambulant, Princesse Mononoké, Ponyo sur la falaise sont les films les plus récents et les plus réussis de tous d’un point de vue esthétique (bien que les oeuvres précédentes du cinéaste constituent en tous points des travaux remarquables). Les traits épurés mettent en valeur des visages délicats, simples mais expressifs, des décors détaillés mais jamais à outrance, à travers une mise en couleur harmonieuse et une animation remarquable.
On ne peut négliger le succès des musiques accompagnant, transportant l’intrigue et les personnages à travers des scénarios déjà remarquables. C’est avec Nausicaä de la vallée du vent que se révèle Joe Hisaishi, le célèbre compositeur de tous les films de Miyazaki, avec lequel il partage une vision artistique très liée. En effet, Hisaishi cherchait de nouveaux défis à relever, de nouveaux sons et inspirations. Miyazaki quant à lui a voulu révolutionner les films d’animation japonais, ce qu’il a fait. Une telle collaboration n’était donc pas fortuite, puisque leurs idées de l’Art se croisent et évoluent ensemble.
7. La Musique dans l'oeuvre de Miyazaki
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Joe Hisaishi est l'homme sans lequel les films de Miyazaki, son collègue et ami, ne seraient pas tout à fait ce qu'ils sont. Compositeur-arrangeur-auteur-interprète et musicien touche-à-tout, il est aujourd'hui considéré au Japon, mais aussi au niveau mondial, comme un artiste musical d'envergure.
Joe Hisaishi est né le 6 décembre 1950, à Nagano. Il a commencé sa carrière comme compositeur de musique moderne alors qu'il était encore étudiant au Kunitachi College. A cette époque sa musique est assez minimaliste (tout simplement à cause du manque de moyens). Ainsi, ses premières bandes, où l'emploi de synthétiseurs de seconde zone est systématique, ne possèdent pas le relief qui sera le sien par la suite. Cependant, le génie mélodique fait déjà la différence malgré la médiocrité de la texture musicale.
En 1984, sa première expérience cinématographique est aussi sa première collaboration avec Miyazaki à l'occasion de Nausicaä de la vallée du vent. Miyazaki lui confie la musique de l'image album et tombe rapidement en admiration devant le travail du jeune musicien qui a tout de suite capté le tempo particulier qui anime l'oeuvre du réalisateur. Bien qu'à l'origine la bande son devait être confiée à un musicien confirmé, Miyazaki et Takahata (alors producteur) ont insisté pour que Hisaishi se charge de l'intégralité de la musique du long-métrage.
Par la suite, Hisaishi compose les inoubliables bandes-originales de Laputa, Totoro (dont l'ouverture est devenue l'hymne national des maternelles japonaises), Kiki, Porco Rosso, Mononoke, Chihiro, du Château ambulant et de Ponyo. Avouant lui-même que chaque collaboration avec Miyazaki est une épreuve du feu, il ne manque pourtant jamais l'opportunité de collaborer de nouveau avec le maître. Le travail de brassage des genres et des époques qu'il affectionne va de pair avec celui de Miyazaki. Comme lui, il possède cette faculté de créer des univers qui, sans se référer à une nationalité précise, évoquent des références du monde entier. Ainsi, malgré son aspect folklorique, la musique de Princesse Mononoke se révèle parfaitement universelle grâce à la combinaison judicieuse de l'orchestration et d'instruments traditionnels. Joe Hisaishi y exprime son admiration pour le classicisme et des structures musicales inédites, directement empruntées au folklore.
Dans les films de Miyazaki, la musique est en adéquation parfaite avec l'animation. Elle colle toujours scrupuleusement aux images, soulignant la qualité dramatique et émotionnelle de nombreuses séquences. En fait, Hisaishi réussit une prouesse : composer une bande son qui puisse être écouter pour elle même mais qui soit si liée au film qu'à l'écoute d'un morceau, on repense de suite au passage concerné. Contrairement à la majorité des films américains, où la musique soutient l'action et peut combler certains silences à l'écran, la musique des bandes originales de Miyazaki est mûrement réfléchie. Les deux hommes travaillent en étroite collaboration et discutent longuement du choix de la composition. Dans une interview accordé à Animeland, Hisaishi décrit comment s'organise son travail sur un film :
" C'est toujours le même processus à chaque film. La réalisation dure deux à trois ans et elle est toujours très longue car il [Miyazaki] est très pointilleux et très exigeant. Avant de me donner un vrai scénario, il me donne un genre de storyboard assez complet, il me présente les personnages et me parle un peu de l'histoire. Puis il commence à travailler pendant que moi-même j'avance de mon côté. Il me donne aussi dix mots clés, sur lesquels je fixe mon travail.
Au bout d'un an, nous avons de quoi faire un premier CD : l'image album qui sort bien avant la réalisation complète de l'oeuvre. Cet image album a deux fonctions : il me permet de concrétiser ce à quoi ressemblera la musique plus tard, mais il permet aussi à Miyazaki, qui continue à dessiner, de travailler en musique. Ce n'est qu'une fois le film terminé, soit encore un an plus tard, que nous retravaillons ensemble. Il choisit l'endroit où l'on va utiliser chaque morceau, ceux que l'on ne va pas utiliser, et c'est là que je fais la véritable bande originale. "
Parce que la musique de Hisaishi est indissociable des oeuvres de Miyazaki, voici quelques extraits musicaux en live - excepté celui de Kiki, plus difficile à trouver - pour ceux qui souhaiteraient replonger dans l'atmosphère des films :
• Mon voisin Totoro : http://www.youtube.com/watch?v=UMS9QqLedxI&feature=related
• Kiki la petite sorcière : http://www.youtube.com/watch?v=HpwshkqpP0E
• Le voyage de Chihiro : http://www.youtube.com/watch?v=d1ni1sVCgEk&feature=related
• Princesse Mononoké : http://www.youtube.com/watch?v=RtPm5GiJ_iM&feature=related
• Le château ambulant : http://www.youtube.com/watch?v=D5tTiYT1cgU&feature=related
• Laputa : Le château dans le ciel : http://www.dailymotion.com/relevance/search/laputa+live/video/x6bnyi_joe-hisaishi-live-laputa-castle-in_music
8. Miyazaki dans le paysage cinématographique
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La place de Miyazaki dans le cinéma Japonais
Après l'effondrement du système des studios dans les années 80, le cinéma Japonais connait une période de crise, supplanté par la télévision. Dans ce contexte, le cinéma d'animation parvient à tirer son épingle du jeu en renouvelant complètement les films à l'affiche. Le cinéma d'animation se trouve alors, contrairement au reste du cinéma Japonais, dans une dynamique positive qui perdure encore de nos jours.
Alors que la production Japonaise est dominée par les adaptations live de manga et de séries, Miyazaki est le seul à continuer d'obtenir à la fois succès critique et public. Le cinéma Japonais d'auteur ne fonctionne qu'à l'exportation. De Takeshi Kitano à Shinji Aoyama, de Hirokazu Kore-eda à Koji Wakamatsu, de nombreux réalisateurs sont acclamés à travers le monde mais quasiment ignorés chez eux. Miyazaki cependant, n'a jamais cessé de faire déplacer les foules. En ce sens, on peut considérer Hayao Miyazaki comme l'un des leaders du cinéma Japonais, l'un des rares à connaître un succès à la fois local et international.
3 des 5 plus grands succès du box office Japonais sont des films de Miyazaki (les deux autres étant Titanic et Harry Potter).
La place de Miyazaki dans l'animation mondiale
Après des décennies d'hégémonie des dessins animés Disney, le studio Ghibli commence à s'imposer comme une alternative de plus en plus sérieuse. La plupart des précédents films de Miyazaki avaient déjà connu un succès relatif en Europe, et le dernier Ponyo a réalisé de superbes scores. Il est devenu le film d'animation asiatique le plus diffusé d'Amérique du Nord et est actuellement le 7e film d'animation ayant engrangé le plus de recettes au box office (exploitation toujours en cours). Quand on sait que Disney (qui distribue les films Ghibli dans de nombreux pays Occidentaux), tend à se concentrer sur l'animation 3D, les films de Miyazaki semblent avoir un brillant avenir. Le succès croissant et l'attente de chaque nouveau film de Miyazaki ont permis au studio Ghibli de s'installer durablement dans l'animation mondiale, là où seul Disney semblait avoir trouvé un créneau.
Si ses films s'exportent si bien (comparativement au reste du cinéma asiatique), c'est évidemment pour l'universalité de ses messages, de ses personnages et de ses univers. Alors que le processus d'identification se heurte aux différences culturelles et physiques pour les films classiques, l'animation de Miyazaki ne nécessite qu'un simple doublage pour s'adapter dans n'importe quel pays.
La Japan Times a même été jusqu'à poser une question qui a fait bondir les amateurs de cinéma Japonais : Miyazaki ne serait-il pas le plus grand réalisateur Japonais de tous les temps ?
~ Merci à Disque-Lexique pour la rédaction de cette partie ~
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9. Extrait d'un entretien avec Miyazaki en Décembre 2001
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Décembre 2001, Hayao Miyazaki était à Paris pour rencontrer ses fans à l’avant-première du Voyage de Chihiro au Forum des Halles. Salle comble, standing ovation et spectateurs comblés. Après la séance, des cinéphiles transis d’amour ont pu poser quelques questions. Petit compte-rendu.
http://archive.filmdeculte.com/entretien/miyazaki.php
10. Filmographie
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.·´¯`·- • Réalisateur :
• Conan, le fils du futur ( 1978 )
• Lupin III : Le château de Cagliostro ( 1979 )
• Nausicaä de la vallée du vent ( 1984 )
• Laputa - Le Château dans le ciel ( 1986 )
• Mon voisin Totoro ( 1988 )
• Kiki la petite sorcière ( 1989 )
• Porco Rosso ( 1992 )
• Princesse Mononoké ( 1997 )
• Le Voyage de Chihiro ( 2001 )
• Le Château ambulant ( 2004 )
• Ponyo sur la falaise ( 2008 )
.·´¯`·- • Scénariste :
• Les Aventures de Petit Panda ( 1972 ), de Isao Takahata
• Panda Kopanda, le cirque sous la pluie ( 1973 ), de Isao Takahata
• Le Château de Cagliostro ( 1979 ), de Hayao Miyazaki
• Nausicaä de la vallée du vent ( 1984 ), de Hayao Miyazaki
• Le Château dans le ciel ( 1986 ), de Hayao Miyazaki
• Mon voisin Totoro ( 1988 ), de Hayao Miyazaki
• Kiki la petite sorcière ( 1989 ), de Hayao Miyazaki
• Porco Rosso ( 1992 ), de Hayao Miyazaki
• Si tu tends l'oreille ( 1995 ), de Yoshifumi Kondo
• On your mark ( 1995 ), de Hayao Miyazaki
• Princesse Mononoké ( 1997 ), de Hayao Miyazaki
• Le Voyage de Chihiro ( 2001 ), de Hayao Miyazaki
• Le Royaume des chats ( 2003 ), de Hiroyuki Morita
• Le Château ambulant ( 2004 ), de Hayao Miyazaki
• Ponyo sur la falaise ( 2008 ), de Hayao Miyazaki
.·´¯`·- • Producteur :
• Kiki la petite sorcière ( 1989 ), de Hayao Miyazaki
• Pompoko ( 1994 ), de Isao Takahata
• Mes voisins les Yamada ( 1999 ), de Isao Takahata
• Le Royaume des chats ( 2002 ), de Hiroyuki Morita
11. Dossiers et analyses de son œuvre
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Si le cinéma et plus particulièrement le cinéma de Miyazaki vous intéresse, voici quelques dossiers et analyses assez complets permettant de mieux appréhender le personnage et son œuvre.
(¯`·._.· | • Dossiers :
• Dossier n° 1 : http://archive.filmdeculte.com/dossier/ghibli/
• Dossier n° 2 : http://www.commeaucinema.com/showbiz/hayao-miyazaki-sa-vie-son-uvre,64688
• Dossier n° 3 : http://www.critikat.com/Hayao-Miyazaki.html
• Dossier n° 4 : http://www.yaka-mag.com/magazine-culture/selections-enfants-voir,1,0,1,10,0
• Dossier n° 5 : http://cine.generationmp3.com/2007/11/13/hayao-miyazaki-ca-vous-dit-quelque-chose-ca-metonnait-que-vous-connaissiez-pas/#more-57
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12. Du côté du Forum - Partie I : Entre ciel et terre
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Interview : Resolution et IanCurtis
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1 • Quel est ton premier souvenir de cinéma concernant Miyazaki ?
Resolution : Je crois que c'était la fois où ma soeur à reçu le coffret 2 dvd avec Chihiro et le Château dans le ciel, j'avais beaucoup aimé, mais c'est seulement avec le recul que j'ai pu apprécier les deux oeuvres à leur juste valeur.
IanCurtis : Je ne peux pas être sûr étant donné que ça remonte à loin, mais je pense que Mon Voisin Totoro a dû être mon premier Miyazaki. Ce qui est sûr c'est que ce film m'a énormément marqué. Enfant, je préférais la simplicité, la singularité et la douceur de Totoro aux Walt Disney. J'ai attendu assez longtemps avant de le revoir, et la magie du film est restée intact. Comme quoi, les films de Miyazaki, même ceux réputés pour les plus petits, trouvent leur public partout.
2 • De tous les films que tu as vus du cinéaste, lequel demeure ton préféré ? Celui que tu as le moins aimé ? Peux tu nous expliquer brièvement pourquoi ?
Resolution : Mon préféré doit être le château dans le ciel, même s'il partage le titre avec Mononoké, j'avais une énorme crainte avant la vision de mononoké car tout le monde disait "du réalisateur de Chihiro et Mononoké" et j'étais là : "mais merde Laputa existe aussi", en fait, la poésie qui se dégage de ce film est monstrueuse, la musique envoûtante, la fureur qu'a la princesse Mononoké, et puis ce déicide juste magnifique, splendide, tout un art résumé en une scène.
Pour Laputa, c'est différent, c'est l'histoire d'amour, le sacrifice final, la pureté des sentiments, des actions, et puis qui ne rêve pas adolescent qu'une fille étrange lui tombe du ciel ? c'est juste magnifique. La poésie dégagée par l'oeuvre transcende tout le monde, et puis le message écolo tout en finesse et en filigrane qui ne prend jamais trop de place. Et puis la fin, majestueuse.
Celui que j'ai le moins aimé c'est Porco Rosso, j'ai pas bien saisi l'intérêt du film en fait, la fin m'a un peu déçu, je m'attendais à plus fantastique que ça… faut dire que je ressortais de Chihiro et Laputa. Il manque quelque chose à son film, une touche de folie, le personnage principal est un cochon, bien mais après ? il ne semble pas réellement que ça ait un impact important sur l'histoire.
IanCurtis : Mon préféré ça sera assez facile de le dire, il s'agit de Princesse Mononoké, qui est également mon film préféré tout court. Peut être la seule oeuvre au monde que je qualifierais de parfaite. Une histoire magnifique, poétique et cruelle, servie par une mise en scène flamboyante. Le tout sublimé par une composition de Joe Hisaishi. C'est l'oeuvre la plus ambitieuse de Miyazaki, et aussi la plus réussie. Le film que j'aime le moins est sans doute son dernier à l'heure actuelle, Ponyo. Ca reste très très beau, avec quelques scènes magnifiques, mais dans l'ensemble c'est peut être son oeuvre la moins accessible si on n'est pas enfant.
3 • Y a t-il une facette du réalisateur qui t'a particulièrement marqué à travers l'ensemble de son œuvre ? Quels aspects (artistiques, thématiques) retiens tu de ses films ?
Resolution : La poésie qui se dégage de toutes ses oeuvres (sauf porco rosso (que je n'ai pas détesté au passage)), cette poésie est une sorte de fil conducteur, quand je vais voir un Miyazaki je sais que je vais être ému par la beauté, la simplicité et la poésie de ses oeuvres, avec la musique souvent sublime. Et puis le fait que ses personnages soient des enfants est très sympa aussi, car Miyzaki semble avoir gardé son âme d'enfant et une imagination débordante et ainsi garde une certaine pureté dans toutes les actions qu'ils effectuent, jamais ils ne sont pervertis, ils sont altruistes, philanthropes, beaux...
Après la qualité du dessin est souvent bonne et au dessus d'autres animes "cheap" et le design de ses créatures, personnages est souvent réjouissant de par leur aspect "naturel". Le message écolo n'est pas pour me déplaire non plus, sachant qu'il ne dénature jamais l'oeuvre.
IanCurtis : Il y a plein de chose qui m'ont marqué chez ce réalisateur. En particulier sa manière de dessiner les détails, son travail est tellement minutieux et parfait qu'on ne peut qu'être happé par le film et par l'univers qu'il crée. Ses personnages sont également très bien construits, personne n'est tout blanc ou tout noir, leurs réactions peuvent parfois être assez surprenantes et je porte pour eux un amour de cinéphile sans égal.
4 • Cherches-tu à connaître davantage Miyazaki afin de mieux comprendre ses oeuvres, ou préfères tu faire abstraction de son histoire personnelle pour ne rien gâcher au "mystère" de ses oeuvres ?
Resolution : Je ne lis rien sur lui, car je pense que son cinéma est pas forcément celui qui doit être analysé (j'ai d'ailleurs appris cette semaine que Laputa était son second court métrage et ne datait pas des années 2000), je pense que ce qu'il fait est assez abordable à un premier degré pour laisser son spectateur libre de trouver ce qu'il veut dans ses films. Après peut-être que je passe à côté de détails
ou de références que je n'aurai pas comprises, pas remarqué, ou dont je ne connais pas l'origine, mais c'est pas nécessaire pour apprécier l'oeuvre de l'homme, je prend dans ses films ce que je veux y trouver : la pureté de l'enfance, ce qu'on perd tous malheureusement un jour. C'est pas le mystère que je tiens à préserver, mais je tiens à préserver mes émotions, mon ressenti tel que je l'ai
senti pour la première, lors de la première vision, la fois où mon coeur était pur de tout préjugé envers le film. La seule fois où j'ai entendu une analyse, c'était sur Ponyo et elle m'a marqué car j'ai appris qu'il y avait des allusions sexuelles dans le film, mon mythe de la pureté de l'enfance vis à vis des démons de la perversion s'est alors effondré. Quand un film aussi poétique arrive,
il n'est nul besoin de lire l'analyse d'un autre, c'est du ressenti, de l'émotion pure, toute tentative d'analyse que ça soit de moi ou d'autrui nuirait à apprécier un film tel qu'il est. Je parle bien entendu de Miyazaki, pour moi ça dépend ensuite des réalisateurs.
IanCurtis : Moi je suis du genre très curieux en matière de cinéma. J'aime voir l'envers du décors et connaitre l'artiste qui se trouve derrière les films que j'aime. J'ai eu la chance de pouvoir voir le making of de Princesse Mononoké, et j'ai appris énormément de chose dans la façon de travailler de Miyazaki. Par exemple, il ne fait pas de scénario, il a l'histoire en tête et se lance dans le dessin directement.
5 • Miyazaki est-il, selon toi, et comme certains aiment à le dire, le "Disney du cinéma japonais" ? Peux-tu nous dire pourquoi ?
Resolution : Non, car Disney est une entreprise avilie par l'argent qui a perdu son intégrité depuis bien longtemps, Disney est une société, Miyazaki est un homme, ça n'a pas lieu d'être comparé selon moi.
On peut prendre l'exemple de Ponyo, la légende de la petite sirène mythe occidental revisité par Miyazaki, là ou chez Disney on nous sert des chansons idiotes et niaises, chez Ponyo on a le droit à quelque chose de simple, universel, beau, terrifiant, poétique, alors qu'on a le même sujet de départ.
Disney édulcore les contes pour enfants depuis un certains temps, alors que Miyazaki les enrichit, rajoute sa touche personnelle et les rend magnifiques.
IanCurtis : Au sens de la notoriété, je pense que oui. Quand on voit le succès qu'il a au Japon, et partout dans le monde, on peut rapprocher sa boite à celle de Disney. Au sens artisitique, je pense que non. Le cinéma de Miyazaki est à mille lieues de celui des Disney. Chez Disney on est dans le dessin beaucoup plus simple avec une histoire formatée (avec toujours "les passages obligatoires" comme celui où les personnages chantent et dansent ou encore les petites blagues - référence spécialement faites pour les adultes). Je ne crache pas sur Disney qui a fait de très beaux films. Mais le cinéma de Miyazaki est beaucoup plus personnel, et doté de thèmes beaucoup plus variés et profonds.
6 • Y a t-il des films du cinéaste que tu n'as pas encore vus ? Si oui, lequel te tente le plus ?
Resolution : Juste pas vu Lupin III et ça me dit rien du tout
IanCurtis : Oui il y en a quelques uns que je n'ai pas vu. Celui qui me tente le plus est Naussicaa, mais depuis que je sais que c'est le préféré de Leprodiss, il me tente moins. (
)
7 • Les films du réalisateur (et leur succès) doivent beaucoup aux compositions de Joe Hisaishi. Peux-tu nous dire quelle est celle qui t'a le plus marqué ?
Resolution : Aucune idée, je n'ai pas la mémoire des sons, je retiens les dialogues, mais pas les musiques, surtout quand je ne vois le film qu'une fois (sauf pour laputa et chihiro) mais j'aime bien la musique de Ponyo (du générique) ou bien celle de totoro… mais de nombreux thèmes sont magnifiques… Mais celle Nausicaa m'a donné mauvaise impression du film, si il faut citer une composition que je n'aime pas
c'est celle de ce film, mais je suis incapable de donner un titre (je connais même pas les titres des mes albums préférés, alors les chansons des films…).
IanCurtis : C'est vrai que les compositions de Joe Hisaishi sont vraiment magnifiques, et vont parfaitement avec les films de Miyazaki. Sa composition la plus marquante est sans doute celle de Princesse Mononoké, avec des morceaux très beaux comme le thème, The Legend Of Ashitaka, The Journey To The West ou Will To Live.
8 • Pour finir, peux tu nous dire ce que Miyazaki (et par conséquent, son œuvre) t'a apporté dans ton expérience cinématographique ?
Resolution : De l'émotion pure, de la finesse, de la poésie, et ça m'a permis d'apprécier mieux ces choses, la subtilité et la beauté pure. C'est pas quelque chose de palpable, je ne suis pas allé d'un niveau à un autre, mais c'est pas mal d'émotions, c'est basé sur le ressenti surtout, avoir un film plaisant à regarder, profond, beau… tout ça en même temps.
IanCurtis : Je répondrai tout simplement que Miyazaki est un des réalisateurs qui m'a transmis la passion du cinéma.
9 • Tu as la parole pour cette dernière question. Souhaites-tu ajouter des choses ?
Resolution : Il faut espérer qu'il retrouve la fougue de Mononoké et Laputa, même si des films comme Ponyo, Totoro sont excellents...
IanCurtis : Les univers des films de Miyazaki sont uniques, personnels et regorgent d'idées. Là où il est très fort, c'est que ses films parlent à tout le monde, petits comme grands. A chaque vision d'un de ses films j'ai l'impression de mourir, avant de ressusciter à la fin. Je me fond totalement dans son univers, je suis en osmose totale avec son imaginaire, avec son cinéma qui me procure des émotions incroyables. Merci monsieur Miyazaki, et j'espère de tout coeur que vous aurez la force de faire un ou deux autres films.
~ Merci à vous d'avoir accepté de répondre à ces quelques questions ! ~
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- Posté le
22 septembre 2009 à 21:30:53

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Quelques avis sur le cinéaste, son univers et son œuvre
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• Avis de Parkko :
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Il y a parfois des réalisateurs, des films, des séries que tout le monde ou presque aime, sauf vous. Vous vous demandez alors si c'est vous qui n'arrivez pas à saisir ce qu'il y a de si génial, ou si c'est les autres qui s'extasient pour un rien.
Miyazaki est l'exemple parfait pour moi.
Les deux premiers films que j'ai vu de lui sont Kiki et Chihiro. J'ai trouvé le premier très enfantin (mais au final ça pouvait aller), et le second plutôt sympa, poétique, mais qui avait du mal à tenir la distance, et qu'il tournait vite en rond.
Et j'ai alors fait la connaissance du château dans le ciel, et de Mononoké, qui sont parmi les plus mauvais films d'animations que j'ai vus à mon sens.
Halte là, je vous vois déjà me sauter à la gorge, mais laissez-moi vous expliquer.
Je n'arrive pas du tout, mais alors pas du tout à rentrer dans ce genre d'univers que je trouve niais, ridicule et désuet.
C'est tellement stéréotypé que même Disney à ce niveau là ne pourrait pas faire pire. J'ai trouvé ça parfois consternant et aberrant, je pense par exemple au château dans le ciel où l'histoire est cousue de film blanc : Personne ne veut croire qu'il existe... mais il existe. Whaou, vite donnez-moi un mouchoir. Et expliquez-moi pourquoi la mamie pirate rousse hurle, et pourquoi personne a eu l'intelligence de couper tous les passages avec elle au montage ?
Et puis j'ai l'impression que globalement les personnages, les situations, les enjeux des films sont très identiques. Ils proposent tous des intrigues différentes mais sont tous très proches à la fois : un enfant face à son destin, qui doit prouver sa valeur etc...
Je suis particulièrement dur avec ces films parce que j'en ai été très déçu. On m'avait parlé de chef d'oeuvres, et moi j'y ai vu tout le contraire. Je n'ai rien contre l'animation japonaise, mais à mon sens Miyazaki est un réalisateur très surestimé. Certains y trouvent tout de même leur compte, tant mieux pour eux, mais pas pour moi.
• Avis de Disque-Lexique :
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Pourquoi Miyazaki n’est-il pas un grand réalisateur ? Parce qu’il ne fait pas des films, mais de l’animation. Alors oui, Miyazaki est sans conteste le roi de l’animation. Qui d’autre que lui peut sa targuer d’œuvres si vivantes, si lyriques, si colorées, si imaginatives ? Qui d’autre que lui connaît un succès qui dépasse à la fois les frontières des continents et des âges ? Qui propose un message si universel, si accessible et si profond ? Il est clair que Miyazaki n’a guère de concurrence, puisque même le grand studio Disney a fini par céder à son charme et distribue ses films dans certains pays.
Pour autant, Miyazaki ne rentrera probablement jamais dans mon Panthéon cinématographique. Ce serait trop simple. Le cinéma n’est pas le dessin. Aussi beaux soient ses traits, aussi belles soit ses animations, aussi touchants soient ses personnages, manier le crayon n’est pas manier la caméra. Là où un grand réalisateur doit savoir faire cohabiter acteurs, caméra, lumière et tant d’autres choses, Miyazaki, finalement, n’aura fait que colorier. La puissance du cinéma a quelque chose de différent, de supérieur.
Un dessin animé peut me toucher, au mieux m’émerveiller. Mais il ne toucheras en moi que mon affect, joie passagère. Résultat déjà ô combien louable, d’où mon estime pour Miyazaki – car, oui, j’aime Miyazaki et j’aime ses œuvres. Mais il ne rentrera dans mon Panthéon que s’il parvient à provoquer chez moi ce que savent créer les vrais et grands films, ce pour quoi la Cinéma est si puissant : l’état de catharsis. Le dessin reste une imitation de la réalité. Et si les films de Miyazaki ne sont pas des imitations de films, ils ne sont pas, non plus, de vrais films.
• Avis de Sasory :
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Hayao Miyazaki, que dire de ce génie...
C'est le réalisateur de films d'animation japonais qui m'a réconcilié avec les mangas. Je m'explique :
Quand j'étais jeune je ne regardais que des mangas dans le genre DBZ et ça me lassais de plus en plus. Je ne comprenais pas l'engouement de beaucoup de mes amis vers le début des années 2000 pour ce genre "d'art". Et j'ai découvert Miyazaki avec Princesse Mononoke et il m'a touché en plein cœur. Les sujets traités, ses histoires, l'émotion que dégagent ses films, les dessins magnifiques (surtout quand on sais qu'ils sont faits à la main).
Tout me touche dans ses films, même ceux qui sont fait pour les plus jeunes comme Kiki la petite sorcière.
Il arrive en partant d'un sujet plus ou moins simple à nous emporter et à en faire une œuvre longue, complexe, intéressante et intelligente. Intelligente dans le sens où il ne fait pas son histoire à la va vite, on voit qu'il y a passé du temps et qu'il a donné de son âme pour ces films qui finissent toujours par être des chefs d'œuvre.
Mais Miyazaki ce n'est pas que des films d'ailleurs, Nausicaä ( son meilleur
) est d'abord un manga relié d'une très grande qualité, à la manière d'un film il sait nous emporter par les mots, les images, le fond de l'histoire. D'ailleurs si vous avez l'occasion lisez le c'est encore meilleur que le film. ^^
Miyazaki, on ne peut pas le considérer comme un mangaka ordinaire, c'est un être a part qui a un énorme cœur, qui doit être très sensible à ce qui se passe autour de lui (comme l'environnement), et qui sais nous le retranscrire à travers des chefs d'œuvre de toute beauté.
Je n'ai pas trouvé de défauts à proprement parler à part, peux être, que le sujet de l'environnement revient trop souvent. Ou qu'il mélange beaucoup trop de mythes japonais à la fois, comme dans Chihiro, mais même cela en fait une qualité.
Voila je pense que j'ai tout dit sur ce que je pense de ce génie. Merci d'avoir lu et Miyazaki continue de nous faire rêver !
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- Posté le
22 septembre 2009 à 21:31:34

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Quelques avis sur le cinéaste, son univers et son œuvre
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• L’avis du portraitiste : DarkToonLink
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Hayao Miyazaki. Un nom évocateur pour moi, car rares sont les artistes que j'aime et admire aussi profondément, aussi durablement. Pourtant, c'est assez tardivement que j'ai découvert le cinéaste japonais, il y a un peu plus de trois ans maintenant. À cette époque, son deuxième long métrage ressortait dans les salles françaises, avec plus de 20 ans de retard (sorti en 1984 au Japon). Ce fut Nausicaä de la vallée du vent. Je ne connaissais absolument rien du cinéaste et de son oeuvre (au sens large) avant la sortie de ce film en Août 2006. Premier film donc, et premier coup de coeur.
Nausicaä s'est très vite distingué de ce que j'avais l'habitude de voir habituellement, surtout à l'échelle de l'animation. Intelligence du propos, poésie des images et des musiques, fulgurance de la mise en scène, noirceur et complexité des thèmes étonnantes pour une oeuvre d'animation... Le film pose déjà la base de tous les thèmes chers au cinéaste (l'enfance, la figure féminine, le refus d'un manichéisme, l'absurdité de la guerre, déclaration d'amour à l'être vivant et à la Nature, crainte de la bombe atomique, fascination pour les objets aériens, confrontation entre tradition et modernité...). Un film d'une épaisseur et d'une beauté réellement impressionnantes. Il aura donc fallu à Miyazaki un film, un seul, pour m'enchanter.
Mais c'était encore mal connaître le personnage. À la suite de cette vision, j'ai décidé naturellement de voir d'autres films du cinéaste. Ce fut Princesse Mononoké, Le voyage de Chihiro et Le Château ambulant. Je me souviens encore en avoir regardé un chaque soir, avec cette même conviction qui était renforcée au fur et à mesure de découvrir des oeuvres majeures les unes à la suite des autres.
Tout d'abord, Princesse Mononoké. Le film le plus célèbre de son auteur. Célèbre pour l'ambition, la maturité et la beauté dont il fait preuve. Une fois encore, l'oeuvre se révèle être exceptionnelle à mes yeux. C'est un peu comme si un rêve de cinéma se révélait à vous, durant 2h10 de pure extase cinématographique. De la première à la dernière minute, mon regard n'a pu se détacher de cette beauté sauvage qui se dégageait de l'oeuvre. Je me souviens d'un moment précis dans le film, lorsque Ashitaka débute son voyage sur son fidèle animal. Cette scène m'avait particulièrement marqué en raison de la beauté (tant visuelle que sonore) dont elle fait preuve, mais également parce qu'elle provoque chez moi un sentiment d'évasion, de liberté absolue, sentiment que je retrouverai plus tard dans la majorité de ses films. Je venais une fois de plus de voyager dans un pays inconnu, celui de Miyazaki. À mon sens, Princesse Mononoké constitue en quelque sorte le film épique par excellence, un sommet onirique et poétique.
Le Château ambulant, que j'ai également regardé rapidement, s'est révélé excellent à son tour. Une histoire développée avec intelligence et poésie malgré une multitude de personnages. Le film réserve quelques scènes enchanteresses (le jardin secret, les champs de fleurs à perte de vue, d'une beauté plastique assez renversante). Une fois de plus, la composition de Joe Hisaishi m'a particulièrement convaincu et transporté, elle servait à merveille les images de Miyazaki (les scènes d'envols entre Sophie et Hauru). Minimaliste quand il le fallait, elle laissait gronder des percussions pour souligner la tragédie, l'acte de guerre. Mais ces premiers instants de pur bonheur cinéphile, offerts par les premiers films que j'avais pu voir, furent balayés par le prochain film.
Une petite fille de 10 ans qui déménage, qui perd ses racines. De sa vie passée ne restent qu'un bouquet de fleurs fanées et un petit mot de ses anciennes amies. Quelques traces. Très vite, elle se retrouve perdue, sans ses parents, dans un monde totalement inconnu et étrange. Le voyage de Chihiro est une oeuvre qui m'a touché à un degré encore jamais atteint, quelque chose qui relève de l'intime. Je me suis retrouvé en cette fillette, et je ne me l'explique toujours pas. Son regard me parle, ses moindres gestes me touchent, sa sensibilité aussi. Chihiro est l'un des personnage principaux en lequel je me retrouve le plus. Le film est une invitation au voyage, à la découverte, à l'imagination. À chacun de ses plans, c'est une nouvelle émotion ou un nouveau sentiment qui naît, et je passe en un instant de la peur à l'admiration, de la joie à la contemplation, du doute à la plénitude. Miyazaki alterne idéalement entre des scènes contemplatives (le voyage en train, sommet poétique dont l'imaginaire semble dépourvu de toute limite) et scènes d'action (avec un sens du rythme singulier). Il bâtit une galerie de personnages tous plus énigmatiques les uns que les autres (les différents serviteurs, les parents gloutons, l'enfant dragon....) et fait écho aux valeurs du passé. C'est aussi ce rapport étroit qu'entretiennent passé et présent, tradition et modernité qui me fascine et me passionne. Mais Le voyage de Chihiro est un film dont il est difficile de parler, parce qu'il doit avant tout être ressenti, vécu. Les moments de cinéma qu'il propose sont des envolées lyriques et poétiques impalpables qui renvoient à chacun d'entre nous. Ces moments font appel à une sensibilité, un travail d'introspection est alors nécéssaire. Il faut accepter de s'y perdre, à l'instar de Chihiro dans le film, pour y ressentir toutes les subtilités, même les plus infimes. Une fois encore, je reste ébloui par l'intelligence du discours, l'extrême beauté du film et de sa musique (à mon sens, la partition la plus réussie de Joe Hisaishi), le travail effectué sur les personnages et l'univers. On y retrouve la cohérence qui a forgé la réputation du maître. L'oeuvre forme un tout enveloppant, sensoriel, magnifique mais fragile à la fois. Rarement un film m'aura bouleversé comme celui ci l'a fait, et aujourd'hui encore je le regarde pour en percer les mystères. Chihiro, c'est un peu ma lumière dans l'obscurité, quand rien ne va, ma liberté, mon rêve, mon fantasme. Et il restera probablement pour moi le joyau de Miyazaki.
Quelques mois après, j'ai décidé de voir tous les films du cinéaste qu'il me restaient à voir (en tout cas sous "l'ère Ghibli"). Mon Voisin Totoro, Kiki la petite sorcière, Porco Rosso ou encore Le Château dans le ciel. 4 films, pour autant de coups de coeur. Il serait certainement trop long de revenir sur l'avis que je me fais de ces 4 films, mais ils représentent, au même titre que les premiers cités, des invitations au voyage (et à bien des choses) qui me touchent et me transportent. Je reste émerveillé par la petite Meï grimpant sur le ventre gonflé d'un Totoro, je reste admiratif du courage de la jeune Kiki, contrainte de quitter sa famille et son foyer pour débuter sa quête initiatique, je reste ébloui par l'arrivée de Pazu et Cheeta dans ce nouveau monde, ce château dans le ciel, anciennement bâti par l'homme mais qui s'est retrouvé être un paradis terrestre lorsque celui ci le déserta. Certaines scènes sont inoubliables de beauté : Cheeta offrant une fleur à un robot géant (faisant échos au robot du Roi et l'oiseau de Grimault, impressionnant de ressemblances), pourtant synonyme de puissance destructrice et d'inhumanité, Kiki arrivant sur son balais dans sa nouvelle ville, scène d'envol contemplative sublimée par la composition de Hisaishi, voyage d'arbre en arbre accroché à un Totoro pour Meï et Satsuki, solitude de Marco dans son refuge secret...Bref, des moments que je ne suis pas prêt d'oublier.
En outre, Miyazaki a su allier une beauté et une esthétique singulières, lui permettant de toucher un public assez jeune, à des thèmes plus complexes permettant aussi à des personnes adultes d'aborder ses films et de les apprécier. Cet ingénieux mélange participe selon moi à l'universalité de son oeuvre, elle renvoie à chacun d'entre nous, elle nous parle. C'est peut être la plus grande qualité de ses films pour moi. Le cinéaste laisse une liberté d'interprétation à chacun, permettant au spectateur de cerner ses longs métrages à de multiples niveaux de lecture, avec un regard différent à chaque fois. Ce jeu de regard(s) exclut par conséquent une forme de redondance, parfois présente chez d'autres cinéastes. C'est, peut être, ce qui rend son oeuvre aussi intéressante sur la durée.
Il m'est toujours difficile de parler des films que j'aime profondément sans tomber dans l'éxagération, la succession vide d'adjectifs élogieux (j'ai d'ailleurs beaucoup d'admiration pour ceux qui y parviennent, quelque soit le domaine concerné). Mais voilà, ces films représentent à mes yeux bien plus que quelques adjectifs (aussi positifs soient-ils). Si ma vision du cinéma se rapproche de l'oeuvre de Kubrick, ma vision du monde se rapproche, elle, beaucoup plus de l'oeuvre de Miyazaki. Une amie m'avait un jour dit que j'étais une personne assez difficile à cerner (elle avait sans doute raison). Je lui avais répondu que, plus encore qu'avec des mots, c'était en voyant les films de Miyazaki qu'on pouvait comprendre une facette importante de ma personnalité. Parce que les films du cinéaste japonais exposent beaucoup de mes croyances, de mes idées, de mes convictions. Ils sont en quelque sorte le reflet de ma pensée sur de nombreux points (le premier qui me dit que je suis niais prend la porte). C'est donc une partie de moi qui se trouve dans ces oeuvres, des fragments de personnalité, de vérité. Une partie sans doute trop difficile à exprimer avec de simples mots...
Quand beaucoup de cinéastes restent tentés par l'appât du gain, la surenchère visuelle ou un soucis de réalisme, le cinéaste japonais préfère quant à lui créer des films pleins, qui stimulent les sens et remplissent le coeur. Ils m'ont offert quelques uns des plus beaux voyages que j'ai pu voir, et ils constituent pour beaucoup d'entre eux de véritable bouffées d'air frais dans le paysage cinématographique actuel. À chacune de mes visions, je me sens revivre quand plus rien ne semble aller droit, je me sens libre à l'image de ses personnages, et heureux. Et s'il existe un artiste capable d'offrir avec autant de générosité un bouquet de moments de bonheur et d'envolés poétiques, sans jamais tomber dans une certaine facilité thématique, c'est certainement Miyazaki.
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- Posté le
22 septembre 2009 à 21:32:24

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12. Du côté du Forum - Partie II : Quelques chiffres
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Sondage : Quel est votre Miyazaki préféré ?
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Réponse A : Lupin III : Le château de Cagliostro ( 1979 ) ~~> 0 %
Réponse B : Nausicaä de la vallée du vent ( 1984 ) ~~> 10 %
Réponse C : Laputa - Le Château dans le ciel ( 1986 ) ~~> 5 %
Réponse D : Mon voisin Totoro ( 1988 ) ~~> 10 %
Réponse E : Kiki la petite sorcière ( 1989 ) ~~> 0 %
Réponse F : Porco Rosso ( 1992 ) ~~> 0 %
Réponse G : Princesse Mononoké ( 1997 ) ~~> 40 %
Réponse H : Le Voyage de Chihiro ( 2001 ) ~~> 20 %
Réponse I : Le Château ambulant ( 2004 ) ~~> 10 %
Réponse J : Ponyo sur la falaise ( 2008 ) ~~> 0 %
Réponse K : Je n'ai vu aucun de ses films ~~> %
Réponse L : Aucun. Je n'aime pas les films de Miyazaki ~~> 0 %
Réponse M : Sans opinion ~~> 5 %
~ Nombre de participants : 20 ! ~
~ Sondage réalisé entre le 08.08.09 et le 22.09.09 ~
Top 3 du Forum :
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1er ~~~~> Princesse Mononoké
2ème ~~> Le Voyage de Chihiro
3èmes ~~> Mon voisin Totoro / Nausicaä de la vallée du vent / Le Château ambulant
13. Récompenses et distinctions
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• 4 Prix Mainichi Noburo Ofuji :
1979 pour Le Château de Cagliostro
1984 pour Nausicaä de la vallée du vent
1986 pour Le Château dans le ciel
1988 pour Mon voisin Totoro
• 5 Grand Prix de l'animation Mainichi :
1989 pour Kiki la petite sorcière
1992 pour Porco Rosso
1994 pour Pompoko (idée et production uniquement)
1997 pour Princesse Mononoké
2001 pour Le Voyage de Chihiro
• Sélection officielle du meilleur film étranger aux Oscar du cinéma :
1998 pour Princesse Mononoké
• 1 Cristal du long métrage du Festival international du film d'animation d'Annecy :
1993 pour Porco Rosso
• 1 Ours d'or du meilleur film du Festival de Berlin :
2002 pour Le Voyage de Chihiro
• 1 Oscar du cinéma (meilleur film d'animation) :
2003 pour Le Voyage de Chihiro
• 1 César du cinéma dans la catégorie Meilleur film étranger:
2003 pour Le Voyage de Chihiro
• 1 BAFTA dans la catégorie meilleur film en langue non-anglaise :
2004 pour Le Voyage de Chihiro
• 1 Lion d'or d'honneur à la Mostra de Venise
2005 pour l'ensemble de sa carrière
• 1 Inkpot Award
14. Citations
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Citations de Hayao Miyazaki :
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" Je crois que les âmes des enfants sont les héritières de la mémoire historique des générations précédentes. C'est juste que, en vieillissant et en expérimentant le monde de tous les jours, la mémoire sombre de plus en en plus bas. Je ressens le besoin de faire un film qui atteigne ce niveau. Si j'y parvenais, je mourrais heureux. "
" Est-ce qu'une personne est différente à 18 ans et à 60 ans ? Je pense que l'on reste le même. "
" À notre époque, cela coûte moins cher d'acheter les droits des films que de les faire. "
" La 2D a disparu de Disney parce qu'ils font beaucoup trop de films inintéressants. Ils sont devenus trop conservateurs. Je pense que 2D et 3D peuvent cohabiter équitablement. "
" Si les enfants pensent que l’on peut vraiment courir sur les vagues, alors, je serais content. "
" Je suis quelqu'un de très pessimiste. Mais quand, par exemple, l'un de mes employés a un bébé, je ne peux m'empêcher de lui souhaiter un bon futur. Parce que je ne peux pas dire à cet enfant "Oh, tu n'aurais pas dû entrer dans cette vie". Et pourtant, je sais que le monde se dirige dans la mauvaise direction. Alors, avec ces pensées contradictoires en tête, je me demande quel genre de film je devrais réaliser. "
15. Bibliographie
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• Helen McCarthy, Hayao Miyazaki : Master of Japanese Animation. Films, Themes, Artistry, Stone Bridge, 1999
• Dani Cavallaro, The Anime Art of Hayao Miyazaki, Mcfarland, 2006
16. Renseignements complémentaires
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• Fiche Allociné FR : http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=18793.html
• Fiche Allociné UK : http://www.screenrush.co.uk/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=18793.html
• Fiche Wikipédia FR : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hayao_Miyazaki
• Fiche Wikipédia UK : http://en.wikipedia.org/wiki/Hayao_Miyazaki
• Fiche Comme au Cinéma : http://www.commeaucinema.com/personne/hayao-miyazaki,11830
• Fiche IMDB : http://www.imdb.com/name/nm0594503/
• Fiche Tout le Cinéma : http://www.toutlecine.com/star/0003/00031139-hayao-miyazaki.html
• Fiche Ecran Noir : http://www.ecrannoir.fr/stars/stars.php?s=33
• Fiche Buta Connexion : http://www.buta-connection.net/studio/miyazaki.php
17. Derniers mots...
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Plusieurs œuvres, un même but. C’est ce qui ressort principalement de la carrière du maître de l’animation. Cependant, la restreindre à cela est un pari difficile à réaliser, tant le réalisateur a su diversifier ses contes pour plaire, faire découvrir…À la fois simple et très complexe, son œuvre reste d’une originalité à toute épreuve malgré sa constance, repérable tant par l'esthétique que par les thèmes abordés.
Hayao Miyazaki est donc un producteur de rêve, apportant sa conception du monde à tous ceux qui le veulent. En animant et racontant des contes tous plus fantastiques les uns que les autres, il prouve son intelligence : la guerre d’aujourd’hui sera une guerre d'idées, et c’est en rêvant que les gens pourront changer le monde. C’est notamment cette politique qui le distingue des autres, qui le définit. Aujourd’hui, faire des films signifie également mener un combat contre soi, pour en ressortir meilleur. Pourtant les « artistes » actuels se contentent de suivre la tendance et récolter le fruit du succès. Hayao Miyazaki déclare : « Je ne peux m'engager dans une tâche si inhumaine, à savoir faire des films dans ce seul dessein », et cette façon de voir le monde est retranscrite fidèlement dans ses œuvres. Alors, peut être, ce maître de l’animation est un exemple à suivre, et à écouter.
Hayao Miyazaki ~ 5 Janvier 1941 - / ~
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- Posté le
22 septembre 2009 à 21:32:59

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Je remercie Disque et Virgin pour l'aide qu'ils m'ont apporté dans la réalisation de ce portrait.
J'espère que ce dernier sera à la hauteur de vos attentes, bonne lecture et bon voyage.
Dark.
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broody
- Posté le
22 septembre 2009 à 22:23:10

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C'est trop long.
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IchigO_69th
- Posté le
22 septembre 2009 à 22:39:23

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Merci DarkToonLink pour ton travail fourni et bonne lecture à tous.
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-Yokosuka74-
- Posté le
22 septembre 2009 à 23:14:16

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Bravo, un vrai travail d'orfèvre !!! Chapeau bas à toi et aux autres !
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Satan
- Posté le
23 septembre 2009 à 00:15:20

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Et ben c'est pas fait à la va vite, ça.
Très bon portrait même si je dirais que certains c/c sont un peu useless.
"
9. Extrait d'un entretien avec Miyazaki en Décembre 2001
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Décembre 2001, Hayao Miyazaki était à Paris pour rencontrer ses fans à l’avant-première du Voyage de Chihiro au Forum des Halles. Salle comble, standing ovation et spectateurs comblés. Après la séance, des cinéphiles transis d’amour ont pu poser quelques questions. Petit compte-rendu. "
Je rage d'avoir loupé ça, j'étais trop jeune...
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Laputa
- Posté le
23 septembre 2009 à 00:26:06

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PS : Je me rends compte que j'aurais pas dû voter Mononoké, pour le sondage, Laputa n'est même pas dans le top 3.
Enfin bref, ce n'est que secondaire.
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DarkToonLink
- Posté le
23 septembre 2009 à 01:37:02

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Chihiro, Laputa...Tu en as d'autres comme ça ?
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-Yokosuka74-
- Posté le
23 septembre 2009 à 14:56:05

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Quelqu'un sait si le "monsieur" est déjà venu en personne au festival d'animation d'Annecy ?
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amidaru
- Posté le
23 septembre 2009 à 16:49:19

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Magnifique ! Vraiment Bravo ! Je ne peux que tirer mon Chapeau.
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Laputa
- Posté le
24 septembre 2009 à 01:11:26

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# DarkToonLink Voir le profil de DarkToonLink
# Posté le 23 septembre 2009 à 01:37:02 Avertir un administrateur
# Chihiro, Laputa...Tu en as d'autres comme ça ?
Chihiro = ban.
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DarkToonLink
- Posté le
24 septembre 2009 à 02:39:46

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Tu rigoles j'espère ? o_O
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Sujet : « [Portrait] • Hayao Miyazaki »